Le clown et le sacré

La méthode Pochinko
Le nez rouge représente notre relation à Dieu, et le chapeau, notre protection. Voilà ce que Sue Morrison explique à son cours « Clown Through Mask ». La méthode a été créée par Richard Pochinko dans les années 80, à Toronto. Il voulait réinventer la formation d’acteurs pour donner plus de vérité au théâtre canadien. Il développa sa pédagogie en utilisant l’univers du clown. Chacun des étu­diants fabriquera six masques qui le représenteront. Ces masques seront associés à six directions : nord, sud, est, ouest, en dessous et au-dessus. L’idée est que, si nous pouvions nous regarder dans toutes les directions, nous ririons du ridicule de nos problèmes.

Le sens du sacré dans la méthode
Pochinko inclura des masques dans ses cours, comme les gens des Premières Nations les utilisent lors de cérémonies rituelles. Ils permettront d’accéder à un espace reliant le réel et l’au-delà, le conscient et l’inconscient, la terre et le ciel. Pour ce faire, les étudiants devront se libérer de leur intellect et de leur ego pour dévoiler leur histoire, le masque facilitant l’entrée dans leur propre mythologie. Ils porteront leur masque lors de plusieurs rituels; ils développeront en ce faisant leur mythologie. Un espace intérieur se créera, donnant accès aux archétypes nous reliant à l’univers. Une grande humilité et gratitude s’ensuivront.

Les bienfaits de cette méthode
Ce cours nous invite au plaisir de jouer. On joue à « Jean dit », à la tague et ainsi de suite. On redevient enfant en riant et en se déplaçant spontanément. La préparation du corps est essentielle; de la perception des différentes partie du corps au sang qui circule, du souffle qui nous habite à la visualisation des couleurs, nous nous habitons, mieux centrés, plus disponibles. Divers exercices nous rendent plus conscients de notre ressenti, de nos pensées. Dans « Present Yourself », un à un, debout devant le groupe, nous nous regardons chacun dans les yeux, en silence : une expérience d’une rare intensité. Rien à faire, simplement être témoin de nos émotions, de celles des autres et partager. C’est une occasion de se montrer tel que nous sommes, sans artifice, une expérience libératrice.

Le clown en nous, le langage du cœur
Le nez rouge est rond. Il est complet. Il contient toute la vie, naissance et mort. Le clown relâche et transforme. Contrairement à l’acteur qui apprend son texte et interprète son rôle, le clown ne sait pas ce qu’il va exprimer. Dans la spontanéité du moment, il se surprendra. Quand le corps est bien préparé, vibrant, détendu, un espace se crée intérieurement, et le cœur s’ouvre. Les clowns sont ensuite invités à choisir des vêtements dans la boîte de costumes. La créativité du clown dans le choix des costumes et des accessoires étonne toujours. Il peut utiliser une sacoche comme chapeau, mettre une cravate à ses pieds, tout est permis. Pendant son improvisation, tous les participants bénéficieront de cette ouverture du cœur, ce partage direct d’émotions créant une connexion rafraîchissante, un relâchement pour lui et pour les autres et une liberté.

Les clowns professionnels, les clowns thérapeutiques et les clowns sociaux interviennent pour amener dans notre société stressée un brin de tendresse, de plaisir, de vérité, exposant vulnérabilité et ouverture du cœur pour rappeler à tous notre humanité. Si vous désirez explorer certains aspects de cet univers dans un contexte de développement personnel, j’offre des cours dans l’Outaouais pour faire partager ce monde merveilleux.
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1Veronica Coburn and Sue Morrison, Clown Through Mask, Bell & Bain Ltd, Glasgow, 2013

La paneurythmie, une danse sacrée et énergétique pour équilibrer le corps et l’âme

La paneurythmie est un mélange harmonieux de mouvements de gymnastique et de danse méditative qui se pratique en cercle. Idéalement, cette danse est pratiquée dans la nature, le matin, pour bénéficier des énergies les plus bénéfiques.

Le Maître spirituel bulgare Peter DEUNOV est le créateur des musi­ques et des mouvements de la paneurythmie, une danse énergétique et sacrée dont les exercices simples (28 mouvements) sont destinés à transformer nos vies.

Cette danse a le pouvoir de nous harmoniser; elle manifeste son importance par l’alliance de la musique, des chants et des gestes. Elle nous fait penser et sentir les émotions et les idées les plus lumi­neuses, les plus nobles. Basée sur des lois capables de nous mettre en contact avec les vibrations de la nature, elle équilibre nos forces physiques et psychiques en harmo­nisant nos chakras.

