Choisir le bonheur

Je ne m’ennuie jamais parce que je suis toujours en train d’explorer des choses qui me fascinent. Clarence Birdseye

Une des caractéristiques des gens heureux, c’est leur capacité d’émerveillement, de gratitude, de curiosité face à la vie. Les gens heureux sont des gens qui s’émerveillent! Les gens heureux ont appris à goûter chaque moment, à apprécier l’odeur d’une fleur, la saveur d’une bonne soupe chaude, le rire d’un enfant et la beauté d’un coucher de soleil. Ils ont appris à goûter les choses simples de la vie, à s’en émerveiller et prennent souvent plaisir à partager cette joie avec les autres. Ils sont pleins de gratitude pour tout ce qui leur arrive et prennent le temps de remercier.

Une histoire bouddhiste qui m’a toujours fascinée est la suivante : Un jeune moine était poursuivi par un tigre. Il court, il court, et arrive au bord d’un précipice. Il aperçoit une vigne qui s’accroche à la falaise et décide de sauver sa vie en descendant le long de cet arbuste. Arrivé à mi-chemin, il regarde en bas et voit un lion qui l’attend pour le dévorer. Il s’arrête, reprend son souffle et aperçoit une fraise des champs qui pousse sur le flanc de la falaise. Il la prend, la regarde, la sent et finalement la déguste avec lenteur en se disant : « C’est la meilleure fraise que j’ai goûté de ma vie ». Souvent, nous sommes pris entre tigre et lion, entre un passé difficile et un futur incertain. La capacité de profiter de chaque joie que nous apporte le moment présent s’avère alors une habileté capitale pour continuer à être heureux et à profiter de la vie.

Pour développer cette attitude de bonheur, il est important de lâcher prise sur le passé, de le guérir. Il est important aussi de se préparer au futur avec confiance et sérénité, confiance en soi et en l’univers. Comme disait avec humour un de mes amis : « Le pire n’est pas toujours certain ». Profiter du moment présent peut nous aider à atteindre sérénité et confiance.

Une cliente atteinte d’un cancer terminal me confiait : « Je regrette de mourir, mais grâce à ce cancer, je peux aussi dire que j’ai vécu les deux plus belles années de ma vie. Lorsque j’ai su que la mort m’attendait, j’ai fait la paix avec mon passé parce que j’ai réalisé le peu d’importance de ces querelles de famille, je n’ai jamais pris autant de risques, je n’ai jamais trouvé le ciel si bleu, je n’ai jamais vécu avec autant d’intensité et autant apprécié chaque chose que je vois ». Pourquoi attendre? Ne sommes-nous pas tous des êtres de passage?

Les gens heureux ont, plus que les autres, développé l’aptitude à voir le beau, le positif dans les événements et dans les gens. Ma petite fille de deux ans, riant de bonheur, me déclare : « Oh Maman! C’est une belle journée : les poubelles vont passer et il reste une pâtisserie d’hier dans le frigidaire ». (Regarder fonctionner les camions qui ramassent les ordures constituait une fascination permanente pour elle) À son image, les gens heureux se permettent un regard neuf, un regard d’enfant sur le monde. Ils admirent la belle feuille d’automne tombée sur la vitre de leur automobile ou l’amour d’un père qui fait traverser la rue à son enfant en le tenant par la main. Ils s’intéressent à tout ce qui les entoure, ils sont curieux de tout. Ils veulent apprendre, voir, connaître, comprendre, goûter. Cette attitude d’émerveillement, de curiosité les amène à développer des intérêts, des passions, des connaissances qui, à leur tour, leur permettent de trouver des choses intéressantes partout où ils vont.

Les gens heureux savent que chacune de nos phrases a un impact. Les mots sont des transporteurs d’énergie. Ils augmentent notre force et celle des autres, ils touchent et affectent nos cœurs, nos corps et nos âmes. Ils utilisent donc la parole pour signaler les forces et la beauté de ce qui les entoure. Ils prennent le temps d’exprimer leur excitation, leur émerveillement, leur gratitude et leur curiosité.

Ils ne disent pas : « Comment peut-il penser comme cela? Ça n’a pas de sens! ». Ils disent : « Tiens, c’est intéressant, il pense différemment de moi, comment en est-il arrivé à ce point de vue? ».

Ils manifestent de l’ouverture face à tout ce qui se passe autour d’eux et prennent le temps de s’arrêter et d’apprécier, de savourer. Ils remercient non pas par politesse, mais parce qu’ils apprécient vraiment tout ce que la vie et les gens leur apportent. Et cette gratitude a comme premier effet non pas de combler les autres, mais bien de les combler eux-mêmes de joie. Ils choisissent de focusser sur ce qu’ils ont au lieu de focusser sur ce qu’ils n’ont pas.

Et même face aux gens qui critiquent, il est possible de s’émerveiller, d’apprécier leur capacité à voir sans cesse ce qui pourrait être amélioré. Et d’ailleurs, rien de les transforme plus qu’un grand sourire devant leur critique et un joyeux (et sincère) : « Merci beaucoup de ton commentaire, je vais en profiter pour m’améliorer » ou le cas échéant : « Merci de porter autant d’attention à ce que je fais ». Même si je dois avouer que de temps en temps je préfère éviter ces gens qui voient toujours le ver dans la pomme.

Cette attitude d’émerveillement, je dirais d’enfance, nous amène aussi à être capable de jouer, de nous amuser, de rire, parfois même au cœur des choses les plus difficiles. Les gens sont toujours attirés par les gens qui rient. Ils sentent instinctivement que cela leur fait du bien. Une des pionnières du travail sur le rire disait : « Ce n’est pas parce que je suis heureuse que je ris, c’est parce que je ris que je suis heureuse ». Cette phrase illustre bien cette attitude où l’on choisit de rire, d’être positif, de s’émerveiller et ce choix nous mène au bonheur. Par exemple : dans une tempête de neige, la circulation est super lente, je suis en retard et un peu de mauvaise humeur. Je choisis d’admirer la beauté des flocons de neige qui tombent, de rire en repensant à un souvenir heureux et tout d’un coup, je suis de bonne humeur.

Il ne s’agit pas de nier les problèmes, mais bien de vivre avec, en gardant sa joie intérieure. Un sage chinois disait : « Pour atteindre une véritable paix de l’esprit, nous devons reconnaître nos fautes et nos erreurs. Nous devons entendre toutes les bombes qui font tic-tac dans nos armoires intérieures et jouir de notre Éden malgré tout. Ce n’est pas l’absence de problème, mais bien comment on vit les problèmes qui est la clé ».

Comme toute autre habileté, cette attitude d’émerveillement est une discipline, une discipline qui demande de faire des choix avec constance et courage. Chaque choix est un pas sur le chemin du bonheur.

En résumé, je voudrais vous donner les dix conseils suivants pour vous aider à pratiquer cette attitude d’émerveillement :

  • Regardez le beau, le positif et parlez-en.
  • Permettez-vous un regard neuf sur le monde.
  • Utilisez l’humour pour dédramatiser.
  • Intéressez-vous à ce qui vous entoure, soyez curieux de tout.
  • Continuez sans cesse d’apprendre.
  • Considérez tout ce qui vous arrive comme une occasion d’apprentissage, de croissance.
  • Osez être vous-même et suivre vos fantaisies.
  • N’arrêtez jamais de jouer, de vous amuser, de rire.
  • Prenez le temps de vous rappeler vos souvenirs heureux.
  • Prenez le temps de savourer les joies de la vie, de vivre à fond le moment présent.

