Comment va votre vie… amoureuse

Malgré une littérature abondante au sujet des relations intimes, plusieurs se demandent encore quoi faire pour améliorer la qualité de leur relation avec les autres.

De nombreuses composantes sont essentielles à la création d’une relation saine et harmonieuse. L’élément de base est sans contredit la connaissance de soi! La personne désirant amorcer une relation doit posséder une bonne connaissance d’elle-même, alliée à un amour-propre et un respect bien ancrés. Pour vous aider à reconnaître la personne avec qui il serait possible de vivre une relation pleinement satisfaisante, ou pour évaluer la qualité de votre relation amoureuse actuelle, nous vous présentons un texte qui résume les ingrédients importants à retrouver pour une relation enrichissante. Voici ce que l’auteur Edmund J. Bourne considère comme points essentiels :

  1. Intérêts communs, surtout dans les temps libres et de loisirs. (Cependant quelques différences au niveau des intérêts peuvent apporter de la nouveauté et de l’enthousiasme.)
  2. Sentiment d’idylle ou de magie entre vous et votre partenaire. C’est une composante intangible de l’attirance, qui dépasse de loin l’aspect physique. Ce sentiment est habituellement très fort et constant les 3 à 6 premiers mois d’une relation. Une relation exige ensuite la capacité de renouveler, de raviver ou de redécouvrir cette magie au fur et à mesure qu’elle mûrit.
  3. Compatibilité entre les partenaires concernant l’équilibre à respecter entre le besoin d’être ensemble et celui d’indépendance. Un conflit peut survenir si l’un de vous a plus besoin que l’autre de liberté et d’espace; ou si l’un de vous a davantage besoin de protection et de complicité que l’autre ne veut en offrir. Certains partenaires peuvent tenir un double langage : ils ne sont pas prêts à vous donner ce qu’ils exigent pour eux-mêmes (comme la confiance et la liberté).
  4. Acceptation et soutien mutuels de la croissance et du changement chez l’autre. On sait bien qu’une relation prend souvent fin lorsqu’une seule personne grandit au sein de la relation; ou lorsqu’un partenaire sent que sa croissance est entravée par l’autre.
  5. Acceptation mutuelle des défauts et des faiblesses de l’autre. Après les premiers mois romantiques d’une relation, chaque partenaire doit trouver suffisamment de qualités à l’autre pour accepter et tolérer les défauts et les faiblesses de ce dernier.
  6. Expression régulière d’affection et toucher. Une relation intime ne saurait être saine si les deux partenaires ne sont pas disposés à exprimer ouvertement leur affection. Les expressions d’affection autres que sexuelles, comme les câlins et les étreintes, sont aussi importantes qu’une bonne relation sexuelle.
  7. Partage des sentiments. Deux personnes doivent être capables d’être vulnérables au plan émotif et prêts à s’ouvrir ainsi qu’à partager leurs sentiments profonds, pour se sentir véritablement proches l’une de l’autre.
  8. Bonne communication. Pour une communication véritable, les deux critères suivants sont nécessaires : a) chaque partenaire est totalement disposé à écouter l’autre. b) chacun est capable d’exprimer ses sentiments et de demander directement à l’autre ce qu’il veut. (plutôt que de se plaindre, de menacer, d’exiger ou de tenter de manipuler pour répondre à ses besoins)
  9. Sentiment solide de confiance mutuelle. Chacun doit avoir le sentiment qu’il peut compter sur l’autre. Aucun ne doit pas douter non plus des sentiments les plus profonds de l’autre. Un sentiment de confiance ne s’établit pas automatiquement; il se développe avec le temps et il faut l’entretenir.
  10. Valeurs communes et sentiment d’un but commun. Une relation intime a de meilleures chances de durer lorsque les deux personnes possèdent des valeurs communes au niveau des aspects importants de l’existence, comme l’amitié, l’éducation, la religion, la gestion d’un budget, la sexualité, la santé, la vie familiale, etc. Les relations les plus solides sont habituellement soudées par un but commun qui transcende les besoins personnels de chaque partenaire : tels que l’éducation des enfants, l’exploitation d’une entreprise ou l’engagement vis-à-vis d’un idéal spirituel.

Combien de ces caractéristiques sont-elles présentes dans votre relation amoureuse? Y en a-t-il certaines que vous auriez besoin de développer? Cette piste de réflexion vous ouvre la voie pour un échange enrichissant avec votre partenaire ou pour une réflexion profonde face à un partenaire éventuel.

Une relation pour la vie

Quand je suis arrivé sur terre, il y a une soixantaine d’années, c’était dans ce qu’on appelle un corps. Il était petit, comme moi, et nous ne faisions qu’un. Je n’ai pas de souvenir précis de cette époque où la mémoire est encore obscure et mystérieuse. Mais je peux facilement l’imaginer en me rappelant comment furent mes enfants à la naissance.

J’étais à la merci de ce petit corps qui me faisait découvrir le monde. Il grandissait selon un processus préétabli basé sur une intelligence qui lui est propre. Il était mon maître et me procurait toute une gamme de sensations captivantes pour créer ce contact essentiel avec mon environnement. La faim, la soif, le froid, le chaud, les caresses, la douleur, le sommeil, les lumières, les couleurs, les images, la fatigue, les visages, les bruits, les sons, les voix, les rêves, voilà mes premières expériences de relation avec mon environnement. Ensuite, des sensations de plus en plus subtiles ont commencé à s’installer : la peur, le plaisir, la sécurité, la frustration…Toutes ces sensations me fascinaient et remplissaient toutes mes journées.

