Cheminement rencontre

PROFESSION : CARTOMANCIENNE

Rollande Thompson et ses trente-cinq ans de cartomancie.

Comme l’équipe de Cheminement avait choisi avec enthousiasme le thème des jeux divinatoires pour cette édition, nous avons décidé d’interviewer une des cartomanciennes les plus connues de l’Outaouais, Rollande Thompson. J’ai pris quelques heures pour jaser avec elle de sa longue carrière dans le domaine de la lecture des cartes, des lignes de la main et de la numérologie.

S’asseoir dans le bureau de consultation de Rollande est déjà une expérience en soi. On y retrouve un peu partout les signes de son métier : cristaux, bouddhas fleuris, signes astrologiques et de géométrie sacrée, boule de cristal, chapelets. Un croisement entre une foire ésotérique et une chapelle! L’accueil est chaleureux, même si je me sens un peu timide. Je me rends chez une vraie cartomancienne pour la première fois de ma vie…

Rollande décide de me mettre tout de suite dans le bain en me proposant une consultation gratuite. Comment refuser une telle aubaine? Je dois brasser et couper en quatre paquets. Rollande étend toutes les cartes du jeu en quatre longues lignes, faces vers le haut. Elle trouve la carte qui représente chacun des membres de ma famille et la mienne et commence à parler de notre vie, nos caractères, notre passé, notre avenir probable. Son enregistreuse accumule la précieuse information pour que je puisse l’entendre de nouveau avec ma famille. J’ai été particulièrement impressionnée par la précision de sa description de nos personnalités. J’ai ensuite pu lui poser quelques questions dont voici les plus intéressantes.      

Quand as-tu commencé à t’apercevoir que tu avais de la facilité en divination?

J’avais quatre ans quand j’ai dit à ma mère que la maison d’à côté brûlerait. L’incendie est arrivé le lendemain. Au même âge, j’ai su le jour avant que ma grand-mère mourrait, même si c’était une mort assez imprévue. Puis, à 5 ans, un garçon est venu visiter ma sœur et j’ai su tout de suite qu’il serait son futur mari. J’ai eu la vision que je serais une bouquetière toute en rose pour leur mariage et c’est ce qui est arrivé.

Comment les gens réagissaient-ils autour de toi?

La plupart n’aimaient pas beaucoup ça. Mes parents ne voulaient pas que je parle de telles choses. Je me souviens qu’un jour, quand j’avais 9 ans, j’ai dit à mon enseignante, qui était une religieuse, qu’elle avait un compagnon. Elle s’est fâchée et a crié que non, mais j’ai su, bien des années après, que c’était vrai. J’ai aussi deviné des choses plus heureuses. Par exemple, j’ai rencontré mon mari à 16 ans et j’ai su tout de suite que je le marierais et c’est ce qui est arrivé quand j’ai eu 17 ans.

Comment as-tu commencé ta carrière de cartomancienne?

J’étais une mère de famille bien occupée, mais j’ai décidé, un jour, de prendre un cours de tarot avec ma sœur au collège Algonquin. Le prof m’a dit presque tout de suite que j’avais un don et m’a fortement encouragée à continuer. Ça fait maintenant 35 ans que je tire aux cartes pour les autres, dans toutes les provinces canadiennes, en France, au Japon, en Arabie et aux États-Unis.

Reçois-tu surtout des femmes ou des hommes?

Il y a trente-cinq ans, j’avais un rapport de 1’homme  pour 70 femmes. Mais maintenant, le rapport est plutôt un tiers d’hommes pour deux tiers de femmes. J’ai beaucoup d’hommes qui viennent pour parler de placements ou d’achat de nouveaux commerces.

Les personnes qui viennent te voir pour affaires ont-elles de bons résultats?

Je n’entends pas toujours parler des résultats, mais parfois, j’ai des preuves que ça fonctionne. Récemment, une femme est venue me voir pour se faire tirer aux cartes. Elle m’a apporté une enveloppe de la part son mari à qui j’avais récemment fait des recommandations d’affaire. J’y ai trouvé un cadeau de mille deux cents dollars!

As-tu vu des choses qui ont été difficiles à dire?

Oui. C’est souvent relié aux affaires de cœur. Je me souviens de la fois où j’ai dit à une cliente que non seulement son mari la trompait, mais qu’il avait même une deuxième famille avec une autre femme et des enfants de lui. Évidemment, la femme a cru que j’étais folle. Trois ans plus tard, le gars est mort et la dame a rencontré la deuxième femme de son mari et ses autres enfants au salon funéraire. Elle est venue me dire que j’avais eu raison!

Une dernière question, quelle a été une de tes plus grandes surprises?

Ça, c’est facile. Un jour, un homme est venu se faire tirer aux cartes. Je lui ai dit qu’il devait absolument aller s’acheter un billet pour un tirage, car il gagnerait sûrement quelque chose. Il a fait ce que je lui ai dit et il a gagné le premier prix : une maison toute meublée avec deux automobiles! Ce genre de chose ne m’est arrivé que trois fois dans ma carrière.

J’ai adoré ma visite chez Rollande et j’ai bien l’impression que j’irai la revoir. Elle m’invite à venir lui dire un petit bonjour à sa table du « Psychic Show » en avril à Ottawa et à la fête du travail à Nepean. Si vous n’êtes jamais allés à ce genre de foire psychique, je vous le conseille. Vous en verrez de toutes les couleurs et de toutes les saveurs.

(Rollande habite à Gatineau (Aylmer). On peut la consulter par courriel rollandetarot@videotron.ca, par téléphone 819 684-5125, ou en consultation personnelle à la maison. En tapant son nom sur le site www.tarot.canada.ca, vous trouverez de plus amples informations.)

Les nouveaux enfants

Un phénomène particulier attire de plus en plus l’attention depuis les dernières années : les enfants dits indigo.  Il s’agit en fait d’une nouvelle vague d’âmes qui s’incarnent sur terre depuis quelques décennies.

Ces enfants ne sont pas comme les autres.  Ils semblent arriver ici avec une très grande sagesse déjà ancrée en eux, une sagesse assortie de facultés extrasensorielles et de clairvoyance inouïes.  Ils ont, entre autres, une capacité phénoménale à apprendre rapidement et facilement.  On jurerait parfois qu’ils savent d’instinct ce que leurs parents ont pris, eux, toute une vie à apprendre.

Un des premiers problèmes que rencontrent les nouveaux enfants, c’est qu’ils croient innocemment en arrivant sur terre que tout le monde est comme eux.  La surprise est de taille, surtout quand ils entrent dans l’adolescence et qu’ils s’aperçoivent qu’en vérité, il en est tout autrement.  Constatant que les adultes sont à des années-lumière derrière eux au niveau de leurs croyances et de leurs préjugés, ils se sentiront totalement incompris et auront naturellement tendance à se replier sur eux-mêmes.  Ils se retireront dans leurs tranchées et s’enfermeront dans une bulle très hermétique.

Ce sont des êtres comme tout le monde, mais qui se distinguent par une étincelle lumineuse, parfois teintée de tristesse, qu’ils portent tout naturellement dans le regard.

