Enrichir sa vie érotique par son imagination

Les fantasmes, l’imagination joue un rôle important dans la sexualité. Elle enrichit notre vie amoureuse, érotique et sexuelle, elle contribue à éveiller et à maintenir le désir, à mettre du piquant dans le quotidien de sa vie sexuelle ou à compenser certaines frustrations.

Une libido vacillante et des fantasmes peu développés vont souvent de pairs. En effet, comment peut-on s’intéresser à quelque chose, si on n’y pense jamais! Il est possible de faire changer les choses avec une dose de plaisir et de créativité. C’est à travers le fantasme que le désir se précise.

Les fantasmes sexuels sont des images mentales conscientes plus ou moins réalistes, dont le contenu peut varier à l’infini avec une connotation sexuelle ou romantique ayant comme fonction de procurer une excitation sexuelle. Ils peuvent survenir de façon spontanée ou volontaire. C’est la partie la plus intime de soi.

Les fantasmes vont stimuler une zone intrapsychique reliée à de multiples terminaisons nerveuses. Le corps se laisse prendre au jeu, il réagit à cette stimulation intrapsychique, ce qui permet d’augmenter le désir, l’excitation sexuelle ou de faciliter l’orgasme – un peu comme l’anticipation d’un dessert succulent qui nous fait saliver longtemps d’avance.

Nous possédons tous un esprit créatif, on doit y consacrer un peu de temps et d’énergie pour qu’il soit plus présent. Il y a 4 000 idées qui nous traversent l’esprit dans une journée allant d’un simple flash à une rêverie élaborée, 1 à 5 % sont de nature sexuelle.

Les fantasmes puisent à même l’information emmagasinée au fil des ans – rencontres, livres, films, etc.- pour nous permettre d’élaborer nos propres scénarios. Dans l’imaginaire, tout est permis.

Si vos fantasmes sont peu développés ou encore que vous ayez de la difficulté à vous détacher du réel, vous pouvez commencer par des suggestions qui n’ont rien de sexuel. Concentrez votre attention sur des éléments plus concrets de votre vie quotidienne et discernez les détails au maximum. Il faut mettre ses peurs, ses complexes et ses préjugés de côté. Vous vous mettez à décrire une scène agréable, une scène de vacances, par exemple, en mettant tous vos sens à contribution : ce que vous voyez, sentez, touchez, entendez et goûtez.Par la suite, on procède un peu comme un réalisateur de cinéma. Qui sont les personnages principaux? Est-ce que je connais le-la partenaire ou est-ce un inconnu? Sommes-nous acteurs ou spectateurs? Ensuite, on plante le décor (les lieux, les meubles, les couleurs, etc.), le moment de la journée et/ou de la saison. Comment suis-je habillé et coiffé? Est-ce que je veux que la scène prenne une tournure romantique ou sexuelle? Est-ce qu’il y a du mouvement (comme dans un film) ou est statique (comme des photos)?

Vous avez besoin d’un coup de pouce en terme de scénario, il existe de très bons livres sur le marché qui peuvent vous aider. Les femmes préféreront les scénarios romantiques, de séduction et de tendresse tandis que les hommes s’attarderont plus à un contenu d’activité sexuelle.

Quels que soient les scénarios, il faut évidemment s’accorder le droit de s’abandonner au plaisir et d’entrer dans le jeu. Plus on activera la partie imaginative de notre cerveau dans la vie quotidienne, plus elle s’activera facilement lors des activités sexuelles. Donc, ne restez pas trop souvent devant la télévision, faites plutôt des activités qui exercent la mémoire et favorise l’imagination et le plaisir.

Le plaisir de cuisiner

Adopter un nouveau regard… et renouer avec le plaisir d’être en santé.

L’alimentation est premièrement une question de perception. Dans le rythme de vie empressé qui est le nôtre, nous cherchons à sauver du temps. Malheureusement, c’est souvent au détriment de besoins essentiels de la vie quotidienne que nous récupérons des minutes : par exemple, emprunter du temps dans la préparation des repas ce qui définitivement en diminue la qualité. On rectifie le tir par un « rapido presto » sur un coin de table lundi, suivi d’un « tout préparé » dans la voiture mardi et peut-être un petit liquide protéiné tard en soirée mercredi. Ce qu’on oublie dans ces gestes banals, c’est que pour générer la santé et le plaisir, le facteur alimentation doit respecter les concepts de base qui contribuent à la croissance, à l’entretien et à la reconstruction du corps et du mental.

Difficile me direz-vous! Bien manger est un vrai casse-tête! J’ai de bonnes intentions, c’est un grand désir chez moi de bien me nourrir et de bien nourrir ma famille. Mais il arrive toujours quelque chose qui me fait abandonner mes bonnes résolutions. Le problème se trouve majoritairement dans la perception que nous avons face aux choix des aliments ainsi qu’à la préparation des repas. Il est essentiel de reconstruire notre regard face à notre alimentation. Notre perception a été altérée pour plein de raisons et ça n’a pas vraiment d’importance de les connaître.

Ce qui importe, c’est d’arrêter ce dérapage qui nous amène tout droit dans une impasse. La période des repas est un moment de plaisir, comme une nouvelle histoire à inventer, non comme une routine terne et ardue à affronter. C’est un temps privilégié pour se retrouver, communiquer, relaxer et profiter de l’abondance des odeurs, des goûts, des textures et de la variété colorée des aliments que nous avons consciemment choisis et préparés. Le plaisir ou le désagrément de cuisiner santé se trouve dans l’intention qui nous habite face à la préparation des repas : l’intention étant pour moi le but à atteindre, le résultat de ma capacité à imaginer.

Cette capacité d’imaginer étant unique à chacun, voici en exemple mon intention, animée par la valeur des nutriments générant la santé.