Véhicules électriques

Comme les lecteurs de Cheminement s’intéressent de plus en plus aux alternatives écologiques, nous comptons vous offrir régulièrement un article qui vous fera connaître de nouvelles inventions québécoises dans le domaine de l’énergie. Ce premier article, déjà paru dans le journal Le Reflet, en 2005, vous fera connaître les inventions de Paul Laprade. Celui-ci nous promet la première auto québécoise toute électrique pour 2007. De plus, elle sera complètement fabriquée au Québec et elle sera presque silencieuse! Voyons maintenant où il en est rendu dans ses expériences à travers l’article de Nicolas Landry.

Une invention qui cache de grandes ambitions – La Prairie – Paul Laprade se donne deux ans pour construire rien de moins que la première voiture électrique de conception entièrement québécoise.

Sa toute dernière invention, l’Electric Big Wheel (EBW), représente la dernière étape pour ce passionné de mécanique et d’électricité avant d’entreprendre ce qu’il appelle « le gros projet ». Depuis 1996, il a pondu une demi-douzaine de prototypes, entièrement mus par énergie électrique, auxquels il a sans cesse apporté des améliorations.

« J’apprenais en faisant ceux-là, explique le Laprairien en montrant les photos de ses premières expériences, fabriquées avec des pièces de trois-skis et des roues de tondeuses. Ils fonctionnaient bien, mais auraient coûté trop cher à commercialiser. Si j’ai décidé de me lancer avec le EBW, c’est pour financer le gros projet. Ça fait depuis l’âge de sept ans que je l’ai dans la tête. »

L’Electric Big Wheel « pour la route », contrairement à son petit ancêtre qui doit se limiter aux pistes cyclables et aux sentiers hors-piste, se vendrait environ 12 000 $. Il serait muni d’une transmission manuelle à six vitesses au volant, de trois roues traditionnelles et de freins régénérateurs, c’est-à-dire qui renverraient l’énergie aux batteries lors du freinage.

Le moteur sera alimenté par l’énergie de quatre à huit batteries d’automobile standard de 12 volts qui auraient une autonomie de 150 kilomètres. La monoplace pèserait aux alentours de 225 kilos et pourrait circuler aussi bien l’hiver que l’été.

« À une vitesse de 100 km/h, il en coûterait environ un dollar pour parcourir 100 kilomètres! », s’exclame M. Laprade, qui se voit déjà se moquer du prix de l’essence. […]

L’inventeur (le EBW est breveté provisoirement en Amérique) travaille à temps plein sur son plus récent bolide, depuis qu’il a perdu son emploi avec la fermeture de l’usine Maxwell House de Ville LaSalle, en avril dernier. « On a tous une destinée dans la vie. La mienne, c’est de construire des voitures électriques, croit-il fermement. J’étais prêt, je savais depuis un bon moment que je m’en allais en affaires. »

Dans son sous-sol, Paul Laprade possède tout l’équipement nécessaire pour modeler et assembler lui-même toutes les composantes de l’EBW. Le petit véhicule est propulsé par l’énergie d’une batterie qui génère une puissance de 1 750 watts et peut ainsi atteindre une vitesse de 30 km/h. L’accélérateur est contrôlé sur le manchon droit du guidon et le frein du côté gauche. Il est possible de rouler pendant deux heures avant d’avoir à recharger la batterie.

« Pistes cyclables, terrains de camping, terrains privés. La possibilité qu’offre le EBW, c’est d’aller partout, c’est la liberté totale, se réjouit son créateur. Comme il entre dans la catégorie des APTME (appareils personnels de transport motorisé électrique), il est tout à fait légal, sauf sur le réseau routier.»

Une courte promenade au volant de la monoplace suffit pour constater qu’elle attire les regards. « Avec ça, tu te fais plus regarder qu’avec une Porsche décapotable sur Saint-Denis. Je n’ai jamais été aussi populaire! » rigole M. Laprade, qui fait le bonheur des jeunes adolescents de son quartier. Le modèle de série se détaille à près de 4 000 $, mais est présentement en vente au prix réduit de 2 485 $ à la clinique des petits moteurs à Sainte-Catherine.

Nicolas Landry, journal Le Reflet, édition du 23 juillet 2005

Lorsque j’ai rencontré Paul Laprade à la conférence sur les énergies libres, il m’a dit que des gens réservaient déjà pour avoir une de ses futures automobiles électriques qui sortiront, selon lui, en 2007. Vous pouvez obtenir plus d’informations sur les véhicules de Paul Laprade en visitant son site : www.electricbw.ca. Vous pouvez aussi le joindre au courriel : paul_laprade@hotmail.com

L’amour de soi

Le connaissez-vous? Il est difficile du jour au lendemain de changer la façon de s’estimer pensez-vous! Vous avez raison! En pensant de cette manière, ce n’est pas pour bientôt cette transformation. Je vous rappelle que ce sont vos pensées qui ont tous les pouvoirs.

C’est seulement quand l’amour de soi prime que la lumière des sentiments illumine une décision.

L’amour de soi donne des ailes, du courage et la force de passer par les pires stratégies que l’autre utilisera pour vous garder sous son emprise ou encore vous faire du mal. Parfois le chantage sera son arme de défense, l’argent est l’ennemi numéro un d’une séparation. La guerre est déclarée et c’est celui qui s’aimera par-dessus tout qui en sortira grandi.

Il laissera l’autre en dépit de ses menaces pour se faire une nouvelle vie. En commençant par vous aimer, vous réaliserez comme c’est merveilleux de vivre dans la paix de son cœur, dans un environnement tranquille et de pouvoir se surpasser même si parfois les situations sont assez pénibles. Le bonheur a un prix, celui de la paix intérieure et aussi extérieure. Comment voulez-vous vivre heureux entouré de vibrations négatives de toutes sortes?

Je vous en parle en connaissance de cause, car je suis passé aussi par cette expérience. Je suis un grand passionné dans la vie. Tout ce que j’entreprends commence avec la passion. N’est-ce pas la première énergie qui émane au début d’une relation? Ho! Combien j’en ai souffert de ce manque d’amour. Je donnais à sens unique.

C’est seulement quand j’ai réalisé que je m’étais oublié pendant toutes ces années, que j’avais oublié l’amour de moi au profit de l’autre que ma vie a basculé. Quelle surprise! Du jour au lendemain sans guerre d’intérêt, sans méchanceté, j’ai repris ce qui m’appartenais onze ans passés : l’amour de MOI. Vous savez pourquoi je l’ai fait? C’est pour la personne la plus importante, celle avec qui je vivrai toute ma vie. MOI.

C’est seulement à compter de ce jour que j’ai commencé à savourer le véritable bonheur de vivre, d’aimer. Prendre mes propres décisions, accepter seulement ce qui me convient, faire ce qui me plaît et ça en tout temps. Je ne fais jamais de compromis avec moi-même.

En amour, les histoires négatives sont de loin des drames que nous aimerions éviter, mais en général chacun a la sienne. Nous rêvons tous d’un amour parfait dont la magie perdure à tout jamais et comme une mauvaise surprise, on se rend compte de l’évidence. L’autre ne nous aime plus ou c’est nous qui avons perdu avec le temps ce grand sentiment que nous avions entretenu pendant des années.

