Le pouvoir de guérison du son

À huit ans, victime d’un traumatisme psychologique, j’ai pris refuge dans la forêt derrière ma maison natale. C’est dans cette vaste cathédrale verte que j’ai réussi à guérir ma blessure émotionnelle et à développer un grand amour pour la nature, l’activité physique et la contemplation. C’est là qu’est née ma passion pour le pouvoir guérisseur de la nature.

Bien qu’étant la fille d’un médecin et d’une infirmière, la guérison naturelle des maladies physiques autant que psychiques m’a toujours fascinée, et je voulais vraiment en connaître davantage au sujet de la connexion corps-esprit. C’est donc après de nombreuses observations dans mon propre petit laboratoire de la « vie » que j’ai choisi de poursuivre des études en loisirs thérapeutiques pour en apprendre plus sur le potentiel humain.

Tout vibre dans l’Univers. Pour reprendre la phrase d’Albert Einstein : « Tout est énergie » ou « tout est vibration ». Tout ce qui bouge vibre, de la plus petite molécule jusqu’à l’Univers. D’ailleurs, chaque être humain possède un niveau vibratoire. Je compte parmi ceux et celles qui croient que notre niveau vibratoire peut être élevé par la pratique de certaines activités : rire, sourire, chanter, bouger, faire ce qui nous passionne, prononcer des affirmations positives, s’aimer, respi­rer consciemment et profondément, méditer, manger sainement, contempler, entrer en contact avec mère Nature, prononcer le son OM, se rendre dans un haut lieu énergétique… la liste est longue. J’aimerais ajouter à cette liste l’écoute active des bols chantants de cristal.

La rencontre d’un être très spécial qui a changé ma vie
En 2007, je me trouvais sur le campus de l’Université Saint-Paul à terminer une maîtrise en psychologie du sport. Sur un des babillards, j’ai aperçu une affiche annonçant un concert de bols chantants de cristal et gongs donné par un dénommé David Hickey. La photo montrait le musicien assis sur le plancher, entouré de ses instruments. Je me suis alors revue à l’âge de huit ans, dans ma forêt, entourée de mes cèdres, bouleaux et conifères. J’ai ressenti une affinité immédiate pour cet homme et j’ai compris à ce moment précis que je devais assister à son concert. L’émotion que j’ai ressentie pendant ce concert « méditatif » dépasse les mots. Les sons que David réussissait à créer avec ses bols se sont transformés en un véhicule dans lequel je me suis sentie transportée vers un monde cosmique. Entendre la musique de cristal est une expérience unique qui se vit dans chacune de nos cellules et à tous les niveaux de notre Être. Ceci m’a été confirmé en lisant ce qui suit sur le site d’Énergie harmonique : « Lorsqu’un bol vibre, le son se fait énergie et élève les vibrations d’une pièce, d’un lieu, d’une personne. Les sonorités d’un bol chantant correspondent aux ondes ALPHA générées par le cerveau en état méditatif. »

Par la suite, j’ai fait une recherche active pour connaître les effets thérapeutiques des bols chantants de cristal. J’ai découvert, entre autres, qu’ils agissent comme des portails vers une autre dimension. Il est fortement recommandé de ne pas faire l’écoute des bols de cristal en conduisant sa voiture.

C’est en faisant vibrer le bol de cristal grâce au frottement d’un archet spécial sur son pourtour que le bol entier entre en résonance, chante et émet une vibration qui se transmet à toute l’eau du corps. Nous sommes constitués à 70 % d’eau. Quand on sait que le son voyage quatre fois plus vite dans l’eau que dans l’air, pas étonnant que les études scientifiques démontrent que les sons peuvent produire des changements dans les systèmes immunitaire, endocrinien, nerveux et autres. Alain Boudet, docteur en sciences physiques, thérapeute psycho-corporel et enseignant en éducation vocale, explique que « l’oreille n’est pas le passage obligé pour transmettre le son jusqu’au cerveau; la peau et les os en sont également des voies efficaces ». On peut également lire, sur le site d’Espace Zénitude, que « les vibrations générées par les vaisseaux de Cristal de Quartz activent nos cellules et touchent notre ADN ».

La musique des bols est une forme de la Médecine dite vibratoire, car les chants vibratoires du cristal des bols étendent leur action dans nos différents corps, rééquilibrent et rechargent les énergies des chakras.

Partez à la découverte des effets guérisseurs des bols de cristal soit à travers des écrits, un atelier, une visite à la mine de cristal, à Sherbrooke, soit la simple écoute d’un disque compact ou en participant à un concert. Bonne découverte et bonne guérison!

« Les sons envoûtants des bols […] réveillent en nous les émotions d’anciennes mémoires qui touchent l’essence même de notre Être. [C’est] une reconnexion avec la Source même de notre création. [Les sons] se ressentent et se vivent, s’intègrent au plus profond de nous, nous permettant ainsi de nous immerger dans un véritable océan de son de Lumière, et de nous connecter aux fréquences élevées qui sont propres à chacun d’entre eux. » (Univers Harmonie)

Vaincre l’anxiété par l’hypnothérapie

Souffrez-vous ou avez-vous déjà subi les revers de l’anxiété? Qui connaissez-vous dans votre entourage qui en souffre? Saviez-vous que les troubles anxieux affectent en moyenne jusqu’à 12 % de la population nord-améri­caine, allant jusqu’à causer un handicap de léger à grave? (Source : Agence de la santé publique du Canada)

Notre société moderne regorge de plus en plus de maux de toutes sortes. Nous existons dans un monde trépidant tant par son côté stimulant que par son côté stressant. D’ailleurs, l’environnement actuel demande de nous adapter sans cesse à un nouveau mode de vie.