Après quelques années, j’ai découvert que ce corps était distinct de moi. J’avais des pensées, des intentions, des goûts bien à moi et ce corps me servait à les actualiser. Il m’obéissait : il allait où je voulais, il faisait ce que je voulais. Ses capacités sensorielles et motrices se sont développées pour le rendre encore plus serviable. Après toutes ces années où j’avais été à sa merci, humblement, il m’a laissé prendre le contrôle de ma vie et de la sienne en me transmettant les données nécessaires pour évoluer dans mon environnement et y créer ma vie.

Plus tard encore, j’ai réalisé que ce corps docile et fidèle savait prendre soin de lui-même avec une intelligence étonnante : chacune de ses milliards de cellules, chacun de ses organes étaient maintenus en état de fonctionnement, pour lui bien sûr, mais surtout pour bien me servir. Le niveau d’oxygène dans le sang est continuellement ajusté par la respiration et les battements du cœur. La nourriture est bien assimilée par un processus physico-chimique élaboré dans tout le système digestif. Des molécules hormonales spécifiques sont dosées très précisément et relâchées dans le sang pour maintenir, entre autres, les délicats équilibres du métabolisme, de la croissance, de la sexualité. Ça fait plus de soixante ans qu’il nous maintient en vie, qu’il guérit les blessures et les abus que je lui ai infligés. Ouf! Je préfère ne pas trop m’en mêler puisque, après tout, il semble très bien s’y connaître. Mais je sais que je peux lui faire confiance…

Il fait tout ça pour moi, mais je dois aussi faire un peu ma part, c’est la moindre des choses. Pour cela, mon compagnon de service a mis à ma disposition un tableau de bord intérieur. C’est un tableau de bord subtil, intime qui comprend deux niveaux de signaux. D’abord les indicateurs directs tels que la faim, la soif, la fatigue, la douleur, la température, l’effort, le sommeil. Très utiles pour diriger mon compagnon vers ce dont il a besoin. Il y a aussi les indicateurs indirects qui m’informent de mon état relationnel avec mon environnement; voilà toute une gamme d’émotions agréables et désagréables destinées à me guider vers ce qui est le plus approprié pour moi.

Si je vous parle de mon corps comme d’un merveilleux compagnon de voyage à mon service, c’est que je sais qu’il en est de même pour la grande majorité des humains puisque nous sommes tous de cette même nature humaine. Dieu a donné à chacun de nous cet être vivant d’une complexité, d’une intelligence et d’une fiabilité remarquable pour que la vie humaine soit active, créative, satisfaisante et remplie de ce que chacun veut faire de sa propre vie.

En conscience et en reconnaissance de ce privilège, j’ai élaboré ma relation entre mon être et mon corps. Comprendre et décoder les indicateurs de mon tableau de bord intérieur, faire ce qu’il faut pour maximiser mon pouvoir d’agir dans la vie par l’entremise de ce corps destiné à me servir. Si je veux la santé de mon corps, c’est pour que cette santé me serve et non uniquement pour avoir un corps en santé. Et je sais que mon corps, dans son intelligence unique, a bien compris qu’il est à mon service et c’est ainsi qu’il est le plus heureux. D’ailleurs, c’est quand je m’actualise que mon corps manifeste le maximum d’énergie, avec des émotions de plaisir et d’enthousiasme bien perçues sur le tableau de bord intérieur. Il est fort, il est énergique. Et c’est ainsi qu’il veut être traité, à la hauteur de mes aspirations et de mon goût pour la vie.

Cette relation avec mon corps, pour être fructueuse, comporte les mêmes exigences que toutes relations, notamment : avoir confiance en l’autre, le traiter avec compassion, en prendre soin avec amour. Comme par exemple, je sais que mon corps aime une alimentation diversifiée, qu’il a besoin de faire de l’exercice, qu’il a besoin de bien se reposer et… qu’il aime me sentir heureux. Mais mon bonheur, c’est ma responsabilité, pas la sienne…

C’est une relation intime, précieuse, complice, amoureuse. Et lorsqu’elle se termine par sa mort, il dirait sûrement à son dernier jour : « J’aime mieux mourir usé que rouillé! ». Humblement, il redonne à la terre ses quelques éléments constituants qui seront remis dans la grande marmite pour fabriquer d’autres compagnons de voyage fidèles, intelligents et serviables. Quel mystère!

Féminin pluriel

Comment pourrions-nous limiter le féminin à une seule définition? Tellement de richesses et de visions sont contenues dans les archétypes du féminin. Ils habitent l’homme autant que la femme, car le féminin à mes yeux n’a pas de sexe au sens littéral du terme sans pour autant nier son origine chez la femme telle qu’elle est représentée dans les grands mythes ou dans les arcanes du Tarot. Ici comme dans diverses représentations, ses visages sont multiples et le féminin habite chacun de nous, en équilibre ou dans des proportions plus ou moins harmonieuses. Nous pourrions en dire autant du masculin.

L’essentiel n’est-il pas de prendre conscience de ce féminin qui nous habite et non seulement d’en être conscient, mais de lui laisser la place qui lui revient, sans honte, avec joie et plaisir.

Il y a un féminin passif et un féminin actif, un féminin qui reçoit, qui accueille, qui protège, qui aime, qui consent à donner sans retour, qui sème l’amour discrètement, qui se révolte, qui souffre, qui partage et se passionne pour la vie dans sa totalité.

L’avenir, en partie, est entre les mains du féminin. Que ferons-nous du féminin? Nous permettrons-nous d’y faire confiance, de le laisser s’exprimer dans ses formes infinies, à travers l’art, le politique, le social, les sciences et bien sûr à travers la spiritualité? Quel espace sommes-nous prêts à lui donner? Comment souhaitons-nous le célébrer? Peut-il se manifester sans guerre? Peut-être. Mais non sans combat, car il doit retrouver ses lettres de noblesse autant dans le fait d’entretenir un foyer, soigner des enfants, découvrir une nouvelle équation en physique ou dans les rituels au sein des diverses expressions religieuses. Il fut un temps où le féminin était représenté par le ciel et le père ou le masculin par la terre puis ce fut l’inverse. Souhaitons que le féminin soit sur la terre comme au ciel!

