Silence… on médite!

« Je consens et j’accepte de ne rien faire sauf de me concentrer sur mon être, mon corps, mon mental, ma respiration. Je suis consciente qu’il n’y a aucun but, aucun résultat à atteindre, mais seulement le chemin et l’intention pure de me concentrer sur moi-même sans aucune distraction. »

Ceci a été ma déclaration que j’ai écrite dans mon journal à l’aube de mon expérience de méditation silencieuse d’une durée de dix jours dans un centre situé au cœur de la nature au nord de la Californie. Un lieu propice à une telle pratique, là où, je savais, évidemment, qu’aucune parole n’était permise ni exercice quelconque ni même le yoga, aucune écriture ni lecture et aucun contact des yeux avec d’autres participants n’était toléré. L’élément que j’appréhendais le plus était qu’au souper des fruits seulement y étaient servis.

J’étais prête mentalement à vivre ce périple à l’intérieur de moi-même afin d’expérimenter ce que « je suis » vraiment sans l’influence de toutes les distractions que peut offrir notre environnement ou nos activités. J’entrevoyais par cet isolement une capacité à mieux ressentir ce qui fonctionne pour moi ou non, de façon à faire des choix plus conscients et plus directs vers ma réalisation et le bonheur.

Mais qu’est-ce qui a bien pu me pousser à aller faire une telle expérience me diriez-vous?

Ce qui m’a d’abord invitée fut la lecture de « The Art of Living » par William Hart et S.N. Goenka, (traduction française : L’Art de Vivre), qui m’a été prêté par une amie dans des circonstances inoubliables sur la Grande Île d’Hawaii. J’avoue que je ne trouvais pas particulièrement attirant ce livre tout bleu pas très épais avec une roue comme illustration. Ah là, tout le sens de ne pas juger son livre par sa couverture! Je le lu entièrement, et j’ignorais encore, à ce moment-là, qu’il aurait un aussi grand impact sur ma vie. Et comme il est expliqué dans le livre, la méditation est comme tout autre chose de la vie et comme par exemple, la natation, on peut savoir tous les bienfaits, les différentes techniques pratiquées, tout savoir sur le sport en question en lisant des textes, mais en ne sautant jamais à l’eau, il nous sera impossible d’apprendre à nager.

Alors, j’ai plongé et j’ai décidé d’aller faire un cours d’introduction de méditation. Le premier cours est obligatoirement d’une durée de dix jours, le temps nécessaire pour intégrer la technique. Il comporte des règles précises à suivre dont un code de discipline et il est entièrement gratuit. En fait, l’organisation dans laquelle je me suis inscrite est basée sur le principe « payer pour le suivant ». Un ancien étudiant a déjà déboursé, selon son budget et son appréciation pour qu’un nouvel étudiant puisse suivre le cours sans frais.

Ce qui m’a vraiment poussée à y aller, c’est de voir à travers cette opportunité d’investissement de temps en moi-même de pouvoir modifier mon approche à la vie. Évidemment, je ne savais pas trop à quoi m’attendre ou ce que j’allais y découvrir, mais je savais que les résultats ne pouvaient qu’être positifs. Le moment était des plus propices, car j’envisageais de me reconstruire une nouvelle vie, il fallait bien, car celle que j’avais mise tellement d’efforts à mettre en place avait éclatée plus de dix-huit mois auparavant. Une tournure d’événements digne d’une nouvelle littéraire, mais au lieu d’une fin d’histoire, il fallait continuer à vivre. Je remettais tout en question, chaque geste, je recherchais inévitablement un sens à ma vie et surtout une nouvelle façon de l’aborder comme si je cherchais à mettre fin à cette démarche sur des œufs écrabouillés. Je m’étais retrouvée à Hawaii, un voyage improvisé qui jour après jour s’est avéré d’une période de neuf mois. Le temps d’une gestation. Avant mon départ, un jour, quelqu’un m’a dit que c’est un lieu où les guérisseurs vont pour se guérir, un site sacré de recyclage d’âme, un terrain de pratique de vie, c’est rassurant de rencontrer d’autres âmes abîmées! Néanmoins, ce périple de méditation devenait une étape importante pour ma libération avant que je retourne à ma résidence principale pour tout vendre, me libérer d’ancrage du passé pour ensuite m’aventurer vers une toute nouvelle vie.

Qu’est-ce la technique dite « Vipassana »?
Vipassana signifie voir les choses comme elles le sont vraiment. C’est une des techniques de méditation les plus anciennes de l’Inde, visant la transformation par l’observateur en soi. Elle comporte une approche très directe et simple se basant sur la loi de la nature en observant les sensations du corps, l’observation de l’impermanence. Elle focuse sur la profonde interconnection entre le mental et le corps, ce qui s’expérimente directement par une attention disciplinée des sensations physiques qui sont formées dans le corps et qui s’interconnectent continuellement par les conditions de vie du mental. En devenant de plus en plus habile avec cette technique, le plus rapidement quelqu’un va se sortir de la négativité. Graduellement, le mental devient libre des défilements, il devient pur. Un mental pur est toujours plein d’amour, d’amour inconditionnel pour les autres, rempli de compassion pour ceux qui souffrent et demeure équanime devant toute situation. Le fait qu’elle ne comporte aucune visualisation et imagination et qu’elle ne préconise aucune religion ont été les éléments déterminants à ma décision de poursuivre cette méthode.

Quels genres d’expériences peut-on s’attendre à vivre?
Il y a autant d’expériences différentes qu’il y a de personnes, puisque nous vivons notre réalité chacun à notre façon. Dans mon expérience, j’ai eu l’impression d’être nez à nez avec l’anxiété. J’étais étonnée de prendre conscience qu’après deux ou trois jours seulement, je comptais le nombre de jours restant avant la fin du séjour. J’avais pourtant délicatement choisi de vivre cette expérience de dix jours. Et comme nous vivons chaque moment de la façon dont nous vivons notre vie, je me suis aperçue en jetant un coup d’œil vers le passé, que c’est aussi la façon que j’avais abordé mes études, en prenant le plus grand nombre de cours possibles, pour en finir au plus vite, donc, à peine commencé, déjà le sentiment anxieux d’avoir terminé. Je me suis dit que c’est probablement avec la même attitude que je vivais ma vie. Quelle belle réalisation ce fut! Croyez-vous que je sois la seule à vivre ainsi? Si ce séjour ne m’avait qu’apporté cette prise de conscience, ce serait déjà très gagnant. Nombreuses sont les découvertes sur nos états d’âme lorsqu’on n’y met toute notre attention.

