À propos des rencontres magiques

Beaucoup s’interrogent : qu’est- ce qui fait qu’on est attiré par une personne plutôt que par une autre?  Est-ce d’ordre physique?  Hormonal?  Caractériel?  S’agit-il d’affinités secrètes, d’une reconnaissance mutuelle spontanée?

Je crois pour ma part, qu’une rencontre (qui se reconnaîtra comme amoureuse) est dans la combinaison de plusieurs facteurs (attirance physique, phéromones, perception spontanée d’une acceptation inconditionnelle, identification inconsciente à des images anciennes (de personnes bienveillantes) qui remontent à la surface).  C’est la réunion de plusieurs composantes conscientes et inconscientes qui va créer un appel, un mouvement ou un élan vers telle personne et non pas vers une autre.

Cela c’est une explication raisonnable, mais comment évaluer la part de miracle, de magie qui entoure une rencontre amoureuse?  Qu’est-ce qui fait qu’on va s’attirer mutuellement et comment expliquer que l’histoire se poursuive ou non ensuite? Je crois que l’attirance mutuelle entre deux êtres est d’ordre vibratoire.  Tout se passe comme si des vibrations subtiles circulaient de l’un vers l’autre, étaient reçues et s’accordaient.  Produisant ainsi une alchimie mystérieuse entre deux personnes, rapprochement et mélange qui vont les lier.  L’image la plus simple pour parler de ce phénomène serait l’image musicale : deux notes qui s’accordent et qui vont résonner comme du Mozart!

Ensuite, la poursuite de l’histoire va dépendre non pas des sentiments (comme on le croit trop souvent), mais de la qualité des relations qui vont nourrir et embellir cet amour ou le blesser et le dévitaliser.

Qu’est-ce qui fait que parfois rien ne fonctionne dès le départ : l’un est attiré et pas l’autre?  Effectivement, l’émission des signaux dont j’ai parlé plus haut, est parfois asymétrique.  Plusieurs combinaisons sont possibles.  L’un émet, l’autre ne reçoit pas, reste fermé, n’est pas sur la même longueur d’onde vibratoire ou est déjà tourné vers quelqu’un d’autre.  Et puis, il arrive aussi que les deux notes de musique, ne s’accordent pas, et font un couac!  Et je n’ai jamais vu un couac se transformer en Mozart!

C’est notre rêve à tous de trouver des sentiments en réciprocité, de ne pas se piéger dans ce que j’appelle les pseudos amours, telles les amours de manque (on réclame à l’autre ce qu’on n’a pas eu dans l’enfance), les amours de peur (on exige de l’autre qu’il nous rassure sans arrêt, qu’il nous confirme que nous sommes le(la) seul(e) personne aimé(e).  Il y aussi les amours de consommation (on aime non la personne, mais l’amour qu’elle a pour nous!), les amours de besoin sont redoutables et frustrantes (on ne donne rien, on prend, on exige)…

Il peut arriver aussi que l’on tombe soudain amoureux d’un ami ou d’une connaissance côtoyée depuis longtemps, mais pour laquelle on n’avait jamais envisagé d’aller plus loin ou plus près comme amoureuse ou amoureux potentiel!

Dans l’amitié, la dimension sexuelle est absente.  C’est la révélation de cette dimension qui va transformer la relation.  Ceci dit, le désir ne se commande pas.  Il peut être présent, mais censuré ou occulté durant des années et soudain se révéler quand les défenses lâchent prise!  Certains s’interrogent sur le coup de foudre, qui serait la manifestation soudaine d’une attirance irrésistible, réciproque et sans réserve.  Attirance qui fait fondre toutes les inhibitions ou les préjugés et rend caducs les engagements antérieurs.  Il faut savoir quand même que dans le coup de foudre, il y a souvent plus de coups que de foudre (disait ma grand-mère!).

On nous dit aussi que les vacances sont propices aux rencontres amoureuses.  Les vacances sont favorables à toutes les rencontres et donc aussi aux rencontres amoureuses.  Peut-être parce que nous avons chaque jour 24 heures à notre entière disposition.  Heures qui ne sont pas parasitées par du travail, des contraintes, des injonctions ou des obligations.  Parce que les journées sont plus longues et qu’il y a en face de vous des personnes qui sont ouvertes, disponibles, réceptives (non parasitées par des choses à faire!  Et puis la nudité (bord de mer ou temps clément) ou une tenue plus légère semble autoriser une circulation plus libre des désirs!

Quoiqu’il en soit, les rencontres amoureuses peuvent naître à tout âge, dans les circonstances les plus étranges comme les plus banales.  Comme nous ne pouvons commander à nos sentiments, il nous faut accepter que l’amour puisse surgir à tout instant dans notre vie.