Quand je me retrouve devant les comptoirs de ma cuisine et que je choisis des aliments qui vont faire partie de la préparation de notre repas, mon regard est :

  • Je pense toujours aux bienfaits que chacun de ces aliments nous procurent ainsi que les particularités qui les représentent et ce qu’ils génèrent dans notre organisme.
  • En regardant les poivrons orange remplis de lutéine qui nourrit la macula de mes yeux, l’avocat gorgé d’acides gras essentiels qui nourrissent le muscle cardiaque, le cerveau, nos glandes, etc. je remercie pour l’abondance des choix qui nous sont offerts.
  • Je m’inspire de toutes les couleurs, des odeurs, des aromates et des légumes que je prépare et qui accompagneront parfaitement des lentilles aux milles vertus, déposées sur un lit de couscous de blé intégral, cuit dans un bouillon de Miso, reminéralisant par excellence, le tout rehaussé de fines herbes fraîches et curatives.
  • Ce plat mérite bien sûr que je crée une atmosphère : qu’il soit présenté dans une belle assiette, sur une table habillée d’une nappe colorée à souhait et accompagné d’un éclairage qui favorisera la paix et les discussions, prédisposition essentielle à la digestion et au plaisir de manger.

L’intention qui m’habite face à l’alimentation et à la préparation des repas est une intention de plaisir, de générer la santé, de découvrir de nouveaux aliments, d’inventer de nouvelles recettes, de réunir ceux que j’aime, de partager mon quotidien, de ralentir mon rythme et de vivre le moment présent avec les gens qui partagent cette table.

Et vous, par quelle intention êtes-vous habités quand vous vous retrouvez face à votre comptoir de cuisine?

Ce texte est tiré du livre « Choisir la santé une belle façon de s’aimer », Éditions grand vent.

Maître guérisseur!

Notre société actuelle vit avec la croyance que nous sommes « toute puissance ». Nous croyons détenir une suprématie sur tout ce qui nous entoure incluant notre environnement et pouvoir exploiter ces ressources comme bon nous semble.

Ce n’est évidemment pas l’opinion de tous, mais disons que dans l’ensemble, le portrait général est peu radieux. Malheureusement (ou peut-être heureusement), tous ces abus que nous avons infligés à notre planète par ignorance ou par recherche de pouvoir viennent aujourd’hui nous bousculer et nous obliger à changer notre regard et nos habitudes.

Sommes-nous vraiment conscients de l’interrelation qui existe entre notre environnement et nous? Réalisons-nous seulement à quel point la détérioration de nos forêts, l’épuisement des ressources naturelles, la détérioration de la qualité de nos réserves d’eau, le développement urbain, la dénaturation des aliments que nous consommons et la pollution de l’air que nous respirons nous conduisent vers la détérioration de nos propres vies? Je me souviens avoir été profondément touchée la première fois que j’ai lu ce proverbe cri qui disait :

« Lorsque le dernier arbre sera abattu, lorsque la dernière rivière sera souillée, lorsque le dernier poisson sera capturé, seulement alors réaliserons-nous que l’argent ne se mange pas. »

Nul désir pour moi de verser dans le défaitisme ou la moralisation, bien au contraire, j’aimerais prendre ce moment pour faire revivre dans vos cellules cette union indispensable à la terre et son impact sur notre vie quotidienne.

Projetons-nous quelques instants pour nous rappeler l’état de bien-être que nous éprouvons après une journée en forêt. Cette grande légèreté, cette joie simple, cette paix d’esprit qui envahit chacune de nos cellules sous l’influence de l’effort physique qu’a fourni notre corps, de l’air que nous avons respiré, de la beauté que nous avons côtoyée, des sons harmonieux de l’eau et des oiseaux que la nature nous a si généreusement offerts. Nous avons pris le temps de nous unir à notre environnement, de nous en imprégner et nous en sommes ressortis réénergisés.

Que s’est-il passé pendant ces quelques heures?
Les arbres ont émané leur parfum et leur essence pour favoriser notre propre guérison, ils ont transformé l’air que nous respirons en le rendant encore plus pur et plus vibrant. Ils ont intensifié notre relation à la terre et permis de nous sentir unis à tout ce qui vit. Pendant ce temps, le soleil favorisait la guérison de nos cellules en stimulant la production de plusieurs vitamines dont la vitamine D essentielle à notre corps, il venait raviver notre feu intérieur et stimuler notre élan vital. Le petit ruisseau que nous avons longé, lui aussi jouait son rôle essentiel. Il produisait des ions négatifs pour intensifier la qualité de l’air que nous respirions, il permettait à toute la faune environnante de vivre et de créer la vie. Il permettait de maintenir un taux d’humidité dans l’air et permettait à la vie de circuler.

À l’heure du dîner, qu’avons-nous mangé? Étions-nous conscients de la relation qui existe entre nous et les aliments mangés, leur impact sur notre santé? Comment peut-on croire qu’en ingérant des aliments dénaturés, qui ont poussé dans des sols déséquilibrés et appauvris, fertilisés chimiquement, que ceux-ci puissent nous procurer les nutriments essentiels pour que notre corps puisse se mouvoir aisément et légèrement et nous fournir la vitalité dont nous avons besoin pour fonctionner dans la vie quotidienne?

Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi tant de gens sont portés vers les aliments riches en sucres et les stimulants de toutes sortes? Le corps cherche désespérément à répondre à un besoin énergétique qu’il ne trouve plus dans son alimentation. Par contre, en consommant ces stimulants, il ne nourrit pas son organisme et au contraire, l’entraîne dans un épuisement et une surconsommation entraînant les maladies dégénératives et tous les déséquilibres métaboliques qu’on connaît aujourd’hui.

La qualité des aliments dépend directement des sols dans lesquels ils poussent, des conditions de culture et de récoltes, des transformations qu’ils subissent ou non avant de se rendre jusque dans nos assiettes. Prendre soin de la terre, c’est aussi prendre soin de ce qui se retrouvera tôt ou tard dans notre estomac.