Je ressens une certaine tristesse en constatant le trop grand nombre d’hommes qui refoulent en leur profondeur le féminin et le trop grand nombre de femmes qui troquent le féminin pour un masculin disproportionné, dans le but de conquérir un pouvoir et une puissance qui répondent aux valeurs déformées de nos sociétés.

Respecter le féminin et le laisser vivre librement dépasse les images conformistes de la publicité. S’il doit passer par les soins du bébé, la sensibilité, la douceur, il doit aussi se manifester dans les luttes pour l’équité et la justice, la vision juste des choses, loin de la haine et des rancœurs. Le féminin est une arme à manier avec dextérité, souplesse et discernement.

La peur, chez les hommes, empêche trop souvent la manifestation des émotions et les remises en question, les luttes aveugles ou acharnées empêchent chez les femmes, dans une haine du masculin, l’essor du féminin. Je ne prétends pas ici que les luttes ou les revendications soient à bannir, mais à équilibrer.

Le féminin désire l’harmonie, l’équilibre, ce retour à la terre comme matrice de vie, cette relation féconde à l’eau, dans la joie, la danse ou le chant, dans le secret ou dans de grandes manifestations. Le féminin, c’est l’origine, la connaissance, la juste part des choses, l’imaginaire et la créativité, cette force intérieure trop souvent contenue, le don de soi, la sensualité, la part de mystère et la réalisation de soi.

Comment ne pas souhaiter que chaque femme et chaque homme puisse vivre le féminin jusqu’à l’extase? Je vous le souhaite amoureusement.

Vacances & ressourcement

Nous voilà à la porte du printemps, période où la nature se réveille et tout reprend vie. Pendant ce long hiver peut-être sommes-nous demeurés dans notre confort douillet à l’intérieur de notre foyer, oubliant parfois de faire de l’exercice, ce qui occasionne un manque d’énergie.

Nous entrons dans notre routine sans nous en rendre compte. Nous sommes tous pris par le quotidien, et jour après jour nous recommençons les mêmes habitudes sans penser à notre bien-être.

Comment peut-on, à l’ère où l’on prêche tant pour la santé, que ce soit par l’alimentation, l’exercice, l’oxygénation, des pensées positives, etc., ne pas penser prendre du temps pour se ressourcer et se régénérer afin de se sentir mieux dans son corps et dans sa tête.

C’est pourquoi il y a à notre portée des endroits tout désignés, offrant des soins santé pour la relaxation nous donnant la possibilité de refaire le plein d’énergie. Ces soins énergétiques sont aussi un bon moyen de prévention et d’entretien pour une meilleure santé. Certains de ces endroits sont bien positionnés dans un environnement calme entouré de montagnes, de rivières et de lacs, où la nature nous amène à la détente et où l’on respire l’air pur.

Nous pouvons y passer une journée de ressourcement ou même un séjour de quelques jours.

Tout cela sont de bonnes raisons pour profiter d’un temps d’arrêt et prendre des vacances qui nous changent vraiment de la routine.

Plusieurs personnes n’osent tenter cette nouvelle aventure, et ce genre de vacances ressourcement, peut-être par gêne, ou par peur de l’inconnu, ou par culpabilité, car certains croient qu’il est égoïste de prendre soin de soi, pourtant nous sommes la personne la plus importante.

Imaginez, n’avoir aucun horaire, ni responsabilités, aucun repas à préparer, rien d’autre à faire que penser à soi et se laisser dorloter. Faire le plein d’énergie.

Il suffit de tenter l’expérience une fois pour se rendre compte du bienfait énorme que cela nous procure à tous les niveaux : physique, mental, émotionnel.

Je vous souhaite de magnifiques vacances, qui vous laisseront de beaux souvenirs et une façon agréable de préserver la santé.

Tout est étroitement lié

« Vous ne voyez pas le monde tel qu’il est. Vous le voyez tel que vous êtes. » Talmud

La plupart des gens, la plupart du temps s’imaginent que la spiritualité se trouve dans « l’au-delà ». Mais il n’en est rien. C’est en nous. Tout est étroitement lié.

Il ne s’agit pas de se déconnecter de sa vie, mais plutôt de se reconnecter avec soi!

Il y a de ça quelques années, entièrement rompue, j’envisageais le suicide comme l’ultime solution. Une petite voix intérieure me répétait sans cesse mon diagnostic : « j’ai mal à l’âme ».

N’ayant aucune autre solution pour ce genre de mal, mon médecin me proposait des antidépresseurs afin de faire taire cette voix. Je me disais que de couper le son du système d’alarme n’éteindrait pas les braises qui me grugeaient de l’intérieur.

Je ne souhaitais pas « geler mes malaises » ni les « stabiliser »; je voulais plutôt les guérir.

Ou mourir.

J’avais un grand nombre de bonnes raisons de ne pas vouloir me diriger vers les démarches conventionnelles de psychanalyse ou de psychothérapie. De plus, je ne connaissais personne pouvant m’affirmer que ces démarches les avaient véritablement aidés.

Je ne pouvais aucunement envisager une démarche longue et laborieuse afin de pouvoir aller mieux. Je n’en avais pas les ressources énergétiques pour le faire.

J’ai fait une sorte de prière affirmant à la vie et à mon âme que j’étais prête à rebondir, à sortir de l’impasse.

Je sais aujourd’hui que nous avons tous ce libre arbitre de choisir ce que nous souhaitons vivre.