Mon Amour – Hymne à la vie

Aujourd’hui, j’ai tellement envie de te dire combien je t’aime. Toi, qui à chaque instant est là, présente en moi. Toi qui habite mon cœur, nourrit mon âme. Toi qui sans artifice, m’aimes, m’accompagnes.

Je te regarde, et mes yeux s’animent. Des étincelles de joie, de vie sont perceptibles. Mon cœur palpite. Mon sang circule à une vitesse folle. J’ai toujours le goût de toi. Le goût d’être là avec toi, de te sentir, de te vivre. Je te regarde et je me sens vivre, presque ivre.

Parfois, tu me perturbes. D’autres fois, tu me fais pleurer. Certaines fois, tu me blesses profondément. Tu touches mes valeurs, mes croyances. Tu m’ébranles. Tu me chavires. Tu me rends, parfois, un peu fou. Mais, au fond, je t’aime.

Je t’ai toujours aimé. Tu me fais rire. Sans cesse, tu crées, juste pour moi, de merveilleux bouquets d’émotions. Tu es là, tu me prends la main, et tu m’amènes sur des sentiers inexplorés. Tu me guides, car tu m’aimes vraiment, totalement, inconditionnellement. Tu me parles d’éternité quand je me sens limité. Tu me dis, crois, espère, avance à ton rythme, mais marche mon amour. Sans fin, tu souffles, tu respires pour moi, en moi.

Parfois, je désespère de toi. Tu me quittes, l’espace d’un instant, et je ne suis plus le même. Tu sais si bien m’amener vers le meilleur. Le meilleur de moi. Le meilleur de toi. Je t’aime tant. Tu te fais belle, charmante, charmeuse. Tu me séduis. Tu m’ensorcelles. Tu te présentes, toute naturelle, vraie, authentique. Je perds pied. Je cède, car je t’aime mon amour. Aujourd’hui, je romps le silence. Je veux que le monde entier le sache. Je ne peux plus me cacher, te cacher. Je t’aime trop. Je veux le crier sans fin, sans cesse; je t’aime, toi, la vie.

Lettre à Jean

Selon la tradition, si on en croit les aïeuls, tu es mon fils. J’ai entendu un jour un dicton qui disait : « les enfants nous sont seulement prêtés ».  Aujourd’hui, je commence à comprendre pourquoi.

Tu as déjà, avant tes 5 ans, une petite personnalité qui se développe rapidement. Tu as tes propres conclusions et elles me plaisent davantage que les miennes. Tu me demandes couramment cette question redondante : « Pourquoi? ». Lorsque je veux répondre, je réalise que j’ai paré mon être de plusieurs conclusions extérieures afin de pouvoir pare-être meilleur. Puis, de cette prise de conscience, je peux laisser tomber un poids qui se trouvait sur mes épaules grâce à toi petit ange. Tu fais diluer tout dilemme sans que je n’aie eu à trouver de solution pour toi et tu résous avec simplicité en rendant universelle tout ce qui est emprisonné, fini ou défini.

Parfois tu me dis : « je suis comme toi Papa » ou « je fais comme toi Papa », c’est alors que mon ego est tellement heureux d’être un modèle pour toi. Ensuite, lorsque j’y pense et que je regarde profondément en moi, je vois combien tu es en fait naturellement toi, un miroir du meilleur de moi-même. C’est alors qu’à mon tour je désire te dire : « Regarde Jean, je suis comme toi, une bonne personne ».

Je désire que tu sois plus que moi, plus que con-plaît, au-delà d’être en-tier, être un tout qui fait partie intégrale du tout. Je remarque comme tu n’as pas encore été influencé par cette supposée bienséance civilisée qui semble vouloir s’attacher à ses rangs sociaux préétablis par un compte en banque bien garni et une position professionnelle de statut élevé. Tu ne veux en aucun cas acheter ta place, cependant, tu désires t’y introduire et laisser les autres s’asseoir à cette même table et y partager tout. Tu as déjà un esprit universel ou chacun est ami(e), peu importe la couleur de la peau ou la langue parlée. Pour toi Jean, je désire que tu trouves ton être en regardant à l’intérieur de ton âme et que tu bâtisses ta vie comme tu l’entends dans le respect et l’amour de tout.

Quand la confusion régnait dans mon esprit et dans mon cœur, par le passé, je demandais souvent à l’Univers, à Dieu, de placer sur mon chemin un grand maître ou une grande enseignante, quelqu’un afin que je puisse apprendre comment grandir et devenir meilleur que cette image dont les autres semblaient toujours vouloir me peindre et me repeindre. Je cherchais encore et toujours ailleurs que dans mon cœur. Lorsqu’un jour j’ai rencontré ta maman sur les plaines de l’amour, j’étais loin de me douter de ce qui m’attendait. Ensuite, d’un partage d’amour, nous avons eu le privilège et le bonheur de te voir apparaître dans nos vies avec cette bonne vieille recette « fusionné d’amour ». Alors, je vis grandir ce petit être qui, plus grand que nature, est devenu un enseignement de la maîtrise universelle et un bel exemple d’amour. Dans certain cas, ce sont les parents qui parfois servent d’inspiration à leur enfant et dans d’autres cas, c’est l’inverse. Merci à toi, petit amour de Jean, d’être là pour partager ta vie avec la nôtre. Je t’aime énormément Jean.