Rappelons-nous que ces enfants ont comme premier besoin d’être reconnus.  Et ne vous en faites pas, les vrais enfants indigo ne vont pas s’en enorgueillir.  Bien au contraire, ils seront simplement heureux de trouver en vous un complice et ne feront rien pour épater la galerie.  Les enfants indigo disent très rarement qu’ils le sont.  Ils se contentent de l’être…

Les enfants indigo ont l’impression de ne pas être écouté, encore moins compris.  Ils ont pourtant tellement de choses à dire!  Ce n’est que lorsqu’on prend le temps de prêter une oreille attentive à leurs paroles qu’on peut constater la cohérence de leur propos et s’en enrichir.  Leur langage simple et direct déroute parfois, car, pour eux, il est tout à fait normal de dire ce qu’ils pensent et ressentent.

Pour des raisons évidentes, les enfants indigo ont le curieux sentiment que se sont eux les adultes, et que se sont les grands qui pensent et agissent comme des bébés.  Ont-ils vraiment tort?  C’est comme si un professeur d’université était obligé de côtoyer, durant des années, des enfants de maternelle.  Quand ces sages en puissance essaient du mieux qu’ils le peuvent de s’exprimer, les adultes se sentent attaqués et, brandissant leur pompeuse morale, tenteront par tous les moyens de les remettre à leur place.  Mais ces tentatives seront sans succès, car ces jeunes « savent » et il s’avère que c’est impossible pour eux de cacher ou nier leur vérité.  En général, les adultes se prennent très au sérieux et certains peuvent même devenir hautains envers les jeunes et faire preuve de condescendance.

Après quelques années de ce traitement « de haut », et à force de constater leur impuissance à se faire écouter et comprendre, les enfants indigo se replient sur eux-mêmes.  Certains peuvent aller jusqu’au suicide, constatant qu’ils ne pourront rien changer dans cette société archaïque ou que le travail est tout simplement trop gigantesque pour eux.  Si les adultes prenaient le temps d’écouter ce que ces enfants merveilleux ont à leur dire, au lieu de tenter de les rentrer de force dans le moule des croyances limitatives dans lequel ils ont été élevés, bien des choses changeraient rapidement dans la société.

Très tôt, les enfants indigo remettent tout en question, dans leur vie comme dans la société.  Comme ils voient instinctivement très clair, ils sont aux aguets et sont prêts à agir rapidement quand viendra le moment.  Quoiqu’ils savent avoir un important travail de reconstruction à accomplir ici-bas, il peut arriver qu’ils se découragent devant leur manque de moyens et l’absence de support de la part des adultes.  C’est alors que sonnera l’heure de la révolte.  Ils se rebelleront donc contre tous les systèmes d’éducation qui ont pour but de les modeler à ladite normalité.  Ils ne croient évidemment plus aux religions.  Celles-ci leur paraissent enfantines et dénuées de tout bon sens parce que basées sur la croyance et la dépendance en un Dieu extérieur.  Les enfants indigo disent d’ailleurs, sans gêne ni doute, qu’ils sont Dieu et qu’ils sont investis de son pouvoir créateur.  On les a maintes fois ignorés, ridiculisés et jugés pour ça.  Une autre excellente raison pour eux de refermer leur coquille…

Les enfants indigo savent se reconnaître entre eux, même s’ils n’aiment pas qu’on les appelle ainsi.  À leurs yeux, ils sont tout à fait normaux et ne veulent surtout pas être étiquetés.  C’est normal, leur travail consiste justement à enlever les étiquettes, pas à en apposer d’autres.  Mais il n’en reste pas moins qu’ils s’attirent les uns les autres et de façon toute naturelle.  Aussitôt qu’ils trouvent une oreille attentive pour les écouter et les comprendre, ils se dévoileront sans pudeur.  Mais attention!  S’ils se sentent jugés, ils vous fermeront leur porte pour longtemps.

Avis à tous les grands-parents qui lisent ces lignes.  Vous êtes les plus aptes à les toucher.  Écoutez vos petits-enfants, dites-leur que vous savez qu’ils sont des êtres à part et que vous êtes prêts à les aider à comprendre le monde dans lequel ils vivent.  Spécifiez que vous voulez aussi apprendre d’eux.  Entrez de plein gré dans ce monde fascinant de l’énergie indigo.  À son contact, elle vous investira à votre tour et changera peut-être le cours de votre vie.

En général, la société n’en a rien à faire de ces belles histoires d’enfants indigo qui bousculent tout sur leur passage.  C’est pourquoi elle fera tout en son pouvoir pour les faire taire, par la répression, la confrontation, ou… les médicaments.  « Si vous faites comme on vous le dit, vous aurez des bonbons.  Sinon, tant pis pour vous.  On vous fauchera l’herbe sous le pied et l’on vous fera la vie dure. » Vous voyez le genre de message envoyé à ces petits anges?  « Pour leur bien évidemment! » se défendront les détracteurs.  Sous la pression, certains enfants craqueront et préféreront s’endormir pour rejoindre le niveau de la masse.  Ils s’y fondront du mieux qu’ils pourront, mais pas tous… heureusement!

Si l’enfant indigo réussit à traverser cette période importante de remise en question en acceptant son rôle de bâtisseur d’une société nouvelle, s’il ne se laisse pas anesthésier par les discours pompeux et moralisateurs de ses pairs, c’est tout seul et la tête haute qu’il sortira de la masse et commencera à agir.  Pour arriver à ses fins, son défi consistera à tenir compte des autres et à réaliser que la majorité des gens ne sont pas comme lui.  Par contre, s’il se marginalise, son message aura moins de chance de passer.

Jusqu’ici, son manque de tact lui a joué bien des tours, semant plus souvent qu’autrement la controverse sur son passage.  Mais avec le support de son entourage immédiat et de la bonne volonté, il saura adapter son langage et ses méthodes d’action à ceux qu’il veut transformer.  Il apprendra à agir comme un virus informatique qui doit d’abord atteindre toutes les composantes de l’ordinateur afin de pouvoir les transformer.  Un virus d’amour et de sagesse dont l’objectif ultime serait de changer le monde.  Rien que ça!  Changer le monde, mais de l’intérieur.  Les enfants indigo ont en eux les semences du nouveau plan destiné à la terre et ses habitants.  Et si on leur laissait la chance de nous l’expliquer?

Pour approfondir : Livre/CD « Renaître par la passion de vivre »

Qu’est-ce que l’antenne de Lecher?

L’antenne de Lecher est un instrument scientifique allemand de haute précision qui permet de faire la lecture des énergies. Le principe fut découvert par M. Ernst Lecher, physicien autrichien ayant travaillé en Allemagne. Il date du début du siècle et l’antenne s’utilise depuis plus de vingt ans en Europe (Allemagne et France). Déjà, plusieurs découvertes sont à son actif et de multiples problèmes ont été résolus avec l’aide de cette antenne. Cet appareil est un outil qui permet à un individu de faire des lectures précises et efficaces dans des domaines qui relèvent des énergies physiques et subtiles. De même, il permet l’émission d’ondes pour harmoniser lesdites énergies ou pour trouver des harmonisants, évaluer leur compatibilité et définir comment, quand et quelle quantité prendre pour une solution durable.

Est-ce que ton corps « énergétique » est bien centré avec ton corps « physique »?

Quand ton corps énergétique est à l’extérieur de ton corps physique, ça peut causer certains maux physiques, psychologiques ou autres… : nervosité, fatigue, manque d’énergie, difficulté à passer à l’action, épuisement même après une bonne nuit de sommeil, perte de joie de vivre, submergé par ses émotions, sentiment d’impuissance face à une situation…

Quand tu es bien centré et bien connecté avec le cosmo-tellurique, tu deviens en pleine possession de tes moyens, tu profites de ton sommeil, tu es à l’écoute, tu rayonnes de joie de vivre, tu passes à l’action et concrétises ce que tu veux… vraiment, tu te sens bien dans ta peau. Tu attires, dans tous les domaines de ta vie : amour, prospérité, santé, joie, énergie, argent, bonheur, etc. et tu crées ta chance et ta vie.

