Le papillon

Un jour apparut un petit trou dans un cocon; un homme qui passait à tout hasard, s’arrêta de longues heures à observer le papillon qui s’efforçait de sortir par ce petit trou.

Après un long moment, c’était comme si le papillon avait abandonné, et le trou demeurait toujours aussi petit.

On dirait que le papillon avait fait ce qu’il pouvait et qu’il ne pouvait plus rien faire d’autre.

Alors l’homme décida d’aider le papillon : il prit un canif et ouvrit le cocon.

Le papillon sortit aussitôt. Mais son corps était maigre et engourdi, ses ailes étaient peu développées et bougeaient à peine.

L’homme continua à observer pensant que d’un moment à l’autre les ailes du papillon s’ouvriraient et seraient capables de supporter le corps du papillon pour qu’il prenne son envol. Il n’en fut rien!

Le papillon passa le reste de son existence à se traîner par terre avec son maigre corps et ses ailes rabougries. Jamais il ne put voler.

Ce que l’homme, avec son geste de gentillesse et son intention d’aide, ne comprenait pas, c’est que le passage par le trou étroit du cocon était l’effort nécessaire pour que le papillon puisse transmettre le liquide de son corps à ses ailes de manière à pouvoir voler. C’était le moule à travers lequel Dieu le faisait passer pour grandir et se développer.

Parfois, l’effort est exactement ce dont nous avons besoin dans notre vie.

Si Dieu nous permettait de vivre notre vie sans rencontrer d’obstacles, nous serions limités. Nous ne pourrions pas être aussi forts que nous le sommes. Nous ne pourrions jamais voler.

J’ai demandé la force… Et Dieu m’a donné les difficultés pour me rendre fort.

J’ai demandé la sagesse… Et Dieu m’a donné des problèmes à résoudre.

J’ai demandé la prospérité… Et Dieu m’a donné un cerveau et des muscles pour travailler.

J’ai demandé de pouvoir voler… Et Dieu m’a donné des obstacles à surmonter.

J’ai demandé l’amour… Et Dieu m’a donné des gens à aider dans leurs problèmes.

J’ai demandé des faveurs… Et Dieu m’a donné des potentialités.

Je n’ai rien reçu de ce que j’ai demandé…

Mais j’ai reçu tout ce dont j’avais besoin. Vis ta vie sans peur, affronte tous les obstacles et démontre que tu peux les surmonter.

Le féminin sacré en nous

Maintenir et cultiver cette connexion
Pour nous qui vivons en pays nordique, les mois d’hiver semblent favoriser l’introspection et l’équilibre entre engagements extérieurs et quête intérieure. Est-il possible de maintenir cet équilibre dans le mouvement accéléré de notre été? Que nous soyons homme ou femme, pouvons-nous garder contact avec le féminin sacré en nous, tout en vivant dans un tourbillon d’activités et de rencontres? Comme cette « essence » fait partie intégrante de notre être, nous le souhaitons. Regardons par quel sentier nous pourrions voyager avec cet espoir.

Déesse-Mère : La Matrice

La sagesse féminine collective des âges passés est un trésor immense que nous pourrions sans doute définir par : accueil, tendresse, naissance, nourriture, guérison, présence, communion à la terre et au ciel. Pour se développer en totalité et pour que cesse la dualité féminin/masculin, chaque être humain a besoin de puiser à ce trésor, de le reconnaître en soi et de s’en nourrir.

L’Accueil, un premier défi

Pour accueillir, il faut avoir de l’espace : dans son cœur, dans sa tête, dans son âme, dans son quotidien. Si notre espace est envahi par la peur qui engendre les préjugés, par le désir d’avoir toujours raison, toujours plus de pouvoir, toujours plus de biens, il n’y a plus tellement de place pour accueillir qui ou quoi que ce soit. Nous serions alors un carrousel tournant sans fin sur lui-même. Concrètement, nos actions seraient alors dirigées vers une fermeture même si nous rencontrions et recevions une grande quantité de gens, contacts, amis, famille avec une apparente cordialité. Les événements et les interactions risqueraient souvent de nous heurter par manque d’espace.

