La phytothérapie et la santé, les deux inséparables

On sait que la phytothérapie c’est l’art de traiter les maladies par les plantes médicinales (phyto : plante et thérapie : soigner) donc c’est une médecine active.

Cependant, par rapport à la santé, il ne faut surtout pas oublier que la phytothérapie est une médecine préventive et c’est là tout le secret des plantes. Les plantes sont là pour nous nourrir, pour nous guérir et aussi pour nous maintenir en santé.

La santé n’est pas un état fini. Elle est à reconquérir sans cesse, à chaque seconde, jour après jour et toujours de façon très individuelle en rapport avec nos qualités génétiques et psychiques. Que ce soit sur le plan physique, émotionnel ou psychique, les plantes médicinales sont à notre disposition de façon préventive pour nous aider à préserver et à conserver ce merveilleux cadeau qu’est la santé.

Quand à cette période de l’année, on réalise l’abondance des plantes dans nos jardins, on ne peut que remercier cette terre de cette grande générosité et profiter de ces atouts que la nature nous donne pour restaurer notre santé.

Quand j’aperçois dans nos champs la bardane, la verge d’or, le trèfle rouge et dans nos jardins, l’artichaut, l’ail, le thym et tellement plus encore, alors consommer ces plantes pour notre santé physique devient un bienfait énorme.

Quand j’admire dans nos jardins la camomille, la calendule, le millepertuis, ces plantes et plusieurs autres, aident à traverser les moments plus difficiles de notre vie sur le plan émotionnel.

Quand je cueille la mélisse, l’aubépine ou la verveine bleue pour n’en citer que quelques-unes, sur le plan psychique ces merveilleuses plantes peuvent nous être d’un grand secours.

Toutes ces plantes et des centaines d’autres nous accompagnent dans notre quête de la santé. Nous apprenons en phytothérapie que la plante est beaucoup plus que ce qu’elle représente physiquement. Nous apprenons avec la conscience qu’il s’agit là d’un être profondément vivant, incluant bien davantage que ce que notre regard physique peut déceler. On découvre toute la subtilité dans ce pouvoir curatif et ce bien-être que nous procure la plante par sa vitalité. Nous avons encore tellement à apprendre des plantes!

Alors prendre la plante en tisane, en élixir de fleurs, en concentré, en extrait, en teinture-mère, en décoction ou autres, devient un geste en soi guérisseur qui entretient la vie et la santé.

La nature est cette source de vie à laquelle nous pouvons nous abreuver afin de nous nettoyer, de nous restaurer et de grandir. C’est au contact de la nature et plus particulièrement des plantes que nous commençons à comprendre le fond de notre âme!

Notre habitat : un miroir de nous-mêmes

À une époque où la pollution qui nous environne met notre santé en danger (pollutions électriques et électromagnétiques, matériaux toxiques et polluants), il devient impératif de porter une attention toute particulière à notre environnement et notamment à notre maison dans laquelle nous passons le plus clair de notre temps (le terme maison englobe ici tout lieu dans lequel nous vivons ou travaillons).

Il est regrettable de constater aujourd’hui que la plupart des lieux où nous vivons et travaillons génèrent chez l’occupant plus de mal-être que de bien-être (stress, insomnie, maladie).

Souvent ces lieux ont été construit par souci économique, sans vraiment tenir compte de l’être humain. Or, l’architecture doit être pensée en considérant divers facteurs (environnement, économiques, sanitaires, etc.) au centre desquels l’être humain se situe. Privilégier l’un de ces secteurs, c’est entreprendre une démarche spécialisée et engendrer ainsi un déséquilibre : 

il ne suffit pas d’adopter des systèmes performants pour se chauffer et économiser de l’énergie! Encore faut-il que les matériaux utilisés ne nuisent pas à notre santé. Par exemple, un plancher chauffant à eau est plus bénéfique qu’un plancher chauffant électrique, car ce dernier génère une pollution électromagnétique qui peut provoquer un certain mal-être chez les habitants.

Il en est de même pour les matériaux de construction qui doivent être le plus naturels possible, car ils constituent notre « troisième peau » et ils participer au bon échange entre l’intérieur et l’extérieur (d’où l’intérêt du bioclimatisme qui favorise cet échange en préconisant notamment des matériaux sains et non toxiques). Cela ne fera qu’accroître notre bien-être.

Mais ce dernier n’est pas seulement une question d’aisance financière et de confort matériel. En effet, au-delà de l’aspect maison saine, il est important de considérer que notre bien-être est avant tout une question de vie et d’énergie.

Quand on s’intéresse au Feng shui, on s’aperçoit que son grand principe repose sur le fait que tout habitat est parcouru par des flux d’énergie. C’est cette énergie qui confère à la maison sa « personnalité » et qui influence notre propre énergie en tant qu’habitant. Mais l’inverse est également vrai : notre propre énergie peut influencer celle de la maison.

Pour comprendre cette interaction, il est intéressant de considérer notre maison comme un miroir de nous-même. En effet, s’ouvrir à l’image-miroir que nous renvoie notre maison peut nous aider à mieux comprendre comment y harmoniser l’énergie et la polarité.

Le phénomène miroir part du principe qu’on ne peut être « touché » que par quelque chose qu’on porte en soi, et que toutes les personnes que nous rencontrons – et situations que nous vivons – ne sont pas le fruit du hasard. Qu’elles soient agréables ou désagréables, elles nous reflètent, comme un miroir, les bonnes et les moins bonnes parties de nous-mêmes.