De nos jours, apprendre à nous adapter est devenu une activité en soi. Cependant, il faut reconnaître qu’au-delà des troubles anxieux de l’Homme moderne, des outils thérapeutiques inestimables demeurent à sa portée. C’est au siècle passé que Milton Erickson, psychiatre et psychologue américain, redonne un souffle nouveau à l’hypnose par la recherche d’une toute nouvelle approche. En fait, selon celle-ci, l’humain est un réservoir considérable de ressources par le biais de son subconscient; il est à la fois capable de réaliser de grandes transformations et de vivre des états d’éveils au cours de son existence. Par contre, il a également le pouvoir de retourner contre lui ses nombreux attributs, c’est-à-dire de faire d’un véritable joyau une arme d’autodestruction.

À l’âge de 17 ans, Milton Erickson contracta une forme grave de poliomyélite. Un soir, après que le médecin eut quitté la maison de la famille Erickson, Milton apprit en sourdine qu’il ne lui restait que quelques heures­ à vivre. Ce dernier demanda alors à ce que l’on tourne son lit afin qu’il observe pour une dernière fois le coucher du soleil. Cette observation le conduisit à vivre sa toute première expérience d’autohypnose par la simple fixation du regard sur l’arbre qui se trouvait devant sa fenêtre. Quelque temps plus tard, à la suite d’un coma de trois jours, Milton se réhabilita en meublant son temps en observant les membres de sa famille. Il découvrit par l’observation qu’il fit de ses sœurs que le langage verbal était souvent dissocié et contraire à la pensée consciente, car le corps exprimait tout autre chose.

En réalité, ce que Milton découvrit de si spectaculaire, c’est que tout ce que nous ressentons émotionnellement se loge inévitablement dans le­ subconscient, c’est-à-dire dans le­ corps physique! Par conséquent, comment se fait-il que nous ne gardions aucun souvenir conscient de ce que l’inconscient emmagasine dans le subconscient? En fait, la rapidité à laquelle travaille l’inconscient est déconcertante. Voici quelques chiffres. « Onze millions d’unités d’in­for­mations : c’est la quantité de données que notre cerveau est capable de percevoir simultanément. De la température ambiante aux couleurs qui vous entourent, vos sentiments, ceux de vos interlocuteurs, l’heure de la journée, la position des objets autour de vous, leur orientation, les textures, le bruit ambiant, le goût sont autant de choses que nous pouvons « recevoir » en même temps; 200 000 informations dont nous n’avons­ pas conscience sont traitées par le cerveau à chaque seconde. Seules 40 de ces informations arrivent dans notre partie consciente. »1

L’hypnothérapie et les troubles anxieux
Les troubles anxieux surgissent la plupart du temps sans que nous en comprenions l’origine et la provenance. Dans ce cas, l’hypnothérapie demeure un outil très propice au rétablissement de la santé. Elle permet non pas d’analyser la cause ou la problématique, mais simplement de libérer les surcharges émotionnelles inconscientes non gérées et accumulées avec le temps.

Le processus est fort simple. Puisque l’inconscient demeure le seul responsable des états anxieux engendrés au fil des ans, il faut donc s’adresser à lui afin qu’il fasse le travail inverse : libérer les surcharges émotionnelles. Pour ce faire, le client est guidé vers un état de détente profonde afin de dissocier le moi rationnel de l’inconscient. C’est en favorisant une relaxation avancée que nous permettons au mental de ne plus interférer dans le processus de libération émotionnelle. Pendant la durée du travail, le moi rationnel demeure présent, mais discret. C’est ce qui permet de travailler librement et de se souvenir de l’ensemble de la séance hypnotique.

Ce qui est merveilleux avec ce type d’outil thérapeutique, c’est que les effets­ secondaires sont absents et que tous peuvent en bénéficier : petits­ et grands. En somme, vivre une séance d’hypnothérapie, c’est apprendre à s’offrir du temps pour soi tout en favo­risant l’équilibre et le maintien de sa santé physique, émotionnelle et spirituelle. Alors, pourquoi attendre encore?

1Tiré de l’article : On analyse votre cerveau :­ des notions de neurologie utiles aux mentalis­tes, paru sur le Web.

Les accords toltèques : devenir l’artiste de sa vie

Les quatre accords toltèques

Que votre parole soit impeccable
Parlez avec intégrité, ne dites que ce que vous pensez. N’utilisez pas la parole contre vous-même, ni pour médire sur autrui.

Ne réagissez à rien de façon personnelle
Ce que les autres disent et font n’est qu’une projection de leur propre réalité, de leur rêve. Lorsque vous êtes immunisé contre cela, vous n’êtes plus victime de souffrances inutiles.

Ne faites aucune supposition
Ayez le courage de poser des questions et d’exprimer vos vrais désirs. Communiquez clairement avec les autres pour éviter tristesse, malentendus et drames. À lui seul cet accord peut transformer votre vie.

Faites toujours de votre mieux
Votre « mieux » change d’instant en instant.Quelles que soient les circonstances, faites simplement de votre mieux et vous éviterez de vous juger, de vous culpabiliser et d’avoir des regrets.

Joyau du développement personnel et best-seller planétaire, Les quatre accords toltèques a été vendu à quatre millions d’exemplaires et traduit en quinze langues. En 1997, le chaman mexicain Miguel Ruiz signe une centaine de pages qui révèlent au monde un savoir gardé secret pendant des siècles. La sagesse ancestrale d’un­ peuple de nomades ayant vécu au premier millénaire de notre ère a traversé le temps pour nous offrir des clés essentielles donnant accès au bonheur, à la liberté et à l’amour. On appelait ces sages les toltèques, mot qui signifie artistes, car ils étaient renommés pour la beauté de leur art et de leur architecture.

Miguel Ruiz explique d’abord que notre vie est façonnée par une multi­tude d’accords ou d’ententes que nous avons inconsciemment adoptés de par notre éducation, notre culture et notre religion. Ceux-ci ont construit autour de nous, peu à peu et à notre insu, des murs de croyances, de pensées et d’interprétations qui nous emprisonnent et vont à l’encontre de ce que nous sommes.

Afin de vivre heureux et en paix chaque jour, la voie toltèque propose d’intégrer quatre nouveaux accords qui vont s’infiltrer et semer le doute dans cette construction erronée de la réalité que nous avons érigée. Ces accords sont des pactes, des engagements personnels qu’on tente de respecter, tel un code de vie. Leur grande simplicité n’a d’égal que leur grand pouvoir de transformation.