Le corps humain est vibration.

Selon André Simeneton, auteur de « Radiation des aliments, ondes humaines et santé », le corps humain vibre à environ 6 500 angströms, alors qu’un organisme ayant la grippe vibre à 4 475 angströms et le rhumatisme à 3 250 angströms. Un aliment qui vibre à plus de 6 500 angströms permet au corps de se régénérer alors que s’il est au-dessous, il favorise la dégénération du corps humain.

  • L’angström est une unité de mesure reconnue internationalement pour évaluer les énergies. L’angström est une mesure de longueurs d’onde et de dimension atomique égale à 1/10 000 de millimètre. Par exemple, la lumière visible vibre entre 4 000 (ultraviolet) et 6 500 (infrarouge) angströms. Les charcuteries oscillent à environ 3 000 et les grains biologiques germés atteignent 9 000 angströms.

Cette antenne a été utilisée par les Européens pour faire des lectures seulement pendant une quinzaine d’années. Au Québec, j’ai eu l’occasion de vivre une expérience qui a changé ma vie et qui a permis à la science d’évoluer sur le plan des énergies.

Vacances à Nassau

Lorsque j’ai connu l’antenne dans un salon de santé, je me devais de connaître cet instrument scientifique puisque Pierre m’avait confirmé que je pourrais lire les énergies des réseaux telluriques : Hartmann et Curry. Après avoir suivi le cours, j’avais planifié des vacances au Ashram de yoga shivannanda sur Paradise Island de Nassau, c’était à la fin de février.

En arrivant sur les lieux, par un vol de nuit, Ottawa-Nassau, j’ai été accueilli par une amie qui suivant un cours d’instructeur international de yoga depuis deux semaines. Sachant que je devais suivre le cours d’antenne, elle me demande : « As-tu apporté ton antenne? ». Je lui ai répondu par l’affirmative parce que je voulais lire les énergies telluriques du Sud. Elle a répliqué en disant : « Il y a une fille avec qui je suis le cours de yoga, qui est tombée à la renverse dans le bateau du Ashram. Elle ne s’est rien brisé, mais elle a beaucoup de difficultés à marcher. Peux-tu faire quelque chose avec ton antenne? ». Comme j’avais suivi ce cours dans le but de faire de la géobiologie, je ne m’étais pas trop préoccupé des particularités concernant les lectures sur les humains. Je lui ai répondu que je ne le savais pas, mais que je voulais bien essayer le lendemain. Nous avons donc pris rendez-vous pour l’heure du repas, vers 10 heures le lendemain, après la méditation de 6 h à 8 h et la pratique de yoga de 8 h à 10 h.

Fidèle au rendez-vous, sous un soleil des tropiques, j’observe les étudiants qui, tout joyeux, s’approchent pour le repas. J’aperçois une petite dame qui, à l’aide de deux cannes, se déplace dans ma direction avec beaucoup de peine. Arrivée près de moi, elle me regarde dans les yeux en me disant : « Peux-tu faire quelque chose pour moi? ». À cette époque, j’étais un sauveteur, je voulais sauver tout le monde (sûrement dans le but de me sauver moi-même, mais je ne le savais pas encore…). Ne voulant pas perdre la face, ni refuser à une femme l’aide qu’elle me demande, je dis que c’est la seule fois dans ma vie que l’orgueil a servi. Je ne pouvais pas dire « NON », je ne savais pas le dire… J’ai donc demandé à la petite dame de se placer un peu à l’écart et je lui ai dit que j’essayerais de faire quelque chose.

Ayant déposé ses cannes, elle attend devant moi que je fasse ce quelque chose. Personnellement, je panique (à l’intérieur, mais me gardant bien de le laisser savoir…), je ne sais pas quoi faire, j’ai appris à replacer l’énergie avec des huiles essentielles, des phytofluides ou avec d’autres produits naturels et je n’ai rien de tout cela. Tout à coup, je sens dans mon intérieur quelque chose qui se passe et c’est comme si j’entendais une voix qui me dit d’utiliser tel taux vibratoire et de faire tel geste. Surpris, je m’exécute sans tarder, c’est ma seule porte de sortie. Je fais des lectures d’énergie, et la voix m’indique comment les manipuler et les corriger. Je continue ce petit manège pendant environ 5 minutes et tout d’un coup, ça s’arrête. J’avais pris le temps de constater la blessure qui formait une bosse de la grosseur d’un pamplemousse, mais violette, dans le dos de ma cliente…

Je lui dis que j’avais fait le tour de ce que je savais. Elle me demande : « qu’est-ce que je vais faire? ». Spontanément, je lui réponds : « marche ». Elle me demande ses cannes, et je lui suggère d’essayer sans canne. Timidement, elle avance la jambe droite et ensuite la jambe gauche et se tourne vers moi et me dit que ça semblait lui avoir fait du bien. Elle revient, se penche, prend ses cannes, les pend sur son bras et s’en va vers le réfectoire. Elle me redemande : « que me suggères-tu de faire? ». Je lui ai répondu d’aller se reposer et que nous reprendrions l’expérience le lendemain matin à la même heure.

J’ai eu un « black-out… », je ne me souviens pas de ce qui s’est passé dans les minutes qui ont suivi… et je l’ai perdue de vue. J’ai pris mon repas et comme j’étais « workoolique », j’avais accepté de prendre ces vacances parce que je devais aider à faire les plans de la cuisine commerciale, la boutique, les bureaux et une cabine téléphonique qui s’intégrerait bien dans l’environnement. J’ai donc été chercher les données et me suis mis au travail.

Le lendemain matin, mon antenne en poche, j’attends de voir arriver ma petite dame avec ses cannes…; les minutes s’écoulent, tous les jeunes, de partout dans le monde, s’affairent à leur repas du matin. Le temps me semble interminable…, je commence à broyer du noir : « qu’est-ce qu’il lui est arrivé? Est-ce que ces énergies sont malsaines, est-elle malade? Ou encore pire, serait-elle paralysée dans son lit? ». Ça devient de plus en plus noir… jusqu’à ce que j’arrive à penser qu’elle est peut-être… MORTE!

Subitement, je suis sorti de ma noirceur par une étreinte… « Merci, merci, je suis tellement contente, je vais très bien, même mieux que depuis longtemps ». « Qui es-tu? » lui dis-je, stupéfait… « C’est moi, c’est moi, Caroline, c’est moi que tu as traitée hier matin avec ton antenne, tu vois, je peux bouger, me déhancher, j’ai passé mon examen de yoga et j’ai réussi à faire le scorpion que je n’avais jamais réussi à faire auparavant, qu’est-ce que tu m’as fait??? » « Je ne sais pas » lui dis-je, encore sous le choc de la voir.

Elle, qui la veille ressemblait à une vieille dame, et là devant mes yeux, une séduisante jeune femme rousse, pleine d’entrain et de gratitude. Ouf! Je me ressaisis et lui demande de me montrer la bosse qu’elle a dans le dos. « Plus rien, plus rien, je n’ai plus rien, je n’ai plus aucun mal » En levant son T-shirt, je remarque qu’il n’y a que quelques petites couleurs jaunâtres, juste pour me dire que je n’avais pas rêvé. J’en avais la chair de poule dans le dos à mon tour, et je me demandais bien qu’est-ce que c’est que cette antenne « magique ».

