Simplifiez votre vie en l’orientant autour de ce qui vous vient naturellement!

Tout ce qui se produit dans votre vie reflète une partie de ce qui se passe à l’intérieur de vous. Conséquemment, si vous désirez une existence plus simple, plus inspirante, plus satisfaisante et qui emprunte la route de l’excellence, vous l’orienterez à partir de qui vous êtes vraiment.

Mais, comment connaître l’être véritable qui vous habite? Vos forces, celles qui vous invitent naturellement à agir d’une façon plutôt qu’une autre, vos talents et vos points forts relèvent de votre véritable identité. Les rêves que vous chérissez peuvent s’avérer une excellente piste pour honorer l’être authentique qui se loge en vous. Les valeurs qui vous dirigent, c’est-à-dire ces choses vers lesquelles vous êtes naturellement attiré, que vous avez envie de faire sans effort et qui ne sont pas motivées par un but représentent également une partie de votre individualité.

Pour mieux illustrer la vie de quelqu’un qui maximise une de ses forces, prenons l’exemple de Tiger Woods. Son point fort? Son swing au golf. Avec l’aide de son coach, il l’a perfectionné et jugez des résultats par vous-même : il expérimente une vie d’excellence à faire ce qu’il aime vraiment. Quant à sa faiblesse, les trappes de sable, il l’a corrigée de façon à ce qu’elle ne nuise pas à sa force. Pas plus!

Plusieurs gens qui cheminent dans la conscience se piègent souvent : quand ils découvrent leurs faiblesses, ils ont tendance à investir toute leur énergie à vouloir les gérer pour devenir meilleurs. Cette pratique, bien qu’elle amène à vivre plus de conséquences agréables, ne les acheminera pas vers une vie d’excellence, qui, elle, ne sera possible qu’en maximisant vos points forts, mais jamais en rectifiant vos faiblesses. De plus, l’épuration de vos faiblesses ne vous conduira pas non plus vers vos points forts.

Si vous orientez votre vie autour de ce que vous pouvez exercer régulièrement avec plaisir et succès, vos faiblesses n’auront plus la même emprise sur vous. Imaginez ceci : au lieu d’essayer de vous changer, vous devenez l’être en connexion avec sa nature profonde. Vous construisez votre vie à partir de ce qui vous passionne. Plus besoin de faire des pirouettes pour plaire aux autres à votre détriment, plus de cours à prendre pour vous améliorer dans un domaine qui ne vous stimule même pas! Vous n’accomplissez que ce qui résonne avec vous, ce qui vous fait vibrer, et lorsque votre concentration se dirige sur ce qui fonctionne pour vous, imaginez le peu d’emprise que vous laissez à vos faiblesses. N’est-ce pas merveilleux?

Se perfectionner dans le but de diminuer une faiblesse ne produit vraiment pas le même résultat que celui de s’améliorer afin de développer une force. Prenons l’exemple d’une voiture de course et d’un camion-remorque à la ligne de départ d’une course. Le camion-remorque atteindra assurément la ligne d’arrivée, mais malgré toutes les modifications qu’on peut lui apporter, il ne pourra jamais le faire à la même vitesse que la voiture puisque sa force ne réside pas dans la vitesse, mais plutôt dans le remorquage. Il ne perd pas sa valeur parce qu’il ne se montre pas aussi rapide que la voiture : il ne se trouve tout simplement pas dans le bon domaine. C’est la même chose pour nous, les humains. Combien de gens, par exemple, œuvrent dans des postes de gestion alors que leur force se situe plus à faire ce qui est demandé!

Orienter votre vie autour de vos forces représente un processus d’amour pour vous. Découvrir qui vous êtes véritablement vous permettra de vous épanouir. Vous arrêterez de forcer les choses et d’investir votre temps et votre énergie dans des activités qui ne vous servent plus. Loin d’être égoïste, vous deviendrez respectueux de qui vous êtes naturellement.

Il est possible pour vous tous d’orienter votre vie autour de qui vous êtes vraiment. La première étape consiste à noter ce qui est naturel pour vous et qui vous apporte régulièrement du plaisir et du succès. Vos indices de réponses se trouveront probablement dans vos talents, vos forces, vos valeurs et vos rêves. Rappelez-vous des compliments qu’on vous a déjà faits et demandez à vos proches les forces qu’ils perçoivent de vous. Par la suite, posez des actions, créez un projet orienté autour de vos réponses afin d’honorer cette partie de vous.

Vous voulez simplifier votre vie? Commencez à l’orienter autour de ce qui est naturel pour vous!

La fasciathérapie

Avez-vous déjà senti votre gorge ou votre poitrine se contracter alors que vous regardiez un film émouvant ou que vous entendiez une histoire touchante? Avez-vous essayé de relâcher cette contraction sans y parvenir? Ce sont vos fascias qui étaient contractés, pas vos muscles. Ensuite, lorsque vous avez entendu une blague qui vous a fait rire, ou que vous avez pensé à autre chose, votre poitrine s’est détendue, pas vrai?

En effet, nos fascias se contractent et se relâchent en fonction de nos émotions.

Les fascias sont aussi appelés tissus conjonctifs. Avez-vous déjà vu un fascia? Si vous avez déjà préparé un poulet pour le faire cuire, alors vous avez vu entre la peau et la chair ce tissu translucide, c’est du fascia. Nous en avons partout dans notre corps. Les enveloppes des muscles, des vaisseaux sanguins, des os, de chaque cellule de notre corps, le péricarde, la plèvre, le péritoine, les méninges sont des fascias. Ils enveloppent, protègent toutes les parties du corps et leur permettent de glisser les uns sur les autres sans frottement.

