L’avenir se conjugue au présent…

Puisque j’exerce professionnellement le métier de « tarologue », non pas en prédisant le beau temps après la pluie, mais en utilisant les cartes comme support au développement personnel et au cheminement spirituel, sans négliger pour autant les questions terre-à-terre, j’ai tiré trois cartes dans le but de lire le message en lien avec l’année 2010.

Les trois arcanes de gauche à droite : L’Étoile (XVII) – La Maison-Dieu – Le Bateleur.

J’ai bien regardé ces trois arcanes, en méditant… et voici ce qu’il en résulte, sous l’inspiration du merveilleux Tarot. Je vous livre ici ma réflexion. J’ajouterai que ces trois arcanes sont en parfait accord avec mon intuition et ma pensée, si je réfléchis à l’année 2010, et de bon augure!

Le temps des prises de conscience individuelles, du cheminement « nombriliste » et du quant-à-soi sont dépassés! Riches ou pauvres, nous avons beaucoup reçu, de toutes sortes de manière, même inconsciemment. Certains la santé, d’autres des moyens financiers satisfaisants, d’autres une grande force de méditation, l’amitié, etc. Une vie meilleure, plus épanouie et mieux équilibrée ne peut se concrétiser que dans le partage de nos richesses individuelles. L’ère est aux réseaux de toutes sortes, l’avenir immédiat passe par l’entraide et l’échange, le partage des potentiels et le soutien aux plus faibles. Chacun a les moyens d’aider les autres et c’est en donnant ce qu’on a reçu que nous recevrons encore. Ceci dans un esprit de gratitude et d’accueil. Ne craignez point vos intuitions, mais cessez d’être esclaves de vos désirs! Vivre au présent est sans doute l’un des plus beaux chemins et l’un des plus difficiles, mais il mène en général vers cette « simplicité » tant rêvé.

Toujours plus de gratuité. Gare à l’exploitation des âmes sensibles et des cœurs vulnérables. La chose est tentante en ces temps de misères morales et d’incertitudes. Chacun souhaite être rassuré ou confirmé dans ses expériences de la réalité, parfois heureuses, souvent difficiles. Plusieurs sont prêts à payer le prix! Soyons justes et équitables.

Ne tournons pas le dos au bonheur. Apprenons à marcher sur les mains et à faire la culbute. Ouvrons nos fenêtres… jouissons du chant des oiseaux, en toutes saisons, sitelles, mésanges ou moineaux… L’enfermement s’avère destructeur. Allons à la rencontre des différences et nous cueillerons ainsi des bouquets de surprises, de joies et d’espérances nouvelles. Nourrissons nos élans de spiritualité avec discernement, plongeons! Mais de préférence dans l’eau, pas à côté!

Nous pourrons peut-être ainsi à l’image du Bateleur, regardez nos faits et gestes, parfaire nos intentions et mieux mettre au service de la Vie ce potentiel immense que chacun porte en lui, potentiel psychique, psychologique, émotionnel et matériel. Fuyez la peur, notre pire ennemi.

Je n’ai pas parlé de la grippe, de l’environnement, de l’Afghanistan ni du Dalaï-lama… ni des « bandits à cravate »…, d’autres s’en chargeront, j’en suis certain.

Cultivons la vision claire, exprimons nos préférences pour la vérité, partageons nos options pour l’amour, surtout l’amour inconditionnel, tout en partageant sa table avec ceux et celles qui ont faim de jambon et de patates, d’amitié, d’écoute et d’accueil, d’une main ferme mais ouverte, saluons 2010, qui sera à l’image de nos intentions et de nos gestes, discrets, mais sincères.

Trouver votre sentier sacré à l’intérieur de vous

Ce n’est pas une tâche facile de prendre le temps requis pour nous connaître pleinement. Aller au-delà du mental et rechercher sa propre vérité requiert du courage et de la force, mais la récolte est toujours fructueuse. Aller à l’intérieur de soi signifie faire face à son propre soi pour y découvrir de vieux souvenirs qui ont pu nous faire souffrir ou pour affronter la douleur que nous avons laissé dormir à l’intérieur de nous, par peur de la ressentir à nouveau. Le processus que nous entreprenons nous amène à avoir une meilleure vision, à visualiser encore mieux qui nous sommes et enfin à nous faire comprendre ce qui est arrivé, sans focaliser sur les résultats. Tous, nous voulons les résultats, sans avoir à prendre le temps qu’il faut pour que cela s’accomplisse, mais c’est par le processus que nous croissons et que nous intégrons l’expérience. À partir du moment où nous disons « oui » à la vie, nous disons « oui » à chacune des parties de notre être. Puisque le fait de vivre une vie magnifique prend son origine à l’intérieur de nous, le chemin de la liberté vient donc d’un passé qui nous a fait sourire, d’un passé qui nous comble, nous donnant un futur que l’on crée en prenant la responsabilité de tout ce qui nous arrive et en sachant que nous sommes responsables de ce qui nous attend, créant ainsi ce que nous voulons.

Nous sommes si nombreux à être perdus, ne sachant pas ce que nous devrions faire, ni ce que nous devrions être. Vous pouvez trouver toutes vos réponses à l’intérieur de vous, en acceptant où vous êtes et en vivant pleinement ce qui se présente. Que ce soit d’anciennes émotions ou sentiments, acceptez où vous êtes, ce que vous ressentez et entendez, écoutez attentivement ce que votre corps et votre âme essaient de vous communiquer, cela vous amènera sur votre sentier sacré, sentier qui vous est personnel.