La danse énergétique est un enchaînement de mouvements imprégnés d’une harmonie serei­ne. C’est un système d’exercices physiques qui harmonise les corps physique, émotionnel et mental en les reliant au rythme cosmique universel. La danse énergétique fortifie le système nerveux, améliore la circulation sanguine, stimule notre organisme en équilibrant nos forces physiques et psychiques tout en amplifiant notre volonté. Très rapidement, nous retirons un grand bénéfice de ces mouvements qui sont d’une grande simplicité.

À notre insu, la danse énergétique nous libère des différents blocages qui ont pu se former lors des étapes de notre croissance, soit durant l’enfance (entre 0 et 7 ans), quand notre mouvement libre a pu être brimé, soit à l’adolescence (entre 7 et 14 ans), quand les émotions ont pu être déstabilisées, ou à l’âge adulte (entre 14 et 21 ans), quand notre mental s’est cristallisé durant l’apprentissage intellectuel et rationnel. Tous ces blocages nous emprisonnent et sont paralysants.

Dans une étude publiée récemment, une universitaire spécialisée dans le sport, Lyudmila Tchervenkova, souligne les effets positifs des mouvements sur des personnes d’âges divers après seulement six mois de pratique. Les exercices simples mis au point par Deunov améliorent l’équilibre des personnes ainsi que leur endurance physique, tout en diminuant leur niveau d’agressivité, a-t-elle estimé, et au bout du compte favorisent leur optimisme et permet de lutter contre les tendances dépressives.

Le mot « paneurythmie » est composé de trois syllabes :

Pan : Principe universel de l’amour créateur, positif, masculin. Signifie aussi l’union de l’intelligence et de l’amour.

Eu : Principe universel de l’amour récepteur, conservateur de vie, constructeur, féminin. Signifie aussi l’union de la sagesse et de l’amour assimilateur et élaborateur des formes.

Rythme : Principe universel de chronicité, ou alternance des temps forts et des temps faibles des vibrations. La force de l’expan­sion, de réalisation.

Connaissant la puissance libératrice de cet art, et comme je souhaite à tous de vivre dans l’harmonie intérieure, j’ai choisi de l’enseigner. La danse énergétique est une activité accessible et bénéfique pour tous. Elle rétablit tout le système nerveux central de l’être humain, elle rétablit les fonctions de souplesse et d’énergie, elle rééquilibre notre physique quand nous manquons d’énergie et elle nous donne la possibilité de nous ouvrir à l’univers.

Je souhaite que de nombreuses personnes viennent apprendre la paneurythmie (danse énergétique) et retournent l’enseigner dans leur communauté.
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1Peter Deunov était philosophe et musicien. Le pape Jean XXIII affirmait qu’il le considérait comme le plus grand philosophe sur terre, et Einstein a confié à une radio zurichoise : « Tout le monde s’incline devant moi mais, personnellement, je m’incline devant Deunov… ». www.la-croix.com/Culture/Actualite/Danse-purificatrice-dans-la-montagne-bulgare-2013-08-22-1001215

Le sens du sacré chez les premiers peuples

À l’origine, nos ancêtres avaient un contact privilégié avec la Terre. Petit à petit, ces mémoires se ravivent, et il se révèle que le feu qui semblait éteint ne faisait que dormir sous les braises. Je suis une Métisse algonquine et j’œuvre à l’épanouissement de la culture autochtone en Outaouais.

Chez les premiers peuples, le sens du sacré était et est toujours présent. Il commence au lever du Soleil. Tous les animaux sont d’ailleurs complices de ce temps magique où la vie s’éveille. Les oiseaux commencent la journée en chantant pour le Soleil, afin de le remercier de revenir encore une fois nous réchauffer et fertiliser la Terre nourricière. La première pensée est dirigée vers le Grand Esprit; on le remercie pour notre vie.

Puis, à l’intérieur d’un abalone, sur une pierre ou avec ce que l’on a à notre disposition, on allume de la sauge. On peut sentir la fumée parfumée qui emplit la pièce où l’on se trouve. La sauge est une des quatre plantes sacrées les plus utilisées. On la retrouve dans toutes les maisons traditionnelles. C’est elle qui ouvre le chemin, qui prépare l’espace sacré.

On enfume nos mains, comme si on les lavait; pour certains, on les purifie mais pour d’autres, on les honore et on souhaite que tout ce qu’elles toucheront, elles le feront avec respect et douceur. On dirige ensuite la fumée vers nos yeux pour que notre regard soit toujours doux et que nos yeux soient utilisés de la bonne façon, puis on met de la fumée sur nos oreilles pour que celles-ci puissent bien entendre les messages et sachent écouter ce que les autres ont à dire. On amène aussi de la fumée à notre bouche pour que celle-ci soit bien utilisée et que les mots qui en sortent soient doux et respectueux. Enfin, on amène de la fumée de sauge à notre cœur pour qu’il soit toujours bon et ouvert. Certaines personnes amènent aussi la fumée à leur ventre, là d’où on vient. D’autres mettent de la fumée sous leurs pieds pour que leurs pas soient légers; il s’agit parfois de danseurs, des danseurs du Soleil, de danseuses à la Lune ou de danseurs et danseuses pour la Terre. Ils et elles dansent au rythme du tambour sacré, symbole du battement du cœur de la Mère Terre qui existe depuis toujours. Des chants au tambour accompagnent souvent les quatre points forts de la journée qui sont honorés : lever du soleil, midi, coucher du soleil et minuit. Les liens avec la nature sont toujours présents ainsi que les liens avec le cosmos.

