Petit témoignage d’un grand cheminement

Ce témoignage se veut un message d’espoir – et de grand amour- à ceux et celles qui, désillusionnés, ne parviennent plus à espérer connaître un jour la paix ni même un peu de bonheur, après avoir essayé comme moi médicaments, thérapies, ou encore la religion… Parfois, la souffrance nous oblige vraiment à remonter à la source.

18 novembre 2000, 43 ans. – Depuis maintenant 4 mois, je prépare bien discrètement une quatrième tentative d’un suicide qui passera inaperçue, camouflée sous le prétexte d’un travail à l’étranger. Du compte bancaire à la cessation du bail, tout est prévu. Il n’y a strictement personne dans ma vie et je ne suis dans la vie de personne; il se passera des mois, voire des années, avant que quelqu’un ne porte attention à mon absence. En ce samedi matin, la souffrance n’est plus tenable. Flacon de médicaments à la main, assise à mon bureau, je rédige un petit mot excusant mon acte… et mon regard s’échappe vers une revue, « Cheminement », qui m’attendait, depuis quand… Sur une page grande ouverte, des gens offrant toute leur aide… Je suis idiote de me faire une fois de plus un quelconque espoir; ça n’a jamais marché. Et… je compose un premier numéro, un deuxième… tout est fermé en ce samedi matin. Un dernier essai : Médecine énergétique et relation d’aide… pourquoi pas… Il m’attend chez lui.

J’espérais un vrai psychothérapeute dans un vrai bureau avec des diplômes au mur. François m’accueille dans sa cuisine remplie de soleil et de plantes, je me retrouve devant un café, des pantoufles tricotées aux pieds et un chat qui s’y frotte en ronronnant. Réticence et distance, puis je finis par avouer ce qui m’amène. Il pose deux ou trois questions et à mon étonnement, me décrit mon enfance, mon adolescence et la nature des sévices subis à tel ou tel âge. Il m’explique toutes ces mêmes théories que j’avais jadis étudiées en pédagogie. Et il m’écoute. Une heure, deux heures, trois heures. François m’écoute, me rassure quand je regarde l’heure… et m’écoute encore. Nouvelle réticence : ces traumatismes avaient causé des soi-disant blocages d’énergie qu’il pouvait débloquer. (Ben voyons, c’est quoi ces histoires de chakras et d’énergie qu’il me chante là?) Je le suis dans son bureau – un vrai -, pour un « traitement » : une heure de relaxation sur une table de massage. Yeux fermés, j’entends sa respiration alors qu’il se déplace autour de moi, rien de plus. Aucun effet, sinon un certain sentiment de détente. Je quitte sa maison avec un rendez-vous la semaine suivante. J’y retourne… avec l’intention de lui annoncer que c’était la dernière fois : je voulais un vrai psychothérapeute, membre d’une vraie association professionnelle. J’y suis restée. Il a continué à m’écouter. Au bout d’un mois, mon éternel mal de dos s’était suffisamment amélioré pour un traitement couchée sur le ventre. François se place à mes pieds. Un picotement au pied droit, puis à gauche, monte jusqu’au dos et y reste jusqu’à la nuit. À un autre traitement, un spasme secoue subitement une jambe, puis l’autre. Aujourd’hui, je n’ai plus mal au dos et ne boîte plus. Ce n’était pas toujours aussi facile. À chaque séance de placotage précédant un traitement, resurgissaient des souffrances soigneusement enfouies dans l’oubli. Il fallait ensuite « écouter » ce qui me venait à l’esprit durant le traitement. Un étrange voyage a commencé. Je me suis « vue » à l’âge de 15 ans… 3 ans… 18 mois… 12 mois. Ma mère m’a confirmé les détails concernant notre maison jadis : meubles, rideaux, bibelots, s’étonnant de ma drôle de mémoire. Mais ce n’était pas drôle. Plusieurs séances se sont passées les poings bien serrés devant le visage, avant d’accepter finalement de laisser jaillir la souffrance. Ça aura pris 4 mois. Ma vie n’a pas changé subitement lors d’une scène spectaculaire, il n’y a jamais eu de tambour ni fanfare pour marquer une guérison miraculeuse.  Les 7 mois passés à la cuisine et dans le « bureau » n’ont fait qu’enclencher un processus qui continue d’évoluer, années après années. Je n’ai pu que constater ici et là des changements, au fur et à mesure que les circonstances se présentaient : un peu comme si quelqu’un s’était ingénié à déplacer les objets dans votre maison, et que vous les découvriez au hasard en ouvrant un tiroir ou un placard. Je me souviendrai toujours de ce tout premier constat : je subissais au travail l’attitude et les comportements abusifs d’une collègue jouissant de la protection de la directrice. Lorsqu’elle ou un autre me tombait dessus, je me laissais blesser et humilier pour finalement quitter et me réfugier chez moi en pleurs. Ça durait depuis des années. Et un beau jour… elle s’est vue remise à sa place avec une fermeté pleine d’une nouvelle assurance, qui me sortait je ne sais d’où. Je ne sais pas laquelle des deux en fut la plus étonnée. Comble de surprise, elle a dû s’y prendre à deux fois pour que j’accepte… des excuses. Vous devinez la suite, tant au niveau professionnel que personnel. Permettez-moi une confidence plus familière : j’ai retrouvé le plaisir d’être femme… après 9 ans d’abstinence.

