Vivre à deux

« Si vous choisissez de vivre une relation où tout n’est que splendeur, victoire, harmonie, unité et divinité, l’échange sera si merveilleux et si puissant que vos deux souffles se fondront dans l’univers. » Sa Sainteté Sai Maa Lakshmi Devi

S. S. Sai Maa est une visionnaire dynamique et un maître spirituel vouée à l’illumination globale et à l’élimination de la douleur et de la souffrance dans le monde. Depuis un peu plus d’un an, elle visite régulièrement le Québec et nous prodigue généreusement ses remarquables enseignements. Pour Sai Maa, nos relations amoureuses, comme toutes nos expériences terrestres, constituent une merveilleuse opportunité d’incarner l’amour et de le mettre en action.

En Amérique du Nord, ce début de nouveau millénaire est marqué par un nombre faramineux de personnes seules. Célibat, divorce, veuvage, près de la moitié de la population adulte chez nous avance seule dans la vie. Cette situation est unique à notre époque et reflète les profonds changements survenus depuis un demi-siècle dans nos comportements amoureux.

Il n’en demeure pas moins que la plupart d’entre elles continuent d’espérer l’amour, d’aspirer à filer le parfait bonheur à deux. Ceux et celles qui cheminent sur la voie spirituelle ne font pas exception. Ils rêvent eux aussi au paradis en couple. « Une relation est une opportunité   c’est votre âme qui vous fait entrer en relations et qui vous permet de vous relier à la création même. »

D’un autre côté, ceux qui ont trouvé le partenaire ont-ils véritablement trouvé l’amour? Agissent-ils dans la conscience que leur amour représente un lien privilégié à la création, au Divin? En plus des nombreux obstacles à la fluidité de nos relations amoureuses causés par la vie moderne, nos propres peurs, nos blessures, nos conceptions erronées de l’amour et du couple compliquent généralement les choses.

« Je suggère donc à ceux qui choisissent de vivre une relation de réfléchir au manque que leur partenaire est censé combler… Soyez conscients que si vous ne vous aimez pas, il vous est impossible d’aimer votre partenaire; et si vous vivez dans la peur, vous ne pouvez ressentir l’amour de votre partenaire. »

Bref, peu importe où on se situe dans notre évolution personnelle, qu’on soit préoccupé par notre carrière, submergé par nos obligations familiales ou écrasé par des problèmes d’argent, de santé, la quête de l’amour parfait comporte des pièges autant que des opportunités.

« … vous craignez de vous retrouver seuls face à vous-mêmes… N’entamez pas de nouvelle relation avec vos anciens schémas. Quand vous commencez à rêver de nouvelles rencontres, interrogez-vous sur vos motifs… Réalisez que chaque relation est sacrée, nouvelle, divine, unique et n’oubliez pas qu’il est important de communiquer. Vous croyez peut-être que vous n’avez pas de besoins, mais observez-vous bien. Des deux côtés, un vide cherche à être comblé et là n’est pas la vérité d’une relation. »

Comme elle le fait souvent, Maa nous ramène à nous-mêmes. Elle nous invite fortement à tourner le regard vers l’intérieur, à contacter notre soi. Maa écrit : « Comprenez bien que votre priorité est d’être en relation avec votre soi supérieur et de prendre soin de la divinité qui est en vous. » Selon Maa, il est impossible de vivre harmonieusement une relation amoureuse épanouissante si nous ne nous sommes pas permis de vivre cette relation avec nous-mêmes d’abord et avant tout.

Sans cette base solide que constitue l’estime de soi se manifestant à travers l’amour de soi, on établit généralement des relations amoureuses où nos aspirations profondes demeurent inassouvies. Contrairement aux croyances populaires traditionnelles, s’oublier pour le bien du couple ou de l’autre comporte de sérieux dangers. Maa explique que « s’oublier est une grosse erreur. Comprenez que lorsque vous l’aimez au point de vous oublier, vous oubliez d’honorer votre soi supérieur. Si vous oubliez votre soi, comment la relation peut-elle s’enrichir? ».

Une fois énergisées par les valeurs fondamentales du respect (de soi et des autres), d’intégrité et d’ouverture libérées de la peur, nos relations amoureuses se transforment en manifestations divines. En fait, en activant nos qualités universelles telles que l’amour, la compassion et le pardon, Maa nous invite à mieux comprendre et réaliser qui nous sommes réellement et pourquoi nous existons. Ses paroles sont empreintes de la connaissance universelle et contribuent à activer les qualités les plus élevées en chacun de nous.

« Mes bien-aimés, il est très facile de savoir si vous êtes dans la vérité, car, alors, la relation vous relève, vos sentiments vous élèvent. Les sentiments qui procèdent de la vérité vous élèvent, vous donnent de l’ampleur et vous propulsent dans un état de joie intérieure, dans un enchantement intérieur qui est la réalité. »

Apprendre à mieux respirer par la gymnastique respiratoire

Quel meilleur moyen de débuter ce nouveau millénaire que celui de s’attarder à sa respiration trop souvent oubliée dans ce monde où les connaissances et la technologie prédominent. Nous devenons une société de plus en plus stressée qui cherche désespérément des moyens de se calmer.

Je vous propose de vous arrêter quelques moments pour réfléchir et prendre conscience de votre respiration. Trop souvent prise pour acquis, on en oublie toute son importance. Même s’il est maintenant clair qu’il existe un lien entre un niveau de stress élevé et différents problèmes de santé, plusieurs d’entre nous sont encore à se demander quoi faire pour arriver à se détendre dans un monde qui nous semble de plus en plus exigeant. Comment arriver à retrouver l’équilibre? En arrêtant de chercher les solutions à l’extérieur de soi et en apprenant à faire appel à une ressource inestimable que nous possédons tous, soit notre respiration.