Lorsque nous vivons une émotion ou un choc, le fascia se crispe. Puis nous gérons l’émotion ou le choc, et le fascia se relâche. Mais s’ils sont mal gérés, le fascia reste crispé chroniquement, et c’est ainsi que notre corps porte la mémoire de note vécu.

Comment un fasciathérapeute arrive-t-il à faire relâcher les fascias? Par le mouvement.

Le mouvement
Il existe dans notre corps un système nerveux dédié à la perception de notre posture et de notre mouvement : le système nerveux proprioceptif. Les neurologues ont longtemps cru que la proprioception était peu consciente chez l’humain, mais on sait aujourd’hui que le petit enfant construit sa perception de lui-même essentiellement par le mouvement.

Durant un traitement de fasciathérapie, l’éveil de la sensation proprioceptive procure au corps un grand plaisir de se ressentir bouger et être bougé. Ce plaisir, allié au bien-être d’être touché par les mains chaudes et respectueuses, suffisent à faire relâcher le fascia contracté, libérant en même temps l’émotion qui y était retenue.

Ainsi, les organes retrouvent leur vitalité, les articulations retrouvent le plaisir de bouger librement et la personne, elle, retrouve le sentiment du Soi.

Contraire ou complémentaire

Qu’est-ce que vous préférez? Ce qui est votre opposé? Ce qui vous complète volontiers? Ni l’un ni l’autre? Ou les deux… Le choix est vôtre! Quoi? Vous pensez que votre couple est le fruit d’un jumelage fortuit? Le résultat cruel d’un complot universel? Tout ça parce que votre moitié n’a pas la tendreté souhaitée?

Comme je peux vous comprendre! Si bien éprise qui croyait éprendre…

Dès mes premières palpitations amoureuses, on me dit que les contraires s’attirent. J’y voyais une façon ingénieuse d’enrichir mon avenir. On me dit aussi que ce qui se ressemble s’associe. J’y percevais une brillante prémisse pour disposer d’un soutien complice.

Hélas! On ne m’avait pas tout dit…

On ne m’avait pas dit que mon partenaire finirait par me taper sur les nerfs. Vint le jour où je n’eus plus la maturité nécessaire pour reconnaître mon parfait complément dans cet adversaire contrariant.

On ne m’avait pas dit que mon conjoint finirait par m’ennuyer au plus haut point. Vint le jour où je n’eus plus la créativité requise pour rescaper notre relation à la dérive sur la banquise de mes frustrations.

Vint alors la nuit de l’absence. Vint alors le répit du silence.

Et je voulus savoir ce que l’amour voulait me dire. Je m’adressai donc au spécialiste du meilleur et du pire. Voici ce qu’il me confia, quand je fus prête à entendre sa voix.

Tu appelles contraire ce qui t’irritait chez ton amoureux. Les traits de ta personne que tu trouvais hideux. Tu faisais de lui un personnage détestable pour garder de toi une image impeccable.

Les traits contraires sont plutôt des traits complémentaires.

En effet, tu me connais. La créativité, c’est ma spécialité! Ce que tu appelles dualité, j’appelle complémentarité. Diversité. Originalité. Ce que tu appelles différence, j’appelle opulence. Abondance. Exubérance.

Ne comprends-tu pas la vraie nature de l’existence?

Je vous avoue que l’amour venait de m’en boucher un coin. Il avait réussi à me la boucler enfin. Je veux dire la boucle des questions sans fin. En un bond, mon cœur aima mon mari, mon amoureux, mon amant sans condition.

Dès que nous comprenons l’utilité du trait contraire que nous percevons, nous pouvons nous l’approprier. Il devient alors complémentaire. C’est ainsi que nous pouvons enrichir notre estime de soi à l’infini.

L’amour ne tarit pas d’inventivité. Il nous entoure de miroirs variés pour nous refléter notre immense beauté.

Encore du lâcher prise!

Qu’est-ce au juste la joie de vivre? En connaît-on vraiment le sens? Est-ce seulement ce qu’en témoigne notre humeur, notre sourire, notre apparence d’être joyeux, ou le ressent-on vraiment au fond de nous-mêmes, reconnaissons-nous l’émotion de la joie de vivre?

Physiquement, la joie de vivre est reliée au sang, à la circulation, qui est aussi en relation avec notre système lymphatique. Le foie et la rate sont des organes aussi reliés au sang. Si notre circulation n’est pas fluide, des problèmes de santé se manifesteront. Le pire ennemi du système lymphatique, est la routine.

Pourquoi avons-nous parfois un manque de joie de vivre? Une tristesse enfouie que l’on croyait oubliée, la perte d’une personne qui nous est chère, la perte d’un emploi, d’un animal, toutes ces raisons ou événements nous marquent parfois et causent des peines, des douleurs, des souffrances qui changent notre vie et nous entrons graduellement dans notre bulle sans pour autant nous en rendre compte.

Comment fait-on pour aller au-delà et laisser ces moments difficiles derrière nous? Hé oui encore du lâcher prise! Certes que certaines choses ne s’oublient jamais, mais nous devons nous efforcer de ne pas leur donner la première place dans notre vie.

Afin de retrouver notre joie de vivre, il est important de faire certaines choses qui nous plaisaient dans le passé. Nous devons cesser de jouer le rôle de la victime, nous devons prendre conscience qu’il s’agit de notre santé.