Évidemment, il y a des périodes éprouvantes comme se sortir du lit et piétiner sur la rosée fraîche guidée de la lampe de poche pour se rendre à la salle de méditation pour 4 h 30 du matin. Toutefois, ces moments s’apprivoisent et deviennent des occasions d’émerveillement devant la beauté de la nature et les possibilités infinies que nous offre cette aventure. Aussi, il y a ces énormes bols remplis de fruits à l’heure du souper qui reçoivent des regards un peu perplexes. Cependant, il est intéressant de constater la différence de la qualité du sommeil et de la facilité du réveil lorsque nous mangeons plus légèrement le soir, à moins de ne pas manger assez et qu’on ne puisse s’endormir! Aussi, en soirée, il y a un visionnement audiovisuel qui est présenté en guise d’accompagnement dans la démarche.

J’ai réussi à compléter le programme de dix jours et j’ai trouvé une façon d’apprécier le moment présent. J’ai eu le temps de replacer des moments de ma vie et de comprendre que mes efforts à préserver l’amour, le confort, la sécurité n’a rien à voir avec l’évolution d’une situation. Le dernier jour, j’ai ressenti de la tristesse, et même une certaine crainte, en quittant l’endroit le plus paisible au monde pour revenir dans le « vrai » monde, jusqu’à moment où j’ai réalisé que cet endroit fait partie de ma personne et que je peux y accéder à n’importe quel moment.

Le retour à l’usage de la parole après une telle période de silence est une expérience qu’il faut vivre pour comprendre. À la fin, les sourires accrochés, les yeux pétillants, le teint resplendissant, les initiés respirent le bien-être et la légèreté. La vibration de la joie et de l’amour est palpable. C’est normal puisqu’on s’est offert un tellement beau cadeau, celui d’avoir su mettre absolument tout de côté pour s’être donné enfin l’occasion de vivre pleinement sa rencontre avec soi-même. Une transformation irréversiblement positive, en plus de ramener à la maison une technique de méditation intégrée.

Je me sens privilégiée d’avoir eu la chance de rencontrer il y a maintenant six ans, cette technique de méditation sur mon parcours. Depuis, je continue à pratiquer la méditation régulièrement et je me devais de partager cette expérience avec vous.

Notre planète arc-en-ciel

Le 10 janvier 2011, nous avons été les témoins privilégiés d’un phénomène exceptionnel de la nature. C’était à l’heure du soleil couchant, lors de notre marche quotidienne à travers le parc La Baie à Gatineau… C’était tellement extraordinaire que nous avons douté de la réalité du phénomène. Tout en échangeant nos perceptions sur ce qui se déroulait sous nos yeux, nous pressions le pas vers la boutique avec un désir gamin de partager ce que nous venions de vivre.

Aussitôt le récit transmis, une certaine déception pouvait se lire sur le visage de ceux et celles qui avaient manqué le spectacle. J’ai alors annoncé spontanément que le phénomène se répèterait de plus en plus souvent et que tout le monde pourrait voir ces manifestations prochainement. La rapidité avec laquelle le phénomène s’est renouvelé (deux jours plus tard) m’a rappelé l’importance, voire l’urgence, de la transmission des messages arc-en-ciel qui me sont confiés depuis l’an 2000.

Voici ce que nous avons vu lors de notre marche : Au-dessus du soleil couchant s’élève tout droit vers l’infini du ciel un rayon lumineux de la largeur du soleil. Ce rayon arc-en-ciel hors du commun est immense et très défini. Ses couleurs vibrantes se meuvent telle une aurore boréale. Des sensations physiques exquises accompagnent cette manifestation visuelle. Elles sont très proches des sensations ressenties lorsqu’on est exposé aux tonalités des bols de cristal, mais encore plus parfaites et plus touchantes.

Puis on l’entend. Cet arc-en-ciel joue une mélodie. Nous sommes enveloppés d’une sensation de douceur et d’une intensité indescriptible. De toute évidence, l’arc-en-ciel nous harmonise. Tous nos chakras y répondent naturellement. Deux jours plus tard, le 12 janvier, l’Ottawa Citizen publie un article et trois photos prises à l’aube par divers résidents. Vous pouvez voir ces photos (et une copie de l’article) sur le site lessence-ciel.com ou à la boutique.

Diverses explications scientifiques, opinions et interprétations sont émises…

Je vous partage la mienne. On dit de ce phénomène qu’il est rendu visible par la suspension des cristaux dans l’air. Nous percevons alors des émanations arc-en-ciel jaillissant de la terre. Qu’elles soient visibles ou non, ces émanations lumineuses sont présentes et nous pouvons en profiter, car nous baignons au cœur d’elles. Ce phénomène terrestre est comparable au rayonnement de l’aura humaine lorsqu’une personne a atteint l’équilibre et l’harmonie et que ses chakras tournent et dansent aisément. Elle a ainsi une aura arc-en-ciel. C’est l’état obtenu lorsque nous nous centrons dans notre cœur. La terre signale qu’elle est bien établie dans son centre. Par ses émanations, elle nous invite et nous encourage à la suivre dans son parcours d’ascension. Soyons donc au rendez vous, et participons à l’éveil, à la libération et à l’ascension planétaire.

Le bonheur en équilibre

Je travaille avec l’ennéagramme depuis 15 ans déjà et je demeure fasciné par la sagesse et la pertinence de cette théorie de la personnalité. Au-delà de l’identification des neuf types de personnalités dominantes, reposant sur leurs motivations profondes inconscientes, et de toutes les variations possibles en fonction de chaque individu, de ses forces et faiblesses et de son potentiel en tant qu’être humain, c’est la notion de bonheur et d’équilibre qui retient le plus mon attention.

L’ennéagramme part en effet du principe qu’il existe trois types d’intelligence : l’intelligence du cœur (celle des émotions), de la tête (celle de la pensée rationnelle) et du corps (celle de l’action). Et le bonheur passe par l’équilibre entre l’expression de ces trois centres. Un équilibre sans cesse à refaire, car la donne change continuellement.

Et comme chaque individu a un centre d’intelligence dominant, un centre de soutien et un centre réprimé, vivre en équilibre exige une bonne dose de connaissance de soi et de discernement… et un travail personnel constant.