À la suite de ma demande, « par hasard » (comme si le hasard existait), on m’a proposé la pratique de méthodes énergétiques et méditatives afin de trouver la guérison.

Je me suis accrochée à ces méthodes excessivement efficaces comme on s’accroche à une bouée de sauvetage. J’avais alors besoin de me reconstruire et de respirer dans tous les sens du terme. J’ai combiné ma démarche avec quelques consultations en hypnose clinique. J’en ressentais les bienfaits instantanément. Chaque fois que je sortais de ma consultation, on me disait : « Tu as l’air bien aujourd’hui! ». Cela me redonnait de l’espoir.

Aujourd’hui, j’affirme avec plaisir que je me sens 15 années plus jeune qu’il y a quinze ans!

Lorsque le corps va bien, le cœur est content et la tête est légère. Un peu comme si je roulais dorénavant avec une bicyclette dont la chaîne est bien engrangée dans les rouages. Un sentiment de plaisir et de liberté me permet de bouger avec un effort moindre dans la vie. Cela devient une belle expérience, car elle se combine avec la conviction de faire partie intégrante de ce grand mouvement énergétique qu’est la vie.

La vie n’est qu’une succession de causes et d’effets. Un mouvement continu rempli de surprises.

Les méthodes efficaces de méditations et de pratiques énergétiques permettent la sécrétion de sérotonine naturelle sans les effets secondaires liés à la médication.

Je suis maintenant dans la satisfaction de vivre tout simplement. Plus proche de la nature; dans l’instant et non plus dans les scénarios imaginaires remplis d’horreurs et d’injustices. Toute ma philosophie de vie a changé. Je suis même capable de remercier ceux qui m’ont permis de vivre des difficultés pour m’aider à grandir.

Aucun maître véritable ne vous dira de ne pas écouter le corps, de le malmener, de ne pas le respecter.

Notre corps est le premier endroit dans lequel nous habitons. Il est donc prioritaire.

Il est aussi l’expression matérielle de nos pensées et de nos émotions.

L’au-delà est en nous.

Les réponses à la guérison s’y trouvent.

C’est ce que démontrent certains scientifiques tel que Mario Beauregard, auteur du livre « Du cerveau à Dieu ».

Lorsque le corps va mal, il est tendu, la tête est pleine d’énergie d’agitation, tout nous semble ardu.

Lorsque le corps va bien, il est détendu et le cœur est dans une énergie d’action. C’est plus facile.

J’ai marché longtemps, les poings serrés dans les poches, martelant de mes pieds le macadam comme s’il était responsable de mes difficultés.

Avec mes pratiques énergétiques, ma démarche s’est adoucie parce que je me suis mise à me détendre. J’ai ouvert les mains, me suis amusée à les faire bouger dans l’air libre. J’ai aussi détendu mon dos, mon cou et mes épaules aidée par des mains professionnelles. J’ai levé la tête, et j’ai vu une lumière magnifique inonder la ruelle que je croisais depuis des années sans la voir.

Mais où étais-je donc avant pour ne pas voir toute la subtilité et la beauté de cette lumière?

Le reste de l’expérience peut alors devenir délice.

C’est parfois la montée du Kundalini qui confirme que tout va bien.

Huiles vivantes versus huiles mortes

Depuis l’Antiquité, nous retrouvons dans nos cuisines différentes huiles pressées à froid. À travers les âges, les moyens d’extraction se sont améliorés du simple mortier au pressoir. Dans les villages, les huiles étaient produites au pressoir à l’huile. Ces huiles étaient obtenues par pressurage hydraulique ou mécanique. Comme le pain, les œufs et le lait frais, l’huile était périssable. Donc, à cette époque, on devait se procurer ces denrées en petites quantités et les consommer dans les plus brefs délais. La nature et le rythme de vie des gens veillaient à alimenter le peuple avec des produits vivants.

Mais depuis la révolution industrielle, les méthodes d’extraction ont drastiquement changé. Ces chers industriels toujours à l’affût de profits à la hausse et de méga-production ont réussi à produire des huiles mortes, chimiquement raffinées. Ces huiles ont une plus longue durée de conservation, elles n’ont aucune odeur puis elles sont de couleur transparente. Et voyons voir pourquoi.

Ces huiles hydrogénées et raffinées subissent des traitements complexes. Premièrement, il n’y a pas de contrôle des pesticides et leur culture utilise des engrais chimiques. Il n’y a aucune sélection des graines de qualité. Ces graines subissent un nettoyage, un décorticage, un écrasage et un préchauffage à la vapeur entre 110o F et 180o F (45o C et 85o C). Elles sont enfin prêtes pour le pressoir à expulsion à grand volume. Elles sont seulement rendues au tiers de leur extraction. Avant d’être raffinées, elles se feront laver au solvant de hexane, passeront par le phosphate pour ensuite se faire distiller à la soude caustique. Elles devront encore subir les étapes du raffinage dont la neutralisation, le dégommage, un deuxième lavage, une addition de diatomite de 2 % à 3 % comme décolorant et enfin une désodorisation à la vapeur autour de 460o F (240o C). En général, on ajoutera à ce fameux produit impérissable des antioxydants synthétiques comme le BHA et le BHT. Ces huiles seront vendues dans des bouteilles transparentes avec le terme 100 % naturelle inscrit en gros caractères. Ces huiles ne contiennent aucune vitamine, minéraux ou acide gras essentiels.

