Les bienfaits d’un espace sacré

En spiritualité, tout commence par une panne (Richard Bergeron, Renaître à la spiritualité). Et il arrive que la panne se présente tout simplement sous une forme banale: « Je suis fatigué ». Il s’agit souvent plus que d’une fatigue physique causée par la dépense d’énergie quotidienne. Ce signal de fatigue indique une fatigue morale ou spirituelle qui peut se manifester à tout âge, à la suite des déceptions découlant des chemins parcourus.

Cette situation est une invitation à cesser de courir à longueur de journée, même durant nos journées de congé, pour emprunter de nouveaux chemins et ne pas oublier d’apprivoiser les espaces qui mènent à l’intériorité.

Il existe en chacun de nous un « espace sacré » à découvrir. Beaucoup craignent de s’avancer dans ce genre d’aventure comme s’il s’agissait de s’exposer à de vastes espaces où l’on risque de se perdre. On se met alors à chercher des guides extérieurs pour nous rassurer.

Il suffirait peut-être de commencer par apprivoiser le silence extérieur. S’arrêter, seul, dans la nature, à goûter le temps, à écouter la musique, à contempler la lumière ou les étoiles. Découvrir ou se créer des îlots de silence.

Tenter de faire un peu de silence intérieur par diverses formes de méditation ou de temps d’arrêt dans un lieu de calme choisi et apprécié. Fréquenter des ermitages ou des centres de retraite, pratiquer la marche silencieuse.

Offrir à l’âme agitée cette dose de calme quotidien qui nourrit non seulement le psychique, mais tous les niveaux de conscience, depuis les plus superficiels jusqu’aux plus comblants. Le silence parle fort; le silence me révèle le mystère que je suis, il est miroir et me reflète les secrets cachés, les désirs enfouis, les richesses inexploitées.

Dans un de ses sermons, saint Bernard affirmait que l’âme cesse d’être solitaire quand elle devient « sanctuaire ». Cela signifie que toute personne qui cultive l’ouverture intérieure peut aussi devenir un « espace sacré ».

Tout vivant conscient reçoit plus facilement les cadeaux de la vie lorsque tous les volets de sa maison sont ouverts pour laisser entrer toute forme de lumière.

De tous temps, les êtres spirituels, prophètes ou mystiques, ont désigné les chemins du sacré ; à tous les âges, ils ont cherché divers points de contact avec ce que nous appelons la Transcendance. On a attribué le nom de sacré à ce qui nous fait ressentir sa présence, nous induit à la contempler et à s’en émerveiller. L’actuelle désaffection pour le religieux institué n’implique pas la disparition des expériences de la transcendance. Elle les rend seulement plus difficiles à identifier.

Le témoignage de la vie de Jésus, comme celui de nombreux croyants provenant de toutes les cultures, pose la personne humaine comme réalité prioritaire, précieuse et inaltérable, sacrée. Toute sa pratique en témoigne : ses actes de guérison, ses attitudes d’accueil et ses enseignements éthiques privilégient toujours la personne et sa capacité de relation à Dieu.

Un témoin de chez nous, de réputation internationale, Jean Vanier, nous rappelle cette vérité dans le titre d’un de ses livres : Toute personne est une histoire sacrée.

Une urgence pour notre temps : reconnaître l’espace sacré que je suis, reconnaître l’espace sacré qu’est chaque personne humaine, même si elle est handicapée, migrante, d’une autre culture. La situation internationale de repli sur soi, de sécurité à tout prix, profiterait avantageusement d’une injection d’humanité en provenance des « sanctuaires » que nous sommes.

Le sens de la vie après une expérience de mort imminente (EMI)

En juillet 1981, lors d’un accouchement plutôt difficile, fatiguée, épuisée, je me suis sentie partir et m’élever, attirée par une douce et intense Lumière blanche qui a rapidement pris toute la place. J’en ai oublié mon corps tant cette Lumière était un COCON D’AMOUR, un aimant m’attirant dans toute cette douceur. Je me sentais comme dans les bras d’une maman, TOTALEMENT AIMÉE ET ACCUEILLIE. J’ai d’abord senti, puis vu une présence blanche lumineuse m’envelopper de sa Lumière, d’une FORCE D’AMOUR jamais connue, puis je l’ai entendue me parler. Cette présence m’a rassurée, car elle m’a dit que tout irait bien, qu’elle était avec moi. Instantanément, je lui ai fait confiance. Cet ÊTRE m’a parlé de mon histoire, de moi, cette petite FILLLE non désirée par ses parents qui voulaient un GARÇON. J’ai vu mon histoire défiler devant moi, mais j’en étais détachée : je revoyais des scènes comme les fessées douloureuses et j’entendais les propos blessants, comme « fais de l’air », « dérange-moi pas ». Je me voyais cherchant l’attention, l’approbation, l’amour des membres de ma famille. J’étais le témoin silencieux de ma propre histoire sans avoir conscience du TEMPS ET DE L’ESPACE.