Donnez-vous la permission de pleurer, de crier, de vous sentir frustré. Il est sain d’avoir ces sentiments, de traverser ces émotions et de les laisser s’échapper de vous. En les acceptant, nous pouvons les laisser aller, faisant ainsi place à de nouvelles expériences et à l’amour. Vous ne pouvez vraiment vous aimer que lorsque vous acceptez toutes les parties de vous-même, qui vous êtes, qui vous avez été et qui vous deviendrez. Prenez conscience que toutes les expériences, toutes les personnes que vous rencontrez dans votre vie sont un cadeau qui vous est offert à vous, personnellement. Toutes ces personnes sont des anges vous faisant cadeau d’une leçon qui vous fera croître. Ce que vous décidez de faire de ces expériences bâtit vos lendemains. Affronter vos peurs est le plus beau cadeau que vous puissiez vous faire, car nous sommes tous des êtres aussi importants les uns que les autres et tous, sans exception, nous possédons la vérité en nous. La lumière nous traverse tous lorsque nous nettoyons de plus en plus nos âmes et que l’intelligence suprême nous habite, nous donnant les réponses que nous recherchons tant.

Vous n’êtes pas votre personnalité, vous n’êtes pas votre ego. Nous sommes d’essence divine et nous possédons le pouvoir divin et la connaissance divine et ceux-ci attendent d’être éveillés pour être utilisés pour nous-mêmes et pour l’humanité. Nous devenons un avec la conscience divine lorsque nous laissons aller notre ego. La première étape vers l’intégration de notre vrai soi (qui est pur amour) est d’en devenir conscient. Et rappelez-vous qu’une fois l’intégration faite, vous n’avez plus jamais à refaire ce processus. Cette expérience n’a plus jamais à être répétée. La confiance et la foi croissent alors comme une fleur s’épanouissant à l’intérieur de vous. Nous pouvons finalement marcher consciemment sur notre sentier sacré, avec amour et connaissance, sur ce merveilleux plan terrestre, ensemble… unis.

Les livres de la vie

Un kundalini collectif

Ça sert à quoi, une vie? Quelle est notre raison d’être? Pourquoi sommes-nous sur terre? Bien des philosophes et des experts de toute sorte ont essayé de répondre à ces questions sans pourtant nous satisfaire. Cette chronique vous propose d’explorer ces questions essentielles en vous offrant diverses expériences transformatrices racontées par divers individus qui se sont tous posé cette question : elle sert à quoi ma vie?

Ceux d’entre vous qui me connaissent savent que j’ai un p’tit côté irrévérencieux qui aime bien faire des farces et faire rire les gens. Et pourtant, lorsqu’il s’agit de penser au sens de ma vie, je ne peux m’empêcher de me remémorer trois expériences bien particulières qui sont survenues à trois différentes époques de ma vie. Je sais maintenant qu’il s’agissait d’expériences Kundalini. Mais au moment où elles avaient lieu, ces fameuses expériences, je ne savais pas du tout de quoi il s’agissait…

À la fin de notre dernière chronique, j’étais sur le point de vous raconter la première de ces expériences. Il s’agit d’une aventure qui m’est arrivée en 1973 et a duré une dizaine de mois. Cette aventure-là, je ne l’oublierai jamais. Et je peux encore dire ça malgré que cette expérience est survenue il y a déjà 30 ans.

C’est la troisième semaine du mois de septembre en 1973… Nous sommes une trentaine de personnes à suivre un cours de métaphysique dite appliquée. Lors d’une session particulièrement intense, on discute de l’amour. J’argumente avec notre prof, la fondatrice et la guru de notre organisation lorsqu’elle m’interrompt brusquement en disant avec autorité : Non, Marcel, le phénomène dont tu parles, ce n’est pas de l’amour véritable, ce n’est que du sexe! Ton problème à toi, c’est que tu n’as jamais compris ce qu’est l’amour véritable!

Normalement, ce genre d’intervention aurait provoqué une réplique rapide, car, d’habitude, j’ai la parole facile et j’aime argumenter. Mais cette fois-ci, je suis complètement pris au dépourvu. Soudainement bouleversé, je réagis d’une façon qui me surprend complètement : je me précipite hors de la classe. Je n’ai qu’une chose en tête : m’éloigner de cette femme! M’éloigner de cette classe! Inexplicablement, je me mets soudainement à me parler à haute voix, maugréant que ma guru ne sait pas de quoi elle parle. Plus je parle fort, mieux je me sens. Malgré ça, je ne peux m’empêcher de me mettre à pleurer à grosses larmes puis à hurler à haute voix. Plus je hurle, mieux je me sens, ce qui m’encourage à hurler encore plus fort. Je continue de crier et de pleurer à haute voix pendant au moins une quinzaine de minutes. Puis tout à coup, je ressens une douleur intense en arrière de la tête. Une voix (qui n’est nettement pas la mienne) me dit avec autorité : « Ton thalamus est en train de surchauffer. Calme-toi ». Surpris, j’arrête subitement de crier et de pleurer. Ma douleur disparaît aussitôt. Une lumière étrange m’enveloppe et un silence étourdissant m’entoure. Un calme étrange, mais bénéfique s’empare de moi. Ma colère et mon désarroi ont disparu et cédé la place à une sorte d’extase. Ma vie me semble tout à coup imbibée d’un sens profond et immuable. Je comprends maintenant TOUT. Et j’ai bien hâte de partager ma révélation avec les gens que je viens tout juste de quitter.