Alors, comment produisons-nous les huiles non raffinées et dites pressées à froid? La recherche de la qualité est primordiale chez ses producteurs. Cette qualité dépend du produit de départ, de la méthode de culture, de la méthode d’extraction et de conservation. Recherchez une certification biologique, biodynamique ou Kashère. Les termes pressées à froid, première pression et extra-vierge nous offrent une bonne qualité. Ces graines seront sélectionnées avant d’être pressées. Elles seront tout simplement lavées et décortiquées. Lors de la pression, la friction élèvera la température entre 30o C et 50o C. L’huile sera immédiatement coulée et embouteillée dans du verre foncé non réactif. Le procédé traditionnel a été amélioré dans le milieu de production; il est dorénavant exempt de lumière et d’oxygène. L’extraction à froid préserve la couleur, la saveur et la véritable odeur des graines! Cette huile se conserve au réfrigérateur à l’abri de la lumière, de l’air et de la chaleur. Ainsi, elle conservera mieux sa valeur nutritive.

Premièrement, rectifions; les huiles ne contiennent pas de cholestérol, car celui-ci se retrouve dans les graisses animales. Les huiles pressées à froid sont composées de lipides (gras) de différentes structures et qualités.

  1. Acides gras saturés; d’assimilation plus difficile, les graisses animales en contiennent beaucoup.
  2. Les acides gras monoinsaturés; d’assimilation moyenne et d’une structure très stable à la chaleur, l’huile d’olive en contient le plus.
  3. Les acides gras polyinsaturés; d’assimilation facile, mais d’une structure instable à la chaleur.

Nous retrouvons dans les huiles au moins deux acides gras dits essentiels à l’organisme soit, l’acide linoléique (oméga 6) et l’acide linolénique (oméga 3). On les surnomme parfois vitamine F et nous les retrouvons majoritairement dans les huiles pressées à froid. Ce sont de puissants agents antioxydants.

Offrons à notre corps une belle qualité d’huile comme on offre la meilleure qualité d’huile à notre voiture! Les huiles ont-elles une utilité?

  • Elles sont reconnues comme une bonne source de chaleur pour l’organisme.
  • Elles offrent au corps une énergie très calorifique de 9 calories par gramme comparativement à 4 calories par gramme pour les protéines et les glucides, attention à l’excès.
  • Elles transportent les vitamines liposolubles A, D, E et K dans tout l’organisme.
  • Celles-ci rehaussent la saveur et la texture de nos mets préférés.
  • Elles ralentissent la digestion des fruits par exemple (amandes et pomme).
  • Les huiles stimulent la production de la bile (émulsification des gras).
  • Prise en petite quantité, elles offrent une peau douce et des yeux brillants.
  • Apport quotidien recommandé : 15 ml par jour.

Huile d’arachide
Une légumineuse qui pousse sous terre et non une noix; saveur délicieuse de noisette; riche en acides gras monoinsaturés; se conserve bien au frais; friture (avec précaution), sautés à l’orientale (cuisine Thaï et indonésienne).

Huile de canola
Goût prononcé; riche en acides gras monoinsaturés (60 %); contient des gras polyinsaturés; oméga 3 (12 %) et oméga 6 (21 %); point de fumée élevé, mais elle pétille lors de la friture; cuisson au four et vinaigrettes.

Huile de carthame
Famille du chardon; saveur délicate, agréable et peu prononcée; riche en acide linoléique (78 %) qui abaisse le taux de cholestérol; bon dans les régimes pour la perte de poids; contient 75 % de gras polyinsaturés; cuisson au four et vinaigrettes.

Huile de lin
Saveur agréable de noix, un peu prononcée; riche en acide linoléique (oméga 6, 15 à 20 %) qui abaisse le taux de cholestérol; riche en acide linoléique (oméga 3, 55 à 60 %); point de fumée très bas, il est déconseillé de la chauffer; se conserve seulement un mois après ouverture; convient pour la crème Budwig et le maïs soufflé; assaisonnements et vinaigrettes.

Huile de maïs
Saveur prononcée de maïs; riche en acides gras polyinsaturés dont acides gras essentiels linoléiques; contient du bêta-carotène; convient pour les pâtisseries, la boulangerie et la cuisson au four.

Huile d’olive
Saveur d’olive non salée; provient surtout de l’Espagne; riche en acides gras monoinsaturés (69 %) et acides gras essentiels oléiques; vitesse d’oxydation lente, se conserve à la température de la pièce; vinaigrettes, cuisson au four, sauces et sautés légers.

Huile de noisette
Saveur de noisette, assez prononcée; mélanger avec l’huile de carthame, cela est moins coûteux; vitesse d’oxydation lente, se conserve à la température de la pièce; vinaigrettes, assaisonnements, cuisson au four et légumes sautés.

Huile de noix de Périgord
Saveur de noisette; vitesse d’oxydation lente, se conserve à la température de la pièce; convient pour les vinaigrettes et les légumes sautés.

Huile de sésame
Saveur très prononcée de sésame si elle est grillée, utiliser en petite quantité; est utilisée depuis plus de 4 000 ans dans les pays asiatiques; riche en acides gras monoinsaturés (37 %); point de fumée élevée, pour empêcher qu’elle mousse, augmenter graduellement la chaleur; contient de la sésamoline et du sésamol ce qui rend les acides gras plus stables; sautés légers, cuisson au four, soupes, assaisonnements et vinaigrettes.

Huile de soya
Saveur de noix; riche en acides gras polyinsaturés et lécithine; point de fumée assez bas; fragile à la chaleur, car elle mousse; cuisson au four, assaisonnements et vinaigrettes.

Huile de tournesol
Saveur prononcée au goût de noisette; riche en acides gras monoinsaturés (24 %) et polyinsaturés (64 %) et vitamine E; oxydation très rapide à cause de ses gras polyinsaturés; mayonnaise, cuisson au four, assaisonnements et vinaigrettes.

Récupérer son instinct

Avons-nous perdu l’instinct de savoir et de choisir ce qui est bon pour nous?

