La magie de créer

La vie d’aujourd’hui est plutôt trépidante. Plusieurs d’entre nous devons payer les factures, nettoyer la maison, participer à des réunions, garder les enfants, respecter des échéances, faire un peu de jogging, préparer le souper, etc. « OUF! »

C’est trop facile de se laisser prendre dans le tourbillon des petites et grandes choses qui peuvent nous amener à oublier que nous avons tous un être créateur qui sommeille en nous. Le vôtre, est-ce qu’il dort d’un sommeil profond? À quand remonte la dernière fois où vous avez créé? Les jours, les mois et les années passent et vous avez peut-être oublié la douce sensation qui est de s’assoir puis de s’arrêter pour pratiquer un loisir créatif, juste pour le plaisir de créer.

Avez-vous remarqué qu’il y a quelque chose de magique qui se produit lorsque l’on crée? Nous perdons la notion du temps. C’est peut-être pour cette raison que l’on associe souvent le mot loisir créatif au mot « passe-temps », nous ne voyons plus le temps passer, ce qui est plutôt rare de nos jours, car de plus en plus chaque minute est comptée… Ce mois-ci, que diriez-vous de reprendre contact avec votre être créateur? Je vous mets au défi de passer du temps de qualité avec lui et de vous offrir une petite escapade en sa compagnie. Vous verrez comment cela peut être libérateur de se laisser aller au gré du temps. En panne d’inspiration? Normal. À quand remonte votre dernier rendez-vous avec lui?

Écouter de la musique et se laisser inspirer par celle-ci pour peindre. Osez peindre une peinture abstraite, laissez aller vos gestes, choisissez des couleurs qui vous font vibrer.

Je vous entends déjà dire, mais je n’ai aucun talent en dessin ou en peinture; ce n’est pas important, je ne crois pas que votre but est de devenir un grand artiste? Le but de l’exercice est de prendre plaisir à créer, faites taire votre sens critique, ne soyez pas trop dur envers vous-même! Vous êtes en panne d’idées, vous ne savez pas par où commencer, vous persistez à dire que vous n’avez pas de talent, mais vous avez quand même un intérêt pour les arts visuels? Et bien, saviez-vous qu’il existe des revues, des ateliers et des sites web qui débordent d’idées créatives à faire avec des estampes. Ce sont des projets créatifs qui ne demandent aucun talent en particulier. Vous pourriez vous joindre à un groupe de créateurs et vous initier à l’art de l’estampage. De plus, il y a plusieurs avantages à créer en groupe par exemple : la motivation et le partage d’idées.

Je vous laisse donc sur ces mots : « Si nous avons chacun un objet et que nous les échangeons, nous avons chacun un objet. Si nous avons chacun une idée et que nous les échangeons, nous avons chacun deux idées ». (proverbe chinois que j’ai sur mon babillard à la maison) Alors, sur ce, je vous souhaite de beaux moments en compagnie de votre être créateur!

Un ressourcement qui s’épanouit dans la créativité

Dans le bruit trépidant de la ville et le chaos de la vie moderne, avons-nous perdu le contact avec notre source première?

Devons-nous courir toujours, de plus en plus vite, souvent de façon erratique, jusqu’à en perdre le souffle?

Pour qui et pour quoi devrions-nous rivaliser constamment? Devenir de plus en plus performant? Jusqu’à ce que, un sombre matin, il nous soit devenu pénible même de respirer et de vivre un jour de plus…

N’attendons surtout pas un tel moment destructeur pour nous rendre compte de ce besoin essentiel de tout être humain de vivre à plein un ressourcement. C’est-à-dire un retour à la source, une « reconnexion » avec le moi, l’être intérieur, le seul et le vrai, l’authentique…

Sachons que cette « ré-union » annonce une salutation céleste à la vie, qui aspire à rejaillir du plus profond de chacun de nous!

Le ressourcement créera un moment privilégié que nous choisissons de nous accorder. Il se révélera la reprise en mains de notre pouvoir, la corne d’abondance qui déversera de nombreux bienfaits dans notre vie.

Le ressourcement profond, ce « re-jaillissement » intérieur, nous apportera des outils précieux à joindre à nos bagages de grands voyageurs terrestres, des moyens efficaces d’action revitalisante.

Notre ressourcement suggérera également des réponses à nos nombreux questionnements.

Une petite voix intérieure se fera entendre, comme un murmure, tel un balbutiement, qui deviendra un chant de plus en plus puissant qui ne sera plus étouffé par les contraintes du quotidien.

Le pouvoir de ressourcement de la nature
Que ce ressourcement se réalise lors d’une « reconnexion » aux rythmes de la nature, par la contemplation d’un ciel étoilé, ou dans l’écoute d’un chant grégorien durant un séjour dans un abbaye, tant mieux!

Que ce ressourcement s’épanouisse à travers les manifestations de notre créativité, vivifiée par les couleurs posées intuitivement sur une toile d’artiste, ou enfin grâce aux formes révélatrices que prend l’argile sous nos mains créatrices, il en ressortira toujours un être plus fort, plus équilibré, mieux outillé pour continuer d’avancer solidement et agréablement dans la vie, à l’aide d’un allié puissant.

Il est humainement possible de vivre un grand ressourcement sous forme de vacances en art, et en pleine nature énergisante, un ressourcement quotidien qui s’effectue par de précieux petits rituels que l’on intègre dans chaque jour de sa vie.