Notre respiration est le meilleur moyen de créer et de maintenir notre énergie vitale. Trop peu de gens sont conscients qu’ils respirent mal et des conséquences d’une mauvaise respiration. Il ne faut jamais oublier que ce n’est pas parce qu’on respire qu’on le fait nécessairement bien. Notre respiration est souvent bloquée par le stress de la vie courante, par la peur, par les émotions fortes, par la douleur et les épreuves de la vie qui viennent dérégler notre respiration. Notre première réaction lorsque nous avons peur ou que quelqu’un nous surprend est de retenir ou couper notre respiration. Combien de fois par jour retenons-nous notre respiration? Ce qui en résulte est que nous respirons d’une façon courte, superficielle, rapide et l’air ne se rend pas jusqu’à la base des poumons, là où l’échange gazeux se fait entre le sang et l’oxygène pour aller nourrir toutes les cellules du corps. De là plusieurs problèmes de santé peuvent s’ensuivre.

On sait maintenant que plusieurs personnes n’utilisent que la moitié de leur capacité pulmonaire à cause du stress, de la pollution et d’une vie sédentaire. On doit se rappeler que nous pouvons vivre plusieurs jours sans manger, mais seulement quelques minutes sans respirer et la mort s’ensuit.

Rien ne révèle plus notre état intérieur que notre respiration. Si nous jouissons d’une bonne santé, d’une joie de vivre et d’un calme intérieur, notre respiration sera lente, profonde et rythmée. Au contraire, si nous sommes du type nerveux, inquiet, irritable, notre respiration sera courte, rapide, superficielle, irrégulière et nous aurons souvent l’impression de courir après notre souffle. Il est bien connu qu’un corps et un cerveau bien oxygénés nous permettent d’avoir une meilleure condition physique et mentale. Alors comment en arriver à rééduquer sa respiration qui est déréglée par le stress afin de fournir convenablement au corps la nourriture dont il a besoin, soit l’oxygène, et se réapproprier cette fonction vitale qui, lorsque bien contrôlée, a un effet direct sur notre système nerveux?

La gymnastique respiratoire, une technique de respiration et de détente, est efficace pur nous aider à retrouver une respiration profonde et à lutter, entre autres, contre le stress, l’angoisse, les attaques de panique, l’insomnie, les problèmes respiratoires. Durant les cours, à partir d’exercices lents et doux, un travail est fait pour agrandir la capacité pulmonaire et détendre les muscles de la respiration. Afin d’arriver à obtenir une respiration lente et profonde, il est important de s’attarder à deux centres nerveux importants, soit la région du cervical et du plexus solaire qui sont directement en lien avec les fonctions respiratoires. Arriver à détendre le plexus solaire, permet de faire relâcher le diaphragme qui est un muscle important de la respiration, et de nous calmer, car il s’agit aussi du centre des émotions. En prenant quelques minutes chaque jour pour pratiquer des exercices respiratoires, il est possible en peu de temps de se réapproprier une fonction vitale importante, soit notre respiration. En plus de se sentir calme, détendu, la respiration profonde améliore notre capacité pulmonaire, les troubles digestifs, la concentration, les facultés mentales, nous aide à mieux gérer nos émotions, augmente notre confiance en soi, améliore sommeil et qualité de vie.

Trop souvent la respiration est vue comme le simple geste d’inspirer et d’expirer, alors que la respiration est le pont entre l’esprit et le corps. Dès qu’il y a un changement dans notre corps, la respiration est modifiée. Par exemple, une douleur physique va immédiatement amener une respiration plus rapide et superficielle. Il en est de même pour un changement dans notre esprit. Lorsque nous devenons anxieux, la respiration est superficielle et rapide et un état calme amène au contraire une respiration profonde et lente. Si l’on s’arrête pour prendre le temps d’être à l’écoute de sa respiration et de travailler à décontracter les muscles respiratoires, tout un travail intérieur s’amorce nous amenant à faire des prises de conscience importantes au niveau de notre histoire de vie, de nos croyances, de notre style de vie et de notre besoin de lâcher prise.

Il est important de se rappeler qu’il y a des événements incontrôlables dans notre vie, comme la perte d’un être cher ou d’un travail par exemple. Par contre, nous avons du pouvoir sur notre respiration qui elle, en retour, peut nous aider à gérer notre réaction face à une situation incontrôlable afin de maintenir une qualité de vie. Pour affronter demain de façon calme et en santé, on doit reconnaître une force intérieure que chacun porte en soi et qui est trop souvent peu connue, soit la capacité de savoir bien respirer. L’oxygène est disponible gratuitement pour tous, il faut apprendre à notre corps à en profiter pleinement. Apprendre à respirer, c’est se donner le souffle d’une vie nouvelle!

Quand la décélération cause l’accélération! – La terre est en perte de vitesse

Selon les observations des scientifiques, la vitesse de rotation de la terre sur son axe diminue, ce qui fait que les journées actuelles sont plus longues que les journées d’autrefois. C’est, disent-ils, l’attraction de la lune sur les masses océaniques qui en est responsable.