Nous pouvons commencer par de simples petits gestes du quotidien, comme prendre quelques instants pour faire un brin de lecture, prendre une marche et respirer l’air frais. Se rendre utile et rendre service à une personne en lui apportant notre écoute. S’offrir un bon repas en bonne compagnie, le fait de sortir et rencontrer des gens, nous aide aussi à sortir de notre routine.

Prendre quelques minutes en savourant un thé et jouer un jeu de société avec notre conjoint ou un ami, cela nous fait sourire et nous fait partager de beaux moments.

Je pense qu’une bonne façon de retrouver notre joie de vivre est de prendre conscience de tout ce que la vie nous offre de magnifique, et d’en profiter. Nous devons cesser de focusser sur nos manques ou sur ce qui est passé.

Le cœur est un organe de notre système circulatoire, il est aussi en relation avec le poumon, ces deux organes sont reliés aux émotions de la peine et tristesse, s’ils sont en bon équilibre, ils représentent la joie, la compassion, l’amour.

Alors à nous de choisir si nous voulons retrouver notre joie de vivre et par le fait même rester en santé!

Pour se sortir du paradoxe de l’autonomie amoureuse

Quand on pense qu’en moyenne un couple sur deux se termine par une rupture, il y a fort à croire que les couples aujourd’hui vivent des enjeux plus que jamais sérieux.

Pour certains, la relation de couple est une source de confusion, de détresse. Parfois, les gens croient qu’ils doivent être heureux, comme si le bonheur leur était dû. Et ils attendent de leur partenaire qu’il leur apporte ce fameux bonheur sur un plateau d’argent… Si tel n’est pas le cas, que ce bonheur, ou leurs attentes, ne leur vient pas entre les mains, ils partent à la conquête, espérant le retrouver ailleurs… ou encore, on se laisse noyer par les blessures émotionnelles, les désillusions de la vie à deux et les silences.

L’isolement est un des enjeux majeurs pour les couples qui désirent une relation durable et favorisant la croissance des partenaires. En fait, l’isolement a fait un grand bond dans les mentalités des gens. On est loin des cultures familiales où les gens vivaient dans une grande famille et où la communauté était importante. Cette culture familiale permettait aux gens de développer un sentiment de confort et de sécurité, d’ouverture et de rapprochement puisque les gens étaient entourés d’un réseau de personnes en qui ils avaient confiance pour partager leurs joies et leurs difficultés. Cette culture s’étant effritée, il n’en demeure pas moins que l’attitude d’ouverture et de rapprochement et ces sentiments de confort et de sécurité sont importants pour la survie des couples. Les partenaires qui désirent un équilibre dans leur couple, mais qui, pour une raison ou une autre, sont confrontés à l’isolement, sont en quête de sécurité, de confort, d’ouverture et de rapprochement.

Un autre enjeu majeur pour les couples s’inscrit dans la recherche de l’autonomie. L’aspect déroutant associé à la culture actuelle des couples se retrouve dans l’intention de se rapprocher de ses désirs individuels, de son bonheur individuel et de son autonomie personnelle. Conscient de la fragilité du lien conjugal, on se méfie des liens trop attachants, et on se protège des blessures amoureuses. Pour ces raisons, on veut « choisir » le ou la partenaire qui nous permettra d’atteindre nos objectifs personnels, lesquels sont prioritaires à la vie à deux. On se soucie de sa propre autonomie et on tente de préserver l’autonomie de l’autre. On développe l’art de vivre « en parallèle » et sans savoir pourquoi, on finit par se sentir seul… même ensemble.

L’aspect déroutant pour les couples et qui conduit les partenaires dans la confusion et la détresse tient du fait que les couples vivent suivant le paradoxe : « Comment devenir autonomes ensembles? ». En cherchant à développer son autonomie personnelle, les partenaires finissent par s’isoler l’un de l’autre et n’arrivent plus à situer le besoin d’intimité du couple.

Malheureusement, le paradoxe dans lequel les couples sont plongés évoque un tiraillement entre soi et l’autre. Comment peut-on nourrir une relation durable et gratifiante lorsqu’on recherche l’autonomie et par conséquent, que l’on tend vers l’isolement? Ainsi, en parlant plutôt de besoins d’intimité relationnelle et de besoins d’intimité personnelle (plutôt que d’autonomie), les partenaires auront tendance à rester connectés à la vision du couple qui relie les trois entités : le soi, l’autre et la relation.

Le besoin d’intimité relationnelle (l’intimité dont il est souvent question dans les couples) rappelle les divers besoins de rapprochement, d’ouverture et de se sentir connecté à une autre personne (intimité physique, relationnelle, émotionnelle, sexuelle). Le besoin d’intimité personnelle, quant à lui, rappelle les divers besoins de l’estime de soi, de la connaissance de soi. Chaque partenaire prend conscience de ses émotions, des émotions de l’autre et devient responsable de respecter sa disponibilité et son ouverture à l’autre.

Le besoin d’intimité personnelle crée davantage l’ouverture à l’actualisation de soi (désirs, rôles, valeurs, etc.) contrairement au concept d’autonomie, qui suscite une « coupure ». Devenir autonome, c’est chercher à fonctionner ou à évoluer indépendamment de l’autre, ce qui conduit directement l’individu dans le tourbillon de l’isolement. « On vit ensemble, mais on se sent seul… » Les individus sont appelés à se différencier de leurs parents, à développer leur autonomie dans les divers apprentissages de la vie. Pour une relation de couple gratifiante, l’individu est appelé à se connaître, à croître et à s’ouvrir à l’autre, dans un espace sécurisant et propice au partage.