28 juillet 2003, 46 ans. J’ai quitté cet emploi où je croupissais depuis 17 ans sous une directrice arbitraire. J’ai réalisé un vieux rêve : je suis à l’université et entame (déjà!) ma dernière année au bac. J’ai un nouveau boulot avec équipe et directrice formidables que j’adore. La fibromyalgie qui me rongeait est disparue, j’ai délaissé les médicaments depuis deux ans. J’ai coupé les liens abusifs et toxiques, remis les pendules à l’heure avec certains membres de ma famille, et récemment créé une merveilleuse relation d’amour avec d’autres. Le reste suivra.

Ma vie, jadis si vide, s’enrichit de personnes que je chéris affectueusement. Le processus est enclenché, les résultats définitifs.

Pour vous, qui avez tout essayé, de grâce, croyez encore. N’abandonnez pas. Accordez-vous la chance d’aller d’abord à la source. Simultanément, la thérapie se fera, la découverte de cette énergie qui habite et anime votre corps vous rapprochera de ces Jésus, Bouddha et autres. Et un jour, peut-être serez-vous étonné comme moi de réaliser que les résultats sont ENFIN permanents. Offrez-vous la donc enfin, votre vie!!

(Et un p’tit merci à toi François C., mon M’sieur Energiser! J)

Anonyme

Oser être soi et pouvoir en rire… est-ce possible?

J’ai fini ma thérapie! Rassurez-vous, ce n’est pas parce qu’on va chez le psychologue que ça veut dire que l’on est fou… Au contraire, je dirais même que, dans certains cas, ça fait du bien d’en voir un plus malade que nous…

Cheminer, ce n’est pas toujours de tout repos et parfois il faut pouvoir en rire! Comment est-ce possible?

Je vous dirai que la première chose à faire est de consommer de l’humour… Il est très important de consommer de l’humour, car ainsi nous éduquons notre esprit à en faire.

Supposons que vous voulez apprendre à parler espagnol. Qu’allez-vous faire?

Vous allez fréquenter des espagnols, vous allez écouter des films en espagnol, vous allez lire en espagnol. Bref vous allez consommer de l’espagnol!

C’est la même chose pour l’humour!

Il faut en consommer pour « éduquer » notre esprit si on veut être quelqu’un de qui on dira : Hé qu’il est donc spirituel!

Il faut ensuite apprécier l’humour et ceux qui en font…

Êtes-vous le genre de personne qui fait la moue (dans le genre hannnnnnnn) lorsque l’on vous raconte une histoire drôle?

Ce n’est pas très fort! Lorsque vous agissez ainsi, vous êtes en train de faire fuir les comiques et ensuite vous vous plaindrez qu’il y a juste du monde ennuyant autour de vous…

Je conviens qu’il y a parfois des histoires qui sont plates! Mais en avez-vous une meilleure?

Hum… Facile de critiquer. N’êtes-vous pas toujours un peu comme ça dans tous les domaines de votre vie?

J’ai observé depuis plusieurs années que les blagues ou les humoristes qui ne nous font pas rire ou que nous avons carrément en aversion viennent toucher une corde sensible à l’intérieur de nous et que l’on pouvait s’en servir pour faire un peu d’introspection. Mais soyons plus précis.

Il y a des jours où les blagues sexistes antifemme me font beaucoup rire et d’autres jours où elles m’agressent! Pourtant ce sont les mêmes blagues! Alors qu’est-ce qui fait que je les reçois différemment?

C’est très simple : lorsque je suis fâchée contre un homme, je ne trouve pas cela drôle et lorsque j’ai réglé le problème et que je suis revenue à de meilleurs sentiments, je suis la première à raconter les histoires en question!

Il y a des blondes qui trouvent les blagues de blondes très drôles parce qu’elles ont une bonne estime d’elle-même et ne se sentent pas concernées par le côté niais associé aux blondes et les autres qui ont une piètre opinion d’elle-même qui se sentent offusquées parce que ça les touche dans le peu de confiance qu’elles ont en elles!

En général, les blagues à caractère sexuel font rire les gens qui sont à l’aise avec la sexualité et « titillent » ceux qui le sont moins!

Si une blague ne vous fait pas rire, au lieu de faire la moue, sautez sur l’occasion pour vous demander ce que ça vient toucher de vulnérable à l’intérieur de vous et concentrez-vous à le régler pour étendre votre réceptivité au rire et à l’humour!

Des mots pour survivre

L’écriture est un art. Un geste créatif, thérapeutique, évolutif. J’ai voulu illustrer sa valeur avec un exemple concret, un témoignage.

Un livre, une auteure. Émilie Legris, 27 ans, vient de publier son premier roman. Fiction. Fiction évidemment reliée à son vécu, à ses tripes. Un titre percutant. « Vomir ». Un style direct, sans détour, sans pudeur. Des mots simples et crus, comme les jeunes les parlent, des mots qui, l’air de rien, t’écorchent le cœur au passage. Le quotidien tel qu’il est, la peur d’exister et le mal de ventre. Des pas perdus dans les rues de Hull. Des pas qui cherchent une piste. L’espoir.