Comme nous le savons, notre planète est composée d’un noyau dense, d’une croûte et d’un manteau plus ou moins solides ainsi que d’un magma liquide situé entre le noyau et le manteau. La vitesse de rotation du noyau diffère de celle de la croûte et du manteau. Ce phénomène physique de double vitesse génère un mouvement du magma conducteur d’électricité et crée ce que nous appelons le champ magnétique terrestre.

Or, actuellement et depuis quelques milliers d’années, la vitesse de rotation de la terre est en chute libre, ce qui a pour effet un effondrement du champ magnétique puisque l’intensité de celui-ci est directement proportionnelle à la vitesse de rotation. Cette intensité a ainsi diminué de 60 % en 2000 ans dont 35 % sur les 30 dernières années.

Nous savons qu’une des principales fonctions du champ magnétique terrestre est la protection de la planète des influences venant de l’espace, particulièrement des bombardements des rayons cosmiques et des particules solaires. Cette diminution de l’intensité de ce champ couplée à l’activité grandissante de l’astre solaire constitue les principales causes du réchauffement planétaire actuel. Celui-ci ne serait pas dû principalement à l’activité humaine.

Nous sommes donc bombardés de plus en plus par toutes sortes de particules cosmiques, dont les tachyons qui ont une vitesse supérieure à celle de la lumière et qui sont issus de ce qu’on appelle le champ d’énergie tachyonique. Ce champ constitue en quelque sorte le substrat universel dans lequel baignent toutes les énergies et la matière dont sont formées les galaxies. Une plus grande présence de ces hautes énergies n’est pas sans nous affecter et nous propulse certainement vers une vie différente de celle que nous connaissons. On pourrait dire qu’elle accélère notre évolution.

En étant ainsi moins protégés de ces influences, nous entrons dans une phase où nos véhicules physique et psychique doivent s’adapter pour survivre puisque tout passage d’un état à un autre engendre un déséquilibre temporaire, mais inévitable. La terre est en train de passer à une autre étape et de changer sa vibration.

Son cœur palpite
Selon les recherches scientifiques, la fréquence de la résonance de Schumann fondamentale – reconnue comme étant le pouls de la terre – augmente. Il y a quelques années et depuis des millénaires, elle se maintenait aux alentours de 7,8 Hz (vibrations par seconde) et soudainement, elle est rendue à 13 Hz. Ce phénomène est dû, entre autres, à la baisse de la vitesse de rotation planétaire et de l’intensité du champ magnétique de même qu’au bombardement de plus en plus intensif provenant du champ d’énergie tachyonique.

Nous sommes évidemment affectés par ce changement de fréquence important. Chaque cellule, chaque particule de notre corps, possède sa propre fréquence harmonisée depuis des millénaires avec la fréquence terrestre. Cette brusque modification fréquentielle engendre un stress considérable sur tout notre être et notre survie dépendra de notre capacité à nous adapter rapidement à cette nouvelle réalité.

Nous ne parlons pas ici seulement de l’adaptation physique de nos cellules et organes, mais aussi de l’adaptation de notre pensée et de notre émotivité ainsi que de notre spiritualité. Et cela s’étend aux relations entre individus, à la société, ses politiques, ses économies, ses valeurs.

Le plus important dans cette adaptation est de préserver la connexion, ou l’ouverture, entre les basses fréquences de notre appareil humain physique et les hautes fréquences du champ d’énergie tachyonique de plus en plus présentes.

Tous ces phénomènes étant naturels et s’étant déjà produits à plusieurs reprises depuis l’origine de la terre, il est certain que la planète ainsi que la vie qu’elle porte s’en sortiront. Cet événement cyclique n’affecte en rien la pérennité de la vie.

Mais pour l’individu, il en est autrement, car s’il ne parvient pas à s’adapter, il périra. La nature est ainsi faite. C’est pourquoi nous devons rechercher et développer des moyens pour nous aider dans ce processus d’adaptation.

L’évolution accélère
Il y a donc une décélération du mouvement de la terre et une accélération de sa fréquence. Ces phénomènes produisent des changements de plus en plus rapides à tous les niveaux, physique, psychique et spirituel, ou en d’autres mots, une accélération du processus évolutif.

Les conséquences physiques prévisibles sont :

  • Une modification du bouclier magnétique terrestre de protection qui, durant une période de quelques milliers d’années, laissera passer les influences cosmiques et solaires.
  • Une inversion possible des pôles magnétiques terrestres – une inversion importante se produisant en moyenne une fois tous les 500 000 ans – due au ralentissement de la vitesse de rotation et à une trop grande perturbation du champ magnétique, inversion qui viendra « déboussoler » nos technologies modernes.
  • Un bouleversement climatique à l’échelle du globe dû à l’exposition différente de la terre au rayonnement solaire et à l’inversion possible des pôles magnétiques.

Les conséquences psychologiques sur les êtres vivants devraient être :

  • Une perte de repères due au dérèglement progressif, mais rapide des rythmes psychobiologiques qui sont en relation étroite avec les rythmes de la planète.
  • Une altération des perceptions sensorielles et du fonctionnement cognitif due aux variations intenses et soudaines de l’activité électromagnétique terrestre.
  • Une réorganisation de la psyché nécessitée par tous ces bouleversements.

Notre façon, en tant qu’individu ou collectivité, de réagir à ce déséquilibre va déterminer la qualité de notre passage dans cette nouvelle vibration. Plus nous serons en harmonie avec les nouvelles énergies, plus nous pourrons facilement passer à travers ce chaos temporaire et nous adapter à cette fréquence plus élevée.