Ce sont les pleurs de mon bébé nouveau-né par césarienne d’urgence qui m’ont ramenée à mon corps physique. Je m’y sentais tellement mal, à l’étroit, avec un ÉNORME SENTIMENT DE PERTE. J’ai été happée par mon retour à la réalité terrestre et j’étais divisée entre la peine liée à cette perte de paradis et la joie de voir mon bébé. J’ai parlé de mon histoire à mon gynécologue et je lui ai dit que personne ne me croirait si je contais ce que je venais de vivre. Je savais que les miens étaient alors dans le bien-paraître et le « on fait comme si ».

Ma vie a basculé, je n’étais plus la même intérieurement. Je me sentais SEULE, vraiment humainement SEULE, même s’il y avait mon fils, mon mari et mes amis. Ma vie n’avait plus de sens, mais à qui parler sans passer pour menteuse ou folle? J’ai cherché, cheminé, et je sais aujourd’hui avec CERTITUDE que cette FORCE DE VIE, je la porte en moi comme je l’ai toujours portée au plus profond de mon être sans en être consciente. C’est elle qui a toujours tout synchronisé dans ma vie. Ce fut tout un travail, jour après jour, de M’ACCUEILLIR ET M’ACCEPTER TELLE QUE JE SUIS : DIFFÉRENTE, IMPARFAITE ET LIBRE. Oui, ma vie a basculé tout doucement : mon couple s’est dissout, j’ai laissé aller des proches et des amis. Puis, j’ai choisi d’étudier en médecine douce, dans différentes branches, et je suis toujours demeurée ma cliente no 1. D’ailleurs, j’ai été amenée à témoigner de mon histoire, ce parcours pas très fréquenté, mais dans lequel j’ai vibré intensément.

En juin 2013, j’ai revécu toute mon histoire, car, cette fois, c’était mon seul fils tant aimé qui était dans le coma, à la suite d’un accident de moto. Il était lui aussi dans la douce LUMIÈRE et L’AMOUR PUR, je le savais si bien. À sa sortie du coma, j’ai vu cette MERVEILLEUSE LUMIÈRE dans ses beaux yeux si bleus. Lui aussi n’était plus le même. Et cinq mois et demi plus tard, il s’envolait finalement, pour ne plus revenir, dans cette LUMIÈRE qui est notre réelle demeure à tous.

Alors oui, ma vie a aujourd’hui une profondeur et une sérénité qui me font choisir chaque jour de VIVRE LE PRÉSENT INTENSÉMENT. Je rends grâce pour mon histoire, aussi difficile semble-t-elle, puisqu’elle m’a permis d’être la FEMME que je suis aujourd’hui. Même pendant que je vis de grands deuils, la VIE ME PORTE.

Fini le gaspillage!

Quatre trucs pour affamer nos poubelles et assurer une consommation responsable
De la pomme ridée au poireau desséché, en passant par la pinte de lait « passée date », chaque jour, on jette des aliments. Ce problème se présente à toutes les étapes de la chaîne alimentaire, de la ferme à la table; malgré tout, c’est nous, les consommateurs, qui jetons le plus d’aliments. Ce geste coûte très cher aux Canadiens puisque chaque consommateur perdrait près de 800 $ par année à cause du gaspillage alimentaire qu’il fait à la maison. Et c’est sans compter toutes les ressources (eau, engrais, pesticides, pétrole, emballages) qui entrent dans la production, la transformation et le transport de ces aliments. Voici donc quatre trucs simples afin de moins nourrir vos poubelles et d’éviter de gaspiller les aliments.

Cuisiner les aliments fatigués
Vous arrive-t-il parfois de tomber sur de véritables découvertes archéologiques dans le fond de votre réfrigérateur? Les fruits et légumes ratatinés ont certes connu des jours meilleurs, mais ils ne méritent pas nécessairement de se faire balancer directement à la poubelle. Les fruits plus âgés se prêtent à merveille à la confection de compotes et de confitures. Une fois en purée, les rides seront choses du passé ! Les légumes fanés ne laissent pas non plus leur place quand vient le temps d’apprêter des soupes et des potages réconfortants.

Congeler tout, tout, tout
À peu près tous les aliments se congèlent : fruits, légumes, céréales, viandes, poissons … C’est une méthode de conservation qui permet de réduire efficacement le gaspillage.

Dès que vous revenez du supermarché, placez vos pains au congélateur. C’est là qu’ils se conserveront le plus longtemps. Il suffit de les décongeler pour qu’ils redeviennent aussi frais que le jour de leur cuisson!