« Une faim atroce me creuse les os. »

Les mots racontent, l’écriture témoigne d’une présence derrière ce corps qui crie sa douleur. De cette force touchante qui appartient à ceux qui traversent des tempêtes et qui savent rester vulnérables, à l’écoute de leur sensibilité. Ceux qui continuent quand même.

Émilie a accepté de répondre à quelques questions.

Pourquoi ce livre?
« Écrire permet de banaliser les choses que t’as vécues, de les rendre acceptables, moins taboues. Se donner la permission d’en parler. Ça donne la chance aux autres de se reconnaître. Plein de gens vivent ce genre de choses et personne n’en parle. Mon livre ne touche pas seulement l’anorexie, il y a aussi l’alcoolisme, la santé mentale, les difficultés d’insertion sociale. Tous ces problèmes sont entretenus par le fait qu’on n’en parle pas. »

Qu’est-ce que ça t’a apporté d’écrire cette histoire?
« La satisfaction de réussir un projet, de publier un livre. Il répond à un besoin d’être vue, d’avoir le droit d’être différente, et de partager. C’est une occasion d’exprimer ma sensibilité. Et de dire mes opinions sur le système de santé, sur le système d’éducation.

Il y a un effet thérapeutique à s’exprimer. Il fallait lâcher un cri. »

Où en es-tu maintenant?
« Ces points de vulnérabilité restent présents. Je m’en sers comme des points de repères, des signalisations. Quand l’équilibre vacille, je me pose vite des questions sur ce qui ne va pas. Ces épreuves m’ont rendue plus humaine et plus humble. Je ne juge pas les autres, leurs difficultés. Je sais l’importance d’être soi-même, même si on ne sourit pas tout le temps. Je vois que la vie a placé de belles personnes autour de moi. J’ai cessé de me battre. Je fais ce que j’ai à faire, une journée à la fois. Ce n’est pas toujours facile, parce que je reste hypersensible, mais je prends la vie plus simplement. »

Des projets? Un autre livre?
« Un autre livre, oui, je connais mon sujet, ce dont je veux parler. Mais je ne suis pas prête, j’ai besoin de temps encore. »

Merci Émilie d’avoir bien voulu partager ce moment avec nous.

Optimiser santé et longévité avec les forces de la nature

Savoir vivre en communion avec les forces revitalisantes de la nature peut doubler votre espérance de vie.

Vivre 120 ans en excellente santé avec l’esprit vif, le cœur amoureux, le corps sain et les mains habiles, voilà une option qui s’offre à vous!

En effet, la science a démontré que nous sommes génétiquement programmés pour vivre 120 ans et plus… aussi, nous sommes adaptés génétiquement à vivre en contact avec les éléments de la nature qui nous fournissent notre énergie vitale. Découvrez comment vous énergiser en absorbant régulièrement les énergies naturelles de chacun des éléments suivants : la nourriture vivante, l’eau propre (à boire et à s’y baigner), l’air oxygéné par les plantes, le soleil, l’argile ou l’humus (bain), les sons naturels des oiseaux, de la pluie, du vent…

Parmi les lois naturelles à suivre pour vivre en excellente santé et longtemps, c’est la loi de l’alimentation naturelle qui est la plus importante. La transgression de celle-ci a des conséquences néfastes aux niveaux intellectuel, émotif et physique. Les dénaturations des aliments génèrent des substances et des molécules non naturelles et dangereuses à consommer sur une base régulière. Voici les principales dénaturations que l’on fait subir à nos aliments : la dénaturation thermique par élévation de la température au-dessus de 50 degrés Celsius ou par abaissement au-dessous de 0 degré Celsius quoique moins nocive car la congélation existe dans la nature, la dénaturation mécanique par mixage à haute vitesse, surpressurisation, irradiation, adjonction d’agents chimiques et synthétiques, modification génétique… les aliments dénaturés induisent une dépendance dont il est difficile de se défaire de même que les drogues, l’alcool, la fumée, la télévision… pour accélérer et faciliter le sevrage, certaines personnes optent pour un jeûne à l’eau, à l’air et au soleil, Celui-ci purifie l’organisme en profondeur et le regénère partiellement en attendant l’alimentation naturelle à 100 % qui achève la renaissance complète de l’organisme à plus long terme.

J’ai personnellement adopté un mode de vie plus naturel en changeant principalement mon alimentation conventionnelle pour l’alimentation crue qui est source d’énergie vitale. Voici les bienfaits que j’en ai retirés : un plaisir intense au repas, une déculpabilisation face à tous les plaisirs naturels, l’affinement de mes sens de l’odorat, du goût, de l’ouïe, du toucher et de la vue, une grande détente nerveuse, une respiration facile par le nez, la disparition de l’asthme, la disparition des maux de dos et de la fatigue après les repas, la disparition des allergies au pollen, aux chats et à l’herbe à puce, la diminution de pouls de 80 à 50, l’optimisation de la pression et du cholestérol sanguin, la disparition du vertige, la diminution des odeurs corporelles, la résistance accrue au froid et à la chaleur et j’en passe… et, de plus, j’ai retrouvé l’amour des fruits, des légumes, du miel et j’ai découvert une passion pour les arbres fruitiers, les abeilles, les jardins, le compostage et le recyclage afin de protéger notre mère la terre que j’aime de tout mon cœur et de toute mon âme. Je comprends mieux ce que la nature fait pour nous.