Pour une relation de couple durable et gratifiante, la recherche de l’équilibre entre l’intimité relationnelle et l’intimité personnelle est indispensable. C’est faire de sa relation un lieu sûr, sécurisant, créer une ouverture facilitant la décision de s’engager, de croître, de se réaliser dans ses rôles, ses désirs, ses valeurs… en présence de l’autre.

Le baladi : une danse qui allie charme et émotion

Parler de danse orientale en dehors des milieux où elle est pratiquée provoque souvent chez les hommes des commentaires moqueurs. Parfois même, d’aucuns affichent un air offensé en pensant à ces danseuses du ventre légèrement vêtues et provocatrices que l’on voit dans certains films. L’une et l’autre attitudes sont bien significatives de la tournure d’esprit de la plupart des gens et de leur méconnaissance.

Le baladi est une danse qui tranche beaucoup avec nos conceptions occidentales. En effet, la danseuse n’y est pas perçue comme un être quelque peu désincarné, comme c’est le cas avec le ballet classique ou les danses occidentales, qui demandent des corps presqu’anorexiques. Le baladi est une danse qui célèbre le corps, où le corps exulte. La danseuse y est donc perçue comme un être terrestre, un être charnel et c’est pour cette raison que les femmes qui ont des rondeurs ou des courbes prononcées trouvent dans le baladi une danse où elles sont enfin à l’aise. Elles se sentent élégantes parce que c’est une danse qui met en valeur les courbes féminines.

La danse occidentale qu’on appelle communément en Occident la danse du ventre ou le Belly Dancing en anglais, est souvent un dérivé plus ou moins authentique du baladi oriental. Cette danse connaît de plus en plus de succès en Europe occidentale et en Amérique. La baladi est une danse qui est quand même très sensuelle, sans être érotique. Elle peut être pudique, élégante, racée et exclusivement féminine. Traditionnellement, les hommes peuvent avoir un rôle d’accompagnateur dans ce type de danse, mais ils ne la dansent jamais en solo.

La danse baladi, qui veut dire « danse du pays » en égyptien, est d’abord une danse du peuple qui serait apparue en Égypte il y a deux mille ans environ. À l’origine, le baladi avait même une dimension religieuse parce que les mouvements ondulatoires étaient une représentation, semble-t-il, de l’accouchement et de la nativité. Par la suite, cette danse est devenue un divertissement profane et est demeurée ancrée dans les traditions des moyen-orientaux, pour qui cette danse a souvent un rôle important au cours des fêtes populaires. La plupart des femmes savent danser sans jamais avoir pris de leçons.

La danse orientale n’a toutefois pas de date d’origine précise, comme en a par exemple la danse classique française. Est-elle apparue chez les Phéniciens (le Liban actuel)? Les Tsiganes l’ont-elles apportée du nord de l’Inde? A-t-elle été introduite en Égypte par les Turcs ou les Turcs l’ont-ils au contraire apprise des Égyptiens? Les thèses s’opposent, toutes étayées. Il semble que ce soit une forme de danse aussi vieille que le monde. On en a en tout cas retrouvé des traces dans le monde entier : Afrique, Espagne, Inde, Grèce antique, Rome, Nouvelle-Zélande, Hawaï.

Pourquoi donc la qualifier d’orientale si cette forme de danse était répandue jadis dans le monde entier? Parce que c’est dans les pays conquis par l’Islam qu’elle est restée le plus populaire et qu’elle a atteint le plus grand raffinement, principalement en Égypte. Toutefois, quand on parle de danse orientale, c’est de danse égyptienne professionnelle qu’il s’agit. La danse turque est presque la même, mais avec des accents plus marqués. Celle de l’Afrique du Nord a des mouvements spécifiques, avec des variantes selon les régions.

À qui s’adresse le baladi et pourquoi le pratiquer?
Le baladi constitue en premier lieu une danse qui permet d’exprimer avec grâce et émotion les sentiments les plus intimes de notre être. Elle est également considérée comme un exercice physique intéressant puisque sa pratique régulière aide à améliorer la posture et l’équilibre tout en développant la souplesse. Elle met à contribution des parties de notre corps que nous n’avons pas l’habitude de travailler.

La musique est également fascinante. Tantôt enjouée, tantôt langoureuse, la musique baladi touche immanquablement aux cordes les plus sensibles de notre féminité. Le baladi devient alors bien plus qu’un simple divertissement : c’est une façon unique de se dire et de s’extérioriser, en pleine harmonie avec son corps.

En terminant, on peut dire que le baladi est conçu autant pour le plaisir des gens qui regardent que pour la danseuse qui s’exécute.

Vivre sans peurs et inquiétudes…

Pourquoi avoir peur? Sommes-nous protégés par celle-ci? Est-ce utile de s’inquiéter?

Nous aspirons tous au bonheur. Souvent, il semble s’éloigner de nous, pourquoi? En fait, c’est plutôt nous qui le délaissons… ou le délogeons. Avouons-le, les peurs et les inquiétudes en sont plus souvent qu’autrement la source et la cause.

Certaines peurs sont normales, celles reliées à un véritable danger, mais, en général, elles sont engendrées par des scénarios que nous créons de toutes pièces.

L’humain, constamment en quête de bonheur, semble avoir oublié deux points; premièrement que la peur est une forme de violence et un manque de foi envers la vie, et deuxièmement, que le bonheur s’éloigne des peurs. En atelier ou en coaching, j’ai entendu à maintes reprises mes clients me dire qu’il était tout à fait normal d’avoir peur, que l’inquiétude est saine et démontre notre sens des responsabilités.