De retour à la salle de classe, j’en ouvre brusquement la porte pour me précipiter à l’intérieur. Une nouvelle surprise m’y attend : la pièce est remplie d’une énergie intense qui pulse partout et la couvre de couleurs vibrantes. Tout au fond de la pièce, je vois notre prof qui me sourit et m’ouvre les bras. Je me précipite dans ses bras en essayant d’expliquer ce qui m’est arrivé, mais je ne peux rien dire. Je ne parviens qu’à émettre des balbutiements incompréhensibles. Je me sens comme un bébé qui vient à peine de naître. De la bave me dégoutte de la bouche et le nez me coule à profusion, mais je me sens heureux, heureux, heureux comme jamais auparavant. Malgré ça, je suis assez conscient pour constater qu’un étrange tableau m’entoure : une trentaine de personnes me regardent avec consternation. Certains sont simplement curieux. D’autres sont visiblement ébranlés. Quelques-uns tremblent de peur. D’autres se bercent sur place comme de jeunes patients mentaux en état de choc.

Je désire vraiment leur expliquer ce qui s’est passé, ce qui m’est arrivé. Je veux les rassurer. Leur dire que tout va bien. Que ce que j’ai vécu est merveilleux. Qu’il ne faut surtout pas résister. Que tout ce qu’ils ont à faire est de permettre à l’expérience d’avoir lieu. Je veux leur affirmer qu’il n’y a rien à craindre. Que « passer de l’autre côté du voile » est tout à fait miraculeux, Mais je ne peux pas. Je ne peux toujours pas articuler un seul mot. Je ne fais que balbutier et baver. Et plus j’essaie de parler, plus je gargouille. Plus je gargouille, plus ceux qui m’entourent sont perplexes et plus je trouve ça drôle. En fait, tout me semble drôle. Très drôle.

Dans les heures qui suivent, une vingtaine d’autres personnes vivent une transformation semblable à la mienne. Un après l’autre, ils « percent » le voile qui me semble séparer la dimension physique de la dimension éthérique. Chacune de ces percées m’apparaît être une victoire importante, une sorte de conquête du monde spirituel par rapport au monde physique. Je suis convaincu que plus il y aura de gens comme « nous », mieux nous serons.

Vous vous souvenez de la voix qui m’avait suggéré de me calmer? Cette voix me revient à maintes reprises. Elle me parle de Marcel comme s’il n’est qu’une personnalité particulière dans une longue ligne de personnalités que je possède dans ma garde-robe multidimensionnelle. Dès les premiers instants après ma transformation, cette voix me guide d’un moment à l’autre. Elle me suggère quel individu aider à « traverser » dans la nouvelle dimension. Elle me murmure des détails intimes à mentionner à certaines personnes et me prédit ce qui va se passer d’un instant à l’autre.

C’est ainsi que s’amorce une transformation qui va s’échelonner sur une période de plusieurs mois. Marcel était un individu très sérieux et prudent. Sur les instances de ma voix, je deviens très enjoué et insouciant. Marcel était émacié et de faible constitution. Je gagne du poids et développe des muscles que je ne connaissais même pas. Marcel évitait tout sport et toute forme d’efforts physiques. Moi, je fais maintenant de la natation et de la musculature plusieurs fois par semaine. Marcel était dépressif et assez maussade, moi je suis très joyeux, même heureux jusqu’au point de chanter et de fredonner à tout moment de la journée.

Pour ce qui est de ma sexualité, elle aussi subit une transformation plutôt radicale. Quoique j’ai toujours été intéressé aux plaisirs charnels, ma personnalité assez maussade m’avait souvent empêché d’en profiter avec joie et abandon. Tout ça change avec l’aide de ma voix. Sur ses instances, je profite de maintes occasions érotiques et m’y abandonne avec passion et insouciance.

Plus je lui fais confiance, plus ma voix se fait connaître. Elle m’affirme qu’elle est là pour m’aider à surmonter les limites de Marcel. Elle me lance toutes sortes de petits (et gros) défis dont le but semble être de remettre en question mes habitudes et mes attitudes périmées. Elle m’enseigne à contourner les peurs, les appréhensions et les limites de Marcel. Elle m’offre maintes suggestions qui vont à l’envers de ses façons de penser, de son mode de vie, de ses inhibitions et même de ses croyances religieuses et spirituelles.

Cet état d’euphorie restera avec moi pendant plus de dix mois, cette année-là. Durant toute cette période, je suis constamment habité d’un sentiment de parfait bien-être et de joie soutenue. Je continue de plus à me percevoir comme une sorte d’extra-terrestre pour qui chaque nouvelle journée est une aventure inusitée.

Puis, un jour, je m’aperçois que tout est fini. Mon extase disparaît complètement sans laisser de traces. Ma certitude n’est plus là. Mon ancienne personnalité est de retour. Je suis de nouveau Marcel. Je ne suis plus qu’un humain bien ordinaire.

Mon état kundalini ne me reviendra que huit ans plus tard, lors d’un voyage en Égypte. Mais cette histoire-là, je vous la raconterai dans une prochaine chronique.

Être en relation

J’en ai plein les bras, pourtant j’ai des idées plein la tête. Wow, il est possible de sortir de la spirale quotidienne des relations souffrantes!

Créer de nouvelles manières d’être en relation. Tout un contrat quand nous sommes envahis par le temps, la politique, le travail, l’ordinateur, les enfants, etc.