Les restes de repas peuvent être divisés en portions individuelles dans des contenants destinés à la congélation. Il suffira ensuite de les décongeler au fur et à mesure pour créer un lunch rapide, prêt à manger.

Faire un bouillon avec les restes de légumes
Lorsqu’on prépare des légumes, il est inévitable de se retrouver avec des bouts de tige, des pelures et d’autres épluchures. Plutôt que d’engraisser votre poubelle avec ces précieuses retailles, conservez-les dans un sac hermétique placé au congélateur. Une fois le sac plein, vous pourrez faire un bouillon de légumes. Il suffit de faire revenir un oignon dans l’huile. Ajoutez-y les retailles et faites cuire le tout. Recouvrez ensuite les légumes d’eau, assaisonnez avec des herbes fraîches ou sèches et laissez mijoter doucement une trentaine de minutes. Filtrez le tout, et vous obtiendrez un bouillon de légumes maison.

Se calmer en ce qui concerne les dates de péremption
Les dates de péremption sont les mentions « best before » (meilleur avant) que l’on peut voir sur certains produits alimentaires. Ces dates sont valides tant que l’emballage n’a pas été ouvert. Leur rôle n’est pas d’indiquer qu’un produit n’est plus propre à la consommation une fois passée une date donnée mais plutôt que le fabricant ne peut pas garantir que l’aliment sera encore au meilleur de sa forme du point de vue du goût, de l’apparence, de la texture ou de la valeur nutritive. Certains aliments, comme les œufs, le yogourt et les fromages fermes tels le cheddar peuvent être consommés sans problème après la date de péremption, s’ils ont été conservés dans les bonnes conditions. Nous avons tous, chaque jour, le pouvoir de lutter contre le gaspillage alimentaire. Intégrer quelques-uns de ces trucs dans son quotidien est une façon facile d’économiser de l’argent et de faire du bien à la planète.

Le gaspillage alimentaire : honte et scandale!

DES CHIFFRES QUI EN DISENT LONG
Au Canada, seulement 11 % du gaspillage alimentaire est attribuable aux détaillants et 51 % aux consommateurs. Annuellement, au Québec, c’est plus de 32 000 tonnes d’aliments comestibles qui sont jetées aux ordures par l’industrie agroalimentaire. Les Québécois perdent en moyenne 771 $ par année en nourriture jetée, soit 2,5 fois plus que chez nos voisins du sud.

Selon une étude publiée en 2010, les Canadiens jettent pour 27 milliards de dollars de nourriture chaque année et 1 item sur 4 est jeté sans avoir été consommé.

Le secteur agroalimentaire a évolué à vitesse grand V ces dernières décennies, laissant dans son sillage un triste constat : le tiers des aliments produits mondialement est perdu ou gaspillé (FAO, 2011). Bien que la nécessité de réduire le gaspillage fasse plutôt consensus, nous sommes en droit de nous demander si les citoyens, les citoyennes et le système agroalimentaire sont prêts à changer.

Surconsommation et mode de vie
Peu d’études ont été faites au sujet du gaspillage alimentaire, que ce soit au Québec, au Canada ou dans le monde. Toutefois, celles qui existent s’entendent quant à l’impact des habitudes de consommation des citoyens et citoyennes sur l’ampleur de la problématique du gaspillage alimentaire. En effet, dans les pays industrialisés, les plus grands gaspilleurs sont les consommateurs et consommatrices. D’abord, notre société valorise beaucoup le travail rémunéré et son pendant, la consommation. L’acte d’acheter est bien vu, il est signe d’opulence et procure une certaine envergure sociale. Afin de répondre aux attentes de leur famille et entourage, les consommateurs vont avoir tendance à acheter plus que ce dont ils et elles ont réellement besoin. Ceci, sans parler des horaires souvent chargés et contraignants qui limitent leur capacité à bien gérer les achats. Dans le cas qui nous intéresse, les aliments périssables n’ont pas une durée de vie infinie et doivent être entreposés, congelés ou transformés adéquatement.

Ensuite, l’annulation des cours d’économie familiale au secondaire, conjugué à l’éclatement des familles et à l’arrivée des femmes sur le marché du travail ont eu pour effet de faire diminuer le temps accordé à la transmission des savoirs culinaires. Ces derniers sont essentiels à la bonne gestion des aliments, mais sont aussi importants étant donné l’influence qu’ils exercent sur la perception de la cuisine : un moment passé en famille, qui nous permet de manger sainement sans gaspiller la nourriture que l’on a à la maison.

Matière à réflexion
Si la moitié du gaspillage alimentaire au Canada est la responsabilité des consommateurs et consommatrices, l’autre moitié relève de l’industrie à tous les niveaux de la chaîne alimentaire (production, transport, transformation et vente). En quelques décennies, nous sommes passés d’un système d’agriculture traditionnel de proximité à un système d’« agrobusiness » (agroentreprise) comptant beaucoup d’acteurs qui ont leurs propres attentes, normes et demandes.