Ces nouveaux accords nous libè­rent des croyances limitatives qui défor­ment­ notre perception de la réalité­ et nous maintiennent dans l’insatisfaction et la souffrance. Tout se passe comme si nous avions fait nôtre une image fausse de nous-mêmes­ et du monde; comme si on avait installé en nous et malgré nous un logiciel qui dicte nos réactions, des moindres détails de notre vie jusqu’aux événements les plus marquants.­ En effet, nos conditionnements reçus par le biais de la culture et de l’éducation ainsi que nos projections personnelles nous voilent la simplicité de la réalité.

Vient un jour le temps de passer à la déprogrammation! Ouf! Enfin! En portant une attention vigilante à la pratique de ces accords, on sent se tracer en soi le chemin vers l’intégrité et l’authenticité, deux ingrédients garants de ce bonheur, de cet amour et de cette liberté qui nous sont innés. N’est-ce pas là une bonne nouvelle? En effet, ces derniers appartiennent d’emblée à notre vraie nature. Ainsi, la maîtrise des accords toltèques nous conduit de façon efficace à la déconstruction de tout ce que nous ne sommes pas pour enfin révéler la beauté unique de notre être. L’estime de soi naît de la sensation d’être authen­tiques et de la cohérence entre notre ressenti, nos discours et nos actions.

Nous pouvons avoir confiance en ce processus qui a le potentiel d’améliorer grandement la qualité de notre vie et de nos relations. Bien qu’il m’ait fallu plusieurs années de pratique avant que les accords toltèques s’intègrent profondément dans ma façon de vivre, je me rappelle ma joie à la suite de la lecture du livre; je tenais les clés du bonheur dans la paume de ma main! Les accords toltèques invitent chacun d’entre nous à devenir l’artiste créateur et le digne interprète de ce cadeau inestimable qu’est la vie.

NOTE : Le cinquième accord : « soyez sceptique et apprenez à écouter » a été révélé plus tard et est le sujet d’un deuxième livre. Il nous invite à être attentifs au véritable message qui se trouve derrière les mots. Il utilise­ le pouvoir du doute pour éclairer la vérité. Ceci est vrai autant pour les paroles qu’on entend des autres que celles qu’on entend à l’intérieur de soi.

« Si vous respectez ces 4 accords, votre vie sera magnifique!  » Don Miguel Ruiz

La Méditation – S’éveiller à sa sagesse intérieure

Ce que j’adore de la méditation, c’est la façon dont elle transcende tous les dogmes et croyances et nous éveille à notre propre intelligence innée. En fin de compte, la sagesse se trouve à l’intérieur de nous, et non dans un livre ou dans un concept religieux ou philosophique. Alors, quelle meilleure­ façon de découvrir les vérités subtiles, universelles et ultimes qu’en cheminant à l’aide de la méditation! Se fier à un bon guide assure un soutien indispensable, et c’est pour cette raison que pratiquer la méditation selon une tradition authen­tique peut nous aider énormément. Personnellement, je pratique la méditation selon le bouddhisme tibétain. Il est intéressant de noter que le Bouddha lui-même encourageait ses disciples à toujours tester ses paroles par rapport à leur propre expérience pour voir si elles étaient vraies ou non.­ Dans notre cheminement vers l’éveil, il est important de vérifier la validité des enseignements en nous fondant sur notre propre expérience, de les réaliser et de les intégrer à notre être. La méditation sert justement à faire cela.

La méditation est universelle et acces­sible à tout le monde. Elle ne coûte rien et elle nous aide dans la poursuite d’un objectif universel commun : le bonheur. Tous les êtres, à l’infini, sans exception, recher­chent le bonheur sous une forme ou une autre. La petite fourmi qui transporte une énorme miette sur son dos ou un président qui commande l’invasion d’un autre pays ont tous les deux le même but : être heureux. Malheureusement, malgré notre désir profond d’accéder au bonheur, nous créons souvent notre propre malheur. Nos gestes, paro­les et pensées ne sont pas toujours en harmonie avec notre intention, et le résultat est souvent douloureux.

Comment la méditation peut-elle donc nous aider? Eh bien, la méditation nous permet tout d’abord de ralentir et de concentrer notre esprit, ce qui fait du bien en soi. En portant attention continuellement à notre respiration, nous permettons à notre esprit de devenir graduellement plus stable et plus clair. Nous sommes moins tiraillés à gauche et à droite par chaque pensée. En nous identifiant à notre souffle éphémère, mais ponctuel, nous nous sentons de plus en plus soulagés, physiquement et mentalement. Avec chaque expiration, nous lâchons prise davantage de l’imaginaire en faveur de l’actuel et nous embarquons de moins en moins dans les histoires que nous murmure notre mental. En observant nos pensées et en reve­nant au moment­ présent encore et encore, nous cultivons le pouvoir de rester centré même quand les situations deviennent intenses. Au lieu de succomber au mode réflexe de nos émotions, nous demeurons comme une montagne, « in-ébranlé » par les tempêtes. Cette technique qui s’appelle « Shamatha », mot sanskrit qui veut dire « cultiver la paix » ou « demeurer dans un état de calme », nous donne un esprit plus tranquille, souple, puissant et utile.

Quand je donne mes cours d’intro­duction à la méditation, nous commençons toujours par cette pratique. Elle et si simple qu’elle s’avère accessible à tous. En même temps, elle est si profonde qu’elle peut changer une vie.

Avec la stabilité provenant de la pratique régulière d’une telle technique, tous les aspects de notre vie sont affectés, positivement parlant. Par exemple, quand nous travaillons, nous sommes plus efficaces, car moins distraits. Quand quelqu’un nous parle, nous sommes plus à l’écoute, car moins influencés par notre bavardage mental. Nous dormons mieux puisque nous maîtrisons davantage notre anxiété. En même temps, par notre conscience croissante, nous comprenons de plus en plus comment fonctionne notre esprit.­ Quand nous mettons une loupe sur notre expérience, toutes nos habitudes, névroses et confusions deviennent plus amplifiées et évidentes — ce qui est, en fait, une très bonne nouvelle! Nous discernons de plus en plus clairement la relation entre nos croyances, nos réactions/émotions, nos comportements et les bienfaits et conséquences qui appa­raissent par la suite dans notre vie.