La vie spirituelle fait partie du quotidien, notamment grâce à la roue de la médecine, avec ses quatre directions : l’est, où tout commence, la place de la vision et de l’aigle qui voit loin; le sud, porte de la médecine du loup ou du coyote, la place où on fait l’apprentissage de la vie; l’ouest, la porte de l’ours qui nous aide à guérir, et le nord, porte de la sagesse des aîné(e)s. Tant de sagesse cachée dans un cercle aux quatre couleurs des races originelles : jaunes, rouges, noirs et blancs…

Les rituels de passage, ces diverses cérémonies transmises de génération en génération par les aîné(e)s en héritage, transmises par répétition et de façon orale, marquent le temps et renforcent le lien avec la Mère Terre. Ils créent un espace sacré qui n’appartient pas qu’aux premières nations, mais à tous les habitants de la Terre qui souhaitent marcher en harmonie avec la nature qui les entoure. Nous sommes tous les enfants de la Terre.

(photo Dr Peter Stockdale)

Des idées Vertes pour une planète Bleue

Il y a quelques semaines, une photo circulait sur Facebook : un ours polaire terriblement amaigri, sur un reste de glacier. Avez-vous vu cette photo? Moi, je l’ai vue et je l’ai regardée presque toute la journée. J’étais attristée, bouleversée et choquée. La réduction de la superficie des glaciers et le recul de la banquise arctique sont les conséquences les plus visibles du réchauffement climatique, et nous avons tous contribué à ce réchauffement. Nos modes de vie et nos consommations quotidiennes produisent de grandes quantités de gaz à effet de serre (GES).

La planète lance des cris d’alarme tous les jours, et que faisons-nous dans notre quotidien? Je me pose aussi cette question : qu’est-ce que je fais, MOI, pour la planète dans MON quotidien? Actuellement, je composte, je réduis mes déchets, je recycle. Qu’est-ce que MOI je pourrais faire de plus? Récupérer mon eau de pluie et faire du covoiturage. Et vous?

La chronique Des idées vertes pour une planète bleue est née de l’urgence de nous conscientiser et de passer à l’action. C’est avec un immense plaisir que je tenterai de vous communiquer le maximum d’informations pour vous suggérer des idées et vous donner le goût d’embarquer avec moi dans ce mouvement pour sauver la planète.

Je m’informe, je transforme… ma perception et mes actions!

Documentaire à visionner
Les pays d’Occident jettent quasiment la moitié de leur nourriture, non pas parce qu’elle n’est pas comestible, mais parce qu’elle n’a pas l’air appétissante. Tristram Stuart fouille dans les données choquantes des aliments gâchés et en appelle à une utilisation responsable des ressources mondiales. https://www.ted.com/talks/tristram_stuart_the_global_food_waste_scandal?language=fr

Sites web à voir absolument!

Rempli d’informations utiles et inspirantes pour les urbains : http://nutritionnisteurbain.ca

Pour nous aider à réduire nos émissions de gaz à effet de serre : http://www.acteurdurable.org/maison/consommation/reduction-gaz-a-effet-de-serre<\a>

Inspirant et constructif : http://www.davidsuzuki.org/fr/

Un aperçu des enjeux et des conséquences de la pollution pour les animaux et les plantes : http://especesmenacees.ca/fr/pollution.php

Un livre phare et inspirant pour réduire son empreinte écologique, Zéro Déchets de Béa Johnson
« Grosse maison, 4 X 4, réceptions somptueuses… Française d’origine, mariée et maman de deux garçons, Béa Johnson vit à fond le rêve américain pendant sept ans. Un jour, elle décide, avec sa petite famille, de changer de vie. Fini l’hyperconsommation : elle cherche désormais tous les moyens de désencombrer son existence… »

Pour bien manger sans gaspiller, La cuisine réfléchie du chef Daniel Vézina
« La cuisine réfléchie, c’est plus de 150 recettes pour nous aider à maximiser l’utilisation des aliments et à découvrir le plaisir de cuisiner nos surplus de table, de frigo, de garde-manger et du jardin. Acheter mieux, jeter moins et cuisiner davantage. »

Mot de la fin
Si vous êtes comme moi et que l’état alarmant de notre planète vous interpelle, agissez et faites passer le message autour de vous. Nous recevons tous les jours des signaux d’alarme de notre terre : la perturbation des saisons, les catastrophes naturelles de plus en plus présentes, les changements d’habitat des espèces animales et végétales… Il est plus que jamais important de changer nos habitudes.