Mille et une raisons peuvent être en cause. La passion des débuts s’est transformée avec le temps en d’autres sentiments, car l’autre a laissé sa personnalité, exprimé son caractère. Ses défauts se sont imposés à votre personnalité et vous avez dû apprivoiser la situation, ajuster vos conditions de vie pour ce nouvel amour. Peu importe ces défauts, les négociations sont possibles en amour en autant que cela ne ruine pas l’amour de soi.

S’il existait un baromètre pour évaluer les sentiments de chacun, ce serait merveilleux. On pourrait dire qu’à l’adolescence on aime à 100 %, c’est l’âge où le sentiment de l’amour est à son plus fort. En vieillissant, ce n’est pas qu’on aime moins, mais on aime différemment.

Je vous propose de faire cet exercice qui certainement changera votre vision à votre égard. Prenez plusieurs jours à le faire et faites-le en toute honnêteté envers vous-même.

Prenez une feuille vierge recto/verso. D’un côté, inscrivez vos qualités et de l’autre vos défauts. Quand je dis qualités, cela implique bien les traits de la personnalité et non les éléments physiques que vous aimez ou détestez de votre personne. Comme votre sourire, vos yeux, votre corps, etc., ceci n’étant que des atouts à votre personne.

Le même exercice peut se faire à l’égard d’un partenaire de vie quand on pense à mettre fin à une relation de couple et que notre jugement est troublé par ses comportements étranges ou des changements de sa personnalité qui nuisent à notre évolution. Attention, l’amour nous porte parfois à inscrire beaucoup de qualités, mais un désaccord avec le moi profond ressenti à répétition révèle souvent un pardon trop facilement accordé par amour.

« Le bonheur est en nous, c’est à nous de le concrétiser. »

Cheminement rencontre

L’entrevue exclusive de Cheminement…
Masaru Emoto

Né au Japon en 1943, Dr Emoto est un docteur en médecine alternative et un chercheur de renommée internationale. Son best-seller, Messages from Water, a été traduit en 23 langues. Ses livres, ses DVDs et son apparition dans un film qui fait présentement le tour du monde, What the Bleep Do We Know? lui ont permis de publiciser ses théories révolutionnaires sur l’eau. L’article de Michel Dandurand, que vous venez sûrement de lire dans cette édition, nous donne un aperçu des points importants qu’Emoto a pu prouver grâce à ses recherches. Cependant, pour comprendre les résultats qu’il a obtenus, il ne faut pas lire Emoto, ou l’écouter, mais plutôt en faire une aventure visuelle. En effet, ses livres et son site (www.hado.net) nous offrent un bouquet de merveilleuses photos de cristaux d’eau.

Comme ses recherches sont bien compilées dans ses multiples livres et son site, je vous encourage à fouiller pour découvrir ses théories de base. J’ai voulu, grâce à cette entrevue, pousser plus loin, me faire le porte-parole de ceux et celles qui connaissent bien Emoto, pour lui poser des questions fondamentales sur sa compréhension de l’univers et de l’humain. Denis Manseau, l’éditeur de Cheminement, et moi-même l’avons donc rencontré juste avant la conférence qu’il donnait à Ottawa, lors de sa tournée nord-américaine. Nous tenons à remercier sincèrement sa traductrice, Kimiko Miyazawa, dont le secours fut inestimable lors de cette rencontre exceptionnelle. Mado Sauvé

Cheminement : Avec votre nouvelle compréhension au sujet de l’eau, comment pouvez-vous expliquer l’interaction entre l’humain et son environnement?

Emoto : Notre univers est tout simplement un miroir de nous-mêmes. Nous sommes faits de vibrations et celles-ci entrent en résonance avec notre entourage. Par la loi des similitudes, notre entourage est donc directement transformé à notre image. L’eau retient des informations pendant des siècles, peut-être même depuis que l’humain existe. Nous ne comprenons pas encore très bien comment ces vibrations accumulées dans l’eau nous affectent vraiment. Nous ne comprenons même pas encore réellement ce qu’est l’eau!

Cheminement : (je fais alors le dessin d’une molécule d’eau : H – O – H et Emoto commence à rire) :  Penser que l’eau ressemble à ce dessin est ridicule! Nous ne comprenons même pas encore ce que sont vraiment ces atomes d’hydrogène et d’oxygène.
À quoi l’eau ressemble-t-elle donc, selon vous?

Emoto : Quand je regarde l’univers, je cherche le créateur. Comprendre qui est le créateur, c’est comprendre d’où vient l’eau. Dans toutes les religions, on parle du début de la création comme émanant du son ou de la lumière. Il s’agit ici de deux vibrations. Pour que ces vibrations se propagent dans la matière, le médium est l’eau. On trouve de l’eau dans tout ce qui existe sur notre planète, même dans les pierres ou les diamants. C’est donc en partie grâce à l’eau que tout a été créé.

Plus le taux d’eau est grand, plus l’être meurt vite. Un diamant peut durer des milliards d’années, alors qu’un humain survit environ 100 ans. Cependant, plus une chose renferme d’eau, plus elle est flexible. Les bébés sont faits de 80 % d’eau alors que les adultes en ont 70 %. Ce pourcentage descend tranquillement avec l’âge. À mesure que le corps devient moins aqueux, moins flexible, on apprend moins, on vieillit et le changement devient difficile. Savez-vous, en passant, qu’on a récemment prouvé qu’un tube d’eau passe en plein centre de la molécule d’ADN dans chacune de nos milliards de cellules? La lecture et la transformation du code génétique passe donc aussi par l’eau.

Cheminement : Présentement, quel et le projet qui vous tient le plus à cœur?

Emoto : Il faut changer drastiquement notre façon de vivre si nous voulons pouvoir survivre en tant qu’espèce. Comme les enfants sont plus flexibles, plus aptes à changer rapidement, c’est à eux que je désire m’adresser. Mon projet le plus cher est de publier des livres pour enfants avec les explications de mes découvertes sur la pensée humaine et sa capacité à transformer l’eau, et donc toute la planète. Ces livres seront écrits en plusieurs langues et distribués gratuitement à 650 millions d’enfants sur la planète. J’ai présenté ce projet récemment aux Nations Unies et je ramasse maintenant des fonds pour y arriver.

Cheminement : Certains penseurs, comme Aurobindo et Eckart Tolle, pensent que nous sommes à la veille de l’émergence d’une nouvelle espèce humaine qui fonctionnera totalement différemment. Qu’en pensez-vous?

Emoto : Il faut, je crois, un environnement favorable à cette émergence. Pour changer l’environnement, il faut changer la société et l’humain qui l’a créée. Vous connaissez l’équation d’Einstein : E = mc2? Évidemment le « E » représente l’énergie, le « M » la masse et le « C2 », la vitesse de la lumière au carré. Je vous suggère de la voir différemment : Energy = Man x Consciousness2 (Énergie = Humain = Conscience2).