Qui est le véritable enseignant?

Pourquoi ne pas profiter de la rentrée scolaire pour reconnaître les rôles inconscients que jouent nos enfants dans la société? C’est ce que propose cet article. Depuis l’arrivée des colons en Amérique, certaines institutions et personnes croient savoir mieux que quiconque ce que l’on doit enseigner à nos enfants et aux prochaines générations.

Si nous croyons avoir des choses à apprendre aux enfants, ceux-ci sont également porteurs de grands enseignements comme l’art de vivre le moment présent, vivre dans la pleine liberté d’action et de pensées et être connecté à notre vrai moi. Voyons comment cela se manifeste dans notre quotidien et osons nous questionner sur nos habitudes face aux enfants.

Le moment présent
Dès son plus jeune âge, l’enfant est centré sur ses besoins physiques. Il a une sensibilité plus élevée de ce qu’il ressent. Les besoins de base sont ressentis de façon très forte et dans le moment présent, la seule chose qui importe pour lui est la satisfaction de ses besoins. Par exemple, je me souviens de mon aîné, à sa naissance, combien sa faim était intense et le faisait hurler tellement l’état de faim dans lequel il était le rendait inconfortable. Il était impossible pour lui de se concentrer sur autre chose pendant ce moment d’attente, car pour lui ce « moment présent » était un moment d’attente jumelé au besoin non comblé.

C’est en effet étonnant d’observer à quel point cet état d’être dans le moment présent amène l’enfant dans un niveau de concentration qui le fait oublier tous les autres éléments qui l’entourent. C’est la même chose pour le jeune enfant qui découvre un nouveau jeu et qui l’explore. Il oubliera tout ce qui l’entoure. Il ne répondra pas aux invitations à venir dîner, même s’il est midi!!! Il est dans la découverte et l’aventure. On dirait même qu’il ne nous entend pas. Et c’est la beauté de vivre le moment présent. L’attention est portée sur une seule chose : les « présents » de ce moment.

Questionnement
Cet automne, en échange d’un cours de natation ou de gymnastique, pourquoi ne pas offrir un espace-temps à notre famille et créer dans notre routine un moment où l’on nourrit cet état d’être dans le moment présent, sans ressentir les pressions qu’exige un groupe, et profiter de cet enseignement pour peu de frais? Ce temps n’a pas à être planifié. Il peut tout simplement être intitulé « jeux libres » et vivons ce lâcher prise sur la routine et les résultats.

La liberté d’action et de pensée sous toutes ses formes
Cette proposition est en effet un exemple de la liberté de chacun. Il est toujours fascinant de remarquer à quel point les jeunes enfants font leurs choix de façon spontanée et suivent leur intuition, sans trop se questionner. Vous serez surpris des idées et des suggestions qu’ils inventeront pendant ces périodes privilégiées. L’observation de leurs préférences pourrait même vous mener à découvrir des pistes sur leur mission de vie…

En fait, la pensée de ces jeunes gourous, comme les appelle Pierre Morency dans son livre « Demandez et vous recevrez », est spontanée. Elle n’est pas nourrie par la peur du futur ou la crainte de représailles. Ils veulent apprendre! Ils veulent jouer et s’amuser! Ils veulent rire! Ils veulent profiter de la vie et faire des expériences dans des milieux sécuritaires où le droit à l’apprentissage existe. Car il ne s’agit pas du droit à l’erreur puisque l’erreur n’est qu’un jugement que l’on porte sur le résultat d’une action. Il s’agit bien du droit d’expérimenter la vie, de jouer avec elle d’approfondir tous ses rouages. Ce n’est que vers l’âge de 8-9 ans qu’ils se mettront à analyser leurs gestes et les conséquences de leur spontanéité pour ainsi apporter des changements à leurs comportements liés à différentes peurs. Qui sommes-nous pour juger de ce qui est bon ou mal?

Questionnement
Amusons-nous avec eux et réapprenons la joie de la liberté d’action. Pour se faire, la prochaine fois que nous nous questionnerons sur des difficultés reliées aux enfants, avant d’intervenir, ayons la discipline de nous poser les questions suivantes :

  1. Qu’est-ce qui peut m’arriver de désagréable si je laisse l’enfant continuer? Nous y découvrirons les peurs que cet enfant nous invite à libérer.
  2. Le fait d’avoir ces craintes/peurs m’empêche d’être quoi? Et nous y découvrirons les besoins de notre âme.

Être connecté à notre vrai moi
Les interactions que nous avons quotidiennement avec les enfants nous invitent à nous connecter à qui nous sommes vraiment. Dans leur sagesse et la pureté de leur cœur, les enfants nous demandent de leur faire confiance comme nous leur demandons de nous faire confiance. Ils savent tout ce qu’ils doivent savoir à propos de qui ils sont. Introspection et écoute de notre intuition sont les meilleurs outils de formation pour tout « adulte-éducateur ».

Ce sont les discours moralisateurs (qui trop souvent s’adressent à nous-mêmes) et les différents messages communiqués par la télévision et la société qui finissent par séparer les enfants de qui ils sont vraiment. Plus que quiconque, les enfants ne demandent qu’à s’épanouir à travers nous. Et au même titre que notre entourage, les enfants ne font qu’un avec nous. Ils représentent donc notre reflet, le miroir de nos forces et nos faiblesses.