Il est possible de manger des légumes frais vivants et vivifiants ainsi que des graines et des noix vivantes à bon marché en les cultivant vous-mêmes à l’intérieur et durant toute l’année grâce au procédé de germination courte en pot ou longue sur plateau. La germination augmente de 700 % la valeur nutritive en enzymes et en vitamines des graines et permet de fabriquer un pain délicieux hautement nutritif, digeste et assimilable avec un seul ingrédient (par exemple, le blé ou le tournesol). On cuit naturellement le pain au déshydrateur à 50 degrés Celsius; cette cuisson évite de produire les molécules non naturelles qui se forment habituellement lors des cuissons conventionnelles à plus haute température. De plus, ce procédé conserve les nutriments sous leur forme naturelle.

Vous pouvez vous aussi choisir de vivre 120 ans et plus, heureux et en santé, grâce à un changement positif de votre mode de vie. Adoptez l’alimentation crue, délicieuse et variée, prenez des bains d’eau, de soleil et de boue, respirez l’air frais et oxygéné, échangez et partagez dans la joie, faites des activités physiques (ex. : jardinage, patinage), observez la nature, relaxez et jeûnez; ainsi, vous pourrez vous régénérer, vous revitaliser et connaître une grande paix dans votre corps, dans vos émotions et dans votre esprit.

Les baleines et les dauphins – Le temps nous est compté

Il y a longtemps que nous entendons parler du rôle important que jouent les baleines et les dauphins. Certains affirment que les dauphins possèdent une intelligence phénoménale et ont développé des moyens de communication bien au-delà de notre compréhension. Pour les autochtones, ce sont des animaux magiques au grand pouvoir.

Dans la lignée des bonnes résolutions à prendre, un message important me semble devoir être transmis à large échelle. Le temps nous est compté, et ce sont les décisions que nous prenons maintenant qui seront souvent notre boussole pour demain.

Saviez-vous que les dauphins et les baleines font un travail aussi magnifique qu’important pour notre belle planète? Ils sont les garants de l’équilibre géomagnétique de celle-ci, de concert avec quelques maîtres, incarnés ou non.

Saviez-vous qu’ils ont prévu de bientôt quitter le plan terrestre? Leur travail semble effectivement toucher à sa fin, car nous sommes désormais prêts à prendre la relève.

C’est une des raisons pour laquelle certains d’entre nous sommes aujourd’hui sur terre.

La plupart de ceux-ci, volontaires ou désignés d’office de par leur lieu d’origine stellaire, se sentiront de temps à autre appelés à se retirer pour méditer. Ce sera certainement dans un endroit en particulier et dans une direction précise, suite à un appel que nous apprendrons à déchiffrer assez rapidement, et auquel il sera primordial de répondre. Lorsque ce sera le cas, soyez conscients que vous reprenez le flambeau d’un collègue qui va se reposer après avoir travaillé sur un point de méridien précis du treillis magnétique de la terre, et que vous œuvrez pour aider à maintenir l’équilibre de la planète.

Ce seront peut-être des méditations très courtes, mais je sens qu’elles sembleront parfois fort longues à ceux qui nous entourent, pouvant aller jusqu’à trois jours ans repos ni nourriture. Notre entourage en sera plus affecté que nous, si nous n’avons pas mis en place un endroit calme et retiré pour l’occasion.

Pour le moment, les baleines et les dauphins ont surtout besoin de l’assurance de notre bonne volonté à cet égard. Elles aimeraient savoir que nous choisissons d’assumer ce travail avec confiance, constance et force, et qu’elles peuvent se retirer rassurées et heureuses.

Pensez-y, préparez-vous et répondez à l’appel!

Découvrir votre mission de vie?
… suivez le fil de vos passions?

La mission personnelle… La nature a un sens parfait de l’organisation, tout s’y développe dans un ordre tout aussi parfait. Il y a ainsi une raison d’être inhérente à chaque chose, à chaque élément de la création.

Cet appel intérieur cherche constamment à se manifester, tous les animaux, toutes les plantes, tous les éléments de la création répondent à cet appel. La chenille n’a pas à forcer pour devenir papillon; les fruits prennent le temps dont ils ont besoin pour arriver à maturation, les haricots et les asperges ont chacun leur durée de mûrissement. Seul l’être humain peut choisir d’y répondre ou non. Les hindous parleront alors du dharma.

Les plantes ont leur propre plan parfait, elles aussi. Invariablement : des graines de pissenlits vont éclore en pissenlits, des bulbes de tulipes vont donner des tulipes. Pourquoi est-ce si simple à comprendre pour le reste de la nature et pas pour notre nature humaine? Pourquoi serait-ce différent?

Sans nul doute parce que, en tant qu’humain, on peut réfléchir, réagir et décider d’aller à l’encontre de nos « graines de base », de notre essence. Et ce, pour de multiples raisons : le paraître, pour prouver, pour se venger, pour se défoncer. Comme si une orchidée voulait devenir un œillet : imaginez comment elle irait contre-nature!

La mission personnelle se définit par notre raison d’être. Elle s’exprime par un besoin ressenti de s’épanouir dans des actions correspondant à notre nature propre, à notre nature unique.

Retenez ceci : votre mission de vie n’est pas un rôle à remplir, mais un talent à laisser exprimer.

Elle est définitivement reliée à vos intérêts, à ce qui vous tient à cœur, à ce qui vous passionne et ceci dit, elle n’est donc pas nécessairement liée à votre travail.