Quand on pense que l’humain moyen se sert de 3 % de son cerveau et que seulement 3 % de son ADN est actif, cela ne donne pas beaucoup d’énergie. Pourtant, c’est cette énergie issue de l’humain qui influence présentement toute la planète. Imaginez maintenant qu’on se serve du 97 % de cette conscience qui stagne depuis des milliers d’années. Si on place 100 % de cette conscience et qu’on la met au carré, cela fait assez d’énergie pour changer radicalement notre environnement et d’une façon extrêmement rapide. Pour cela, je compte sur les enfants! Ils savent intuitivement qu’en changeant leur vie, ils vont changer la planète. Tout ce dont nous avons besoin, c’est d’être dans l’action!

Voulez-vous une belle preuve de cela? Nous avons récemment réalisé en prenant des photos de cristaux que ceux-ci émettaient de la lumière. Ce phénomène se produisait uniquement avec certaines personnes. Avec ces individus, les cristaux se mettaient à briller. Nous avons compris que la conscience humaine est capable d’extraire de la lumière des cristaux, d’en libérer de l’énergie.

N’oubliez pas que notre corps est fait d’eau et tout ce qu’on retrouve dans la nature également. Ceci veut dire que si nous changeons notre conscience, nous pouvons transformer notre corps et le monde qui nous entoure. Une telle vérité peut être difficile à comprendre mentalement. Pour bien l’intégrer, nous devons examiner autour de nous pour sentir comment la nature évolue. Ce que nous y voyons est le miroir de ce qui se passe à l’intérieur de nous-même.

Cheminement : Si vous aviez un dernier message à nous offrir, que serait-il?

Emoto (qui répond alors lui-même en anglais) : « WE ARE ALL WATER! ». (Nous sommes tous faits d’eau!)

Les livres de la vie

La poursuite du bonheur

Ça sert à quoi, une vie? Quelle est notre raison d’être? Pourquoi sommes-nous sur terre? Bien des philosophes et des experts de toute sorte ont essayé de répondre à ces questions sans pourtant nous satisfaire. Cette chronique vous propose d’explorer ces questions essentielles en vous offrant diverses expériences transformatrices racontées par divers individus qui se sont tous posé cette question : Elle sert à quoi ma vie?

Merci au lecteur Gilles Caron d’avoir répondu à l’appel lors de la dernière chronique.

Je pourrais parler de bonheur, mais le bonheur, c’est pour les autres. D’ailleurs, il existe seulement aussi longtemps qu’on ne le connaît pas à plein temps.

Je pourrais parler de passion, mais je me contenterai de dire que le bonheur n’existe pas sans elle. Je pourrais aussi ajouter que si vous ne connaissez ni ne vivez vos passions, vous avez tout un défi en avant de vous.

Je pourrais parler d‘objectifs de vie, mais je me limiterai à oser vous dire que si vous ne vivez pas vos passions, vos objectifs ne valent pas grand-chose…

Alors, fermez vos yeux… mais non… parce que vous ne pourrez pas continuer à lire… mais vous savez ce que je veux dire… Simplement imaginez que votre vie est simplement le cheminement de la réalisation de vos rêves et de vos passions et que le reste n’a qu’une importance secondaire. Imaginez les moments de bonheur qui feraient partie de votre existence…

Mais évidemment, on dira que les passions, c’est pour les autres parce que vous devez gagner votre pain, vous occuper des enfants, vous occuper de vos souffrances et des gens qui souffrent autour de vous. Mais se pourrait-il que ceci ne soit que de belles excuses pour éviter le bonheur…

Parce que le bonheur, ça fait peur! Ça demande des efforts! Ça demande de prendre le temps de comprendre ce qu’on aime et de trouver comment faire sa vie de ça! Alors, c’est pour les autres, pour les chanceux qui ont le temps, eux!

Mais vous vous demandez peut-être qu’est-ce que tout ça a à voir avec « Les livres de la vie ». Je me risque à répondre que je ne connais personne dont le livre de la vie n’est pas une quête de bonheur. Par contre, il semble que peu de gens aient le courage de vraiment entreprendre la merveilleuse aventure sur le sentier qui y mène.

Parce que l’inconnu fait peur, parce que les risques semblent énormes. Imaginez que votre cheminement vous amène à remettre en question votre travail, certaines de vos habitudes, certains de vos amis… C’est insécurisant! Imaginez qu’ensuite, votre travail soit une aventure de plaisir et de croissance chaque jour, que vos habitudes néfastes soient disparues, que votre vie soit devenue l’exaltation du moment présent et de la gratitude envers l’univers qui vous entoure. Pensez-vous vraiment que c’est pour les autres? Pensez-vous vraiment que notre présence sur cette terre soit pour autre chose que d’aller au bout de soi-même?

Un petit secret. Il y a une espèce de magie à tendre vers nos rêves et nos passions. Plus on lâche prise, plus on se laisse couler dans ce que nous sommes vraiment, plus la vie elle-même se met de notre côté et nous aide. Et nos grandes peurs s’évanouissent et la vie prend soin d’elle-même.

D’ailleurs connaissez-vous des personnes qui ont bâti des fortunes sans au préalable être passionnées et avoir un rêve? Il y a cette espèce de bonus qui fait que la santé financière accompagne celui (ou celle) qui poursuit la grande aventure de ses passions.

Le hic, c’est qu’il n’y a pas de recette magique que l’on peut simplement suivre. On peut s’inspirer de l’expérience des grands, et on devrait le faire. Mais nous devons trouver notre propre voie, notre propre cheminement, et c’est ce qui rend l’aventure si extraordinaire.

Enfin, pourquoi se casser la tête avec toutes ces histoires? Je suis bien dans ma petite vie. Tiens, je vais allumer la télé et oublier tout ça! Ou peut-être que dirais-tu de prendre un crayon, un papier et faire la liste de ce que tu aimes, tes rêves, tes projets…?

Est-ce que tu continues avec moi? D’abord, as-tu fait ta liste?… Je savais!

Notre vie est la construction de notre biographie. Il n’est pas important qu’on la publie. Il est surtout important qu’elle serve au mieux-être de ceux qui nous entourent. C’est là que l’on retrouve la magie : c’est en donnant que l’on reçoit et que le bonheur s’en mêle. En d’autres mots, c’est par la générosité que l’on connaît le succès et la prospérité, et que le bonheur s’en mêle.

Mais attention, ça ne commence pas là! Ça commence par avoir le courage de bien cerner tes rêves et de décider de les poursuivre! Je le sais – je me répète! Mais ce n’est qu’en se mettant à la poursuite de nos rêves que l’on devient authentique, que ça prend un sens, que nos objectifs réels prennent forme, et que le bonheur s’en mêle! Et ça ne commence pas là non plus! Ça commence par le courage de décider simplement de cesser de vivre sa vie à s’occuper de choses qui ne correspondent pas à ce que nous sommes. Et la joie et la libération qui accompagnent ce geste font partie des plus beaux moments de la vie. Et c’est à partir de là que l’on peut encore mieux identifier nos passions et nos rêves. Mais ça fait peur, c’est comme lâcher prise sur l’inutile – AYOYE!

Bon, assez de paroles sages! Le modèle qui guide mon livre de vie est, comme un bon marin, de faire le point, chaque jour, avec toutes les coordonnées disponibles, pour m’assurer de bien garder le cap, même au travers des tempêtes. À partir des objectifs fixés ou de la liste mentionnée plus haut – (celle que tu n’as pas encore complétée!!!) – réserve-toi un moment chaque jour pour prendre conscience de ton état d’être – évalue comment bien tu as rencontré tes objectifs d’hier – absorbe les leçons apprises – précise ta vision de vie – définis tes objectifs pour le prochain jour – sois reconnaissant envers les êtres et les événements – établis un objectif de santé. En accomplissant cette démarche chaque jour, tu tiendras toujours le cap et progressera très rapidement vers la réalisation de tes rêves. Et le bonheur va s’en mêler!