L’accueil chaleureux, heureux est davantage un état intérieur qui laisse l’autre « être », sans porter de jugement, sans rien lui demander, en considérant sa présence comme un cadeau, comme un partage. Pour cela, il en faut beaucoup de l’espace et si nous n’en n’avons pas vraiment créé pour nous-mêmes, comment pourrions-nous devenir accueil? Comment pourrions-nous cultiver une connexion qui n’existe pas?

Ce contact s’établit donc à partir d’une démarche d’élagage intérieur où nous rencontrons également nos forces, nos talents, nos espoirs, nos buts, où nous découvrons notre potentiel. L’accueil et la reconnaissance de ce que nous sommes est la base sur laquelle s’appuie notre ouverture et toute notre contribution.

Présence nourrissante

La Déesse-Mère a souvent été représentée comme une matrice contenant l’univers en devenir. Ce qu’il y a de plus vivant, de plus puissant en nous se révèle comme chaleur aimante et agissante. Le petit enfant vous offre une bouchée de son repas ou une fleur, ou un caillou qu’il trouve beau comme geste d’affection spontané; un adolescent se découvre et apprend le sens du partage dans une équipe de sport; un adulte contacte à chaque jour les milliers de visages que la vie utilise pour lui apprendre à s’ouvrir, à goûter, à participer. Dès que nous reconnaissons notre appartenance au grand cercle de la vie, nous devenons une « présence » consciente de recevoir et heureuse de donner, d’instruire, de bâtir, de nourrir.

Quel que soient nos origines, notre milieu social, notre travail, nous vivons dans l’espace intérieur que nous choisissons et ce choix se révèle dans chaque action posée : repas, rencontres, travail, repos. Partout et toujours, il se peut que nous soyons juste en train de « faire », à la course même, sans trop réfléchir, un peu comme sur commande automatique : c’est le choix le plus difficile parce qu’il nous laisse l’impression de ne rien choisir du tout et c’est assez frustrant. L’autre alternative, c’est une conscience, une connaissance de ce que nous sommes et de tout ce que nous représentons dans l’univers, de ce que nous sommes en mesure d’offrir. C’est un état qui peut devenir permanent, un état d’attention commandé par le cœur; à le cultiver, nous devenons cette « présence nourrissante », aimante et efficace.

Racine d’humanité

Pour maintenir et cultiver en nous la connexion avec le féminin sacré, peut-être faut-il simplement suivre le chemin devant soi en état de conscience et de reconnaissance envers la vie. Que ce soit en faisant une cuisson de repas sur le barbecue, en tondant le gazon, en recevant des amis, qu’on soit en vacances ou au travail, en voyage ou dans son jardin.

Faire des choix conscients, du plus simple au plus important, les porter ces choix, les devenir, à la fois avec rigueur, compassion et tendresse; cela me semble ce qui se rapproche le plus du message de nos racines d’humanité.

L’enracinement chez nos enfants

Les enfants d’aujourd’hui nous envoient un appel au secours. Ils nous témoignent de l’importance du mal-être qui existe actuellement en eux. Que ce soit par les récents événements de tuerie dans les écoles, les nombreux problèmes de comportement ou la vague de Ritalin qui sévit dans nos institutions scolaires, ils nous disent que tout n’est pas pour le mieux dans le meilleur des mondes. Cet appel au secours veut nous inciter à lâcher nos peurs et à nous reconnecter à la terre-mère en d’autres mots à nous enraciner.

L’enracinement est une nécessité vitale pour notre équilibre. Il nous amène à sortir de notre mental pour nous reconnecter avec notre corps et nos émotions. Sans enracinement, l’enfant ne peut pas se sentir en sécurité, il perd la connexion avec son centre et laisse l’ego et les peurs diriger sa vie.

En fait, lorsqu’il est déraciné, l’enfant perd la dimension du cerveau de centrage et c’est son système limbique qui est affecté. Qu’est-ce que le système limbique? C’est lui qui rassemble la mémoire et les passions. On le nomme également le cerveau relationnel ou le cerveau de l’imaginaire. Le système limbique assure l’intégration du mécanisme de centrage c’est-à-dire la coordination entre le haut et le bas du corps. Il gère les réponses au stress et en conséquence génère une énergie de lutte ou fuite intense.