L’air que nous avons respiré pendant cette balade, était rempli de « prana » offert généreusement par les arbres et venait oxygéner chacune de nos cellules, favorisant le transport des nutriments vers nos organes. Il venait ainsi modifier notre rythme vibratoire et amener un moment de calme et de paix nous permettant de nous ouvrir à l’univers plus subtil qui nous entoure et auquel souvent nous ne portons aucune attention. Cet espace intérieur, c’est l’espace où nous pouvons accueillir l’inspiration et la créativité. Quel bonheur de se retrouver dans ces espaces, vous ne trouvez pas?

Ce qui est important aujourd’hui c’est de devenir conscient de cette relation qui existe entre la nature et nous, une relation d’interdépendance qui peut modifier notre vie bien au-delà de ce que nous pouvons imaginer, nous propulser dans des états de paix, de plénitude, de santé à tous les niveaux et, en prime, créer un sentiment d’union avec la vie. C’est en se faisant du bien qu’on peut sauver et transformer notre planète.

Les vertus thérapeutiques des animaux sur les humains

De plus en plus d’humains éprouvent des difficultés à s’adapter à notre monde en mutation où la productivité et la vitesse prédominent sur la qualité de vie. L’animal de compagnie représente la constance et la stabilité. Il devient un havre de paix où il fait bon se réfugier pour savourer l’instant présent. Le contact avec un animal nous transporte dans un monde de paix et contribue à diminuer le stress envahissant de la vie quotidienne.

L’animal joue un rôle significatif dans la vie des humains dès la petite enfance. En stimulant son monde imaginaire, en éveillant sa curiosité et en développant son empathie, il favorise le développement cognitif, affectif et social de l’enfant. C’est d’ailleurs pour cette raison que l’animal est utilisé comme moyen thérapeutique par exemple dans les milieux hospitaliers auprès d’enfants souffrant de cancers ou de troubles envahissants du développement.

L’animal, par son amour inconditionnel répond à plusieurs besoins : le sentiment d’être utile et important, le besoin de sécurité, plaisir de donner, le goût du jeu, la stimulation du sens du toucher et l’activité physique. Le chien est également un facilitateur social : les personnes qui se promènent avec un chien socialisent plus facilement avec les autres.

Les gens qui vivent avec des animaux ont plus de chance de conserver leur santé ou de récupérer en cas de maladie. Il est connu que les personnes âgées vivent moins d’isolement, ont une plus grande vivacité d’esprit et sont plus actives. Elles jouissent d’une meilleure santé, consomment moins de médicaments et leurs visites médicales se font plus rares. Plusieurs études ont démontré que le seul fait de flatter un animal diminue le rythme cardiaque, la pression artérielle, le taux de cholestérol.

À mesure qu’une personne prend de l’âge, l’acuité des sens diminue à l’exception de celui du toucher qui a tendance à s’accentuer, surtout en période de deuil ou dans un contexte de grande solitude. Les personnes âgées, en bénéficiant de la présence d’un animal, peuvent satisfaire leur besoin tactile.

Plusieurs statistiques nous révèlent que la qualité de vie des personnes âgées en institution est grandement améliorée grâce à la présence d’un animal de compagnie qui a pour effet de combler un vide et d’égayer leur quotidien tout en les maintenant alertes. Même les patients atteints de la maladie d’Alzheimer peuvent grandement bénéficier du contact d’un animal. Les personnes en stade avancé de la maladie sont souvent alitées. Elles ne peuvent presque plus bouger et leur discours est incohérent. Elles sont isolées des autres et repliées sur elles-mêmes. En zoothérapie, on cherche donc à leur offrir un contact affectif par le biais de la communication non verbale. La fourrure de l’animal contre la peau procure l’émergence d’émotions. On peut voir que l’animal rejoint la personne au niveau du cœur quand on voit le visage de la personne s’illuminer et ses yeux pétiller.

On pourrait croire qu’une plus grande intégration d’animaux domestiques dans les centres pour personnes âgées pourrait contribuer à diminuer la consommation de certains médicaments dont les anxiolytiques et même prévenir la dépression.

La crise EgoNonomique

Les marchés économiques sont déboussolés. Notre corps ne vit pas dans le portail de la lumière. La récession frappe ici et là, comme s’il n’y avait plus d’ordre intelligent qui régit l’humanité.

Avez-vous remarqué que depuis quelques mois (on dirait que ça fait des années!), notre Ego est littéralement attaqué avec ce que nous entendons, lisons et vivons au sujet de la crise économique? Que lorsqu’on perd le contrôle, qu’on vit quelque chose d’imprévu et de nouveau, on se sent menacé? Les grands sages nous disent sur ce sujet que notre Ego doit mourir pour oser être Soi! Comment devons-nous gérer notre vie dans la dualité qui nous entoure? Comment dépasser nos limites et agir pour devenir, pour prendre soin de soi? Quand notre Ego est attaqué, peut-il se taire et se soumettre… spirituellement?

En fait, on dirait que la peur empêche notre Ego de se détacher. Pas surprenant que le psychanalyste français Jacques Lacan parle d’un « stade miroir » pour décrire la formation de notre individualité. Comment donc pouvons-nous arriver à nous élever? Comment être à part entière?

Nos sens sont bombardés. Lorsqu’on médite, les frustrations montent. On dirait qu’on recule ou que l’on n’a jamais avancé. Que tous les discours et rituels spirituels n’ont pas leurs places. Pourtant! Même le mot « impuissance » prend une définition plus urgente, voir présente. La turbulence que notre Ego vit, les menaces que notre filet de sécurité social, familial et individuel rencontre fait que nous, êtres éveillés (pas besoin d’être en Samadhi pour s’autodéclarer « éveillé »!), n’avons plus d’autres alternatives que de nous ouvrir, nous épanouir et nous abandonner à notre puissance supérieure.