Mais ce sont 100 000 mots qui seraient nécessaires pour bien exprimer le fond de cette approche. En attendant, quel est ton rêve le plus profond qui pourrait devenir le centre de ta vie – tout de suite? Tu vas pas allumer la télé!

Quelle est ta couleur/lumière?

Quelle est votre couleur/lumière? Non, pas l’aura, votre couleur correspond aux outils que vous avez choisis pour vivre votre incarnation. L’aura, couleur que certaines personnes perçoivent autour d’un corps physique, se situe dans le corps astral. Elle correspond à l’humeur, l’état intérieur de l’individu qui émet une énergie colorée qui change en tout temps. Ce n’est pas une couleur que l’on peut définir comme étant une aura verte ou bleue en permanence.

La couleur-lumière est par contre une énergie permanente qui évolue avec la personne.

Il y a trois couleurs de base en lumière, principe démontré par la physique : le rouge, le vert et le bleu.

Rouge : couleur de base, celle de l’énergie de la terre qui nous aide à réaliser, à concrétiser ou à manifester ce que nous avons choisi de vivre sur cette planète. Elle indique que c’est une personne de réalisation, de concrétisation. Elle aime que les choses se fassent. Elle déteste particulièrement les personnes qui rêvent, parlent de leurs projets et qui ne les réalisent jamais… La couleur rouge symbolise un ancrage à la terre, le physique et le matériel 79 % des humains sont de cette couleur. Donc en principe, une grande majorité de la population devrait réaliser leur vie avec facilité, mais comme les gens donnent leur pouvoir à d’autres, leur possibilité de manifester en est diminuée. Leur système sanguin est plus fragile.

La pierre correspondante au rouge est le rubis qui soutient et protège tout le système sanguin. Il aide celui ou celle qui vibre à cette couleur à mieux s’ancrer à la terre pour mieux s’élever vers le cosmos.

Autres pierres pour ancrer : grenat, obsidienne, pyrite de fer, cornaline, hématite, tourmaline noire.

Vert : couleur du cœur, celle de l’énergie de l’harmonisation et de la guérison qui aide à établir l’équilibre et l’harmonie des éléments vivants de la terre. Elle est le lien entre l’énergie tellurique (terre) et cosmique. Elle indique que la personne souhaite toujours l’harmonie autour d’elle. Comme l’harmonie dans le corps physique représente la santé parfaite, cette personne a des pouvoirs de guérison. Cette guérison peut s’étendre à tous les domaines de la vie. La personne à guérir en premier est bien elle-même… 11 % de la population possède cette couleur. Ce sont d’excellents ambassadeurs et médiateurs pour aider à rétablir l’harmonie entre deux parties. Elles ont l’esprit de synthèse et permettent de concrétiser des solutions. Le point faible de ces personnes concerne la digestion.

La pierre correspondante au vert est l’émeraude, c’est le reconstituant énergétique idéal, il permet l’absorption du vert négatif. Il aide le thérapeute, celui ou celle qui correspond à celle-ci, à mieux rester centré et branché en cas d’intervention.

Autres pierres de guérison : malachite, aventurine, jade, kunzite, lépidolite, pierre de lune, quartz rose.

Bleu : couleur de l’intellect et de la spiritualité qui apporte de la facilité à développer des idées, des solutions, qui aide à se concentrer et à méditer. Elle indique que l’individu est plus au niveau de la conscience transcendante, du spirituel, du mental, du troisième œil; donc, quelqu’un de logique, cartésien, fort mentalement ou quelqu’un d’introverti, d’intuitif et de spirituel. 9 % des gens sont de cette couleur-lumière et se relient avec le cosmos. Cependant, comme nous donnons notre pouvoir aux choses matérielles, nous sommes déconnectés du cosmos et nos possibilités en sont diminuées. Le système lymphatique est plus fragile.

La pierre correspondante au bleu est le saphir, il donne à son porteur une protection contre les ondes telluriques nocives. Il aide celui ou celle le possédant dans ses vibrations à rester connecté avec le cosmos tout en l’unifiant à l’énergie de la terre.

Autres pierres pour l’expression : aigue marine, azurite, célestine, lapis-lazuli, turquoise, agathe zonée bleue.

Rouge/Bleu : forme le violet. Elle indique une personne qui est bien connectée avec le cosmos, donc qui a de bonnes idées ou des solutions adéquates, et qu’en plus, il lui est facile de les mettre en pratique. Elle peut les présenter d’une manière concrète et réalisable.

La pierre correspondante au violet est l’améthyste, elle renforce les glandes endocrines et le système d’immunisation. Accroît l’activité du côté droit du cerveau ainsi que les grandes pinéale et pituitaire. Purifie le sang et l’infuse d’énergie. Bénéfique pour la guérison psychologique. Chasse la colère, la fureur, la peur et l’anxiété. Soulage les maux de tête, les migraines et l’insomnie. Lutte contre les maladies vénériennes, le daltonisme et l’alcoolisme. Équilibre et stabilise la polarité sexuelle. Purifie les qualités protectrices. Guérison, amour divin, inspiration, intuition. Amplifie le sentiment de bien-être. Accroît l’habileté du « channeling ». Effet apaisant. Transmutation. Unité cosmique.

Rouge/violet : forme le jaune. Elle correspond à une personne qui aime faire ou réaliser des choses concrètes d’une manière harmonieuse. Ses pouvoirs de guérison sont pratiques et faciles à mettre à exécution.

La pierre correspondante au jaune est la citrine, bénéfique pour les reins, le colon, le foie, la vésicule biliaire, les organes digestifs et le cœur. Soigne le diabète. Purifie la peau. Combat énergétiquement la dépression. Réduit les tendances autodestructrices. Accroît le respect de soi et la confiance en soi. Gaieté, contentement, espoir. Cordial, stimulant. Stimule la communication et la conscience cosmique. Attire l’abondance. Contribue au nettoyage et à la purification des glandes endocrines. Accroît l’énergie « yang ». Compréhension, compassion.

Vert/bleu : forme les turquoise, bleu-vert et vert-bleu. Elle indique une personne bien connectée avec le cosmos, qui favorise la guérison d’une manière plus intellectuelle ou spirituelle.

La pierre correspondante au bleu/vert est la turquoise, elle tonifie et renforce le corps en entier. Bénéfique pour les systèmes circulatoire, pulmonaire et respiratoire. Vitalise le sang et le système nerveux. Bon pour les yeux et la vue. Aligne les chakras. Accroît l’habilité à méditer. Expression créatrice, tranquillité d’esprit, équilibre émotionnel, communication, amitié, fidélité.

Rouge/Vert/Bleu : forme le blanc. Couleur de la sagesse, indique que la personne vibre aux trois couleurs-lumières et qu’elle est équipée de tous les outils nécessaires à affronter les inconvénients de la vie et vivre tout ce qu’elle a choisi de vivre avec facilité. Les enfants qui naissent actuellement vibrent aux trois couleurs (13-01-96). On dit qu’ils sont les enfants de l’ère du Verseau. Selon les statistiques de 1992, 0,90 % de la population était de cette couleur. Aujourd’hui, ces statistiques changent à chaque jour.