Comme le disait si bien Neil Armstrong : « C’est un petit pas pour l’homme, mais un bond de géant pour l’humanité. »

Le sapin baumier (Abies balsamea)

Cet arbre est appelé « arbre de Noël »; il est choisi parmi les arbres de notre forêt pour égayer nos maisons au temps des Fêtes. Cet arbre, mais aussi son odeur, amènent la joie dans nos demeures.

Les Amérindiens utilisaient son arôme pour susciter un sentiment de bonheur tranquille. Cette odeur douce et fruitée provenant des essences aromatiques est fort agréable. Si on la met en diffusion à l’aide d’un diffuseur électrique, les effluves et leurs effets thérapeutiques sont amplifiés. Sentir les arômes provenant de la diffusion aérienne, c’est comme si on était dans une forêt de sapins. De plus, c’est une huile essentielle qui aseptise l’air. Très utile lors des rencontres familiales.

Les propriétés de cette huile sont tonifiantes et antiseptiques, notamment contre les affections respiratoires et la toux. La Commission E1 a approuvé l’usage de l’huile essentielle pour traiter les infections et les inflammations des voies respiratoires et pour soulager les douleurs rhumatismales et névralgiques.

Maux de l’hiver
Cette huile est fort utile pour soigner les maux de l’hiver, comme la grippe, la sinusite, la bronchite et, si elle est associée à l’eucalyptus radiata, le mélange devient plus efficace. Ce mélange fluidifie les sécrétions respiratoires et a un effet antiviral. Attention, toujours utiliser les huiles essentielles avec de l’huile végétale.

La fatigue (normale)
Durant l’hiver, la lumière du soleil est à son minimum; cela peut affecter notre énergie. Pour éliminer la fatigue, il suffit de mas­ser le bas du dos, le plexus solaire, la région du cœur et les pieds avec de l’huile essentielle de sapin baumier diluée dans de l’huile d’olive. Aussitôt l’huile appliquée, on retrouve son énergie.

Cette merveilleuse huile essentielle de chez nous est un incontournable durant la saison de l’hiver. Cette huile prend soin de nous, elle allège les rigueurs de l’hiver.
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1La commission E a été établie par le gouvernement allemand. des spécialistes exceptionnels, reconnus en médecine, en pharmacologie, en toxicologie, en pharmacie et en phytothérapie, ont évalué les plantes en se basant sur des analyses chimiques, des études expérimentales, pharmacologiques et toxicologiques, ainsi que des recherches cliniques et épidémiologiques.

VERSION TEXTE DE L’IMAGE CI-DESSUS :

Suggestion pour soigner un rhume (pour adultes)
10 gouttes : Sapin baumier
10 gouttes : Eucalyptus radiata
Massage : Appliquer sur le dos, le thorax, les bras, les jambes
40 % du mélange d’huiles essentielles et 60 % d’huile végétale

Suggestion pour réduire une fatigue normale (pour adultes)
20 gouttes huile essentielle de sapin baumier
4 gouttes huile essentielle de cannelle cassia
Attention, très dermo­caustique si utilisée pure
Massage : Appliquer le mélange sur le bas du dos, la région du cœur et du plexus solaire
30 % d’huile essentielle et 70 % d’huile végétale

Bain tonique (pour adultes)
20 gouttes d’huile de sapin baumier
3 gouttes d’huile de cannelle cassia
Attention, très dermocaustique si utilisée pure
1 cuillère à thé de savon liquide
¼ de cuillère à thé d’huile végétale
Mélanger tous les ingrédients dans un verre en y ajoutant un peu d’eau. Verser le tout dans un bain chaud.

Pour en connaître davantage
Le livre de référence : L’Aromathérapie : huiles essentielles du Québec et du monde, applications thérapeutiques, Édition Santé-Arôme

Diffuser des huiles essentielles
Aseptiser l’air et créer une ambiance de joie
• 10 gouttes d’huile de sapin baumier
• 5 gouttes d’huile d’eucalyptus radiata
• 3 gouttes d’huile de cannelle cassia
Ajouter les huiles essentielles dans un nébuliseur électrique. La cannelle ajoute une dimension de joie. De plus, cette huile est très antiseptique.

Faites germer votre jardin d’hiver!