Voici quelques idées rafraîchissantes :

  • Vouloir nous rapprocher des autres et ne pas attendre qu’ils viennent vers nous.
  • Cesser les attentes.
  • Choisir au lieu d’être choisi.
  • Mettez-vous de l’humour, du plaisir dans votre quotidien?
  • Il n’y a pas de couple parfait ou d’harmonie parfaite, mais que des couples en devenir.
  • Créer de petites attentions sans penser recevoir quelque chose en retour.
  • Envoyer des petits mots de gratitude sans raison.
  • Exprimer nos sensations et nos émotions en parlant en JE.
  • Être honnête.
  • Osons être vulnérable.
  • Acceptons que chaque personne dans un couple à son sac à dos rempli d’histoires de son passé qui peuvent se réveiller à tout moment.
  • Un couple, c’est un investissement à deux, pour les bonnes raisons. Quelles sont les vôtres?
  • Mettez votre juge de côté, évitez le jugement et la critique.
  • Aimer, c’est aller vers le besoin de l’autre sans se perdre dans l’autre.
  • Attention aux scénarios de prince ou princesse charmante, de cas dramatique non dramatique. Ils jouent contre vous très souvent.
  • Est-ce que mon amour est conditionnel?
  • Êtes-vous un à côté de l’autre dans vos projets? L’important, ce n’est pas juste d’aller dans la même direction comme couple, mais d’aller à la même vitesse : sans cela, il y aura une trop grande tension d’où l’importance de la communication.
  • Planifions-nous notre intimité autant que nous le faisons pour nos vacances?
  • Nous organiser pour ne pas nous créer, ni créer à l’autre, la pression du performant et du perfectionniste.
  • Laissons bâtir et grandir l’intimité sous toutes ses facettes.
  • Cesser de penser pour l’autre. Nous ne le répéterons pas assez, car souvent nous interprétons au lieu d’aller vérifier auprès de l’autre.
  • La culpabilité est un jugement envers l’autre ou envers soi. Nous sommes pris entre deux décisions, celle que nous voulons prendre et celle que nous sommes obligé de prendre.
  • Arrêter de materner l’autre et de vouloir le protéger; il reprendra la responsabilité de sa vie et il sera plus apte à affronter ses propres défis.
  • Dire non ou dire oui quand nous n’avons plus peur de la réaction de l’autre.
  • Briser les tabous.
  • Accepter notre différence et nos points de vue. Laisser parler l’autre même si nous ne sommes pas d’accord, car pour cette personne, l’opinion qu’elle émet est quelquefois viscérale; elle apprendra alors qu’elle peut être authentique avec vous.
  • Si la relation nous tient à cœur, nous nous rendrons disponible pour la personne, autant émotivement que rationnellement et en disposition de temps.
  • Faire des consensus et non des compromis, car il y en a un qui perd à tout coup avec ces satanés compromis.
  • Faire des surprises.
  • Être flexibles?
  • Partager nos rêves individuels et ceux du couple.
  • Accepter l’aller et le retour dans vos discussions, de donner et recevoir dans vos échanges, éviter les monologues.
  • Ne pas entrer dans les souliers des autres, mais être sensibles, réceptifs et compatissants.
  • Ne pas vouloir que les autres entrent dans nos souliers, car nous oublions de nous retrouver et de toucher intimement notre souffrance.
  • Apprendre à le dire quand nous voulons nous engager ou nous désengager.
  • Reconnaître que même en étant avec quelqu’un, nous pouvons nous sentir seul.
  • Accepter que l’autre puisse être en réaction et en émotion, qu’il ne soit pas toujours en harmonie.
  • Accepter notre impuissance face à l’autre dans certaines circonstances.
  • Ce sont les dynamiques relationnelles tendues qui créent des malaises et des maladies de tous genres; c’est aussi par celles-ci que nous guérissons.
  • L’autre peut être un déclencheur émotionnel pour moi. Il éveille en moi des blessures non guéries.
  • Arrêtons de vouloir comprendre l’autre, mais essayons plutôt de nous connaître et de reconnaître ce que cette incompréhension nous fait vivre.
  • Cessons de projeter sur l’autre nos colères, nos insécurités et nos peurs en utilisant le vase communicant * et en nous déresponsabilisant de nos propres émotions. (* Vase communicant : c’est lorsque nous transférons notre émotion sur l’autre ou encore, n’étant pas conscient de ce que nous vivons à l’intérieur de nous, nous projetons alors sur l’autre. Voici deux exemples : j’ai peur et je fais peur à l’autre. Je suis en colère et je ne l’exprime pas. L’autre pourra le faire, amplifiant la colère que je garde ou refoule en moi).
  • Je brise le silence et le statu quo pour remettre du mouvement dans le couple.
  • Lors de chicane, s’occuper du problème et des mésententes sans mettre en péril l’amour que l’on a pour l’autre.
  • Évitons le boudage et l’isolement, car au lieu de rapprocher le couple, souvent cela le sépare.
  • Brisons les chaînes de la rancune et du ressentiment qui sont la prison des couples qui s’effritent.
  • Enterrez la hache de guerre et ramollir la tête dure pour avoir plus d’ouverture à l’autre.

Et vous, avez-vous quelques idées rafraîchissantes qui propulseront votre couple vers un amour véritable sans être dans les boucles sans fin de la souffrance relationnelle.

Les relations ne sont qu’à l’embryon des possibilités; pensons-nous réellement que nous les connaissons toutes? Utilisons notre créativité, notre imagination, notre intuition pour inventer de nouvelles façons d’être en relation et de semer la joie autour de nous. Il y a quelques théories et pratiques qui existent dans certains livres, mais le plus grand de notre travail sera de réinventer de nouvelles avenues adéquates pour le couple tout en évitant les pièges de nos parents. Si nous osons être unique, nous oserons fonctionner par essais et erreurs. C’est la meilleure façon de savoir si les idées fonctionnent pour nous. Il n’y a pas de mode d’emploi pour être en relation.

Et je termine sur cette pensée : Je t’aime trop pour ne pas réveiller ta blessure même en le faisant inconsciemment, car ce n’est pas ta blessure que je veux aimer, mais le vrai toi.

Réflexion sur l’amour

Il n’y a qu’un seul mot AMOUR dans le dictionnaire, mais il y a des milliers, sinon des millions d’interprétation de ce mot. Notre compréhension présente de l’amour est le résultat de ce que nous avons vu et entendu des personnes qui nous entourent durant les premières années de notre vie. Bien entendu, nos expériences personnelles ont soit renchéri ou modifié notre compréhension.