Notre capacité d’adaptation dépendra d’abord de notre ouverture d’esprit, de la prise de conscience que nous ne sommes pas, en tant qu’humains, des êtres supérieurs, dominateurs et indépendants, mais que nous faisons partie d’un tout et que nous sommes tout simplement des maillons de la grande chaîne cosmique. Notre mentalité devra s’assouplir pour accepter le fait que ces changements naturels font partie d’un plan infiniment plus vaste que nous, sinon nous en serons perturbés au point de ne pas être en mesure de compléter le passage.

Dans cette démarche adaptative, nous pouvons aussi profiter des outils que la tradition spirituelle et la science moderne mettent à notre disposition. Des techniques d’autoréalisation comme la méditation, le yoga ou le tai-chi en sont des exemples. Des technologies nouvelles favorisant l’induction d’une fréquence désirée, l’harmonisation de nos fréquences à celles du champ d’énergie tachyonique, ainsi que la protection contre les pollutions vibratoires environnantes provenant de nos maisons, voitures et lieux de travail superélectrisés, de la téléphonie mobile, des radars, des fours à micro-ondes en sont d’autres exemples.

Voilà notre défi en ce début du 21e siècle.  Saurons-nous le relever?

Le papillon

Un jour apparut un petit trou dans un cocon; un homme qui passait à tout hasard, s’arrêta de longues heures à observer le papillon qui s’efforçait de sortir par ce petit trou.

Après un long moment, c’était comme si le papillon avait abandonné, et le trou demeurait toujours aussi petit.

On dirait que le papillon avait fait ce qu’il pouvait et qu’il ne pouvait plus rien faire d’autre.

Alors l’homme décida d’aider le papillon : il prit un canif et ouvrit le cocon.

Le papillon sortit aussitôt. Mais son corps était maigre et engourdi, ses ailes étaient peu développées et bougeaient à peine.

L’homme continua à observer pensant que d’un moment à l’autre les ailes du papillon s’ouvriraient et seraient capables de supporter le corps du papillon pour qu’il prenne son envol. Il n’en fut rien!

Le papillon passa le reste de son existence à se traîner par terre avec son maigre corps et ses ailes rabougries. Jamais il ne put voler.

Ce que l’homme, avec son geste de gentillesse et son intention d’aide, ne comprenait pas, c’est que le passage par le trou étroit du cocon était l’effort nécessaire pour que le papillon puisse transmettre le liquide de son corps à ses ailes de manière à pouvoir voler. C’était le moule à travers lequel Dieu le faisait passer pour grandir et se développer.

Parfois, l’effort est exactement ce dont nous avons besoin dans notre vie.

Si Dieu nous permettait de vivre notre vie sans rencontrer d’obstacles, nous serions limités. Nous ne pourrions pas être aussi forts que nous le sommes. Nous ne pourrions jamais voler.

J’ai demandé la force… Et Dieu m’a donné les difficultés pour me rendre fort.

J’ai demandé la sagesse… Et Dieu m’a donné des problèmes à résoudre.

J’ai demandé la prospérité… Et Dieu m’a donné un cerveau et des muscles pour travailler.

J’ai demandé de pouvoir voler… Et Dieu m’a donné des obstacles à surmonter.

J’ai demandé l’amour… Et Dieu m’a donné des gens à aider dans leurs problèmes.

J’ai demandé des faveurs… Et Dieu m’a donné des potentialités.

Je n’ai rien reçu de ce que j’ai demandé…

Mais j’ai reçu tout ce dont j’avais besoin. Vis ta vie sans peur, affronte tous les obstacles et démontre que tu peux les surmonter.

Le féminin sacré en nous

Maintenir et cultiver cette connexion
Pour nous qui vivons en pays nordique, les mois d’hiver semblent favoriser l’introspection et l’équilibre entre engagements extérieurs et quête intérieure. Est-il possible de maintenir cet équilibre dans le mouvement accéléré de notre été? Que nous soyons homme ou femme, pouvons-nous garder contact avec le féminin sacré en nous, tout en vivant dans un tourbillon d’activités et de rencontres? Comme cette « essence » fait partie intégrante de notre être, nous le souhaitons. Regardons par quel sentier nous pourrions voyager avec cet espoir.

Déesse-Mère : La Matrice

La sagesse féminine collective des âges passés est un trésor immense que nous pourrions sans doute définir par : accueil, tendresse, naissance, nourriture, guérison, présence, communion à la terre et au ciel. Pour se développer en totalité et pour que cesse la dualité féminin/masculin, chaque être humain a besoin de puiser à ce trésor, de le reconnaître en soi et de s’en nourrir.

L’Accueil, un premier défi

Pour accueillir, il faut avoir de l’espace : dans son cœur, dans sa tête, dans son âme, dans son quotidien. Si notre espace est envahi par la peur qui engendre les préjugés, par le désir d’avoir toujours raison, toujours plus de pouvoir, toujours plus de biens, il n’y a plus tellement de place pour accueillir qui ou quoi que ce soit. Nous serions alors un carrousel tournant sans fin sur lui-même. Concrètement, nos actions seraient alors dirigées vers une fermeture même si nous rencontrions et recevions une grande quantité de gens, contacts, amis, famille avec une apparente cordialité. Les événements et les interactions risqueraient souvent de nous heurter par manque d’espace.

L’accueil chaleureux, heureux est davantage un état intérieur qui laisse l’autre « être », sans porter de jugement, sans rien lui demander, en considérant sa présence comme un cadeau, comme un partage. Pour cela, il en faut beaucoup de l’espace et si nous n’en n’avons pas vraiment créé pour nous-mêmes, comment pourrions-nous devenir accueil? Comment pourrions-nous cultiver une connexion qui n’existe pas?