Cet instinct est directement relié à la nature dont nous sommes partie intégrante. Tout dans l’univers est constitué d’énergie. Nous sommes énergie comme l’eau, la terre, l’air et le feu qui constituent les éléments de la nature. Étant interconnectés, faisant partie intégrale de ce champ d’énergie, il est essentiel de s’en inspirer pour trouver ce qui est bon pour nous et pour bâtir ou rebâtir notre énergie.

Je me questionne quand je pose mon regard naturopathique sur les choix dits santé que font les gens qui m’entourent et qui me consultent. La majorité des personnes possèdent certaines connaissances dans l’alimentation, pratiquent ou ont pratiqué sporadiquement une activité physique ou un sport; elles parlent de repos occasionnellement ou quand elles se sentent mal ou elles espèrent atteindre un meilleur équilibre émotionnel.

Les livres abondent sur ces sujets dans chacune de nos bibliothèques personnelles; on les échange, on en parle entre nous. Chacun et chacune participe à un atelier, un cours, le temps d’une saison ou plus : tai chi, méditation, massage, cardio plein air, alimentation santé, etc. Nous évoluons très rapidement, nous apprenons sans arrêt, nous sommes des boulimiques de connaissances; cependant nous stagnons très souvent face aux changements à adopter. Tout change de forme, de nom, de couleur, d’importance. Ce qui était bon pour la santé hier sur la scène médiatique n’a presque plus d’intérêt aujourd’hui. Ce qui est prôné comme miraculeux pour notre santé à l’heure où vous lisez ces pages sera peut-être dévastateur demain. Ce qui allume nos lanternes sur le chemin de la santé se retrouvera peut-être au banc des accusés quand nous l’aurons adopté, nous laissant un goût toujours plus amer de nous être encore fait tromper ou nous être trompés nous-mêmes, avec un sentiment d’avoir à faire rapidement un autre choix afin de garder le cap dans cette jungle aux solutions miracles.

Y a-t-il tellement de choix que, finalement, nous ne savons plus quoi choisir?

Sommes-nous trop sollicités, trop fatigués, trop pressés, trop stressés? Avons-nous abandonné notre pouvoir de choisir? Avons-nous perdu notre instinct de choisir?

Qu’est-ce qui fait que prendre un médicament : pour maigrir, digérer, dormir, se calmer, pour la déprime, la ménopause, pour faire l’amour… devient trop souvent la première solution adoptée?

Il est temps de faire un bilan de toutes nos connaissances en matière de santé afin de nous mettre en action avec ce qui nous habite aujourd’hui, de cristalliser nos acquis positifs, ceux que nous possédons en cette minute précise et d’adopter un regard naturopathique face à notre santé.

Notre plus grand problème en ce moment ressemble à un manque de confiance en notre instinct. Comme si notre chance de réussir à être simplement bien dans les différentes sphères de notre vie, en respectant le plus naturellement possible nos besoins fondamentaux, dépendait de notre vitesse à emmagasiner le plus de savoirs possibles. Simplement dit, nous nous sentons l’obligation de tout savoir.

Sortez vos antennes; ne vous battez pas contre le système, mais retrouvez le sentier de la nature et soyez déterminés à vivre en accord avec celle-ci selon votre propre vérité.

Silence… on médite!

« Je consens et j’accepte de ne rien faire sauf de me concentrer sur mon être, mon corps, mon mental, ma respiration. Je suis consciente qu’il n’y a aucun but, aucun résultat à atteindre, mais seulement le chemin et l’intention pure de me concentrer sur moi-même sans aucune distraction. »

Ceci a été ma déclaration que j’ai écrite dans mon journal à l’aube de mon expérience de méditation silencieuse d’une durée de dix jours dans un centre situé au cœur de la nature au nord de la Californie. Un lieu propice à une telle pratique, là où, je savais, évidemment, qu’aucune parole n’était permise ni exercice quelconque ni même le yoga, aucune écriture ni lecture et aucun contact des yeux avec d’autres participants n’était toléré. L’élément que j’appréhendais le plus était qu’au souper des fruits seulement y étaient servis.

J’étais prête mentalement à vivre ce périple à l’intérieur de moi-même afin d’expérimenter ce que « je suis » vraiment sans l’influence de toutes les distractions que peut offrir notre environnement ou nos activités. J’entrevoyais par cet isolement une capacité à mieux ressentir ce qui fonctionne pour moi ou non, de façon à faire des choix plus conscients et plus directs vers ma réalisation et le bonheur.

Mais qu’est-ce qui a bien pu me pousser à aller faire une telle expérience me diriez-vous?

Ce qui m’a d’abord invitée fut la lecture de « The Art of Living » par William Hart et S.N. Goenka, (traduction française : L’Art de Vivre), qui m’a été prêté par une amie dans des circonstances inoubliables sur la Grande Île d’Hawaii. J’avoue que je ne trouvais pas particulièrement attirant ce livre tout bleu pas très épais avec une roue comme illustration. Ah là, tout le sens de ne pas juger son livre par sa couverture! Je le lu entièrement, et j’ignorais encore, à ce moment-là, qu’il aurait un aussi grand impact sur ma vie. Et comme il est expliqué dans le livre, la méditation est comme tout autre chose de la vie et comme par exemple, la natation, on peut savoir tous les bienfaits, les différentes techniques pratiquées, tout savoir sur le sport en question en lisant des textes, mais en ne sautant jamais à l’eau, il nous sera impossible d’apprendre à nager.

