Dépression saisonnière

Plus les heures d’ensoleillement s’envolent et que, au fil du temps, l’automne puis l’hiver arrivent, plus il est difficile de faire face aux changements de température. Le Dr Norman E. Rosenthal, psychiatre et chercheur au National Institute of Mental Health, a été, en 1984, le premier à démontrer le lien entre la lumière et la dépression. En effet, la lumière joue un rôle important dans la régulation des échanges biochimi­ques dans notre corps, notamment ceux liés au cycle éveil-sommeil et à la sécrétion d’hormones telles que la sérotonine (l’hormone du bonheur), celle-là même qui régule la production de mélatonine (l’une des hormones responsables du cycle éveil-sommeil).

Quelque 8 % de la population réagirait au manque de lumière. Entre 70 et 80 % des personnes touchées serait des femmes. Ces chiffres m’étonnent. Pourtant, nous recevons chaque année à la clinique plusieurs personnes souffrant de ce problème. Qu’est-ce qui explique qu’une personne en sera plus touchée qu’une autre? C’est sur cette base de questionnement que je vois les patients en consultation. J’ai observé et traité à ce jour plusieurs personnes souffrant de ce problème.

En homéopathie, on qualifie d’état l’ensemble des symptômes que le patient présente durant une pério­de­ donnée. Chaque patient est différent. Certes, il y a des similitudes, mais ce n’est pas ce qui nous intéresse en homéopathie. Ce sont plutôt les particularités de chacun. D’une personne à l’autre, l’état présentera ses propres modalités et particularités. Des questions et des recherches rigoureuses me permettront de trouver un remède correspondant à l’état du patient.

Les symptômes accablants de la dépression s’annoncent notamment par un manque d’énergie, par de la mélancolie et par un sentiment de vulnérabilité. Ce trouble affectif saisonnier peut donner lieu à des idées suicidaires que l’on doit prendre très au sérieux. Bonne santé à tous et à toutes!
afs-homeopathie

Le stress

Avez-vous déjà compté le nombre d’occasions où les gens parlent du stress au cours d’une journée? À les entendre, tout le monde est stressé. Mais qu’est-ce que le stress? Et qu’est-ce que l’anxiété? L’anxiété est l’émotion alors que le stress est la réponse physiologique, c’est à dire la réponse du corps face aux pressions extérieures. Ce sont ces pressions qui provoquent une réaction mentale et physique négative et automatique.

Le stress, qu’il soit imaginaire ou réel, produit une chaîne de réactions physiologiques :
• les pensées se bousculent, ce qui diminue notre capacité de concentration;
• le système immunitaire est affaibli;
• la digestion est ralentie puisque le corps se prépare à fuir ou à se battre. Ce n’est donc pas le moment de digérer;
• les symptômes de maladie chronique se manifestent;
• la sensation de douleur augmente et cause l’insomnie.

Le stress chronique sape notre énergie et, à long terme, mine notre santé.

Il arrive que les gens soient si habitués au stress qu’ils n’ont pas conscience d’être stressés. C’est leur entourage qui témoigne des effets : ils sont prompts à la colère, n’arrivent plus à mettre du piquant dans leur vie, deviennent lunatiques et s’isolent. Quant aux tâches, elles semblent plus difficiles à accomplir.

Une situation ou une personne n’est pas à l’origine du stress puisque les gens réagissent différemment aux mêmes situations. Il s’agit plutôt de la façon dont la situation est perçue et des pensées qui en découlent qui sont à l’origine du stress. Notre système réagit si quelqu’un court vers nous armé d’un couteau. Il réagit également s’il y a un changement au travail. Et il peut tout aussi bien réagir en l’absence de stimulus extérieur, comme lorsque nous anticipons la semaine qui vient. Notre façon de voir le monde déclenche la réponse de stress dans notre corps.