Même si le temps tourne au froid avec les premiers flocons de neige, mon jardin d’hiver jaillit de mes bocaux de verre étalés sur mon comptoir de cuisine. La luzerne, la lentille française, le trèfle, le radis et le fenugrec sont mes élus pour cet hiver. Ainsi que mes tapis de pousses de tournesol, de sarrasin et de roquette pour garnir mes salades favorites.

Quel loisir merveilleux de faire pousser de petites semences sous notre regard et les yeux de nos enfants et petits-enfants! En moins de deux à six jours, voilà mes bocaux agréablement fournis de verdure et, en moins de dix jours, les pousses sont prêtes à être taillées afin de garnir mes repas les plus succulents. Mes précieuses pousses sont consommées en salade ou en tartine avec végé-pâté garni de luzerne. Mes pousses garnissent mes repas du temps des fêtes. Mon plaisir est d’en servir un bol comme condiment quand la famille se réunit pour les repas, car on ne peut trouver plus frais lors de nos hivers au tapis ivoirin.

La germination réveille le métabolisme de toutes les graines entières (noix, céréales, légumes ou légumineuses) mises en contact avec l’eau, l’air et la chaleur; ainsi, la semence se met à croître en quelques heures. La germination devient une usine de fabrication de nutriments essentiels à l’organisme. Les graines sont débordantes de vie, riches en vitamines, en minéraux, en oligo-éléments et en enzymes. Plusieurs réactions chimiques ont lieu, dont la plus importante est la synthèse d’enzymes. Les enzymes sont indispensables à la vie; elles participent à l’éveil de la graine et aident à la digestion. La magie de la vie se concrétise : transformant l’amidon des graines; permettant la fabrication de vitamines; modifiant les gras en acides gras, les rendant plus digestes; favorisant la fabrication de certains acides aminés qui étaient inexistants dans la graine – incroyable, mais vrai!

Durant les mois d’hiver, c’est notre seul moyen d’être à la fois producteur et consommateur ainsi que d’exercer un contrôle sur la fraîcheur de nos aliments. La germination nous offre l’occasion de renouer notre contact avec la nature en devenant des jardiniers d’intérieur.

VERSION TEXTE DE L’IMAGE CI-DESSUS :

Matériel pour la germination en pots
Des bocaux de verre à large ouverture. Des carrés de mousseline, de toile moustiquaire ou de coton à fromage, des élastiques. Un endroit à l’abri de la lumière directe, votre comptoir de cuisine, à côté de l’évier, est idéal. De l’eau sans chlore, de l’air… et des graines!

Méthode
Déposer trois épaisseurs de graines dans le bocal. Fixer la mousseline sur l’ouverture du bocal. Rincer. Ajouter 500 ml d’eau. Laisser tremper toute une nuit. Au matin, vider l’eau et rincer. Placer votre bocal incliné à 45 degrés, l’ouverture vers le bas pour que l’eau s’égoutte. Rincer deux fois par jour.

Salade d’hiver
750 ml de lentilles, de sarrasin, de fenugrec ou de tournesol germés,
125 ml de persil,
60 ml d’aneth,
1 oignon vert émincé, 1 poivron rouge + 1 tomate + 1 branche de céleri coupés,
60 ml d’huile d’olive ou d’huile asiatique Orphée,
30 ml de citron pressé,
5 ml de cumin et cari.
Touiller le tout dans un saladier.

Connaissez-vous…
Mes sept livres de cuisine végétarienne internationale? Mon inspiration provient des fleurs comestibles, des produits du terroir et du plaisir que j’éprouve à partager mes connaissances.

Saviez-vous que…
L’eau de trempage de la luzerne, radis, trèfle et fenugrec est excellente pour vos plantes? Cours de cuisine hivernale : 23-24 janvier et 6-7 février.

Mon héritage et l’apprentis-SAGE de ma vie

Mon héritage et l’apprentis-SAGE de ma vie : un système digestif bien garni

Je vous explique. Je suis naturopathe agréée depuis 2001 et passionnée de mon métier! Mon objectif n’est pas de changer le monde, juste d’y faire une diffé­rence, et cela a commencé lorsque des « terroristes » ont capturé ma mère et l’ont torturée jusqu’à ce qu’elle s’avoue vaincue par un diagnostic de cancer.

Tout a commencé dans son côlon : constipation, diabète de type 2, métastases au foie, aux poumons et, finalement, PARTOUT… Maman n’avait pas vu venir ces intrus. Elle niait la communication entre microbiote, cerveau, intestins et ces micro-organismes qui construisent et détruisent tout sur leur passage, le tout en communication continue avec le nerf-vague qui relie l’intestin au cerveau.

Ma mère faisait peu de cas de son système digestif… Cet ange silencieux n’ouvrait la bouche que pour manger, sourire et souffrir. Elle manquait d’enzymes et de « bons soldats ». La surabondance de sucre et le manque de fixation d’un acide aminé (tryptophane) et de la sérotonine dans son ventre ont mené à la dépression et à la maladie. On lui enleva un morceau du côlon, puis son système reproducteur et sa vésicule biliaire. On y décela quelques kamikazes qui s’y étaient fixés.