Je ne connaissais l’énergie que dans des livres, c’était la première fois que j’entrais en contact avec cette dimension. C’était également la première fois que j’écoutais mon intuition ou plutôt que je la découvrais sans l’intervention du mental… quel cadeau! Oui, depuis 1984, après avoir suivi des thérapies et ateliers, le thérapeute disait toujours : « descendez à l’intérieur, sortez de votre tête ». C’est beau à dire, mais comment on fait? Pour satisfaire, mon mental (toujours au niveau de la survie…), m’avait créé une intuition/mentale qui me comblait. De temps en temps, je me posais la question à savoir si c’était l’intuition ou le mental. J’arrivais même à trouver la différence… quelle farce! Aujourd’hui, je sais que je m’en passais des petites vites, mais c’était ce que j’avais comme outil à ce moment.

Suite à cette expérience, j’ai pris conscience que c’est plus important de travailler, d’abord sur le premier corps (physique) que sur le troisième (la maison). J’ai commencé à vivre toutes sortes d’expériences qui m’ont permis de découvrir des nouvelles manières d’utiliser l’antenne. J’ai développé ainsi mes perceptions extrasensorielles et un protocole qui donnaient de plus en plus de résultats efficaces et durables.

Ce n’est là qu’une petite expérience, comparé à ce que j’ai vécu depuis. Mon travail consiste, maintenant, à harmoniser les personnes et les lieux, et à donner de la formation pour celles et ceux qui ont le goût de vivre ce genre d’expérience.

Y aurait-il quelqu’un nous empêchant d’être soi?

Le choc des ancêtres

« Oser être soi pour soi »… un merveilleux défi dont la réussite nous remplit d’une grande joie et d’une paix indescriptible! Et pourtant comme le chemin paraît long et sinueux pour atteindre ce but primé. Nous suons, nous pleurons, nous questionnons, nous fonçons, nous grinçons des dents, nous frappons des murs… encore et encore.

Nous avons parfois l’impression de marcher dans les bottes d’un autre, de tourner en rond, d’errer à côté de nos pompes, de porter un fardeau qui n’est pas le nôtre, de satisfaire tout le monde sauf nous-mêmes… autrement dit de ne pas vivre notre vie, de ne pas être soi. Pourquoi?

Avec le temps, je vois se dessiner à l’horizon une compréhension de plus en plus clair de ce qui nous retient en arrière et nous empêche de nous réaliser. Cette compréhension, je la tire de l’étude du transgénérationnel. En un mot, voilà ce qui en est : les chocs, traumatismes, trahisons, exclusions, deuils non réglés, etc.., de nos ancêtres, ce sont les descendants qui doivent les assumer et les régler.

De toute éternité, c’est le clan qui a assuré la survie. Que l’on pense aux gazelles, outardes, saumons, bisons, chevreuils et j’en passe, on les retrouve en groupe pour se protéger. Un mouton égaré, que son berger ne rentre pas à la bergerie le soir venu, fera immanquablement un bon souper pour un coyote, un loup ou un renard. Pour la partie instinctive et animale de notre cerveau humain, être abandonné et se retrouver seul équivaut à la mort.

Donc… pour faire partie de ce premier clan fondamental qu’est notre famille, nous nous soumettons inconsciemment à ses lois, règles, silences, secrets, ordres, etc. Qui de nous n’a pas entendu, chez lui ou ailleurs : « les hommes pensent qu’à ça… », « on est né pour un petit pain », « il n’y en aura pas de facile », « les artistes, ça ne mène pas une vie », « toutes les femmes sont des… », « l’argent ne fait pas le bonheur » et ainsi de suite… toutes des phrases auxquelles l’enfant se soumet sans s’en rendre compte. Et il n’y a pas que ces phrases…, car de nombreux événements marquent l’inconscient familial et nous « ligotent », car nous restons loyaux à nos ancêtres, leurs souffrances et leurs chocs.

Pour être soi, il faut prendre conscience des événements dramatiques et marquants du clan, en comprendre l’implication, s’en libérer tout en honorant cette famille qui nous a donné la vie. Se positionner en victime et en vouloir éternellement à nos parents, grands-parents, etc… pour les gestes qu’ils ont pu poser, les paroles qu’ils ont prononcées, leur absence, leur alcoolisme, leurs jugements, leurs manques…, c’est refuser de prendre responsabilité de sa vie pour enfin devenir Soi.

Au fil du temps, j’ai œuvré comme thérapeute avec diverses approches… et depuis que j’ai appris à animer les Constellations Familiales (CF), je trouve que ma vie et celle d’ami(e)s et patient(e)s s’est de beaucoup améliorée. J’ai vu, ressenti et agi sur mes vieux « programmes », sur ces valises que je portais par amour pour mon clan, afin d’y être loyal… et maintenant, je me réalise, je suis davantage moi-même et j’ai fait la paix avec ma famille.

« Qu’est-ce qu’une CF? C’est tout simplement votre arbre généalogique représenté dans l’espace, grandeur nature, à l’aide de « figurants ». La personne qui fait une constellation choisit au hasard parmi les personnes présentes celles qui vont représenter les personnages de son arbre, morts ou vivants mélangés. Elle place ensuite ces « figurants » dans l’espace, là où son instinct le lui dicte. Et nous avons là, telle une crèche vivante, une représentation vivante d’un arbre généalogique : une constellation, une sorte de pièce de théâtre montrant dans l’espace les liens familiaux pour les travailler in situ, à chaud. » (Éric Laudière « La constellation familiale est un JE »)

La CF permet de non seulement comprendre, mais surtout de voir et ressentir de qui nous portons une valise qui nous empêche d’être soi-même et de nous réaliser dans notre couple, notre profession, notre vie. Donc « merci papa, merci maman, pour la vie que vous m’avez donnée; maintenant je vous laisse vos fardeaux et je puise dans vos richesses afin d’oser être moi et de marcher sur mon chemin »!

C’est une approche puissante que je vous souhaite de venir expérimenter un jour.

Au plaisir de partager avec vous ma passion!

Ces passions du mental qui nous détruisent

Nous savons tous que dans les mondes spirito-matériels et spécialement dans notre monde physique, deux forces contraires s’affrontent continuellement, la force positive et la force négative. Notre mental est le terrain de la guerre entre ces deux forces. La force négative essaie de nous contrôler et de contrôler notre vie intérieure et extérieure, en se servant de ses armes de destruction, les cinq grandes passions. On sait que le rôle de la force négative est de maintenir l’âme, c’est-à-dire nous, le plus longtemps possible dans un état de conscience limité et centré sur l’extérieur. Cette force sait très bien que lorsque nous nous concentrons sur l’extérieur, nous ne pouvons pas évoluer spirituellement et nous apprenons très peu de nos expériences.

Les cinq passions du mental qui nous empêchent d’évoluer et qui nous détruisent intérieurement sont :

L’orgueil (vanité) : c’est la passion la plus difficile à faire disparaître de notre vie. La vanité nous empêche de voir la vérité, d’admettre nos fautes et nos faiblesses. Elle nous rend très sensible à la critique et nous fait souligner les fautes des autres. La vanité nous fait vivre dans une image que nous projetons et nous empêche d’être nous-mêmes. Nous donnons beaucoup d’importance à ce que les autres pensent de nous, ce qui fait que le mensonge et l’hypocrisie deviennent nos compagnons de vie, car nous avons donné notre pouvoir aux autres.