« Nous devons être le changement que nous désirons voir dans ce monde. » – Gandhi

Comment donc peut-on arriver à faire la paix dans ce monde de la misère du mental? Voilà autant de questionnements qui nécessitent une réflexion profonde. En yoga intégral, Sri Aurobindo nous dit : « Mais le plus difficile, pourtant, la pierre d’achoppement réside dans la séparation que nous devrons faire d’avec notre ego. Quand nous avons dépassé l’individualisation, alors, nous sommes des personnes réelles. ». Les Védantas eux parlent de 8 étapes à franchir pour obtenir le bonheur absolu : Code de conduite personnel, social, le hatha yoga, la respiration, la prière par le retrait des sens, la concentration, la méditation et tout cela pour arriver à la conscience cosmique. Le travail d’une vie entière, comme Ghandi, quoi!

Souvenons-nous que le mot yoga ne signifie pas seulement « Union » en sanskrit. Il signifie aussi « attelage ». L’attelage des sens comme on atelle un cheval pour maîtriser les sens. Ainsi, de façon pratico pratique, efforçons-vous à maîtriser nos sens pour cheminer en harmonie. Et quand notre Ego est attaqué, voyons le comme une opportunité de nous (le moi, le je en latin) détacher, de nous libérer, de faire fi de rien, de devenir observateur et oser être soi.

D’avoir le courage de faire des pas dans cette direction peut nous apporter des petites libérations à chaque fois que nous réussissons. Si on échoue, il y a toujours la prochaine fois. L’important est de demeurer conscient de notre conscience, de devenir observateur et oser être soi petit à petit sans être le bourreau que nous pouvons être pour nous-même. Car c’est en dépassant ce genre de limite, en lâchant prise et en accueillant la controverse de la crise actuelle que nous traversons, nous réussissons égoïstement la transcendance. Le paradoxe ultime, la fissure qui laisse pénétrer la lumière, quoi! Ainsi, nous oserons petit à petit et à la façon d’une spirale, à nous affirmer, à être soi-même, malgré les vicissitudes de la vie. La tête haute nous marcherons et peu importe ce que les autres dirons de nous, peu importe les bouleversements extérieurs que nous observerons, nous saurons demeurer calme et serin… au quotidien… dans l’instant présent.

Namaste (« Je salue le divin en vous »)

« Il y a une fissure, une fissure dans tout. Comme ça, la lumière peut entrer » – Leonard Cohen

Utiliser son cerveau avec « tact » par l’ancrage

L’ancrage, c’est une technique par le toucher qui vous permet de retrouver vos bonnes ressources d’une façon écologique et rapide, en dissociant et réassociant un nouvel état. L’intégration des ancres est le nom de l’exercice qui utilise l’ancrage, c’est-à-dire un moyen de relier une émotion à un toucher.

Quand et comment utiliser cette technique?
Vous pouvez utiliser l’intégration des ancres, soit pour transposer d’une situation à une autre une stratégie gagnante, soit pour retrouver un état ou une émotion utile pour un moment donné, comme : la confiance en soi, l’aisance, la détente, la créativité, l’audace, la bonne humeur, etc.

Parce qu’il est un moyen simple, rapide et efficace, vous pouvez vous en servir à n’importe quel moment, lorsque le besoin s’en fait sentir, soit : avant, pendant ou après une conférence, une entrevue, un examen ou un rendez-vous galant ou toute autre situation de la vie courante où vous sentez le besoin de retrouver rapidement vos moyens. Les résultats sont si instantanés que vous pouvez faire ces exercices aux toilettes du travail, d’un café ou d’un resto ou encore à votre poste de travail… à vous de juger l’endroit le plus propice. Bien que ces techniques fonctionnent rapidement, elles ne sont pas un moyen indiqué pour faire une thérapie en profondeur, c’est-à-dire pour régler un problème de fond. Les résultats vous étonneront quand même.

Comment ça marche?
Sans plus vous faire attendre, je vous donne les étapes qui vous serviront de guide pour effectuer l’exercice. Soyez patient et indulgent avec vous-même lorsque vous les essayez pour la première fois. Allez-y une étape à la fois. Peut-être est-ce nécessaire pour vous de tester ces exercices dans le confort de votre salon ou d’un endroit connu lors des premiers essais. Écoutez vos besoins et, bonne découverte!

Les étapes d’une recette gagnante : l’intégration des ancres

  1. Installez-vous et entez de vous rappeler d’une situation où vous étiez particulièrement en état de ressources, de créativité et de confiance.
    Tentez de vous remémorer comment tous vos sens vivaient cette expérience : comment vous vous sentiez, vous vous voyiez (ex. : les lieux, vos vêtements, etc.) et ce que vous entendiez.
  2. Ancrez cette expérience en touchant votre cuisse droite (ou une autre partie du corps). Assurez-vous d’être complètement dans l’expérience avant d’ancrer ce sentiment sur une partie de votre corps.
  3. Ensuite, remémorez-vous une situation dans laquelle vous vous sentiez bloqué ou inefficace. Tentez de vous rappeler de la situation. Ancrez cette expérience en touchant votre cuisse gauche (ou la partie de votre corps opposée à celle que vous avez choisie à l’étape 2). Ne restez pas trop longtemps dans cet état.
  4. Maintenant, avec vos deux mains, touchez simultanément les deux genoux (les 2 ancrages, les 2 parties du corps que vous avez choisies). Vos ressources (ou expérience agréable) se joindront alors à votre expérience inefficace (ou désagréable) pour former une nouvelle façon de se comporter face à cette situation, qui était vécue comme problématique dans le passé.