Ce contact s’établit donc à partir d’une démarche d’élagage intérieur où nous rencontrons également nos forces, nos talents, nos espoirs, nos buts, où nous découvrons notre potentiel. L’accueil et la reconnaissance de ce que nous sommes est la base sur laquelle s’appuie notre ouverture et toute notre contribution.

Présence nourrissante

La Déesse-Mère a souvent été représentée comme une matrice contenant l’univers en devenir. Ce qu’il y a de plus vivant, de plus puissant en nous se révèle comme chaleur aimante et agissante. Le petit enfant vous offre une bouchée de son repas ou une fleur, ou un caillou qu’il trouve beau comme geste d’affection spontané; un adolescent se découvre et apprend le sens du partage dans une équipe de sport; un adulte contacte à chaque jour les milliers de visages que la vie utilise pour lui apprendre à s’ouvrir, à goûter, à participer. Dès que nous reconnaissons notre appartenance au grand cercle de la vie, nous devenons une « présence » consciente de recevoir et heureuse de donner, d’instruire, de bâtir, de nourrir.

Quel que soient nos origines, notre milieu social, notre travail, nous vivons dans l’espace intérieur que nous choisissons et ce choix se révèle dans chaque action posée : repas, rencontres, travail, repos. Partout et toujours, il se peut que nous soyons juste en train de « faire », à la course même, sans trop réfléchir, un peu comme sur commande automatique : c’est le choix le plus difficile parce qu’il nous laisse l’impression de ne rien choisir du tout et c’est assez frustrant. L’autre alternative, c’est une conscience, une connaissance de ce que nous sommes et de tout ce que nous représentons dans l’univers, de ce que nous sommes en mesure d’offrir. C’est un état qui peut devenir permanent, un état d’attention commandé par le cœur; à le cultiver, nous devenons cette « présence nourrissante », aimante et efficace.

Racine d’humanité

Pour maintenir et cultiver en nous la connexion avec le féminin sacré, peut-être faut-il simplement suivre le chemin devant soi en état de conscience et de reconnaissance envers la vie. Que ce soit en faisant une cuisson de repas sur le barbecue, en tondant le gazon, en recevant des amis, qu’on soit en vacances ou au travail, en voyage ou dans son jardin.

Faire des choix conscients, du plus simple au plus important, les porter ces choix, les devenir, à la fois avec rigueur, compassion et tendresse; cela me semble ce qui se rapproche le plus du message de nos racines d’humanité.

L’enracinement chez nos enfants

Les enfants d’aujourd’hui nous envoient un appel au secours. Ils nous témoignent de l’importance du mal-être qui existe actuellement en eux. Que ce soit par les récents événements de tuerie dans les écoles, les nombreux problèmes de comportement ou la vague de Ritalin qui sévit dans nos institutions scolaires, ils nous disent que tout n’est pas pour le mieux dans le meilleur des mondes. Cet appel au secours veut nous inciter à lâcher nos peurs et à nous reconnecter à la terre-mère en d’autres mots à nous enraciner.

L’enracinement est une nécessité vitale pour notre équilibre. Il nous amène à sortir de notre mental pour nous reconnecter avec notre corps et nos émotions. Sans enracinement, l’enfant ne peut pas se sentir en sécurité, il perd la connexion avec son centre et laisse l’ego et les peurs diriger sa vie.

En fait, lorsqu’il est déraciné, l’enfant perd la dimension du cerveau de centrage et c’est son système limbique qui est affecté. Qu’est-ce que le système limbique? C’est lui qui rassemble la mémoire et les passions. On le nomme également le cerveau relationnel ou le cerveau de l’imaginaire. Le système limbique assure l’intégration du mécanisme de centrage c’est-à-dire la coordination entre le haut et le bas du corps. Il gère les réponses au stress et en conséquence génère une énergie de lutte ou fuite intense.

Lorsqu’il est continuellement perturbé, le système limbique génère une énergie de lutte tellement intense qu’elle affaiblit l’organisme et démantèle le système immunitaire. En résumé, un enfant manquant d’enracinement vivra des déséquilibres aux niveaux suivants :

  • Physique : chutes (perte d’équilibre), accidents, hyperactivité, difficultés d’apprentissage et de concentration, allergies et problèmes de santé.
  • Émotionnel : difficultés relationnelles, violence, cris et crises.

Quoi faire pour aider nos enfants à s’enraciner?

Puisque le système limbique gère les émotions et l’imaginaire, il est utile de le nourrir grâce à des relations saines, un plus grand contact avec les adultes proches et la nature, une saine gestion des émotions et des activités d’expression artistique et personnelle. C’est ainsi que profiter de l’automne pour aller en famille prendre une balade dans la nature pourrait grandement favoriser l’enracinement de vos enfants et le vôtre.

La terre, mère nourricière qui nous offre son abondance avec ses couleurs et qui vibre de beauté avec ces paysages spectaculaires, le temps de récoltes… tout cela nous rappelle le respect, la gratitude et l’amour.

Bien sûr, le plus beau cadeau à faire à nos enfants, c’est d’apprendre à s’enraciner soi-même de façon à montrer l’exemple. Dans notre quotidien, ce n’est pas toujours chose facile. Voici quelques suggestions pour débuter votre propre enracinement et inviter vos enfants à se joindre à vous afin de partager cet état de grâce avec eux.