Grâce à cette nouvelle compréhension, combinée avec notre nouvelle capacité de choisir, nous avons alors l’opportunité de faire un beau ménage­ intérieur. Chaque fois que nous n’embarquons pas dans notre pensée discursive mais qu’à la place nous lâchons prise, nos tendances mentales dérangeantes s’affaiblissent peu à peu, et le vrai pouvoir, la clarté et la stabilité de notre esprit prennent le dessus. Nous développons également la possibilité de cultiver des émotions nobles et des états positifs tout en abandonnant ceux qui nous ennuient.

Outre tous les bienfaits de cette pratique fondamentale, celle-ci nous permet également d’entreprendre toutes sortes de pratiques bénéfiques. Lorsque nous avons déjà stabilisé notre esprit par la pratique de Shamatha, nous avons maintenant la possibilité de tirer le maximum des bienfaits d’autres types de méditations, comme des contemplations, des visualisations ou des analyses méditatives. Nous pouvons alors utiliser notre esprit efficacement dans la poursuite d’objectifs spirituels autant que mondains. Cela nous aide non seulement à cerner les causes et effets­ relatifs souhaitables, mais aussi à nous rapprocher davantage de notre nature absolue, libre et éveillée.

Le Bouddha, qui a tout compris à travers sa méditation, nous a appris que la source de toutes nos souffrances est l’ignorance. Qu’est-ce que nous ignorons? Tristement, nous igno­rons qui nous sommes vraiment, quelle est notre vraie nature. C’est-à-dire que nous ne voyons pas au-delà de nos habitudes, de nos croyances et de nos émotions négatives, bref, de notre ego. Nous ne voyons pas que nous avons tous une nature de bonté­ absolue qui est tout simplement cachée. Cette nature, que nous appe­lons parfois la bonté fondamentale ou notre nature éveillée, est comme le vaste ciel bleu qui est temporairement recouvert par des nuages. La méditation sert à dissiper les nuages ombrageux et à inviter les nuages blancs et légers. Avec le temps, elle nous permet de voir à travers tous les nuages peu importe leur appa­rence. Là, nous découvrons l’espace lumineux, le beau ciel bleu, vaste et joyeux de notre être véritable.

Les champs électromagnétiques (CEM)

C’est quoi le problème?
Ces champs, électriques et magné­tiques, sont générés par les réseaux­ électriques, une mauvaise « mise à la terre » (soit le piquet qui évacue le courant électrique dange­reux), les transformateurs de courant, le wi-fi, les fours à micro-ondes, les sèche-cheveux, les aspirateurs, les rasoirs­ électriques, les réfrigérateurs, les téléphones et antennes cellulaires… L’omniprésence de l’électri­cité­ au Québec fait de notre province le territoire le plus exposé aux CEM dans le monde!

Quels effets sur la santé?
L’Organisation mondiale de la santé­ (OMS) vient de reconnaître (31 mai 2011) les liens potentiels entre CEM et cancer. On a par exemple de fortes raisons de croire que le risque de leucémies infantiles est plus grand pour les enfants fortement expo­sés aux champs magnétiques (transformateurs, réfrigérateurs, défauts­ d’installations électriques, pylônes).­

Que faire pour y échapper?
C’est difficile, les ondes électroma­gnétiques sont partout. Néanmoins­ : évitez de dormir ou de passer de longues heures la tête à côté d’appareils électriques allumés (réveils,­ téléphones, appareils en veille); faites inspecter l’entrée électrique (dont la « mise à la terre ») de votre maison pour corriger les erreurs de câblage. Dans la chambre : ni cellulaire, ni radio-réveil fonctionnant au courant AC, ni  téléviseur! Utilisez les oreillettes filaires pour le téléphone cellulaire et ne vous déplacez pas en téléphonant (les ondes émises sont beaucoup plus fortes). Evitez le wi-fi ou au moins éteignez-le quand vous ne l’utilisez pas. Supprimez le four à micro-ondes, surtout s’il est vieillissant! Et renoncez à offrir un téléphone cellulaire à votre nièce de dix ans et demi. Le cerveau des enfants est particulièrement sensible aux ondes.

Les hautes fréquences transitoires (HFT)
C’est quoi le problème? Les HFT font partie des CEM. Elles sont générées par les lampes fluo-compactes et les appareils électroniques (téléviseur, laveuse, gradateurs de lumière…). Cette électricité à haute fréquence dans les réseaux peut affecter la santé.­

Quels effets sur la santé?
Les HFT peuvent provoquer des problè­mes de glycémie et de géno­toxicité (d’où risque de cancers).

Que faire pour y échapper? Idéalement, il faudrait renoncer au tout-électronique… En attendant, vous pouvez acheter des lampes DELs et non fluocompactes (voir « S’éclai­rer »),­ renoncer aux gradateurs de lumières, éteindre complètement les appareils en veille et ne pas dormir à côté de sa télé, même éteinte.

Source : Écohabitation

Un face à face avec soi grâce à l’art-thérapie

Plus rien n’allait dans ma vie, et je cherchais une thérapeute ou un endroit qui me permettrait d’y voir clair, de me reprendre, de ressentir mes émotions à nouveau. J’avais besoin de communiquer ce qui m’arrivait sans nécessairement vouloir en parler. Je m’étais beaucoup refermée sur moi avec le temps. J’avais surtout besoin de toucher, de me laisser toucher, de vivre dans mon corps, d’accepter qui je suis et ce que j’ai vécu.