La pierre correspondante au blanc est le cristal de quartz clair, qui reste la meilleure et la plus accessible des pierres. Il accroît les propriétés cristallines du sang, du corps et du mental. Équilibre les corps physique, émotionnel et mental. Active et rehausse les glandes pinéales et pituitaires. Amplifie toutes formes de pensée. L’énergie du spectre complet des couleurs active le conscient à tous les niveaux. Enraye toute influence négative du champ d’énergie et de son environnement personnel. Reçoit, active, emmagasine, transfère et amplifie l’énergie. Excellent pour la méditation. Accroît la communication interdimensionnelle et celle avec le moi supérieur. Favorise la libre circulation de l’énergie vitale. Bénéfique pour les reins et contre la diarrhée, les étourdissements, les hémorragies, les ulcères. Il sert à harmoniser tous les chakras.

Autres pierres d’harmonisation : herkimer, zircon, sélénite.

L’or correspond à la personne qui a intégré les trois couleurs et qui a continué à élever ses vibrations pour atteindre un état supérieur. On nous illustre souvent les saints avec une auréole dorée, elle indique que cette personne a élevé ses vibrations au point de devenir sainte. Nous découvrons de plus en plus des êtres qui s’imprègnent de lumière dorée. Ces individus ont un grand charisme, mais une grande humilité. Grands personnages : Krisna, Bouddha, Gandhi, Martin Luther King, etc.

Le diamant correspond à la symbiose parfaite de l’homme et du Divin… Certains êtres ascensionnés qui continuent de demeurer sur la terre ont cette vibration, je n’en ai encore jamais identifié…

Pour connaître sa couleur/lumière, chacun peut l’identifier intuitivement. Elle correspond généralement à une couleur que nous aimons ou détestons, on ne peut pas être indifférent à sa couleur. Si nous vivons en harmonie avec son choix de vie, nous aimons notre couleur, alors que si nous marchons par la peur, nous risquons de détester cette même couleur.

Réflexion sur l’amour

Il n’y a qu’un seul mot AMOUR dans le dictionnaire, mais il y a des milliers, sinon des millions d’interprétation de ce mot. Notre compréhension présente de l’amour est le résultat de ce que nous avons vu et entendu des personnes qui nous entourent durant les premières années de notre vie. Bien entendu, nos expériences personnelles ont soit renchéri ou modifié notre compréhension.

Lorsque l’on regarde les personnes de qui nous avons appris, les gens qui nous entourent et notre propre vie, la question qui revient souvent est : « Pourquoi est-ce que l’amour nous fait mal et nous rend si souvent malheureux? ». Si on veut être honnête, la réponse est simple, nous mélangeons les mots : possession, attachement, contrôle, besoins et jalousie avec le mot AMOUR. L’amour n’est aucun de ces mots. L’amour est un sentiment qui ne possède pas, n’attache pas exagérément, ne contrôle pas, n’est pas là pour combler nos besoins et n’exprime pas la jalousie. L’amour vrai est un sentiment libérateur, qui permet à l’autre d’être ce qu’il est et qui nous rend heureux de voir l’autre personne heureuse, même si son bonheur ne dépend pas de nous.

En général, nous voulons quelqu’un pour combler nos besoins, pour remplir des vides que nous n’arrivons pas à remplir nous-mêmes. C’est pour cette raison que nous avons tellement d’attentes de toutes sortes envers notre conjoint ou conjointe. Nous devons aussi réaliser que dans un couple, nous ne sommes pas un, ni deux, mais trois. Il y a les deux personnes et la relation entre ces deux personnes. Ce qui se produit, c’est que très souvent, nous sommes en amour avec la relation, c’est-à-dire, tout ce qu’elle nous apporte et non avec l’autre personne.

L’amour est comme une sauce à spaghetti. Il y a plusieurs ingrédients et c’est ce mélange d’ingrédients bien dosés qui lui donne son goût. Les principaux ingrédients de l’amour vrai sont : la liberté, le respect, la patience, la tolérance, la compréhension, l’honnêteté, l’estime, l’amitié et la confiance. Comme dans une sauce, vous pouvez ajouter vos ingrédients personnels.

Nous devons garder en mémoire que je ne peux pas donner à l’autre ce que je ne peux me donner à moi-même en premier. En tant qu’âme et en tant qu’entité humaine, je suis complet, je ne suis pas la moitié de l’autre. Un couple qui s’aime vraiment ressemble à un chemin de fer, deux êtres qui vont dans la même direction et qui sont reliés par des sentiments, des expériences et le quotidien.

En terminant, j’aimerais vous laisser sur cette phrase : « le plus beau cadeau que je puisse faire à l’être que j’aime, c’est de choisir de m’améliorer, d’évoluer », car l’autre va en profiter et je contribue au bonheur du couple et à son évolution.

Dans le silence du désert

Marche et ressourcement dans le silence du désert


Qui n’a pas rêvé de partir dans un désert?

J’ai eu ce privilège de vivre un voyage de ressourcement dans le Sahara marocain avec un groupe de douze personnes, en tant qu’animatrice.

Je souhaite partager quelques moments précieux qui emplissent mon cœur encore aujourd’hui.

La découverte

Lorsque je me retrouve dans l’avion pour Casablanca, je dois me pincer. Et oui, je pars marcher dans le désert pendant plus d’une semaine. Ce rêve est en train de devenir réalité!

Neuf heures plus tard, nous nous retrouvons dans un dépaysement qui ne fait que commencer. La langue arabe sonne délicieusement à mes oreilles. Lors de la récupération des bagages, je vois arriver un homme habillé dans une magnifique gandoura bleue avec un turban sur la tête. C’est notre guide Mohamed, un berbère, qui est venu nous chercher à l’aéroport. Après les salutations d’usage, nous voilà tous dans une grande jeep, en route vers Zagora.

Les paysages défilent, tous plus grandioses que les autres. Les maisons sont en terre séchée couleur ocre. Les dattiers sont gorgés de fruits prêts à être cueillis.

Un premier choc culturel

Lors de notre arrivée à Zagora, dans un hôtel décoré de tapis et de coussins brodés, nous sommes tous invités dans la famille de notre guide pour y déguster un couscous royal.

Avez-vous déjà mangé un couscous sans ustensiles? Je regarde la dextérité de nos hôtes; cela n’a pas l’air si compliqué. Il s’agit de prendre un peu de couscous dans les mains, les rouler dans ses doigts pour en faire une belle boule et ensuite s’organiser pour que cette boulette atteigne votre bouche sans dégât. Nous sommes plusieurs à faire nos expériences. Quant à moi, j’ai plus de couscous sur mes bras que dans ma bouche ce qui ne m’empêche pas d’avoir du plaisir et éclater de rire et de continuer mon apprentissage.

Très subtilement, nos hôtes ont compris que des cuillères sont les bienvenues. Des nouvelles habitudes culturelles ont besoin de temps pour être intégrées.

L’entrée dans le désert un pas à la fois

Le lendemain, nous faisons route vers le désert. Nous rejoignons les dromadaires et les chameliers au pied des montagnes Jbel Bani. Je propose le rituel quotidien avec quelques exercices pour nous ramener à l’intérieur de nous-mêmes, réveiller la flexibilité et demander à chacun de réfléchir à l’intention du jour avec laquelle sera vécue notre première traversée. Je les invite à prendre conscience de leur corps, à entrer en résonnance avec ce paysage grandiose qui nous entoure et à apprivoiser le silence lors de la marche.