Lorsqu’il est continuellement perturbé, le système limbique génère une énergie de lutte tellement intense qu’elle affaiblit l’organisme et démantèle le système immunitaire. En résumé, un enfant manquant d’enracinement vivra des déséquilibres aux niveaux suivants :

  • Physique : chutes (perte d’équilibre), accidents, hyperactivité, difficultés d’apprentissage et de concentration, allergies et problèmes de santé.
  • Émotionnel : difficultés relationnelles, violence, cris et crises.

Quoi faire pour aider nos enfants à s’enraciner?

Puisque le système limbique gère les émotions et l’imaginaire, il est utile de le nourrir grâce à des relations saines, un plus grand contact avec les adultes proches et la nature, une saine gestion des émotions et des activités d’expression artistique et personnelle. C’est ainsi que profiter de l’automne pour aller en famille prendre une balade dans la nature pourrait grandement favoriser l’enracinement de vos enfants et le vôtre.

La terre, mère nourricière qui nous offre son abondance avec ses couleurs et qui vibre de beauté avec ces paysages spectaculaires, le temps de récoltes… tout cela nous rappelle le respect, la gratitude et l’amour.

Bien sûr, le plus beau cadeau à faire à nos enfants, c’est d’apprendre à s’enraciner soi-même de façon à montrer l’exemple. Dans notre quotidien, ce n’est pas toujours chose facile. Voici quelques suggestions pour débuter votre propre enracinement et inviter vos enfants à se joindre à vous afin de partager cet état de grâce avec eux.

  • Sortez au moins 15 minutes chaque jour et reprenez contact avec la nature. Prenez de grandes respirations et faites de l’exercice. Profitez-en pour reprendre contact avec votre enfant intérieur!
  • Encouragez la créativité dans votre demeure. Pratiquez des activités et jeux qui font travailler l’imaginaire et limitez autant que possible l’accès aux médias tels que la télévision, les jeux xbox ou nintendo. Ceux-ci influencent l’imaginaire et ne sont d’aucun support pour le développement de leur créativité.
  • Pratiquez-vous à communiquer vos émotions. Prévoyez une soirée par semaine où vous soulignez les forces de vos enfants, dites-leur ce que vous appréciez chez eux et, sans mots, lancez-vous le défi de leur faire ressentirque vous les aimez.

Bien plus qu’une simple question de bien-être, l’enracinement est l’ingrédient essentiel pour un départ solide dans la vie, pour grandir avec force, pour développer sa confiance en soi et se bâtir une assurance que la vie est bonne, quoi qu’il arrive.

Le-savoir-être-dans-le-courant

Voyez-vous la synchronicité des événements dans votre vie?
Savez-vous vous laisser être informé et guidé?
Arrivez-vous à donner le temps de l’apprécier?
Savez-vous y reconnaître une balise dans votre trajectoire?
Savez-vous y prendre appui pour créer votre futur?
Savez-vous vous inspirer du cours des événements?
Savez-vous vous relier à l’élan de la vie?

Dans la civilisation de l’information, le savoir-être-au-courant génère un nouveau mode de vie. On peut s’en réjouir dans la mesure où l’apprentissage à vie devient à la fois une nécessité et un loisir. Ce changement majeur de société s’avère toutefois très exigeant et même épuisant dans un contexte de compétition exacerbée. Être informé sur tout ou complètement, instantanément ou du moins le premier, peut même sembler pouvoir combler notre existence.

Il y a pourtant un autre savoir-être qui interpelle les humains d’aujourd’hui et cela, de façon véhémente si on considère l’état lamentable à certains égards de notre monde. Retenons seulement les disparités scandaleuses, la violence destructrice, la pauvreté extrême, l’incapacité émotionnelle et relationnelle, la solitude, le mal-être intérieur, l’épuisement à travailler pour consommer. Face à tant de misères, on voit l’urgence de s’engager à transformer ses paradigmes et ses attitudes.

Les guides spirituels actuels nous convient à apprendre à nous appuyer sur la force du courant, à lui faire confiance, à « faire avec » la puissance du courant.

Nous redécouvrons aujourd’hui en effet que notre énergie prend sa source dans la force tellurique et cosmique. Nous appartenons tous au même univers. Notre vie se déplie selon les saisons et en lien avec les pensées, les intentions et les vibrations des êtres qui nous entourent. Tout est mouvance, pulsations, rythme.