Oser aller dans un atelier d’art-thérapie
Quand je suis arrivée à l’atelier la première fois, j’ai été surprise. Je ne suis pas artiste et je n’ai jamais vraiment été attirée par les arts visuels. Pour tout dire, je n’ai pas de talent en art. Je suis venue parce qu’une amie m’avait parlé du bien que cela lui avait fait. Donc, je dis à l’art-thérapeute sur place que l’art ne m’intéresse pas, mais que j’ai besoin de me retrouver. Elle m’invite alors à prendre place et à choisir des images. J’accepte et commence un collage en ne sachant pas trop ce que cela me donne. Une fois le collage terminé, l’art-thérapeute et moi regardons les images et en parlons. C’est alors que je commence à comprendre ce que cela peut m’apporter. Je m’aperçois que chaque image parle de moi, de mon expérience, de mes goûts, de mes difficultés,­ de mon manque de confiance. Nous terminons la rencontre sur une note positive, et je retrouve enfin un peu d’espoir; je me dis que, finalement, j’arriverai à me sortir de cette mauvaise passe grâce à son aide.

À la séance suivante, je me lance dans une peinture à grands traits sur une grande feuille; tout mon corps est impliqué. L’art-thérapeute me guide et, alors, je commence à me sentir libre. Je peux être moi-même, me retrouver, vivre les émotions que je camouflais de peur de ne pas être assez bien. Je me laisse aller à pleurer, à exprimer ma rage et mon mal-être. Séance après séance, je découvre les pouvoirs de l’argile, du dessin, du pastel, de tous les médiums artistiques qui, dans le contexte de l’art-thérapie, m’aident à me découvrir, à retrouver le plaisir que j’avais depuis longtemps oublié et à prendre cons­cience de ma place dans la vie. Parfois, la séance est difficile parce que j’exprime des histoires douloureuses. Sur le coup, je trouve cela pénible et ne comprends pas ce que cette souffrance retrouvée m’apporte, mais par la suite, je ressens une grande libération, plus d’ouverture et de plaisir dans ma vie de tous les jours. Je vous ai raconté cette histoire qui n’est pas la mienne, mais qui aurait pu l’être. Je vous ai fait part, en gros, ce que mes clientes me disent à la fin d’un processus thérapeutique. C’est très spécial un processus en art-thérapie, et je vous le recommande si vous en ressentez le besoin. En fait, l’art-thérapie est pour toute personne qui cherche à mieux se connaître et à se sentir bien dans la vie.

Ce qui m’a amenée à devenir art-thérapeute, c’est un grand malaise dans ma vie. J’aimais beaucoup les arts et la psychologie. J’ai enseigné à des enfants qui rencontraient des difficultés, et les dessins qu’ils créaient me faisaient me questionner. Je n’arrivais pas à comprendre ce qu’ils vivaient et j’étais tellement habitée par leur mal-être que je me suis épuisée. C’est cela qui m’a amenée à faire des études en art-thérapie. J’ai alors découvert que l’art est un langage puissant qui nous donne accès à des parties de nous que nous refusons de voir ou qui restent dans l’inconscient et nous nuisent. Ce n’est pas seulement l’image qui est importante, mais tout son processus de fabrication, les gestes posés, l’intensité à travailler avec les médiums, les échanges entre celle ou celui qui consulte et l’art-thérapeute. Tout ce procédé fait en sorte qu’en bout de ligne, on se sent mieux, plus vivant, plus humain. Mon propre processus m’a amenée à faire des liens avec le passé, à donner plus de cohérence à ma vie. Moi qui enseignais aux tout-petits, me voilà maintenant professeure en art-thérapie. L’art-thérapie a vraiment transformé ma vie et, dès les premiers cours suivis, j’ai pu me rendre compte que je changeais. Je retrouvais ma joie de vivre, je redevenais passionnée. Plutôt que de voir le côté négatif des événements, je les transformais en positif par la couleur, la ligne ou la forme. J’aurais beau en parler longuement, il n’y a rien de mieux que de tenter l’expérience. Alors, je vous invite à vous inscrire­ à un atelier d’art-thérapie dès mainte­nant­ et à y découvrir tout ce que cela peut vous apporter.

L’art-thérapie est une profession qui s’est développée à partir des années 1940 aux États-Unis et en Europe.

L’art-thérapeute doit avoir fait des études dans le domaine, au moins au niveau de la maîtrise. C’est l’Association des art-thérapeutes du Québec (AATQ) qui régit la profession. Alors, si l’art-thérapeute que vous consultez en fait partie, vous savez qu’elle a développé les compétences nécessaires.

La gratitude

Lorsqu’on m’a demandé si ça m’intéressait d’écrire un article sur la gratitude, j’ai accepté spontanément en y voyant la synchronicité à l’œuvre. En effet, j’ai eu à réfléchir sur ce sujet au cours des derniers mois, depuis qu’on a diagnostiqué un cancer chez mon conjoint. Cette nouvelle nous a fait passer par toute la gamme des émotions! Heureusement, il a eu la chance d’être opéré rapidement et de guérir. Soulagement et gratitude! Merci la vie!

Pour approfondir ma réflexion sur le thème de la gratitude, j’ai consulté quelques auteurs afin de trouver des réponses à mes questions et de vous en faire part. Qu’est-ce qu’on entend par « gratitude »? Quels sont les bienfaits de ce sentiment dans notre vie? Est-ce facile de « pratiquer la gratitude »? Comment peut-on cultiver cette attitude au quotidien?

On peut définir la gratitude comme un sentiment d’appréciation apparenté­ à la reconnaissance, à la joie et au bonheur. C’est un état de bien-être émotionnel dans lequel on savoure pleinement le moment présent. C’est remercier la vie d’être en santé, d’avoir des amis, d’être entouré de gens qu’on aime, d’avoir un travail, d’avoir accès à la scolarité, d’avoir un toit, de la nourriture et la chance de vivre dans un pays où il n’y a pas de guerre. Sans compter toutes les beautés de la nature qui sont source d’émerveillement en toute saison, toutes ces choses que l’on prend souvent pour acquises et allant de soi.