Nous franchissons notre premier col et commençons à entrer dans le désert de pierres. Le rythme est lent, mais la montée est difficile pour certains. La devise d’un pas à la fois prend alors tout son sens. La beauté du paysage reste indescriptible. Nous paraissons si petits dans cette immensité. Le désert enseigne sa première leçon d’humilité.

Une expérience solidaire et généreuse

Chaque soir, nous prenons un moment pour partager nos expériences en lien avec notre intention du jour. Le désert offre une belle opportunité de lâcher ce qui nous pèse pour retrouver la simplicité et la légèreté. Chacun en témoigne à sa façon. La démarche est individuelle pourtant la solidarité est présente en permanence.

Lors de nos marches silencieuses, certains vivaient diverses émotions. Je me souviens avoir été très touchée lorsqu’une des participantes est venue donner la main à une autre qui vivait beaucoup de peine et pour laquelle chaque pas était difficile. Il en fut de même lorsque nous devions franchir des dunes; il y avait toujours une ou deux mains charitables qui nous attendaient pour nous hisser vers le haut. Ces élans de solidarité ont contribué à souder le groupe.

La générosité était aussi présente dans l’équipe marocaine. Ces hommes du désert étaient heureux de nous partager leur amour de cet environnement familier. Un jour, arrêtés en haut d’une dune, je regardais au loin s’approcher les chameliers qui chantaient des chants berbères. Je me suis mise à pleurer de gratitude envers ces hommes qui prenaient tant de soin pour nous rendre le voyage agréable. À la grande surprise et satisfaction de nos guides, effectuer une corvée de ramassage de déchets laissés par des humains non scrupuleux a été une belle façon de témoigner à notre tour notre solidarité envers eux.

En conclusion

Lors de nos retrouvailles quelques mois après notre retour, chacun restait encore habité par les prises de conscience révélées par l’expérience du désert. Les apprentissages marquants restaient ces rendez-vous avec la lenteur et le silence et les témoignages de solidarité. Ce voyage aura été une belle opportunité de cheminer au cœur de soi tout en rencontrant l’autre différent de soi. Cela pourrait être ma définition de la spiritualité. Spiritours me donne la chance d’y retourner cet automne et j’ai bien hâte!

Les propriétés thérapeutiques des gemmes

Extrait du livre Thérapie par les gemmes à paraître en 2003

Dans le cours normal de l’existence, la personne « moyenne » est souvent dépourvue face à certains défis de la vie. Une alimentation équilibrée et un mode de vie sain ne suffisent pas toujours à lui assurer la sérénité et le bonheur. La thérapie par les gemmes permet de renforcer et de revitaliser le système nerveux souvent mis à rude épreuve.

La connaissance des qualités astrales des gemmes remonte à plusieurs milliers d’années comme en font foi les Vedas, les saintes écritures de l’Inde. Les références à l’utilisation thérapeutique des gemmes abondent dans plusieurs autres civilisations.

Bien que subtile, l’action des gemmes n’en est pas négligeable pour autant.

La vibration énergétique des gemmes joue un rôle nutritif en fournissant un apport supplémentaire de minéraux au corps physique. Elle a un effet curatif sur les déséquilibres énergétiques, qu’ils soient sur le plan physique, mental, affectif ou spirituel. De plus, elle protège contre les influences négatives extérieures. Les gemmes adéquates aident à rétablir l’équilibre souhaité, que ce soit au niveau conscient, subconscient ou supraconscient.

Les qualités thérapeutiques varient d’une gemme à l’autre, au même titre que leur couleur ou leur composition chimique. Toute gemme ne convient donc pas à tous. Lorsqu’une gemme convient, elle sera pleinement efficace. Par contre, elle pourra produire des effets contraires à ceux désirés si elle est mal choisie. Ceci montre l’importance d’une analyse sérieuse. Cette analyse peut se faire à l’aide de différents outils éprouvés, comme la chirologie védique ou l’astrologie védique.

Parmi les gemmes que la nature met à notre disposition, en voici neuf dont la combinaison a fait ses preuves. Cette combinaison, connue sous le nom de Navaratna, comprend les gemmes suivantes : le rubis, le saphir, l’émeraude, le saphir jaune, le corail, le diamant, la perle, le chrysobéryl œil-de-chat et le grenat hessonite. Le Navaratna, qui est toujours serti dans l’argent, agit comme bouclier de protection, les gemmes qui le composent fournissant une énergie pure et rétablissant l’harmonie.

Le rubis, accroît le développement spirituel en équilibrant l’énergie vitale. Il réalimente les zones du coccyx (le centre de Shakti) et du cœur, éliminant les doutes, les soupçons et les sentiments négatifs. Les vibrations du rubis sont liées à celle du Soleil situé au centre du système solaire.

Le saphir, lié aux vibrations de Saturne, attire l’assistance matérielle et l’âme sœur, car Saturne, force neutre relie les pôles positif et négatif qui sont en nous, ce qui constitue une grande force d’attraction. Il aide à acquérir la gratitude et une saine attitude d’esprit.

L’émeraude, confère la capacité de se dissocier des bénéfices de toute action. Elle favorise l’altruisme et le détachement. Elle apporte la satisfaction du travail accompli et la joie de l’âme dans le service. L’émeraude est liée à Mercure.

Le saphir jaune, élève le niveau de conscience et règle les problèmes de relations créés par la vanité et l’ego. Il rend conscient de l’existence de l’âme. Ses vibrations sont liées à celle de Jupiter.

Le corail, lié aux vibrations de Mars, fournit un puissant soutien. Il aide à transcender la colère, et à trouver le calme et l’équilibre du corps et de l’esprit. Il donne aussi le désir de s’extérioriser pleinement.

Le diamant, confère la réceptivité nécessaire pour atteindre la puissance spirituelle. Il stimule l’amour et l’appréciation de soi, ainsi que le désir de s’unir à quelqu’un. Le diamant est lié à Vénus.

La perle, est associée à la Lune. Elle guérit de différentes façons de l’abus qu’on fait des courants astraux. Elle peut favoriser l’intuition, de même que renforcer et raffiner les émotions.

Le chrysobéryl œil-de-chat, est particulièrement conseillé à ceux qui ont hérité d’un lourd karma et qui ne peuvent s’en détacher. Il recueille et renforce l’énergie, fortifiant l’individu. Ses vibrations sont liées à celles de Ketu, le Nœud Sud de la Lune.

Le grenat hessonite, est lié à Rahu, le Nœud Nord de la Lune. Il aide à développer la confiance en soi, la fiabilité, la coordination, la concentration et l’équilibre. Il éveille la conscience, stimule l’enthousiasme et aide à s’acquitter des tâches du passé plus rapidement. Elle est particulièrement efficace dans le cas d’allergie.

Il existe de nombreuses autres gemmes dont la valeur thérapeutique est éprouvée, telle l’améthyste, le jaspe sanguin ou la tourmaline.

Pour être pleinement efficaces, toutes les gemmes employées à des fins thérapeutiques doivent être serties dans le métal qui leur convient, et être en contact direct et constant avec la peau. Elles doivent également être pures et dénuées d’imperfections.