Lorsque l’on regarde les personnes de qui nous avons appris, les gens qui nous entourent et notre propre vie, la question qui revient souvent est : « Pourquoi est-ce que l’amour nous fait mal et nous rend si souvent malheureux? ». Si on veut être honnête, la réponse est simple, nous mélangeons les mots : possession, attachement, contrôle, besoins et jalousie avec le mot AMOUR. L’amour n’est aucun de ces mots. L’amour est un sentiment qui ne possède pas, n’attache pas exagérément, ne contrôle pas, n’est pas là pour combler nos besoins et n’exprime pas la jalousie. L’amour vrai est un sentiment libérateur, qui permet à l’autre d’être ce qu’il est et qui nous rend heureux de voir l’autre personne heureuse, même si son bonheur ne dépend pas de nous.

En général, nous voulons quelqu’un pour combler nos besoins, pour remplir des vides que nous n’arrivons pas à remplir nous-mêmes. C’est pour cette raison que nous avons tellement d’attentes de toutes sortes envers notre conjoint ou conjointe. Nous devons aussi réaliser que dans un couple, nous ne sommes pas un, ni deux, mais trois. Il y a les deux personnes et la relation entre ces deux personnes. Ce qui se produit, c’est que très souvent, nous sommes en amour avec la relation, c’est-à-dire, tout ce qu’elle nous apporte et non avec l’autre personne.

L’amour est comme une sauce à spaghetti. Il y a plusieurs ingrédients et c’est ce mélange d’ingrédients bien dosés qui lui donne son goût. Les principaux ingrédients de l’amour vrai sont : la liberté, le respect, la patience, la tolérance, la compréhension, l’honnêteté, l’estime, l’amitié et la confiance. Comme dans une sauce, vous pouvez ajouter vos ingrédients personnels.

Nous devons garder en mémoire que je ne peux pas donner à l’autre ce que je ne peux me donner à moi-même en premier. En tant qu’âme et en tant qu’entité humaine, je suis complet, je ne suis pas la moitié de l’autre. Un couple qui s’aime vraiment ressemble à un chemin de fer, deux êtres qui vont dans la même direction et qui sont reliés par des sentiments, des expériences et le quotidien.

En terminant, j’aimerais vous laisser sur cette phrase : « le plus beau cadeau que je puisse faire à l’être que j’aime, c’est de choisir de m’améliorer, d’évoluer », car l’autre va en profiter et je contribue au bonheur du couple et à son évolution.

L’amour

L’amour a été écrit, chanté pour exprimer une émotion qui fait rêver
On a partagé, expérimenté à chacun sa façon l’expérience sacrée
Des bonheurs d’émotions troublantes dans l’espoir qu’ils perdurent
On a jubilé et cru en cet amour pour qu’il dure.

Un sentiment, une force, une mystérieuse énergie
Chimie vibratoire produisant des sensations
La cause d’une grande variété d’émotions
Espérant que l’amour, c’est pour la vie.

La vibration d’amour concrétise la magie du rêve
L’amour grave des empreintes énergétiques chez son penseur
Il imprime des souvenirs heureux, rare est le cœur qui en fait la grève
Une expérience malheureuse laisse parfois des traces de peurs.

L’amour est un idéal que nous envisageons
La réalité du présent qui est devenue une passion
Pour être aimé et attirer l’amour, il faut avant tout s’aimer
L’estime de soi est le reflet des personnes équilibrées.

Être aimé représente un retour de complicité
Aimer, c’est le don de soi, c’est aussi la fidélité
Être aimé, c’est une richesse inestimable
Aimer, c’est s’offrir un bonheur enviable.

L’amour de soi est un sujet presque tabou
On s’oublie pour l’autre, le sacrifice en est le prix
L’amour de soi est de passer en premier et avant tout
S’aimer, c’est immortaliser son énergie.

Arrêter de se juger, se critiquer, de s’analyser au profil des autres
Prendre sa place est celle qui vous revient de droit
Se faire plaisir et passer à l’action en sont la loi
Pourquoi s’oublier toujours pour les autres.

Toute une vie passée à aimer en s’oubliant
Où en êtes-vous maintenant
La bonté et la générosité en ont pris la place
Votre estime de soi a fondu comme un bloc de glace.

Maintenant n’est-il pas le moment de passer à l’action
Cette action que vous reportez depuis si longtemps
Vous apprécierez les grandes joies de cette décision
Comme le bonheur des premiers pas d’un enfant.

La personne la plus importante, c’est vous
Celle qui prime avant tout
Vous êtes à la fois l’amour et l’aimé
L’accepter, c’est de décider.

Ces accompagnements que l’on oublie…

On parle de plus en plus de l’accompagnement des personnes en fin de vie et sans doute est-ce là un grand bien. Il était temps, d’ailleurs, de retrouver cette préoccupation fondamentale dans notre société qui, depuis quelques décennies, s’est peu à peu appliquée à déshumaniser tout ce qui entoure notre départ. Car l’évidence est criante : on en est venu à ne plus concevoir la mort que comme l’échec de la vie… et de la médecine. Et c’est ainsi que les hommes et les femmes que nous sommes se sont progressivement laissés amputer de leur âme.

Nous ne sommes qu’au début d’un grand travail de restauration de la dignité humaine et d’une juste compréhension du phénomène de la mort. Cependant, si cette préoccupation nous amène inévitablement à nous poser des questions sur la valeur et le sens de notre vie, il convient sans doute d’aller jusqu’au bout de notre réflexion.