Notre vie s’avance ainsi comme dans une danse continue avec la nature, avec autrui, avec les circonstances. Tout se meut en interconnexion. Cette parenté qui nous unit à tout, je peux en devenir conscient, y être présent, la ressentir, l’invoquer, la célébrer. J’y contribue. J’en suis. On la nomme l’esprit universel, la force spirituelle, la divinité. C’est le plus formidable « web » dynamique d’information!

Cette approche peut être déconcertante pour qui la vie est vue et vécue comme un combat incessant, une course inévitable, une suite de défis, d’efforts, d’affrontements, un enchaînement de problèmes à résoudre. Comme si vivre sans toujours avoir des objectifs marquait une démission inacceptable, une passivité dangereuse, un laisser-aller naïf, un manque de savoir-être-organisé-et-efficace comme c’est pas permis!

Une idée zen mérite d’être prise en considération : on croit que l’éveil au courant énergétique, abondant, gratuit et omniprésent nous apporte la paix et la sérénité. Il crée un sentiment de sécurité et d’appartenance. On y trouve le soutien souhaité dans la transformation de soi.

En effet, on se prend facilement à rêver, à souhaiter même que tout se mette en place dans notre vie; que le temps soit opportun; que l’on soit au bon endroit au bon moment en faisant la bonne affaire; réussir d’une pierre deux ou trois coups; que nos décisions et stratégies portent leurs fruits dès maintenant et à plus long terme; que les bonnes nouvelles arrivent à temps… On invoque la synchronicité!

Notre vie se déplie inexorablement de minute en minute. Le plus sage, c’est d’y être présent le plus souvent sinon tout le temps. C’est le meilleur moyen de se débarrasser de l’impatience, de la culpabilité et de l’angoisse. C’est aussi le lieu pour apprendre à cesser de « pousser sur la rivière », de pousser ou tirer sur sa vie et sur celle des autres.

L’art de cesser de forcer est largement méconnu. Il permet pourtant de trouver le repos, d’apprécier les cadeaux de la vie qu’on n’avait pas eu le temps, ou l’audace, ou simplement l’idée de désirer!

Savoir-être-présent permet de saisir plus facilement le sens de sa vie et d’y contribuer. Savoir-être-dans-le-courant nous rend cocréateur de soi et d’autrui. Cela nous donne ainsi le sentiment que ce que nous sommes et ce que nous faisons, c’est important, car la vie est mutuelle. Nous sommes des messages d’énergie et notre puissance est insoupçonnée. À nous de recevoir la sagesse de l’ordonnance de la vie.

À force d’être individualiste et objectif, à force de prendre nos distances et nos précautions pour mieux être et mieux voir, nous nous sabotons. Nous dépérissons et ne voyons plus rien! Nous ne sommes séparés de rien du tout.

Certes, réapprendre à se sentir connecté à tout un chacun, cela peut faire trembler, mais cela change notre vie à coup sûr. Si nous nous mouvons tous dans le même courant et la même direction, tentant aujourd’hui le moins mauvais, demain le mieux pour avancer dans notre vie, ainsi tout jugement sur autrui, tout geste destructeur deviennent délicats, un non-sens. L’ouverture, la communication et l’entraide semblent plus indiqués.

Il semble que nous devons réapprendre à nager ensemble, à ressentir nos liens, à nous reconnecter à notre vraie nature originelle, océanique!

Le rêve et la communauté

Êtes-vous heureux de vivre là où vous êtes, ici et maintenant? Peut-être préfériez-vous quitter cet endroit dès aujourd’hui et courir vers un endroit où vous avez vécu par le passé? Je me souviens lorsqu’une amie a divorcé que, nostalgique durant toutes les années de son mariage, elle est déménagée dans son patelin natal. Elle en avait tant rêvé! Après trois mois, elle s’est tellement ennuyée qu’elle est revenue à son point d’origine, n’ayant plus aucune amie intime y vivant. La vie ayant bien changé, les membres de sa parenté étaient aussi tous occupés à leur famille respective et à leurs nombreuses activités.