La liberté

La vie, c’est la respirer en toute circonstance, en tout moment. Que la fleur qu’on te présente soit ouverte ou fermée, elle a son odeur, sa forme, son unicité. Il suffit de l’apprivoiser, de l’expérimenter pour ensuite la laisser partir et la laisser changer. Tu peux choisir d’être la tige ou le pot. Mais là tu la portes, tu en deviens responsable et tu perds ta propre force. Deviens simplement le jardin qui savoure toutes les différentes fleurs sans en posséder une. Dieu est notre jardin et nous sommes tous les semences pour devenir qui l’on veut et ce que l’on veut. Qui es-tu dans le jardin de la vie? As-tu semé la liberté de vivre et de goûter en acceptant ce qui se présente devant toi. On se faufile tous dans une danse de partage, sans jamais rester à la même place. C’est la confiance et la foi qui nourrissent la terre sous nos pieds et qui nous amènent là ou l’âme nous dirige. L’esprit veut simplement faire l’expérience de notre expression vers le chemin de la connaissance de notre divinité.

Oublie pour un instant ton corps physique. Que reste-t-il? Un grand soleil lumineux qui possède l’Intelligence Suprême. C’est dans cette sphère qu’on doit se baigner par l’intuition pour nous guider à chaque tournant. À ce moment-là, on n’a plus à prier Dieu, on le devient. Quand cette conscience s’intègre, l’expansion de notre être attire exactement les énergies qui forment un pont qu’on traverse, laissant derrière les barrières que l’humain crée. Ça c’est la liberté. Accepter d’être éclairé par les rayons de notre soleil intérieur et choisir, décider la joie qui a toujours été dans chacune de nos cellules.

Ce sanctuaire privé qu’on a tous ne connaît que la joie. Quand on s’y connecte, le reste est farfelu, insignifiant. On coule avec les évènements sachant qu’ils m’amènent au bout de mon être, là où l’on veut tous s’y rendre. J’y suis déjà à chaque fois que je suis consciente, que je prends part à la nature, aux cours d’eau, aux caresses du vent, à respirer la vie.

L’Intelligence existe en tout. C’est une toile qui tisse chaque mouvement. Cette Intelligence, si je la reconnais, elle me porte comme un nuage. Je reste alerte et je m’amuse dans l’illusion du quotidien, détachée, le cœur ouvert à vivre l’expérience présentée. Car chaque expérience, c’est moi qui l’ai créée. Je choisis par mes pensées. Donc, la grande question est « qu’est-ce que je veux au niveau de mon être et non pas de l’avoir? » Mais en premier, je choisis de m’aimer. L’amour, étant la fabrication de la vie, me donnera tout si mes choix sont dans l’amour.

La beauté attire la beauté. Devenir un enfant émerveillé m’entourera que de beauté. Choisir consciemment élimine les peurs.

J’ouvre grand le cœur laissant aller les résistances de l’humain, car ma divinité est le conducteur dans ma direction de vie. Je saute, j’y vais, je fonce, je ris, je crée, j’expérimente. Comme l’enfant qui joue dans un parc de jeux. Que je me sens libre quand je respire cette aventure en amour avec le tout. Je suis….qui je suis.

Voilà, laisse-toi aller, vas-y, sois libre et ouvert.

Transition en amour? Le meilleur est toujours à venir!

Depuis 4 ans déjà, j’anime un atelier sur les relations amoureuses. Ces participants, bien légitimement, voudraient croiser leur chemin à nouveau avec un être aimé, mais si ça n’arrive pas aussi rapidement qu’ils le voudraient. Ils se demandent alors pourquoi? Force est de constater que bon nombre d’entre eux ont omis un détail important : effectuer le bilan relationnel pour assumer sainement son deuil. Oh! Bien sûr, ils m’assurent qu’ils n’entretiennent plus de liens physiques avec ces ex-partenaires, oui mais dans les mondes invisibles, ces mondes intérieurs, qu’en est-il? C’est comme si on gardait une ficelle noire liée de son poignet au poignet de l’autre.

Lorsque le bilan relationnel n’est pas réalisé, que l’on n’a pas pris le temps de comprendre ce que l’on avait à apprendre de cette relation, si on se jette la tête la première dans une nouvelle relation, on risque de s’attirer le même scénario, tant et aussi longtemps que l’on n’a pas saisi le message. Prendre son temps et s’observer! Faire son deuil ne signifie pas de finir de pleurer cette fin de relation (ou de s’en réjouir), mais bien de s’exprimer mutuellement pour fermer la boucle. Comment fait-on cela?