« Un milliard d’êtres humains souffrent de malnutrition et pourtant, un tiers de la production mondiale de nourriture est jeté ».Tristram Stuart

Si une partie des milliers de tonnes d’aliments se retrouvant à la poubelle pouvait se retrouver sur les tablettes à moindre prix, ou dans les banques alimentaires, cela permettrait certainement de mieux répondre aux 1,6 millions de demandes d’aide alimentaire d’urgence mensuelles que reçoivent les Banques alimentaires du Québec.

1 En septembre 2013, une pétition portant 18 097 signatures a été déposée à l’Assemblée nationale du Québec pour demander au gouvernement d’obliger les supermarchés tels Maxi, IGA ou Métro à donner leurs invendus encore consommables à des banques alimentaires.

Mots de la Rédactrice en chef et de l’Éditeur

MON DERNIER MOT…

C’est le cœur rempli d’émotions que je rédige mon dernier mot, puisque j’ai pris la décision de quitter mon poste de rédactrice en chef pour me consacrer davantage à l’écriture, ma première passion dans la vie. Mon projet pour l’année 2016 sera de rédiger la suite de mon roman Les désordres du cœur.

Être rédactrice en chef pour Cheminement, d’avril 2014 à décembre 2015, aura été pour moi un réel privilège tout autant qu’une aventure fabuleuse et exception­nelle. Mon passage à Cheminement est rempli de beaux souvenirs et de travail acharné. Avec l’aide d’une équipe fantastique, j’ai collaboré à la production de sept numéros.

Je veux saluer et remercier chaleureusement les membres du comité éditorial : Benoit Plante, Marie-Michelle Poulin, Emmanuelle Michaud et Maryse Allain. Leur arrivée est venue me délester de plusieurs tâches, enrichir la variété des sujets de nos articles et me faire découvrir quatre belles personnes. Aussi, Johanne Falardeau, réviseure, pour son rythme d’exécution rapide et son souci du travail bien fait; Carolle Bergeron, graphiste, pour son excellent travail et son esprit créatif. Carolle et moi avons formé une équipe efficace et dynamique, et je veux lui témoigner toute ma reconnaissance pour son inlassable et chaleureuse collaboration.

Un immense merci à Denis Manseau, éditeur, pour cette extraordinaire opportunité. Merci d’avoir cru en moi, merci d’avoir laissé ma créati­vité s’exprimer. Ensemble, nous avons passé de longues heures à développer de nouveaux projets et à unir nos forces pour accroître le rayonnement de la revue.

Pendant les vingt mois où j’ai été à la barre de Cheminement, je suis montée à bord d’un TGV et j’ai roulé. Si je me suis investie de tout mon être, j’ai aussi reçu beaucoup en retour. J’y ai côtoyé des gens fantastiques et rencontré de magnifiques personnes. J’en ressors enrichie, comblée, avec la fierté du travail accompli. Cheminement aura été pour moi une façon de contribuer à la communauté.

Namasté,
Carole Verdon, rédactrice en chef

TOUJOURS PLUS HAUT… TOUJOURS PLUS LOIN…

Merci, Carole Verdon, d’être qui tu es et d’avoir répondu à cet appel à joindre ce petit groupe d’auteurs que j’avais réunis pour m’aider à rafraîchir ma perspective des contenus de nos 5 rubriques. Depuis, tu auras toujours su faire plus que juste le nécessaire. Ton appétit insatiable et ton acharnement pour la minutie auront été d’une aide inestimable dans cette poursuite à diffuser des contenus de qualité dans chacune de nos 5 rubriques. Et, comme je te l’ai toujours dit, merci d’être et d’avoir été toute là tout au long de cette période!

Toute une évolution et tout un monde de possibilités demeurent devant nous. À partir de janvier prochain, vous pourrez naviguer sur un tout nouveau site Internet affichant encore plus d’articles, de chroniques et de vidéos qui s’ajouteront à chacune de nos éditions. Au cours des premiers mois de l’année, nous mettrons à jour notre bottin de services liés à la santé globale sur le Web afin que vous puissiez aisément identifier les intervenants parmi les plus actifs au cœur du mieux-être des gens en Outaouais. Un calendrier en ligne d’activités et d’événements sera également mis à votre disposition pour que vous ne manquiez aucune de ces sessions bienveillantes qui sont organisées.

À l’intérieur de ces pages, vous découvrirez un tout nouveau cahier spécial de trucs et conseils santé, Au fil des saisons. Il est introduit grâce à la collaboration d’une brochure de spécialistes de disciplines complémentaires qui nous tiendront au courant de l’actualité dans leurs domaines et nous offriront des conseils contribuant à un mode de vie sain et naturel au fil des saisons.