Questionnement
Après être intervenu auprès d’un enfant, prenons du recul pour nous demander si le message communiqué était réellement pour cet enfant ou s’il ne s’agissait pas d’un message qui devait plutôt s’adresser à nous. Un vieux dicton dit bien « on ne parle que de soi ».

En conclusion, les enfants nous offrent de multiples occasions de nous dépasser, de mieux nous connaître et de démystifier les croyances non bénéfiques et les peurs qui bloquent notre plein épanouissement personnel. En tant qu’« adulte-éducateur », notre devoir est, avant tout, de demeuré centré, d’offrir à ces enfants des modèles d’amour (de soi et des autres), de respect et de responsabilité vis-à-vis les gestes que nous posons et les paroles que nous disons.

Construire ce qui nous sommes

 Réfléchissons ensemble un bref instant. L’instant présent, la contemplation de ce que nous sommes, la contemplation de ce que nous formons tous ensemble, la contemplation de qui nous sommes, nous est offerte par notre principe masculin.

Bien souvent rejeté contre la féminité qui se dit être créative et ouverte, le principe masculin est pourtant celui duquel tout naîtra, puis que le masculin offre et que le féminin transforme. Ce qui doit s’offrir à nous est en tout premier lieu l’incarnation, la stabilisation de nos énergies, de nos décisions, de nos choix. Ne pas être stable est comme de tourner sur nous même sans cesse en refaisant toujours les mêmes erreurs.

Pourquoi disons-nous que Dieu est masculin, qu’il porte dans toutes les religions un nom masculin? C’est qu’il est le principe masculin de toute chose, il est la structure, la création, le demain, le support tant attendu pour que le principe féminin puisse ensuite le diffuser et l’apprécier.

 Notre principe féminin, soit-il béni, espère, projette, transforme et attend cependant sans cette force masculine qui nous habite et sans laquelle nous sommes incapables de vivre le moment présent, le moment de la semence où tout se crée. La semence déposée dans une terre saine fera germer des ondes de bonheur jusqu’à l’infini!

 Notre terre d’accueil est souvent fermée à notre pouvoir puisqu’elle a peur que celui-ci détruise ce qu’elle tente de construire, pourtant tout au contraire nous devrions nous ouvrir et accueillir dans chaque instant de notre existence le moment où la vie débute en toute chose, le moment de la création, le moment où notre principe masculin s’incarne en nous pour nous porter vers l’extase d’être en vie.

 Sans lui il n’y aurait pas de vie. Sans lui, il n’y aurait pas d’instant présent. Sans lui, il n’y aurait pas de demain. Alors, laissons l’homme être un homme et la femme être une femme, laissons l’équilibre s’installer à l’intérieur de nous en lui donnant le pouvoir d’unifier nos principes.

Qui croyez-vous est celui qui manifeste dans la matière les intuitions? Qui croyez-vous qui nous apporte la force nécessaire à passer au travers les obstacles de notre vie? Qui croyez-vous qui nous permet de croire, de voir et de créer des moments inoubliables? C’est la force en nous, c’est la détermination, c’est le courage, c’est d’être et de laisser être le principe masculin dans toute sa beauté et dans toute sa puissance.

Et si on parlait du bonheur et de la joie de vivre?

Pour commencer, mes amis, on va regarder ce que le dictionnaire pense des mots importants de notre titre :
« Bonheur » : État de complète satisfaction, plénitude.
« Plénitude » : Totalité, intégralité.
« Joie » : 1. Sentiment de bonheur intense, de plénitude, limité dans sa durée, éprouvé par une personne dont une aspiration ou un désir est satisfait. 2. État de satisfaction qui se manifeste par la gaieté et de la bonne humeur. 3. Ce qui provoque chez quelqu’un un sentiment de vif bonheur, de vif plaisir.
« Vivre » : 1. Être vivant. 2. Passer sa vie d’une certaine façon. 3. Avoir, se procurer les moyens de se nourrir, de subsister. 4. Exister durablement.
« Heureux » Qui jouit du bonheur, qui est satisfait de son sort. Porté à l’optimisme, gai de nature.

Voilà qui mène à la réflexion, n’est-ce pas? Après avoir refermé le petit Larousse 1989, je vous dirai que ces définitions provoquent chez moi plus d’interrogations qu’elles génèrent de réponses. D’abord, est-ce que le bonheur doit vraiment être défini par la totale et permanente satisfaction de nos désirs? Si oui, alors j’entends déjà plusieurs personnes me dire que certains ne sont pas très exigeants et que d’autres le sont beaucoup trop.

Ensuite, sous le mot « joie », on trouve : « limité dans sa durée ». Pardon? Moi qui croyais qu’il était possible de vivre heureux toute sa vie! Mais voilà que sous le mot « heureux », on trouve : « qui est porté à l’optimisme ». HA! Est-ce que ça veut dire que les optimistes et les gens plus souvent de bonne humeur sont plus portés à être heureux dans la vie que les gens pessimistes et dépressifs? Et si oui, est-ce que le bonheur est un état naturel chez certains alors que chez d’autres, c’est plus difficile? Ou encore est-ce que le bonheur est une question d’attitude?