Je lui rappelais que la salive amorce la digestion enzymatique, que l’acide de l’estomac dissout les aliments, que l’ouverture d’une porte (le pylore) permet ensuite le passage des aliments de esto­mac vers l’intestin grêle et que la fermeture de cette porte empêche le reflux. L’intestin grêle métabolise tout, et la route continue vers le côlon, offrant une grande surface de réabsorption, qui forme un réservoir où accumuler les résidus. Une autre porte (sphincter iléo-cæcal) empêche le reflux du côlon vers l’intestin grêle et, au final, « la porte de sortie » (sphincter anal) assure la continence. Dans le cas de ma mère, les « mauvais soldats » ont assiégé son côlon pour ensuite retourner insidieusement au niveau de ses veines et artères, oxydant le tout lentement et sûrement.

L’intestin de maman était devenu comme une passoire; il y pleuvait trop de germes et de levures indésirables, mais elle ne le savait pas.

VERSION TEXTE DE L’IMAGE CI-DESSUS :

Conseil pratique
Boire une heure avant ou après avoir mangé, pas pendant. Éviter de boire en mangeant, car cela noie vos enzymes de digestion qui sont vos bons soldats prêts à s’unir à votre microbiote et, ensemble, métaboliser vos aliments pour mieux les distribuer et ensuite éliminer les déchets convenablement, sans fermentation.

Saviez-vous que…
il y a 30 ans, une personne sur dix environ était allergique à quelque chose; aujourd’hui, c’est une sur trois. Plus de 95 % des bactéries qui nous entourent sont inoffensives pour nous, et nombre d’entre elles sont même nos alliées. Nettoyer devrait consister à réduire le nombre de bactéries, pas à les éliminer toutes.

Inspiration
« Vivre c’est guérir » de Nicole Bordeleau. Son livre raconte son histoire à travers l’axe cerveau-intestin et microbiote. Sa grande traversée nous plonge en nous-mêmes au travers de l’acceptation de la maladie et de l’art de se réinventer : « Il ne faut pas attendre de guérir pour vivre. »  Sa grande aventure nous fait comprendre que là où tu vas, tu es, contre vents et marées.

Pour en connaître davantage
Le lien ci-dessous traite des résultats de recher­ches qui démontrent des différences significatives dans la composition du métagénome chez les personnes obèses et des sujets sains.
http://ici.tou.tv/decouverte/S2015E02

Il l’a dit…
« Le cerveau intestinal serait capable de se souvenir; il participerait à la phase des rêves pendant le sommeil en produisant de la sérotonine et constituerait vraisem­blablement la matrice biologique de l’inconscient. » (Michael Gershon)

Osez l’homéopathie!

Bien qu’elle existe depuis le XVIIIe siècle, l’homéopathie fait encore couler beaucoup d’encre et suscite beaucoup de questionnements. Que peut-on en dire?

Co-lauréat du prix Nobel de  médecine 2008, le Dr Luc  Montagnier déclare : « Ce que je peux dire aujourd’hui c’est que les hautes dilutions homéopathiques fonctionnent. Les hautes dilutions de quelque chose, ne sont pas rien. Ce sont des structures d’eau qui  imitent les molécules originales. »

Pourquoi consultons-nous de plus en plus l’homéopathe? Disons tout simplement que l’homéopathie est efficace. Elle fait ses preuves d’elle-même, tant dans les cas chroniques que dans les cas aigus.

Les granules homéopathiques, lorsque bien choisies, sont d’une efficacité surprenante. L’homéopathie utilise des substances d’origine végétale, minérale ou animale à faible dose. Le remède est déterminé par l’homéopathe en fonction de l’état physique et psychique de l’individu. Il considère donc le patient dans sa globalité, et non pas seulement avec les symptômes classiques que présente sa maladie. Quelle sera l’attitude du patient face à la maladie? Il y aura là certes des indices intéressants à analyser.

J’ai choisi d’étudier l’homéopathie parce qu’elle donne des résultats positifs dans les cas de grippe,  entre autres. En premier lieu, dès les premiers symptômes de la  maladie, on peut faire appel à  Oscillococcinum (casse-grippe), vendu dans presque toutes les  boutiques d’aliments naturels. Aussi, de façon préventive ou  curative, on utilise couramment Influenzinum, fabriqué à partir de la souche du virus grippal de l’année en cours.

Dans le but de faciliter une automédication, les laboratoires ont fabriqué des complexes homéopathiques. Qu’est-ce qu’un complexe homéopathique? Un complexe homéopathique est une combinaison de plusieurs substan­ces qui se complètent et se soutiennent dans leurs effets curatifs. Ils peuvent à eux seuls traiter un large éventail de symptômes. Je les recommande souvent, et ce avec des résultats concluants.