Il faut dire à l’autre qu’est-ce que j’ai trouvé difficile de vivre avec lui ou elle? Qu’est-ce que ça me faisait en dedans : étais-je triste, en colère, ai-je eu peur et de quoi? Exprimer les faits de manière neutre à un moment où vous vous sentez calme. Ce n’est guère le temps de tomber dans les émotions. Par exemple, « Quand tu insistais tous les dimanches pour aller visiter ta famille, je me sentais en colère ». Ajouter ensuite quels besoins en vous n’étaient pas satisfaits. « Je me sentais impuissant, prisonnier de tes décisions pour être aimé de toi. J’aurais eu besoin de me sentir respecté dans mes choix ». Traitez individuellement chaque fait concret survenu durant votre relation. Si l’autre veut vous entraîner vers d’autres faits simultanément, arrêtez tout de suite. Dites-lui que vous tenez à régler un cas à la fois et promettez que vous y reviendrez plus tard.

Récapitulons : on exprime les faits, l’émotion que cela a fait vivre, ses besoins et terminer par l’impact que chaque situation a eu sur vous, votre couple, votre relation avec le sexe opposé (selon l’orientation sexuelle) ou votre vie en général. « À partir de ce moment, j’ai commencé à me mésestimer et à croire que je ne méritais pas ton respect, ce qui a miné mon amour propre. De plus, cela m’a graduellement éloigné de toi. J’avais de moins en moins envie de te faire l’amour, de te cajoler, etc. J’ai commencé à généraliser, à en vouloir aux hommes, aux femmes de vouloir ainsi contrôler la vie de l’autre au nom de l’amour. Ça n’a pas été bon pour moi. Ma relation avec toi est devenue pénible et a alourdi ma vie ».

Restituer symboliquement cette violence qui a été déposée sur vous par un objet, image, etc. Cela permet à l’autre de vérifier visuellement ce qui s’est vraiment passé en vous. C’est ainsi que l’on s’aide à grandir. Évidemment, gardez les rouges pour la fin. Dites en terminant tout ce que vous avez apprécié chez cette personne et au cours de votre relation. Remerciez-la d’avoir été de passage dans votre vie. La reconnaissance et gratitude attire l’abondance, mais pas la critique. Si vous souffrez parce qu’on vous a quitté, sachez que le manque attire le manque. Personne ne risque de poindre dans votre vie. Appréciez au moins les bons moments que la vie vous a permis de vivre en sa compagnie. Voyez votre coupe (ou couple) à moitié pleine plutôt qu’à moitié vide. Les résultats en seront meilleurs. Ne laissez plus votre pouvoir d’être heureux dans les mains d’une autre personne, c’est trop risqué!

Vous êtes alors prêt pour apprécier la compagnie d’un nouvel amour. Mais attention! La vie va souvent vous re-servir le même menu pour vérifier si vous avez bien compris la leçon. Aimez-vous assez pour refuser de vous embarquer dans le même train, laissez-le passer. Vous prendrez le suivant! Rappelez-vous que le meilleur est toujours à venir.

Lettres d’amour…

Qui a-t-il de si puissant dans l’amour à l’autre pour qu’il nous donne mal au ventre, pour qu’il nous enlève et nous redonne notre sourire, pour qu’il nous jette par terre, pour qu’il nous mette les tripes à nu, pour qu’il nous énergise au point de souffrir d’insomnie?

L’amour, quand il n’est pas souffrance, il est volupté, il est cheminement, il est un levier, il est un élan, une plus-value dans notre vie.

Le 1er avril 2012, je suis montée à bord d’un TGV de croissance personnelle. Dans ce train à grande vitesse, j’ai compris, entre autres que dans toutes les relations de couple que j’avais vécues, je cherchais inconsciemment mon père. Il m’a fallu découvrir cette vérité, la cracher, la vomir, l’extirper de mon être pour enfin faire place à la femme que je suis et qui se mourait d’enfin s’offrir dans toute sa féminité, d’être une femme entière, dévouée à l’autre, à tous les niveaux, même dans la nudité.

Dire l’amour, exprimer l’amour, toucher l’amour, se connecter à l’amour; une émotion hors du commun, un sentiment si puissant qu’il vous donne envie d’être en communion avec l’autre, parce qu’il est un être unique, un être à part entière, un être qui vous fait dire que votre vie s’embellit avec lui, un être que vous aimez tel qui est et tel qu’il n’est pas.

L’amour doit nous faire sentir vivant, animé, pleinement accompli et dans l’envie de l’autre, dans l’envie de l’autre parce que nous sommes un match parfait, parce que nous sommes compatibles, parce que sa présence nous fait nous ressentir encore plus vivant et que même sans sa présence nous sommes vivant et indépendant, nous sommes entier et accompli.