Bon, je sais qu’ici, vous allez me dire que ça fait beaucoup de questions et peu de réponses. Mais je me défendrai en vous disant qu’il fallait bien se la poser, la question, et définir nos paramètres. C’est bien joli de parler de bonheur et de joie de vivre, mais ne vous attendez pas de ma part à ce que je vous donne des recettes toutes faites sur le bonheur en vous disant que le bonheur est dans l’activité physique, la religion, la spiritualité ou encore la méditation. Non, non, non! Si le bonheur est la satisfaction de vos besoins, alors définissez vos besoins. S’il est dans l’attitude, essayons de changer d’attitude. Une chose est certaine, le bonheur et la joie de vivre ne se trouvent pas dans le savon X qui lave plus blanc que blanc! Vous avez remarqué qu’aujourd’hui, tout le monde voudrait bien nous rendre heureux, oui, oui, nous rendre heureux, en nous vendant le dernier gadget sur le marché, le dernier jouet à la mode pour les enfants, la dernière crème antirides ou l’adoration de tel ou tel Dieu (je parle ici du problème élevé des sectes dans la région. À vous de définir la différence entre une « secte » et une « religion »…).

Ne vous y perdez pas, même s’il y a matière à la déroute. Il est certain que la méditation, la réflexion, la prière, la relaxation sont toutes des activités qui peuvent aider à se centrer et à réfléchir par nous-mêmes. On peut donc mieux faire le ménage dans nos désirs, nos priorités, nos besoins, etc. Je crois surtout que le bonheur est différent pour chaque personne, justement parce que chaque personne a des besoins et désirs différents. Par conséquent, nous avons tous des recettes de bonheur différentes.

Et si le bonheur était créatif? Je sais, vous ne voyez pas du tout où j’essaie d’en venir. Simplement, la recherche du bonheur nous pousse à nous améliorer en essayant de comprendre notre vie, d’atténuer nos souffrances, ou en essayant de changer les choses, et de comprendre les autres. Par toutes ces recherches, nous apprenons beaucoup de la vie, de nos erreurs, de nos semblables, de nous-mêmes. Ne sommes-nous pas sur terre pour apprendre?

Ok, Ok! On revient au bonheur! Entre l’amour, la carrière, la santé, les enfants, la maison, la décoration, le ménage, la voiture, le chien, la famille et les amis! Ouf! Trouvons le temps d’être heureux, grâce à l’affection donnée et reçue par nos proches, aux caresses et aux câlins. Les sourires aussi sont gratuits et en génèrent d’autres en retour. Essayez-le, vous verrez bien. Je vous donne le devoir suivant : pour une journée complète, ayez le grand sourire dans le visage, toute la journée; souriez à tout le monde. Vous m’en donnerez des nouvelles. Est-ce que vous aurez vraiment passé une meilleure journée ou, tout simplement, l’analyse de votre journée sera-t-elle meilleure?

En terminant, je vous dirai que selon moi, le bonheur est dans la « communication active », dans la compréhension des autres et de nous-mêmes. Dans l’actualisation et la réalisation de soi. Dans l’expression de nos sentiments affectueux et cordiaux. Dans l’entraide et le partage. Si on se donnait tous un petit coup de pouce? Un sourire, une poignée de main, un moment d’écoute, une tape dans le dos. C’est gratuit et ça peut changer la journée de quelqu’un. Oui, je sais, je suis vague, et c’est voulu! Je voulais, par cet article, vous faire réagir et réfléchir. Je vous demande maintenant de m’envoyer vos réactions et pensées sur le sujet. En attendant, soyez sages mes amis, et faires vos devoirs! (rire)

Dominic

Trouver sa vie dans les mots de nos morts

Quand j’ai commencé ma réflexion autour des mots et de leur place dans ma vie, je me suis mise à penser à des phrases, des proverbes. J’ai revu ma grand-mère me répéter « pierre qui roule n’amasse pas mousse ». On aurait dit qu’elle avait un proverbe pour tout et ces phrases lui donnait le pouvoir absolu d’avoir toujours raison. Souvent, je n’étais pas d’accord avec ces phrases, je vivais même de la colère. Certaines étaient absurdes comme « tu comprends vite, mais il faut t’expliquer longtemps » ou celles en créole, particulièrement reliées au drame de l’esclavage « chien marréi cé pour batte » (qui signifie « le chien est attaché pour se faire battre »). Ma mère, elle, répétait souvent qu’elle avait hâte qu’on s’en aille et qu’on lui « lâche les baskets ». Mon père lui, m’avait dit à plusieurs reprises, « je n’ai jamais eu la fibre paternelle, je ne risque pas d’avoir la fibre grand-paternelle ».

Des phrases comme ça, ça laisse des traces sur ceux et celles qui les reçoivent. Et bien sûr, j’ai longtemps cru qu’il était impossible de voyager et de gagner de l’argent en même temps. Voyage ou argent, il fallait choisir.

Puis j’ai détesté l’impact de certaines de ces formules sur ma perception de ma propre vie. Je me sentais coincée entre la loyauté à ma famille et mon besoin de me libérer du poids de ces mots qui pesaient lourdement sur mon présent.

Toute ma vie, j’avais cherché des réponses. On aurait dit que j’étais née avec un point d’interrogation dans la tête. Ce qui est finalement plutôt vrai, ma naissance reste pour moi un mystère, mais je suis là, désirée ou pas, je suis vivante, merci maman de m’avoir transmis la vie.