Prendre le temps de ressentir de la gratitude procure de nombreux bienfaits. Rosette Poletti1 cite une recherche démontrant que les gens ayant une attitude de gratitude ont plus d’énergie, plus d’enthousiasme, s’intéressent plus à ce qui les entoure,­ sont plus créatifs, plus joyeux, plus ouverts aux idées des autres, ont une meilleure résilience et ont de meilleures défenses immunitaires. Pourquoi passe-t-on si souvent à côté de belles occasions de ressentir un état de sérénité et de gratitude? Madame Poletti attire notre attention sur trois obstacles susceptibles de bloquer la route à cet état de bien-être émotionnel. D’abord, notre esprit a tendance à voir ce qui ne va pas plutôt que ce qui va bien dans notre vie. Et, nous avons aussi tendance à faire porter notre attention sur ce que nous n’avons pas plutôt que sur ce que nous avons à portée de main. En deuxième lieu, nous avons tendance à vivre dans le passé ou le futur. Lorsqu’on regarde le futur, on imagine facilement des scénarios catastrophiques basés sur nos peurs et, quand on vit dans le passé, on perd beaucoup de temps et d’énergie dans le ressentiment et les regrets. Dans ces conditions, il s’avère­ difficile de savourer le moment­ présent. Le troisième obstacle est relié à nos habitudes émotionnelles. Quelle est l’émotion qui vous est la plus familière? La joie, la peur, la colère, la tristesse? Les recherches ont démontré que « chaque émotion a son propre circuit hormonal dans le cerveau et que plus on vit souvent une émotion, plus son circuit se renforce et plus on y accède rapidement. C’est un chemin balisé qu’on connaît bien ».2  La bonne nouvelle, c’est que nous avons le pouvoir de choisir le sillon que nous voulons creuser. Et pourquoi ne pas se faire du bien en choisissant les sillons de la sérénité et de la gratitude?

On n’a rien à perdre et on a tout à gagner à devenir de plus en plus cons­cient des bienfaits de la gratitude. Un truc pour faciliter cet apprentissage est la création d’un Journal de gratitude dans lequel on prend le temps de consigner trois choses que l’on a appréciées au cours de la journée. Et dire simplement Merci (à la Vie, à Dieu, à l’Univers, peu importe)! Ce qui compte, c’est cet élan du cœur qui nous met en harmonie avec nous-mêmes et avec l’énergie de la vie.

Harmoniser science et sagesse

Un jour, quelqu’un a gravé ceci dans le temple de Delphes, en Grèce : « Connais-toi toi-même. » 

Qui suis-je? Qu’est-ce que je désire réellement dans la vie? Quelle est ma mission de vie? Existe-t-elle vraiment? Ce sont les questions que je me posais à 24 ans à la fin de mon doctorat. Les 245 crédits universi­taires et les 5 années du doctorat en chiropratique ont passé si vite!

Pourquoi choisir ce programme?
Adolescent, je reçois un impact lors d’une partie de football. Je perds la vue de l’oeil gauche. Ma vue revient après quelques heures. Je souffre de terribles migraines, de douleurs aux yeux face à la lumière, de difficultés à me concentrer à l’école et de fatigue incapacitante malgré mes 10 heures de sommeil. Les semaines passent… Quatre médecins et un neurologue plus tard, mes symptômes ne s’améliorent pas. Un optométriste me recommande de consulter un docteur en chiropratique pour vérifier si je n’ai pas un « nerf de coincé » dans mon cou. Il a vu juste. Après quelques semaines, je retrouve ma vigueur et ma fougue d’adolescent! Et, par le fait même, je ne souffre plus d’otite du baigneur ni de grippes à répétition.

Pour moi, la chiropratique ne sera jamais synonyme de mal de dos, mais bien de neurologie…

Mon oncle est médecin et souhaite que je le devienne également pour perpétuer la tradition familiale. En effet, il y aurait eu sept générations de médecins dans ma famille si je n’avais pas été un mouton noir!

Enfant, je lui pose souvent la question suivante : « Pourquoi est-ce que tu attends toujours que je sois malade pour intervenir? Ne pourrais-tu pas intervenir avant la maladie? » Je sais que la médecine est d’une grande importance pour l’humanité et que les médicaments ainsi que la chirurgie sont parfois nécessaires.

Je prends conscience alors que je ne veux pas traiter une maladie. Je veux m’occuper de l’être humain dans sa globalité. C’est pourquoi je choisis d’être un autre type de docteur. Un docteur en chiropratique. Je termine donc mon doctorat. Mes camarades de classe se préparent à ouvrir leurs propres cabinets. Pour moi, cette perspective est bien lointaine. Après cinq ans sans vie, à étudier avec acharnement, je veux découvrir le monde avant de m’enraciner. Me découvrir.

En novembre 2004, je pars seul pour un périple de six mois en Inde et en Asie du Sud-est. Mon objectif? Aucun objectif. Seulement vivre. Vivre seul avec moi-même… J’évite les parcours touristiques pour vivre comme la population locale. Je m’expose à des sciences millénaires telles que l’ayurvéda, la médecine siddha, l’acupuncture orientale ainsi que les sciences yogiques. J’apprends de grands maîtres, je m’imprègne de l’énergie de puissants temples et je fais Namasté devant de grands yogis. Je reviens au pays avec une compréhension plus holistique de l’être humain et de la vie. Je prends alors conscience d’un élément primordial pour la guérison globale d’une personne. Élément qui guide aujourd’hui encore mes soins aux patients : les rendre plus conscients d’eux-mêmes.

Un maître yogi m’a raconté une histoire qui m’a profondément marquée. Je la partage avec vous, car elle est pleine de sagesse. Un jour, une femme aux prises avec une mala­die vient le voir et l’implore : « Je veux que tu me guérisses de cette maladie. » Le maître yogi de répondre avec empathie : « Je ne le ferai pas. Car, si je le fais, la vie t’enverra quelque chose de bien plus grave. Tu as une leçon à apprendre avec cette maladie. »

C’est alors que je prends moi-même conscience d’un schéma d’action utilisé et répété par la très grande majorité des thérapeutes nord-américains. Si le patient souffre d’une condition secondaire telle que anxiété, mal de tête, trouble mens­truel, etc., le thérapeute prodigue/prescrit un traitement. À la fin du traitement, le patient ne souffre habituellement plus de sa condition secondaire. En fait, le thérapeute ramène le patient au même point où il était avant sa condition secondaire.