En effet, la mort de notre corps n’est assurément pas la seule des grandes métamorphoses auxquelles nous avons à faire face. Je crois en effet que les deux extrémités d’une vie terrestre se ressemblent étrangement. On ne se penche certainement pas assez sur tout ce qu’implique une naissance. On n’y voit, en général, qu’un « heureux événement » et c’est tout… On ne s’interroge pas, ou si peu!

Que vit pourtant l’être qui vient vers nous? Je devrais plutôt dire « que vit l’âme que nous accueillons à cet instant? ». Ne la confondons-nous pas trop systématiquement avec ce petit vêtement de chair qu’elle a souvent tant de mal à adopter? Alors que nous fêtons son arrivée, peut-être vit-elle, de son côté, une mort, l’arrachement à une autre vie, dans un autre monde, bref une métamorphose importante?

Ce sont là, entre autres, les conclusions auxquelles j’en suis venu après plus de vingt ans de recherche dans ce qu’on appelle les « états modifiés de conscience ». Des expériences extracorporelles troublantes m’ont amené à me rapprocher de plus en plus de ces âmes qui s’apprêtent à s’incarner. J’ai recueilli des confidences… parfois des appels au secours.

Car il n’est pas facile de naître à notre monde! Je puis en témoigner par mes incursions régulières dans ces espaces de plus ou moins grande lumière qui constituent la frontière entre les mondes. L’être qui tente de rejoindre à travers le ventre d’une mère a besoin d’être accompagné puisqu’il meurt à son ancienne existence.

De l’autre côté du rideau de la vie, il abandonne une famille, des amis, un soleil… Avec lui, qu’est-ce que nous accueillons? Quelle est cette réalité que nous recevons dans nos bras? C’est là, me semble-t-il, où non seulement, bien sûr, les parents, mais aussi tous ceux qui sont concernés par la naissance : sages-femmes, infirmières et médecins – devraient se poser une question fondamentale. La question de leur rôle d’accompagnateur.

Ils sont les témoins et les acteurs d’une métamorphose majeure. En ce sens, la vie les appelle à poser bien davantage que des gestes médicaux ou hygiéniques. La vie, dans ce qu’elle a de plus sacré, leur demande l’écoute et l’amour. C’est une mue douloureuse que celle qui consiste à devoir prendre un corps. Le premier aliment de l’âme devient alors la chaleur des cœurs humains qui vont l’assister dans son mouvement de naissance.

Que dire maintenant de ces êtres qui, pour de multiples raisons, ne parviennent pas à venir au monde… ou dont on ne veut pas? Que dire de l’amertume que laissent parfois les fausses couches et que penser de cette absence de conscience qui préside trop souvent à ce que l’on appelle pudiquement les « interruptions volontaires de grossesse »? Qu’il faut d’abord en parler et apprendre à y poser un nouveau regard. Qu’il faut ensuite et surtout songer à accompagner ceux qui, d’un côté ou de l’autre du miroir de la vie, en sont les acteurs silencieusement souffrants.

Depuis des années, j’ai suivi bien des âmes sur leur chemin de descente vers nous, dans leurs tentatives d’apprivoiser un corps, dans leurs allers-retours rapides entre les mondes et leur soif de tendresse inassouvie. J’ai recueilli leurs incompréhensions et leurs douleurs… Aussi est-ce dans leur direction que je voudrais aujourd’hui attirer l’attention du plus grand nombre… car il est temps de s’ouvrir à leur appel, à leur demande d’accompagnement.

Il ne s’agit pas de porter un jugement sur qui que ce soit, car toute histoire de vie a sa logique interne qui réclame de la compassion. Il est seulement question d’inspirer une réflexion, de distiller une information sur cette force si subtile et si mystérieuse qui nous habite et que nous avons peur d’appeler le Divin… Car c’est bien elle, en définitive, qui voyage et s’exprime à travers nous.

L’écoute et l’amour nous feraient-ils peur? Posons-nous la question sans tricher… Si c’est le cas, il est grand temps de réagir!

Pour en savoir plus :

Le non-désiré… Rencontre avec l’enfant qui n’a pas pu venir, Daniel Meurois-Givaudan

En route vers la liberté

Je suis un bateau tout-puissant et illimité. Je m’appelle AMOUR. Ma soif de liberté se fait sentir et m’incite à prendre le large pour voguer vers l’infini. « Larguez les amarres! » criai-je. Mais rien ne bouge. Malgré tous mes efforts, je n’arrive pas à quitter le port. Que se passe-t-il? Je découvre alors que des centaines de cordages me retiennent au quai. Et moi qui me croyais libre!

Ces attaches portent des noms : famille, parents, enfants, nom, armoiries, chevalière, ancêtres, patrimoine, bijoux, tableaux, photos, traditions, culture, rôles, métier, diplômes, profession, réputation, titres, ambitions, rêves, désirs, pays, patrie, royauté, religion, spiritualité, ordre, parti, organisation, amis, animaux, croyances, valeurs, pensées, idées, science, lois, armée, droits, privilèges, acquis, terrain, maison, lieu, biens, revenus, économies, salaire, apparence physique, vêtements, beauté, jeunesse, santé… c’est sans fin. Suis-je condamné, attaché au quai, à mourir d’ennui, sans jamais réaliser mon rêve?

Pourtant, ce sont des personnes et des choses que j’aime qui me retiennent. Elles ne devraient pas entraver ma liberté, bien au contraire. En y regardant de plus près, je prends conscience que chacune de ces attaches comble un besoin animal chez moi, et me procure du plaisir. Prenons par exemple l’amour pour mes enfants. Ce ne sont pas eux que j’aime, mais bien la satisfaction du besoin d’ouvrir mon cœur – le bonheur de mon corps émotionnel – qu’ils me procurent. Et c’est la peur de perdre ce contentement qui m’empêche d’avancer. La vérité, c’est que je suis prisonnier de mes besoins ainsi que des personnes et des choses qui les assouvissent.