Et bien non!!! S’inquiéter pour demain, s’inventer les pires histoires, se poser d’inutiles questions, ce n’est pas une manière de vivre, ce n’est aucunement nécessaire et tout à fait contre nature. De plus, ces peurs persistant, elles seront source de maladie.

Que faire pour les éloigner? Ou plutôt pour s’en libérer? Deux ingrédients sont nécessaires. Tout ce qui est inutile et peu aidant, qu’il s’agisse d’une parole, d’un geste, d’une pensée, d’une croyance, ou d’une action, est une forme de violence. Donc, le premier ingrédient est de choisir la non-violence, car avoir peur n’est ni utile et encore moins aidant. En conséquence, il faut observer nos pensées, nos actions, nos gestes et non paroles et vérifier si elles ont une portée d’inutilité et non aidante. Ensuite, il faudra rectifier par de nouvelles pensées répondant à ces deux critères.

Le deuxième ingrédient nécessaire : la foi. Il faut avoir la foi (non pas dans le sens religieux). Il faut croire en la vie, croire que la vie est une complice, et qu’elle nous amènera exactement où nous le souhaitons. Si nous avons peur, parce que nous sommes préoccupés par d’éventuels malheurs, ou par des pensées mal dirigées telles que manquer d’argent, perdre la santé, ou avoir une malchance, il est fort à parier que la vie répondra en conséquence.

En quoi la foi joue-t-elle un rôle? La foi est un sentiment qui permet de voir une issue agréable. En fait, la foi un outil très puissant et son rôle premier est de mettre en branle le processus de la loi de la création : il faut décider tout de suite d’être heureux, tout de suite pour tous les grands bonheurs que nous désirons voir se réaliser dans notre vie; et grand merci à la vie, car celle-ci s’empressera de nous les offrir et de nous les faire vivre, sans tarder. N’est-ce pas une technique tout à fait exceptionnelle à adopter?

Prenons le temps d’expérimenter cet outil puissant qu’est la foi. Réalisons ses avantages, et sa facilité d’utilisation pour éliminer les peurs et vivre heureux. Ensuite, il nous sera facile de constater que la vie est une amie, une complice toujours prête à nous donner ce que nous attendons d’elle, soit le meilleur. Cessons de penser aux privations, aux pertes, aux soucis financiers ou de santé, etc. La vie a été régie pour répondre à nos attentes, et ne fait aucune exception pour nous donner toujours en conséquence. Donc, soyons heureux tout de suite pour un état souhaité, et la vie nous apportera et nous servira selon notre demande. Le plus difficile pour plusieurs est de croire qu’il puisse en être vraiment ainsi. Il suffit de l’essayer pour en réaliser les résultats.

Souvent l’épuisement est source d’ombres plutôt que de lumière. Les peurs épuisent et vident. En sachant mieux utiliser la non-violence et la foi, les journées se dérouleront plus harmonieusement, la fatigue sera amoindrie, et la vie sera notre complice, sur qui nous pourrons toujours compter. Elle nous aidera à faire les bons choix, à prendre les meilleures décisions et à distinguer les actions à favoriser.

Ce qui nous amène à la liberté. Dès que nous sommes libérés des peurs et des inquiétudes, par des gestes, pensées, et paroles dégagées de toute notion inutile et peu aidante, et à travers la puissance de la foi, nous devenons des êtres libres. Voilà mon souhait le plus sincère et le plus cher pour chacun de nous.

Découvrir l’essentiel de la vie

Il y a des instants incontournables dans la vie, des moments où tout semble basculer. En observant attentivement et avec un recul ces périodes de vide ou de changement, nous réalisons qu’elles furent à l’aube d’une nouvelle page de notre existence. Quand apparaît l’aurore suivie du lever du soleil, le doute fait place à la grâce de la sérénité.

Il n’est pas bon ni mauvais d’être cérébral. On est ainsi fait et on peut en tirer le meilleur parti. L’intellect est un outil fort précieux qui ne doit toutefois pas nous dominer. Une fois l’analyse et l’étude complétées sur un sujet précis, il faut apprendre à se discipliner et recevoir par l’intuition. Tout un art que je ne maîtrise pas encore, mais que je m’applique à pratiquer au mieux de ma connaissance. C’est un long cheminement qui dure toute la vie. N’est-ce pas là le but ultime de notre présence ici-bas?

Le voyage de l’incarnation représente une expérience fabuleuse qui vient avec son lot de joies et d’épreuves. Tôt ou tard, l’être humain se demande pourquoi il est sur terre et vers quoi il se dirige. Chaque personne trouve ses réponses alors que chaque réponse peut engendrer une nouvelle question. Il faut parfois rencontrer la souffrance pour mieux se connaître, mieux se comprendre et mieux s’orienter dans la vie.

Mes trois ponts vitaux vers l’essentiel : les gens, la nature incluant les animaux et quelques objets matériels

La célèbre phrase « L’enfer c’est les Autres » tirée de la pièce Huis Clos (1944) du philosophe français Jean-Paul Sartre est bien connue de tous. Interrogé sur le sens de son propos, Sartre explique : Mais « l’enfer c’est les Autres » a toujours été mal compris. On a cru que je voulais dire par là que nos rapports avec les autres étaient toujours empoisonnés, que c’étaient toujours des rapports infernaux. Or c’est autre chose que je veux dire. Je veux dire que si les rapports avec autrui sont tordus, viciés, alors l’autre ne peut-être que l’enfer. Pourquoi? Parce que les autres sont au fond ce qu’il y a de plus important en nous-mêmes pour notre propre connaissance de nous-mêmes. Cette mise au point faite par l’auteur lui-même replace les pendules à l’heure. L’enfer vient souvent de soi et pas des autres.