Par exemple, vous pouvez avoir comme mission de conseiller et occuper un poste de coiffeuse et non de psychologue, ou encore la mission de développer les jeunes pourrait se réaliser en tant qu’entraîneur bénévole dans une ligue sportive.

Il y a toujours un élément de permanence inhérent à la mission : qu’on la laisse s’épanouir ou qu’on l’ignore, elle demeure notre empreinte de base. Vivre sa spiritualité consiste à identifier cet appel intérieur à devenir ce que l’on est potentiellement dès notre naissance et, à le réaliser.

Pourquoi chercher votre mission?
Pour apaiser votre soif du sens de la vie

Vous vous questionnez peut-être depuis quelque temps sur le sens de votre vie : « Où ça mène tout ça? » « Pourquoi tel ou tel événement se produit-il? ».

Rechercher le sens de la vie sur cette planète m’a permis personnellement de trouver ma place dans cet univers de potentialités. En identifiant ma mission, cela a concrétisé ma voie à suivre et m’a surtout enlevé tout un poids sur les épaules : je n’avais plus à courir pour tout réussir, seulement à me laisser être et offrir au service des autres mon talent d’instrument de paix.

Pour vivre votre plan parfait
Identifier votre mission, c’est d’abord pour vous donner accès à votre vraie vie, celle de votre plan parfait comme l’orchidée. Ce plan qui a été brouillé par un bon nombre d’expériences qui vous ont fait éloigner de votre essence. Ce que vous poursuivez présentementcorrespond-il vraiment à votre moi profond? Est-ce que ce que vous faites actuellement ce qui vous passionne? Vous pouvez passer votre vie à vouloir atteindre des objectifs extérieurs, à grimper l’échelle du succès pour vous retrouver aux sommets même; cependant, au soir de votre vie, comment réagiriez-vous si vous réalisiez que vous vous êtes trompé de mur? Que vous n’avez pas rempli votre mandat ici-bas?

Si vous deveniez millionnaire, continueriez-vous à faire ce que vous faites? En d’autres mots : aimez-vous ce que vous faites et ce que vous êtes? Si oui, vous êtes possiblement dans votre mission de vie.

Comment trouver votre mission?
Respirez! Vous n’avez pas à inventer votre mission, mais bien à la découvrir telle une chasse au trésor. Et le trésor, c’est vous! Elle attend au centre de votre être comme une graine d’orchidée qui attend patiemment les conditions favorables pour éclore et démontrer l’originalité de sa forme et de ses coloris.

Votre mission est intimement liée à votre estime personnelle, à la valeur que vous vous accordez. Vous serez en mesure de découvrir votre mission seulement à partir du moment où vous croirez à votre « unicité », et à la différence que vous pouvez produire.

« Le script est dans vos tripes! » Comme le Petit Poucet qui avait semé des cailloux pour retrouver son chemin, vous devrez rebrousser chemin, reculer dans le temps et suivre les indices pour « dépister » votre mission cachée tout au fond.

Votre passé recèle la clé du trésor. C’est en comprenant les leçons de votre histoire de vie et en suivant le fil de vos passions, connecté à vos tripes, que vous trouverez le chemin de vie qui conduira à votre « mission personnelle ».

Suivez votre fil d’Ariane, celui de vos passions, pour déceler pourquoi vous êtes ici-bas et laissez-vous répondre à l’appel de votre âme.

La famille : tremplin ou étouffoir?

Des demandes plus grandes que nature
On demande bien des choses à la famille : d’être à la fois un havre de paix, un lieu où l’on se ressource et où l’on se sent en sécurité, mais aussi où l’on sera stimulé, et où, comme enfant, on trouvera les forces nécessaires pour quitter le nid, prendre son envol et aller voir ailleurs. Au sein de sa famille, chaque individu, père, mère ou enfant, aspire à être aimé de façon inconditionnelle et à réaliser pleinement tous ses désirs. Mais chacun sait, par expérience, qu’il n’y a pas d’amour qui ne soit teinté d’ambivalence, pas de désir qui ne s’accompagne aussi de souffrance.

Des changements historiques et une constante
La famille a de tout temps été un lieu de socialisation, mais sa structure a beaucoup changé. La famille dite « élargie », a été ébranlée par l’industrialisation massive et la profonde mutation des rapports de travail. L’urbanisation à outrance, de plus en plus de déplacements de la main-d’œuvre, l’apparition d’une classe moyenne de plus en plus consumériste ont, entre autres, contribué à l’éclatement de la famille traditionnelle. La famille a aussi subi des changements dans la mesure où l’institution du mariage elle-même a cessé d’être un arrangement garantissant la stabilité sociale et la perpétuation du nom par la descendance. Le contrat de mariage s’est doublé d’un pacte d’amour considéré comme la panacée. À partir des années 1960, avec l’indépendance économique et le contrôle des naissances, un autre changement s’est produit puisque les femmes ont commencé à demander le divorce lorsqu’elles ne trouvaient pas dans le couple les facteurs propices à leur épanouissement. Il reste cependant un fait que le modèle patriarcal est encore très présent, et profondément intériorisé par les femmes, sans compter que le besoin de sécurité matérielle se calque souvent sur le besoin de sécurité affective présent chez tous les individus. D’étendue, la famille est devenue souvent nucléaire, monoparentale voire recomposée. Entre ces configurations diverses règne pourtant une constante : il semble bien que la lente conquête de l’autonomie s’applique en fait tout autant auxdits « adultes » qu’aux enfants!

