Le « portage » de bébé passe par le toucher!

Les mots sont courts pour décrire les neuf mois que passent les parents à se préparer pour la première rencontre avec leur bébé. Pendant cette période, maman stimule le bébé dans son développement, portant son petit bien enveloppé dans son ventre. Le bercement, ainsi que le battement du cœur de Maman et la voix de Papa, stimulent le sens du toucher.

Au cours de cette quête de connaissance, plusieurs entendrons parler du « portage ». Cela semble être un concept tout nouveau. On voit de plus en plus de nouveaux parents qui portent fièrement leur bébé emmailloté contre eux, d’une manière qui semble bien compliquée. Mais en réalité, il s’agit bien d’une pratique ancestrale simple et largement répandue dans toutes les cultures du monde!

Le « portage » n’est pas qu’une façon de transporter un bébé. Cette technique, qui consiste à le garder bien blotti contre nous à l’intérieur d’un porte-bébé, a des propriétés qui dépassent le simple fait de faciliter le déplacement.

De nos jours, nous avons pris l’habitude de déposer nos petits dans des poussettes, chaises et autres accessoires qui sont bien présents dans le marché de la maternité. Ces articles n’arrivent cependant pas à remplacer la stimulation sensorielle à travers le toucher, qui passe par le « portage » et ses multiples bienfaits.

Le « portage », et la proximité qu’il procure, vous permet de répondre immédiatement aux besoins de votre bébé, vous aide à le connaître et à établir une bonne communication avec lui. Les parents qui portent leurs enfants peuvent interpréter plus efficacement leurs signaux, et les bébés s’habituent plus rapidement aux expressions faciales ainsi qu’aux inflexions de la voix des adultes qui les portent.

D’autres bienfaits, qui se multiplient à travers le temps passé à porter son bébé, sont en partie importants pour le développement affectif et psychomoteur. Il est aujourd’hui prouvé que le contact étroit avec l’adulte favorise les connexions neurobiologiques chez le nourrisson.

Plus encore, le simple fait de porter un bébé sera un gage de bon fonctionnement social à l’âge adulte. De plus, le portage est mainte­nant reconnu comme étant un outil d’attachement parental privilégié. À la fin des années 60, John Bowlby et Mary Ainsworth ont élaboré la théorie de « l’attachement parental » qui est le lien durable existant entre un enfant et l’adulte qui en prend soin. C’est considéré comme étant le fondement de la personnalité. Plus le bébé est porté, plus le bébé est touché. L’attachement se développera sur la confiance et le sentiment de sécurité chez l’enfant. À la fin de l’année 70, est née en Colombie une autre méthode médicale appe­lée mère Kangourou, créée par les docteurs Edgar Rey Sanabria et Hector Martinez Gomez. Elle est ins­pirée des marsupiaux1. Elle consiste à porter un enfant prématuré sur le ventre en contact peau contre peau. Cette méthode est très efficace et a sauvé beaucoup de bébés prématurés.

Mais il n’y a pas que des avantages sur le plan affectif à l’utilisation régulière d’un porte-bébé. Plusieurs bienfaits physiques sont également notables : facilite la digestion, dimi­nue les reflux gastriques, soulage les coliques, développement précoce du sens du l’équilibre, etc.

Si vous souhaitez adopter le portage dans votre style de vie, encore faut-il choisir le bon porte-bébé. Il existe plusieurs modèles. Ceux qui sont en tissu et de type plutôt traditionnel s’adaptent mieux tant à l’ergonomie du bébé qu’à celle du porteur, contrairement au porte-bébé de type plus commercial à structure rigide.

Le porte-bébé souple permet plusi­eurs positions et peut être utilisé pendant l’allaitement. Sans compter qu’il offre souvent un meilleur maintien du bébé et respecte la courbe naturelle de sa colonne vertébrale.

Un bébé bien porté, bien portant!

1 Les marsupiaux sont des mammifères dont le développement embryonnaire se termine hors de l’utérus, dans une poche marsupiale (Kangourou).

Le massage pour les personnes âgées

Chez les personnes âgées, le contact avec la peau est très important. En tant que massothérapeute, bien que j’aime avoir une clientèle diversifiée et de tous âges, je trouve que c’est un privilège de recevoir des personnes âgées en massage puisqu’elles sont authentiques et que je me sens apte à leur faire du bien à plusieurs niveaux.

L’entrevue précédant la séance est souvent teintée d’humour ainsi que d’un peu de tristesse, car elles vivent très souvent de grands changements et ont parfois de l’anxiété face à leur état de santé. Selon une étude canadienne publiée dans Science Transla­tionnal Medicine, la massothérapie atténue les douleurs musculaires par les mêmes mécanismes biologiques que la plupart des médicaments anti-inflammatoires.