La colère : la colère engendre la rancune et la haine vient nous habiter et nous gruge intérieurement comme un cancer. La colère détruit la paix, réduit l’amour en cendres et monte les gens les uns contre les autres. Elle déforme notre jugement et nous amène à tomber dans les commérages, la calomnie, la moquerie, les jurons et le ressentiment. Rebazar Tarzs, un grand maître spirituel, a déclaré : « Il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises colères et il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises raisons de se mettre en colère ».

L’avarice : en nous concentrant sur l’accumulation de biens matériels, l’avarice nous enchaîne à tout ce qu’on peut posséder et fait descendre un voile sur les valeurs supérieures de l’existence. Nous devenons des esclaves du monde matériel et la peur de perdre quoi que ce soit nous amène à tricher, à mentir, à la corruption, la supercherie, etc.

La luxure : la luxure produit un appétit anormal pour les actes destructifs et dégradants de la vie. Cela peut être un désir brûlant pour les drogues, l’alcool, le tabac, la gloutonnerie et aussi le sexe anormal, La luxure nous fait redescendre au niveau animal et nous maintient dans cet état de conscience.

L’attachement : l’attachement est une aberration mentale, qui contrairement aux autres passions, s’insinue lentement dans la vie de ses victimes. Le but de l’attachement est de nous fixer sur les valeurs inférieures de l’existence, y compris celles de notre environnement, de nos associations et de nos relations avec autrui. L’attachement excessif à une personne, un bien ou à une position installe en nous la peur de perdre, l’anxiété, la jalousie et nous cause de très grandes douleurs, pouvant aller jusqu’au suicide et au meurtre en cas de perte. L’attachement fausse la vérité et nos évaluations.

Ces cinq passions, lorsqu’elles ne sont pas contrôlées, nous détruisent physiquement, émotionnellement, mentalement et spirituellement. La majorité de nos souffrances y sont rattachées.

La meilleure façon de s’en débarrasser, est de nous concentrer sur leurs opposés, les cinq grandes vertus de l’âme. Elles sont l‘humilité, le contentement, le non-attachement, le discernement et la tolérance (patience).

Pour bien pratiquer ces vertus, on doit comprendre et accepter que nous sommes responsables de ce qui nous arrive et sortir de l’état de victime de la vie et des autres.

Bonne évolution!

La nouvelle énergie

Depuis des décennies, chacun de nous avons pris conscience de la spiritualité telle qu’elle est, non celle qui nous a été inculquée par nos prédécesseurs, les religions ou autres autorités… Nous avons donc choisi de travailler sur nous-mêmes en changeant des programmations, des fausses croyances et des patterns qui ne nous convenaient plus.

Pendant plusieurs années, nous avons assisté à des conférences et ateliers, nous avons lu des centaines de livres qui nous donnaient des recettes de personnes que l’on admirait beaucoup pour leur philisophie et la compréhension des choses. Nous étions convaincus que tout ce que nous lisions était possible… pour l’auteur, mais nous,… oui nous, quel était notre potentiel face à toutes ces belles théories?

Malgré tout, nous avons continué à faire du CHEMINEMENT considérant que c’était pour la vie et que ce cheminement n’était qu’un cheminement qui n’était pas un but en soi, il faisait partie de notre quotidien.

Nous en sommes venus à croire qu’en fin de compte, toutes ces belles histoires nous amènent à nous questionner, à faire une certaine évolution, à nous sentir mieux ou pire. J’entends souvent des personnes qui me disent : « c’était bien plus facile quand je n’étais pas conscient… ». De plus, nous avons accumulé des centaines d’outils pour aller de mieux en mieux et à chaque fois que nous vivons quelque chose, nous nous accrochons à nos outils pour faire un autre bond vers l’ÉVOLUTION.

Tout cela a été formidable et a aidé la plupart d’entre nous, MAIS, où en sommes-nous?

Depuis les années 80, (bientôt 30 ans), nous avons collectivement fait TOUT ce qu’il fallait faire pour nettoyer, brûler, changer nos vieilles énergies. Nous avons évolué dans de l’inconnu que nous avons apprivoisé…

Où en sommes-nous? Eh bien, nous sommes arrivés à ce que nous espérons depuis toujours, la raison de notre incarnation en cette époque merveilleuse du CHANGEMENT. Et de plus, 2009 est l’année du CHANGEMENT.

Mais quel est ce changement?

Il correspond à un choix que nous devons faire : « le choix de changer et passer le pas de la porte de la nouvelle énergie ou de tout simplement rester dans l’énergie que nous connaissons, que je nomme la vieille énergie ».

La nouvelle énergie est tout simplement différente de celles que nous avons connues. Ce n’est nullement nécessaire de faire le pas et de choisir la nouvelle énergie. D’ailleurs, beaucoup de personnes choisissent consciemment ou non de rester dans l’ancienne énergie et c’est tout à fait correct, c’est leur choix. L’ancienne énergie correspond à ce tourbillon dans lequel nous gravitons depuis le début de l’ère du poisson. Ce fut l’ère de la souffrance, de l’oubli de soi, de la peur sous toutes ses formes et bien sûr, l’ère des inventions. Que l’on choisisse de demeurer dans cette énergie, ça se comprend puisque tout ce que nous connaissons provient de cette époque, même notre cheminement.

Celles et ceux qui choisissent de faire le pas et d’y entrer vraiment, se lancent dans une expérience tout à fait nouvelle. Une expérience où il n’y a aucune référence, une expérience qui est l’inconnu pur. Chaque personne le vit à sa manière, sans pouvoir se comparer avec l’expérience de l’autre… Chaque expérience est unique tout comme chacun de nous. Cette unicité, nous le savons depuis toujours, mais nous nous sommes toujours conformés à ce que la société, les autorités, les religions, nos parents, nos amis et les autres désiraient. Dans cette nouvelle expérience, seule notre intuition peut nous conduire. Oui, nous sommes seuls dans cette nouvelle énergie. Seuls pour choisir uniquement LE MEILLEUR dans notre vie. Par le fait même, nous découvrons une nouvelle façon de rentrer en relation avec les autres, une manière tellement plus riche que toutes celles que nous avons connues. La seule chose dont on peut être certain, c’est que cette nouvelle énergie est MERVEILLEUSE sur tous les points.

« C’est l’UNICITÉ dans l’UNIVERSALITÉ… »

2009 est une année charnière entre l’ère du Poisson et l’ère du Verseau. C’est l’occasion unique de faire le CHOIX. Faire ce choix ne veut pas dire de tout quitter pour aller vivre une expérience quelconque ailleurs ou avec d’autres personnes… NON!

Faire le CHOIX de vivre et d’ÊTRE heureux, veut dire, juste faire le choix, décider, OSER enfin ÊTRE. J’entends le mental dire : Mais comment? Il n’y a plus de Comment, Pourquoi, Quand, Qui, Quoi, etc. Tout ça correspond à l’ancienne énergie. Dans la nouvelle énergie, il suffit de faire le choix et de laisser venir le MEILLEUR vers soi et surtout de s’ouvrir pour accueillir les merveilleuses choses qui se présentent à nous.