Les tiraillements de la construction de soi
Depuis l’avènement de la psychanalyse et de la psychologie cognitive, puis l’apport des neurosciences, on sait que la structure psychique d’un individu n’est ni totalement innée ou acquise mais un mélange des deux. Chaque personne se retrouve aux prises avec des pulsions, traverse des stades et des complexes. Dès la naissance, des conflits se jouent avec le monde extérieur, ce qui met en place des modes d’attachement aux autres qui laissent des traces biologiques dans le monde intime du sujet. Les neurosciences nous apprennent qu’il existe une certaine plasticité du cerveau et que donc, même si les premières années de l’enfance sont très formatrices, il existe des possibilités de soigner les traumatismes. Nous aurions donc tous une certaine marge de manœuvre pour nous développer et nous épanouir au-delà des blessures de l’enfance.

Les héritages
Qu’on les appelle des valises ou des casseroles, il semble parfois que nous traînions des maux qui nous dépassent, qui nous viennent de loin. Nous sommes tous plus ou moins conditionnés par les modèles que nous ont imposés nos parents; et la prise de conscience et le démêlage de ce qui nous fait nous et de ce qui nous programme inconsciemment représente souvent le travail d’une vie entière. Mais au-delà de ce bagage génétique et intergénérationnel, il existe aussi un héritage que l’on peut appeler le transgénérationnel. Cet héritage peut se manifester par des loyautés invisibles, des répétitions d’accidents apparemment incompréhensibles qui font partie de ce que l’on appelle le syndrome d’anniversaire. En se penchant sur sa généalogie, on peut travailler certaines étapes du deuil, renoncer à certains schémas et adopter une nouvelle perspective sur la complexité familiale. Même si on n’a pas l’impression d’avoir choisi sa famille, on peut consentir d’y être né et finir par se réapproprier son histoire.

Développer des compétences pour devenir l’artisan de sa vie
Pris dans ce champ de forces, entre nos bagages plus ou moins encombrants et nos pulsions primitives, et sans les rites de passage qui aidaient autrefois l’individu à prendre sa place, il devient difficile de se construire et dépasser ses ardeurs et ses contradictions. Construire sa vie est exigeant et réclame avant tout que l’on puisse tourner son regard vers l’intérieur. À l’image des consignes reçues à bord des avions, en cas d’alerte, il est essentiel de bien ajuster son masque à oxygène avant d’aider son voisin. Il en va de la survie des deux. Si le « je » est faible, il sera incapable de se comporter de façon éthique avec autrui; en étant conscient de nos tensions intérieures, leur impact est moins dévastateur. Gérer ses émotions, accepter les tensions, négocier sans nier l’autre, faire des compromis, passer des contrats et les respecter, c’est tout un art et cela s’apprend. Cet apprentissage peut se faire, dans le meilleur des cas, au sein de la famille mais il est aussi tributaire de choix de société. Il est crucial d’investir dans l’éducation et plus particulièrement dans le développement précoce des compétences qui tournent autour du savoir-être. C’est une étape indispensable dans le cheminement vers l’autonomie. On ne peut pas tout demander à la famille sans quoi elle deviendrait effectivement plus un étouffoir qu’un tremplin…

Comment cultiver la véritable patience?

Aujourd’hui, j’ai décidé d’explorer une vertu qui gagne à être développée à l’intérieur de chaque personne : la patience.

Pourquoi? Simplement parce que cette qualité est une clé très importante et essentielle pour avancer sur le chemin de la vie et de l’éveil à vous-même.

Qu’est-ce que réellement la patience? La patience pour moi, c’est un état d’ouverture, d’observation et de détachement concernant toutes les situations de la vie. Dans cet état d’esprit, des transformations et des changements magiques se produisent en vous. Simplement parce que vous créez intérieurement une terre fertile où vous allez faire pousser tout ce que vous souhaitez réaliser et qui vient de votre cœur.

Pensez-vous que les fleurs dans la nature vivent de l’impatience quand le soleil n’est pas présent? Bien sûr que non, elles ne connaissent pas l’impatience parce qu’elles prennent le temps de vivre et de se laisser porter par la vie et d’accueillir ce qui est présent. Quand il pleut, il pleut; quand il neige, il neige; quand il vente, il vente; tout cela est utile pour la vie. Les fleurs acceptent avec amour et détachement les différentes manifestations de la vie. Et vous dans votre vie, quand c’est désagréable, que faites-vous?

Quand ils sont impatients et centrés uniquement sur leur nombril, les humains créent des énergies d’impatience inconsciemment sur la terre et à l’intérieur d’eux. Lorsque cet état est présent, ils arrosent et font pousser la graine de l’impatience dans leurs corps et cette semence grandit. Un jour, elle prend la forme d’une forte énergie qu’ils ne peuvent plus contrôler et qui agit à l’intérieur d’eux, au-delà de la volonté. À cette étape, il y a bien souvent des coupables; c’est à cause des enfants, du conjoint, du père, de la mère ou bien des éléments externes… que je suis impatient. Ils ont tout simplement oublié que ce sont eux qui ont arrosé et fait grandir la graine de l’impatience dans leurs corps.