Mes recherches généalogiques ont pour un temps étanché ma soif de comprendre. Très vite, mes explorations ont plafonné. Puis, la psychogénéalogie m’a alors permis de prolonger mes recherches et permis de faire des liens.

Peu à peu, je prenais conscience des loyautés invisibles et des transmissions dans mon arbre, le fameux génosociogramme faisait son travail. Mais à chaque palier de ma « quête », je me heurtais toujours immanquablement à un mur. Ma documentation s’épaississait, mais ma soif était toujours là comme une addiction impossible à satisfaire. Pourquoi? Les mots.

Les mots agissent comme des fantômes et parfois même comme des vampires. Les générations nous précédant les véhiculent et nous nous retrouvons hantés par la sensation que notre vie ne nous appartient pas. J’étais encore passée à un nouveau mur, sans m’en rendre compte. Comment dépasser les traces de ces mots sur ma vie et comment prendre enfin entièrement possession de ma vie?

C’est à ce moment précis que j’ai découvert la métagénéalogie de Alexandro Jodorowsky et Marianne Costo. Un de ces livres qu’on dévore, nourriture très riche, qui nourrit comme un triple cheese burger, mais santé, avec de la viande bio et de la farine sans gluten! Une réponse claire et des outils, de vrais outils, solides. On accède enfin à un niveau de conscience plus puissant. Et avec ce niveau, on reprend le pouvoir. Le pouvoir de résoudre enfin sa propre équation, l’équation de sa vie à travers celle de son arbre. Mon esprit de mathématicienne était aux anges et l’art n’était pas en reste puisque toute la partie esthétique et artistique de cette résolution passait par une créativité sans limites. Merveilleux. Une discipline qui réunit les deux, la créativité et la science.

Plongée dans la méta, j’en avais presqu’oublié la peinture! J’étais tombée dans les nœuds, les triades, les centres et surtout j’avais fait quantité de liens avec le tarot. Épées, coupes, bâtons et deniers prenaient un sens complètement nouveau et en plus, cela m’aidait à comprendre cette insatisfaction constante qui m’avait toujours poussée à aller de question en question, sans jamais trouver de réponse satisfaisante. La science ne suffisait donc pas, il fallait aussi de l’art.

Alors, si vous commencez par faire l’inventaire des mots, phrases et proverbes qui vous viennent de votre famille, parents, grands-parents et arrière-grands-parents, puis si vous essayez de comprendre le pourquoi de leurs mots, vous allez commencer à encore mieux comprendre vos véritables peurs à vous, vos obstacles et vos murs. C’est en comprenant les peurs et frustrations qui se cachent derrière les mots de votre famille, que vous allez commencer à les comprendre en tant que personnes distinctes de vous. Et en les comprenant, vous allez commencer à comprendre votre vie et à reconnaître les morceaux qui sont à vous et les morceaux qui ne sont pas à vous.

Qui sait, dans le processus, vous allez peut-être réussir à aimer vraiment ceux et celles qui les ont véhiculés. Certes, ils ont marqué votre vie peut-être très négativement, mais en acceptant de les comprendre, vous allez trouver le pouvoir de pardonner. Ce pardon donné librement contribuera à la guérison de votre arbre et aidera sensiblement vos descendants à s’épanouir loin de ces mots.

Alors, vive les mots, ils sont vos premiers indicateurs, vos premiers phares, plus ils sont douloureux, plus profonde est la connaissance cachée derrière.

Et dans la connaissance… il y a l’énergie, l’énergie vitale.

Notre corps est pensant et cherche à vivre sa propre intégrité

Une maladie que l’on guérit sans introspection, sans recherche, sans changement de mode de vie, n’est pas une guérison, c’est simplement la disparition de symptômes.

Tôt ou tard, ça se développe différemment. Nous sommes réellement un tout et nous devons nous percevoir dans une globalité. Chacune de nos cellules contient la conscience de tout ce que nous avons vécu ainsi que celle de l’univers en entier puisque l’être humain fait partie intégrante du monde naturel qui l’entoure, le façonne et l’influence. Heureusement, de plus en plus de gens maintenant sont en quête du sens de leur vie.

Instinctivement, ils savent qu’ils ont un rôle important, lequel est relié aux autres, à ce qui se passe sur notre planète, dans notre environnement, etc. Le défi est infiniment grand et en même temps infiniment petit. Le processus de découverte n’est pas simple; c’est vrai par ailleurs, on peut y prendre plaisir et en obtenir énormément de satisfaction, se sentant ancré dans notre vie.

Il ne s’agit pas de partir en conquérant, à la recherche de tous les problèmes de notre société. Il s’agit de nettoyer et de transformer notre propre jardin intérieur. C’est-à-dire nos croyances erronées et d’identifier et transformer les masques protecteurs qui se sont installés pour pallier à nos manques et souffrances intérieurs. Reconnaître nos habitudes de vie non aidantes, nos attitudes et comportements non féconds et procéder graduellement aux changements en développant une vision plus globale sans toutefois, rechercher la perfection.

La maladie est une opportunité, un appel à la conscientisation, une communication de notre être, nous permettant de faire une halte afin de vérifier si la destination que l’on poursuit est en lien avec nos valeurs et notre propre quête.