Je tiens à remercier les auteurs qui ont collaboré à cette édition sur le thème du sacré. Quelques-uns des articles ne pourront être lus que sur le Web, à cause du manque d’espace dans la revue. Je vous invite à lire ces textes qui seront placés tout prochainement sur cheminement.com : Être sage femme (Michèle Matte), Les plantes médicinales (Karine Sigouin), La foi (Jacques Gauthier), La zoothé­rapie (Francine Guiet), La photographie (Nathalie Lauzon) et Voyages initiatiques (Luc Labelle).

Tous les membres de notre équipe se joignent à moi pour vous souhaiter, à tous et à toutes, une heureuse continuité sur votre chemin de vie!

Merci d’être là!
Denis Manseau, éditeur

L’importance des valeurs

« Ces nouvelles sont excellentes, et ce que tu récoltes est le fruit de tes investissements basés sur tes valeurs »

Si j’ai choisi de partager avec vous ce court extrait d’un suivi de coaching, c’est parce qu’il introduit à merveille le thème des « valeurs », un thème qui fait partie intégrante de la vie de chaque personne, qu’elle en soit consciente… ou non!

Dans un parcours de vie, il est très fréquent qu’une personne soit en quête du sens de sa vie personnelle ou professionnelle ou qu’elle se questionne à ce sujet! Savez-vous que, bien souvent, elle trouvera des réponses dans la mise à jour de ses valeurs?

Les valeurs, ce sont des croyances bien ancrées en nous qui expliquent nos motivations et qui peuvent servir à mieux comprendre nos besoins. Ce sont elles qui orientent nos choix de vie, nos comportements, nos actions.

La majorité de nos valeurs sont acquises au contact de notre milieu familial, éducatif, social, culturel et politique et elles font partie de notre identité. Les valeurs sont implantées durant notre petite enfance, de la naissance jusque vers l’âge de sept ans, au contact de nos parents. Vient ensuite l’étape du modelage (8-13 ans), qui se fait consciemment ou inconsciemment en copiant les amis. Les valeurs les plus importantes, les valeurs fondamentales, se créent vers l’âge de dix ans. Puis, c’est l’étape de socialisation (14-21 ans), qui sert à découvrir les valeurs qui affectent nos rapports avec les autres. Par la suite, tout en demeurant des éléments stables de notre identité, elles évoluent quelque peu au cours de notre existence.

Si de nombreuses valeurs (amour, famille, santé, réussite, bonheur, paix, engagement, respect, couple, richesse, sécurité, aventure, stabi­lité, entre autres) suscitent l’intérêt général, ce sont plus ou moins huit valeurs qui donnent une direction, guident les comportements, motivent à agir et donnent un sens aux activités quotidiennes.

Lorsqu’on fait en sorte de respecter nos valeurs et de les faire respecter par autrui, non seulement nos choix de vie deviennent durables, mais ceux-ci nous apportent bien-être et confiance. En contrepartie, nous devons assumer la responsabilité de nos choix!

Cependant, lorsque nous y dérogeons, nous nous sentons mal, déstabilisés, coupables et nous doutons bien souvent du fondement de nos actions et de nos choix de vie.

Il est à noter que les valeurs changent selon le contexte. Par exemple, dans un milieu de travail, une personne pourrait valoriser engagement, succès, efficacité, esprit d’équipe, plaisir et créativité, tandis que, dans un contexte de vie de couple, ce qui pourrait être le plus important pour cette même personne serait amour, fidélité, respect, ouverture d’esprit, et peut-être aussi plaisir et engagement!

À la lumière de ces brèves explications sur les valeurs, pensez-vous connaître les huit valeurs qui orientent votre vie personnelle ou professionnelle?

Voici deux pistes de travail parmi d’autres pour vous aider à identifier vos valeurs :

1. Arrêtez-vous un moment et faites comme si vous preniez une photo instantanée de votre vie actuelle en choisissant votre contexte. Selon vous, quels sont les huit mots qui reflètent ce que vous voyez?

2. Dans un moment propice à la réflexion, posez-vous la question suivante : « Qu’est-ce qui me pousse à agir ou qui me fait sortir du lit le matin? »

À partir de l’une ou l’autre de ces pistes, vous aurez identifié ce qui est vraiment important pour vous dans le contexte choisi. Pour que votre mise à jour des valeurs soit « opérationnelle », poursuivez votre réflexion en nommant les croyances qui alimentent vos valeurs.

Être ou ne pas être en relation… là est la question!

Tant de personnes désirent « être » en relation afin « d’aimer et d’être aimées ». À la base, les hommes et les femmes désirent exactement la même chose, mais, après un certain temps, cette illusion s’effondre et, bien souvent, le couple aussi!