Comment développer la vraie patience? Et bien, c’est simple : lorsque vous sentez l’impatience cogner à la porte, je vous invite à détourner votre attention de la cause de cette impatience et de votre nombril. Portez votre attention sur ce qui est présent autour de vous et ce qui est d’une grande beauté (personnes, objets, odeurs, couleurs, paysages, votre respiration, qualité…). Soyez tout simplement curieux et ouvert à observer ce qui vous calme. Lorsque vous l’avez trouvé, posez votre attention sur votre découverte et observez comment l’impatience se transforme en patience et comment vous pouvez, en quelques instants, devenir centré comme la plus belle des fleurs qui accepte et observe ce qui est présent…

Je vous souhaite de continuer d’arroser, d’entretenir cette fleur magique de la patience qui est en vous et qui a la force de transformer.

Pulsion de vie

Combien de fois avons-nous souri ou même ri aujourd’hui? La joie nous dynamise et nous donne le goût de vivre. Elle est naturelle et potentiellement présente à l’intérieur de chacun de nous. Elle provient, en bonne partie, de notre pulsion de vie. Elle s’anime spontanément à travers nos gestes et nos attitudes. Il nous est plus facile d’être joyeux quand nous sommes spontanés.

La présence à nous-mêmes et la spontanéité sont nécessaires pour être joyeux, car la joie se vit dans le moment présent. Si nous projetons notre mental dans le futur, celui-ci s’active et crée de la distorsion. Nous avons alors de la difficulté à expérimenter la joie. De même, si nous sommes préoccupés par des « j’aurais dû faire ceci ou cela », nous limitons, en nous, la circulation de l’énergie de la joie.

Il nous est possible d’éprouver de la joie par le toucher, car le fait de toucher consciemment une personne, un animal ou encore une plante nous enrichit intérieurement. La vue stimule aussi la joie lorsque nous sommes conscients que nous regardons. Si le décor de notre vie défile devant nous, sans échanges nourrissants, c’est que nous ne sommes pas conscients que nous observons. Par la qualité de notre présence, nous captons, ici et là, le contact vivifiant d’un regard, d’une couleur, d’une fleur, d’un sourire, d’une situation cocasse, etc.

À l’audition de certains sons, nous nous sentons nourris et ravis quand nous sommes attentifs et présents. Certains sons activent des zones du cerveau reliées à la joie et au plaisir. Les sons sont des particules vibratoires variées dans leur forme et leur dimension qui pénètrent à l’intérieur de nous, par chaque fibre de notre être. Ils peuvent, par leur répétition, programmer la joie, la détente, la colère, l’agressivité en nous. Soyons attentifs aux sons qui sont diffusés dans notre environnement de vie.

Très souvent, nous expérimentons la joie de vivre à travers ce que nous goûtons. Chaque aliment représente une somme de vibrations. Nous ne pouvons goûter ce que nous mangeons si nous ne sommes pas présents à ce que nous absorbons, alors nous éprouvons le besoin de consommer des aliments en grande quantité. Amenons notre conscience dans notre bouche, dans nos yeux, dans notre sens de l’odorat lorsque nous mangeons. De plus, chaque fois que nous sourions, nous nous plaçons en état d’ouverture à la communication. Choisissons de sourire, car chaque sourire augmente le bien-être et la joie.

Le sens externe de l’odorat contribue également à notre joie de vivre. Les essences parfumées produisent, en nous, des sentiments et des sensations variées. Chaque odeur correspond à une somme vibratoire en particulier. Certaines favorisent l’épanouissement, d’autres, le bien-être, d’autres, la détente et d’autres, l’élévation de nos vibrations qui nous donne la paix. Soyons attentifs aux odeurs qui produisent en nous ces états d’expansion. Multiplions-les consciemment.

En somme, tout ce qui nous ravit et nourrit notre âme, que ce soit l’odeur d’un parfum, l’écoute d’une musique, la contemplation d’une œuvre d’art, le silence ou le dépouillement matériel, tout ce que nous captons par nos sens externes, tout ce qui crée du ravissement dans notre cœur stimule notre joie de vivre.

La détente aide à la joie. Les tensions intérieures que nous ressentons nous torturent. La détente augmente la compétence, la capacité d’attention, la concentration et le plaisir que nous éprouvons en effectuant une tâche.

La joie profonde s’exprime, aussi, par la satisfaction que nous ressentons lorsque nous savons que nous réalisons ce que nous avons à réaliser. Elle est, également, une attitude intérieure de reconnaissance et de satisfaction que nous éprouvons pour tout ce que nous nous sommes créé dans le moment présent.

Le rire, le jeu et l’humour nous aident à ne pas nous prendre au sérieux. Ainsi, deux minutes continues de rire peuvent nous permette de transcender une charge émotionnelle. Un éclat de rire de quelques secondes a un effet très libérateur, car il crée une harmonisation énergétique.

Entretenons-nous la croyance que le jeu n’est destiné qu’aux enfants? Croyons-nous qu’un adulte, qui a passé le stade de l’enfance, ne doit jouer que lorsqu’il accompagne un enfant dans son jeu? Nous amusons-nous à faire rire les autres par nos mimiques, sans nous ridiculiser ou ridiculiser qui que ce soit, tout simplement par amour du jeu, de la liberté d’être et dans le but de dépasser nos limites? Nous permettons-nous de jouer plusieurs fois par semaine? Il n’y a pas d’âge pour rire, pour être enjoué, pour courir ou encore pour sauter. Depuis combien de temps n’avons-nous pas fait de mimique? Croyons-nous qu’un adulte ne puisse pas le faire? Nous offrons-nous la liberté de nous faire sourire ou de nous faire rire sans avoir peur d’être ridicule? Osons-nous être enjoué et développons-nous notre potentiel d’humour?

Il y a des liens importants à conscientiser entre l’humour et l’amour. Si nous sommes capables de lâcher prise et de jouer, de nous amuser, alors nous sommes aussi capables d’aimer spontanément. Développons notre type d’humour personnel et acceptons de rencontrer nos préjugés, nos croyances et nos peurs.

Le bonheur profond est bien au-delà des états d’effervescence. Il se manifeste dans les états de bien-être intérieur, de quiétude, de paix, de silence, de contemplation, de recueillement et de contentement. Prenons le temps d’être présents à nous-mêmes dans tous nos petits plaisirs quotidiens.

Accueillons pleinement les états de joie que nous vivons spontanément. Stimulons notre joie de vivre et entretenons des attitudes intérieures qui la favorisent. Multiplions les petits moments où nous sommes heureux. Ainsi, nous développons une habitude à être heureux et satisfaits. Nous pouvons, également, bénéficier de la joie de vivre qu’émanent les autres lorsque nous éprouvons de la difficulté à être joyeux. Conscientisons que ce sont certaines de nos façons d’être et de faire qui nous empêchent de ressentir la joie de vivre.

Nous seuls pouvons créer notre joie de vivre et notre bonheur. Faisons-nous plaisir, amusons-nous. Répandons autour de nous des sourires égayés, des regards accueillants, des touchers chaleureux. Soyons une présence émanant la joie de vivre. Faisons-le pour nous, mais aussi par amour pour tout ce qui existe sur notre planète.

Je re-traite ma vie et vous?

La retraite! Les voyages! Le temps de vivre! Se permettre de se laisser séduire par du travail à mi-temps, selon notre disponibilité, selon notre horaire, selon notre goût… Quelle belle étape de vie, bien méritée! Voilà où j’en suis rendue, comme plusieurs d’entre vous. Et il y a eu ce jour, ce jour où j’ai été curieuse, intriguée, sensibilisée à une autre vie, celle de la pauvreté, la vraie, la dure réalité de peuples plus marqués que nous. Étais-je égoïste dans le passé? Je sais qu’il y a pire que moi, pire que nous, ailleurs, cet ailleurs bien loin de ma réalité, de notre Québec, de notre hiver froid. Oui, il y a pire qu’ici et je ne voulais pas le voir avant aujourd’hui! La carrière occupait toute la pensée, tous les instants de réflexion, ça roulait vite et puis les jours filaient, les soirées et les nuits défilaient et les lendemains revenaient sans cesse jusqu’au jour où j’ai décidé d’aller voir les autres. Comme infirmière de profession j’ai côtoyé la douleur des autres, comme enseignante j’ai accompagné la peur des échecs et maintenant comme re-traitée je désire vivre l’autre réalité et tenter de m’adapter à ce nouveau rythme de vie, ce nouveau décor quotidien, cette nouvelle manière d’aborder la vie comme elle se vit, à chaque jour, à chaque seconde dans un autre pays. Ce sera un grand défi, peut-être le plus difficile à vivre pour moi. Je n’en sais rien encore! Je verrai! Je pars et tenterai d’être avec le peuple du Honduras pendant 2 mois. C’est un vieux rêve de jeunesse qui renaît; la solidarité internationale. L’organisme non gouvernemental (ONG) Mer et Monde offre aux 50 ans et plus cette orientation de vie, ce stage de 2 mois pour « être avec » le peuple démuni en argent mais riche en vécu et en courage. Je fais confiance à cet organisme qui œuvre depuis 25 ans pour la collaboration internationale. Je dois apprendre l’espagnol pour communiquer avec les gens, un noble but d’apprentissage. J’entends la critique! Oui, je l’entends déjà! Pourquoi aller si loin quand il y a tant de pauvres ici, au Québec? Mer et Monde offre l’aide à nos personnes fragilisées par la vie, ici au Québec, vous le saviez? Le centre Berthe Rousseau, vous connaissez? Une ferme écologique accessible pour nos gens fragiles. Contribuer à Mer et Monde, c’est aider notre peuple mais c’est aussi ouvrir nos horizons aux autres peuples. Je partirai 2 mois et je tenterai de communiquer à chaque semaine avec tous ceux et celles qui voudront s’informer de mon cheminement personnel sur mon blog dont voici l’adresse : http://carolecharlebois.blogspot.com/. Si toutefois vous n’utilisez pas l’internet comme outil de lecture, vous pourrez lire dans la prochaine parution de cette revue Cheminement, un article sur mon arrivée et quelques réflexions personnelles sur la vie aux approches de Noël et ensuite à mon retour, un autre article sur les répercussions de cette aventure dans ma vie quotidienne.

Je remercie la revue Cheminement pour cette belle occasion de sensibiliser d’autres gens comme moi à la solidarité internationale.