Actuellement, plusieurs personnes vivent des inconforts ou maladies physiques ou des expériences qui leur rappellent des choses vécues auparavant. Généralement, ces personnes ont choisi de vivre la nouvelle énergie, mais tout en restant dans l’ancienne. Il n’y a pas de demi-mesure, nous choisissons la nouvelle énergie à 100 % ou nous demeurons dans l’ancienne énergie.

Donc, cela signifie : arrêter de travailler sur telle ou telle chose, juste ÊTRE. ÊTRE ne correspond pas à la passivité, au contraire, ÊTRE, c’est très actif, c’est être dans l’action en suivant son intuition (non son imagination). Suivre son Cœur, non son Intellect. C’est également mettre de côté TOUT ce que l’on a appris depuis notre conception et ne repartir qu’avec les connaissances qui nous conviennent et qui représentent pour chacun, LE MEILLEUR.

Si des mémoires de l’ancienne énergie se manifestent, on a tout simplement à prendre conscience qu’elles appartienennt à l’ancienne énergie et la retourner là d’où elle vient. D’ailleurs, il y aura toujours quelqu’un qui s’en chargera dans l’ancienne énergie. En quelque sorte, c’est MOURIR à ce que nous sommes pour RENAÎTRE à ce que nous voulons vraiment ÊTRE.

« Aujourd’hui, c’est le premier jour du reste de ma vie! »

Merci de m’avoir lu, ce texte est ma vérité, si elle vous convient tant mieux, si non, tant mieux. L’important, c’est que vous ayez votre propre vérité et que vous vous respectiez dans cette vérité qui évolue à chaque instant…

Ces accompagnements que l’on oublie…

On parle de plus en plus de l’accompagnement des personnes en fin de vie et sans doute est-ce là un grand bien. Il était temps, d’ailleurs, de retrouver cette préoccupation fondamentale dans notre société qui, depuis quelques décennies, s’est peu à peu appliquée à déshumaniser tout ce qui entoure notre départ. Car l’évidence est criante : on en est venu à ne plus concevoir la mort que comme l’échec de la vie… et de la médecine. Et c’est ainsi que les hommes et les femmes que nous sommes se sont progressivement laissés amputer de leur âme.

Nous ne sommes qu’au début d’un grand travail de restauration de la dignité humaine et d’une juste compréhension du phénomène de la mort. Cependant, si cette préoccupation nous amène inévitablement à nous poser des questions sur la valeur et le sens de notre vie, il convient sans doute d’aller jusqu’au bout de notre réflexion.

En effet, la mort de notre corps n’est assurément pas la seule des grandes métamorphoses auxquelles nous avons à faire face. Je crois en effet que les deux extrémités d’une vie terrestre se ressemblent étrangement. On ne se penche certainement pas assez sur tout ce qu’implique une naissance. On n’y voit, en général, qu’un « heureux événement » et c’est tout… On ne s’interroge pas, ou si peu!

Que vit pourtant l’être qui vient vers nous? Je devrais plutôt dire « que vit l’âme que nous accueillons à cet instant? ». Ne la confondons-nous pas trop systématiquement avec ce petit vêtement de chair qu’elle a souvent tant de mal à adopter? Alors que nous fêtons son arrivée, peut-être vit-elle, de son côté, une mort, l’arrachement à une autre vie, dans un autre monde, bref une métamorphose importante?

Ce sont là, entre autres, les conclusions auxquelles j’en suis venu après plus de vingt ans de recherche dans ce qu’on appelle les « états modifiés de conscience ». Des expériences extracorporelles troublantes m’ont amené à me rapprocher de plus en plus de ces âmes qui s’apprêtent à s’incarner. J’ai recueilli des confidences… parfois des appels au secours.

Car il n’est pas facile de naître à notre monde! Je puis en témoigner par mes incursions régulières dans ces espaces de plus ou moins grande lumière qui constituent la frontière entre les mondes. L’être qui tente de rejoindre à travers le ventre d’une mère a besoin d’être accompagné puisqu’il meurt à son ancienne existence.

De l’autre côté du rideau de la vie, il abandonne une famille, des amis, un soleil… Avec lui, qu’est-ce que nous accueillons? Quelle est cette réalité que nous recevons dans nos bras? C’est là, me semble-t-il, où non seulement, bien sûr, les parents, mais aussi tous ceux qui sont concernés par la naissance : sages-femmes, infirmières et médecins – devraient se poser une question fondamentale. La question de leur rôle d’accompagnateur.

Ils sont les témoins et les acteurs d’une métamorphose majeure. En ce sens, la vie les appelle à poser bien davantage que des gestes médicaux ou hygiéniques. La vie, dans ce qu’elle a de plus sacré, leur demande l’écoute et l’amour. C’est une mue douloureuse que celle qui consiste à devoir prendre un corps. Le premier aliment de l’âme devient alors la chaleur des cœurs humains qui vont l’assister dans son mouvement de naissance.

Que dire maintenant de ces êtres qui, pour de multiples raisons, ne parviennent pas à venir au monde… ou dont on ne veut pas? Que dire de l’amertume que laissent parfois les fausses couches et que penser de cette absence de conscience qui préside trop souvent à ce que l’on appelle pudiquement les « interruptions volontaires de grossesse »? Qu’il faut d’abord en parler et apprendre à y poser un nouveau regard. Qu’il faut ensuite et surtout songer à accompagner ceux qui, d’un côté ou de l’autre du miroir de la vie, en sont les acteurs silencieusement souffrants.

Depuis des années, j’ai suivi bien des âmes sur leur chemin de descente vers nous, dans leurs tentatives d’apprivoiser un corps, dans leurs allers-retours rapides entre les mondes et leur soif de tendresse inassouvie. J’ai recueilli leurs incompréhensions et leurs douleurs… Aussi est-ce dans leur direction que je voudrais aujourd’hui attirer l’attention du plus grand nombre… car il est temps de s’ouvrir à leur appel, à leur demande d’accompagnement.

Il ne s’agit pas de porter un jugement sur qui que ce soit, car toute histoire de vie a sa logique interne qui réclame de la compassion. Il est seulement question d’inspirer une réflexion, de distiller une information sur cette force si subtile et si mystérieuse qui nous habite et que nous avons peur d’appeler le Divin… Car c’est bien elle, en définitive, qui voyage et s’exprime à travers nous.

L’écoute et l’amour nous feraient-ils peur? Posons-nous la question sans tricher… Si c’est le cas, il est grand temps de réagir!

Pour en savoir plus :

Le non-désiré… Rencontre avec l’enfant qui n’a pas pu venir, Daniel Meurois-Givaudan

La vie avec un grand V

La passion, c’est ce qui nous garde en Vie, avec un grand V.