Vous pouvez vérifier l’efficacité de l’exercice en vous projetant dans le futur, en vous imaginant comment vous réagiriez dans la même situation. Si le scénario se déroule positivement, l’exercice est un succès. Sinon, refaites les étapes une deuxième, troisième, quatrième fois si nécessaire. Assurez-vous de revenir au présent après avoir vérifié les résultats. Vous pouvez aussi utiliser cet exercice lorsque vous désirez rectifier une stratégie qui s’avère inefficace Vous n’avez qu’à refaire les mêmes étapes (1-2-3-4). Votre stratégie efficace sera alors l’équivalent de la bonne ressource, tandis que la stratégie inefficace représentera l’état désagréable. Par exemple, si une personne a de la difficulté à faire des présentations devant un groupe, elle ancre cette stratégie problématique en touchant sa cuisse gauche. Puis, elle pense à une situation semblable dans laquelle elle s’est sentie en pleine possession de ses ressources et l’ancre en touchant sa cuisse droite. Le résultat est le même qu’expliqué ci-haut : après avoir touché simultanément ses deux cuisses en laissant se joindre les deux expériences, la personne retrouve ses bonnes ressources dans la situation qui était auparavant un problème.

Pourquoi ça fonctionne?
On dit souvent que notre état présent est décalé ou qu’il n’a pas rapport avec ce que nous sommes devenus. Cela s’explique par le fait qu’une mémoire du passé s’est « réveillée », c’est-à-dire qu’elle a été activée, lorsque nous avons vu, entendu, senti ou touché (ou avons été touché par) un élément particulier qui est relié de près ou de loin à ce que nous vivons dans le présent.

« Notre cerveau n’a rien oublié de son passé, surtout au niveau émotionnel. » C’est dire que nous pouvons revivre en totalité, consciemment ou non, une scène du passé autant au niveau émotionnel qu’au niveau des réactions physiologiques qui y sont associées. C’est pourquoi vous pouvez ancrer une mémoire, un souvenir ou événement agréable (et désagréable) en vous touchant. L’ancrage est en fait une association que notre cerveau aura fait, au niveau des neurones, entre une émotion et une partie du corps. Ce genre d’associations se fait constamment tout au long de notre vie, néanmoins elles sont souvent inconscientes. En utilisant consciemment l’intégration des ancres, c’est comme si on reprenait notre pouvoir de choisir ce que nous voulons vivre et quand nous voulons le vivre.

Ainsi, « la manière dont nous avons associé nos ressources à des émotions détermine les résultats que nous obtiendrons ».

En collaboration avec Stéphanie Ouellette

Avez-vous besoin de suppléments alimentaires?

De plus en plus de gens sont conscientisés à leur alimentation et veulent être en bonne santé. Souvent confus par diverses publicités sur les vitamines miracles nous promettant vitalité et jeunesse, nous posons des questions qui restent sans réponses. Quels sont nos besoins? Quels produits acheter? Pourquoi certains produits sont plus dispendieux que d’autres?

Qu’est-ce qu’une vitamine?
Les vitamines sont des substances requises en petite quantité pour permettre une bonne métabolisation (phénomène de transformation chimique et biochimique dans tous les tissus de l’organismes). Elles aident aussi à convertir les gras et les hydrates de carbone en énergie et favorisent la construction des os et des tissus. Le corps ne produit à peu près pas de vitamines et minéraux, nous devons les retrouver dans la nourriture ou dans les suppléments.

Nous connaissons deux catégories de vitamines :

  1. Les vitamines liposolubles, c’est-à-dire solubles dans l’eau, elles peuvent s’emmagasiner dans le corps; ce sont les vitamines A, D, E et K.
  2. Les vitamines hydrosolubles, solubles dans l’eau, ne peuvent pas s’emmagasiner, elles sont éliminées dans l’urine; ce sont les vitamines C et les vitamines du complexe B.

Le corps est donc plus sensible à une trop grande quantité des vitamines A et D parce qu’elles peuvent s’accumuler. Il est donc préférable de les consommer au besoin.

Naturelles ou synthétiques?
Les vitamines synthétiques sont de création humaine. En général, elles ont comme base une source naturelle, mais elles contiennent des produits chimiques ou synthétiques ayant pour but d’accroître la stabilité des nutriments.

Elles se présentent souvent sous une forme plus difficile à assimiler. Le corps dépense plus d’énergie pour tenter de les digérer et en retire donc moins de bénéfices.

Sous forme de plantes, elles sont 100 % naturelles et contiennent tous les éléments nécessaires. Elles travaillent ensemble, de façon synergique. Il s’agit toutefois de se procurer ses suppléments d’une compagnie reconnue ou chez un thérapeute, afin de s’assurer de la meilleure qualité d’herbes utilisées.

Quels sont nos besoins?
Il est difficile d’établir avec certitude le besoin de chaque individu. Nous devons tenir compte de l’âge de la personne, du poids, du sexe, ainsi eu du niveau d’activité.

Par exemple, une femme durant sa grossesse, une mère qui allaite son enfant, un athlète qui s’entraîne régulièrement, ont besoin d’un apport nutritionnel plus grand.

L’idéal est une alimentation variée et abondante en aliments d’origine végétale pour couvrir tous nos besoins vitaminiques. Cependant, nous devons être conscients que la qualité des aliments dans les magasins d’alimentation présente certaines déficiences pour les raisons suivantes :

  • La cueillette des aliments avant la maturité, donc manque de soleil;
  • La qualité du sol;
  • Le transport et l’entreposage des aliments (nous connaissons très peu les moyens utilisés pour la conservation);
  • De plus, le raffinage, la transformation et la cuisson des aliments en diminuent l’apport vitaminique.

Les suppléments sont-ils trop chers?
Achèteriez-vous des verres de contact ou un parachute en vous basant seulement sur un prix de rabais? Vous obtenez toujours selon le prix que vous payez. Les vitamines bon marché, qu’on appelle « de source naturelle » contiennent souvent des éléments de remplissage synthétiques. Généralement plus les comprimés sont économiques, plus ils contiennent de ces éléments. De plus, il est bon de savoir que les manufacturiers ne sont plus tenus légalement d’inscrire tous les ingrédients contenus dans le produit sur l’étiquette, ce qui nous invite à être davantage prudents.