Beaucoup encore reste à dire. Je vous donne donc rendez-vous au printemps. D’ici là, bonne santé, et je laisse le mot de la fin à Paul McCartney :

« Je n’arrive pas à me débrouiller sans l’homéopathie. En fait, je vais nulle part sans mes remèdes homéopathiques, je les utilise souvent. »

VERSION TEXTE DE L’IMAGE CI-DESSUS :

COURS 101
L’homéopathie repose sur trois principes :

Similitude : Une substance provoquant un ensemble de symptômes peut guérir cet état chez un malade.
Infinitésimale : Le remède est dilué et dynamisé. Processus important dans la fabrication des remèdes.
Individualisation : Le remède choisi est adapté à l’indivi­dualité du patient et non à la maladie elle-même.

SAVIEZ-VOUS QUE..
En 1980, l’homéopathie est reconnue par le Brésil comme spécialité médicale et, en 1997, l’exercice médical de l’homéopathie a été reconnu par le Conseil de l’Ordre des médecins français. Aujourd’hui, c’est au tour de la Suisse de reconnaître l’homéopathie. À quand cette reconnaissance pour nous au Québec?

INSPIRATION
Le film « Cristaux d’eau – Mémoire de l’eau », de Masaru Emoto.
Par ses recherches, Emoto démontre clairement que l’eau aurait la capacité de garder en mémoire les propriétés des molécules, enregistrant le message avec lequel ces dernières ont déjà été en contact. N’est-ce pas là une preuve en faveur de l’homéopathie?

POUR EN CONNAÎTRE DAVANTAGE
Google : – Luc Montagnier
La mémoire de l’eau (vidéo) – Preuve scientifique de l’homéo­pathie?

RECETTE DE MA GRAND-MÈRE
Dans une casserole placer deux tasses d’eau, 3 grosses gousses d’ail, 3 cm de racine de gingembre, thym et romarin séchés. Laisser bouillir dix minutes. Après ébullition, rajouter 20-30 gouttes d’échinacée en teinture-mère. Boire chaud. Le gingembre, l’ail et l’échinacée sont des antiviraux et antibactériens très puissants.

Chanter : un outil sacré pour se sentir vivant

Je suis née en Abitibi (1963) et, à l’âge de 23 ans, je suis venue m’établir en France, où je vis depuis. Le chant fait partie intégrante de mon essence et il a été présent tout au long de ma vie sous différentes formes (chants spontanés, chorale, auteure-compositrice-interprète, autoproductrice de deux albums, animations de soirées, accompagnatrice en chant, cours, stages). Au fil de mon expérience, je me suis rendu compte que beaucoup d’entre nous portaient de grandes blessures liées à la voix chantée. J’ai aussi pu constater à quel point un travail de libération de la voix est un réel chemin de réconciliation, de guérison, de résilience qui permet de rétablir une connexion profonde à soi et aux autres et de libérer l’expression, l’émotion, la créati­vité… En prenant ainsi la mesure de l’importance du chant comme outil d’épanouissement existentiel, j’ai eu envie d’écrire un livre  qui soit une source d’inspiration, un encoura­gement, un soutien pour nous aider à restaurer notre pleine capacité naturelle à chanter dans la joie, la liberté et le lien.

Les bienfaits de chanter
L’acte de chanter est composé de deux pôles : la Connexion (la reliance), qui représente la face Yin cachée, et l’Expression, qui représente la face Yang révélée. Chanter est donc une écoute et une expression profonde de soi. Chanter libère la voix, libère la joie, libère l’être. Chanter est un acte créateur  qui nous met en contact avec notre plaisir, avec notre liberté et qui nous permet de nous sentir vivants : nous créons des sons, des vibrations, de la résonance, du bien-être, des sensations, des émotions, de l’expression, de la célébration, du lien, du sens.

C’est pourquoi je parle de Chant Existentiel, c’est-à-dire un chant, ou une qualité de relation avec son chant au-delà de toute performance, qui a une portée d’épanouissement existentielle, c’est-à-dire qui nourrit un sentiment d’exister et une sen­sation d’être intensément vivant : je ressens, je me relie, je m’exprime, je crée, je me déploie, je partage, je me transforme, je célèbre en chantant!

Et tout ce qui nous permet de nous connecter au vivant, d’exprimer le vivant, de devenir plus vivant, est sacré.