Les lettres d’amour écrites à la main, scellées dans une enveloppe et marquées d’un sceau sont loin de nous. Et pourtant… pourtant, l’amour est l’amour. Qu’il s’agisse de l’époque médiévale ou contemporaine, l’amour porte en lui la même fougue, le même élan déraisonnable, le même besoin de fusion.

En plus des lettres d’amour que j’écris à mon amoureux, depuis peu, à partir de mon cellulaire, je lui envoie des textos vocaux et des chansons. Quand c’est une chanson que je lui offre, j’écris : je t’offre cette chanson. Quand c’est un texto vocal que j’enregistre et que je lui envoie, je suis fébrile et tout sourire. Par ma voix remuée d’émotions et ponctuée d’intonations, je lui dis combien je l’aime. Tout mon être est secoué, ému et transporté. Il peut me réécouter, me réécouter… ah…, pur bonheur.

Et puis un jour, alors que je croyais que l’amour ressenti pour un homme était le plus fort, je me suis détrompée. Alors que je participais à un atelier de croissance personnelle, on nous a demandé de nous écrire une lettre d’amour à nous-même. Quel choc! Comment allais-je pouvoir m’écrire une lettre d’amour, moi qui avais toujours été dure envers moi? Moi dont la confiance vacillait… J’ai sauté sans filet. Je me suis pris la main, je me suis parlé à cœur ouvert, j’ai fait le tour de ma cathédrale, j’ai admiré les vitraux, les sculptures, j’ai pleuré à entendre la musique qui montait du fond de mon âme. J’ai craqué. Je suis tombée à genoux, car je venais de découvrir l’être humain magnifique que j’étais. Oui, j’étais cette cathédrale.

J’ai alors pris ma plume et je me suis écrit une lettre d’amour. Ce jour-là, j’ai fait un pacte avec moi-même : m’aimer, puisque c’est la règle d’or pour aimer l’autre.

Et vous, quand allez-vous vous écrire à vous-même une lettre d’amour?

Carole Verdon

lesmotsdanslencrier@gmail.com

Expression et créativité

L’enfant oublié

Silence obligé d’un dimanche solitaire, un silence à remplir ou à écouter, laisser aller les pensées, les offrir au vent, écouter ce qui vient et entendre ce que le bruit enterre.

Marcher dans la nature, écouter les oiseaux qui ne chantent que des sons joyeux et se laissent flotter au gré du vent. Traverser un ruisseau, voir une grenouille étendue sur le dos qui accueille le soleil en plein cœur.

Marcher en silence dans la montagne et entendre craquer les très vieux arbres qui nous saluent en passant. Marcher encore un peu et trouver un lac silencieux, caché à l’ombre des bouleaux qu’on découvre dans toute sa somptuosité. Un lac à se mirer, à se regarder vraiment et voir son cœur d’enfant qui chuchote des mots d’amour dans le vent.

Bonjour, dit le cœur d’enfant. Je suis si content de te retrouver, tu as traversé beaucoup de pays sans moi. J’aimerais te serrer fort contre moi et te dire combien je t’aime. J’aimerais te tenir la main pour toujours et marcher avec toi dans tous les chemins de ta vie. J’aimerais découvrir avec toi le monde et te montrer toutes les possibilités de ta vie. Si tu me laisses parler, je t’aiderai et tu seras heureux.

Et le cœur d’enfant parlait, racontait des histoires de vie et dit tout ce qu’il savait de l’être venu le rencontrer. L’être l’écoutait avec émerveillement, surpris de retrouver son cœur d’enfant sur ce lac au sommet de la montagne.

C’est vrai, dit-il, je t’avais oublié. Comment ai-je pu faire cela? Comment ai-je pu m’en aller sans toi et croire que je suis plus grand que toi?

Ça ne fait rien, dit l’enfant, l’important est que tu m’aies retrouvé et que nous puissions continuer la route ensemble. Il te fallait juste un peu de silence pour m’entendre et un lac dans la montagne pour me voir. Maintenant que tu connais le silence, tu pourras toujours m’entendre. Je serai toujours là pour toi.

L’être prit la main de l’enfant et redescendit la montagne avec lui. L’enfant si heureux de lui tenir la main était bavard et lui racontait plein de choses sur l’être, lui rappelant de beaux souvenirs.

– Te souviens-tu quand tu étais petit comme tu aimais aller jouer au bord du ruisseau et trouver des grenouilles, jouer à cache-cache avec elles et faire croa, croa, comme elles? L’être rit.

– Te souviens-tu comme tu aimais chanter parce que tu avais l’impression d’exprimer toute la vie en toi? L’être sourit et se sentit rempli.