Pour une personne qui souffre, cela est merveilleux. Et c’est effectivement la première étape. Seulement, rien n’a réellement changé dans sa vie, sinon qu’elle n’a plus sa condition secondaire. Sa vie est pareille comme avant son problème. Le patient n’apprend rien et ne grandit pas grâce à cette condition secondaire. Cette prise de conscience fut comme une illumination pour moi.

Si vous êtes honnête et intègre avec vous-même et que vous assumez vos responsabilités, vous vous rendez­ compte que c’est vous qui créez la majorité de vos conditions secondaires. Si vous faites preuve de la maturité intellectuelle et émotionnelle d’un adulte, vous réalisez que c’est la personne que vous étiez avant qui a créé ces conditions secondaires. Cette personne a posé des gestes, eu des pensées, vécu (ou réprimé) des émotions qui ont forcé son corps à exprimer des conditions secondaires. Vous avez le pouvoir et la responsabi­lité de changer votre vie. Alors pourquoi vouloir revenir au point où vous étiez avant de souffrir? Pourquoi vivre votre vie comme si de rien n’était? Pourquoi ne pas plutôt apprendre de cette condition secondaire et faire de réels changements? La réponse? Par facilité!

Il est bien plus facile d’accepter qu’un professionnel de la santé vous enlève ou soulage vos malaises sans aucun effort de votre part que de vouloir changer un élément de votre vie afin que cette condition secondaire ne se représente plus. Je vous l’explique par­ un exemple concret : imaginez que votre enfant a de la difficulté avec ses devoirs de mathématiques. Si, au lieu de lui montrer à résoudre les problèmes par lui-même ou à changer sa méthode de travail et son raisonnement, vous faites ses devoirs à sa place, qu’arrivera-t-il le jour de son examen? Un échec et une perte d’estime. Il restera au même niveau. Malheureusement, c’est ce que nous faisons avec notre santé. Nous sommes déresponsabilisés.

En tant que mouton noir chevronné, ce n’est pas l’approche que je choisis pour mes patients (quoique, parfois, l’approche mentionnée ci-haut soit nécessaire). Voyez-vous, j’ai réalisé dans mes voyages que je ne peux pas guérir les autres.

La seule chose que je choisis de faire est d’aider les autres à se guérir eux-mêmes. Évidemment, c’est un chemin qui n’est pas pour tout le monde : le patient doit s’investir dans ses soins et son évolution. C’est une solution de croissance personnelle et non miraculeuse; elle prend du temps. Il y a des hauts et des bas. On doit combattre nos démons, accueillir et accepter la personne que nous sommes et lui montrer le chemin de la croissance. Chemin que j’ai personnellement emprunté.

À l’université, j’ai lu un livre dans lequel l’auteur décrivait la vie d’un docteur comme « le voyage du guéris­seur blessé ». Il rapportait que les docteurs se guérissaient à travers leurs patients. Pour être honnête avec vous, je suis en désaccord avec cette assertion. Voici pourquoi. En revenant­ de mon premier périple de six mois en Asie et en Inde, j’ai confronté mon propre côté obscur durant huit mois. Je ne voulais pas voir de patient, car j’étais mon propre patient. Avant d’aider les autres à se guérir, je devais me guérir en profondeur. J’ai donc passé consciemment une période sombre qui, avec du recul, fut une réelle bénédiction pour moi.

Cela m’a permis d’incorporer dans ma vie quotidienne des enseignements et des outils ramenés de l’Inde. Le yoga indien, la méditation, une nouvelle alimentation et une attitude réaliste en sont quelques-uns. Cette période m’a permis de créer l’embryon de ma propre vision de mon système de santé idéal.

Aujourd’hui, quand j’entre dans ma clinique, j’applique ces principes et j’accorde une attention particulière à être présent auprès de chacun de mes patients pour les inspirer à être davantage conscients d’eux-mêmes.

Namaskar

La caresse : la clé du succès amoureux

Bien qu’essentiel à l’épanouissement de l’être humain, le toucher demeure souvent perçu comme étant associé à la sexualité ou plutôt à la relation­ sexuelle. Je constate souvent la problématique de couples qui ont une difficulté à dissocier le toucher de la sexualité. En se touchant, on suppose qu’une relation sexuelle s’ensuivra. On se prive donc des bénéfices de la caresse si on n’a pas envie de faire l’amour.

Le toucher s’avère très stimulant sur le plan affectif. Avant même la naissance, c’est la première capacité sensorielle du fœtus. Après la naissance, le toucher assure non seulement la sécurité physique de bébé, mais il développe le sentiment de sécurité affective et, surtout, l’attachement. En clinique, les gens qui souffrent de problèmes d’intimité amoureuse ont souvent été privés d’affection dans leur enfance. Aussi, puisque les caresses renforcent l’estime de soi chez les enfants, ceux qui ont été peu cajolés souffrent davantage d’immaturité affective, causant ainsi des difficultés conjugales et sexuelles.

Chaque être humain a des besoins affectifs fondamentaux : se sentir désiré, écouté, compris, considéré, reconnu, soutenu, etc. Si le toucher est si important en bas âge, c’est qu’il assure l’assouvissement de ces besoins. Il permet fondamen­talement de se sentir aimé et sécurisé. Une fois adulte, ces mêmes besoins sont tout aussi présents et nécessitent d’être comblés. Cela dit, si, dans un couple, les individus ne se touchent plus, ils peuvent ne plus se sentir aimés.

L’expression « faire l’amour » suppose l’harmonie de deux corps qui s’offrent une connexion tant charnelle­ qu’émotionnelle. Le tou­cher est directement lié à ces deux dimensions. Il fait d’abord appel au plaisir physique en ce qui concerne la peau, l’organe des sens. Le toucher permet également une expérience émotionnelle qui se vit au travers de l’érotisme.