Comment choisir vos suppléments?

  1. Choisissez des vitamines naturelles (ingrédients purs) ne contenant aucun additif chimique ou aucun colorant. Votre corps les assimile davantage, par conséquent, vous économisez.
  2. Fiez-vous à la quantité suggérée sur l’étiquette ou consultez un professionnel de la santé si vous croyez en avoir besoin davantage.
  3. Vérifiez la date d’expiration. Les produits peuvent perdre de leur efficacité s’ils ont été trop longtemps en magasin.
  4. Consultez un professionnel de la santé. Certaines vitamines travaillent en synergie. Vous obtiendrez de meilleurs résultats et vous pourrez ainsi économiser.
  5. Soyez prudent concernant les publicités tapageuses ou encore la vente de produits par la poste promettant des résultats miraculeux. Ce sont souvent des produits qui n’ont pas été testés et si vous avez besoin de conseils, vous ne pourrez jamais rejoindre quelqu’un pour répondre à vos questions.
  6. Conservez vos suppléments dans un endroit frais et sec. Certains produits peuvent aussi nécessiter la réfrigération.

Il est important de noter que les suppléments alimentaires ne sont pas des substituts de nourriture.

Notre rythme de vie rapide et nos obligations diverses font que nous ne nous accordons pas toujours le temps de prendre un bon repas. Le stress causé par cette vie trépidante exige beaucoup de notre corps et affaiblit notre système immunitaire. Pour ces raisons, les suppléments sont recommandés comme moyen de prévention, afin de mettre toutes les chances de notre côté. Les divers systèmes et organes du corps humain travaillent en interaction pour le maintien de notre santé, mais il est impératif de leur fournir les nutriments nécessaires.

Santé Nouveau Monde

Lors d’un voyage sur la route de la soie en Chine en 2001, j’ai entendu un propos qui parlait de l’urgence de réunir les médecines. Étonnamment ce propos résonnait en moi, même si, à ce moment, mes connaissances des autres médecines étaient très limitées et que je m’identifiais totalement à la médecine conventionnelle. Je savais que je pouvais jouer un rôle, et j’avais envie de participer à la réunion des médecines.

Mes recherches m’ont amenée à reconnaître trois grandes médecines : la médecine des hommes i.e la médecine conventionnelle, la médecine de la terre i.e la médecine des plantes et la médecine de l’univers i.e la médecine énergétique.

C’est à cette époque que j’ai commencé à transformer ma pratique. De la médecine d’urgence, j’ai choisi l’administration médicale, dans cette volonté de transformer, de donner un alignement différent. Après quatre années, je sentais que ce n’était pas la forme la plus juste pour unifier les médecines. Différentes synchronicités m’ont alors fait rencontrer les thérapeutes de Choréas, un centre de santé, avec qui je me suis associée. C’était le début d’un parcours de retrouvailles avec moi-même, j’ai ouvert un cabinet de médecine holistique. Entourée de naturopathe, de massothérapeute, d’ostéopathe, de nutritionniste et de psychothérapeute, pas à pas, j’apprenais ce qu’était le sens d’une médecine globale. En fait, je ne faisais que ni plus ni moins pratiquer ce que j’avais appris sur les bancs de l’université en médecine, l’approche biopsychosociale. Une approche qui est enseignée, mais dont le système actuel ne facilite pas sa mise en pratique. Je me rendais compte que l’aspect psychosocial influençait plus que je ne l’aurais cru les différents malaises et maladies de mes patients.

Dans cet environnement de médecines douces, j’ai commencé à m’intéresser à la médecine énergétique. Cette médecine est l’une des plus anciennes. Pour pouvoir démystifier cette approche, je me suis inscrite dans une formation qui s’appelle la Danse des énergies, offerte par Pierre Lessard et Josée Clouâtre. C’est dans cette formation que je me suis vraiment ouverte aux autres médecines. C’est également dans cette formation que j’ai rencontré Mylène Boisclair, physiothérapeute, avec qui naturellement s’est établie une amitié, une complicité d’échange et de partage et un goût commun d’union des médecines. Nous nous sommes rencontrées souvent pour échanger sur nos parcours mutuels, pour nous stimuler. Je lui partageais mon intérêt pour les plantes, la passion qui s’éveillait en moi quand, lors d’une formation en herboristerie, je vivais une grande joie à créer une teinture mère. C’est comme si s’éveillait en moi des connaissances qui dormaient là depuis trop longtemps.

Puis Guylaine Richard, une consœur de Mylène, s’est jointe à nos rencontres. Elle portait également ce goût profond d’unir les médecines. Mylène et Guylaine travaillaient ensemble et moi, j’étais chez Choréas. À Choréas, j’avais développé une amitié avec Anne-Marie Léger, naturopathe et nous avions invité Brigitte Robitaille, médecin à se joindre à nous. Déjà sans le savoir, l’équipe de Santé Nouveau Monde se mettait en place. Puis comme l’idée d’être réunies sous le même toit nous animaient, nous nous sommes mises à la recherche d’un local, ce fut toute une aventure.

Finalement, nous nous sommes retrouvées sous le même toit en juin 2006. Santé Nouveau Monde qui existait depuis plusieurs années de façon virtuelle par la vision que nous portions prenait place au 479 St-Joseph Est à Montréal. À ce jour, Santé Nouveau Monde regroupe 8 thérapeutes et 2 médecins.

Comme vous pourrez le constater, en plus d’avoir en commun ce désir de réunir les médecines, chacune d’entre nous portions le goût profond que chaque personne qui nous consulte puisse retrouver son autonomie.