Ainsi, une personne qui nous émerveillera par une qualité, nous reflètera que cette même qualité est en train de se réveiller en nous et qu’il est temps de la cultiver. De même, une personne qui nous énervera au plus haut point nous montrera qu’il est urgent de transformer le défaut qu’elle nous reflète. (pour en savoir plus sur le phénomène miroir, voir le livre de Pierre Lassalle : Astrologie et relations humaines aux Éds De Mortagne)

En ce qui concerne la maison, c’est la même chose. Notre maison est porteuse de « qualités » et de « défauts » dont nous sommes également porteurs intérieurement.

Ainsi de par sa forme, ses volumes, la disposition des pièces les unes par rapport aux autres, elle nous révèle une partie de nous-même.

En effet, vivre dans des pièces de vie ouvertes les unes par rapport aux autres n’aura pas la même signification que si ces pièces sont séparées les unes des autres par des murs ou des éléments décoratifs. Dans le premier cas, cela renverra en positif aux occupants des qualités d’ouverture et d’accueil. En négatif, ils pourront avoir tendance à se disperser et avoir des problèmes de concentration.

Dans le second cas, l’image positive du lieu renverra aux occupants des qualités de concentration et une capacité à délimiter leur propre espace. En négatif, ils pourront avoir tendance à se refermer sur eux-mêmes et à rejeter les autres.

Mais l’image-miroir ne s’arrête pas là puisqu’elle prend également en compte tous les « incidents » qui peuvent arriver dans une maison : coupure de courant, problèmes de ventilation, inondations, humidité, égouts bouchés, fissurations, etc. et qui sont reliés aux quatre éléments que sont le feu (qui représente le potentiel créateur dont chaque être humain dispose), l’air et l’eau (qui correspondent à la façon dont l’énergie circule en nous) et enfin la terre (qui symbolise la manifestation de l’énergie dans la matière).

Par exemple, un court-circuit symbolisera une colère refoulée ou un refus d’utiliser son énergie (feu); un problème de téléphone révèlera un problème de communication (air), un égout bouché pourra traduire une difficulté à laisser l’énergie circuler librement en soi (eau); la présence de fissures dans la structure pourra indiquer un refus de changer certaines choses en soi ou une difficulté à manifester un projet qui nous tient à cœur (terre); etc.

L’image-miroir prend également en compte la symbolique des pièces dans la maison : l’entrée, par exemple, représente le lien entre l’intérieur et l’extérieur et symbolise la façon dont nous gérons nos relations sociales. Vaste et lumineuse, elle reflètera pour ses habitants une qualité d’ouverture et d’accueil vis à vis des autres. Petite et sombre, elle pourra refléter un besoin de se protéger de l’extérieur.

Vivre dans un environnement sain et équilibré est devenu aujourd’hui une nécessité. Cette dernière est d’autant plus importante que notre environnement est aujourd’hui menacé. La qualité des matériaux participe à notre bien-être, mais il ne faudrait pas oublier que la base de ce « confort » passe avant tout par un équilibre entre notre habitat et nous-même qui ne peut se faire que dans la mesure où nous apprenons à découvrir les messages que nous renvoie notre lieu de vie. En prenant conscience de cette image-miroir, nous pourrons alors le transformer en un lieu épanouissant qui nous ressemble en profondeur.

Amadouez le stress

Le stress est une réaction physiologique qui permet au corps de s’adapter en situation menaçante. Pour Hans Selye, qui a consacré sa vie à la recherche sur le stress, cette réaction est unique, ou non spécifique, et vise l’adaptation à un problème, sans tenir compte de ce que peut être ce problème.

Les agents stressants (ou chocs), eux, sont très variés; ils vont des changements climatiques aux produits chimiques, en passant par les agressions physiques et les émotions. Notons que le pouvoir de l’agent stressant dépend parfois de l’interprétation que l’on en fait. Les défis considérés contrôlables ne sont pas nuisibles et s’avèrent même stimulants. Pa contre, une situation dans laquelle on se sent pris au piège peut causer un stress chronique qui mettra la santé en péril. Voici comment.

Lorsqu’un agent stressant affecte l’organisme, le cerveau l’analyse et produit une réponse qui sera transmise à l’hypothalamus. Cet organe, qui relie le cerveau au système glandulaire, met en branle le jeu hormonal, qui lui mettra le corps en alerte afin de répondre adéquatement à la sollicitation. Plusieurs changements physiologiques permettent alors à l’organisme de fuir ou de combattre le danger : accélération du rythme cardiaque, transpiration, dilatation des conduits bronchiques, réduction de la production d’urine, ralentissement des systèmes sexuel et digestif et augmentation du taux de sucre sanguin. Une fois l’organisme hors de danger, les taux hormonaux se rétablissent et tout rentre dans l’ordre. Vie et mort d’un stress aigu…

Par contre, si le choc se prolonge, se répète ou est trop intense, le stress chronique s’installe. Ce type de stress, entretenu par des chocs que l’individu ne peut ni fuir ni combattre, entraîne un déséquilibre glandulaire et des réactions adaptatives inadéquates. S’ensuivront la destruction de la résistance, puis la maladie.

Les premiers signes du stress
Lorsqu’insidieusement le stress commence à faire ses ravages, le corps envoie ses premiers signaux de détresse. Prenons le temps de l’écouter…

  • Diminution de la résistance à l’infection : vulnérabilité aux rhumes, grippes et autres infections;
  • Forte sécrétion d’hormones thyroïdiennes et stimulation du système nerveux sympathique : nervosité, tristesse, fatigue, dépression, insomnie et anxiété qui à leur tour peuvent causer de l’hypertension occasionnelle;
  • Réduction de la sécrétion d’endorphines : plus grande sensibilité à la douleur;
  • Réduction des hormones sexuelles : baisse de libido;
  • Désordres endocriniens : hypo et hyperglycémie;
  • Diminution de la mémoire, de la concentration et perte de motivation;
  • Contraction des organes digestifs : nausées, crampes d’estomac et diarrhée;
  • Mauvaise assimilation des nutriments : chute des cheveux.