La meilleure façon de détecter si une personne est passionnée ou pas, c’est de regarder l’étincelle dans ses yeux. Il n’y a pas de meilleur moyen pour savoir exactement à qui vous avez affaire. Les gens endormis (dans leur existence, entendons-nous bien) ont les yeux fades, sans vie. Ils sont aigris, désabusés, sans rêves ni buts. Le feu en eux semble mort, l’âme éteinte, et comme les yeux en sont le reflet, il n’est pas nécessaire d’être clairvoyant pour le voir. Regardez les grands passionnés de ce monde. Ils ont les yeux grands ouverts. On dirait même que parfois leurs yeux veulent sortir de leur orbite tant ils sont à l’affût de tout, comme s’ils ne désiraient rien manquer, comme s’ils scrutaient la moindre occasion d’apprendre et de s’émerveiller. Leurs yeux ne semblent jamais assez grands pour capter toute la vie qui se déroule devant eux. À votre tour maintenant. Allez vous regarder dans la glace. Où en êtes-vous? Oui! Oui! Je suis sérieux cette fois, allez-y tout de suite. Ne vous forcez surtout pas, restez naturels et scrutez votre regard sans émettre de jugement. Vos yeux sont-ils à demi clos? Si oui, ouvrez-les au maximum et constatez la différence. Ils deviendront rieurs, interrogatifs, vivants. Le seul fait de les ouvrir tout grands aura pour effet qu’ils porteront et capteront à la fois plus de vie. Puis, efforcez-vous de garder ce regard vif et passionné tout le reste de la journée et, sans jeu de mots trop facile, vous « verrez » la vie d’une tout autre façon. Et avec ce regard, je vous garantis que vous ne laisserez personne indifférent. Certaines personnes vous éviteront, tandis que d’autres seront attirées par vous comme un aimant.

Les passionnés s’attirent entre eux

Nous attirons tout ce qui tend à nous prouver que ce que l’on croit est vrai, surtout ce que l’on croit de soi… C’est la fameuse loi des affinités. Laissez-moi vous raconter à ce sujet une anecdote intéressante que j’ai vécue à Liège en Belgique, alors que je devais aller faire réparer de toute urgence un micro sans fil dont j’avais besoin le soir même pour une conférence. J’entrai donc dans un magasin d’électronique et demandai à voir au plus vite le préposé aux réparations. Ce dernier se présenta à moi, l’air particulièrement taquin. Comme, en plus, il me semblait plutôt jeune et inexpérimenté, je me mis à douter de sa compétence et hésitai à lui confier ce genre de travail. J’insistai toutefois pour qu’il fasse très attention, étant donné que mon micro était de grande valeur et que je ne voulais pas qu’il le brise davantage. Le plus sérieusement du monde, il me répondit d’une voix grave que j’avais bien raison d’être craintif, car il n’avait pas beaucoup d’expérience dans le domaine des micros sans fil et ratait habituellement son coup une fois sur deux, mais qu’il allait quand même essayer – et il appuya sur ce mot…  Je figeai sur place un instant, puis, voyant qu’il voulait tout simplement se moquer de mon attitude rébarbative, j’éclatai de rire et nous nous mîmes aussitôt à nous taquiner comme des gamins, oubliant presque la raison de ma venue dans cet endroit. Pendant ce temps, des gens s’étaient attroupés derrière nous. Par politesse, je leur offris de passer devant moi, car je n’étais pas si pressé que ça. Mais non, répondirent-ils, c’est tellement bon de vous entendre rire tous les deux. Ça nous manque dans ce temps gris qu’il fait dehors! Nous passâmes alors de longues minutes à déconner tous ensemble, moi, le réparateur et les gens tout autour qui s’amusaient de mon accent québécois qu’ils essayaient tant bien que mal d’imiter. Mais nous n’étions pas seuls. Je remarquai que d’autres personnes à l’air plutôt sérieux semblaient nous ignorer et évitaient notre attroupement de joyeux lurons, préférant même faire un long détour pour ne pas entrer dans notre bulle de joie et ressortir tout aussi rapidement par la porte de derrière. Il me parut évident que nous les dérangions par notre joie de vivre trop exubérante, est-ce possible? Eh oui, certaines personnes ne peuvent même plus supporter la joie, embourbées qu’elles sont dans la gangue de leur négativité. C’est difficile à croire, mais c’est malheureusement la réalité. Quelques heures plus tard, je revins reprendre mon micro bel et bien réparé et je remarquai que le jeune préposé en question avait les yeux toujours aussi brillants. Tout ça pour dire qu’il nous appartient à nous-mêmes de choisir notre clan, celui des endormis ou celui des passionnés de la vie, deux clans qui, comme vous pouvez le constater, on souvent bien du mal à se côtoyer.

Choisir le bonheur

La vie est mouvement. L’absence de mouvement, c’est la mort.

Pour être heureux, il est important de se sentir en mouvement et d’être en mouvement.

Mouvement physique d’abord. À tous mes clients dépressifs, je donne la recommandation suivante : aller marcher dans la nature à tous les jours, ne serait-ce qu’un quart d’heure à la fois. Chaque fois que nous marchons, notre système produit des endorphines. Les endorphines sont un euphorisant naturel, elles nous mettent de bonne humeur. Des recherches récentes ont démontré qu’une heure de marche était l’équivalent d’une Prozac (pilule antidépressive).

Se mettre en marche physiquement aide aussi à se mettre en marche psychologiquement. Si le mouvement physique aide à notre bonheur, le mouvement psychologique y aide encore plus. La créativité nous rend heureux, nous fait sentir vivant. L’origine du mot créativité (creare vitæ : créer de la vie) le dit. La créativité, c’est le contraire de la rigidité, de l’absence de mouvement. La flexibilité, c’est la capacité de s’adapter aux événements, d’être souple et cette flexibilité nous aide beaucoup plus à être heureux que le fait de tenir rigidement à nos idées. Je me souviens d’une cliente, une dame de soixante ans, malheureuse parce que sa fille unique venait de divorcer, ce qui était contre ses principes. Elle ne parlait plus à sa fille, ni par le fait même, à son unique petite-fille qu’elle aimait beaucoup. J’essayais de la persuader qu’elle avait le droit de tenir à ses opinions, mais qu’elle devait aussi permettre aux autres de vivre de façon différente. Combien souvent nous refusons d’être souple et d’accepter les autres tels qu’ils sont. Je disais à cette dame : « Vous avez le choix entre avoir raison et être heureuse. Lequel est le plus important? ».

Le mouvement psychologique est parallèle au mouvement physique. Lorsque nous sommes rigides dans notre pensée, nous devenons souvent rigides dans notre corps et lorsque nous maintenons la souplesse de notre corps, il nous est plus facile d’avoir l’esprit ouvert.

Sur le plan psychologique, bouger, c’est devenir actif pour obtenir ce que je veux. Si je me sens seul, je peux devenir une victime passive et me dire que personne ne me téléphone, que personne ne m’aime, que personne ne s’occupe de moi. Je peux aussi devenir pro-active pour atteindre mon but, prendre le téléphone et appeler quelqu’un ou me joindre à un groupe de bénévolat pour aider quelqu’un d’autre qui est seul avec son problème. L’activité psychologique est, elle aussi, une grande source de bonheur. Dès que j’entreprends une action pour résoudre un problème, je me sens plus calme et j’ai moins tendance à me voir dépassé par le problème. La formule magique « De combien de façons puis-je…? » a bien souvent aidé mes étudiants et mes clients à se mettre en mouvement. Il y a bien vingt ans, nous avions décidé, mon conjoint, mes enfants et moi, de partir visiter Walt Disney l’hiver suivant. Un ami de mon fils, alors âgé de 12 ans, qui avait entendu parler du projet me dit : « J’aimerais bien y aller! ». Je lui réponds : « Écoute, je veux bien t’amener, mais ça va te coûter sept cents dollars ». Le petit garçon, plein d’espoir, partit consulter sa maman. Il faisait partie d’une famille monoparentale pas très riche. Le lendemain, il revint me voir découragé : «Ma mère fait dire que l’argent ça ne pousse pas dans les arbres! ». Je lui réponds : « Ta mère a raison, Toi, est-ce que tu as envie de venir? Oui, alors pose-toi la question : De combien de façons puis-je ramasser l’argent pour aller faire ce voyage? »

Nous nous sommes assis, mon fils, son ami et moi et nous avons fait un brain-storming, une liste de plus de cent façons dont ils pourraient ramasser de l’argent dans la prochaine année. Cadeaux de Noël, cadeaux de fête, gazon, récolte de bouteilles, vente de cartes créées par eux sur l’ordinateur, toute la parenté alertée, aucun effort ne fut négligé. Et c’est un petit garçon tout heureux et fier de lui-même muni de son argent que sa maman est venue reconduire à l’aéroport. Ce petit garçon est maintenant ingénieur et quand il a voulu aller à l’université, il s’est tout simplement demandé : « De combien de façons puis-je trouver de l’argent pour faire les études que je veux? ».

Bouger, c’est cesser d’être victime de son environnement, de son éducation, de ses habitudes, c’est se mettre en marche pour créer son bonheur. Et, comme je le répète si souvent, le bonheur n’est pas au bout du chemin, le bonheur, c’est aussi d’être en cheminement. Bouger sur le plan physique, bouger, être en action sur le plan psychologique, bouger aussi sur le plan spirituel. Bouger sur le plan spirituel, c’est savoir que je suis sur la terre en apprentissage. En apprentissage pour devenir une personne plus aimante, plus compatissante, plus sereine, plus joyeuse.

Sur le plan spirituel, ce n’est plus la vitesse du mouvement qui compte, c’est la direction, le sens. L’action sans réflexion sur la direction où vous voulez aller est perte de temps. Prenez le temps d’être conscient. Même sur le plan physique, si on veut aller trop vite, on se blesse et on prend du retard sur son entraînement. Il ne s’agit pas d’aller vite, mais d’aller dans la bonne direction. La direction de l’amour et de la paix. Le mouvement spirituel est une quête de sens, non pas le sens que la vie pourrait voir, mais le sens que nous voulons donner à notre vie, l’accomplissement que nous voulons atteindre, la joie et le bonheur que nous pouvons créer pour nous et pour les autres.

Pour être pleinement satisfaisant, le mouvement doit avoir tout son sens, tout son sens d’accomplissement et de réalisation de soi. Sur tous les plans, la stagnation, l’immobilisme est une source de maladies et de problèmes, le mouvement est une source de joie, de bien-être, de santé et de bonheur.

Petits conseils :

  • Marchez dans la nature, ne serait-ce que cinq minutes par jour.
  • Bougez autant que votre santé vous le permet.
  • Contemplez le mouvement de la vie : les feuilles qui bougent au vent, les oiseaux, les vagues, sentez que vous aussi vous participez à ce mouvement.
  • Acceptez la phase où vous en êtes maintenant dans le cycle de la vie et le genre d’action qui correspond à cette phase.
  • Prenez le temps de donner un sens, une direction à votre action, elle en deviendra plus joyeuse, vous aurez un but.
  • Lorsque vous vous sentez immobilisés, ouvrez les options en vous demandant « De combien de façons puis-je…? » plutôt que de rester paralysés par les obstacles. Là où une porte se ferme parfois s’ouvre une fenêtre.
  • Et souvenez-vous : une porte qu’on ouvre souvent ne rouille pas.

En route vers la liberté

Je suis un bateau tout-puissant et illimité. Je m’appelle AMOUR. Ma soif de liberté se fait sentir et m’incite à prendre le large pour voguer vers l’infini. « Larguez les amarres! » criai-je. Mais rien ne bouge. Malgré tous mes efforts, je n’arrive pas à quitter le port. Que se passe-t-il? Je découvre alors que des centaines de cordages me retiennent au quai. Et moi qui me croyais libre!

Ces attaches portent des noms : famille, parents, enfants, nom, armoiries, chevalière, ancêtres, patrimoine, bijoux, tableaux, photos, traditions, culture, rôles, métier, diplômes, profession, réputation, titres, ambitions, rêves, désirs, pays, patrie, royauté, religion, spiritualité, ordre, parti, organisation, amis, animaux, croyances, valeurs, pensées, idées, science, lois, armée, droits, privilèges, acquis, terrain, maison, lieu, biens, revenus, économies, salaire, apparence physique, vêtements, beauté, jeunesse, santé… c’est sans fin. Suis-je condamné, attaché au quai, à mourir d’ennui, sans jamais réaliser mon rêve?

Pourtant, ce sont des personnes et des choses que j’aime qui me retiennent. Elles ne devraient pas entraver ma liberté, bien au contraire. En y regardant de plus près, je prends conscience que chacune de ces attaches comble un besoin animal chez moi, et me procure du plaisir. Prenons par exemple l’amour pour mes enfants. Ce ne sont pas eux que j’aime, mais bien la satisfaction du besoin d’ouvrir mon cœur – le bonheur de mon corps émotionnel – qu’ils me procurent. Et c’est la peur de perdre ce contentement qui m’empêche d’avancer. La vérité, c’est que je suis prisonnier de mes besoins ainsi que des personnes et des choses qui les assouvissent.

Devant pareil constat, je prends la décision de défaire les nœuds des cordages un par un. Tant que j’étais retenu de partout, je ne risquais rien. J’étais en sécurité et ne craignais pas la tempête. Mais dès que je dénoue quelques liens, je deviens la proie des intempéries et je suis ballotté dans tous les sens. J’ai peur de cette aventure. Je pourrais tout rattacher et retrouver mon confort d’autrefois. Mais il me faudrait renoncer à la liberté et accepter de pourrir sur place. « Non, ça n’est pas possible! » hurle mon âme. Je me sens hors contrôle, sans repère, fragile, laissé à moi-même.

Plus je défais de cordes, plus l’expérience est pénible et terrifiante. J’ai souvent envie de tout arrêter, mais je ne peux revenir en arrière. Je veux connaître la liberté, c’est ma raison d’être. Alors, je continue mon processus avec détermination et courage. Et voilà enfin que je tombe sur le gros cordage, l’énorme attache qui s’appelle Plutôt mourir que… Je suis face au mur de mort. Qui va mourir, la mort ou moi? Si je largue cette amarre, je meurs à la peur. Si je ne la largue pas, je meurs de peur. Quel dilemme! Que faire?

Enfin, je me souviens de qui je suis et ce que je suis venue faire sur terre. Je prends conscience que nous sommes sept milliards de bateaux AMOUR qui nous sommes incarnés pour faire le grand bond de conscience vers l’espèce nouvelle. Certains sont attachés en Asie, en Amérique du Sud, en Afrique… et se font arracher leurs amarres très violemment, sans savoir pourquoi. D’autres sont enfermés dans des camps de réfugiés, des prisons, sans possibilité de prendre le large. D’autres encore expérimentent la guerre, l’injustice, la torture, le viol… sans pouvoir dire ou faire quoi que ce soit. Tous ces bateaux se sont incarnés pour me faire voir l’enfer-sur-terre que je crée à mon image et ma ressemblance, et contribuer à mon réveil de conscience, à moi, qui ai encore le choix. Je les en remercie et je prends la décision de jouer ma partition, moi aussi. Je fais le deuil de mon vieux monde. Je laisse aller mes liens et prends le large. L’AMOUR pourra enfin voguer vers l’infini… en toute liberté!

M’accompagnes-tu?