Une personne, par exemple, où domine l’intelligence du cœur, aura tendance à mettre ses idées au service de ses émotions (pour tenter de leur donner un sens). C’est dans ce contexte que le centre dominant (cœur) s’allie son centre de soutien (tête). L’inconvénient, c’est que la tête est souvent bien mal placée pour informer le cœur. La tête devrait plutôt servir à avoir une pensée rationnelle lorsque le cœur est submergé par les émotions. De plus, le troisième centre (celui de l’action), étant réprimé, il est très difficile pour cette personne de poser les gestes appropriés. Pour atteindre l’équilibre, et donc aspirer au bonheur, cette personne doit reconnaître authentiquement ses émotions, parvenir à analyser rationnellement la situation et poser les actions qui s’imposent.

La dynamique des autres types est différente, mais le concept demeure le même. Il faut parvenir à réaliser l’équilibre entre les trois centres pour exprimer toute sa plénitude en tant qu’être humain, c’est-à-dire être à l’écoute de ses véritables émotions et de celles des autres, avoir une pensée rationnelle et objective et poser à chaque instant le geste approprié.

La magie de l’ange

Voici l’histoire d’une femme qui veut changer, mais n’y croit plus. Comment changer lorsque notre quotidien est statique? Lorsque nos parents, nos frères et sœurs nous voient toujours avec le même regard?

« J’ai beau faire tout ce que je peux pour changer, mais mon mari et mes enfants ne changent pas, ce qui annule toutes mes tentatives de changement. Bien que mon conjoint ne soit pas une personne ouverte spirituellement, j’avoue avoir besoin de lui. Qu’importe que ce soit de la dépendance; mon engagement est pour la vie. Et à quoi me servira de changer si c’est pour souffrir de solitude? »

Pleine de résignation, elle tente une fois de plus de se satisfaire de son quotidien, mais une certaine déprime veut s’installer à l’idée que telle serait la finalité de sa vie. C’est alors qu’elle amorce une autre tentative de changement qui encore une fois se solde par un échec. Sa frustration, sa colère et sa détresse augmentent.

La semaine avant Noël, comme à l’habitude, elle se retrouve seule à décorer le sapin. Ses gars et son mari sont à leur sport. Travaillant dans un magasin, c’est la seule soirée qu’elle a. Elle saisit l’arbre sur la galerie et l’entre dans le salon. Il est vraiment très gros. Les aiguilles gelées frottent et se cassent au contact du seuil de la porte. Une traînée de neige, d’aiguilles et de gomme de sapin apparaît sur la céramique de l’entrée et la moquette du salon. Avec empressement, elle pose le pied métallique au sapin. Impossible de le lever, il est trop grand. Elle va chercher la scie au garage, sort l’arbre dehors et coupe le pied; traîne l’arbre jusqu’au salon en multipliant les aiguilles sur son passage. En remettant le pied métallique, la rouille bloque une vis; elle sent monter sa colère…

Comme ils sont loin ses souvenirs d’enfance où l’on décorait l’arbre en famille… Une grande respiration, elle met une musique de Noël et se sert un verre de vin rouge. Après quelques bonnes gorgées, elle monte au grenier prendre les décorations. Elle empoigne les quatre boîtes et, ne voyant pas en avant, elle redescend lentement. Comme elle arrive au bas des marches, la boîte du dessus, celle de l’ange témoin des réjouissances de son enfance, lui glisse des mains. Un craquement sec est présage du pire. Enjambant la boîte, elle perd pied et accroche sa coupe de vin. Elle se laisse glisser par terre, lâche ses boîtes et se met à pleurer. Pourquoi tout est si difficile? Elle s’ennuie de la magie des Noël d’autrefois. Son enfant intérieur est inconsolable… Les yeux rougis, elle sent un grand vide monté en elle. Dans ce silence, sa petite voix intuitive lui dit : « Tu es trop dans le faire. Plus aucun de tes gestes ne part de ton être, de ton univers intérieur. Tu as de la rage au cœur et tu décores l’arbre de Noël. Tu es en maudit contre ton conjoint et tes enfants et tu veux leur faire une surprise. ». Elle se souvient d’avoir déjà lu quelque part que tout changement peut s’opérer uniquement par amour de soi et des autres… Comme tout cela est loin de sa réalité; épuisée, elle glisse dans le sommeil. Dans son rêve, l’ange de porcelaine remet son aile et replace son auréole. Grandeur nature, il vient s’asseoir près d’elle. Avec douceur, il lui dit :

  • « Je viens te confier un secret. Tout changement doit s’opérer dans ta psyché avant de se matérialiser dans ta vie. Tu veux un monde meilleur et tu es incapable de le voir meilleur! Tes pensées ont du pouvoir sur ton énergie psychique. Tu veux que ta vie change! Alors toi, change ta manière de penser. Vois le meilleur dans toutes les personnes, y compris en ton mari et tes enfants. Vois aussi le meilleur en toi-même. Nous sommes la semaine avant la fête de la naissance du Christ. L’énergie de renaissance est très puissante sur le plan planétaire. Pourquoi ne pas te servir de cette énergie cosmique de changement pour renaître? »
  • « Je veux bien, mais comment? » demande la rêveuse.
  • « Dans un premier temps, définis le changement que tu souhaites » de dire l’ange.
  • « Je veux plus d’amour dans ma vie. »
  • « L’amour est une énergie qui vient du cœur, plus tu donneras de l’amour, plus tu en recevras en retour, et ce, pas nécessairement de la personne à qui tu en as manifesté. Plus tu verras le beau et le bon dans les gens et plus ceux-ci te le rendront. »
  • « J’aimerais bien changer d’emploi! »
  • « C’est possible, il faut dans un premier temps changer ta perception de toi, de ton potentiel et visualiser le genre de travail que tu souhaites. Le matérialiser d’abord dans ta psyché. C’est la bonne période pour entamer un processus de renaissance, puisqu’une telle énergie enrobe la planète… »

Elle sent une main réconfortante dans son dos. Ça persiste… Elle se réveille sous la pression de la main de son mari. Les garçons et leur père semblent heureux de pouvoir enfin décorer le magnifique sapin. Avec surprise! C’est un ange intact qu’elle sort de la boîte.

Profitez-vous aussi de l’énergie de renaissance cosmique pour amplifier vos capacités de changement et renaître dans l’astral à Noël.

Bonne renaissance!

Chaque petit geste compte

Notre demeure, c’est plus qu’une maison, c’est plus qu’un lieu où l’on pose la tête, c’est l’endroit où l’on se retrouve en famille ou entre amis, c’est notre cocon. Il faut en prendre soin pour assurer la qualité de vie de ses habitants. Les quatre murs ont aussi une façade extérieure et malgré qu’une fois à l’intérieur avec les rideaux fermés on l’oublie, notre maison fait partie d’une communauté. C’est donc dire que les gestes que l’on pose ont un impact sur notre noyau familial et sur les autres.

Comment améliorer alors la qualité de notre milieu pour notre famille et notre voisinage? Il s’agit de réunir le conseil de famille pour discuter des gestes à poser et des rôles de chacun. Tous les habitants du logement doivent participer sinon il y aura des tensions et du mécontentement.

Il faut ensuite établir une liste des gestes à poser pour améliorer notre environnement. Il y a plusieurs domaines d’intervention : les matières résiduelles, l’efficacité énergétique, les produits de nettoyage, de beauté et de lessive, les modes et produits utilisés pour l’entretien extérieur et intérieur, les matériaux de rénovation, les modes transport et les déplacements, la consommation de l’eau. Il est évident que l’on ne peut s’attaquer à tous de front, donc il faut choisir soit un domaine soit quelques gestes de chacun des grands domaines.

Les gestes peuvent aller du plus simple au plus complexe. Prenons l’exemple de l’eau : au plus simple réduire le temps de douche, cesser de faire couler l’eau pendant le brossage de dents; au plus complexe remplacer les toilettes de 13 L par des 6 L (à deux débits de jet différents c’est encore mieux.

L’efficacité énergétique : du plus simple, fermer les lumières quand on quitte la pièce, remplacer les ampoules incandescentes par des fluo compacts, réduire la température; au plus complexe, installer un chauffe-eau solaire ou l’eau chaude sur demande et des thermostats électroniques. Faire sécher les vêtements sur une corde à linge intérieure ou extérieure ne prend pas plus de son temps, il suffit d’avoir de l’organisation. Une brassée par soir plutôt que le lavage au complet en une fois libère beaucoup plus de temps qu’il n’y paraît à première vue, si chacun fait sa part. Enfin tout appareil (cafetière, etc.) qui a un petit voyant vert, bleu, rouge consomme de l’énergie. Très peu direz-vous, mais à 4, 5 par maison ça s’additionne! Débranchez-les.

Les matières résiduelles : À vos bacs, prêts recyclage, et compostage. Les déchets, le mot d’ordre c’est réduire. Tout le monde a compris le principe, mais encore faut-il le faire selon les indications de sa municipalité et de façon systématique. Le compost, cette bête qui fait peur. Pour les propriétaires de maison, il s’agit d’acheter ou de fabriquer un bac à compost que l’on place à l’extérieur (un seau ouvert sous le comptoir à l’intérieur pour ne pas y aller à chaque fois). Pour les gens en appartement, un vermicomposteur ou composteur artisanal sur le balcon. Le compost mature peut servir sur le gazon, dans les plates-bandes, le bois etc. Un compost équilibré sec/mouillé ne dégage pas d’odeurs. Petites mouches à fruit :  rabattez avec papier journal en lanières.

Les produits de nettoyage et de lessive : il en existe plusieurs sans ingrédients chimiques. En général, si vous avez du bicarbonate de soude (soda) et du vinaigre, vous pouvez nettoyer pas mal tout. Lave-vaisselle, évitez les savons phosphatés. Pour les produits de beauté moins il y a d’ingrédients, plus d’huiles naturelles et extraits de plantes, moins ils sont nocifs. Cherchez ceux qui ne sont pas testés sur des animaux.

Pour la rénovation, utilisez des matériaux recyclés, non traités avec des produits chimiques, pas de colles nocives; cherchez des couvre-planchers et planchers en matériaux naturels.

Utilisez des peintures et teintures les plus écologiques possibles à l’intérieur et à l’extérieur, et débarrassez-vous des pots chez les Réno et RONA.

Comment diminuer ses impacts à l’extérieur? Ne pas utiliser de pesticides sur le gazon et dans le jardin; diminuer la surface en herbe afin de planter des espèces indigènes qui attirent les pollinisateurs. C’est aussi plus attrayant pour les humains, ça crée un écosystème local et ça permet un meilleur écoulement des eaux. Faire un potager et offrir le surplus de légumes au voisin, faire des échanges, etc.

Enfin, déplacez-vous à pied, à vélo, en autobus, covoiturez, voyagez en groupe et planifiez vos déplacements pour minimiser les distances à parcourir.

Bref, réduisez votre empreinte écologique, il n’y a de limites que celles de votre imagination.

La magie des plantes

Les plantes qui nous entourent ont leur raison d’être.

Au moment où vous me lisez, les arbres sont probablement couronnés d’un vert profond. J’espère que vous avez été de ceux qui ont pris le temps d’assister à la magie du printemps. C’est au moment de cette renaissance que j’ai la pleine certitude que nous sommes tous des enfants de la terre.

Aux premiers signes de chaleur, alors que nous ne savons encore que faire de nos mitaines et de nos tuques, les rues se remettent à vivre, les couples s’y promènent, les rires des enfants nous parviennent des ruelles, les amis se rencontrent, les oiseaux gazouillent… Nous sommes alors emplis d’une énergie montante, de bonheur, de vitalité.

Nous ne sommes pas les seuls à être ébranlés par ces changements, la nature attendait elle aussi cette occasion de se montrer le bout du nez. Les crocus sont les premiers à colorer nos pelouses encore inertes, puis suivent les tulipes et une multitude de plantes décoratives que je ne pourrais nommer. Je dois vous avouer que j’ai plus d’affinités avec les mauvaises herbes!

La sève monte dans les arbres tout comme la vie monte en nous. C’est lorsque leurs bourgeons éclosent que l’on peut assister, selon moi, à l’une des plus belles expressions de la vie. Avez-vous déjà remarqué la beauté de la luminosité matinale à travers le vert tendre des feuilles nouvelles? Et bien, je vous suggère d’y être plus attentif l’an prochain.

Cela faisait un moment que je rêvais de pique-niques et de robes à bretelles lorsque la vie s’est métamorphosée de la sorte. Les saisons passent si vite, j’ai bien peur de me réveiller demain sous un drap de neige immaculée.

En tant qu’herboriste en devenir, j’avais bien hâte de pouvoir renouer avec nos chers pissenlits, orties, trèfles rouges et compagnie. Je sais que pour certains les herbes sauvages sont plutôt dérangeantes. Nous avons oublié que, dans sa générosité, la mère nature a pensé à tout, elle a mis à notre disposition des remèdes accessibles, gratuits et inoffensifs. Je tiens à préciser par contre, qu’effectivement certaines plantes sont toxiques et que leur usage est à prohiber. Mais j’ai la ferme conviction que ce qui pousse autour de nous a sa raison d’être.

Effectivement, nous sommes de plus en plus intoxiqués en raison de l’air que nous respirons, des pesticides, produits chimiques et autres, pas étonnant que nous ayons de la difficulté à nous départir des pissenlits et du trèfle rouge. Ce dernier est utilisé depuis des lustres pour remettre en circulation les toxines que nos cellules accumulent, mais comme il ne favorise pas leur élimination du corps, on le jumelle souvent avec le pissenlit, celui-ci est un excellent diurétique et favorise l’excrétion des toxines via les reins.

Par contre, avant d’entreprendre un traitement de la sorte, il faut s’assurer que les reins sont en mesure d’accomplir leurs fonctions, et c’est là que l’ortie entre en jeu. C’est une des seules plantes qui a la capacité de reconstruire les cellules des reins et donc de les tonifier. En plus, elle apporte beaucoup de minéraux, donc diminue le taux d’acidité du corps et le nourrit.

Si vous voulez en savoir plus, je vous invite à venir me rencontrer lors de l’évènement Flora en Fête qui aura lieu à Montréal le 20 juin 2009; entre-temps, j’espère que j’ai pu vous convaincre que les mauvaises herbes ne sont pas seulement bonnes à être désherbées et que vous profiterez pleinement de votre été!!

Le temple et la porte sacrée

La libération sexuelle des années soixante a accouché d’une vaste industrie libre-échangiste du sexe tarifé. Le sexe a été récupéré par le capitalisme qui a réussi à marchandiser le désir.

Dans cet univers où la norme sociale est si importante, la pornographie et ses images sont devenues des références, comme s’il ne s’agissait plus de savoir ou non aimer, mais seulement de consommer…

À voir le désœuvrement et la perte de repères de nombreuses personnes au regard de trop de sexe, de n’importe quel sexe ou pas de sexe du tout, un constat sans équivoque : encore trop de tabous et d’hypocrisie.

Aimer, c’est jouir de la vie. Le plaisir de jouir de la vie n’est rien d’autre que de jouir de sa vie au quotidien. Pour cela, nul n’a besoin de payer! Simplement en jouir à tous moments, du soir au matin et du matin au soir. Facile à dire me direz-vous, plus difficile à faire? Pas précisément, jouir de la vie au quotidien, c’est aimer ou retrouver le goût d’aimer au présent, dans la simplicité du cœur, en harmonie avec soi, avec l’autre et en résonance avec la nature!

Aimer consiste à apprendre à créer de la beauté à tous moments, en toutes situations, dans la rencontre de toute personne. Aimer, c’est vivre l’amour, sans compter, sans rien attendre pour enfin goûter l’essentiel de sa vie! Un chemin pour cela : réconcilier sexe, cœur et spiritualité en une seule dimension. Il va s’agir de restaurer et d’assumer son potentiel orgasmique en abandonnant une fois pour toute l’idée de vitesse, de performance. C’est à cette condition, et seulement à cette condition, que votre corps peut devenir ou redevenir le « Temple » et votre sexe sa « porte sacrée »!

Pour cela, accepter de prendre le temps de la transformation par l’éveil de vos sens, la relaxation et le lâcher–prise. Il va s’agir de se réconcilier avec le corps, dans le présent, pour réparer les blessures du passé. Réparer les blessures du passé, c’est ne pas s’y attarder. Il n’y a pas d’autre esclavage dans la vie que celui du passé. Celui qui est libre du passé est libre. Parce que seul le passé est cause du futur. Le passé insatisfait cherche sa satisfaction dans le futur!

Une première étape pour y arriver, prendre le chemin de la « voie royale du cœur ». Oser ouvrir ou réouvrir ses ailes. Suffisamment d’approches permettent cela, mais toujours garder en vigilance que chaque pas doit vous permettre de vivre des moments extraordinaires pour vous reconnecter avec l’essentiel. C’est aussi apprendre à toucher, à être touché(e), en vivant l’expérience. Et découvrir, grâce à cet art du toucher, une entrée en relation avec l’autre dans une autre dimension!

Aimer ou comment créer de la beauté et vivre au quotidien le cœur ouvert, c’est plonger dans l’immensité de l’océan, sans savoir!

Rencontrer l’autre, c’est le voir, le comprendre et le sentir comme il est. C’est cela accepter. L’acceptation de ce qui est à l’intérieur et à l’extérieur. L’acceptation seule, et en fin de compte, cette acceptation devient complète. Il s’agit de savoir si l’on aime ou si l’on espère! Car aimer, c’est cesser de vivre dans l’attente!

Aimer, c’est une invitation à découvrir, une initiation à un art de vivre, à un art du plaisir… Au début de l’histoire, il convient d’accueillir le doute. C’est à ce moment qu’il faut choisir entre sécurité et inconnu! Ensuite, vient la confirmation du chemin, un signe vient confirmer ce que vous pressentiez! Apparaît l’écueil du destin, aller dans l’ombre et se relever. Intervient, alors, la mort de l’illusion, l’abandon de tout espoir. Il ne reste qu’à accepter. Cela amène à avancer les mains ouvertes dans l’espace du… « je ne sais pas ».

Vous pourrez, alors, à ce moment, déployer vos ailes pour, en toute liberté, aimer! Disparaître dans le vide et soudain s’éveiller. La rencontre du bien-aimé, enfin possible, dans la même coupe, boire le même vin et partager l’ivresse. Se réjouir enfin dans l’union. S’agenouiller devant la beauté et recevoir le cadeau!

Accepter de se retrouver entre hommes et femmes pour aborder, enfin, la vraie sexualité masculine et féminine. Vivre, avant tout, une expérience hors du commun, les mots quant à eux viendront dans un deuxième temps! Oser aller à la rencontre de l’homme et de la femme sauvage et renouer avec la puissance masculine et féminine, tout en intégrant la vulnérabilité. Redonner du « cœur » au ventre en abandonnant les croyances. Abandonner toute performance, toute séduction pour découvrir, enfin, l’essence de la sexualité. À partir de ce moment, il est possible de vivre dans l’authenticité et la sérénité, le cœur et la sexualité, enfin, réconciliés. Décider de vivre libre de la honte et de la culpabilité! Oser une exploration, un lâcher-prise, une rencontre avec la simplicité d’être. Lâcher le passé pour réveiller votre sensualité naturelle et enfin pouvoir se rencontrer dans l’intimité. Apprendre à ne rien attendre pour enfin sortir de l’illusion. Vivre seulement l’essence du moment présent…, car demain n’est qu’une construction du passé!

Tai Chi Chuan, un art martial

Pour beaucoup de gens, le Tai Chi Chuan est synonyme d’exercice lent et paisible dont le seul but est la détente, la relaxation ou la méditation. Or, le présent texte vise à démanteler une telle conception des choses qui ne fait que déraciner les origines, la raison d’être et l’essence de cet art. Par le fait même, Monsieur et Madame Tout-le-monde seront plus en mesure de bien dissocier les charlatans des maîtres de Tai Chi Chuan.

Définissons d’abord le Tai Chi Chuan. Tai Chi signifie : faîte-suprême. Il s’agit là d’un principe universel habituellement représenté par la célèbre figure chinoise du cercle à l’intérieur duquel est tracée une ligne sinueuse séparant le Yin (symbole féminin) du Yang (symbole masculin). Ce symbole représente une réalité toute simple, celle de constater que, dans la nature, toute chose possède un opposé, lequel opposé est plus une entité complémentaire qu’opposée. Chuan signifie : poing ou boxe. Le Tai Chi Chuan, c’est donc le poing du faîte-suprême (aussi appelé boxe de l’ombre). C’est donc quelque chose d’essentiellement fondé sur le combat. Pourquoi avoir appelé cela le poing du faîte-suprême si nous avions voulu quelque chose d’exclusivement « santé » et méditatif? Le Tai Chi Chuan n’a pas été inventé pour la méditation, c’est une terrible erreur de croire qu’il en est ainsi. À vrai dire, n’est-ce pas le fait de tout art de conduire à une certaine méditation? En effet, la peinture, la sculpture, la cuisine gastronomique, rien n’y échappe. Le Tai Chi Chuan est un art martial avant tout. Pourquoi avoir appelé les mouvements : « avancer, dévier, parer et frapper », « trancher l’adversaire avec le poing », « frapper le tigre », « frapper avec le talon », « croiser les mains et transpercer l’adversaire », « pousser », « presser » et « coup de poing au sexe » s’il ne s’agit pas d’un art martial? Le Tai Chi Chuan, c’est la boxe, de la boxe chinoise.

Des gens m’appellent et me disent « j’ai déjà suivi des cours de Tai Chi, mais je ne suis pas sûr s’il s’agissait du style Chuan! ». Nous venons de le voir, Chuan n’est pas un style. Chuan veut dire : poing. Il est impossible de faire du Tai Chi, car ceci n’est qu’un principe cosmologique. Mais si on dit qu’on fait du Tai Chi Chuan, on précise alors qu’on fait un art de combat fondé sur le principe cosmologique : Tai Chi. Il y a cinq grands styles de Tai Chi Chuan : Che, Yang, Wu, W’u et Sun. Chacun de ces styles porte le nom de famille de son fondateur. En Outaouais, comme en Occident en général, il n’y a pratiquement que du Yang comme Tai Chi Chuan. Il faut donc dire qu’on fait du Tai Chi Chuan style yang.

Comment reconnaître un maître ou un bon professeur de Tai Chi Chuan? Un maître de Tai Chi Chuan doit connaître plusieurs formes. Plusieurs à mains libres, au moins une forme à l’épée, une au bâton, une au sabre, une à deux sabres, plusieurs formes à deux partenaires ainsi qu’une multitude d’applications martiales d’autodéfense, c’est-à-dire qu’il doit connaître la raison d’être des mouvements qu’il effectue sans quoi il ne fait rien du tout. Il doit pouvoir enseigner la direction précise de chaque mouvement selon la rose des vents, car chaque forme est en correspondance directe avec la disposition de l’univers et les points cardinaux. Il doit savoir où les yeux regardent à chaque instant. Il doit savoir à quel endroit on inspire et à quel endroit on expire pour chaque mouvement Il doit être en mesure d’enseigner la direction de l’énergie dans le corps, c’est-à-dire enseigner les parties du corps qui sont yin et celles qui sont yang dans chaque mouvement. Il doit connaître l’endroit où placer l’intention des mouvements. Il doit enfin connaître l’histoire de son art, sa position précise dans l’arbre généalogique des maîtres de son style de Tai Chi Chuan ainsi que la philosophie taoïste afin de guider ses élèves vers l’esprit de cet art martial : l’esprit guerrier qui, paradoxalement, est un esprit fondamentalement non violent, d’humilité et d’ouverture. Un dicton des arts martiaux chinois dit : « un mouvement, mille applications ». Si un maître de Tai Chi Chuan ne peut vous enseigner au moins une cinquantaine d’applications par mouvement des différentes formes du Tai Chi Chuan, alors il ne maîtrise pas l’essence de l’art qu’il pratique, il ne sait pas pourquoi il fait tel et tel mouvement. À l’époque de sa création, le Tai Chi Chuan était pratiqué rapidement, avec des sauts, des cris, etc. Tout le contraire d’aujourd’hui. Vous comprendrez donc que la plupart des pratiquants de Tai Chi Chuan d’ici sont très loin de pratiquer du vrai Tai Chi Chuan. Il est vraiment triste pour l’art qui cherche à vivre, de croiser des gens qui affirment faire du Tai Chi Chuan alors qu’ils sont en fait ignorants de l’origine de leur art et de la façon dont s’entraînent les maîtres.

Une notion à rectifier : le Tai Chi Chuan est un art qui est doux, mais qui n’est pas mou. Plus précisément, il est doux en apparence, mais l’intérieur est en béton. Les maîtres de Tai Chi Chuan sont solides comme des murs de brique et pourtant souples comme le roseau qui plie au vent. J’ai rencontré plusieurs maîtres chinois et ils meurent de voir comment l’Occident a dénaturé le Tai Chi Chuan. Il y a d’autres arts pour le côté exclusivement santé. Les Chinois n’ont pas inventé le Tai Chi Chuan pour la santé, mais pour l’autodéfense; il s’agissait, à l’origine, d’une question de vie ou de mort. C’est pourquoi c’est un art qui est longtemps resté secret et familial. Les Chinois ont inventé d’autres arts pour la santé comme le Chi Kung, l’acupuncture, etc. Si vous recherchez seulement la santé, tournez-vous plutôt vers la technique Nadeau, le conditionnement physique, etc. Si vous cherchez à méditer, alors il y a le yoga, le bouddhisme zen, etc. Le Tai Chi Chuan procure la santé, cela va de soi, c’est un art religieux et profondément spirituel. Mais mon point est celui-ci : la santé et la méditation sont des objectifs secondaires découlant logiquement d’une pratique sérieuse du Tai Chi Chuan en tant, premièrement, qu’art martial.