C’est sur cette base que s’est établie notre mission :

« Créer un pont entre la médecine conventionnelle, la médecine naturelle et la médecine énergétique.
Contribuer à la transformation et à l’autonomie des êtres en les aidant à rétablir et à maintenir leur état de santé. »

Depuis maintenant près de 2 ans, chacune d’entre nous porte cette mission et l’applique au jour le jour dans les rencontres avec nos patients. Nous sommes maintenant à vouloir aller un peu plus loin dans ce concept d’union des médecines et d’autonomie des êtres. Forte de l’expérience de ces dernières années, et de la complicité qui s’est établie entre nous au fil des années, nous sommes à mettre en place une nouvelle approche où le patient viendra consulter Santé Nouveau Monde, plutôt que chacune d’entre nous. Voici des éléments de notre vision qui sous-tende cette approche :

  • Nous proposons un fonctionnement équitable, juste, où la reconnaissance de chacun (intervenants ou les personnes qui nous consulte) est au cœur de l’intervention.
  • Nous proposons de développer une voie distincte où les personnes sont libérées du stress face à choisir entre les différentes médecines, elles sont accompagnées de toutes les médecines sous un même toit.
  • Nous créons un lieu sans concurrence, où les différentes compétences de chacun sont reconnues, un lieu d’union, un lieu de partage.
  • Nous accueillons les êtres qui nous consultent dans leur globalité, dans leur lumière au-delà des maux et suscitons leur autonomie.
  • Nous développons une approche multidisciplinaire, où les interventions sont interreliées dans une forme de partage. L’être est accueilli par Santé Nouveau Monde plutôt que par un intervenant.

Pour parvenir à cet idéal, les défis sont grands. Le premier et non le moindre est celui de la concurrence. Une concurrence fine qui peut se présenter de différentes façons.

En médecine, la rareté des ressources fait en sorte qu’il n’existe pas de concurrence reliée à la clientèle. La concurrence est plus subtile et se traduit souvent par un manque d’ouverture. Les médecins n’aiment pas que leurs patients consultent ailleurs et ils leur font sentir. Certains spécialistes vont même jusqu’à refuser de revoir le patient s’il refuse leur plan de traitement. Les opinions des patients sont rejetées si elles ne sont pas basées sur des preuves scientifiques. Ce manque d’ouverture se voit également dans le non-respect des opinions de d’autres professionnels de la santé. La recherche scientifique a fait en sorte que pour être valable, nos opinions doivent êtres basés sur des preuves obtenues dans des études reconnues à double insu, i.e deux groupes dont l’un reçoit le traitement que l’on veut valider comme étant efficace et l’autre reçoit un placebo, un traitement sans effet. La médecine moderne n’avance qu’avec des données probantes.

Entre thérapeute, la concurrence est plutôt reliée à la clientèle. Les thérapeutes sentent l’importance de se démarquer, d’offrir le meilleur de soi, afin de s’assurer que la clientèle est satisfaite et qu’elle va donc revenir les voir. Il n’est pas rare d’entendre des thérapeutes prétendent détenir la solution aux différents problèmes que le patient lui présente et suggérer une série de rencontre. Mais est-ce que je suis capable de reconnaître que le meilleur chemin de guérison pour ce patient est de consulter un autre thérapeute? Est-ce que je suis à même de reconnaître mes limites et de référer ailleurs mon patient? J’irais même un pas plus loin, est-ce que je suis capable de reconnaître que mon patient a besoin d’un médecin? Souvent on cible les médecins comme utilisant leurs pouvoirs pour empêcher cette intégration des médecines, mais plusieurs thérapeutes de différentes professions ne veulent pas de cette intégration. Par leur discours, ils dénigrent la médecine conventionnelle en ne citant que les aberrations du système de santé.

Il faut retrouver un espace de paix entre les différentes professions. L’intégration des différentes médecines, c’est l’affaire de tous. C’est cette ouverture d’esprit qui, je crois, va permettre à la médecine, pas à pas de devenir intégrative. Chaque profession doit se questionner sur le besoin réel du patient, sur ce qui est le plus juste pour lui à ce moment de sa vie et surtout d’accepter les choix du patient et la façon dont il veut être accompagné.

Un autre des défis, c’est la reconnaissance qui est intimement reliée à la concurrence. Il faut reconnaître chez le patient ses forces, ses limites, ses croyances et son pouvoir afin de travailler ensemble sur le chemin de la guérison. Il faut reconnaître en soi comme médecin ou thérapeute nos forces, nos limites, nos croyances et notre pouvoir à aider, guider ce patient sans jugement, dans l’accueil vrai, sans attentes de résultats. Tout un défi, car nous avons tous des âmes de sauveurs! Souvent nous voulons la guérison plus que nos patients et pouvons vivre des déceptions, des frustrations. C’est donc une présence et une conscience de chaque instant qui permet d’avancer sur cette voie d’union des médecines.

Ce qui je crois va permettre cette union des médecines, cette médecine intégrative, c’est la création de regroupement, de cellules de personnes qui portent les mêmes idéaux, les mêmes valeurs et qui ensemble peut se stimuler. Dans ces regroupements, ce qui est le plus important, c’est d’établir des communications franches, transparentes qui peuvent nous faire voir que par moments, nos gestes, nos paroles sont teintées de vieilles programmations de concurrence ou de non-reconnaissance. Je suis convaincue que dans ce nouveau monde juste et équitable, il est important d’appartenir à un groupe dans lequel je peux me déployer comme une personne reconnue, autonome, interreliée aux autres qui œuvrent comme moi dans une même direction.

C’est donc dans cette vision, pas à pas que nous vous accueillerons à Santé Nouveau Monde dans cette nouvelle formule d’accueil, tout en continuant à offrir des consultations individuelles. Le but de cette nouvelle approche est de faciliter le parcours de guérison des personnes qui nous consultent. Notre expérience individuelle et collective nous permet de les guider, accompagnées de toutes les médecines, sur le parcours le plus juste pour elles, selon leurs problèmes, leur état d’esprit et leur disponibilité.

Au plaisir de vous y rencontrer.

Comment vivre passionnément et librement?

De plus en plus, les liens entre émotions et santé physique sont évidents. Qu’en est-il du lien entre ressentir nos émotions et vivre notre vie pleinement?