– Te souviens-tu des jours entiers passés à écouter de la musique et à écrire de la poésie? L’être s’émerveillait.

– Te souviens-tu comme tu aimais te retrouver avec quelques amis et discuter de la vie, donner ton opinion sur tout? L’être fut touché.

– Te souviens-tu comme tu aimais jouer avec les chiens et courir avec eux, les prendre par le cou pour te réchauffer? L’être se sentit réconforté.

– Te souviens-tu comme tu aimais te moquer en imitant les gens? L’être rit à nouveau.

– Combien tu aimais lire des histoires et en raconter…

À mesure que l’enfant lui racontait toutes ces choses qu’il aimait, l’être fut touché en plein cœur et se sentit renaître à chaque souvenir. Il renaissait en lui dans son cœur d’enfant et s’unissait à lui. Dans les jours et les mois qui suivirent, l’être fit tout ce qu’il aimait, ce qu’il avait oublié et trouva que le silence était merveilleux, car il entendait son cœur d’enfant qui lui apportait tout ce qu’il avait besoin pour exprimer la joie de sa vie et la réaliser.

Il remercia ce dimanche de silence qui avait parlé plus fort que le bruit et garda dans sa main pour toujours celle de l’enfant qui rayonnait en lui, et il en fut plus fort toute sa vie.

Lorsque la vérité danse avec l’amour

Vérité… Amour… Deux mots tant aimés… Peut-être mal aimés… Ça fait des lustres qu’ils vagabondent sur toutes les lèvres et qu’ils font couler de l’encre sur le papier et dans le cyberespace. Ils ont été tellement galvaudés qu’on en a presque perdu le sens. Pendant ce temps, le mental en a bien profité pour les emballer dans de jolis concepts réussissant ainsi à nous couper de leur origine.

Pourtant, leur source est toujours là, au fond de nos êtres, attendant patiemment notre retour, car ces deux mots magnifiques cherchent à nous ramener à la maison. La vérité et l’amour émanent de notre nature véritable et évoquent dans leur expression des valeurs intrinsèques de notre âme.

Dans notre société actuelle, la vérité a bien mauvaise presse. Nous avons tous grandi avec des mensonges et des fractions de vérités. Redonner à la vérité sa pleine valeur s’avère un acte subversif courageux. Vient pourtant le jour où nous en avons assez de mentir, où nous commençons à avoir soif de vérité dans nos vies. Quelle bonne nouvelle, cette inclination nous est naturelle! Un jour, on cesse de mentir, d’abord à soi-même, puis aux autres. Et là, notre vie commence à changer pour le meilleur, même si à première vue, cela peut ressembler au pire!

La vérité, c’est quoi au juste? Est-ce que ma pensée est complètement réelle? Est-ce que je déforme juste un peu les faits? Suis-je en train de dire ce que les autres souhaitent entendre? Est-ce que je triche un peu avec mon ressenti? La vérité n’est pas une opinion passagère, ni un jugement, ni une pensée conditionnée. Elle est plutôt une intention audacieuse d’être profondément sincère et honnête avec soi-même dans cette humilité qui donne à voir ce qui est dans l’instant.

La vérité est individuelle et unique à chacun. Elle cherche aussi à nous orienter vers le meilleur de nous-mêmes, et ce faisant, elle se transforme aussi. Pourtant, lorsque nous la tenons, nous avons tendance à nous y agripper et à la défendre. Or, pour demeurer connecté à notre source, notre vérité a besoin d’être en relation avec le flux de la vie et avec l’autre. Ainsi, oser exprimer enfin notre vérité, c’est aussi permettre à l’autre la sienne. Ce qui en soi est merveilleux, est qu’en écoutant bien la vérité de l’autre, la nôtre évolue, se modifie, gagne en profondeur. Elle devient vivante comme les rayons du soleil.

Lorsque la lumière de la vérité s’infiltre en soi et dans nos liens, elle ne fait pas qu’éclairer, elle unifie. Elle efface de façon surprenante la division entre le moi secret intérieur et le moi extérieur. Les masques tombent d’eux-mêmes. La vérité porte une grande force unificatrice qui me permet de m’offrir au monde dans mon entièreté. Le mensonge divise et la vérité unifie.

Lorsque la vérité se met à danser avec l’amour, ce duo donne un souffle divin à notre être au monde! Lorsque la vérité s’incline dans l’instant pour se dire avec sensibilité, elle trouve d’emblée les mots justes, l’intonation appropriée, le débit qui convient au contexte. Et cela, parce que l’amour et la vérité sont complices comme la paume et le dos de notre main, car l’amour sans la vérité se berce vite d’illusions et la vérité sans amour crée de la résistance.

Pouvons-nous nous tenir la main dans cette intention d’oser dire la vérité avec amour? Avons-nous vraiment soif d’un nouveau monde où chacun peut être pleinement soi-même? N’y a-t-il pas de place pour sept milliards de vérités sur notre belle planète? « True love » n’est pas réservé aux amoureux, il est possible dans tous les liens humains! Et nous n’avons même plus besoin d’être d’accord pour nous aimer vraiment les uns et les autres, car toutes nos vérités proviennent de la même source! Quelle joyeuse liberté!

Ose iMAGIner… Renaître à l’Amour

L’humanité se réveille tout dou­cement d’un très long sommeil, d’un sommeil tellement profond qu’elle en avait oublié jusqu’à sa propre existence.

Aujourd’hui, nous avons le privi­lège­ de prendre part au plus grand changement de conscience de tous les temps. Tout comme le printemps participe à la renaissance grandiose de la nature, nous assistons finalement à l’éveil de l’humanité – à notre éveil – une âme à la fois.

L’aube d’un jour nouveau pointe à l’horizon. Notre cœur s’ouvre enfin à l’Amour, nous offrant ainsi la capacité de nous reconnaître. Nous renaissons à l’Être que nous sommes réellement, à l’Amour que nous sommes, car en réalité, nous avons été conçus par l’Amour, dans l’Amour!

Grâce à cette renaissance, nous nous souvenons que nous sommes le plus grand miracle du monde. Nous nous souvenons que nous avons le pouvoir de choisir. Nous nous souvenons que nous avons le pouvoir de créer notre monde comme nous le désirons. Nous nous souvenons enfin que tous les pouvoirs de l’Univers résident à l’intérieur de nous et se résument en un seul mot : l’Amour!

Comment est-ce possible, me demanderez-vous? Souvenez-vous d’un moment où vous étiez rempli d’Amour, où la joie inondait votre cœur. Rappelez-vous ce moment où vous vous sentiez tellement puissant et rempli d’une telle confiance en vous et en vos capacités que vous aviez l’impression que vous pouviez conquérir le monde! Vous vous souvenez de cet instant, n’est-ce pas?

Bien sûr que vous vous en souvenez! C’était un moment magique! Comment l’oublier?

Sachez qu’à cet instant précis, vous étiez réellement vous. Vous expérimentiez votre véritable nature dans toute sa puissance. Vous êtes Amour; nous sommes Amour! Le reconnaître nous permet de manifester beaucoup plus souvent l’Être que nous sommes réellement.

L’Amour nous rend puissants, car l’Amour est ce qu’il y a de plus puissant dans tout l’Univers! L’Amour est cette force plus grande que notre petit­ moi qui nous pousse à dépas­ser nos limites pour atteindre nos rêves. L’Amour nous apporte un sentiment de légèreté, car l’Amour élimine toutes les émotions sombres et lourdes qui nous alourdissent. L’Amour nous donne des ailes, nous soulève et nous transporte là où nous choisissons d’aller. L’Amour nous guérit. L’Amour donne naissance à la foi, et de là, il n’y a plus rien que l’Amour ne puisse faire!

Nous sommes Amour; alors, il n’y a aucune limite à ce que nous pouvons accomplir! Individuellement, nous pouvons réaliser des miracles, car nous sommes nous-mêmes un mira­cle. Maintenant, pouvez-vous imagi­ner l’ampleur de tout ce que nous pouvons accomplir ensemble?

Pouvez-vous imaginer un monde où nous évoluons dans l’Amour; où chacune de nos décisions est basée sur l’Amour; où le plus grand bien de tous est au cœur même de chacune de nos pensées, de nos paroles et de nos actions; un monde d’Amour, tout simplement?

Ce monde peut sembler utopique à certains, mais je sais que nous pouvons le créer si nous le choisissons consciemment. Nous avons le pouvoir de choisir; alors, choi­sissons l’Amour. Choisissons de manifester notre nature véritable, ici et maintenant.

Choisir l’Amour se fait délibérément, dans le moment présent. Surveillons nos pensées, nos paroles et nos actions. Privilégions celles qui génè­rent la joie, l’enthousiasme, le bonheur et la légèreté. Choisissons d’agir avec bienveillance. Cultivons la pati­ence, la tolérance et la compassion. Favorisons toujours l’Amour et la bonté en toutes circonstances.

Souvenons-nous que nous avons tous une incidence sur le monde. Nous avons le pouvoir d’influencer, voire même de transformer le monde dans lequel nous vivons. Alors, semons l’Amour, la paix et la joie en nous et tout autour de nous. Nous verrons ensuite notre monde se métamorphoser sous nos yeux ébahis.

Renaître à l’Amour signifie reconnaître, ressentir et rayonner l’Amour en nous. Plus nous serons nombreux à choisir consciemment l’Amour, plus le monde s’illuminera.

Alors, nous renaîtrons à l’Amour.