C’est important de se poser des questions et de laisser la sagesse en nous s’exprimer. Quel temps est-ce que je me donne pour aller à l’intérieur de moi et entrer en contact avec mon être profond? Nous ne sommes pas seulement un corps, nous sommes un esprit et une âme. Quelle place est-ce que je laisse à cette guidance intérieure?

Ai-je un travail ou des intérêts qui me stimulent? Quelle est la perception de mon moi, des gens que je côtoie? Suis-je régulièrement dans le jugement? Quelle est la dernière fois où j’ai donné avec bonté et chaleur à quelqu’un qui me demandait?

Est-ce que, quand je dis oui, c’est un vrai oui empreint d’amour? Ou bien, un oui, par peur de perdre l’amitié de l’autre ou pour inscrire un dû dans mon livre de compte caché?

Est-ce que j’ai la critique facile? Est-ce que je contrôle régulièrement tout ce qui m’entoure? Est-ce que je donne de l’amour autour de moi? Est-ce que je me sens libre de vivre ma vie comme je l’entends et est-ce que je laisse les autres, vivre la leur, librement? Est-ce que j’entretiens de la colère, de l’animosité avec une ancienne relation ou avec mon passé?

Observez-vous, sans jugement. C’est le meilleur moyen que je connaisse pour apprendre à identifier ce qui n’est pas bénéfique. S’il vous plait, donnez-vous le temps. Soyez accueillant et tendre à votre égard. De plus en plus, l’humain a besoin dans cette société hyperactive de considération et de tendresse. Vous pouvez mettre en œuvre ces dons envers vous-même.

Nous sommes semblables et en même temps tellement différents. Il n’y a pas de recettes toutes faites, il y a vos recettes. À vous, de vous découvrir.

Tout cela demande d’être à l’écoute et de combattre nos peurs, notre scepticisme et de s’impliquer sur la voie de notre cœur en collaboration avec la raison naturellement. C’est une nouvelle relation à développer en restant conscient que nous comme cocréateurs de notre santé et de notre vie.

Rappelons-nous les paroles de Louis Pasteur appuyant les travaux de Claude Bernard : « Bernard a raison, le germe n’est rien, le terrain est tout ».

Auteur inconnu

Le summum de la vie

Dans un monde présentement chaotique, où tout semble s’écrouler, le chemin clair et paisible… se retrouve en soi.

Nous sommes présentement dans une nouvelle étape de changements. Regardez autour de vous. Que remarquez-vous? Vous remarquez qu’il y a des maladies, des pertes d’emploi, des bris de relations, des familles séparées et différents niveaux de dépression. Tous ces défis nous donnent la chance de décider de continuer de la même façon ou alors, de nous élever vers un nouveau niveau d’expression. En fait, tout cela nous ramène à une chose importante : qui nous sommes vraiment – et le fait de s’aimer soi-même – Les défis nous posent plusieurs questions : « Est-ce que je me nie? Est-ce que je me mens? Qu’est-ce que je désire vraiment? Est-ce que je choisis le rôle de victime ou est-ce que je prends en charge toutes mes créations? Est-ce que je suis à la merci des autres ou même, de la vie? Est-ce que je vais lâcher prise? ». Ces questions viennent de votre Esprit et elles demandent réponse.

Pouvez-vous imaginer une vie où les gens s’aiment eux-mêmes et aiment les autres, avec un tel respect que les jugements, les principes, les modèles s’effondrent, afin que nous soyons tous libres d’être et de permettre aux autres d’être? Eh bien, c’est vers cela que nous amène la nouvelle énergie de 2012. Cela a lieu depuis 2007. C’est pourquoi j’accepte les défis qui m’arrivent et qui ouvrent mon cœur afin de prendre de l’expansion, en unité avec la vie, partout.

Le discernement est essentiel pour reconnaître ce qui nous appartient et ce qui appartient à l’autre. Partout, sur la planète, tout est chaotique. Cela ne vous appartient pas. Ne le faites pas vôtre. Soyez un observateur, pendant que vous décidez qui vous désirez être et pour savoir où vous en êtes. Ce qui se passe présentement doit arriver. Si vous écoutez vraiment votre être intérieur, vous reconnaîtrez que vous avez désiré le changement. Nous voulons tous être libres, nous voulons connaître l’amour, nous voulons nous tenir ensemble. Au niveau de l’âme, c’est notre plus grand désir. L’année qui vient et celles qui suivront nous rempliront d’espoir pour une nouvelle vie, remplie de joie. Pour certains, il y aura des moments de grande conscience tandis que d’autres, étant récalcitrants aux changements, se trouveront en plein chaos et dans la confusion. Plusieurs quitteront même le plan terrestre. Et, vous savez quoi? Ce n’est pas important, car cela ne vous appartient pas, à moins que vous ne le fassiez vôtre et que vous lui portiez toute votre attention. Choisissez de vous harmoniser et de vous équilibrer vous-mêmes en étant à l’écoute de votre antenne intérieure, qui sait toujours ce dont vous avez besoin. Prenez du temps pour être seul avec vous-même, soyez bon envers vous-même, mais, plus encore, soyez conscient de qui vous êtes, à ce moment présent.

Ce qui importe le plus, dans l’année qui vient est d’approfondir la compréhension de votre soi, dans le but de croître spirituellement.