  • Sortez au moins 15 minutes chaque jour et reprenez contact avec la nature. Prenez de grandes respirations et faites de l’exercice. Profitez-en pour reprendre contact avec votre enfant intérieur!
  • Encouragez la créativité dans votre demeure. Pratiquez des activités et jeux qui font travailler l’imaginaire et limitez autant que possible l’accès aux médias tels que la télévision, les jeux xbox ou nintendo. Ceux-ci influencent l’imaginaire et ne sont d’aucun support pour le développement de leur créativité.
  • Pratiquez-vous à communiquer vos émotions. Prévoyez une soirée par semaine où vous soulignez les forces de vos enfants, dites-leur ce que vous appréciez chez eux et, sans mots, lancez-vous le défi de leur faire ressentirque vous les aimez.

Bien plus qu’une simple question de bien-être, l’enracinement est l’ingrédient essentiel pour un départ solide dans la vie, pour grandir avec force, pour développer sa confiance en soi et se bâtir une assurance que la vie est bonne, quoi qu’il arrive.

Le-savoir-être-dans-le-courant

Voyez-vous la synchronicité des événements dans votre vie?
Savez-vous vous laisser être informé et guidé?
Arrivez-vous à donner le temps de l’apprécier?
Savez-vous y reconnaître une balise dans votre trajectoire?
Savez-vous y prendre appui pour créer votre futur?
Savez-vous vous inspirer du cours des événements?
Savez-vous vous relier à l’élan de la vie?

Dans la civilisation de l’information, le savoir-être-au-courant génère un nouveau mode de vie. On peut s’en réjouir dans la mesure où l’apprentissage à vie devient à la fois une nécessité et un loisir. Ce changement majeur de société s’avère toutefois très exigeant et même épuisant dans un contexte de compétition exacerbée. Être informé sur tout ou complètement, instantanément ou du moins le premier, peut même sembler pouvoir combler notre existence.

Il y a pourtant un autre savoir-être qui interpelle les humains d’aujourd’hui et cela, de façon véhémente si on considère l’état lamentable à certains égards de notre monde. Retenons seulement les disparités scandaleuses, la violence destructrice, la pauvreté extrême, l’incapacité émotionnelle et relationnelle, la solitude, le mal-être intérieur, l’épuisement à travailler pour consommer. Face à tant de misères, on voit l’urgence de s’engager à transformer ses paradigmes et ses attitudes.

Les guides spirituels actuels nous convient à apprendre à nous appuyer sur la force du courant, à lui faire confiance, à « faire avec » la puissance du courant.

Nous redécouvrons aujourd’hui en effet que notre énergie prend sa source dans la force tellurique et cosmique. Nous appartenons tous au même univers. Notre vie se déplie selon les saisons et en lien avec les pensées, les intentions et les vibrations des êtres qui nous entourent. Tout est mouvance, pulsations, rythme.

Notre vie s’avance ainsi comme dans une danse continue avec la nature, avec autrui, avec les circonstances. Tout se meut en interconnexion. Cette parenté qui nous unit à tout, je peux en devenir conscient, y être présent, la ressentir, l’invoquer, la célébrer. J’y contribue. J’en suis. On la nomme l’esprit universel, la force spirituelle, la divinité. C’est le plus formidable « web » dynamique d’information!

Cette approche peut être déconcertante pour qui la vie est vue et vécue comme un combat incessant, une course inévitable, une suite de défis, d’efforts, d’affrontements, un enchaînement de problèmes à résoudre. Comme si vivre sans toujours avoir des objectifs marquait une démission inacceptable, une passivité dangereuse, un laisser-aller naïf, un manque de savoir-être-organisé-et-efficace comme c’est pas permis!

Une idée zen mérite d’être prise en considération : on croit que l’éveil au courant énergétique, abondant, gratuit et omniprésent nous apporte la paix et la sérénité. Il crée un sentiment de sécurité et d’appartenance. On y trouve le soutien souhaité dans la transformation de soi.

En effet, on se prend facilement à rêver, à souhaiter même que tout se mette en place dans notre vie; que le temps soit opportun; que l’on soit au bon endroit au bon moment en faisant la bonne affaire; réussir d’une pierre deux ou trois coups; que nos décisions et stratégies portent leurs fruits dès maintenant et à plus long terme; que les bonnes nouvelles arrivent à temps… On invoque la synchronicité!

Notre vie se déplie inexorablement de minute en minute. Le plus sage, c’est d’y être présent le plus souvent sinon tout le temps. C’est le meilleur moyen de se débarrasser de l’impatience, de la culpabilité et de l’angoisse. C’est aussi le lieu pour apprendre à cesser de « pousser sur la rivière », de pousser ou tirer sur sa vie et sur celle des autres.

L’art de cesser de forcer est largement méconnu. Il permet pourtant de trouver le repos, d’apprécier les cadeaux de la vie qu’on n’avait pas eu le temps, ou l’audace, ou simplement l’idée de désirer!

Savoir-être-présent permet de saisir plus facilement le sens de sa vie et d’y contribuer. Savoir-être-dans-le-courant nous rend cocréateur de soi et d’autrui. Cela nous donne ainsi le sentiment que ce que nous sommes et ce que nous faisons, c’est important, car la vie est mutuelle. Nous sommes des messages d’énergie et notre puissance est insoupçonnée. À nous de recevoir la sagesse de l’ordonnance de la vie.

À force d’être individualiste et objectif, à force de prendre nos distances et nos précautions pour mieux être et mieux voir, nous nous sabotons. Nous dépérissons et ne voyons plus rien! Nous ne sommes séparés de rien du tout.