Le passé doit être apprécié et béni pour ses moments intenses, mais la vie ne fait jamais marche arrière et surtout elle ne stagne pas. Rien n’est permanent. On avance. Pourquoi ne pas être humblement reconnaissant des grâces divines dont nous avons joui hier faisant ainsi place à encore plus de joies dans le futur? Le détachement se vit un jour à la fois, permettant à ce merveilleux passé de nous transformer puis de revenir un jour sous un déguisement différent. C’est ce que l’on appelle vivre son moment présent.

Si vous ne pouvez être heureux là où vous êtes maintenant, inutile de quitter, vous ne le serez pas davantage ailleurs! Le bonheur possède une référence intérieure; il n’est pas dépendant de ce qui se passe à l’extérieur. Une prière dit : « Donne-moi la sérénité d’accepter les choses que je ne peux changer, le courage de changer les choses que je peux et la sagesse d’en connaître la différence. ». On ne peut pas changer la mentalité d’une communauté, de la population d’une ville ou l’apparence d’un paysage, toutefois on peut modifier la sienne, sa mentalité, et réviser sa perception personnelle pour que la vie soit plus agréable au fil du quotidien. Vos rêves peuvent vous y aider. Pourquoi ne pas inscrire dans votre journal intime ce soir : Cette nuit, mon rêve m’aide à trouver du bon et du beau dans ma communauté, mon entourage, ma famille, etc.

On peut toujours poser un regard neuf sur un paysage ou un environnement. Un vieux dicton dit aussi : « Si tu ne peux faire ce que tu aimes, apprends à aimer ce que tu fais. ». Et quand nous y parvenons avec succès, c’est à ce moment que se produisent les miracles : la situation disparaît, notre beau désir commence à prendre forme et est attiré à soi.

Quand une ouverture est créée dans sa conscience pour accepter un changement, des actions doivent quand même être produites en vue d’une amélioration pour le bien du tout, mais en demeurant détaché des résultats. Nul n’est à blâmer de vouloir améliorer son sort! Cela demande de la patience et de la tolérance, vertu qui n’est pas une force chez moi, je dois avouer. Je me rappelle avoir ressenti une grande insatisfaction jadis dans mon milieu syndical. J’ai critiqué certes, mais tout en apportant des suggestions pour solutionner certains problèmes. Je l’ai fait durant des années jusqu’au jour où, je ne sais trop comment, des personnes ont justement réalisé ce projet pour lequel j’avais tant dépensé d’énergie. Mon beau désir fut réalisé d’une manière insoupçonnée. C’est à ce moment que j’ai eu un rêve de nuit qui me montrait que, maintenant que la bataille était gagnée, il était temps de me retirer, la lutte était terminée. Ce n’est pas moi qui ai reçu les crédits pour cette réalisation, peu importe,t pourvu qu’il ait vu jour afin que l’ensemble des membres en bénéficie.

Parfois, pour oser être soi, il convient de sortir de la conscience sociale, ce qui représente un défi de taille pour plusieurs d’entre nous. Nous cherchons souvent l’approbation d’autrui et voulons être aimés. Les messages véhiculés dans les médias de masse par nos gouvernements et le monde des affaires nous entraînent dans la roue du hamster dont il n’est pas aisé de débarquer. On nous impose plus ou moins subtilement un discours social pour nous dire comment penser, une mode vestimentaire, des comportements de consommation, des façons de s’alimenter, bref, nous nous croyons libres alors que tant de pièges nous guettent sournoisement et finissent par l’emporter. Heureusement, nos rêves veillent sur nous, n’hésitant pas à nous éveiller quand nous allons à l’encontre de nos valeurs et de nos convictions profondes. Le sentiment, dans ce messager onirique, dérange et oblige à un arrêt, à une réflexion.

Ensemble, nous formons un bien que chacun soit unique et une loi en lui-même. Voilà pourquoi l’action commise par l’un ne génère pas le même résultat que chez le voisin. Même si le rêve permet la connaissance de soi, il est aussi la liaison à l’humanité toute entière par le biais de l’inconscient collectif. Le rêve peut effectivement permettre de communiquer les uns avec les autres. La télépathie fait partie de notre héritage divin et elle est accessible à celui qui invite courtoisement une âme à le rencontrer. Ce soir, pourquoi ne pas tenter une expérience en ce sens?