Seule une analyse objective et minutieuse permet une sélection et une combinaison bénéfique des gemmes. Leur vibration pourra alors éclairer la route d’un individu, dissolvant au passage les blocages énergétiques et renforçant les qualités recherchées.

Écrit en collaboration avec Colette Hemlin.

Guérir autrement

Depuis quelques années, la passion de la psychothérapie s’est emparée de moi.  Récemment, je découvrais le théâtre authentique, développé par Sarah Serievic.  Selon elle, les maladies ont souvent comme origine la dégradation de la joie.  Le théâtre authentique (un dérivé de l’art-thérapie) est une approche originale et même plaisante pour guérir les blessures subies durant l’enfance et, par conséquent, nous aider à retrouver notre joie intérieure.  Après avoir lu son livre Passage à l’acte de vie, j’ai eu l’irrésistible désir de lui téléphoner (en France).  Voici un extrait de mon entrevue avec elle.

Le théâtre thérapeutique de Sarah Serievic

Jouer la comédie peut-il être thérapeutique?  Oui, répond Sarah Serievic, comédienne et thérapeute, en prenant conscience que tous les personnages, tous les sentiments universels sont en nous.  Découverte d’un travail initiatique.

GP : Comment êtes-vous venue au théâtre puis au théâtre thérapeutique que vous appelez théâtre authentique?

SS : Très tôt dans mon enfance, j’ai eu à vivre des expériences difficiles liées à la violence et à la négation de ma personnalité.  Un jour, je me suis réveillée avec une paralysie faciale.  J’étais monstrueuse, la bouche de travers, l’œil droit nettement plus haut que l’autre, la joue complètement remontée vers le haut.  Ce visage-là était l’expression de tout ce que je n’avais pas exprimé qui s’était imprégné en moi, l’expression de ma propre violence refoulée que j’avais retournée contre moi-même.  Alors que j’avais été jugée irrécupérable par la médecine, la rage de vivre s’est imposée à moi et avec elle une force très puissante qui m’a poussée vers un premier défi : guérir, puis vers un second défi : être reconnue dans le désir que je portais depuis toujours en moi : parler les mots que je n’avais pas pu dire, et monter sur une scène pour être entendue.  Guérie physiquement, je me suis présentée au concours du Conservatoire de Paris, un peu en dilettante, sans vraiment y croire moi-même… j’ai été reçue première sur 800 candidats, et le soir même j’étais engagée pour jouer dans un théâtre parisien.

GP : Le théâtre vous a certes permis de vous ouvrir, mais comment vous a-t-il aidé à mieux vous connaître?

SS : Je parlais les mots des auteurs que j’interprétais, mais toujours pas les miens.  Finalement, plus j’étais sous la lumière des projecteurs, plus j’étais dans l’ombre de moi-même.  Je faisais du théâtre depuis dix ans et j’endossais de fausses identités derrière un vide, car toutes les émotions essentielles de ma vie étaient toujours consciencieusement refoulées.  Il m’a fallu dix ans d’analyse jungienne et de travail corporel pour ramener à la conscience ce qui m’empêchait d’exister : j’étais cachée derrière les personnages que j’incarnais.  La profession d’acteur est périlleuse pour ceux dont la structure personnelle est fragile.  Ce travail jungien a été très important et j’ai senti naître la lumière qui était en moi.  Non plus celle des projecteurs, mais bien la mienne!  Puis, j’ai rencontré et travaillé pendant quatre ans avec le professeur Anne Ancelin Schutzenberger sur le psychodrame.  J’ai appris à me mettre en scène moi-même et à travailler mes émotions par la parole, associées au mouvement du corps.  La boucle se bouclait avec un sens profond : j’allais à mon tour retourner le projecteur sur les autres pour leur renvoyer l’image de leur profondeur.  J’avais trouvé le sens de la vocation qui m’anime aujourd’hui.

GP : Vous avez arrêté le théâtre et vous êtes alors devenue thérapeute.

SS : Je n’ai pas arrêté le théâtre, je l’ai prolongé en commuant mon parcours de vie : on m’a un jour proposé de travailler avec des enfants; je les aidais à enlever les masques et les faux-semblants.  Puis, le père d’un de ces enfants m’a demandé de penser au même travail avec… des conseillers financiers!  J’avais très peur, mais ce nouveau défi m’a vraiment motivée : j’ai accepté ce pari un peu fou.   Voilà plusieurs années que cela dure.

GP : Quel est précisément ce travail que vous proposez, surtout en entreprise ou en groupe et moins fréquemment avec des particuliers?

SS : Par l’éducation, notre milieu social ou à l’école, on nous impose très tôt des masques : dire bonjour à la dame, sourire à ceux qui nous déplaisent, cacher nos souffrances ou nos blessures, ne pas rire trop fort pour ne pas déranger, sourire pour la photo… mourir à notre dynamique intérieure.

Je propose de vivre le contraire.

Plus de masque, de costume, de rôle, et une parole libre dans un espace de liberté.  J’amène à retrouver l’enfant intérieur que nous portons tous en nous et qui, par jeu, dialogue avec papa, maman, l’autorité… pour lui dire tout ce qu’il a sur le cœur.  Quand une petite fille parle à sa poupée et dit : ça, c’est maman, elle vit un acte symbolique qui lui permet ensuite de passer à autre chose.  Ainsi, quand maman sera devant elle, la petite fille pourra dire son sentiment clairement, sans défouler ni refouler.  Mes stages proposent de retrouver l’état d’enfant, l’élan authentique, par la mise en scène de situations de frustration.  Ainsi, on peut démonter l’image, puis la reconstruire et la réinventer avec d’autres comportements, d’autres mots, d’autres gestes…ou, pourquoi pas, les mêmes, mais dans un ordre différent.  Il n’y a pas de lieu dans la vie qui propose cette démarche.

Cette distanciation permet à chacun de devenir l’avocat de lui-même, de prendre conscience de ses propres réponses, celles qu’il porte en lui, pour sa propre évolution.  Avec une situation bloquée, on peut aller jusqu’à la caricature, faire ressortir un détail qui entrave la communication, puis on peut l’extrapoler jusqu’au rire.  Dans ce cadre-là, la démesure est thérapeutique.

GP : Le théâtre authentique n’est-il pas un peu trop intellectuel?

SS : Non, durant une séance, nous nous adressons à la totalité de ce qui compose l’humain.  L’énergie remuée et dynamisée descend dans la conscience corporelle, le mouvement s’incarne dans toute la personne pour aller vers une fonction de réparation unificatrice.  On ne change pas le passé, mais on peut changer l’incidence qu’il a sur le présent, en passant par la répétition symbolique.  Au cours du processus de ce jeu, apparaît un sens sur ce qui semblait ne pas en avoir : « trouver une réponse nouvelle à une situation ancienne », résumait Moréno, l’instigateur du psychodrame.  De ce point de vue, le théâtre thérapeutique et encore plus le théâtre authentique est la forme suprême de théâtre, c’est un art tout autant qu’une science.  Par cette reconversion du passé, on donne du sens au présent qui, alors, devient sacré.  Pour moi, seul le présent est sacré.  Dans ce domaine, nous sommes tous les apprentis sur un chemin initiatique.  Personne n’est achevé, nous sommes tous perfectibles : j’y vois là la plus haute expression de la liberté humaine.