Puisqu’il s’agit d’un art martial, la pratique à deux partenaires est incontournable. Si on en vient pas à ce genre de travail, on passe complètement à côté de l’esprit du Tai Chi Chuan qui vise la réalisation de soi, car ce n’est que dans la rencontre de l’autre qu’un miroir s’offre à nous pour nous montrer nos peurs, notre ego, nos faiblesses, bref, nous-même. Le Tai Chi Chuan est un art de combat où l’ennemi est nous-même, mais où on le découvre que dans la rencontre de l’autre.

Faire un mouvement lent de Tai Chi Chuan est chose relativement simple. Tenter de l’appliquer martialement sur un agresseur à toute vitesse et en gardant un parfait équilibre, l’harmonie des gestes, etc., est chose drôlement plus difficile. Travailler seul est facile. Travailler à deux demande incomparablement plus de concentration, de présence d’esprit et de perfection, mais c’est là la seule voie des maîtres.

Les croyances

J’y crois, J’y crois pas, les deux sont des croyances!

Une croyance est une cristallisation d’énergie. Imagez l’eau qui devient glace… telles sont nos croyances. Elles ralentissent, stagnent ou emprisonnent notre énergie vitale!

Elles se logent dans notre corps mental. Elles proviennent des expériences de nos vies antérieures, du moment de la conception, de la naissance, des conditionnements religieux, politiques, sociaux, familiaux et personnels. Elles maintiennent des blocages qui empêchent la circulation de la fluidité de notre âme, à se vivre, dans sa manifestation divine à travers les événements, les gens, bref, les expériences que nous avons choisies d’expérimenter. Elles peuvent nous distancer complètement de notre âme en nous déroutant de nos désirs, nos besoins, nos rêves les plus profonds. Ceux-là même qui étaient nécessaires à notre réalisation au quotidien!

Le monde des croyances est un univers en soi. Elles sont une édification de notre mental. Elles ont bâti notre identité. Elles ont créé une partie de notre personnalité. Elles sont directement reliées à l’ego. Le jeu du mental est fort puissant! Nos croyances bonnes ou mauvaises, selon l’évaluation de l’ego, sont limitatives pour nous.

Nos croyances sont des formes-pensées qui, répétées à l’intérieur de nous-mêmes, agissent comme un effet hypnotique et s’inscrivent dans notre cerveau. Nous sommes programmés et c’est cette programmation qui dirige une grande partie de notre vie. Notre ego aime juger selon ses propres systèmes de croyances. Elles amènent automatiquement un jugement sur nous et les autres.

Les croyances ont déclenché des guerres de religion; mon Dieu est le vrai Dieu. Des guerres entre les pays; nous sommes plus avancés que vous, donc nous allons prendre possession de votre pays pour vous éduquer, ou encore, notre race est supérieure à la vôtre. Ici, en Amérique du Nord, un des critères de beauté est la minceur! (croyance) Par contre, dans d’autres pays, si la femme est grasse, elle représente l’abondance. (croyance)

Dans notre inconscient collectif québécois, quand tu es né pour un petit pain, tu n’es pas né pour un gros pain. (croyance) N’allez surtout pas vous acheter un billet à la loterie si vous y croyez!

Dans notre société, celui ou celle qui exprime sa colère est un être méchant. (croyance) Vous allez prendre grand soin de cacher la vôtre! Vous allez juger et quelquefois condamner celui ou celle qui l’exprime.

Sur le plan personnel, comment vous nourrissez-vous? Comment s’exprime votre juge intérieur? Je ne suis pas digne, je ne suis pas à la hauteur, je ne suis pas capable, je ne suis pas important, je ne le mérite pas, je ne suis pas intelligent, etc. (croyance)

Aussitôt que votre forme-pensée arrive, vous remarquerez qu’elle est immédiatement accompagnée d’une émotion. La colère, la tristesse, ou la déception s’ensuit et vous vous repliez sur vous-même. Vous venez de bloquer instantanément l’élan de votre énergie vitale au lieu de vous laisser porter par la fluidité de votre âme dans le désir ou l’action que vous vouliez vous manifester! Vous avez augmenté la charge énergétique qui vous habitait déjà! Prenez conscience que vous vous laissez mener par le bout du nez! Par votre propre intérieur!

Quelles sont les croyances que vous véhiculez à l’intérieur et à l’extérieur de vous sur Dieu, l’amour, le couple, le parent, l’enfant, le professionnel que vous êtes, votre personnalité, votre âme, la vie, les gouvernements, les institutions, l’argent, le pauvre, le riche, la liste est sans fin!

Une croyance dite positive peut être néfaste également. Ainsi, si vous croyez qu’il faut toujours être gentil pour être aimé, vous vous limitez dans votre expression, n’est-ce pas? Il y a beaucoup d’interdits! Vous accumulez de la colère, du ressentiment, de la haine parfois. Vous avez de la difficulté à accueillir ces émotions, à les reconnaître en vous, car vous les juger mauvaises! Par contre, tout votre non-verbal et votre aura le disent! Cette énergie-là demeure à l’intérieur de vous, elle est votre processus et se sont vos cellules qui l’absorbent!

Il se peut qu’en lisant, votre ego réagisse par peur de perdre. Votre personnalité peut paniquer car elle agit, ressent, touche, parle en fonction des références prises dans vos systèmes de croyances Vous pouvez croire que vous n’existez plus! Illusion!

Vous ne perdez pas votre personnalité! Vous la rendez transparente à votre âme. Vous ne perdez pas votre identité! Vous allez retrouver celle de votre âme. Vous ne perdez pas votre ego! Car vous en avez besoin pour fonctionner. Il fait partie de l’attraction terrestre. Il est divin lui aussi. Il sera au service de votre lumière! Les formes-pensées sont la nourriture de votre esprit! Vous êtes ce que vous pensez!

Attention à l’attachement! En découvrant vos croyances, vous allez constater que nous sommes fort attachés à nos formes-pensées. Nous, les humains, nous aimons beaucoup posséder, retenir.

Une croyance est une sécurité à l’intérieur de nous-mêmes. Si vous choisissez de la laisser aller en la remplaçant par une autre croyance que vous jugez positive, vous créerez une autre charge énergétique. Très souvent, on éprouve de la tristesse, de la colère ou de l’abandon en se séparant d’elles.

Nous sommes divins! Serait-il possible d’être, en toute simplicité! La vie n’est ni difficile ni facile, elle est! Écoutez la voix de votre cœur qui est aussi intelligent que votre tête. Nous pouvons désamorcer ces charges énergétiques, nous avons ce pouvoir, par l’amour et l’essence qui nous habitent.