Connectez-vous à votre âme et laissez-vous guider vers la transformation, vers l’amour et le respect de soi.

Libérez-vous des drames de la vie, apprenez à interagir avec les expériences de la vie.

Prenez le temps nécessaire pour trouver les réponses aux plus grandes questions de votre vie.

Choisissez d’évoluer et de croître dans la nouvelle conscience.

Transformez les situations chaotiques, pour vous connecter à votre lumière intérieure.

Choisissez de vous éveiller et de donner de l’expansion à votre conscience, en ressentant ce qu’il y a à l’intérieur.

Reconnaissez votre propre pouvoir et apprenez à l’utiliser avec sagesse.

Devenez responsables des choix que vous faites, soyez vrais envers vous-mêmes et devenez le maître de votre vie.

C’est possible et accessible. Choisissez, décidez et expérimentez. Unissez le mental et l’âme pour permettre à votre conscience de prendre de l’expansion, car ce sont des étapes nécessaires pour vous aimer vous-mêmes et pour aimer l’autre.

Là où l’amour réside, l’harmonie existe et la peur disparaît. Soyez tolérants envers les autres. La compassion fait en sorte que nous acceptons ce que l’autre vit.

Tenons-nous la main et marchons ensemble vers la lumière de l’ère nouvelle.

L’éveil de conscience et l’amour de soi sont d’une grande importance pour la liberté d’être et l’acceptation des grands changements planétaires.

Ces plantes qui font du bien

Avec la venue du printemps, la nature s’éveille et, toujours aussi généreuse, nous offre une panoplie de plantes qui n’attendent qu’à être cueillies pour le plus grand bien de l’humanité. La preuve de la valeur curative des plantes médicinales n’est plus à faire. Aujourd’hui, la plupart des gens font appel aux plantes pour se soigner. Malheureusement, devant cette multitude de produits naturels à base de plantes que l’on retrouve un peu partout, et devant toute cette publicité qui s’y rattache, les gens demeurent parfois perplexes et mal informés dans le choix des différents produits. Cependant, en utilisant la plante avec la connaissance et la compétence requises, on peut aider à guérir certaines maladies, prévenir les dysfonctions, rétablir l’équilibre, redonner l’énergie à l’organisme, apporter la résistance au système immunitaire et ainsi conserver la santé. Et la phytothérapie nous apprend à connaître les plantes médicinales en ce sens.

La cure du printemps
On parle souvent de nettoyage ou cure de printemps. Oui, c’est important, nos ancêtres avaient bien compris ce processus en se purgeant au printemps et à l’automne. En réalité, c’était pour eux, la meilleure façon d’éliminer les toxines accumulées dans l’organisme.

Aujourd’hui, on suggère une désintoxication une fois ou deux par année, justement pour garder nos cellules en santé. Une désintoxication cellulaire exige un nettoyage du foie, du sang, des reins et une bonne élimination intestinale pour permettre et favoriser une meilleure absorption des aliments.

La désintoxication est une action spécifique à la phytothérapie. Elle consiste à stimuler un ou plusieurs organes d’élimination dont le fonctionnement est insuffisant ou lorsque des toxines sont véhiculées en trop grande quantité dans l’organisme.

Autrement dit, la désintoxication est le drainage du corps par les organes d’élimination que sont le foie, les reins, les intestins, la peau et les poumons. La maladie est parfois le résultat d’une accumulation des toxines (déchets endogènes ou exogènes) qui surchargent et encrassent les organes et ralentissent leur fonctionnement.

En phytothérapie, on vise à restaurer l’état de santé déficient en soignant les causes de la maladie (souvent, l’accumulation de déchets) plutôt que de s’attarder uniquement au symptôme. Cette approche alternative a aussi pour but de régénérer les cellules, c’est-à-dire, augmenter la vitalité de l’individu. C’est une médecine de terrain qui travaille sur l’ensemble de la personne.

Les plantes qui font du bien
L’idéal est de choisir des plantes de saison et des plantes régionales. Une plante printanière est à son maximum au printemps. Printemps veut dire renouveau. C’est pourquoi on pense habituellement à la cure de printemps : pour se renouveler. On peut aussi avoir besoin de se renforcer, de se régénérer avant d’entreprendre une cure. Il faut adapter les plantes à chaque individu selon son besoin. De plus, le taux vibratoire de la plante aura un impact dans notre corps.

Voici quelques plantes à retenir :

Le pissenlit :  draineur hépato-biliaire. Toute l’énergie est canalisée dans sa partie aérienne, dans ses feuilles qu’on peut manger tôt au printemps, aromatisées de jus de citron (biologique), un peu d’huile d’olive et de ciboulette fraîche. Très nutritif. Une vraie énergie du printemps. Le pissenlit stimule l’élimination des toxines dans chaque cellule du corps.

Le mouron des oiseaux : purificateur du sang. En infusion, en salade (feuilles fraîches), en soupe (tiges). Amaigrissante (fait fondre les graisses). Tonifiante du système digestif.

L’ortie : reminéralisante, nutritive. Régularise la glycémie. Stimule l’action du métabolisme. Plante énergétique (antifatigue, anémie). Plante printanière qui remet le corps en marche, redonne le goût de sortir de son hibernation. Régulateur hormonal, draineur hépatique. Stimulante en soupe, en salade, en tisane.