Le mandala

Il ne suffit pas que les hommes viennent boire quand ils y sont invités par des sources supérieures. Ils doivent fabriquer de nouvelles outres afin de conserver le vin nouveau de la bonté et du dessein infinis. Saint Germain

Être de ces nouvelles outres, et oser être l’être que nous avons toujours cherché.

Pour trouver la ligne conductrice de ce texte, il m’a suffi de retrouver l’état d’être dans lequel je me place pour œuvrer avec le mandala. En effet, je construis des mandalas depuis bientôt vingt ans, et le mandala m’a construite et surtout instruite de mon potentiel de création, de cocréation, de récréation et de recréation.

Depuis toutes ces années de recherche et d’exploration, une voie m’habitait, me conduisait et me guidait, celle du retour chez soi. Un cheminement continu tout en harmonie, me donnant constamment des pistes pour créer et participer à l’un, à l’univers.

Le travail assidu avec le principe du mandala nous enseigne avec aisance le chemin du retour, mais aussi les parcours possibles pour continuer à participer au tout. Tout en créant, en jouant des couleurs et des formes, l’ouverture se crée, l’aventure s’offre à nous pour la création dans le cercle du mandala.

Pour ceux qui n’y sont pas familiers, le mandala est un cercle qui comporte son centre point. De cet espace circulaire et protégé, les constructions géométriques prennent forme, tout en se rattachant au centre un.

Le pouvoir du dessin de mandala est celui de toujours laisser voir, apercevoir le point de départ et le point de retour.

Pour peu que l’on s’y intéresse, il nous donne des lieux de rencontre pour commencer à jouer, tout en explorant les diverses facettes de l’humain. Dessiner dans le cercle avec cette conscience nous transporte à l’intérieur de nous, là notre corps physique se retrouve chez lui, nos corps émotionnel et spirituel s’enlacent dans un même espace sacré et protégé.

Pour y avoir consacré une grande partie de ma vie, je sais de source certaine que le cercle et le point sont des symboles d’unité et que travailler avec ces notions de départ nous amène rapidement dans le soi; de là toutes les directions s’offrent à nous.

J’œuvre depuis toujours avec cette obsession. Je cherche depuis longtemps ce lieu qui ressemble à Dieu. Le mandala m’a offert cette contrée, par ses lignes de support, par ses spirales énergétiques tirées à même la nature, le jeu du déploiement naturel, des ouvertures en éventails et des manifestations cosmiques; tout se révèle avec facilité et simplicité.

Dessiner des mandalas avec conscience et présence nous apporte vraiment un espace pour se retrouver, se replacer, en harmonie par la couleur, se rééquilibrer par les formes, se reconnecter au tout et aux autres en acceptant ce que ce principe universel nous accorde dès maintenant pour accomplir les alliances et retrouver enfin son être vrai. Le soi reconnaît ce territoire et nous permet de le retracer à l’infini.

Le mandala; cercle, centre, boucles et spirales, déploiement et circulation, est un outil précieux pour accélérer notre harmonisation, appuyer notre action, encourager notre création; pour accompagner notre désir de communion et notre plaisir de participation.

Retrouver et reconnaître cette pratique du mandala permet de se retrouver et de se reconnaître.

Il y a une saison pour tout

« Il y a le moment pour tout et un temps pour tout faire sous le ciel. » Ecclésiaste, 3,1

L’hiver est une saison de préparation, de révélation et d’orientation. C’est ainsi le moment où les racines paressent. Construire des bases solides en nous, au cours de cette saison. Mais ce n’est pas la saison des moissons.

La nature nous fait passer par le printemps. C’est le moment de planter, de bêcher et d’arroser. En d’autres termes, c’est la saison d’un dur labeur. Travailler de façon à réaliser son plan. Mais le printemps n’est pas non plus la saison des moissons.

Dieu nous fait connaître l’été. L’été est la saison de l’épanouissement. C’est le moment où vos idées d’inspiration se matérialisent et où vos activités, vos intérêts et les gens qui vous entourent commencent à converger vers votre plan. Mais toutes les activités de l’été ne se traduisent que par une maigre moisson. C’est alors que vient l’automne.

C’est la saison divine. C’est au cours de cette saison, que vous récoltez enfin le fruit de tous vos efforts. Mais la plupart des gens ne découvrent jamais l’automne. Ils abandonnent souvent en cours de route parce qu’ils ne savent pas en quelle saison ils se trouvent.

« C’était le printemps, c’était l’été que je désirais, les journées chaudes et la nature magnifique. C’était l’été, mais c’était l’automne que je désirais, les feuilles aux riches couleurs et l’air frais et sec. C’était l’automne, mais c’était l’hiver que je désirais, la belle neige et la joie de la saison des fêtes. J’étais un enfant, mais c’était l’âge adulte que je désirais, la liberté et le respect. J’avais vingt ans, mais je souhaitais en avoir trente, être mûr et sophistiqué. J’ai eu quarante ans, mais je souhaitais en avoir trente, la jeunesse et l’esprit libre. J’étais arrivé à l’âge de la retraite et je souhaitais avoir quarante ans, la présence d’esprit, sans limites. Ma vie était finie, mais je n’ai jamais obtenu ce que je désirais. » (Jason Lehman)

Soumis par Johanne Plante, Centre des fermières La Pocatière

MASON, John L. Mason. Vous êtes unique, ne devenez pas une copie!, Éditions Un monde différent, 1997

La posture yoga qui chemine

Bonjour chères lectrices, cher lecteurs,

Je vous présente une posture de yoga qui, ma foi, est « classique » : L’arbre. On la voit partout où il y a des illustrations de postures hatha yoga dans des livres, sur Internet et ailleurs. Peut-être que vous faites déjà du yoga ou que vous connaissez un(e) ami(e) qui pratique cet art millénaire et donc vous la reconnaîtrez tout de suite sur ce croquis.

La posture de l’arbre améliore la flexibilité des hanches, renforce les chevilles, raffermit et tonifie les muscles des pieds, du dos, du torse et, naturellement, améliore notre sens d’équilibre. Ainsi, cela nous amène à développer une meilleure concentration, tout en demeurant flexible. Essayez-la pour voir! C’est un exercice pratique pour vous garder présent dans l’instant et complètement alerte.

On peut commencer cette posture en déposant le pied juste sur la cheville, puis le mollet et enfin aplatir la plante voutaire contre la cuisse. L’important, c’est de ne pas se servir du genou pour nous empêcher de glisser. Le genou contient surtout du cartilage et des ligaments qui sont plus fragiles.

Ce que je vous propose ici, c’est d’aller en profondeur dans cette posture de yoga afin de comprendre le lien réel qui existe entre le physique et l’attitude spirituelle. À prime abord, cette posture classique en est une d’équilibre. Jusque là, ça va, c’est comme évident! D’accord? Essayez-là pour voir, quelques instants. Intériorisez-vous en la pratiquant. Entrez en contact avec votre être profond et voyez quel effet cette posture crée dans votre corps. Votre respiration est-elle harmonieuse?

Voyons ce qu’il en est du côté spirituel de cette posture.

L’arbre est flexible, même s’il n’apparaît pas ainsi à vue d’œil. Dans la vie de tous les jours, l’êtes-vous? Pour nous qui sommes des bipèdes, ce n’est pas toujours évident de se tenir en équilibre sur une jambe. Spirituellement, cela peut nous faire prendre conscience de notre aspect de résilience. Vous voyez ou je veux en venir? Lorsque nous pratiquons cet asana, est-ce que nous sommes en mesure de garder un équilibre et de nous intérioriser? Si la réponse est non, c’est qu’intérieurement nous avons une difficulté personnelle à nous « tenir debout ». Maintenant, je vous invite, la prochaine fois que vous vous trouverez en pleine nature, de refaire l’arbre (Vrksasana) afin de vérifier si vous êtes en mesure de conserver cette posture plus longtemps, d’aller plus profondément sans être perturbé par les bruits environnants ou autre distraction extérieure.

Bon yoga.

Vaincre l’obésité…

Imaginez que vous souffrez d’alcoolisme, que vous rassemblez tout le courage que contient votre être et allez consulter. L’intervenant fait preuve d’écoute active et vous accueille dans vos émotions pour terminer par : « Arrêtez de boire », on se voit la semaine prochaine. Croyez-vous sincèrement que vous serez suffisamment outillé pour y mettre fin!