De la physique quantique à la biologie totale en passant par de plus en plus de preuves médicales, les conclusions ne peuvent plus être ignorées! Malgré toutes les évidences et malgré les connaissances acquises par les scientifiques et les expériences de guérison rapportées par plusieurs… la question se pose toujours : Comment y arriver par sa propre volonté et non d’une manière sporadique ou spontanée?

Les émotions ont une mauvaise réputation dans notre société. Plus souvent qu’autrement, nous nous sommes soit fait demander de taire nos émotions ou encore, par peur, nous les avons occultées. Nous nous sommes fait dire : « Tout est ok !, tu n’as pas à te sentir comme ça! », « Bien voyons, tout va être correct, ça va passer! », « Pourquoi tu pleures, il n’y a pas de raison! ». Nous avons appris à repousser nos émotions pour toutes sortes de raisons incluant l’inconfort qu’elles peuvent créer. Cependant, une émotion vécue pleinement, donc, non repoussée semble être la clé de la santé. En plus, quand les émotions sont pleinement vécues, la joie de vivre et le « zeste » de la vie peuvent être ressentis!

Une émotion n’est qu’une vague d’énergie. Comme toute énergie, elle veut rester en mouvement et traverser notre corps naturellement, sans s’y accrocher. Par contre, notre habitude est de la repousser ou de la disperser.

Les émotions non vécues complètement ferment les récepteurs cellulaires de certaines cellules, ce qui les empêchent de communiquer normalement avec le reste du corps. À court terme, ce manque de communication entre les cellules peut créer des comportements non volontaires, c’est-à-dire inconscients, que l’on nomme aussi « mécanismes de défenses ou patterns ». Ce qui peut créer un sentiment de manque de joie de vivre! À long terme, le manque de communication entre les cellules peut créer des maladies physiques. C’est comme si les émotions non ressenties restent imprégnées dans nos cellules sous forme de mémoires cellulaires.

Une émotion vécue pleinement ne dure que quelques secondes ou parfois quelques minutes. Quand nous avons l’impression qu’une émotion dure plus longtemps, c’est que nous ne la vivons pas complètement, c’est comme si nous la restreignons. C’est pourquoi nous avons l’impression qu’elle nous « suit ». À tout moment dans notre vie, nous pouvons nous libérer de nos « patterns » et régénérer nos cellules en accueillant complètement nos émotions! Pour retrouver notre joie de vivre…, notre santé et pour vivre notre vie à partir de nos passions, tout ce qui nous sépare de notre liberté et de la santé physique, ce sont les mémoires cellulaires de nos émotions non vécues.

Parlons Métaphysique!

Un jour, une de mes étudiantes me demande de lui donner ma définition de la métaphysique; je lui ai répondu : « tout ce qui est du domaine de l’invisible ».

Expliquer ce qu’est la métaphysique, en donner des définitions savantes, jouer sur les mots, etc… est parfois dangereux, car les mots sont souvent des prisons. J’aurai pu répondre que, finalement, tout relève de la métaphysique, que cela dépend du point de vue. Prenons comme exemple, la couleur; nous savons qu’une couleur n’est pas autre chose que des micro-éléments, qui vibrent à différentes fréquences d’énergie selon les éléments chimiques qui la composent. La couleur « rouge » résulte d’une fréquence d’énergie différente de celle du bleu, du vert ou du jaune etc…

Prenons l’exemple d’une station de télévision qui transmet ses émissions en couleur. Comment peut-elle nous transmettre l’image, le son, la couleur et synchroniser le tout, sinon par des moyens que l‘on pourrait qualifier de « métaphysiques ». Cela est possible parce qu‘elle utilise la voie des ondes qui sont nécessairement invisibles. L’image, le son et la couleur sont (3) signaux différents synchronisés et invisibles à l’œil nu, donc « métaphysique. » C’est en utilisant la bande FM sur différentes fréquences d’énergie, que tous ces signaux sont envoyés sur ce qu’on appelle en électricité « l’onde porteuse ». Cette onde porteuse est comparable au « système nerveux » chez l’homme.

Dans toute chose, il y a toujours un coté visible et un coté invisible. Il y a un côté que l’on peut qualifier de « métaphysique » dans tout ce que nous voyons, tout ce que nous entendons et dans tout ce que nous faisons. Ce qui relève de la science métaphysique aujourd’hui, fera probablement partie de la physique moderne de demain, et ainsi va la vie! Bien malin celui qui peut dire à quel moment précis se termine la nuit et commence le jour, car tout ce qui existe, est en perpétuel changement, y compris chaque organe et chacune de nos cellules qui vibrent elles aussi à des fréquences différentes. Les cellules vivantes à l’intérieur de notre corps physique vibrent à 10,3 cps, tandis que les atomes vibrent à approximativement 10,15 cps.

Nous croyons tous que nous sommes des corps solides fixés dans le temps parce que nos corps, tels que nous les percevons, sont denses, que nos manifestations physiques changent lentement et parce que nous transportons avec nous dans notre esprit inconscient toute une série de souvenirs interreliés.

La physique moderne, les religions orientales, la métaphysique, les différentes techniques de yoga, les sages et les prophètes nous enseignent que le changement est la seule réalité, que nous nous régénérons sans cesse, que nous sommes en état de devenir plutôt qu’en état d’être.

Nous sommes un champ d’énergie psychique fusionné avec l’intelligence cosmique et universelle, dont le centre est évidemment le « cœur », car tout commence et finit avec le cœur. C’est pourquoi, que nous devrions tous nous ouvrir à l’univers, écouter sa voix dans le silence de notre centre le plus profond, c ‘est-à-dire notre subconscient, et y répondre en affirmant ceci : « Je me prête à la transformation, je soumets ma volonté à la volonté cosmique et universelle, et j’accepte à l’avance la prochaine étape de mon DEVENIR.