Les personnes âgées ont besoin d’être écoutées et touchées d’une manière douce et respectueuse, le tout dans un environnement sain. Les années filent, mais les besoins fondamentaux ne changent pas. Les personnes âgées ont une vie d’expériences derrière elles, mais elles ont toujours le besoin d’être touchées, d’être respectées et de
se sentir bien vivantes.

« Si nous voulons signifier quelque chose à la personne âgée ou lui porter aide, nous devons agir avec affection : écouter sans déformer, proposer sans imposer, vouloir aider et non dominer, inviter à la vie tout en respectant le libre arbitre de la personne. […] Entendre et confirmer les émotions que nous percevons chez la personne âgée, c’est communiquer, mettre en commun soit des différences soit des ressemblances, entrer directement en relation à partir de deux besoins fondamentaux :

  • besoin de se sentir entendue dans ce qu’elle dit, à un moment précis, sans rejet, sans que l’autre  l’enferme ou l’identifie tout entière dans ce qu’elle exprime;
  • besoin d’être reconnue dans son unicité, avec la part de mystères et de possibles qui l’habitent et dans ce qu’elle éprouve. »1

J’accordais une grande importance à l’accueil de la personne en début de carrière dans le but d’établir une belle relation de confiance avec mes clients afin que mes soins leur appor­tent un maximum de bénéfices. J’ai néanmoins compris que, pour les personnes âgées, c’est plutôt elles qui m’accueillent dans leur univers et qui me laissent prodiguer des soins à leurs corps qui souffrent parfois un peu trop.

« Le massage assouplit muscles et articulations, relâche les tensions et permet une plus grande mobilité, permettant à la personne âgée de conserver plus d’autonomie et une vie plus active. Il améliore la circulation sanguine et lymphatique, la nutrition cellulaire et le drainage des toxines. Il augmente la capacité respiratoire, ce qui favorise une meilleure oxygénation des tissus et une plus grande vitalité. Pratiqué régulièrement, il peut ralentir la fibrose des tissus, en préserver un certain temps l’élasticité. Il soulage la douleur, favorise le sommeil », écrit Michèle Guérin, massothérapeute et andragogue, dans Le Massager de novembre 2002.

J’ai quelques clientes avec un beau sens de l’humour qui sont bien heureuses d’avoir enfin quelqu’un pour leur mettre de la crème dans le dos ou pour vérifier leurs grains de beauté, petites taches anodines qui sont bien difficiles à voir quand on vit seul, ce que je fais pour elles avec plaisir. Elles me disent souvent à la fin de la séance que le massage leur a fait du bien et qu’elles se sentent calmes et bien dans leurs corps. Pour une massothérapeute, c’est quelque chose qu’il fait grand plaisir d’entendre.

Ici, quelques avantages de la massothérapie pour les personnes âgées :
• Apporte une détente
• Calme l’agitation
• Diminue la sensation de peur et d’angoisse
• Soulage de la douleur
• Procure un effet calmant et apaisant
• Améliore les relations interpersonnelles

Profitez de la Journée internationale des personnes âgées, le 1er octobre prochain, pour offrir un massage à une personne âgée que vous aimez et qui compte dans votre vie; un massage enveloppant et tout en douceur, dans un climat de compassion sincère.

1 Extrait de Parole des mains, Monique Zambon

Le massage Momentum d’inspiration Esalen® : un voyage corporel pour savourer le moment présent

Le massage Momentum répond très bien à la clientèle qui recherche, par une détente profonde, un soulagement efficace et durable de ses tensions, mais aussi et surtout une harmonisation globale de tout l’être. En fait, il s’agit du massage antistress par excellence!

Plus que défatiguant, le massage Momentum se veut l’occasion de reprendre contact avec son corps, son unicité. Sa première clientèle étant constituée de personnes en quête d’intériorisation, le massage se doit réconfortant et rassurant. Il se doit également de pouvoir soulager des tensions musculaires, parfois profondes et installées de longue date. Des hommes et des femmes le voient comme un outil privilégié pour combattre le stress. Pour plusieurs, recevoir un massage Momentum, c’est s’offrir un oasis, un ressourcement.

Bien que non curatif, il s’avère un soulagement efficace pour les gens souffrant de douleurs chroniques. Il permet aux gens atteints de fibromyalgie, de maladies arthritiques ou autres, non seulement de soulager en partie leurs douleurs musculaires, mais aussi d’atténuer le volet désagréable de la douleur en gardant une relation positive avec leur corps.

Caractérisé par l’absence de techni­ques manipulatoires précises ou de chorégraphies préétablies, il est basé sur la douceur, la lenteur et, surtout, il vise à développer l’intuition et incite à l’état méditatif. Les longs, lents et fluides mouvements qui lui sont propres sont choisis au moment même du massage et varient selon l’ouverture et les résistances du receveur. Lorsque la personne commence à relaxer et à s’aban­donner, le massothérapeute varie ses manœu­vres en intensité et en vitesse. La séance se terminera par des mouvements amples, orientés vers l’extérieur afin de créer une sensation d’espace.

Étant une approche psychocorporelle, le contact physique des mains chaudes du massothérapeute sur le corps du client peut conduire ce dernier à prendre conscience de la manifestation d’émotions refoulées en lui et de l’importance de les exprimer; celles-ci seront accueillies dans le respect et sans jugement. L’expression de ses émotions refoulées le dégage de ses blocages physiques et lui apporte une meilleure perception de son corps.

C’est avec des mains souples, en utilisant adéquatement le poids de son corps et sa respiration, que le massothérapeute invite le receveur à l’abandon, notamment au relâchement musculaire, et à la redécouverte sensorielle. Donné dans un grand respect de l’intégrité de l’individu, il laisse place à la créativité et à la personnalisation du massage.

Dans sa vision relationnelle, le massage Momentum exige la capacité d’entrer en relation avec écoute et compassion. Il nécessite de voir au-delà des apparences, d’avoir une ouverture du cœur et de l’esprit ainsi qu’un accueil inconditionnel. Il favo­rise l’éveil sensoriel et la confiance mutuelle. Il ne doit jamais dépasser les limites du receveur ni sur le plan physique ni sur le plan émotif.

Une rencontre en massage Momentum débute par une évaluation géné­rale de l’état de santé du receveur. Il existe peu de contre-indications au massage, mais il est nécessaire que le massothérapeute s’assure que le service offert convient bien aux besoins et à l’état du client.

Bien que passive, la personne qui reçoit un massage Momentum participe à un art, celui de la conscience de son être.

Le massage Momentum est directement inspiré du massage Esalen®, une marque déposée. C’est dans les années 1960, à Big Sur, en Californie, à l’institut Esalen®, dans un contexte de croissance personnelle, que les grandes lignes de la technique ont été établies.

Le toucher énergétique : retrouvez l’élan de votre vie pour toute votre vie!

Êtes-vous sensible ou même trop sensible à l’énergie des gens qui vous entourent?

À chaque jour, nous sommes en relation avec les gens qui nous entourent et sommes par conséquent en contact direct avec leur humeur. En fait, nous réagissons à leur énergie. Certains diront même qu’ils en ont été affectés, car ils resteront imprégnés de cette énergie, parfois bonne ou parfois plus lourde.

Qu’est-ce que l’énergie?
Le corps possède une énergie qui circule en nous pour irriguer nos organes. Cette énergie irradie forcément vers l’extérieur; elle forme un champ énergétique – une aura – qui nous entoure et qui assure notre bien-être physique, mental et émotif. Tant que l’énergie circule librement­ dans notre champ externe et à l’intérieur de notre corps, nous sommes bien, physiquement et mentalement. Cependant, les impacts de la vie (choc émotif, chirurgie, accident, etc.) peuvent changer la position de ce champ ou même le resserrer en certains endroits. Il en résulte une circulation énergétique réduite, ce qui entraîne une restriction dans nos modes de penser et nos façons de réagir.

Lorsque nous rencontrons une personne, nos deux champs énergétiques entrent en contact, et nous captons les vibrations réciproquement. Cette sensibilité nous permet de « sentir » l’autre et d’avoir une réponse adaptée à la situation. Elle nous aide à détecter les zones à risque, à réagir, à nous protéger ou simplement à apprécier les bonnes choses et d’être bien. Certaines personnes jugent que cette sensibilité affecte leur vitalité. Elles se disent alors hypersensibles puisqu’elles réagissent beaucoup plus à leur environnement immédiat que la plupart des gens.

Devenir maître de son énergie
Avec des techniques simples et de la volonté, on peut faire en sorte que notre champ décode les vibrations et l’humeur des autres sans en ressentir le contenu émotif. Ainsi, nous pourrons savoir comment se sent notre ami sans vivre toute sa charge émotive.

Cette maîtrise de notre énergie est très précieuse lorsque l’on travaille ou que l’on vit avec des gens tendus ou déprimés. De fait, les gens qui se soucient des autres auront tendance à agrandir leur champ énergétique de façon à toucher énergétiquement les autres et à sentir leurs vibrations. Or, ils auront aussi beaucoup plus de chance de devenir imprégnés de ces vibrations. Il est donc essentiel de gérer son champ énergétique pour rester soi-même et aidant pour les autres.

Légers touchers
Par un toucher subtil, il est possible de dégager les blocages créés dans la structure du champ énergétique. Il est important d’éliminer ces blocages, car ils créeront tôt ou tard des maladies ou des réflexes négatifs dans notre comportement.

La restructuration énergétique s’effectue par de légers touchers sur des points stratégiques pendant que la personne est étendue sur une table de massage. Les barrières qui étaient créées par le champ énergétique disparaissent, et la personne jouit d’une nouvelle liberté d’action. En peu de temps, et sans effort de volonté, la personne retrouve des réactions à la vie beaucoup plus harmonieuses.

Traitement parallèle
L’approche énergétique est tout à fait compatible avec un traitement médical­ classique. Dans cette situation, la médication rétablira l’équilibre chimique d’un organe,  alors que la dynamisation de l’éner­gie vitale stimulera l’équilibre géné­ral du corps et de ses mécanismes de régulation.

En résumé
En tout temps, il vous est possible d’avoir accès à une énergie puissante et dynamique grâce à la restructuration énergétique. Apprendre à maîtriser les échanges énergétiques avec votre entourage est un outil central pour rester libre et créer votre vie à la hauteur de votre potentiel. Retrouvez l’élan de votre vie pour toute votre vie!

Le dernier bain au lit avant de mourir, peau à peau, âme à âme

Vous avez déjà lavé un nouveau-né seulement avec vos mains et du savon doux? Vous avez ressenti ce contact étroit et merveilleux entre vos mains et la petite vie qui naît à peine et qui vous fait confiance. Petit être vulnérable qui se laisse bercer par l’eau et vos mains. Cette sensation de bien-être, je l’ai ressentie à nouveau, mais dans un contexte tout à l’opposé : la fin d’une vie.

J’ai été infirmière-enseignante durant plusieurs années et j’ai travaillé auprès de gens en fin de vie dans les soins palliatifs. Un matin, je me trouvais avec une étudiante préposée et elle devait donner un bain au lit complet à une dame mourante. Elle se sentait incapable de le faire toute seule, alors je l’ai accompa­gnée. Nous nous trouvions de chaque côté du lit, encadrant la dame en fin de vie. J’ai dit à la dame que nous allions la rafraîchir avec un « bain à l’éponge ». Je me suis rappelée le bain des nouveau-nés et j’ai proposé à mon étudiante de ne pas utiliser de débarbouillette, mais seulement le contact des mains, en utilisant un savon doux sans rinçage qui est spécialement conçu pour faire la toilette des personnes en fin de vie.

Nous voilà donc, entourant la dame, le bol d’eau chaude au-dessus du lit, sur la table de chevet. Lentement, j’ai commencé par mouiller mes mains dans l’eau chaude et laver doucement le visage de la dame… Ensuite, j’ai encouragé mon étudiante à se mouiller les mains, à y verser du savon liquide et à laver le bras droit, tout en douceur, avec des gestes respectueux. Je parlais à la dame, lui donnant la permission de quitter la vie sur la terre… et lentement, respectueusement, nous lavions chaque région de son corps. Ce contact étroit m’a permis de réellement ressentir cette dame plus intimement, dans toute sa vulnérabilité et son entière confiance en nous. J’ai reproduit ces gestes plusieurs fois, encore et encore, et chaque fois, je savais que je touchais l’être dans le plus pur de son cœur et de son âme.

La dernière personne que j’ai hono­rée par ce toucher, c’est ma mère. Je savais que j’allais communiquer avec son âme par ce bain thérapeutique particulier sans obstacle entre ses membres et l’eau. J’ai ressenti en moi un apaisement m’invitant à continuer de prodiguer ces gestes d’amour à ma mère. Jamais je ne pourrai confirmer que ce dernier bain d’amour aura procuré un bien-être total à la personne, mais tout ce que j’ai pu ressentir de vibrations positives et d’émotions positives me confirmera que toucher la peau avec nos mains nues procure un apaisement.

Ayant lavé ma mère, que je connais très bien, je peux avancer que j’ai touché son âme et qu’il y a eu une communication âme à âme durant le bain. C’est comme si je pouvais entrer dans sa peau et toucher un brin de son âme. J’ose ici aller plus loin dans mon expérience en y ajoutant un facteur humain. J’ai déjà assisté à une conférence de Jean Monbourquette sur les deuils, et il nous a parlé du don, celui du décédé ou du mourant. Lorsque la personne se meurt, ayons la force de lui deman­der de nous donner une de ses qualités, qu’elle pourra gentiment nous transmettre afin de perpétuer sa mémoire, et c’est ce que j’ai fait. Pendant la belle sensation de contact peau à peau avec ma mère, je lui ai demandé de me donner son sourire facile.

J’ai eu cette merveilleuse chance de laver la personne la plus importante dans ma vie, ma mère, celle qui m’a donné la vie. Ce don de moi, c’était ma façon de la remercier. Nous avons pu vivre un contact privilégié entre nos deux âmes. Je l’ai ressenti!

Je vous invite tous, si, vous avez un jour la chance d’accompagner un être cher en fin de vie, à le laver avec toute la pureté de votre âme. Vous trouverez dans les centres de soins palliatifs un savon sans rinçage. C’est beaucoup plus facile de laver sans rincer… Il suffit juste de laver et d’essuyer. Je voudrais préciser qu’au moment de laver les organes génitaux, j’ai enfilé des gants et lavé avec une débarbouillette, justement par respect. Je vous invite encore une fois à oser laver la personne chère avec la même humilité et le même amour qu’on le fait pour un petit bébé. Vous en bénéficierez tous les deux.

Je suis touché(e) : une expression qui va droit au cœur

Pas besoin de Cyrano ou d’une épée pour être touché. Je suis, tu es, il est, nous sommes tous touchés, un jour ou l’autre. Que ce soit le spectacle de Fred Pellerin, la tarte au sucre de mamie ou le rire du petit dernier, on réagit à des stimuli par le biais de nos cinq sens. Tout dépend de notre sensibilité.

Être touché, qu’est-ce que cela signi­fie au fond? Simplement qu’on est ému, atteint, interpellé par quelque chose. Si on en croit Le Petit Robert, la connotation affective du verbe toucher ne date pas d’hier. « Procurer une émotion, faire réagir en suscitant l’intérêt » existait déjà au XIIe siècle, époque des châteaux forts, de la lyre à trois cordes et de Richard Cœur de Lion.

Bien que notre façon de nous expri­mer et nos modes de communication aient évolué (texto, courriel, téléphone, etc.), être touché fait toujours partie de notre paysage langagier et colore nos vies au quotidien. Un je t’aime glissé dans une boîte à lunch ou une larme ne laisse personne indifférent et suffit pour toucher quelqu’un.

Au-delà des mots
Outre sa dimension affective, une expression qui génère une émotion agréable fait réagir le cœur, comme l’explique Timao Li, docteur en physiologie cardiovasculaire à Santé Canada: « En réponse à des mots touchants, le cerveau secrète une hormone, la norépinéphrine, un neurotransmetteur qui a pour effet d’augmenter le rythme cardiaque ».

L’inverse est aussi vrai. Un évènement bouleversant tel que l’annonce d’une tragédie, d’un accident ou d’un malheur amène le cœur à battre plus rapidement et imprègne notre mémoire. (Source : http//:lecerveau.mcgill.ca) On se rappelle pratiquement tous de l’endroit où nous étions le 11 septembre 2001 et des horrifiantes images de l’avion qui percute l’une des deux tours. On oublie rarement ce qui nous interpelle.

Qu’est-ce qui nous touche?
En consultant votre entourage, vous constaterez que les exemples sont aussi nombreux que variés. Pour certains, c’est l’être humain, plus particulièrement un nouveau-né, un enfant ou les personnes âgées. Pour d’autres, c’est l’immensité du ciel ou une saison spécifique. Et que dire des fleurs, des marques de sympathie ou d’affection? Pour ma part, plusieurs formes de création me font vibrer, de la prose à la musique, sans oublier le cinéma. « L’art émeut », nous faisait remarquer Victor Hugo, qui en plus de son domaine de prédilection, s’adonnait au dessin et à la photographie. (Source : Petit Robert de la langue française)

En 2005, après avoir surmonté une dure épreuve, je me suis retrouvée au sommet du mont Saint-Michel. Sa splendeur m’a renversée autant que la force qui en émane. À 170 mètres d’altitude, les plus belles voix que j’aie jamais entendues – un chœur de religieuses – m’interpellaient de l’abbatiale. On aurait dit des anges. Entre ciel et mer, j’ai été touchée par la vie, par cette seconde chance qu’elle m’offrait.

Enlacer un arbre, une expérience à vivre…

« Je m’appelle Tristan, je suis un chêne de 90 ans. Alors qu’elle était en vacances en pleine nature sur le bord d’un lac, Carole et moi avons fait connaissance. Nous étions le 20 mars 2013, et il neigeait encore à ce temps-là de l’année. Peu de temps auparavant, elle avait lu combien nous les arbres avons de la puissance et de l’énergie à transmettre. Elle se cherchait donc un arbre. Elle m’a vu, m’a choisi, s’est collée contre moi, m’a entouré de ses bras et m’a dit : Bonjour Tristan. Ce jour-là, elle a capté mes vibrations et les a transformées en paroles. Je suis devenu son confident et son conseiller pour l’écriture du manuscrit qu’elle rédigeait. »

Voilà, c’est fait, vous connaissez maintenant l’existence de Tristan. Chaque fois que je retourne à ce chalet, je le regarde, je lui dis bonjour Tristan, je m’avance et je l’enlace.

La nature a tellement à nous offrir et à nous apprendre. Communiquer avec les arbres peut sembler ésoté­rique, mais c’est quelque chose de tout à fait naturel et que nous avons peut-être oublié. Lorsqu’on s’approche de ces êtres de la nature, on peut sentir leur énergie vivante, une sorte d’onde qui entre en contact avec notre propre énergie. L’arbre est un être sacré qui mérite d’être salué.

« Saluer un arbre est une manière de se présenter à lui, de lui témoigner votre respect et de lui demander l’autorisation d’entrer en contact avec lui. Avant de vous approcher, vérifiez bien qu’il accepte votre présence! Pour cela, mettez-vous à une certaine distance de lui, de façon à respecter son champ énergétique. Essayez de ressentir cette déli­mitation, en vous aidant par exemple de vos mains. Il est possible de ressentir une densité d’air différente à ce niveau-là. Une fois cette zone déterminée, saluez cet arbre! Vous vous sentirez ensuite comme appelé vers lui, ou bien juste accepté. » (Joëlle Chautems, Guide des arbres extraordinaires de Suisse romande)

La sylvothérapie ou « tree hugging »,­ consiste à être en contact avec les arbres afin d’en retirer un bien-être psycho-physique grâce à la puissance de l’énergie transmise. Parce qu’ils se nourrissent des radiations de la terre et des radiations cosmiques, les arbres sont un canal d’énergie vitale énorme. De nombreux auteurs ont écrit sur le sujet : Marie-Emilia Vannier, Patrice Bouchardon, Maja Kooitstra, Joëlle Chautems, pour n’en nommer que quelques-uns.

À la rencontre des arbres
A priori, une fois en forêt ou sur une terre, il importe de se mettre dans un état de calme intérieur et de ralentir le flot incessant de vos pensées. Laissez-vous conduire naturellement vers un arbre en le choisissant selon votre ressenti et en fonction de la santé qu’il dégage. Il est recommandé d’éviter un arbre mort ou malade. Asseyez-vous à environ trois mètres de l’arbre et créez un lien de cœur avec lui par la pensée. Puis, avancez-vous lentement vers lui avec respect.

Ressentir l’énergie d’un arbre
Se positionner face à l’arbre. De préférence face au nord, donc le sud dans le dos. Poser les deux mains de chaque côté de l’arbre, sans exercer de pression, en restant détendu dans tout votre corps. Fermer les yeux et respirer lentement par le nez, puis expirer lentement.

Recharger son énergie vitale auprès d’un arbre
Se placer dos contre l’arbre (de préférence face au nord, donc le sud dans le dos et, si possible, se déchausser) en gardant les jambes légèrement écartées. Il est bien de coller l’arrière de la tête à l’arbre. Laisser l’arbre vous recharger. Un plus : Poser une main au niveau du bas du dos, paume contre l’arbre, et l’autre main au niveau du plexus solaire. Pas plus de 10 minutes.

« Ne partez jamais sans remercier l’arbre pour tout ce qu’il vous a apporté. Quand on rend visite à un arbre, c’est comme aller boire un thé chez un ami : on sonne, on attend qu’on nous ouvre la porte, on respecte son lieu, on partage, on ne fait pas que prendre mais on donne aussi de soi, et quand on repart on le salue, on le remercie pour son accueil et on lui dit au revoir. » Joëlle Chautems

Moi, Tristan, je vous le demande : Avez-vous déjà enlacé un arbre? Moi Carole, je vous dis ceci : Lorsque vous enlacerez un arbre, appuyez-vous cœur contre l’écorce, car c’est par le cœur que vous serez touchés. Le cœur, par où arrive l’émotion, par où s’évacue la peine. Le cœur, par où la vie prend tout son sens.

Créer un meilleur chez-soi extérieur certes en côtoyant les arbres, mais également un meilleur chez-soi intérieur par l’énergie captée.
Namasté.

À fleur de peau

Je ne suis pas massothérapeute ni même titulaire d’un diplôme universitaire dans le domaine de la santé. Je ne prétends pas non plus posséder les connaissances nécessaires pour pratiquer le toucher thérapeutique, sinon qu’au moment opportun, je me situe dans le cœur.

Simple bénévole depuis 10 ans au centre de soins palliatifs La maison Mathieu-Froment-Savoie, j’ai fréquemment utilisé le toucher pour réconforter un résident ou un membre de sa famille qui me faisait des confidences. Le plus souvent, je garde le silence. Une main sur le bras ou sur l’épaule établit le contact et signifie que je suis là et que j’écoute. C’est aussi l’occasion de vivre le moment présent et de centrer son énergie en communion avec l’Autre. Dans ces moments où la vie ne tient plus qu’à un fil, où la douleur de ne plus voir l’être cher est imminente, la chaleur humaine est réconfortante de part et d’autre.

Pourquoi suis-je devenue bénévole dans le domaine des soins palliatifs?

J’ai eu le privilège d’accompagner mon jeune frère de 42 ans, homme d’affaires prospère atteint d’un cancer, plus précisément d’un lymphome non hodgkinien. Lorsqu’il m’a fait part de la mauvaise nouvelle au téléphone – je m’en souviendrai toujours – , j’ai été touchée droit au cœur. L’horloge s’est soudainement arrêtée; il avait amplement de temps libre.

Malgré son état de santé chancelant, nous avons vécu ensemble plus de trois belles années, au cours desquelles les confidences coulaient à flots et le toucher, autrefois à peine perceptible, trouvait instinctivement sa place. Dans les moments où l’oncologue posait un nouveau diagnostic, on aurait pu entendre voler une mouche; nos regards se croisaient, nos mains se rejoignaient comme si nous voulions nous accrocher à une bouée de sauvetage.

Après l’autogreffe de moelle osseuse et de multiples traitements expérimentaux au service de la science, pendant les six derniers mois de sa vie, j’ai senti l’odeur de la mort, même si, par son discours, il lui tournait le dos. J’aurais voulu lui faire part de mon chagrin, mais j’étais là, silencieuse à ses côtés, la main sur son bras, tentant peut-être de retarder son départ, ne serait-ce que de quelques mois. J’avais encore des choses à lui dire. La gorge nouée par la peine, je me suis moulée à son rythme. Cet homme-là, c’était mon frère, et il voulait vivre! Il caressait encore des projets en ébénisterie.

Faisant la navette entre Montréal et Gatineau de façon sporadique, de retour à mon domicile, mon amoureux m’attendait sur le seuil de la porte. Il me ramassait, comme on dit « à la petite cuillère ». Il m’écoutait et me serrait dans ses bras, et là, les larmes pouvaient enfin couler à flots.

Cinq ans plus tard, j’ai entendu une annonce à la radio. On recrutait des bénévoles à La maison Mathieu-Froment-Savoie. J’ai répondu d’emblée à l’appel, un peu fébrile à l’idée de croiser, au bout d’un couloir, un beau barbu à l’allure de mon frère. J’ai été emballée par la formation chevronnée offerte aux préposés aux soins bénévoles, si bien que je l’ai suivie trois années d’affilée. J’ai également pu faire la boucle sur mon deuil et saisir la place importante que j’ai occupée auprès d’un être cher en fin de vie. Ces personnes ont besoin de nous.

La maison Mathieu-Froment-Savoie a un grand besoin de bénévoles, non seulement au chevet des malades, mais dans tous les domaines.

Pour vous joindre à notre équipe, communiquez avec la coordonnatrice des bénévoles, France Côté, au 819 770-3900 ou benevoles@qc.aira.com.

L’été, ses désirs et ses petits plaisirs

Tout le monde croyait que l’Été avait perdu la tête, car soudainement, sans aucun avertissement, il était devenu sans réserve et sans pudeur. C’est la faute du Printemps. C’est lui qui s’était montré le bout du nez trop tard. Les gens en avaient assez de ce froid interminable. Ce n’est pas étonnant qu’une fois que la chaleur est arrivée, la majorité d’entre eux se soient empressés d’enlever quelques épaisseurs pour exposer un peu de peau.

L’été a fait perdre la décence à plusieurs aussi. Il y a ceux qui enjambent leur cheval de métal et se laissent chatouiller par la vibration du moteur et ceux qui préfèrent les randonnées en vélos ou en patins à roues alignées, qui accueillent la fraîcheur et se laissent envahir par les odeurs de la nature en pleine reproduction. Les voisins et les amis, comme bien d’autres, se réjouissent à l’idée de mettre les doigts dans la terre pour préparer le jardin et les plates-bandes dans le but de recevoir des semences. Non, rien ni personne n’était à l’abri de la sensualité du printemps. Si le printemps était humain, il serait le Miley Cyrus des saisons : provocateur, instigateur, stimulant, renversant, bref, un sex-symbol! Choquant? Non, pas vraiment.

L’arrivée de l’été a réveillé les parties qui étaient engourdies par le gel de tous les êtres vivants : les plantes, les animaux et les humains. Les garçons ont mis leurs jeux vidéo de côté pour accorder une très grande importance à la musculation parce qu’ils savent que, si leurs bras sont durs comme le roc et que leur ventre a l’air d’une tablette Caramilk, ils se feront remarquer par les filles à la plage. Les filles se sont mises à des régimes et à des programmes d’entraînement afin de bien paraître en maillot devant les garçons.

Pourquoi ne pas tirer leçon des adolescents et se donner la permission d’oser, d’aller un peu plus loin, de devenir voyeur et exhibitionniste? Et si on se donnait le droit de s’amuser, de lâcher prise sur « ce que le monde va dire »? Et si nous étions libres d’exprimer notre créativité au travers de tous nos sens? Et si un univers de fantasmes pouvait devenir réalité d’un simple accord? Est-ce que ça ouvrirait un monde de possibilités? Il y a tellement de nuances aux probabilités de s’accorder le droit d’être totalement déraisonnable. Juste le fait d’y penser est excitant!

Malheureusement, nous associons trop souvent plaisir avec souffrance. Nous accordons trop d’importance à cette peur primaire qui nous hypnotise et qui crée des barrières entre nous et le bonheur. Pourquoi voulons-nous tant éviter les extravagances qu’offre la vie? La créativité, ça passe par la sensualité. Alors, jetez vos vieilles pantoufles dans le poêle à bois! Il est temps de retrouver votre spontanéité de jeunesse et de savourer pleinement chaque instant! Sortez vos froufrous et vos flaflas. Il est temps d’évoquer des sensations intenses, remplies de désirs et de romance. C’est le moment parfait pour s’extérioriser, se faire voir et s’offrir des petits plaisirs!

C’est l’été! Aimez-vous!

Fusionnez vos corps physiques avec vos corps émotionnels et spirituels. Faites l’amour avec l’amour. Mettez vos vieilles croyances de perversité derrière vous et permettez-vous de développer le plaisir de vos sens, d’apprendre à vous fusionner l’un dans l’autre et de vivre des sensations intenses et amoureuses. Permettez-vous de jouir d’une sensualité extravagante.

L’Été est loin d’avoir perdu la tête. Il s’est tout simplement laissé aller. Il veut que vous fassiez comme lui. Laissez tomber les « qu’est-ce que les gens vont dire? » et écoutez votre cœur. Réalisez vos plus profonds désirs et gâtez-vous.

Non, l’Été n’a certainement pas perdu la tête; bien au contraire, il a retrouvé toute sa tête et son chapeau aussi… ce sont ses petites culottes qu’il a perdues.

Mon corps, ta maison!

Mon corps, ta maison! C’est dans mon ventre que je t’ai tricoté, lentement, une maille à la fois. Tu prends vie, tu grandis et on s’apprivoise doucement. C’est incroyable de penser que je construis un petit être, ici, en moi, et que bientôt tu existeras, bien réel, dans mes bras. En attendant notre rencontre, nous apprenons à nous connaître dans ces mondes parallèles.

C’est avec ces pensées que j’ai voulu immortaliser ta maison, mon corps, temporaire. Cet abri de convenance qui n’existera qu’un instant. Une œuvre en soi, signe de vie, signe d’amour, signe d’héritage. Quelques semaines avant ta naissance, j’ai moulé mon ventre. Regarde, c’est toi qui es là! Colles-y ton oreille, tu entendras peut-être ton cœur battre! Comme ma grand-mère a porté ma mère et comme ma mère m’a portée. Une poupée russe infinie, source de vie. Inspirant, n’est-ce pas?

Inspira Production, c’est le prolongement de cette passion pour l’Individu, la Communication et les Arts. Depuis près de 25 ans, je fais de l’art avec toutes sortes de matériaux et j’explore la créativité sous tous ses angles. Réalisation vidéo, décors en trois dimensions, œuvres publi­citaires, ateliers de création, papier mâché, peinture sur toiles, plâtre, etc. L’art, pour moi, c’est comme de l’oxygène!

Chaque moulage est une belle rencontre avec une maman en devenir. Elle entre dans mon atelier, un peu gênée de se mettre nue, mais ça ne dure qu’une fraction de seconde. Parfois le papa participe. On discute de grossesse, de couple, des noms potentiels, d’éducation, des joies et des peurs d’être parent, ou de sommeil! L’application du plâtre prend une vingtaine de minutes et c’est toujours un bon moment que nous passons à échanger. Après quelques jours de séchage, je me sens privilégiée de me retrouver seule à peindre le moule. Je pense à ce petit être humain caché dans ce moule, à sa famille, et puis je laisse aller ma créativité. C’est toujours un instant magique!

Inspira Production vous permet de laisser votre trace dans le temps. C’est l’empreinte d’un moment unique, la maternité! C’est un cadeau que vous laisserez à votre enfant sous forme d’une œuvre d’art symbolique et personnelle. Que ce soit un moule uni ou avec un dessin représentant des valeurs, des symboles ou des passions, il vous représente.

L’an dernier, j’organisais une exposition de moules en plâtre à l’occasion de la fête des Mères. C’est à ce moment que nous avons appris que ma mère souffrait d’un cancer incurable. Six mois plus tard, elle nous quittait. Dure réalité de la vie! Mais elle m’aura donné en héritage l’amour, la détermination, le courage, l’empathie, mais surtout un ardent désir de croquer dans la vie et de savourer l’instant présent!

mon corps, ta maison