Certes, réapprendre à se sentir connecté à tout un chacun, cela peut faire trembler, mais cela change notre vie à coup sûr. Si nous nous mouvons tous dans le même courant et la même direction, tentant aujourd’hui le moins mauvais, demain le mieux pour avancer dans notre vie, ainsi tout jugement sur autrui, tout geste destructeur deviennent délicats, un non-sens. L’ouverture, la communication et l’entraide semblent plus indiqués.

Il semble que nous devons réapprendre à nager ensemble, à ressentir nos liens, à nous reconnecter à notre vraie nature originelle, océanique!

Le rêve et la communauté

Êtes-vous heureux de vivre là où vous êtes, ici et maintenant? Peut-être préfériez-vous quitter cet endroit dès aujourd’hui et courir vers un endroit où vous avez vécu par le passé? Je me souviens lorsqu’une amie a divorcé que, nostalgique durant toutes les années de son mariage, elle est déménagée dans son patelin natal. Elle en avait tant rêvé! Après trois mois, elle s’est tellement ennuyée qu’elle est revenue à son point d’origine, n’ayant plus aucune amie intime y vivant. La vie ayant bien changé, les membres de sa parenté étaient aussi tous occupés à leur famille respective et à leurs nombreuses activités.

Le passé doit être apprécié et béni pour ses moments intenses, mais la vie ne fait jamais marche arrière et surtout elle ne stagne pas. Rien n’est permanent. On avance. Pourquoi ne pas être humblement reconnaissant des grâces divines dont nous avons joui hier faisant ainsi place à encore plus de joies dans le futur? Le détachement se vit un jour à la fois, permettant à ce merveilleux passé de nous transformer puis de revenir un jour sous un déguisement différent. C’est ce que l’on appelle vivre son moment présent.

Si vous ne pouvez être heureux là où vous êtes maintenant, inutile de quitter, vous ne le serez pas davantage ailleurs! Le bonheur possède une référence intérieure; il n’est pas dépendant de ce qui se passe à l’extérieur. Une prière dit : « Donne-moi la sérénité d’accepter les choses que je ne peux changer, le courage de changer les choses que je peux et la sagesse d’en connaître la différence. ». On ne peut pas changer la mentalité d’une communauté, de la population d’une ville ou l’apparence d’un paysage, toutefois on peut modifier la sienne, sa mentalité, et réviser sa perception personnelle pour que la vie soit plus agréable au fil du quotidien. Vos rêves peuvent vous y aider. Pourquoi ne pas inscrire dans votre journal intime ce soir : Cette nuit, mon rêve m’aide à trouver du bon et du beau dans ma communauté, mon entourage, ma famille, etc.

On peut toujours poser un regard neuf sur un paysage ou un environnement. Un vieux dicton dit aussi : « Si tu ne peux faire ce que tu aimes, apprends à aimer ce que tu fais». Et quand nous y parvenons avec succès, c’est à ce moment que se produisent les miracles : la situation disparaît, notre beau désir commence à prendre forme et est attiré à soi.

Quand une ouverture est créée dans sa conscience pour accepter un changement, des actions doivent quand même être produites en vue d’une amélioration pour le bien du tout, mais en demeurant détaché des résultats. Nul n’est à blâmer de vouloir améliorer son sort! Cela demande de la patience et de la tolérance, vertu qui n’est pas une force chez moi, je dois avouer. Je me rappelle avoir ressenti une grande insatisfaction jadis dans mon milieu syndical. J’ai critiqué certes, mais tout en apportant des suggestions pour solutionner certains problèmes. Je l’ai fait durant des années jusqu’au jour où, je ne sais trop comment, des personnes ont justement réalisé ce projet pour lequel j’avais tant dépensé d’énergie. Mon beau désir fut réalisé d’une manière insoupçonnée. C’est à ce moment que j’ai eu un rêve de nuit qui me montrait que, maintenant que la bataille était gagnée, il était temps de me retirer, la lutte était terminée. Ce n’est pas moi qui ai reçu les crédits pour cette réalisation, peu importe,t pourvu qu’il ait vu jour afin que l’ensemble des membres en bénéficie.

Parfois, pour oser être soi, il convient de sortir de la conscience sociale, ce qui représente un défi de taille pour plusieurs d’entre nous. Nous cherchons souvent l’approbation d’autrui et voulons être aimés. Les messages véhiculés dans les médias de masse par nos gouvernements et le monde des affaires nous entraînent dans la roue du hamster dont il n’est pas aisé de débarquer. On nous impose plus ou moins subtilement un discours social pour nous dire comment penser, une mode vestimentaire, des comportements de consommation, des façons de s’alimenter, bref, nous nous croyons libres alors que tant de pièges nous guettent sournoisement et finissent par l’emporter. Heureusement, nos rêves veillent sur nous, n’hésitant pas à nous éveiller quand nous allons à l’encontre de nos valeurs et de nos convictions profondes. Le sentiment, dans ce messager onirique, dérange et oblige à un arrêt, à une réflexion.

Ensemble, nous formons un bien que chacun soit unique et une loi en lui-même. Voilà pourquoi l’action commise par l’un ne génère pas le même résultat que chez le voisin. Même si le rêve permet la connaissance de soi, il est aussi la liaison à l’humanité toute entière par le biais de l’inconscient collectif. Le rêve peut effectivement permettre de communiquer les uns avec les autres. La télépathie fait partie de notre héritage divin et elle est accessible à celui qui invite courtoisement une âme à le rencontrer. Ce soir, pourquoi ne pas tenter une expérience en ce sens?