Devant pareil constat, je prends la décision de défaire les nœuds des cordages un par un. Tant que j’étais retenu de partout, je ne risquais rien. J’étais en sécurité et ne craignais pas la tempête. Mais dès que je dénoue quelques liens, je deviens la proie des intempéries et je suis ballotté dans tous les sens. J’ai peur de cette aventure. Je pourrais tout rattacher et retrouver mon confort d’autrefois. Mais il me faudrait renoncer à la liberté et accepter de pourrir sur place. « Non, ça n’est pas possible! » hurle mon âme. Je me sens hors contrôle, sans repère, fragile, laissé à moi-même.

Plus je défais de cordes, plus l’expérience est pénible et terrifiante. J’ai souvent envie de tout arrêter, mais je ne peux revenir en arrière. Je veux connaître la liberté, c’est ma raison d’être. Alors, je continue mon processus avec détermination et courage. Et voilà enfin que je tombe sur le gros cordage, l’énorme attache qui s’appelle Plutôt mourir que… Je suis face au mur de mort. Qui va mourir, la mort ou moi? Si je largue cette amarre, je meurs à la peur. Si je ne la largue pas, je meurs de peur. Quel dilemme! Que faire?

Enfin, je me souviens de qui je suis et ce que je suis venue faire sur terre. Je prends conscience que nous sommes sept milliards de bateaux AMOUR qui nous sommes incarnés pour faire le grand bond de conscience vers l’espèce nouvelle. Certains sont attachés en Asie, en Amérique du Sud, en Afrique… et se font arracher leurs amarres très violemment, sans savoir pourquoi. D’autres sont enfermés dans des camps de réfugiés, des prisons, sans possibilité de prendre le large. D’autres encore expérimentent la guerre, l’injustice, la torture, le viol… sans pouvoir dire ou faire quoi que ce soit. Tous ces bateaux se sont incarnés pour me faire voir l’enfer-sur-terre que je crée à mon image et ma ressemblance, et contribuer à mon réveil de conscience, à moi, qui ai encore le choix. Je les en remercie et je prends la décision de jouer ma partition, moi aussi. Je fais le deuil de mon vieux monde. Je laisse aller mes liens et prends le large. L’AMOUR pourra enfin voguer vers l’infini… en toute liberté!

M’accompagnes-tu?

Le couple comme unique – Le couple comme union

Voir ce qui manque à notre âme dans le regard de l’amoureux qui nous tient dans ses bras est comme un baume au cœur de la solitude.  Trouver celui ou celle qui colle parfaitement à la partie manquante de nous-même est toujours un cadeau merveilleux que la vie offre à tous sans exception.

Le défi commence dès lors que le couple formé s’oublie dans une illusoire plénitude qui oblige chaque partenaire à ne devenir que la moitié de ce qu’il est réellement.  La fusion est le processus initial de toute rencontre dès l’instant où le spermatozoïde et l’ovule mélangent dans la joie leurs histoires génétiques.  Tendre roucoulement de la vie à deux, sensation vibrante du corps qui s’expanse sous le regard étincelant de la vie recréée.  Prodigue de l’amour qui rend le gris des édifices presque tolérable, la pluie devient une amie qui incite à la paresse au lit, le vent devient charmant en ébouriffant les amants et tout ce qui ne peut être dit se lit mieux dans le sourire des yeux.  Quel prodige d’être amoureux, comme des enfants, ivres du sein de leur mère, ivres de contact et de fous rires.

Quel vertige de devenir l’amour et eux quand la folie s’étiole et que les mots, les corps, les idées s’éloignent, enfermant chaque moitié redevenue seule dans le vide du manque.  Séparation vitale, nécessaire car la fusion ne peut être qu’éphémère.  Au commencement de la vie, les cellules toutes identiques se séparent un jour pour devenir ce qu’elles doivent être.  Comme l’enfant quitte la mère, mari et femme doivent se transformer pour redevenir aimants.  L’amoureux ne peut continuer « à être l’objet du désir de l’autre », car il s’oublie et se noie dans des attentes insensées.  Cette légendaire mais tout à fait physiologique crise de couple survient toujours au bon moment même si elle ressemble à une tempête de mauvais sentiments.  À l’instar des adolescents, certains couples deviennent boutonneux, grincheux, claquant la porte parce qu’ils ne savent plus dire « je t’aime ».

La vie se partage alors en parallèle, chacun sur sa rive tentant de se redéfinir sans dépendance à l’autre, pour être à nouveau un individu entier.  Pour certains, la rive est symbolique, se creusant sous le même toit dans des silences et des évitements qui guérissent grâce au temps.  C’est dans cette période douloureuse que l’on constate que le sentiment amoureux ne se commande pas, qu’il peut disparaître tout simplement même sans colère sans haine et que l’on ne sait plus comment faire pour retrouver le contact.  Mieux vaut alors laisser l’espace faire son œuvre, faire chambre à part, maison ou même vacances à part!  Au terme de cette absence de communication, le couple sait s’il se retrouve sur la même rive ou si la séparation réelle est seule solution d’amour.  Tout cela sera plus facile si chacun accepte d’ouvrir les yeux de son cœur plutôt que de blâmer l’aveuglement de l’autre, au risque de laisser un amoureux adolescent aux prises avec ses tourments qui cherchera à nouveau la moitié idéale dans le jardin des passions.

La roue tournera encore, même pour ceux qui sont restés ensemble, prêts à s’engager de nouveau dans un contrat de mariage qui devient sacré pour permettre d’accéder au véritable couple uni où un plus un égale trois.  C’est une petite histoire d’amour que chacun veut écrire avec un grand A, puisque « amour » en langage des oiseaux donne « a privatif de la mort » (G. Athias).  Voilà pourquoi l’amour permet de guérir.