La maladie s’installe…
Si les premiers signaux d’alarme n’ont pas été perçus comme tels, les problèmes chroniques s’installent faisant état du pouvoir destructeur du stress.

  • Réduction des réponses immunitaires : maladies auto-immunes, allergies et développement de cellules anormales (cancer);
  • Besoin chronique d’insuline : diabète;
  • Irritation chronique du système digestif : ulcères;
  • Taux de cholestérol systématiquement élevé : durcissement des artères et crises cardiaques;
  • Hypertension chronique et épaississement du sang : troubles cardio-vasculaires;
  • Forte sécrétion d’hormones pro-inflammatoires aux dépends des hormones anti-inflammatoires : arthrite rhumatoïde, asthme, colite ulcéreuse…

Quelques moyens simples et naturels pour affronter le stress

  • Consommer des aliments complets, non raffinés, exempts d’excitants et d’additifs. Les farines et céréales de grains entiers regorgent de vitamines B, essentielles à l’équilibre nerveux. Les huiles de première pression à froid améliorent la qualité des cellules nerveuses.
  • Prendre ses repas à heures régulières afin d’éviter les chutes de sucre sanguin. Un taux de sucre stable est indispensable à l’équilibre nerveux, le glucose étant, avec l’oxygène, le principal aliment des cellules nerveuses.
  • En période de stress, la prise de suppléments peut s’avérer essentielle. Un complexe de vitamines B ainsi que le magnésium permettent au système nerveux de mieux faire face au stress.
  • Les plantes adaptogènes, telles que l’astragale, les ginsengs, le suma, l’ashwaganda et le Rhodiola permettent une meilleure adaptation de l’organisme au stress. Elles aiguisent nos ressources physiques sans provoquer d’excitation, de nervosité excessive ou d’anxiété.
  • Avoir des heures de sommeil suffisantes (sept à huit) et régulières contribue à une meilleure résistance aux chocs. Le système glandulaire est conditionné par le rythme lumière/obscurité.
  • S’adonner régulièrement à une activité physique favorise l’élimination des hormones de stress et augmente l’oxygénation au cerveau.
  • Pratiquer la relaxation et la méditation contribue à l’appréciation du moment présent, ce qui réduit les sources de stress générées par notre tortionnaire intérieur, communément appelé mental…

Il ne faut jamais regretter

On a souvent tendance à se dire que l’on regrette telle ou telle chose que l’on a fait par le passé, mais on ne devrait jamais le faire. On a tous fait des « gaffes » et on en fera toujours. Moi, je dis TANT MIEUX! C’est en regardant nos « erreurs » que l’on apprend, et apprendre, c’est merveilleux!

Lorsque l’on regrette quelque chose, à mon avis, c’est que l’on n’a rien compris. On doit parfois chercher et essayer de comprendre ce que la « gaffe » ou « l’erreur » nous a apporté. Chaque acte que l’on pose a ses conséquences positives ou négatives. Ce qui résulte de ces actes a inévitablement une leçon à nous apprendre. Malheureusement lorsque l’on n’y voit que le négatif, en oubliant l’envers de la médaille, le positif, on passe à côté d’un important enseignement et on risque de revivre le même scénario plusieurs fois.

Voyons le positif de ce que l’on a vécu. « Je me suis peut-être mis les pieds dans les plats, mais au moins je sais que je ne referai jamais telle ou telle chose! » Et comme les Anglais disent, it’s a learned lesson (c’est une leçon bien apprise).

Quand on réussit à décortiquer n’importe quel événement et à comprendre que ça a servi à quelque chose de se « casser la figure » ou « d’avoir eu l’air fou », on devient fier de l’avoir fait et on oublie vite les regrets. Bien sûr, la plupart du temps, c’est avec le recul qu’on se rend compte de ce que cela nous apporte, et c’est normal, mais comme on dit souvent, « mieux vaut tard que jamais! ».

Remémorez-vous vos moments « gaffes », « erreurs » ou « ça n’a pas de sens comment j’ai eu l’air fou! ». Cela vous aidera à mieux analyser ces situations et vous finirez par en voir le positif. Ces moments-là, c’est ce que vous étiez AVANT, et non MAINTENANT.

Je termine en vous racontant l’anecdote qui m’a inspiré ce sujet. Quand ma mère était enceinte de moi, elle a fait un rêve où elle me voyait, à environ 4 ans. Nous regardions des photos toutes les deux et je lui ai demandé : « Maman, à quoi ça sert les photos? ». Elle m’a répondu « ça sert à se rappeler qui on était et ce qu’on a fait ».

Pour retrouver son pouvoir

La notion de miroir n’a plus besoin de présentation. Nous comprenons de mieux en mieux à quel point tout ce qui nous fait réagir a une résonance en nous-mêmes. Nous devenons de plus en plus habiles à détecter nos réactions de victime.

Chaque fois que nous tombons dans le panneau de croire que la vie ne nous donne pas assez, que nous attribuons notre malheur à quelque chose d’extérieur à nous, nous perdons une bonne partie de notre vitalité et nous ressentons une grande impuissance. Nous nous souvenons alors que nous avons laissé à quelqu’un d’autre notre pouvoir de créer. Ce pouvoir nous a été donné pour que nous puissions nous fabriquer une vie selon nos besoins et nos désirs.

Nous reprenons tout le pouvoir de créer notre vie selon nos besoins dès que nous acceptons que nous en sommes l’artisan, dans les moindres détails. Nous ne sommes jamais victimes des circonstances extérieures; c’est notre esprit rationnel qui nous maintient dans cette illusion.

Victime = impuissance

Responsable = pouvoir

Les miroirs au cadre doré
Bien que le miroir aux reflets sombres soit un outil indispensable à notre croissance, l’équilibre serait impossible à atteindre sans sa contrepartie positive.

L’ego est pour ainsi dire une usine à fabriquer des résistances et il est intéressant de constater que nous résistons au bonheur autant qu’au malheur, à la beauté comme à la laideur. Il n’y a qu’à observer l’inconfort dans lequel nous plonge un compliment ou un geste de reconnaissance.

Mais que se passerait-il si nous admettions toute la beauté et la grandeur que nous portons? Qu’attendons-nous en effet pour commencer à nourrir les plus belles parties de nous? Si nous attendons que cela vienne des autres, sachons qu’ils font déjà leur part. Comment? Par les reflets positifs qu’ils nous renvoient chaque jour, la plupart du temps sans même s’en rendre compte. À l’instar du miroir négatif, le reflet flatteur se laisse entrevoir uniquement lorsqu’on est prêt à le regarder en face. Le miroir aura beau répéter des dizaines de fois « tu es belle », ce sera peine perdue si l’on n’est pas ouverte à y croire.

Lorsqu’on regarde une personne et qu’on ressent de l’admiration pour ce qu’elle fait, ce qu’elle dégage ou pour son apparence physique, on a devant soi un miroir positif, c’est-à-dire un reflet d’une partie de soi.

Dans bien des cas, comme pour le reflet négatif, on n’est pas conscient de posséder la caractéristique que l’on admire chez l’autre. Il se peut que l’on manifeste une qualité d’une manière très différente, ce qui peut avoir pour effet de dissimuler le reflet.

Nous admirons aussi parfois quelqu’un pour une caractéristique que nous croyons être à l’opposé de ce que nous sommes. L’âme est alors en résonance avec un de ses potentiels. C’est comme si elle nous poussait du coude en nous disant : « Regarde comme tu seras épanoui lorsque tu vas te reconnaître! ».

Nous pouvons apprendre beaucoup sur nos qualités et nos talents cachés en portant attention à la beauté que nous observons chez les autres.

Une façon très simple de jouer au miroir positif est de dresser la liste de toutes les personnes que l’on a admirées (autant au passé qu’au présent) en notant les raisons pour lesquelles on les admire.

Puis on dresse une seconde liste décrivant les qualités que l’on se reconnaît.

On compare ensuite le contenu des deux listes pour identifier celles dont on a déjà pris conscience et celles qui sont à développer.

Les personnes avec qui la relation est agréable et facile nous renvoient des aspects de nous-mêmes auxquels nous ne résistons pas. C’est pourquoi nous nous sentons tellement en harmonie. Ces relations sont de véritables cadeaux de la vie et nous pouvons en accroître le bénéfice en reconnaissant consciemment que nous portons en nous leurs plus belles qualités.

Trois façons de développer le reflet positif
Lorsqu’on devient conscient qu’un aspect de soi est à peaufiner, la façon la plus accessible est de regarder vivre les gens autour de soi qui manifestent (souvent sans le savoir) les qualités et attitudes que l’on souhaite acquérir. L’enfant en nous, toujours vivant, a conservé sa faculté d’apprendre par imitation. Ainsi, quand nous observons nos proches sous l’angle de leurs plus belles qualités, nous aiguisons notre regard du côté des reflets positifs, ce qui développe en nous la capacité de reconnaître nos propres qualités.

Une seconde option est d’identifier chez soi une attitude à transformer et de pratiquer délibérément l’attitude contraire. Peu à peu la nouvelle programmation s’enracine et on peut en venir à modifier des réflexes négatifs bien ancrés.

Une personne qui ne s’attarderait qu’aux attitudes positives de son entourage ne recevrait en retour que le meilleur des gens à qui elle s’adresse. On récolte toujours ce que l’on a semé.

Une troisième possibilité consiste à identifier ses propres qualités et attitudes positives. Par exemple, dresser une liste des qualités que l’on se reconnaît, même si on ne les manifeste pas à 100 %. Puis on ajoute à cette liste les qualités que nos proches nous reconnaissent. On s’engage ensuite à lire ou même à dire à haute voix ces qualités, au moins une fois par jour pour une période donnée.

Les témoignages confirment que le miroir positif ne tarde pas à distribuer ses reflets et les compliments arrivent de l’extérieur, souvent de la part des mêmes personnes qui n’en faisaient pas auparavant. Le principe est simple :

Le monde extérieur nous renvoie l’image que nous avons de nous-mêmes. Nous ne pouvons attendre des autres qu’ils nous apprécient tant que nous sommes incapables de nous estimer.

D’ailleurs notre logique inconsciente est incapable de gober qu’une personne puisse nous trouver extraordinaire alors que l’on se trouve moche et quelconque en se regardant dans le miroir…

Cultivons consciemment nos aspects positifs afin qu’ils acquièrent de la vigueur.

Notre réalité extérieure ne sera toujours qu’une illusion si elle n’est pas le reflet fidèle de notre univers intérieur…

Tout est passage…

En écrivant ceci, « Tout est passage… », je n’invente rien. De grands sages et des plus petits ont médité sur ce thème ainsi que des auteurs contemporains importants tels que Marie-Madeleine Davy, Christiane Singer, Jacqueline Kelen, Jean-Yves Leloup et tant d’autres. Certains livres des plus accessibles font aussi du passage un thème récurrent, si nous voulons bien ouvrir les yeux, pratiquer le langage du cœur, et lire l’essentiel, qui n’est pas toujours invisible, n’en déplaise à Monsieur de Saint-Exupéry. Pensez par exemple aux nuages qui viennent et qui disparaissent, aux ciels du soir, illuminés par un soleil qui s’endort lentement, aux autos qui sillonnent les autoroutes, aux joies et aux peines éprouvées, à la jeunesse, et j’en passe…

Le jour où nous saisissons dans nos réalités quotidiennes l’éphémère de nos angoisses, des plaisirs, de nos réussites et de nos échecs, la vie se transforme radicalement et j’ose dire, pour le meilleur. C’est d’une plate évidence diront certains, d’autres rétorqueront qu’il est inutile de s’arrêter à de telles réflexions. Et pourtant le malheur souvent surgit de cette impossibilité à accepter la vie comme elle se présente, dans ses habits du dimanche ou tout en guenilles. L’idée de toute-puissance et d’infaillibilité est tenace chez l’homme, le désir de demeurer en haut de l’échelle reste indomptable et de là ces déceptions, ce sentiment d’avoir raté quelque chose ou de vivre dans le remords. Faut-il donc dans ces circonstances cesser de désirer, de lutter, d’espérer ou de jouir de nos bons coups? Bien au contraire dirais-je. Il s’agit plutôt de tendre vers l’harmonie des contraires, de chercher l’équilibre, d’éviter en autant que faire se peut la culpabilité, de cesser de se réjouir du malheur des autres et de comprendre un jour que la vie ne se limite aucunement aux réussites matérielles, au pouvoir, en contrôlant ou en ayant l’illusion de contrôler l’incontrôlable. Réussir à accepter par le lâcher prise, avec courage et détermination, qu’il y a plus grand que nous, procure non pas un sentiment de liberté mais une liberté réelle. Demander à ceux et celles qui ont expérimenté ce chemin, insistez, car en général ces gens sont discrets et plutôt silencieux!

Et ce qui m’apparaît encore plus important, faites-en vous-mêmes l’expérience.

Voyez comme nous sommes loin de la soumission et de cette tendance généralisée à se prendre pour des victimes. Nous parlons ici d’autonomie, de cheminement, de joie profonde et d’un bonheur certain.

Nous pourrons ainsi accueillir et profiter délicieusement de l’automne qui vient, nous pourrons mieux apprécier les rencontres, profiter du moment présent et saisir d’un air heureux que tout est passage… sauf l’éternité!

Les bienfaits du ressourcement

Se ressourcer, c’est revenir à ses racines, à sa source pour retrouver la voie de son cœur et de son pur esprit. Les conditions de vie actuelles sur terre maintiennent l’illusion et conditionnent l’être humain à maintenir un état de survie et d’obligation de toutes sortes. Ce manque de liberté et de spontanéité naturelle diminue la vitalité, la créativité et la joie. Les résultats nous les connaissons tous : stress, dépression, burnout, maladie dégénérescente, vieillesse et mort. Ces états déséquilibrés sont devenus normaux dans la conscience humaine, et tous s’attendent tôt ou tard à les subir. Cette impuissance garde prisonnier la vérité profonde de l’être.

Il est évident que ces états d’être sont une caricature du plan divin. Personnellement, j’affirme que ces états sont le reflet de la non-reconnaissance de la source de vie, de ses racines profondes. J’ai ressenti et compris la vérité profonde de la source en observant la perfection de la nature. J’ai reconnu l’intelligence et la vivacité de la nature et j’ai reconnu qu’elle reflète sans l’ombre d’un doute la perfection de l’Esprit qui l’a imaginé et manifesté. La terre et sa créativité, sa beauté, sa richesse, sa jeunesse éternelle démontrent clairement l’essence de la vie infinie. Sans parler de son interrelation avec les astres qui l’entourent et le cosmos tout entier.

Je me suis donc reliée à elle consciemment, j’ai réalisé qu’elle communique directement avec l’être dans sa dimension subtile. La beauté de la nature est vibratoire et interagit à travers les sensations. Si nous prenons le temps de ressentir ces vibrations, nous réaliserons qu’elles se transforment en image et même en pensée. C’est une véritable communion qui s’actualise lorsque l’être devient de plus en plus présent à lui-même et présent à la nature qui l’environne.

C’est pourquoi aujourd’hui je vis dans un environnement naturel. Cette relation intime avec la nature m’a appris à communier avec le monde animal, minéral, l’air et l’eau. Tout est intelligent, vivant et relationnel. Aujourd’hui, les baleines font partie de mon environnement et elles participent à l’équilibre des principes masculins et féminins. En d’autres mots, elles participent à l’unité parfaite et à l’harmonie naturelle de l’être. J’ai reconnu la perfection de toutes les espèces et l’interrelation entre tous reflétant parfaitement l’amour et l’intelligence divine, notre source. Cet Esprit divin communie avec chacun de nous par l’intermédiaire de l’Âme qui nous inspire par la voie de nos intuitions et de nos rêves les plus chers.

Je vous suggère fortement de vous ressourcer régulièrement au cœur de la nature avec l’intention de communier directement à la source manifeste en vous et tout autour de vous.

Bon ressourcement!

Être soi au travail, une question d’intégrité

La vie professionnelle nous offre une place dans la société tout en nous forçant à nous positionner en permanence face aux autres (collègues, patrons, partenaires, etc.) et face à nous-mêmes. Sommes-nous à la bonne place? Où mettre la limite dans les compromis à faire au quotidien? Est-ce que nos tâches correspondent à nos compétences? Notre milieu professionnel est-il vraiment porteur, nous permet-il de développer notre plein potentiel?

Nous ne faisons pas toujours cet exercice de positionnement de façon consciente. Souvent, c’est la conformité à l’air du temps, à certaines règles non écrites qui l’emporte et peut, dans certains cas extrêmes, emporter notre équilibre, voire notre santé. La logique qui prévaut aujourd’hui dans nos sociétés occidentales est celle de la rentabilité, de la performance, de la reddition de comptes. L’équilibre travail-famille, l’expression de sa mission de vie, de sa créativité, de ses intérêts ne correspondent guère à la réalité. On en parle plus qu’on ne les met en pratique. Quelle est donc la part du choix des individus dans leur travail? Les beaux thèmes évoqués ci-dessus sont souvent contrebalancés par d’autres qui, eux, traduisent un vrai malaise : stress, absentéisme, présentéisme, épuisement voire carbonisation professionnelle (le fameux « burn out »)…

Voilà pourquoi je m’interroge en osant faire une analogie avec des situations décriées à d’autres époques. En effet, sommes-nous si loin de ce que Karl Marx appelait l’aliénation du travail? Bien sûr, le contexte du début de l’ère d’industrialisation différait de celui qu’on vit présentement… Les industriels utilisaient davantage la force physique de la main-d’œuvre. Cette dernière incluait même les enfants, était peu éduquée, s’épuisait, n’avait que peu de recours face au patronat. Les gens travaillaient comme des bêtes et gagnaient une misère à la sueur de leur front. C’était Zola. Ces situations ont déclenché des mouvements ouvriers, de véritables luttes sociales qui ont débouché sur une série de droits (temps de travail et de vacances réglementés, salaire minimum, sécurité, etc.) que nous considérons comme « acquis » aujourd’hui. Si les conditions diffèrent pour la moyenne des occidentaux, il me semble que l’autonomie des individus n’est pas plus garantie qu’à l’époque. Il existe des formes plus insidieuses d’aliénation (mentale, morale) qui n’en sont pas moins réelles. Sous une forme plus ou moins déguisée, c’est le modèle de l’entreprise qui règne en maître aujourd’hui. Nous vivons donc à l’ère d’un jargon creux, celui des séances de « coaching, team-building, e-learning » dans le cadre de « plans, stratégies, orientations » pour offrir des services « personnalisés » qui ont pour but de remettre un tant soit peu d’humain dans le déshumanisé total… L’auteur Corine Maier, dans son pamphlet « Bonjour paresse », décrit bien l’idéologie de la culture d’entreprise et son emprise pernicieuse sur les masses salariées.

Il est difficile de contester cette logique. Chacun fait donc des compromis en trouvant des solutions individuelles pour s’épanouir malgré le manque d’intérêt ressenti face à son travail ou pour contrer le trop-plein de stress qu’il y vit… Yoga, entraînements variés sur machines diverses, séjours dans des spas, jardinage, patin, marche nordique, et j’en passe. Sans nier l’intérêt de ces activités, sont-elles autre chose qu’un dérivatif, qu’un pansement sur une jambe de bois, une goutte d’eau dans l’océan? Ces gestes isolés ne sont-ils pas dérisoires face à l’idéologie capitaliste, la logique implacable du « toujours plus, toujours plus vite »? Qu’en est-il du lien social, du projet de société dans laquelle on vit? Passés aux oubliettes, ces projets passent pour aussi ringards que le syndicalisme ou le féminisme…

À mon sens, s’il est une solution individuelle, elle doit comporter un aspect réflexif et une dimension éthique. Cette solution est une nouvelle forme de lutte, de combat. C’est celui de l’intégrité. Par intégrité, j’entends l’effort conscient de rester soi, de se respecter dans ses valeurs, dans ses forces et ses limites. C’est tout un programme. Sans l’intégrité, soumis à l’idéologie dominante et la pression du groupe, l’individu se perd, se soumet ou abuse de son pouvoir. Il perd ce qu’il y a de plus précieux en l’humain. Sans l’intégrité, l’influence devient manipulation, la recherche compulsive de valorisation, un manque de dignité. Être intègre, c’est donc être fidèle à soi-même, être libre, rendre service sans être servile. C’est un défi quotidien. L’œuvre d’une vie.

Percer l’illusion

Percevoir l’être derrière l’ego ou la véritable quête de soi

L’estime de soi!…

Sujet si important et si vaste que juste tenter d’en faire l’éclaircissement demanderait bien de l’encre!

… Il faudrait à la base définir le soi.

Souvent l’image de soi fait référence surtout à l’ego. Il serait juste de dire… l’image de l’ego.

Le véritable soi ne s’atteint qu’au fil d’un long processus de nettoyage des conditionnements et des modèles véhiculés par la société dans laquelle nous nous sommes incarnés. Conditionnements propres à chacune des sociétés qui diffèrent d’un pays à l’autre. Société qui, de par ses ombres et ses lumières, dispense des éléments qui permettront des compréhensions. Autre pas dans mon évolution. Une vision éclairée et élargie développe notre capacité à identifier les modèles et critères projetés par la société dans laquelle je « baigne » et de toutes collectivités. Discernement qui incite à l’authentique quête de soi.

Quête de l’être profond que nous sommes, départi des conditionnements. Quête de l’être profond que nous sommes, départi de l’ego.

La plupart des conditionnements visent à entretenir l’ego. Venant des trois sphères où se déploie notre vie : société, famille et nous-même, ils ont une incidence certaine sur nos exigences, nos aspirations, nos déceptions et parfois même nos désarrois. Il faut apprendre les programmations de toute provenance et user d’un sain jugement à l’égard de leur influence sur notre « bien-être » ou notre « mal-être ».

Percer l’illusion en faisant le constat de l’éphémère. S’élever au-dessus et devenir conscient des structures changeantes au fil du temps avec les exigences qui y sont associées et des différentes cultures, avec leurs coutumes, qui enrichissent notre terre… c’est s’éveiller.

Et s’éveiller, c’est aussi s’éveiller à soi.

Il faut apprendre à se libérer des conditionnements qui distorsionnent notre vie, la réalité de notre être. Il y a ceux qui viennent de soi… Il faut en retracer les peurs, les souffrances, les blessures. Distinguer et ne conserver pour soi que ce qui nous appartient vraiment. Savoir garder, parmi ceux de la société du moment, ce qui est élevant pour l’âme, en récupérer les lumières. Se départir de ce qui n’est pas nous, pas propre à notre nature profonde.

Déterminer ce qui nous convient, faire des choix appropriés en respectant nos aspirations et nos limites, permet de garder ou de se réapproprier notre intégrité. Prendre conscience que nous en sommes les premiers responsables dans l’univers.

S’éveiller, c’est aussi reconnaître les mécanismes établis qui, la plupart du temps, n’ont aucun lien avec ce que je suis profondément. Dans les scénarios de vie, chaque disfonction, chaque disharmonie est une tentative de la vie de me ramener à moi, sans compromis. Capter les leçons permet de se dégager sans cesse de ses comportements malsains et de ses attitudes erronées et par le fait même, nous rapproche de notre propre identité.

Nous sommes uniques. Chaque histoire de vie est unique. Chacun arrive avec un bagage composé d’expériences, de choix, de blessures et de joie.

La résultante de tous les aspects de notre être qui nous personnifient est un cadeau continuellement offert à l’univers. Genre énergétique particulier qui dispense sa couleur et, de par le développement en valeur, rehausse l’ensemble de la qualité de vie dans l’univers.

Apprécier nos couleurs, notre personnalité distincte, en réaliser la vie, détermine l’ampleur du tremplin vers l’épanouissement.

Même avec l’ouverture et la volonté d’être constamment habité par la pensée que l’être véritable n’est pas matériel, il ne faut pas se leurrer et vouloir se targuer d’une fausse spiritualité en soutenant que l’apparence du corps n’affecte en rien l’aisance avec laquelle nous « l’habitons ».

Pour vivre une pleine liaison, l’image physique reflétée par le miroir doit correspondre à ce que je ressens que je suis, gardant ici la cohérence du genre. Quand le corps n’est pas en « accord » avec le ressenti de l’âme, il y a nécessairement disharmonie, dissonance, source de souffrance, de conflit émotionnel, de manque de confiance.

L’humain a fondamentalement besoin que l’image qu’il renvoie s’accorde avec son intérieur et sa véritable personnalité.

Sachant que nous sommes toujours le résultat de l’ensemble de nos expériences, de nos choix, si « l’image de soi » ne correspond pas à nos aspirations du moment, un questionnement éclairé s’impose. Après le long périple de mon existence, où en suis-je rendu? Savoir ce que je veux réellement être à l’avenir. Ce que je veux intégrer à mon genre et pour d’autres aspects, doucement ou carrément les abandonner afin que ma vie corresponde à ce que je suis réellement aujourd’hui. Où en suis-je maintenant en tant qu’âme et quel est l’accomplissement auquel j’aspire?

Pouvoir exprimer ce que nous sommes et pouvoir réaliser le potentiel que l’on porte sont les bases de l’estime et de la saine image de soi.

Être capable de surmonter les projections des autres, anciennes et nouvelles. En discerner ce qui peut-être m’appartenait, m’appartient encore aujourd’hui et supprimer toutes les étiquettes qui finalement sont, la plupart du temps, reliées à l’ego.

Percevoir l’être véritable derrière l’ego! Chacun doit y parvenir pour lui-même et pour autrui. Fruit d’un cheminement méticuleusement tramé par la vie, fruit de l’éveil de la conscience de soi, de l’autre et de toutes choses.

L’estime de soi, la vraie, passe par la compréhension de ce qu’est le soi. Le soi, c’est le long cheminement vers l’autonomie spirituelle, vers l’autonomie de l’esprit dépouillé de tout conditionnement, de tout comportement erroné, Elle s’acquiert avec l’éveil quand l’être devient authentique avec soi, avec les autres.

Quand on est rendu à vivre l’estime de soi, c’est qu’il y a eu un grand ménage, un véritable travail en profondeur. Beaucoup de libérations ont fait leur œuvre libérant l’être, déployant l’esprit.

La véritable image de soi émerge quand l’être n’est plus omnibulé ou simplement influencé d’aucune façon par des critères extérieurs. Quand il a rejoint sa « lumière ».

On acquiert la véritable estime de soi quand on se connecte avec le soi, le vrai soi.

En se reconnectant avec l’univers, à l’éternité, à l’essence de vie que l’on porte, que l’on est, on retrouve l’étincelle de l’énergie divine que nous sommes finalement réellement, et par là même… notre véritable image de soi.

Un jardin de fleurs comestibles, quand dites-vous?

Ma nature curieuse et mon amour pour les jardins m’ont amenée depuis quelques années vers la culture des fleurs comestibles. Au premier abord, cela peut sembler un peu dangereux et excentrique de consommer des fleurs. Mais, à l’aide de bons livres illustrés et des conseils de votre pépiniériste, vous pourrez identifier plus facilement les fleurs comestibles. Nous apprendrons les noms latins des fleurs comestibles et non comestibles afin de bien les identifier. En effet, ce n’est pas parce qu’une fleur est jolie ou a un parfum alléchant qu’elle est comestible. Elle pourrait être toxique et même causer la mort, surtout chez les tout-petits.

Supposons que, nous ayons une capucine, une rose et une hémérocalle dans notre assiette.  Allons-nous tenter l’aventure d’y goûter pour la première fois? Il nous reste peut-être une petite barrière psychologique à franchir, comme celle de considérer les fleurs comme de simples ornements de table. Ces fleurs sont offertes par dame nature comme des aliments de fine cuisine. Sachez que leurs arômes, leurs saveurs et leurs textures sont aussi raffinés que les fines herbes. Leurs multiples couleurs, de vives à couleurs pastel passant par toutes les gammes de teintes ajoutent un cachet très spécial à nos recettes.

Saviez-vous que la consommation des fleurs remonte à l’Antiquité tout en passant par le Moyen Âge? Et que les différentes civilisations ont toutes eu des fleurs à leurs menus? Les Romains, les Égyptiens, les Grecs et les Asiatiques utilisaient déjà ces charmantes fleurs dans leur gastronomie. Depuis la nuit des temps, on retrouve les fleurs d’oranger et les lis dans la cuisine asiatique. La consommation des capucines à saveur piquante provient des Perses. Les fleurs de tournesol accompagnaient les cérémonies chez les Incas. La belle époque victorienne ajoutait des pétales de rose à leurs desserts. Les violettes cristallisées étaient servies comme des friandises raffinées.

À chaque printemps, quand je prépare mes jardins, je vois les fleurs d’une toute autre manière. J’analyse leurs propriétés médicinales, leurs vertus culinaires et l’agencement de leurs magnifiques couleurs. Ces superbes fleurs annuelles et vivaces accompagnent les légumes et fines herbes dans les jardins. Semez seulement des semences certifiées comestibles. Il est important d’utiliser des engrais et produits biologiques dans nos jardins pour éviter toute source de contamination. Je préfère les cueillir le matin, par temps sec quand la rosée s’est évaporée ou au coucher du soleil.

L’après-midi, les pétales se faneront rapidement à cause de la chaleur. Je vérifie, après cueillette, s’il y a des petits insectes cachés sous les pétales ou à l’intérieur de la fleur. Je les enlève et je rince les fleurs à l’eau froide légèrement. Si, vous n’avez pas de jardin, achetez des fleurs dans les fruiteries identifiées comme étant comestibles. Attention, les fleurs chez les fleuristes regorgent souvent de pesticides.

J’apprête les variétés de fleurs de diverses façons. J’ajoute les capucines, les belles pensées, les roses trémières ou les pétales de tulipes aux salades. Vous pouvez préparer de délicieuses limonades avec la monarde, l’œillet de poète ou l’achillée millefeuille. La décoration des gâteaux se fait bien avec les fleurs de bourrache ou les petites violettes. L’hémérocalle et la tulipe sont délicieuses farcies. Les phlox, les œillets de fleuriste ou les pétales de soucis se marient bien dans la confection du beurre floral. Ajoutez les pétales de souci dans votre riz, cela fait très joli. N’oubliez pas d’ajouter vos feuilles de capucine, de violette ou de monarde à vos salades d’été. Avec le pétale de rose sauvage, vous pourrez préparer la liqueur de rose, la liqueur des femmes.

La conservation des fleurs requière une attention spéciale. Les méthodes traditionnelles de séchage et de congélation ne s’adaptent pas particulièrement à la conservation de la forme et de la saveur des fleurs. Si vous voulez conserver une fleur entière, la méthode idéale est la cristallisation. Le goût des fleurs se conserve mieux par exemple dans le beurre floral aux pétales de rose, le sucre floral à la lavande, l’huile florale aux fleurs de basilic, le vinaigre floral aux fleurs de ciboulette, le sirop floral à la reine-des-prés, la gelée florale au sureau noir, la rose trémière cristallisée ou des cubes de glace à la fleur de bourrache.

La façon dont je préfère consommer les fleurs est directement dans le jardin. Mes favorites sont l’hémérocalle (lis d’un jour), le trèfle, le tournesol et les géraniums à feuilles aromatiques. Créez cet été, un jardin de dégustation au milieu de vos platebandes. Installez une jolie table et dégustez vos mets favoris aux fleurs avec vos familles et convives, Les fleurs nous apportent une joie de vivre, se sont les vitamines de l’âme.

Quand vous ne savez pas si une fleur est comestible, soyez prudent et ne la mangez pas avant de l’avoir bien identifiée.

Fleurs comestibles
Achillée millefeuille, Achillea milefolium, vivace. Bégonia, Begonia semperflorens, vivace tendre. Capucine, Tropaeolum majus, vivace tendre. Bouton, graine et feuille sont comestibles. Hémérocalle, Hemerocallis cv., vivace. Impatiente, Impatiens walleriana, vivace tendre. Monarde, Monarda didyma, vivace. Œillet de fleuriste, Dianthus caryophyllus, annuelle. Oeillet de poète, Dianthus barbatus, bisannuelle. Géranium ou pélargonium odorant, Pelargonium spp., vivace tendre. Pensée, Viola tricolore ou Viola x wittrockiana, vivace, enlever le pédoncule amer. Phlox, Phlox paniculata, vivace. Pois de senteur, Lathyrus, annuel. Reine-des-prés, Filipendula ulmaria, vivace. Rose, Rosa ssp., vivace. Rose trémière, Alcea rosea, bisannuelle. Souci, Calendula officinalis, annuelle. Sureau noir, vivace. Tournesol, Heilanthus annuus, annuelle. Tulipe, Tulipa vc., vivace. Enlever les étamines et le pistil avant usage. Violette, Viola cornuta, annuelle, Viola odorata, vivace.

Fleurs non comestibles
Aconit, Muguet, Delphinium, Cœur-saignant, Digitale, Poinsettia, Jasmin de Caroline, Hortensia, Iris, Pois de senteur vivace, Lupin, Jonquille.