Certaines plantes décrites ci-dessous ne sont pas nécessairement des plantes de printemps, mais sont tout de même utilisées en teinture mère dans les cures printanière et automnale.

L’artichaut : hépato-tonique, diurétique, rajeunissement tissulaire. S’oppose à l’excès de cholestérol. L’artichaut est capable de tonifier la cellule hépatique, d’augmenter sa résistance et de stimuler son fonctionnement.

La bardane : plante dépurative du sang, diurétique. Diminue le taux de sucre dans le sang. Contient des antibiotiques.

La cascara sagrada : aide à la fonction des intestins en agissant comme un doux laxatif. Accroît les sécrétions de l’estomac, du foie et du pancréas. C’est une herbe puissante pour un nettoyage en profondeur.

Pour supporter le travail des reins et du système lymphatique : le buchu, la busserole, le gaillet, le genévrier, la racine de réglisse, le romarin. Ils supportent également le foie, action de drainage et de nettoyage.

Toutes ces plantes et bien d’autres encore sont d’une aide précieuse dans l’élimination des toxines de l’organisme. Cependant, il va sans dire que l’abandon de mauvaises habitudes alimentaires pour adopter un régime sain et équilibré comprenant surtout des fruits et des légumes biologiques, devrait être à la base de tout changement.

Toutes ces plantes qui nous font du bien nous aident à conserver la santé et aussi à harmoniser et énergiser le corps humain. Nous avons encore tellement à apprendre de ces étonnantes et merveilleuses plantes!

Vivre vivante

La même scène s’impose à moi à chaque fois : avril 2006, il est environ 21 h, je suis seule dans ma chambre. J’ai 28 ans et je joue avec une poupée. Ma poupée. Celle qui n’existait pas une heure auparavant et qui danse, bien vivante et réelle sous mes yeux surpris et émerveillés. Dans cet objet, j’aperçois ma propre image; un objet dit inanimé et qui pourtant est en vie. Je ressens alors en moi une petite étincelle en éveil, un pouvoir oublié depuis longtemps qui se réveille, peut-être.

Cette poupée, ces poupées, car d’autres naîtront les soirs suivants, deviennent mes bouées et l’espoir qui me poussera à me relever. Oui, je me sens faible, éteinte, morte-vivante. Je me suis peu à peu enlisée dans une situation où je m’éloigne de plus en plus de moi, et de mes rêves profonds. J’ai, à mon insu, doucement mis de côté mes passions et certaines de mes valeurs pour essayer de construire une vie de couple et de famille qui sera superbe demain. Tout à coup, cette poupée me rappelle que je transporte la vie, et que la vie veut être en vie. Maintenant. Petit à petit, une force s’installe en moi. Lorsque tout semble chavirer autour de moi, je reviens vers mon nouveau navire, la couture, et je crée. Ces créations nourrissent mon âme et me chuchotent qu’il y a d’autres possibles. L’idée de ces possibles encore nébuleux, m’amène peu à peu à dire non à ce qui est et oui à autre chose.

Puis, l’idée de créer ma propre entreprise émerge. Quelques mois plus tard, je pars vers l’inconnu les mains pratiquement vides avec simplement cet élan vers une autre moi.

… Et je mets sur pied ma petite entreprise. Je surprends mon entourage en réussissant à obtenir de l’aide financière pour le démarrage de ce projet marginal. C’est la naissance officielle de Papoum, papoum…

Quelques semaines après ce tournant, je participe à la foire artisanale de Noël de mon village. Mon étal est plus petit que les autres et occupe peu d’espace. Je me sens très intimidée. J’ai l’étrange impression d’être une petite fille qui veut montrer ses beaux dessins. Et, surprise, je vends presque tout!

Imparfaites, croches, inégales, mes poupées semblent toucher les gens. J’en déduis que ce nouvel élan de vie, cette petite pousse qui perce, s’est faufilé dans mes poupées, tel un petit cœur en chacune. Cette découverte donne encore plus de sens à mon projet. Je ressens, par l’entremise de mes poupées, une connexion avec les gens. Et surtout je suis heureuse de donner un peu de qui je suis réellement au-delà de tous mes rôles.

Quelques années après ce certain soir d’avril 2006, je me sens totalement, complètement vivante. Bizarrement, je me retourne et je vois deux personnes : l’ancienne moi et la nouvelle moi. Et, Papoum, papoum… (les petits cœurs qui battent) continue à faire partie de ma vie.

Ce dialogue avec une de mes créations a donc de façon inattendue, éclairé une partie de moi qui était dans l’ombre : ce pouvoir créateur, capable de créer des objets, mais aussi une autre vie. Cela m’aura poussée à faire de grandes remises en question sur mes croyances. Par exemple, est-ce que la vie que j’étiquetais comme idéale l’était réellement? Étaient-ils vraiment rentables, ces sacrifices de certaines parties de moi, déboursés pour acheter ce futur dit reluisant? La création de ces petits êtres, m’a amenée à me définir davantage, et, surtout, m’a permis d’amorcer l’expression de ma propre voix.

Voilà comment, créer une poupée a su transformer ma vie.

Aujourd’hui, je souhaite que mes poupées apportent chaleur, tendresse et réconfort, et aussi, qu’elles inspirent doucement les gens, qu’elles leur chuchotent à l’oreille : oui, c’est tout à fait possible et réalisable de vivre vivant!