Le chemin du cœur amoureux n’est pas une ligne aussi droite.  Il y a plein de sentiers buissonniers, de petits détours secrets, de grandes clairières rassurantes et de sous-bois oppressants.  Tout comme nous aspirons à retrouver l’unité en nous, nous cherchons dans ce paysage l’amour unique, celui qui laisse sa marque dans les sillons du cœur, celui qui aspire au partage et à l’échange pour un brin d’éternité.

N’être qu’une moitié ne peut pas nous combler.  Rester séparé risque de nous faire ressembler à « certains couples (qui) font penser à deux fous dont chacun serait persuadé d’être l’infirmier de l’autre » C. Bobin

Être deux réunis est un bien beau défi qui se vit dans l’aventure d’une communication vivante et durable avec l’être aimé et aimant.

Le cœur des hommes

« D’une mère, un héros attend protection et refuge contre l’âpreté du monde. D’une dame, il reçoit l’inspiration à la vaillance et à l’honneur » – Jacqueline Kelen

Je voudrais tant savoir aimer avec toutes les lettres de mon être, aimer sur tous les registres, tous les chakras, avoir des orgasmes si différents qu’à aucun moment je ne confondrais l’amour charnel avec l’amour maternel ou fraternel. Mais voilà, la langue française est bien pauvre en ce qui concerne les déclinaisons de l’amour. J’aime, je t’aime, toujours le même verbe qu’il faut enrober de qualificatifs subtils pour comprendre ce qu’on ressent pour un enfant ou pour un amant.

Tout a été si confondu dans mon cœur.

Pourquoi ne pas dire « je maternaime » quand il s’agit d’un amour maternel? Bien sûr, je « paternaime » aussi (mon père) et « je fraternaime » (mon ami ou mon frère). Je « maritaime » très fort (mon mari) et « j’aimatière » beaucoup le chocolat à l’orange. Pour l’amour érotique, je « sexaime » beaucoup celui qui me fait jouir.

C’est vrai que ces mots sont un peu lourds et que l’amour a besoin de légèreté.

Alors pourquoi ai-je besoin de découper le mot aimer en mille morceaux?

Parce que je me suis souvent trompée, mélangeant aimer et materner, simplement parce que j’ai ce don inné de faire sortir de mon ventre un être dont il faut que je prenne soin. J’ai pris mes partenaires pour des enfants à dorloter, à protéger, à contrôler. Longtemps, je me suis trompée mélangeant aimer et soutenir, et il fallait que, dans tout amour, je sois forte pour ne jamais faiblir. Hommes, je vous ai pris sur mon sein pour vous nourrir de ce que je voulais de bien. Pardonnez-moi cette arrogance qui cache l’impuissance des mères à protéger leurs enfants de la misère.

Jusqu’au jour où j’ai touché le cœur des hommes, un soir d’automne quand la lumière du jour laissait la place à un feu qu’ils avaient allumé pour retrouver leur virilité. J’ai touché le cœur de tous ces hommes sortis du bois avec la joie d’être ce qu’ils sont, sans retenue ni pardon, sans explication ni abus. La délicatesse de leur poignet qui cassait les branches, la fluidité de leur danse pour déposer autour du foyer des pierres de sécurité, la certitude absolue qu’il maîtrisait le feu sans avoir de compte à rendre, tout cela rendait le cœur des hommes si beau que j’ai voulu le toucher.

Voir cette force incarnée dans ce muscle cardiaque qui n’a que faire de la volonté, me donnait envie de poser ma main sur cette partie de leur anatomie. Doucement, sans effraction, une demande tacite pour venir poser ma main droite sur leur poitrine offerte aux dons. Je gardais la main gauche qui reçoit, appuyée sur mon ventre comme pour faire une connexion entre la terre en moi et le ciel en eux. Ils ont tous accepté avec leur propre révérence, cette main inconnue qui se posait sur eux. Et dans mon cœur chantait le même refrain de reconnaissance pour ce qu’ils étaient, tous des inconnus que je connaissais.

Des êtres de Dieu, blessés d’Amour autant que nous les femmes nous le sommes. Des êtres de Dieu aussi sensibles que nous les femmes nous le sommes. Des humains en quête d’un chemin de vérité, si pareils à moi-même dans leur essence que je me demande encore pourquoi il y a une guerre des sexes. J’ai senti les mêmes blessures d’amour, ni plus fortes, ni moins douloureuses, les mêmes envies d’aller vers l’autre à condition de se donner la main pour ne pas s’accuser des erreurs du chemin.

J’ai touché le cœur des hommes un soir d’automne et le ciel qui était mon témoin, a pleuré pendant plusieurs jours, des étoiles filantes de pur amour.

J’ai alors senti qu’ils avaient assez de force eux-mêmes pour se défendre, assez de ressources pour se regrouper en clan quand le besoin se faisait entendre, assez de pudeur pour dire ce qui était dans leur cœur, assez de sueur pour pleurer comme des êtres vulnérables. Assez de conscience pour prendre soin de leurs besoins et ne plus me demander d’être leur mère chaque matin.

Mais pour comprendre tout cela, il a fallu des hommes courageux sortis du bois avec leurs propres lois et des femmes venues de la forêt sans peur de montrer ce qui les effraie.

Quand j’ai touché le cœur des hommes, j’ai senti palpiter sous ma main, la vie qui coule dans des rivières qui sont les mêmes chez tous les humains.

J’ai senti la même vie qui circule en moi, ses hauts et ses bas qui n’ont pas sexe, mais qui cherchent tous la même adresse : celle d’un cœur doux sans amer, un cœur fou sans misère, un cœur qui plonge dans la terre pour voir le ciel à l’envers.