En octobre 2003, Jacques Salomé, psychosociologue et écrivain, publiait « Heureux qui communique » dans lequel il souligne l’importance de la communication et des relations humaines. L’histoire de la littérature et l’histoire tout court nous permet de comprendre que l’homme est un être essentiellement relationnel qui a besoin des autres pour exister.

Au fil du temps, j’ai saisi que l’essentiel réside à proximité de nous, dans notre quotidien. Comment s’épanouir sans entrer en communication avec les autres? Comment être heureux sans apprendre à donner et à recevoir du bonheur autour de soi? Où trouver cet essentiel si ce n’est au contact de ces personnes qu’on a le privilège de côtoyer, de ces animaux qui nous guident par leur sagesse et de cet environnement que l’on se crée à notre image. Ma vie est tissée de fils d’amour et d’amitié qui ont plus de valeur à mes yeux que tous les biens matériels aussi luxueux soient-ils.

Dans la solitude et le recueillement, l’ermite arrive aussi au nirvana par un autre chemin. Cette approche mystique n’est pas à la portée de tous. Celui qui s’isole n’est pas toujours sur la voie de la sainteté. La fuite de nos pairs, de la saine confrontation et du compromis démontre souvent un mal de vivre qui pousse au retrait. C’est au contraire à la rencontre des autres qu’on croise l’image de Dieu à travers nos échanges constructifs.

Il en faut du temps pour comprendre et encore davantage pour apprendre à apprécier cet essentiel que le Petit Prince disait invisible pour les yeux. Réussir à aimer du plus profond de son cœur, vivre la rencontre des gens et des quadrupèdes sans préjugés ni attentes conduit à savourer l’existence de son vrai moi. On se dépouille alors des soucis anodins pour entrer dans une lumière chaude et réconfortante. On arrête de courir après l’inaccessible étoile pour ouvrir son âme à chaque être vivant, peu importe son rang social, son âge, sa couleur ou son espèce.

Des Êtres, parfois des choses, marquent notre chemin et j’ai éprouvé une joie intense à les revisiter en écrivant ce livre. En portant mon regard sur l’essentiel, j’ai retrouvé ces gens, ces animaux et cet environnement qui m’ont façonnée et qui m’ont inspirée. Sans eux, je ne serais pas devenue celle que je suis, sans eux la vie n’aurait pas la même saveur. Je parle d’eux avec simplicité avec l’espoir de susciter en vous la curiosité de découvrir vos propres trésors de vie, ceux qui peuvent vous aider à comprendre le mystère de l’amour et le privilège de la communication. Je fais enfin le vœu qu’après avoir lu sur eux et vu leur photographie, vous aimiez aussi ces personnes, ces animaux et ces objets que j’ai le bonheur de connaître.

Adieu les fantômes

Nous sommes de plus en plus bombardés par des énergies provenant de la zone astrale.

Il y a une raison toute simple à ce phénomène : nous sommes en pleine mutation! Nous nous élevons vers une nouvelle dimension de l’être. Présentement, nous passons de la troisième dimension, une dimension linéaire et soumise à la loi du temps, à la cinquième, une dimension sphérique et multidimensionnelle. La zone astrale, connue comme la quatrième dimension, existe comme le reflet de la troisième et est très polluée. Il est donc normal que pour atteindre la cinquième dimension nous devons la nettoyer, la vider de tous ses déchets. Nous le faisons graduellement et nous accomplissons des miracles.

Trop de gens sombrent dans une dépression, se sentent vidés, en burnout ou malades. Heureusement, il y en a de plus en plus qui vivent des phénomènes paranormaux ou qui questionnent leur sentiment d’avoir des entités dans leur demeure. Ceux-là peuvent maintenant reconnaître l’existence de la dimension astrale. À partir de ce moment-là, ils peuvent agir en dirigeant ces énergies vers la lumière au lieu de subir leur emprise. En plus des êtres décédés n’ayant pas trouvé le chemin de la lumière, la zone turbulente du bas astral est peuplée d’émotions refoulées, de formes-pensées et de croyances transmises par divers systèmes et regroupements qui ont pour but de nous garder sous leur joug.

Toutes ces énergies peuvent être perçues comme des fantômes et nous affectent consciemment ou non. Soyons reconnaissants pour ces expériences qui nous rendent lucides et commençons à déverser de la compassion et de l’amour dans cette zone affectée. Tout ce qui occupe l’astral fait partie de la conscience collective, de la grande toile. En prenant un problème personnel (un fil) et en le purifiant, tous et toutes en bénéficieront. Aujourd’hui plus que jamais, nous sommes liés et ce grand ménage en est un collectif.

Le nettoyage de la zone astrale s’effectue par toute personne qui en a le désir. Il ne représente aucun danger s’il est fait entièrement avec le cœur, l’Amour étant la plus grande force qui soit. Lorsque vous percevez ou reconnaissez la présence d’énergies plus lourdes, agissez immédiatement en les baignant de lumière.

Voici quelques étapes de base pour effectuer un nettoyage en toute sécurité :

1. Ayez une technique d’enracinement et de centrage en laquelle vous avez confiance. Pratiquez-la jusqu’à la maîtrise complète de celle-ci. Sachez que pour diriger les énergies astrales, il suffit tout simplement que vous soyez bien ancré dans votre corps physique. À partir de là, vous êtes le maître et toutes les énergies astrales suivront vos directives.

2. Éliminez vos peurs. Elles vous empêchent de vivre pleinement l’état d’amour. Si vous ressentez une peur, recentrez-vous rapidement et dirigez vers la lumière l’énergie qui s’y rattache.

3. Soyez dans un état de gratitude pour chaque occasion où vous pouvez intervenir et aider au nettoyage de l’astral.

4. Décidez par quelle énergie vous voulez remplacer celles qui quittent. Par exemple, vous pouvez choisir l’harmonie, la paix, l’amour, la santé ou la vérité. Émettez cette intention pendant le nettoyage.

Voici quelques méthodes qui peuvent être utilisées pour le nettoyage :

1. La fumigation avec la sauge.

2. L’utilisation des outils d’harmonisation tels les bols de cristal, les cloches ou bols tibétains et les diapasons.

3. Le chemin de la lumière en méditation ou le rehaussement des longueurs d’ondes par la radiesthésie.

Se sentant dépassés par certains phénomènes, certains seront tentés d’engager une personne compétente dans le travail avec les énergies. Il est toutefois préférable que chacun apprenne une technique pour soi-même, car le nettoyage énergétique est comme le nettoyage de la maison : un plancher propre ne le restera pas si on le piétine avec des bottes sales.

La première bonne nouvelle : nous pouvons tous contribuer au nettoyage de la zone astrale afin d’accéder plus rapidement à la nouvelle dimension de l’être.

La deuxième bonne nouvelle : lorsque nous aurons tous atteint la cinquième dimension, ce genre de nettoyage ne sera plus nécessaire. Ce moment est éminent, célébrons-le!

La troisième bonne nouvelle : la Terre signale clairement que son passage à la nouvelle dimension est accompli.

Choisir le bonheur

« Pour celui qui vit sans attachement, tout est joie. »

Une des conditions très importante du bonheur est le non-attachement. L’acceptation des choses, des gens, des événements tels qu’ils sont. L’acceptation de vous-même tel que vous êtes.

Le non-attachement n’est pas synonyme d’indifférence, de détachement ou de passivité. Le non-attachement signifie passer de l’exigence à la préférence. Je préfère avoir de l’argent, mais je n’exige pas d’en avoir pour être heureuse. Je préfère être aimée et appréciée, mais je n’exige pas, je n’ai pas un besoin absolu de l’amour et de l’appréciation des autres pour m’aimer, m’apprécier et être bien avec moi-même.

Le non-attachement signifie aussi vivre dans le moment présent et non pas dans le passé ou dans le futur. Vivre non pas dans l’inquiétude de ce que seront les résultats dans le futur, mais dans la joie du présent. Par exemple, lorsque j’enseigne, j’investis à cent pour cent dans le processus et je lâche prise complètement quant au résultat. Je peux ainsi être totalement relaxée pendant que j’enseigne parce que je suis totalement dans l’amour de donner un cadeau aux étudiants et non dans l’inquiétude de : « Qu’est-ce qu’ils pensent de moi? ». « Est-ce que ma matière passe vraiment? ». « Sont-ils d’accord avec moi? ». Bien sûr, je suis ouverte aux feed-back pour m’améliorer, mais sans culpabilité par rapport au passé : j’ai donné le plus que je pouvais donner à ce moment et dans ces circonstances. Si mon passé n’est pas ce que j’aurais voulu qu’il soit, je peux tout simplement faire des choix nouveaux et plus productifs.

Dans son livre Learning through mastery, Georges Leonard, maître en Tai Chi, raconte l’expérience suivante. Les athlètes qui se fixaient des objectifs et y tenaient avec trop d’attachement vivaient les expériences suivantes : ils devenaient tendus, stressés, performaient souvent moins bien et se blessaient plus fréquemment parce qu’ils avaient forcé la note. Les athlètes qui se détachaient des résultats (les désirant ou les préférant, mais sans les exiger) avaient de meilleurs résultats.

Georges Leonard leur disait : « Ne forcez pas. Soyez complètement là. Expérimentez chaque moment aussi complètement que vous le pouvez. Soyez absorbés par ce que vous faites, restez dans le moment présent ». Et il déclarait que les athlètes atteignaient une autre ceinture ou dépassaient un plateau presque même sans y avoir pensé.

Ce qui veut dire soyez corps, âme, esprit dans tout ce que vous entreprenez. Vivez dans le moment présent et non dans l’inquiétude de ce que seront les résultats. Ne soyez pas attaché aux fruits de vos labeurs.

Ne soyez pas non plus attachés à ce que les gens ou les événements soient d’une certaine manière. N’essayez pas que le monde soit différent de ce qu’il est ou les autres différents de ce qu’ils sont. Acceptez les gens et les choses comme ils sont et même votre désir de les améliorer, acceptez-le. Vous avez peu de pouvoir pour changer les autres, vous avez tout pouvoir pour changer votre attitude et vos réactions face aux autres.

J’ai vu tellement de clients travailler d’arrache-pied à changer un conjoint ou un patron et se trouver déçus des résultats alors que lorsqu’ils décidaient de se changer eux-mêmes, les résultats dépassaient toute attente. Je me souviens de cette cliente dont le patron avait une attitude de discrimination. Nous nous sommes fixés comme objectif de l’aider à développer sa confiance en elle, son estime de soi, son affirmation et d’oublier de changer le patron. La fin de l’histoire? Elle s’est retrouvée patronne de son ex-patron.

Au niveau personnel, vous pouvez laisser aller votre attachement à être validé, approuvé par les autres. Vous n’avez pas besoin de leur approbation. Ma cliente aurait pu faire des pieds et des mains pour obtenir l’approbation de ce patron qui méprisait les femmes. Elle y aurait perdu son temps, son énergie, sa confiance en elle et sa joie de vivre. Mettez plutôt votre énergie à vous aimer et à vous approuver vous-même. Vous êtes votre propre juge, l’autorité en ce qui concerne ce qui est bon pour vous. Vous pouvez écouter votre voix intérieure, vous êtes sage. Reprenez votre pouvoir et agissez à partir de ce que vous pensez de façon aimante et douce pour vous et les autres.

Lâcher prise aussi face aux jugements. Jugements face à soi et jugements face aux autres. Rien ne manque. Tout est parfait. Tout est apprentissage.

Peut-être avez-vous des comportements que vous n’aimez pas. Au lieu de les voir comme des déficiences, voyez-les comme des choix que vous avez faits à partir de l’expérience et des connaissances que vous aviez à ce moment-là. Et s’ils ne vous plaisent plus, dites-vous : « Je vais faire de nouveaux choix à partir de maintenant ». Ne pensez pas à vous-même comme imparfait. Il n’y a pas d’erreur, uniquement des choix que vous avez faits en chemin, qui vous ont donné de l’expérience, permis d’apprendre et vous permettent maintenant de faire de nouveaux choix plus productifs.

Ne portez pas non plus de jugement sur les autres. Vous ne savez pas quel passé ou quelle souffrance justifie leur comportement. Peut-être serions-nous pires si nous avions vécu la même chose. Acceptez les autres tels qu’ils sont pour votre propre bonheur. Les autres sont ce qu’ils sont. Ils sont des maîtres qui nous enseignent. Cependant, le non-jugement n’empêche pas le discernement. Le jugement, c’est donner une valeur, dire : « Ceci est bon, ceci est mauvais ». Qu’en savez-vous? Le discernement, c’est dire : « Je veux ceci ou cela dans ma vie » ou « Je ne veux pas ceci ou cela dans ma vie » et de cela, vous êtes les maîtres absolus.

Pardonnez-vous, pardonnez aux autres. Nous pouvons atteindre la sérénité à travers le processus de pardon. Et le pardon devient encore plus facile quand on comprend qu’il n’y a pas besoin de pardon. La vie nous donne des cadeaux ou des leçons. La réponse est : « Merci! » ou « Merci, j’ai appris! ». À condition de ne pas blâmer ou se révolter, mais se demander : « Qu’est-ce que je peux apprendre de cela? ».

Une autre forme de non-attachement importante (surtout pour les parents et les thérapeutes) est le non-attachement à sauver les autres de leurs problèmes. Vous pouvez aider les autres sans prendre les autres sur votre dos. Vous pouvez sentir amour et compassion et ne pas être responsable de l’autre et de ses décisions. Vous pouvez lâcher prise sur votre attachement à voir cette personne changer. Parfois, c’est même votre attachement à la voir changer qui la pousse à ne pas changer. Dites-lui : « Tu es libre. C’est correct de rester exactement comme tu es ou comme tu désires être ». Focalisez sur les qualités de cette personne et non sur ses fautes. Et de nouveau, usez de discernement non pas pour dire : « Je dois l’aider, je veux la sauver », mais avec non-attachement : « Comment puis-je lui transmettre mon amour et quelles sont mes limites? ».

Le non-attachement est la capacité de voir l’impermanence de toute chose. Tout est parfait et tout est en évolution. Si, comme les moines bouddhistes, je vois le verre dans ma main comme déjà cassé, je suis pleine de gratitude pour chaque moment où il continue à me servir à boire.

Le non-attachement nous permet de profiter à plein de chaque moment, de chaque personne, de chaque circonstance. Pour celui qui n’est pas attaché, tout est grâce, apprentissage, un perpétuel « happening » dont nous pouvons faire ce que nous voulons.

Et comme d’habitude, ma petite liste de conseils :

Non-attachement :

  1. Pardonnez à vous-même et aux autres dans le passé, dans le présent et dans le futur.
  2. Focalisez sur le processus, détachez-vous des résultats, ils ne vous appartiennent pas.
  3. Vivez dans le moment présent et n’essayez de contrôler ni les gens, ni le futur, ni vous-même.
  4. Ne prenez pas en charge le bonheur des autres, vous pouvez vivre amour et compassion sans vous les mettre sur le dos.
  5. Détachez-vous de votre besoin d’approbation des autres, vous êtes toute l’approbation dont vous avez besoin.
  6. Laissez aller votre attachement à ce que les gens et les circonstances soient comme vous le désirez, vivez avec ce qui est et profitez-en. Acceptez les choses et les gens comme ils sont.
  7. La haine est un poison pire que le cancer. Envoyez de l’amour même à vos ennemis et l’univers vous enverra de la joie en retour.
  8. Ne jugez pas les gens, acceptez les autres tels qu’ils sont pour votre propre bonheur.
  9. Ne vous attachez pas aux objets. Aimez-les dans le moment présent sans avoir besoin de les posséder. Admettez les richesses matérielles dans votre vie, mais non dans votre cœur.
  10. Sachez que le monde est parfait tel qu’il est, à chaque instant, ne vous attendez pas à ce que la vie soit d’une certaine façon.
  11. Détachez-vous de vos : sensations, opinions, croyances, projets, émotions, pensées. Soyez convaincu de l’impermanence de toutes ces choses.
  12. Le pardon nous permet d’atteindre la sérénité et la joie. À la limite, il n’y a même pas besoin de pardon. Les autres sont ce qu’ils sont. Ils sont des maîtres qui nous enseignent.