Être en relation avec quelqu’un, c’est apprendre à se découvrir et à se connaître par l’entremise de l’autre afin d’épurer notre propre contenu; et pourtant, nous entrons trop souvent en relation sans connaître notre mécanisme de fonctionnement ni le contenu qui nous habite. En plus, nous devons apprendre le mécanisme de fonctionnement et le contenu de notre partenaire, ce qui ne nous facilite pas la tâche.

Le plus grand problème se situe dans le fait que, lorsque nous sommes en relation, nous désirons inconsciemment réparer les blessures subies au cours de notre enfance; c’est ainsi que notre passé et celui de notre partenaire refont surface et que les guerres de pouvoir débutent.

En début de relation, les échanges se font merveilleusement bien; c’est la phase fusionnelle, durant laquelle nous sommes prêts à tout faire pour plaire à l’autre. Cependant, dès que l’un des deux ne comble plus les pré-requis de l’autre, la relation commence à se ternir, et nous prenons soudainement conscience du fait que tout n’est pas si parfait. La personne en face de nous n’est pas totalement celle qu’elle dit être, et nous croyons à tort que nous ne sommes pas avec « LA » bonne personne.

Dans certains cas, nous poursuivrons nos routes respectives vers quelqu’un d’autre en répétant le même scénario jusqu’à ce que nous acceptions de faire face à notre propre contenu. Au mieux, nous persistons au sein de la relation pour entamer la phase « de la réalité », durant laquelle nous commençons à découvrir le mécanisme de fonctionnement de notre partenaire et son contenu. Cette phase nous permet aussi de nous connaître personnellement encore plus en profondeur. Elle est souvent de type « montagnes russes » à cause des émotions impliquées dans la découverte de soi et de l’autre.

C’est au cours de cette phase que la communication devient totalement discordante entre nous et notre partenaire et que le chaos s’installe jusqu’à ce que nous arrivions à trouver un moyen de communication sain qui nous permettra de mieux nous entendre, nous écouter et nous soutenir. Cette phase n’est certes pas facile, mais elle est très enrichissante et gratifiante.

Bien sûr, les deux partenaires doivent avoir le désir de travailler chacun sur soi pour ensuite échanger l’un avec l’autre leurs découvertes et prises de conscience afin de pouvoir rétablir une communication saine et de continuer à construire une relation qui les mènera vers quelque chose de mieux pour eux. Si c’est le cas, il est maintenant temps d’accepter de baisser les armes en cessant de culpa­biliser et de responsabiliser l’autre et de jeter un regard en profondeur dans ses propres « trippes » pour constater ce qui nous habite et qui fait en sorte que nous agissons d’une certaine façon avec l’autre.

En conclusion, si nous partons avec l’idée que nous désirons trouver un partenaire afin de nous compléter, c’est que nous ne nous considérons pas comme une personne à part entière en voulant combler un manque, un vide ou des carences. Un partenaire de vie devrait être un plus dans notre vie, pour que nous puissions tous deux marcher côte-à-côte et non pour lui faire porter la responsabilité de notre malheur ou de notre bonheur!

Le coin du livre

Le Why Café
par John P. Strelecky | Le Dauphin Blanc, 2009

Un homme décide de prendre la route pour quelques jours de vacances. Retardé par un accident, il décide de changer son itinéraire et se retrouve sur un chemin inconnu et isolé. Alors qu’il est sur le point de manquer d’essence, affamé et perdu, il découvre un petit café au milieu de nulle part. C’est à cet endroit qu’il fait la connaissance de trois personnes qui changeront sa vie à jamais.

Ce petit ouvrage (seulement 140 pages) semble assez anodin; une gentille petite histoire de fin d’après-midi. Pourtant, même si « Le Why Café » n’a rien d’un grand chef-d’œuvre littéraire, l’écriture y étant assez simple et truffée de clichés, il n’en demeure pas moins qu’il est un best-seller international traduit dans plus de 18 langues. Il faut dire que ce roman initiatique provoque irrévocablement les réflexions chez ses lecteurs, ce qui les amène à poser un tout autre regard sur leur vie. Ils se retrouvent ainsi, à l’instar du personnage principal, à se poser les mêmes questions sur leur raison d’exister, réalisant finalement qu’il n’y a plus aucune raison de remettre à demain ce qui les anime au plus profond d’eux-mêmes. « Quand on sait ce qu’on aimerait faire si on avait du temps, pourquoi ne le fait-on pas dès maintenant ? ». À découvrir !