Alors, j’ai plongé et j’ai décidé d’aller faire un cours d’introduction de méditation. Le premier cours est obligatoirement d’une durée de dix jours, le temps nécessaire pour intégrer la technique. Il comporte des règles précises à suivre dont un code de discipline et il est entièrement gratuit. En fait, l’organisation dans laquelle je me suis inscrite est basée sur le principe « payer pour le suivant ». Un ancien étudiant a déjà déboursé, selon son budget et son appréciation pour qu’un nouvel étudiant puisse suivre le cours sans frais.

Ce qui m’a vraiment poussée à y aller, c’est de voir à travers cette opportunité d’investissement de temps en moi-même de pouvoir modifier mon approche à la vie. Évidemment, je ne savais pas trop à quoi m’attendre ou ce que j’allais y découvrir, mais je savais que les résultats ne pouvaient qu’être positifs. Le moment était des plus propices, car j’envisageais de me reconstruire une nouvelle vie, il fallait bien, car celle que j’avais mise tellement d’efforts à mettre en place avait éclatée plus de dix-huit mois auparavant. Une tournure d’événements digne d’une nouvelle littéraire, mais au lieu d’une fin d’histoire, il fallait continuer à vivre. Je remettais tout en question, chaque geste, je recherchais inévitablement un sens à ma vie et surtout une nouvelle façon de l’aborder comme si je cherchais à mettre fin à cette démarche sur des œufs écrabouillés. Je m’étais retrouvée à Hawaii, un voyage improvisé qui jour après jour s’est avéré d’une période de neuf mois. Le temps d’une gestation. Avant mon départ, un jour, quelqu’un m’a dit que c’est un lieu où les guérisseurs vont pour se guérir, un site sacré de recyclage d’âme, un terrain de pratique de vie, c’est rassurant de rencontrer d’autres âmes abîmées! Néanmoins, ce périple de méditation devenait une étape importante pour ma libération avant que je retourne à ma résidence principale pour tout vendre, me libérer d’ancrage du passé pour ensuite m’aventurer vers une toute nouvelle vie.

Qu’est-ce la technique dite « Vipassana »?
Vipassana signifie voir les choses comme elles le sont vraiment. C’est une des techniques de méditation les plus anciennes de l’Inde, visant la transformation par l’observateur en soi. Elle comporte une approche très directe et simple se basant sur la loi de la nature en observant les sensations du corps, l’observation de l’impermanence. Elle focuse sur la profonde interconnection entre le mental et le corps, ce qui s’expérimente directement par une attention disciplinée des sensations physiques qui sont formées dans le corps et qui s’interconnectent continuellement par les conditions de vie du mental. En devenant de plus en plus habile avec cette technique, le plus rapidement quelqu’un va se sortir de la négativité. Graduellement, le mental devient libre des défilements, il devient pur. Un mental pur est toujours plein d’amour, d’amour inconditionnel pour les autres, rempli de compassion pour ceux qui souffrent et demeure équanime devant toute situation. Le fait qu’elle ne comporte aucune visualisation et imagination et qu’elle ne préconise aucune religion ont été les éléments déterminants à ma décision de poursuivre cette méthode.

Quels genres d’expériences peut-on s’attendre à vivre?
Il y a autant d’expériences différentes qu’il y a de personnes, puisque nous vivons notre réalité chacun à notre façon. Dans mon expérience, j’ai eu l’impression d’être nez à nez avec l’anxiété. J’étais étonnée de prendre conscience qu’après deux ou trois jours seulement, je comptais le nombre de jours restant avant la fin du séjour. J’avais pourtant délicatement choisi de vivre cette expérience de dix jours. Et comme nous vivons chaque moment de la façon dont nous vivons notre vie, je me suis aperçue en jetant un coup d’œil vers le passé, que c’est aussi la façon que j’avais abordé mes études, en prenant le plus grand nombre de cours possibles, pour en finir au plus vite, donc, à peine commencé, déjà le sentiment anxieux d’avoir terminé. Je me suis dit que c’est probablement avec la même attitude que je vivais ma vie. Quelle belle réalisation ce fut! Croyez-vous que je sois la seule à vivre ainsi? Si ce séjour ne m’avait qu’apporté cette prise de conscience, ce serait déjà très gagnant. Nombreuses sont les découvertes sur nos états d’âme lorsqu’on n’y met toute notre attention.

Évidemment, il y a des périodes éprouvantes comme se sortir du lit et piétiner sur la rosée fraîche guidée de la lampe de poche pour se rendre à la salle de méditation pour 4 h 30 du matin. Toutefois, ces moments s’apprivoisent et deviennent des occasions d’émerveillement devant la beauté de la nature et les possibilités infinies que nous offre cette aventure. Aussi, il y a ces énormes bols remplis de fruits à l’heure du souper qui reçoivent des regards un peu perplexes. Cependant, il est intéressant de constater la différence de la qualité du sommeil et de la facilité du réveil lorsque nous mangeons plus légèrement le soir, à moins de ne pas manger assez et qu’on ne puisse s’endormir! Aussi, en soirée, il y a un visionnement audiovisuel qui est présenté en guise d’accompagnement dans la démarche.

J’ai réussi à compléter le programme de dix jours et j’ai trouvé une façon d’apprécier le moment présent. J’ai eu le temps de replacer des moments de ma vie et de comprendre que mes efforts à préserver l’amour, le confort, la sécurité n’a rien à voir avec l’évolution d’une situation. Le dernier jour, j’ai ressenti de la tristesse, et même une certaine crainte, en quittant l’endroit le plus paisible au monde pour revenir dans le « vrai » monde, jusqu’à moment où j’ai réalisé que cet endroit fait partie de ma personne et que je peux y accéder à n’importe quel moment.

Le retour à l’usage de la parole après une telle période de silence est une expérience qu’il faut vivre pour comprendre. À la fin, les sourires accrochés, les yeux pétillants, le teint resplendissant, les initiés respirent le bien-être et la légèreté. La vibration de la joie et de l’amour est palpable. C’est normal puisqu’on s’est offert un tellement beau cadeau, celui d’avoir su mettre absolument tout de côté pour s’être donné enfin l’occasion de vivre pleinement sa rencontre avec soi-même. Une transformation irréversiblement positive, en plus de ramener à la maison une technique de méditation intégrée.

Je me sens privilégiée d’avoir eu la chance de rencontrer il y a maintenant six ans, cette technique de méditation sur mon parcours. Depuis, je continue à pratiquer la méditation régulièrement et je me devais de partager cette expérience avec vous.

Notre planète arc-en-ciel

Le 10 janvier 2011, nous avons été les témoins privilégiés d’un phénomène exceptionnel de la nature. C’était à l’heure du soleil couchant, lors de notre marche quotidienne à travers le parc La Baie à Gatineau… C’était tellement extraordinaire que nous avons douté de la réalité du phénomène. Tout en échangeant nos perceptions sur ce qui se déroulait sous nos yeux, nous pressions le pas vers la boutique avec un désir gamin de partager ce que nous venions de vivre.

Aussitôt le récit transmis, une certaine déception pouvait se lire sur le visage de ceux et celles qui avaient manqué le spectacle. J’ai alors annoncé spontanément que le phénomène se répèterait de plus en plus souvent et que tout le monde pourrait voir ces manifestations prochainement. La rapidité avec laquelle le phénomène s’est renouvelé (deux jours plus tard) m’a rappelé l’importance, voire l’urgence, de la transmission des messages arc-en-ciel qui me sont confiés depuis l’an 2000.

Voici ce que nous avons vu lors de notre marche : Au-dessus du soleil couchant s’élève tout droit vers l’infini du ciel un rayon lumineux de la largeur du soleil. Ce rayon arc-en-ciel hors du commun est immense et très défini. Ses couleurs vibrantes se meuvent telle une aurore boréale. Des sensations physiques exquises accompagnent cette manifestation visuelle. Elles sont très proches des sensations ressenties lorsqu’on est exposé aux tonalités des bols de cristal, mais encore plus parfaites et plus touchantes.

Puis on l’entend. Cet arc-en-ciel joue une mélodie. Nous sommes enveloppés d’une sensation de douceur et d’une intensité indescriptible. De toute évidence, l’arc-en-ciel nous harmonise. Tous nos chakras y répondent naturellement. Deux jours plus tard, le 12 janvier, l’Ottawa Citizen publie un article et trois photos prises à l’aube par divers résidents. Vous pouvez voir ces photos (et une copie de l’article) sur le site lessence-ciel.com ou à la boutique.

Diverses explications scientifiques, opinions et interprétations sont émises…

Je vous partage la mienne. On dit de ce phénomène qu’il est rendu visible par la suspension des cristaux dans l’air. Nous percevons alors des émanations arc-en-ciel jaillissant de la terre. Qu’elles soient visibles ou non, ces émanations lumineuses sont présentes et nous pouvons en profiter, car nous baignons au cœur d’elles. Ce phénomène terrestre est comparable au rayonnement de l’aura humaine lorsqu’une personne a atteint l’équilibre et l’harmonie et que ses chakras tournent et dansent aisément. Elle a ainsi une aura arc-en-ciel. C’est l’état obtenu lorsque nous nous centrons dans notre cœur. La terre signale qu’elle est bien établie dans son centre. Par ses émanations, elle nous invite et nous encourage à la suivre dans son parcours d’ascension. Soyons donc au rendez vous, et participons à l’éveil, à la libération et à l’ascension planétaire.

Le bonheur en équilibre

Je travaille avec l’ennéagramme depuis 15 ans déjà et je demeure fasciné par la sagesse et la pertinence de cette théorie de la personnalité. Au-delà de l’identification des neuf types de personnalités dominantes, reposant sur leurs motivations profondes inconscientes, et de toutes les variations possibles en fonction de chaque individu, de ses forces et faiblesses et de son potentiel en tant qu’être humain, c’est la notion de bonheur et d’équilibre qui retient le plus mon attention.

L’ennéagramme part en effet du principe qu’il existe trois types d’intelligence : l’intelligence du cœur (celle des émotions), de la tête (celle de la pensée rationnelle) et du corps (celle de l’action). Et le bonheur passe par l’équilibre entre l’expression de ces trois centres. Un équilibre sans cesse à refaire, car la donne change continuellement.

Et comme chaque individu a un centre d’intelligence dominant, un centre de soutien et un centre réprimé, vivre en équilibre exige une bonne dose de connaissance de soi et de discernement… et un travail personnel constant.

Une personne, par exemple, où domine l’intelligence du cœur, aura tendance à mettre ses idées au service de ses émotions (pour tenter de leur donner un sens). C’est dans ce contexte que le centre dominant (cœur) s’allie son centre de soutien (tête). L’inconvénient, c’est que la tête est souvent bien mal placée pour informer le cœur. La tête devrait plutôt servir à avoir une pensée rationnelle lorsque le cœur est submergé par les émotions. De plus, le troisième centre (celui de l’action), étant réprimé, il est très difficile pour cette personne de poser les gestes appropriés. Pour atteindre l’équilibre, et donc aspirer au bonheur, cette personne doit reconnaître authentiquement ses émotions, parvenir à analyser rationnellement la situation et poser les actions qui s’imposent.

La dynamique des autres types est différente, mais le concept demeure le même. Il faut parvenir à réaliser l’équilibre entre les trois centres pour exprimer toute sa plénitude en tant qu’être humain, c’est-à-dire être à l’écoute de ses véritables émotions et de celles des autres, avoir une pensée rationnelle et objective et poser à chaque instant le geste approprié.