Ose iMAGIner

Comment cultiver l’Amour de soi?
Tout commence par l’Amour de soi, un amour qui devrait nous être inné, mais qui échappe à la plupart d’entre nous. Pourquoi?

Depuis des millénaires, notre âme s’incarne sur terre afin d’évoluer. La décision originelle de prendre forme dans la chair offrait à notre âme l’occasion de se reconnaître et de retrouver son unité avec sa Source.

Mais une fois incarnés, n’ayant aucun souvenir de notre identité, certains d’entre nous ont effectué des choix peu judicieux qui nous éloignèrent de notre nature véritable au lieu de nous unir à elle. Nous avons appris la peur, le contraire de l’amour. Nous avons développé de nouvelles émotions comme­ la haine, la colère, la rancune, la tristesse. Ainsi naquit notre ego, notre côté sombre. Nous nous sommes identifiés à lui, devenant ainsi le contraire absolu de notre être véritable.

Nous nous sommes perdus dans les méandres du monde de l’ego, nous y enfonçant un peu plus à chaque incarnation. De ce fait, des masses d’énergies négatives issues­ de l’inconscient collectif se sont installées sur terre, perpé­tuant d’incarnation en incarnation l’ignorance que nous avons de nous-mêmes.

Heureusement, le réveil a sonné. Le voile se lève peu à peu, nous dévoilant la Vérité. Nous réalisons que nous n’avons jamais quitté notre monde où nous vivions dans l’amour inconditionnel, unis à notre Source. Nous avions tout simplement oublié qu’il était en nous.

Nous pouvons maintenant comprendre qu’étant « unis » à l’Esprit, ne faisant qu’Un avec Lui, nous en possédons les mêmes attributs, soit la sagesse, la puissance et l’amour inconditionnel! Plus nous nous permettrons de reconnaître notre nature­ spirituelle, plus l’Amour de soi s’installera. Car, dites-moi, comment pourrions-nous ne pas aimer l’Amour?

Cependant, pour ceux d’entre nous qui n’ont pas encore vécu un tel éveil, comment faire pour reconnaître la beauté qui nous habite? Comment accepter consciemment ce fait indéniable? Nous sommes tellement habitués à ne voir que nos zones d’ombres que nous sommes littéralement engloutis sous les ténèbres. L’Amour de soi nous échappe alors inlassablement, car nous nous concentrons sur notre ombre au lieu de rechercher notre lumière.

Pourquoi le ferions-nous d’ailleurs? N’avons-nous pas été programmés à ne voir que le petit moi? On nous a tellement répété que nous sommes insignifiants, que nous n’avons aucune­ valeur, que nous avons fini par baisser les bras.

La Vérité est tout autre! Avec la levée du voile de l’oubli, la Vérité nous révèle que nous sommes tous de merveilleuses créatures issues de l’Amour divin auquel nous sommes toujours unis. Nous décou­vrons que nous sommes Amour, tout simplement.­

Concrètement, qu’est-ce que ça signifie? Comment pouvons-nous apprendre à voir la beauté de notre âme? Comment pouvons-nous cultiver l’Amour­ que nous sommes et ainsi nous libérer de notre ego?

Je vous propose un petit exercice. Pensez à une personne que vous aimez beaucoup. Demandez-vous pourquoi vous l’aimez? Quelles sont les qualités, talents, traits de caractère que vous aimez chez elle? Notez vos réponses. Nous y reviendrons.

Répétez l’exercice avec au moins trois autres personnes que vous aimez.

Saviez-vous que pour pouvoir « reconnaître » les côtés lumineux d’une personne, nous devons les posséder?! Comment pourrions-nous les reconnaître sinon? Cette découverte a changé à tout jamais la perception que j’avais de moi-même.

Allons un peu plus loin. Fermez les yeux. Pour chaque qualité inscrite sur votre liste, rappelez-vous un moment où vous avez fait montre de cette qualité. Revivez ce moment, savourez-le. Reconnaissez que vous possédez toutes ces qualités. Souriez. Ressentez cet élan d’amour pour vous, un amour jamais éprouvé auparavant.

Pourquoi est-ce si important de culti­ver l’Amour de soi? Pour que nous puissions évoluer vers la liberté d’être dont nous rêvons tous. La conscience de notre véritable nature nous incite à apprendre à utiliser nos facultés retrouvées. L’Amour de soi nous encou­rage à prioriser notre liberté.

Si nous ne nous aimons pas, nous ne serons nullement motivés à faire les efforts nécessaires pour éliminer notre ego et être heureux.

Sachons que la lumière chasse l’ombre, la joie chasse la tristesse; l’amour chasse la peur; la sagesse chasse l’incertitude, et la reconnaissance de notre pouvoir inné chasse définitivement notre petit moi afin que rayonne notre grand Moi.

Alors, emmitouflez-vous bien dans votre­ Amour, et savourez Votre présence!­