En résumé, chanter permet de :

  • entrer en contact avec le sentiment d’exister et de se sentir vivant;
  • exprimer son identité, sa créativité, ses émotions, sa puissance, sa tendresse;
  • se sentir en lien : avec soi, les autres, le grand Tout;
  • développer le sentiment de confiance en soi et de sa valeur;
  • vivre un sentiment de bien-être, de détente, de paix;
  • vivre un sentiment d’ouverture, de libération, de liberté;
  • augmenter sa qualité d’écoute et de présence;
  • ressentir du plaisir et de la joie;
  • stimuler sa vitalité;
  • respirer, se sentir vibrer;
  • savourer le partage, la communion, la célébration, la transcendance;
  • se transformer, guérir…

Pourquoi chantons-nous si peu?
Alors que chanter peut nous nourrir de tant de bienfaits, nous pouvons nous demander : Pourquoi chantons-nous si peu? Pourquoi l’expression chantée est-elle si emprisonnée? Parce que nous n’avons pas été bercés et nourris de chants, parce que nous n’avons pas été encouragés à explorer et à expérimenter librement et créativement avec notre voix chantée, parce que, par des propos rabaissants, nous avons été décou­ragés, réprimés, coupés, handi­capés de notre voix et de notre expression chantante.

Oui, comment pouvons-nous avoir envie de chanter si nous avons grandi dans un environnement familial ou social dans lequel personne ne chantait, dans lequel nous n’avons pas goûté le plaisir et les bienfaits de chanter? Comment pouvons-nous avoir envie de chanter si nous avons peu d’occasions de chanter, libérés de la pression de performance, pour le seul plaisir de chanter? Comment pouvons-nous avoir envie de chanter si le chant a été mis à l’extérieur de nous : d’un côté, les chanteurs sur scène, qui nous divertissent, et de l’autre côté, le public qui regarde et écoute? Comment pouvons-nous avoir envie de chanter si nous n’en avons jamais goûté le plaisir, si nous en avons perdu le goût à cause de commentaires négatifs à propos de notre voix, si nous avons peur de nous sentir vulnérables et de « ne pas savoir faire »? Comment pouvons-nous avoir envie de chanter si nous avons le cœur triste et que nous ne savons pas que chanter peut nous apporter un baume de réconfort et de joie au cœur? Comment pouvons-nous avoir envie de chanter si nous avons cessé de célébrer la Vie?

Dans de telles conditions de non-enchantement et de désenchantement, nous nous pensons incapables de chanter, ou nous avons peur de le faire, car chanter est une source d’angoisse, de souffrance, voire de traumatisme, ou nous y sommes indifférents parce que nous ne voyons pas ce que chanter peut nous apporter. Nous avons donc appris, pour la plupart très tôt, à taire le son de nos voix et de nos chants, et beaucoup de voix en voie d’épanouissement ont ainsi été cassées, handicapées ou rendues muettes.

Nous pouvons nous ré-en-chanter!
La capacité de chanter est en chacun de nous. Si nous pouvons parler, nous pouvons chanter.

Même si nous n’avons plus chanté depuis notre enfance, que nous pensions chanter faux ou ne pas être capables de chanter, nous pouvons faire refleurir notre capacité et notre joie naturelle de chanter et redécouvrir cet endroit en nous qui sait chanter et le remettre en mouvement. À cet endroit, il existe un chant profond, connecté à l’instinct. C’est le Chant de la Vie en nous.

Nous pouvons renouer avec notre instinct de chanter en simpli­fiant notre rapport avec le chant, en vivant moins d’enjeu et plus de jeu, en improvisant, en laissant jaillir de l’instant présent des chants spontanés, libres, intuitifs et en créant des espaces de soutien bienveillant et d’encouragement pour explorer notre voix et notre chant en toute sécurité et liberté…

Soyons des « résilients » du chant. Que chanter rime avec joie, liberté, créativité, reliance, partage et célébration de la Vie! Depuis la nuit des temps, les communautés se sont rassemblées autour d’un feu pour chanter et célébrer ce qui nous unit : la Vie! Mettons nos cœurs en voix, mettons nos cœurs en joie et réintroduisons le chant dans nos vies, nos maisons, nos villages, nos entreprises, nos prisons, nos hôpitaux, nos rues! Par nos Cercles de chant, contribuons au grand Cercle de la paix et au ré-enchantement du monde.

Mon invitation…
Mettez plus de chant dans votre vie et plus de vie dans votre chant.
Vous pouvez commencer dès maintenant, avec cet exercice qui invite à chanter un chant d’intimité pour soi-même : www.youtube.com/watch?v=SRLyuJDh-Oo (ou voir l’exercice sur la page d’accueil de mon site).
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1Au Cœur du Chant : une voie pour nourrir son chemin existentiel, Éditions Le Souffle d’Or, mai 2015; distribué au Québec par Prologue.
2Cependant, c’est le processus créatif en lui-même, et pas nécessairement le résultat créé, qui nous fait nous sentir vivants.