Nous avons admis que la toxicomanie ainsi que l’alcoolisme résultent en majeure partie des maux de l’âme, quand l’admettrons-nous pour l’obésité? Surconsommer de façon à ruiner sa santé, causant ainsi des problèmes de santé graves. Manger afin de combler un vide ou panser ses douleurs, accepter de manquer d’énergie, de souffle ainsi que de la joie de vivre, n’est-ce pas là de l’autodestruction? Nous traitons cette problématique uniquement comme une question physique, en ayant comme unique conseil de changer notre alimentation de même que de mettre fin à notre sédentarisation.

Vous rappelez-vous « UN ESPRIT SAIN DANS UN CORPS SAIN »? Cette pensée a bien de l’âge et fut à tort condamnée aux oubliettes. La réussite d’une démarche vers un mode de vie sain qui perdure tient dans l’importance que nous nous accordons! Encore faut-il avoir le respect de notre être, afin qu’il s’adapte et apprécie les modifications que nous lui faisons subir!

S’aimer est une source de motivation inépuisable puisqu’elle change notre perception. Nous transportant ainsi de l’autopunition à se faire du bien. Regardez à l’intérieur de vous et voyez à augmenter votre confiance et votre estime. De cette façon, les livres en trop disparaîtront avec beaucoup moins d’efforts. Vous n’aurez plus l’impression de ramer à contre-courant, car enfin vous le ferez pour les bonnes raisons!

Être, c’est danser!

Comment chaque individu peut-il découvrir ses talents, puis aller au-delà et effectuer un pas de plus pour les faire reconnaître et respecter par ses pairs? Comment se réaliser dans la vie? Comment vivre avec les harmonies du cœur, du corps et de l’esprit?

Comme experte-conseil en communication, j’interviens en entreprise auprès de centaines de gens annuellement. Je m’intéresse et m’attarde au mieux-être. Je résume mon approche par la lettre M :

M pour mieux, M pour magnétisme et M pour mouvement.

Mieux parce que je suis convaincue que si les gens sont bien dans leur peau; ils seront bien avec les autres. Ils vont créer du bien-être autour d’eux, plutôt que de générer, par exemple, de l’agressivité. Ils vont affecter les gens et non les infecter.

M pour mouvement parce qu’on doit bouger et suivre le rythme. J’en viens souvent à comparer la communication à la danse. Dans les deux cas, il faut entrer en relation avec l’autre, être au moins deux! Il faut pouvoir s’adapter aux pas de l’autre. Pour faire sentir l’autre bien dans la danse. Individuellement, elle nous rapproche de l’autre. Collectivement, elle nous unifie pour partager nos peurs, nos joies et notre besoin d’appartenance. Oser s’exprimer à travers la danse est libérateur. Pour ma part, je le fais au sens propre, comme au sens figuré.

Le meilleur agent de transformation, c’est d’être soi-même. On est tous unique. On a besoin les uns des autres pour obtenir ce que l’on veut vraiment, mais fondamentalement on a besoin de mieux se parler et de mieux se connaître. Je résume cela avec les 3 « M » : M-toi, M-moi et M ce que tu fais.

Je rencontre une foule de personnes qui n’aiment pas ce qu’elles font J’observe dans les organisations un problème grave de santé mentale. Je suis d’avis qu’un travailleur ou une travailleuse doit oser envisager quitter son emploi, si il ou elle ne s’y sent pas bien durant les sept à neuf heures de présence. On pouvait lire dans la revue « Commerce » de mars-avril 2008, les extraits d’une étude conduite par la firme Watson Wyatt. On y relatait que les problèmes de santé engendrent une perte de productivité qui s’élève environ à 10 millions de dollars par an pour une entreprise de taille moyenne (250 employés et plus), et cela inclut les problèmes de santé mentale.

Allez-y, dansez pour favoriser l’engagement envers vos proches, vos amis, vos collègues; pour vous autodévelopper et vous distinguer et optimiser ses talents. Pour ma part, j’ai un leitmotiv que j’ai même osé transformer en une chanson originale dont voici un extrait :

« M pour une vie exponentielle
Intensément, libre et rebelle
Ose pour une fois, explose-toi!
M pour une danse perpétuelle
Passions multidimensionnelles
Ose pour une fois, explose-toi! ».