Méditez-vous? Par la méditation, vous pouvez amener les croyances que vous ne désirez plus à se fondre dans votre feu sacré à l’intérieur de vous-même. Vous pouvez les écrire et en rire, car le rire décristallise, guérit! Devenez le maître de votre existence! Ce que vous recevrez en échange est la sérénité! La fusion de votre personnalité à votre âme! L’augmentation de l’amour inconditionnel en vous! Libérez votre énergie vitale! C’est possible! Le choix vous appartient…

Des plantes… nutritives!

Toutes les composantes de notre corps ont un but ultime : l’équilibre. L’équilibre de la température interne par rapport à la température externe du corps (homéostasie); l’équilibre entre le processus de destruction (dégénération) et celui de la construction (régénération); l’équilibre entre l’assimilation et l’élimination. C’est une machine fort complexe, certes, mais parfaite, surtout!

Et pour préserver cet équilibre, nous devons observer quelques règles de base tel nous alimenter sainement, faire de l’exercice régulièrement, bien gérer notre stress au quotidien et obtenir suffisamment de sommeil pour bien récupérer. Voici, par ordre d’importance, les sept éléments qui sont essentiels à notre santé, voir notre vie :

Le premier besoin élémentaire est l’oxygène et pourtant, nous avons tendance à l’oublier. Ainsi, nous respirons trop souvent de façon incomplète, saccadée ou nous oublions tout simplement de respirer (souvent dû au stress!). Il est important de respirer profondément, pour permettre au diaphragme de prendre de l’expansion à chaque inspiration et de créer ainsi l’espace nécessaire pour laisser pénétrer l’oxygène dans les poumons. La respiration profonde est un tonique pour le corps et l’esprit. Prenons ainsi le temps de respirer une fleur sur notre passage; c’est tellement plus agréable que de courir constamment!

Après l’oxygène, l’eau est l’élément le plus important pour maintenir une santé optimale. Or, on nous a répété maintes fois de boire en moyenne huit verres d’eau par jour. Mais de préférence, éviter l’eau du robinet qui contient du chlore et d’autres produits chimiques ainsi que des métaux lourds (mercure, plomb, cadmium, zinc et cuivre), selon les régions. Pourquoi ne pas rendre l’utile à l’agréable en prenant une bonne tisane après le repas? C’est apaisant et on profite ainsi des bienfaits thérapeutiques des plantes!

Ensuite, au troisième rang viennent les glucides ou hydrates de carbone. Les glucides sont la principale source d’énergie et l’unique source d’énergie du cerveau. On y retrouve les sucres simples, les sucres doubles, les sucres complexes et les fibres alimentaires. Réduisez autant que possible votre consommation de sucres simples et doubles, tels que le sucre blanc, les friandises et le sirop d’érable, puisque leur assimilation est trop rapide et dérègle notre taux de glycémie. Optez plutôt pour les sucres complexes tels que les grains de céréales, les légumes tubercules, les légumineuses, les farines complètes et les grains grillés.

Tout près derrière, on retrouve les lipides (graisses) qui renferment des acides gras essentiels et qui se décomposent comme suit : les gras saturés, les acides gras mono-insaturés et les acides gras poly-insaturés. En général, les gras ont mauvaise réputation à cause des maladies dont ils sont souvent responsables. Ceci est vrai pour les gras saturés (graisses animales, fromage, crème, beurre, margarine, etc.) que nous tenterons de consommer de façon raisonnable. Mais les acides gras mono-insaturés et poly-insaturés, pour leur part, favorisent une diminution du mauvais cholestérol sanguin et pour cette raison, nous avons avantage à les intégrer dans notre alimentation quotidienne. Les sources d’acides gras mono-insaturés sont : les olives, avocats, arachides, amandes, pacanes, huile de canola, etc. Les sources d’acides gras poly-insaturés sont : le lin, carthame, tournesol, mais soya, noix, huile de pépins de raison, etc.

Les protéines (acides aminés) sont le cinquième besoin élémentaire et elles sont essentielles à notre organisme puisque ce dernier n’en fait aucune réserve. Pour cette raison, il faut en manger chaque jour et de façon suffisante (environ 15 g/repas ou le double pour les gens très actifs). Mais attention, lorsque la quantité de protéines ingérée excède les besoins, le foie les convertit en gras. Voici de bonnes sources végétales de protéines : soya, spiruline et avoine fleurie.

Au sixième rang, nous avons les vitamines, indispensables au bon fonctionnement de l’organisme, et qui sont des substances organiques essentielles à la vie. Elles ne peuvent, en général, être synthétisées par l’organisme et doivent, par conséquent, nous être fournies par l’alimentation. Or, la tendance générale est aux suppléments vitaminiques, mais voici des exemples de plantes qui procurent des vitamines et qui sont souvent beaucoup mieux assimilables par l’organisme :

Vitamine A : menthe poivrée
Vitamine B : avoine fleurie
Vitamine C : sureau (baies)
Vitamine E : framboisier (fruits)
Vitamine K : gaillet.

Et finalement, mais non le moindre, les minéraux et oligo-éléments sont le dernier des besoins alimentaires. Ils sont des substances inorganiques présentes dans l’organisme sous forme de sels. Certains d’entre eux sont essentiels à la vie et l’alimentation doit absolument nous fournir tous ces minéraux. Voici quelques exemples de minéraux et oligo-éléments ainsi que des plantes qui en contiennent :

Calcium : avoine fleurie
Fer : ortie et patience
Magnésium : chlorophylle
Potassium : framboisier
Iode : varech.

En résumé, les plantes sont une bonne source végétale qui répondent bien aux besoins élémentaires de l’organisme. Vous pouvez les consommer comme fruits/légumes, huile, tisane, teintures mère ou vitamines (en s’assurant qu’elles ne sont pas de source synthétique). Je vous encourage à les intégrer dans votre alimentation quotidienne; vous n’en verrez que des résultats positifs.

Plantes thérapeutiques à connaître pour leur valeur nutritive :
Avoine fleurie : vitamine B, calcium, protéines
Framboisier : feuilles : calcium, magnésium, manganèse et potassium
Fruits : sucre, vitamines A, B et C, protéines
Menthe poivrée : chlorophylle, vitamines A et C, fer et magnésium
Ortie : riche en minéraux (fer, calcium, potassium et acide silicique)
Pissenlit : vitamines A, B et C, potassium (feuille et racine) et calcium (racine seulement).

Bonne santé!