Le mandala

Il ne suffit pas que les hommes viennent boire quand ils y sont invités par des sources supérieures. Ils doivent fabriquer de nouvelles outres afin de conserver le vin nouveau de la bonté et du dessein infinis. Saint Germain

Être de ces nouvelles outres, et oser être l’être que nous avons toujours cherché.

Pour trouver la ligne conductrice de ce texte, il m’a suffi de retrouver l’état d’être dans lequel je me place pour œuvrer avec le mandala. En effet, je construis des mandalas depuis bientôt vingt ans, et le mandala m’a construite et surtout instruite de mon potentiel de création, de cocréation, de récréation et de recréation.

Depuis toutes ces années de recherche et d’exploration, une voie m’habitait, me conduisait et me guidait, celle du retour chez soi. Un cheminement continu tout en harmonie, me donnant constamment des pistes pour créer et participer à l’un, à l’univers.

Le travail assidu avec le principe du mandala nous enseigne avec aisance le chemin du retour, mais aussi les parcours possibles pour continuer à participer au tout. Tout en créant, en jouant des couleurs et des formes, l’ouverture se crée, l’aventure s’offre à nous pour la création dans le cercle du mandala.

Pour ceux qui n’y sont pas familiers, le mandala est un cercle qui comporte son centre point. De cet espace circulaire et protégé, les constructions géométriques prennent forme, tout en se rattachant au centre un.

Le pouvoir du dessin de mandala est celui de toujours laisser voir, apercevoir le point de départ et le point de retour.

Pour peu que l’on s’y intéresse, il nous donne des lieux de rencontre pour commencer à jouer, tout en explorant les diverses facettes de l’humain. Dessiner dans le cercle avec cette conscience nous transporte à l’intérieur de nous, là notre corps physique se retrouve chez lui, nos corps émotionnel et spirituel s’enlacent dans un même espace sacré et protégé.

Pour y avoir consacré une grande partie de ma vie, je sais de source certaine que le cercle et le point sont des symboles d’unité et que travailler avec ces notions de départ nous amène rapidement dans le soi; de là toutes les directions s’offrent à nous.

J’œuvre depuis toujours avec cette obsession. Je cherche depuis longtemps ce lieu qui ressemble à Dieu. Le mandala m’a offert cette contrée, par ses lignes de support, par ses spirales énergétiques tirées à même la nature, le jeu du déploiement naturel, des ouvertures en éventails et des manifestations cosmiques; tout se révèle avec facilité et simplicité.

Dessiner des mandalas avec conscience et présence nous apporte vraiment un espace pour se retrouver, se replacer, en harmonie par la couleur, se rééquilibrer par les formes, se reconnecter au tout et aux autres en acceptant ce que ce principe universel nous accorde dès maintenant pour accomplir les alliances et retrouver enfin son être vrai. Le soi reconnaît ce territoire et nous permet de le retracer à l’infini.

Le mandala; cercle, centre, boucles et spirales, déploiement et circulation, est un outil précieux pour accélérer notre harmonisation, appuyer notre action, encourager notre création; pour accompagner notre désir de communion et notre plaisir de participation.

Retrouver et reconnaître cette pratique du mandala permet de se retrouver et de se reconnaître.

Il y a une saison pour tout

« Il y a le moment pour tout et un temps pour tout faire sous le ciel. » Ecclésiaste, 3,1

L’hiver est une saison de préparation, de révélation et d’orientation. C’est ainsi le moment où les racines paressent. Construire des bases solides en nous, au cours de cette saison. Mais ce n’est pas la saison des moissons.

La nature nous fait passer par le printemps. C’est le moment de planter, de bêcher et d’arroser. En d’autres termes, c’est la saison d’un dur labeur. Travailler de façon à réaliser son plan. Mais le printemps n’est pas non plus la saison des moissons.

Dieu nous fait connaître l’été. L’été est la saison de l’épanouissement. C’est le moment où vos idées d’inspiration se matérialisent et où vos activités, vos intérêts et les gens qui vous entourent commencent à converger vers votre plan. Mais toutes les activités de l’été ne se traduisent que par une maigre moisson. C’est alors que vient l’automne.

C’est la saison divine. C’est au cours de cette saison, que vous récoltez enfin le fruit de tous vos efforts. Mais la plupart des gens ne découvrent jamais l’automne. Ils abandonnent souvent en cours de route parce qu’ils ne savent pas en quelle saison ils se trouvent.

« C’était le printemps, c’était l’été que je désirais, les journées chaudes et la nature magnifique. C’était l’été, mais c’était l’automne que je désirais, les feuilles aux riches couleurs et l’air frais et sec. C’était l’automne, mais c’était l’hiver que je désirais, la belle neige et la joie de la saison des fêtes. J’étais un enfant, mais c’était l’âge adulte que je désirais, la liberté et le respect. J’avais vingt ans, mais je souhaitais en avoir trente, être mûr et sophistiqué. J’ai eu quarante ans, mais je souhaitais en avoir trente, la jeunesse et l’esprit libre. J’étais arrivé à l’âge de la retraite et je souhaitais avoir quarante ans, la présence d’esprit, sans limites. Ma vie était finie, mais je n’ai jamais obtenu ce que je désirais. » (Jason Lehman)

Soumis par Johanne Plante, Centre des fermières La Pocatière

MASON, John L. Mason. Vous êtes unique, ne devenez pas une copie!, Éditions Un monde différent, 1997