Mourir pour vivre
par Anita Moorjani | Le Dauphin Blanc, 2012

Anita Moorjani aurait dû mourir d’un cancer lymphatique au stade terminal, en 2006. Après quatre ans de lutte contre le cancer, son organisme se met à défaillir. Elle tombe alors dans le coma, ses organes cessant de fonctionner les uns après les autres, et les médecins annoncent à sa famille qu’il ne lui reste que quelques heures à vivre. Or, pendant ce temps-là, la jeune femme est en train de vivre une intense expérience de l’autre côté du voile, baignant dans un amour pur et total. Non seulement elle comprend sa valeur intrinsèque et la véritable cause de sa maladie, mais elle sait également que son état s’améliorera lorsqu’elle reprendra conscience. De fait, elle sort de l’hôpital après seulement quelques semaines, sans plus aucune trace de cancer dans son organisme.

Dans ce livre inspirant, Anita raconte comment elle a essayé, pendant toute sa vie, de répondre aux attentes extérieures, alors que la seule attitude à adopter était de vivre joyeusement et sereinement, dispensant de l’amour autour de soi. Elle mentionne qu’il existe beaucoup plus que notre monde à trois dimensions et que la vie est un cadeau. Maintenant qu’elle sait qu’elle est environnée d’êtres spirituels aimants, toujours proches d’elle, elle découvre que son destin est de vivre le « Paradis sur terre » en utilisant cette nouvelle compréhension. Mourir pour vivre est donc un incontournable pour ceux qui s’intéressent aux expériences de mort imminente. Non seulement l’ouvrage est facile à lire et accessible, mais Anita Moorjani sait trouver les mots justes pour parler à la fois aux lecteurs et à leur cœur. Un véritable cadeau à s’offrir.

Je suis heureuse
par Alberto Agraso et Mony Dojeiji | Walking for Peace Publishing, 2013

Voici l’histoire d’Angela, une petite fille qui invite le lecteur à voir dans la vie tout ce qu’il y a de merveilleux. Sa famille, ses amis, la nature qui l’entoure; Angela décrit tout l’amour qu’elle ressent dans ces quelques mots : « Je suis heureuse ». Un petit plaisir à lire et relire avec les enfants pour un temps d’arrêt et de simple complicité partagée.

Ce livre est également disponible dans la version originale en espagnol et en anglais.

Le retour au Féminin Sacré

…pour participer à l’émergence d’un monde nouveau!

En tant que femme, être dans son Féminin Sacré, c’est cultiver ses qualités féminines, son essence propre. Le faites-vous? Être dans son Féminin Sacré, c’est aimer son corps sans l’approbation des regards extérieurs. Le faites-vous? Être dans son Féminin Sacré, c’est faire rayonner sa beauté intérieure. Le faites-vous? Être dans son Fémi­nin Sacré, c’est écouter ses besoins et ses désirs et y répondre avec amour envers soi. Le faites-vous?

J’entends le tam-tam du tambour sacré amérindien… et vous? Un son sourd… profond, remuant. Que vient-il remuer en vous? Écoutez encore. Est-ce le tambour sacré que vous entendez ou votre féminin sacré qui veut s’exprimer? Maintenant, voyez-vous le cercle de femmes dans lequel vous êtes invitée à entrer pour y honorer ce féminin sacré en vous?

Qu’est-ce que le Féminin Sacré?
Le Féminin Sacré, c’est la recon­naissance de toutes les qualités féminines : la beauté, l’harmonie, la sensibilité, la sensualité, la grâce, la douceur, la finesse, l’empathie, l’accueil, l’éveil de la terre mère… Et surtout, c’est l’énergie créatrice. Les femmes sont les gardiennes du Féminin Sacré.

Le Féminin Sacré, c’est une expression de la créativité, une danse avec les cycles de la vie, de la lune et de la terre. Le pouvoir au féminin, c’est apprendre à se connaître, prendre le temps de s’arrêter et d’observer ce qu’on ressent. Le Féminin Sacré permet à chaque être humain de retrouver tout le potentiel de son pouvoir créateur. Cette énergie unificatrice et créatrice qui nous connecte profondément à notre sensibilité, à la liberté d’exprimer nos rêves les plus fous et de faire confiance à nos intuitions.

Le Féminin Sacré laissé pour compte
Il y a quelques décennies, les femmes ont laissé de côté certains aspects du féminin pour se tailler une place dans la société. Dans un passé encore plus lointain, on considérait la femme comme l’incarnation dans la matière de la grande déesse. Elle représentait le pouvoir créateur de la déesse mère en plus de pouvoir communiquer avec l’invisible et le sacré. La femme antique était donc chamane, guérisseuse, magicienne et prêtresse.

Dans cette perspective historique, nous sommes maintenant prêts à concilier ces pôles afin d’unir ces deux facettes de notre être, le féminin et le masculin. C’est par la réunion de ces deux principes en soi-même que l’on pourra retrouver la paix dans le monde.