Maintenant, que s’est-il passé au sein du couple en difficulté qui ne se touche plus? Premièrement, il peut exister une mauvaise gestion émotion­nelle engendrée par des exigences élevées. On appelle cette pression interne anxiété de performance. Il s’agit du stress ressenti à la suite d’un sentiment de culpabilité. Ce qui amène la personne à fuir l’intimité pour ne pas avoir à gérer cette angoisse. Aussi, l’accumulation de stress quotidien, s’il n’est pas évacué sainement, empêche la personne d’être disponible émotionnellement pour l’autre et, donc, de le toucher avec une intention d’amour.

Deuxièmement, la passion qu’on retrouvait au début de la relation conjugale peut avoir fait place à autre chose. La sensualité, la tendresse et les caresses ont été mises de côté, par manque de temps. Être pré­occupé par les tâches ménagères, le travail ou les enfants, c’est « anti-érotique ». J’entends les gens souffrir d’un mode de vie effréné, qui entraîne une baisse de libido, mais également une perte de motivation à aller vers l’autre par la tendresse.

Enfin, si une mauvaise « hygiène émotionnelle » s’avère la cause principale de la disparition des caresses, la solution sera de prendre une « douche émotionnelle » quotidienne. À chacun sa façon d’éliminer les tensions de la journée, comme faire de l’exercice, prendre un bain ou méditer. D’ailleurs, il faut noter que le toucher fait partie de cette solution, car la caresse produit de la dopamine favorisant la bonne humeur. La dopamine atténue également la dépression, diminuant même le stress et l’anxiété. Une fois détendue, la personne devient ainsi réceptive à la rencontre sensuelle et sexuelle.

Quant au manque de temps, la solution pourrait être de réserver de « l’espace-temps » au quotidien pour permettre au couple de se retrouver. Nul besoin d’avoir un bloc de trois heures devant soi, une caresse prend une minute. Il se peut également que, si le toucher a disparu, c’est parce que l’amour s’est tout simplement éteint. Il peut donc être recommandé de consulter un professionnel tel qu’un(e) sexologue pour accompa­gner le couple dans la compréhension et la gestion de cette situation.

L’artiste peintre et le toucher…

Étant une artiste en arts visuels, je croyais que le sens le plus important pour moi était la vue! Devant la feuille blanche, pour cet article, je me suis mise à réfléchir et à me questionner. Et si je perdais la vue, est-ce que je continuerais à peindre? Et bien, je crois que oui, car en réfléchissant à mon processus créatif et au plaisir que j’ai à peindre, je me suis aperçu que le toucher occupait une très grande place.

Lorsque je veux savoir si ma peinture est assez sèche pour pouvoir ajouter une autre couleur sans que celle-ci ne se mélange aux autres ou, au contraire, lorsque je veux m’assurer que la peinture est encore assez humide pour réussir mes dégradés, alors qu’est-ce que je fais? Je touche! Le toucher, très souvent, me donne des informations pratiques et m’aide à faire des choix appropriés pour réussir les effets voulus, mais bien sûr, sans la vue, le résultat ne serait pas le même. Et quand je choisis un support, quel est mon premier réflexe? Et bien, c’est encore de toucher! Je frotte la surface de la toile pour voir si la texture du canevas me convient, je tâtonne les papiers pour voir s’ils sont de la bonne épaisseur, assez lisses ou trop rugueux… De plus, lorsque je peins, le toucher fait partie de mon processus créatif, de ma façon de peindre; la preuve, c’est qu’il n’y a pas une seule fois que j’ai terminé un tableau les mains propres. On pourrait penser que c’est par maladresse, mais non, c’est plus fort que moi, je finis toujours par me mettre les mains dans la peinture.

Depuis que je suis toute petite, j’aime me salir les mains, j’aime le contact direct avec la matière. J’aime faire glisser mes doigts dans la peinture, lisser celle-ci, l’étendre, l’estomper… Je trouve cela fascinant de voir les mélanges de couleurs se créer sur la toile; c’est comme si j’avais des mains de magicienne! Et aussi, le fait de ne pas être toujours obligée d’utiliser un outil pour peindre me donne une grande sen­sation de liberté et je me sens plus créative. Voici d’autres petits gestes, impliquant le toucher, que je fais tout spontanément lorsque je peins : j’égratigne, je gratte la peinture encore humide avec mes ongles afin de créer des textures, des lignes, laisser des traces et faire apparaître les couleurs qui se cachent en dessous. J’aime voir la surface qui se transforme sous mes doigts. Et puis, même lorsque je travaille avec du papier, j’utilise aussi le toucher, car j’aime le déchirer, le froisser, ensuite le coller et le lisser sur la toile directement avec mes mains. Cela vous semblera peut-être étrange, mais c’est comme si j’avais la sensation d’être plus habile et en contrôle lorsque je touche directement la matière. Alors, moi qui ai toujours pensé que j’étais plutôt du « type visuel », je viens de réaliser que je suis probablement plus kinesthésique que je ne le pensais. Finalement, cette petite réflexion au sujet du toucher m’a donné l’idée d’élaborer un nouvel atelier en peinture pour les adultes : « Peindre avec les mains ». Après tout, qui a dit que la peinture « aux doigts » était réservée aux enfants?

Et, bien sûr, il y a un autre aspect du toucher qui est important lorsqu’on est artiste, car bien souvent le but de créer est de tenter d’entrer en contact avec les autres, de toucher leur imaginaire et leur sensibilité. C’est un peu la même chose lorsque je donne mes ateliers; je tente de toucher le cœur de mes participants en leur transmettant ma passion pour la peinture. J’ose espérer que j’y arrive quelquefois…

Je ne crois pas que je pourrais peindre sans le toucher. J’ai réalisé que ce sens est aussi important pour moi que la vue. Je termine sur cette parole de sagesse de Confucius, qui me « touche » profondément : « Faites les gestes, et les sentiments entreront dans le cœur. »