Il va sans dire qu’un monde sans stress n’existe pas. Tout le monde est anxieux à un moment ou à un autre dans sa vie, comme avant un examen ou une entrevue d’embauche. Le problème survient lorsqu’une personne s’inquiète de tout et de rien, de façon chronique et souvent à propos d’évènements mineurs. Elle se fait des scénarios catastrophiques qui, de toute évidence, ne se produiront pas. D’aucuns évitent des situations parce qu’ils ont peur qu’elles soient un déclencheur. Ces personnes ratent ainsi des occasions qui leur permettraient d’atteindre leur plein potentiel.

Alors que peut-on faire? Respirer.

La respiration est la première chose qui change lorsque nous nous sentons mal à l’aise. Nous respirons plus rapidement. Lorsque nous inspirons, nous activons le système nerveux sympathique qui prépare le corps à l’action (fuir ou se battre). Lorsque nous expirons, nous mobilisons le système nerveux parasympathique qui nous détend. C’est pour cette raison que les gens soupirent lorsqu’ils sont stressés. Une plus longue expiration aide à calmer. Donc lorsque notre expiration est plus longue que l’inspiration, nous commençons tout naturellement à nous détendre. Pour vous y aider, mettez les mains sur votre cœur et soyez à son écoute. Lorsque vous inspirez, imaginez que vous respirez par le cœur. Inspirez pendant cinq secondes et expirez pendant sept secondes, sans forcer. Puis, après quelques respirations, vous pouvez ajouter une émotion positive, par exemple en pensant à quelqu’un ou à quelque chose que vous aimez.

Il s’agit d’un exercice tout simple que vous pouvez faire lorsque vous en sentez le besoin. Aucun risque de surdose.

L’exercice, la technique de libération émotionnelle et l’autohypnose sont aussi des moyens reconnus et efficaces pour gérer le stress. Si vous désirez aller au fond des choses et éliminer l’anxiété, l’hypnose est tout indiquée.

La technique Bowen, une thérapie douce et efficace

La technique Bowen est un traitement qui aide le corps à retrouver son équilibre, à combattre les douleurs et à stimuler les mécanismes naturels d’autorégulation. Grâce à des manipulations subtiles et extrê­mement précises sur les muscles, les nerfs et les tissus, la technique Bowen permet à l’organisme de prendre conscience de son état de stress et d’en renverser le processus. C’est une approche très puissante qui contribue au maintien d’une bonne santé, qui aide à l’alignement de la structure ostéo-squelettique et provoque une normation postu­rale. Tout en respectant la physiologie du corps humain, elle provoque en douceur, un véritable mieux-être, donne de l’énergie, améliore le sommeil, et équilibre les systèmes émotionnel et nerveux.

Une thérapie unique
Le traitement se fait manuellement, entièrement sur la peau ou sur des vêtements légers. Aucune huile n’est utilisée. En général, le client reçoit le traitement allongé sur une table à massage, mais le thérapeute peut s’adapter selon les besoins de la personne.

Une thérapie recommandée
Le Bowen soigne une panoplie de malaises musculo-squelettiques et physiologiques : Torticolis, épaule gelée, épicondylite, canal carpien, douleur au pouce, maux de dos, boiterie, coccyx, sciatique, genou, cheville, épine de Lenoir, brûlure au talon, hallux valgus, douleurs arthritiques, crampes, etc… Problèmes de mâchoires, migraine, fatigue, stress, surmenage, anxiété, insomnie, fibromyalgie, etc…

Pour ressentir les bienfaits du Bowen, une série de trois à six ou au plus, neuf traitements seront nécessaires, selon l’importance du malaise à traiter. Ceux-ci seront effectués, idéalement, à un intervalle d’une semaine.

Suggestions de lecture:
Sur le web, vous pouvez lire gratuitement
http://www.techniquebowen.com/PDF/
petitbowen_fr.pdf , par mon professeur, Louise Tremblay
Vous pouvez aussi visiter le site
http://www.ibowen.ca/fr/index.html

Le miracle des plantes

La phytothérapie est la médecine par les plantes. Depuis toujours, les hommes vivent avec ces fidèles compagnes. On trouve des témoi­gnages de la curiosité et de l’intérêt de nos ancêtres pour le monde végétal gravés sur les parois rocheu­ses de grottes préhistoriques et sur des objets utilitaires de terre cuite retrouvés. Plusieurs écrits anciens de tous azimuts témoignent des connaissances très anciennes en phytothérapie. Les Égyptiens, les Grecs et les Romains nous ont laissé des traités de phytothérapie. La médecine chinoise avec son Pen-ts’ao, qui serait le plus vieux livre sur les plantes médicinales, est encore populaire. Il décrit des substances d’une incontestable valeur thérapeutique comme la cannelle, le ginseng, la réglisse et le ginkgo biloba, toutes encore utilisées aujourd’hui.

En Inde, les Vedas mentionnent l’usage médicinal et alimentaire de plus de 250 plantes. Les pratiques herboristiques mêlent intimement religion, magie et thérapeutique. La médecine ayurvédique reconnaît l’interaction entre l’univers et l’homme, et l’importance des éléments terre, eau, feu et air. Les théories médicinales indiennes ont aussi influencé d’autres systèmes médicinaux.

Avec l’avènement de la médecine moderne qui présente les médicaments miracles comme les antibiotiques et les sulfamides, la phytothérapie a été mise au rancart avec une étiquette de remède de grand-mère. Ce sont les effets indésirables des médicaments modernes qui ont redonné les lettres de noblesses à la médecine par les simples.

Mais démystifions certaines de ces précieuses alliées de notre santé qui souvent se trouvent dans notre armoire, incognito. L’hiver est à nos portes, les plantes peuvent tout à fait supporter notre santé, fortifier notre système immunitaire afin que la saison froide nous soit plus douce.

En prévention, redécouverte depuis quelques années grâce à ses propriétés préventives, l’échinacée est l’une des simples les plus appréciée. Elle ne s’attaque pas directement aux virus ni aux bactéries, mais elle agit comme fortifiant du système immunitaire. Elle aide à protéger des infections respiratoires et peut contribuer à réduire la durée d’un rhume par exemple. La racine est la partie de la plante que l’on utilise. On en fait des tisanes, des gélules, mais c’est en teinture qu’elle est le plus souvent consommée. Commencer à l’utiliser dès maintenant serait sage. Mieux vaut prévenir que guérir.

Qui ne connait pas l’ail? On l’utilise souvent en cuisine pour relever le goût de certains plats. Mais l’ail a des propriétés antiseptiques, antimicrobiennes anti-infectieuses très puissantes. De plus, il est anti-inflammatoire, antioxydant, diurétique et détoxifiant. Grâce à sa teneur en aillicine, l’ail est très efficace dans la prévention et en traitement des maladies respiratoires tels les rhumes, les grippes et la toux. Incorporé quotidiennement dans les plats cuisinés ou en supplément alimentaire, l’ail, bien que petit, est une aide de taille.

De façon curative, nez bouché, un gros rhume, la menthe poivrée en inhalation s’avère très efficace. On peut utiliser soit ses feuilles, soit son huile essentielle. En thé, la menthe poivrée est un excellent remède pour retaper ou stimuler le système digestif. Elle réchauffe et est fortifiante. Si la bordée de neige vous laisse courbaturé, on peut se frictionner avec quelques gouttes d’huile essentielle de menthe poivrée mélangées à une autre huile, l’huile d’olive par exemple. Elle réduit la douleur musculaire et l’inflammation. N’oublions pas qu’elle a aussi des propriétés antiseptiques non négligeables.

Une herbe presque miracle, le thym. Le thym est un aliment majeur pour le système immunitaire : on peut l’utiliser à toutes les sauces. Le thym est antiseptique, antiviral, antifongique, et il combat la fatigue. Un repas trop copieux? Il aide à drainer le foie en stimulant la digestion. Le thym s’utilise beaucoup en cuisine; il ne faut pas hésiter à s’en servir sans modération.

Une autre indispensable dans notre cuisine-pharmacie : celle qui sauve, Salvia. Son nom scientifique lui convient très bien. Eh oui, la sauge est aussi très souvent utilisée en cuisine, mais aussi comme plante de purification. Les Amérindiens utilisaient la sauge blanche pour ses pouvoirs purificateurs. Les Mexicains utilisent une variété de sauge qu’ils appellent chia dont la graine mucilagineuse est de plus en plus populaire ici. La sauge est une plante digestive fantastique. Elle est reconnue pour combattre la transpiration excessive ou les douleurs menstruelles. Elle est anti-inflammatoire, elle stérilise et désinfecte les plaies extérieures, elle peut être utilisée pour les gingivites, les pharyngites et les amygdalites. Elle est fébrifuge et digestive. Combinée au thym, on a une combinaison gagnante à coup sûr.

Bien que très connu dans la cuisine italienne, l’origan mérite sa place au sein de la pharmacie naturelle. Cette plante aromatique est antivirale et antibiotique. Elle stimule le système immunitaire et aide à déboucher les pores de peau. L’origan peut aider dans certains cas d’acné et de psoriasis. Il est un tonique du système respiratoire et est aussi utilisé pour combattre certains champignons sous les ongles. L’origan rafraîchit l’haleine, désinfecte les gencives, a une action bienfaisante sur le foie (à court terme) et contre la fatigue et le stress. Ce n’est donc pas étonnant qu’il soit souvent associé, de façon traditionnelle, au thym et à la sauge. On peut utiliser l’huile d’origan en traitement choc. Son huile essentielle est très forte et concentrée.

Les feuilles sont cuisinées ou utilisées en infusion.
Ajoutons à notre pharmacopée, les agrumes. Les agrumes sont particulièrement reconnus et utilisés pour leur forte teneur en vitamine C. La vitamine C fortifie le système immu­nitaire. Le citron en particulier est important pour combattre plusieurs germes en particuliers ceux qui se baladent l’automne et qui sont responsables des maladies du système respiratoire. Ses propriétés anti-inflammatoires peuvent justement aider en cas d’asthme et d’autres affections respiratoires. Boire de l’eau citronnée chaque matin reminéralise l’organisme, diminue donc l’acidité, est diurétique donc désintoxique les reins et nettoie le foie.

Et terminons avec un dessert. La bonne odeur d’une croustade aux pommes qui parfume la maison. Mais oui, c’est la cannelle qui nous réchauffe les sens et nous rappelle le bonheur d’être à la maison par temps froid. La cannelle n’est pas qu’une épice qui agrémente les plats, elle est antiseptique, antibactérienne, antifongique et astringente. Elle est une aide précieuse pour le système immunitaire et elle nous garde au chaud.

C’est dans la préparation des aliments que la phytothérapie s’est définie comme médecine. Cet automne, il n’est donc pas nécessaire d’aller bien loin pour fortifier votre système immunitaire en prévision de l’hiver. En choisissant des aliments sains et en les aromatisant de façon consciente, on prend soin de notre santé tout en appréciant les plaisirs de la cuisine.

Qu’est-ce que le somayog?

Le Somayog est une technique qui fusionne l’art ancien des étirements et des postures du hatha yoga (asanas) avec l’éducation somatique et la pratique d’auto-ajustement de la colonne vertébrale. La combinaison dynamique et harmonieuse de ces trois approches maximise leur incidence dans le corps physique et le corps pranique.

Cette technique de détection et de résolution de problèmes permet aux individus de travailler sur des problèmes spécifiques et d’obtenir des résultats réels.

Le Somayog inclut la pratique de nombreux ajustements, accompagnements et manipulations qui aident le corps à comprendre le travail somatique, à approfondir les étirements et à préciser les alignements. Il s’agit d’une approche qui procure des effets transformatifs durables dans le corps et qui aide à pratiquer toutes les autres formes de yoga.

Cette technique éduque véritablement le rapport corps-esprit et favorise l’épanouissement d’un ressenti juste. Elle contribue à la libération de l’emprise des réflexes de survie et de l’énergie emprisonnée dans des tensions neuromusculaires involontaires et inconscientes qui ne peuvent être relâchées par la seule pratique des postures de yoga.

La pratique du Somayog permet aussi d’habiter le corps de manière très subtile. Les asanas deviennent alors un pont entre le dense et le subtil où l’attention sert à libérer le corps conscient et à le mettre au diapason de l’Être. Ainsi, ils permet­tent de réparer des disharmonies d’ordre énergétique, ou des empreintes karmiques actives, qui peuvent se manifester dans le corps sous forme de tension, de rigidité, de douleur ou même de maladie.

Tout en répondant avec finesse aux besoins du corps, le Somayog permet d’atteindre un état méditatif; il s’agit du yoga du samaadhi.

Le négatif d’être positif

On dit souvent qu’il faut être positif dans la vie et voir le bon côté des choses. Pourtant, à la suite d’une séance privée de techniques de respiration neurologique, une patiente me confiait qu’elle avait réalisé que dire des choses négatives lui avait fait le plus grand bien. En exprimant des choses négatives mais vraies, elle était libérée de la pression d’être parfaite. Quel soulagement! On oublie souvent d’admettre où nous sommes, hélas!…

C’est en prenant conscience, en reconnaissant et en acceptant ce qui se passe en ce moment que nous bâtissons une fondation solide pour avancer dans la vie. Nous avons le droit de dire les vraies choses sans embellir ni déformer la réalité.

Prendre conscience
Nous ne pouvons pas résoudre un problème dont nous ne sommes pas conscients. En voulant être positif, nous passons à côté de ce qui se passe réellement. Il ne s’agit même pas d’être positif ou négatif dans la vie, mais bien d’être réaliste. Il y a la réalité psychologique que nous nous créons, et il y a la réalité qui est indépendante de notre perception du moment et de ce que nous voudrions voir.

Voici comment j’en fais prendre conscience à mes patients.

Isabelle est étendue sur le ventre. Je vois qu’elle respire bien dans le bas du dos et dans le haut du dos, mais pas au milieu (entre les omoplates). Malheureusement, elle n’en est pas consciente et, qui plus est, elle croit que tout va bien. Je place ma main à l’endroit où la respiration n’est pas adéquate et demande à Isabelle d’inspirer sous ma main pour qu’elle en prenne conscience. Tout bouge — bassin, hanches, bas du dos, haut du dos — sauf la zone qui nous intéresse. Je lui demande donc de n’inspirer qu’à cet endroit, nulle part ailleurs. Encore une fois, elle en est incapable, même si elle essaie de toutes ses forces. Sauf que, cette fois, elle en prend conscience.

Reconnaître
Nous avons le droit d’être imparfaits. Connaître ses faiblesses est une grande qualité. Cela n’est pas négatif mais réaliste. Une preuve de puissance intérieure est d’être vulnérable sans que cette vulnérabilité ne cause d’inconfort. Pour cela, il faut reconnaître où nous sommes.

Isabelle n’était pas encore prête à reconnaître qu’elle était faillible. Je lui demande donc de dire la phrase : « Ici, ça ne respire pas » et d’inspirer. Elle s’exécute à contrecœur et, comme par magie, la respiration devient tout à coup harmonieuse dans le milieu de son dos.

Cependant, le mental est puissant. Isabelle me dit que cette phrase est négative et que ce n’est pas vrai : elle est capable d’accomplir tout ce qu’elle désire. D’accord. Cette fois, je lui demande de dire la phrase : « Ici, ça respire très bien » et d’inspirer. Rien ne bouge. C’est à cet instant qu’un déclic se fait dans son esprit. Elle reconnaît à ce moment-là qu’elle n’est pas parfaite et que son corps peut agir ou non indé­pendamment de son positivisme.

Accepter
C’est à cette étape que l’on accepte la situation telle qu’elle est. Pas comme on voudrait qu’elle soit. Dans l’acceptation, nous devenons réalistes. Nous réalisons à quel point nous avons tenté d’éviter la douleur ou la souffrance en déformant la réalité. Nous ne nous jetons plus de poudre aux yeux pour ne pas voir.

Isabelle accepte donc qu’elle est imparfaite et qu’elle a le droit de l’être. Un poids de moins sur ses épaules. Puis, elle inspire une dernière fois dans le milieu de son dos en disant et en acceptant la phrase : « Ici, ça ne respire pas ». Son corps se met à respirer de façon uniforme dans tout son dos. Comme s’il disait : « Enfin, Isabelle m’a compris. »

En terminant, c’est en prenant conscience, en reconnaissant et en acceptant réellement où nous sommes en ce moment que nous construisons une fondation solide pour avancer. Bonne route!

Des infusions pour se garder bien au chaud

Avec l’arrivée du temps froid, on sait qu’une infusion bien chaude nous réchauffe le corps et l’esprit. Entou­rer la tasse chaude de ses mains, prendre de petites gorgées et sentir la chaleur descendre en nous est plus qu’un rituel; c’est un véritable réconfort. Toutefois, si une tisane de qua­lité ou un bon thé vous procure cet effet le temps que vous le dégustez, certains thés seront particulièrement efficaces pour vous réchauffer de façon prolongée en équilibrant votre énergie vitale, vos organes et votre circulation sanguine, favorisant ainsi la diffusion de la chaleur dans votre corps. Voici donc deux types de thés : les Pu Er et les Oolongs des monts Wuyi, de précieux alliés tout au long de la saison froide.

Thés Pu Er
Les membres de la famille des Pu Er (prononcé Pu-erh) sont des thés bien particuliers du fait qu’ils sont fermen­tés. Produites au Yunnan, dans le sud de la Chine, leurs feuilles sombres à l’odeur de sous-bois et de terre sont souvent présentées en vrac ou en version compressées en galettes, en briques ou en nids d’oiseau (tuo cha). Millésimés, ces thés ont même la capacité de vieillir et de se bonifier pendant des décennies. À maturité, leur infusion de couleur rouge-brun, presque noire, possède une saveur douce et apaisante, sans amertume, aux arômes évoquant tantôt la terre humide et les champignons forestiers, tantôt le vieux meuble de bois ou le cuir. Si leur caractère gustatif peut parfois sembler surprenant, leurs innombrables bienfaits sur la santé sont reconnus depuis des siècles par la médecine traditionnelle chinoise. Parmi ses vertus principales, le Pu Er peut favoriser la circulation sanguine, prévenir les maladies cardiovasculaires, réduire le taux de mauvais cholestérol, aider la digestion en général et, surtout, brûler les graisses superflues en cas d’abus de nourriture trop riche et faire mincir, contrer l’intoxication alimentaire et l’indigestion, soulager les symptômes de la gueule de bois, équilibrer le Qi (l’énergie vitale) dans tout le corps. On saura apprécier son aide toute l’année, mais encore davan­tage durant l’hiver, lorsque nous sommes généralement moins actifs et mangeons des aliments riches qui demandent une élimination plus intense (surtout durant le temps des Fêtes!). En équilibrant ainsi l’organisme, une bonne tasse de Pu Er nous procure presque instantanément une agréable sensation de réconfort et de bien-être.

Oolongs des monts Wuyi (Yan cha, thés de rochers)
Selon la médecine chinoise, ces thés sont de véritables chaufferettes pour nos organes digestifs. En procurant­ une chaleur sèche au foie et à la rate (qui sont trop souvent froids et humides en hiver), ces thés améliorent le feu digestif, et la circulation sanguine amène la chaleur aux extrémités. Produites au Fujian, au cœur d’une chaîne de montagnes rocheuses, puis torréfiées au charbon, les feuilles de ces types de thé sont aromatiques et donnent une délicieuse infusion de couleur ambrée aux notes rappelant les fruits rouges en confiture, les fruits secs, les fleurs, le caramel, le café, la noisette grillée, les épices douces, etc. Peu caféinés et réconfortants, ces thés sont de bons compagnons de soirées hivernales où il fait bon cocooner. En voici quelques-uns : Da Hong Pao, Rou Gui, Qi Lan, Qi Zhong, Shui Xian, Tie Luo Han, Yan Ru.

Autres suggestions d’infusion pour l’hiver : le Chaï (thé aux épices), les thés noirs en général, le Houjicha (thé vert japonais grillé), la chicorée rôtie, le gingembre, le tulsi (basilic sacré), le rooibos.

« La marche est le meilleur remède pour l’homme. » — Hippocrate

Cette phrase, prononcée par le père de la médecine il y a près de 2 500 ans, continue de nos jours à s’avérer d’une vérité incontestable. La marche est l’activité physique la plus naturelle pour l’être humain, et ce, tout au long de son existence. Les avancées scientifiques ont longtemps cherché à nous proposer une multitude de moyens d’améliorer ou de maintenir notre condition physique ou mentale, mais aucun­ ne parvient à influencer notre santé sur autant de plans différents. Acces­sible à tous, la pratique de la marche nécessite peu de matériel, et le degré d’effort peut facilement être ajusté en fonction de notre âge ou de notre état de santé.

Les effets cardiovasculaires
Les effets sur les systèmes cardiovasculaire et pulmonaire sont très bien documentés. L’utilisation répétitive du muscle cardiaque améliore sa capacité de contraction, rendant son travail plus efficace, ce qui se traduit par une augmentation du débit sanguin et une diminution de la fréquence cardiaque. L’augmentation du rythme circulatoire aura pour effet d’augmenter l’apport sanguin vers les organes et tissus en état inflammatoire afin de diminuer la douleur et d’accélérer le processus de guérison ou de gestion de la douleur chronique.

En sollicitant de façon contrôlée le système pulmonaire, on fait dimi­nuer l’apparition de maladies pulmonaires et augmenter la capacité de fournir un plus grand effort physique avec moins d’essoufflement.

Les effets musculaires
La sollicitation du système musculaire de façon soutenue favorise l’amélioration de l’endurance des muscles locomoteurs, ce qui nous permettra de continuer plus longtemps à nous déplacer lorsque nous avancerons en âge. Une meilleure musculature influera non seulement sur la force, mais aussi sur l’équilibre afin de prévenir les chutes. Des muscles plus en santé utilisent plus efficacement le glucose, réduisant de 58 % le risque de diabète.

Les effets psychologiques
Selon plusieurs études, une marche d’intensité moyenne d’une durée de 30 minutes cinq fois par semaine ferait diminuer les risques de dépression de 47 %, d’anxiété de 48 % et d’Alzheimer de 50 % et constitue le meilleur remède contre la fatigue et le stress. On attribue ces effets à l’augmentation de l’apport en oxygène vers le cerveau et aussi au sentiment de détente que produit la sécrétion d’endorphines après un effort physique.

Les effets sur le système ostéo-articulaire
Avec le temps, l’usure du cartilage des articulations cause de l’inflammation et de la douleur. La marche fait augmenter la circulation sanguine vers les articulations, ce qui en améliore la lubrification. Le stress contrôlé qui est exercé sur les os fait augmenter la densité osseuse, ce qui retarde l’apparition de l’ostéoporose. Grâce à la marche, la stabilité, la mobilité et le glissement efficace des articulations sont préservés le plus longtemps possible.
kinesiologie

 

Comment conserver notre récolte automnale?

L’arrivée de l’automne signe un temps de renouveau. Ainsi débute la récolte, et on garnit notre garde-manger. Reconnectons avec de charmants moments que nous offre la nature.

À l’automne, nos jardins regorgent tellement de fines herbes, du basilic au persil, de l’origan à la livèche, qu’on ne sait plus comment les apprêter avant le gel. Des feuilles du céleri et de la bette à carde rouge, orange et jaune débordant des plates-bandes aux fleurs et feuilles des capucines au goût de raifort : elles ne demandent qu’à être conservées.

Mais, comment faire? Soupes, pesto, salades, taboulé ont tous été cuisinés, le jardin est encore fourni et le gel arrivera sous peu…

N’oublions pas le chou frisé, surnom­mé kale, le roi des supers aliments avec ses propriétés nutritives impressionnantes : 9 % de calcium, 216 % de vitamine A, 134 % de vitamine C et 684 % de vitamine K de l’apport quotidien recommandé. C’est ce qui se trouve dans une tasse de chou frisé cru! Sans oublier cette molécule parti­culière, appe­lée Indole-3-carbinol, qui aide à combattre les cellules cancéreuses. Quelle bonne alliée en ces temps modernes!

Et si on n’a pas de jardin? Rendez-­vous à votre marché préféré : le marché du Vieux Hull, de l’Outaouais, de la Petite-Nation, de Wakefield, d’Old Chelsea ou encore le marché By, à Ottawa. L’abondance regorge dans ces marchés où la fraîcheur des produits locaux est à son meilleur.

Alors, vous vous demandez comment transformer cette abondance? Salez, tout simplement!

Trois méthodes simples :

• déshydratez ces bonnes herbes et fleurs comestibles avec du sel de mer et transformez-les en sel aux plantes.

• préparez des herbes salées fraîches avec vos carottes, betteraves et oignons et assaisonnez vos soupes et vos légumes au four durant l’année.

• préparez des huiles aromatisées au basilic thaï ou au basilic génois. Quel délice!

Que la récolte de l’automne vous comble d’énergie et d’amour pour la Terre mère! Contemplez la beauté de votre jardin et soyez reconnaissant de son abondance.
alimentation

Au cœur de votre microbiote : au fond de vos malaises et de la désinformation

Vous vous demandez POURQUOI vous avez des gaz? La réponse est : parce que votre flore microbienne est en déséquilibre. Les femmes prennent la pilule anticonceptionnelle sans même se poser de questions sur les conséquences. Tout un chacun compense ses malaises avec des antibiotiques, des stéroïdes ou des médicaments sous ordonnance parce que c’est rapide et parce que, selon eux et selon les spécialistes, il n’existe pas d’autres­ options. Les conséquen­ces? Autisme, allergies, asthme, eczéma, infections virales chroniques, syndrome de fatigue chronique, candidose et troubles liés au syndrome entéropsycho­lo­gique. Il faut donc revoir son mode d’alimentation en réduisant la consommation de sucre raffiné, de malbouffe, d’aliments transformés et de phosphate (additif alimentaire).

On estime que 80 à 85 % de notre système immunitaire siège dans la paroi de l’intestin.

Pour mieux comprendre d’où pro­vient le phosphate, sachez qu’il en existe trois sources :
• les protéines animales;
• les végétaux;
• les aliments industriels qui contiennent des additifs (à éviter).

On trouve beaucoup de phosphore sous la forme de phosphates organiques dans les protéines animales : laitages, viande, volaille, poisson. Plus de la moitié du phosphore présent dans ces aliments est absorbé. Ainsi, un régime riche en laitages, en viande et en charcuterie en apporte déjà de grandes quantités.

On trouve aussi des phosphates organiques dans certains végétaux : légumes secs, haricots, noix. Mais le phosphore des végétaux est moins bien absorbé que celui des produits animaux, car il est stocké essentiellement sous la forme de phytates que les êtres humains ne peuvent digérer. Donc, même si certains végétaux affichent une teneur en phosphore apparemment élevée, on en avale généralement deux fois moins. À noter que les levures peuvent décomposer les phytates; ainsi, le pain apportera plus de phosphore que des céréales non levées (céréales pour petit déjeuner).

D’autres facteurs ont un effet négatif sur la flore bénéfique : l’effort physique intense, la vieillesse, l’alcoolisme, la pollution, les facteurs saisonniers, les climats extrêmes et l’exposition à des substances toxiques ou à des rayonnements ionisants (radio­activité).

Pour en savoir plus, je vous invite à venir me rencontrer. Je possède une mine de renseignements que je souhaite vous transmettre. Et je ne suis pas sur la toile. Je suis en chair et en os pour VOTRE CŒUR, votre corps ET VOTRE MICROBIOTE.

naturo