Depuis longtemps, l’énergie féminine a été bafouée, reniée et non respectée. Il est temps de nous affranchir du système patriarcal, tant religieux que social ou politique. La femme doit retrouver sa dignité et reprendre sa place. Une façon d’y parvenir, c’est en guérissant le Féminin blessé que nous portons dans notre ventre et en nous libérant des tensions et des charges émotionnelles qui limitent l’expression de notre féminité.

Une invitation
Et si c’était le Féminin Sacré qui allait ramener dans notre société l’équilibre, la paix, la guérison et l’harmonie de notre humanité? Unissons-nous dans le cercle du Féminin Sacré afin de faire briller ce qu’il y a de plus précieux : l’émergence de la femme libre, la gardienne du Féminin Sacré.

À celles qui ressentent l’appel du Féminin Sacré, venez célébrer et honorer votre féminité dans toute sa grandeur, sa beauté et sa puissance dans le cadre d’un atelier significatif. Laissez-le émerger et s’exprimer!

Une tendance verte dans notre assiette : le végétarisme

Bien qu’on défende depuis longtemps les bienfaits du végéta­risme, on parle maintenant plus que jamais non seulement de ses bienfaits pour la santé humaine, mais aussi pour celle de la planète et celle des animaux.

Viande transformée et viande rouge au banc des accusés
En se basant sur plus de 800 études, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), l’agence de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) spécialisée sur le cancer, a classé, cet automne, la viande transformée (bacon, charcuteries, saucisses) comme cancérogène pour l’homme et la viande rouge (bœuf, veau, agneau, mouton, cheval, chèvre) comme probablement cancérogène pour l’homme.

Des chiffres inquiétants
Selon la FAO, l’élevage serait à l’origine de 18 % des émissions de gaz à effet de serre (soit plus que les transports), lesquelles contri­buent grandement au réchauffement climatique, et de 8 % de la consommation mondiale d’eau. Quant à la demande croissante pour les protéines animales, elle inflige des conditions désastreuses aux animaux. Selon la FAO, l’abattage des animaux pour fournir de la viande représente 60 milliards d’animaux tués chaque année mondialement, et la FAO prévoit que 110 milliards d’animaux seront tués chaque année en 2050.

Le végétarisme, un allié pour la santé
Plus on augmente notre consommation de légumes, de grains entiers, de fruits, de légumineuses, de noix et de soya, plus on ajoute des phytoprotecteurs, des antioxydants, des fibres tout en réduisant les gras saturés et le cholestérol. Cela aide à prévenir les maladies cardiovasculaires, le diabète, l’ostéoporose, l’arthrite, les maladies rénales et l’obésité. Grâce à une consommation accrue de fibres et à l’élimination des viandes fumées, carbonisées ou contenant des nitrites, le végétarisme a un effet protecteur reconnu contre le cancer.

Des protéines à portée de la main
Faciles à apprêter, les légumineuses (soya, pois, lentilles, haricots) peuvent être ajoutées aux soupes ou aux salades et remplacer la viande dans divers mets tout en nécessitant une vigilance moindre quant au risque de contamination et de préservation adéquate.

Attention, toutefois, un végétarisme mal planifié peut s’avérer néfaste pour la santé. Il faut éviter de tomber dans le piège de la poutine ou des plats végétariens commerciaux qui sont très riches en gras, en sodium et en sucre. Il faut porter une attention particulière à certains nutriments en raison du risque de carences (fer, iode, vitamine B12, oméga-3, protéines). Consulter un/une nutritionniste est de mise afin d’assurer variété et équilibre au menu.

Une facture d’épicerie allégée
Les végétariens économiseraient jusqu’à 963,67 $ par année, un investissement non négligeable à long terme. À quantité égale, 100 grammes de tofu coûtent 0,44 $, tandis qu’un rôti de bœuf en coûte 2,86 $.

Les lundis sans viande, une façon de s’initier au végétarisme
Les Meatless Mondays ont fait leur apparition aux États-Unis en 2003. Depuis, plusieurs pays ont emboîté le pas. Au Québec, le mouvement existe depuis 2010.  www.lundisansviande.net

L’année 2016, Année interna­­tionale des légumineuses
2016 sera l’année de la promotion des protéines végétales et des effets bénéfiques sur la santé procurés par les légumes secs. Souhaitons que cette année nous sensibilise davantage aux bienfaits du végétarisme pour notre santé, celle de la planète, des animaux et de notre portefeuille!

BON À SAVOIR
Les légumineuses sont une source exceptionnelle de fibres. Une seule tasse de haricots rouges cuits en contiendrait 17 grammes.
Le Canada est le plus gros producteur mondial de lentilles et de pois secs destinés à nourrir les animaux, une mine d’or à découvrir pour nous aussi.

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1FAO – Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture