Vivez la vie à laquelle vous êtes vraiment destinés!

Je n’oublierai jamais le jour où je me suis décidée à changer ma vie. J’étais fatiguée d’être constamment malheureuse et de sentir que mon existence ne comptait pas. Je me souviens combien j’étais confuse, effrayée et si solitaire. À cette époque, j’étais en convalescence à la suite d’un accident et j’étais alitée jour après jour en me demandant ce qui s’était vraiment passé pour en arriver là.

Je me demandais pourquoi ma vie était devenue une source de frustrations. Plus le temps passait et plus cette question m’obsédait et je tentais de répondre à de simples mais profondes interrogations existentielles : « Suis-je heureuse, suis-je véritablement heureuse ou suis-je simplement en train d’effectuer un passage à vide au travers des années de mon existence? ». Puis, je me suis demandé : « Si j’étais morte dans cet accident d’automobile, est-ce que j’aurais pu honnêtement me dire que j’ai vécu l’existence à laquelle j’étais vraiment destinée? », Instantanément, j’ai pris conscience de la réponse. À ce moment précis où mes yeux étaient pleins de larmes, j’ai décidé de changer ma vie et je me suis promis que plus jamais je ne me contenterais de moins que ce que je pourrais devenir en acceptant de vivre pleinement. J’ai choisi de croire que nous sommes tous des gens ordinaires qui possèdent des chances et des opportunités égales dans la vie. La différence entre les gens réside dans le fait que certaines personnes ont décidé de quitter leurs zones habituelles de confort pour réclamer à juste titre la vie pour laquelle elles sont nées alors que d’autres abdiquent, paralysées par la peur de franchir une nouvelle étape. J’ai réalisé que le pouvoir de changer notre existence réside au plus profond de nous-même.

En découvrant nos convictions profondes, en demeurant fidèles à nos valeurs, et en prenant conscience de nos forces, nos pouvons atteindre tous les buts que nous désirons atteindre. Ce qui compte vraiment, ce n’est pas la situation dans laquelle vous vous retrouvez maintenant, mais comment vous allez décider de vivre le restant de votre vie à partir d’aujourd’hui.

Consciente du cheminement que j’ai parcouru depuis tout ce temps, je sais que nous devons prendre certains risques même si nous en sommes effrayés. C’est normal d’avoir des craintes, mais ne laissons pas nos peurs prendre le contrôle de notre existence et nous stopper face au type de vie que nous désirons vivre.

Une des raisons pour laquelle peu d’entre nous réussissent à atteindre ce qu’ils désirent vraiment dans la vie réside dans le fait qu’ils ne focalisent pas sur les résultats à atteindre. Il faut nous concentrer sur l’objet de nos désirs et non sur notre frayeur. Il nous faut visualiser nos rêves, établir nos buts à atteindre et demeurer concentrés sur ces buts afin de réussir à franchir de nouvelles étapes. C’est seulement en appliquant ces principes que nous pouvons atteindre un niveau plus élevé dans la vie.

Aujourd’hui, j’ai le privilège de pouvoir partager mon vécu avec les autres et de les encourager à franchir le portail des rêves qui se situent à la limite de leur imagination. Je vous lance le défi de suivre votre cœur et d’enfin vivre la vie que vous avez toujours souhaité vivre. La vie est un voyage et ce voyage ne s’arrête jamais, elle est en constante évolution, c’est un processus de croissance. Si vous décidez d’avancer, souvenez-vous de vivre chaque moment pleinement et d’enfin apprécier votre voyage!

De la relation de couple à la société à deux

Nouveau regard sur la vie à deux

Le couple, tel que nous le connaissons depuis des siècles, est une institution sociale en déclin, en phase terminale. Aujourd’hui, nous côtoyons quotidiennement la cellule familiale éclatée, l’effondrement du mariage supposé pour la vie, le couple homosexuel, masculin ou féminin. Pour la majorité des gens, en cette époque de transformation, le modèle d’antan n’est plus adapté. Mais quoi d’autre alors?

Le couple et ses liens
Chacun cherche, à sa façon, une nouvelle avenue pour vivre le rapport homme-femme. Emporté par le sentiment amoureux, on est vite désillusionné : l’amour fou des premiers temps s’avère passager et la routine de la vie commune fait ressortir tôt ou tard les aspects du partenaire qu’on ne voulait pas voir.

La base de la relation qui unit le couple repose sur des besoins à satisfaire réciproquement, issus des manques affectifs et des peurs profondes. Cette union tient par les blessures de chacun. S’installe alors une relation de dépendance mutuelle, dite de codépendance, qui entraîne inévitablement la peur de perdre celui ou celle qu’on imagine indispensable à sa vie.

Cette situation provoque des conflits, use peu à peu les partenaires : on endure l’autre parce qu’il comble nos manques et on appelle ça « aimer ». Lorsque les besoins ne sont plus satisfaits, le couple est ébranlé, secoué, remis en question. Si des changements majeurs ne s’opèrent pas, la rupture survient tôt ou tard.

Amer ou déçu d’une relation qu’il espérait parfaite, chacun repart à la conquête du partenaire idéal ou, au contraire, se dit qu’il a appris sa leçon et ne veut plus rien savoir. Ce scénario de « Je t’aime – Je ne t’aime plus » ou « amour-haine » se répète de génération en génération sans que l’on sache comment s’en sortir.

Nouveau millénaire, nouvelle vision
Pourtant, il peut en être autrement. Un rapport nouveau, libre de dépendance, sans dominant ni dominé, est possible à partir du moment où chacun est responsable de lui-même, à part entière, responsable de son vécu et de ses émotions. Dans cette perspective, loin de blesser ou de faire mal en dedans, la relation homme-femme enrichit et fait grandir. Elle est expérience.

Une relation dite « en conscience » est une démarche, un processus où on s’entraide pour devenir plus conscient et pour guérir de ses patterns de dépendance, de ses peurs profondes. Par les situations du quotidien qui révèlent des facettes de soi méconnues, les scénarios de dépendance sont encore répétés, mais pour cette fois être dépassés. Chacun s’affranchit ainsi de ses blessures intérieures (peurs et manques). La lutte de pouvoir n’est plus, le processus de pardon est amorcé. Le partenaire n’est plus une béquille ou une bouée de sauvetage, mais une aide pour travailler sur soi.

La société à deux, une relation dégagée
Dans une relation en société à deux, il existe un rapport d’interdépendance entre deux adultes entiers qui s’assument au niveau affectif. Il n’y a plus de besoins à combler ni d’attachement lié au manque. Chacun est entier, UN. Le « Je t’aime » est remplacé par « J’aime ».

Avec une attitude d’acceptation, d’écoute et d’accueil de soi et de l’autre, on s’accompagne mutuellement, sans jugements, en étant simplement présent. Ce mode de relation ne se limite pas à la vie à deux. Il peut s’étendre à trois, cinq, dix personnes, ou même plus. Les relations sont dégagées et simplifiées, libres de liens étouffants. L’amour est vrai (Amour), sans attentes.

Notre expérience de vie en société à deux repose sur des fondements totalement différents de ceux du couple traditionnel et même du couple moderne. Au quotidien, nous explorons de façon simple et concrète de nouvelles voies à mettre en pratique. Nous ne détenons pas de recette pour « réussir » sa vie de couple, ce mot n’a plus de sens dans la société à deux, ni même le mot « couple » d’ailleurs. Nos choix de vie proposent plutôt une approche différente pour aborder la vie en général et la vie à deux en particulier.

Négocier les transitions de vie

Changer, « transiter » et s’adapter

Transitions… Voie de passage obligé vers l’acceptation et l’intégration d’un changement dans ma vie… Porte tournante entre ce que j’étais, ce que je suis et ce que je cherche à devenir…  Changer, « transiter » et s’adapter.

Confrontés à un changement, notamment la retraite, mes clients me font souvent penser à ces personnages, au cinéma, qui quittent un continent connu, seuls, sur un radeau de fortune (parfois aussi sur un magnifique voilier), vers une terre totalement inconnue. Incertains de la direction à prendre, de ce qui leur arrivera et de ce qu’ils trouveront, la majorité se lance quand même à l’aventure, avec courage et détermination. Ils ont choisi de prendre le contrôle de leur existence et ils ont bien l’intention de trouver à destination ce qu’ils sont venus y chercher, mais aussi ce qu’ils y apportent.

Contrairement à la transition, le changement est extérieur à soi. Il peut être choisi ou imposé. Choisi, il s’agit, par exemple de déménager, de chercher un nouvel emploi afin d’obtenir de meilleures conditions de vie, de se marier, de quitter une relation qui emprisonne, de prendre une retraite attendue et bien méritée ou de modifier certaines habitudes qui nuisent plutôt que servir : fumer, se mettre en colère, trop manger, manquer d’autonomie… Dans ce cas, même si la transition peut sembler difficile, puisqu’elle met la vie et les habitudes sens dessus dessous, elle porte aussi en elle beaucoup d’espoir et d’enthousiasme, voire de fierté et d’estime de soi.

La transition est bien plus douloureuse, on s’en doute, quand le changement est imposé : retraite forcée et inattendue, congédiement, promotion refusée, abandon par l’être aimé, deuil ou encore maladies et accidents graves qui hypothéqueront le reste de l’existence. Dans ce cas, elle pourra aussi s’accompagner, dans les premiers temps, de sentiments et d’émotions particulièrement difficiles : injustice, rejet, inutilité, abandon, humiliation, honte, culpabilité, apitoiement sur soi-même, tristesse, déception, amertume et solitude.

Si vous vivez une transition difficile, en connaître ses phases vous rassurera. Vous comprendrez qu’il est « normal » de vous trouver déstabilisé et dans la tourmente pendant un certain temps, mais aussi que tout se termine en général par un dénouement positif pour qui prend le contrôle de sa vie. Si cette période de transition vous semble interminable, sachez aussi que si vous la précipitez ou l’ignorez, vous risquez de prendre de « mauvaises » décisions et d’avoir à tout recommencer. Tôt ou tard, le changement vous rattrapera.

Trois phases incontournables

Dans son ouvrage « Les transitions de vie » (InterÉditions, 2006), William Bridges divise les transitions en trois phases : la fin, la zone neutre et le renouveau. Ces étapes correspondent au changement, à la transition proprement dite, puis à l’intégration du changement dans la vie, c’est-à-dire l’adaptation.

Le changement. C’est la fin; le détachement, le départ pour le grand voyage.

C’est le moment de se jeter à l’eau, de se séparer, de se détacher et d’abandonner ses habitudes sécurisantes, sa zone de confort, les lieux et les visages familiers, son statut social, le pouvoir et probablement aussi certains rêves. Déséquilibre, bouleversement, fébrilité, espoir et inquiétude font souvent partie du voyage. La personne est très préoccupée par le changement. Elle y consacre beaucoup d’énergie. Elle se sent parfois dépassée par les événements et bien seule aussi.

La transition. C’est la zone neutre; l’entre-deux, l’incertitude, seul sur son radeau.

Cette période est plutôt déstabilisante, car, tout en s’efforçant de renoncer aux anciennes façons de faire, il s’agit, en même temps, d’en trouver de nouvelles, de préparer l’avenir, de poser des jalons, de prendre des décisions et de trouver d’autres repères. La personne est physiquement détachée des gens et des choses du passé, mais elle n’a pas encore réussi à s’attacher totalement au présent.

La confusion, la fatigue, l’angoisse, l’anxiété, la nervosité et l’irritabilité sont parfois aussi du voyage, tout comme des problèmes de santé, petits et grands, associés au stress : sommeil perturbé, problèmes de mémoire, symptômes psychosomatiques et autres. Cela est normal, mais il s’agit de ne pas les laisser prendre le dessus.

Le doute l’assaille aussi de toutes parts. Bien des justifications rationnelles, une prudence exagérée ou la peur de l’opinion d’autrui se chargeront de mettre à l’épreuve sa motivation. La tentation est grande de résister au changement et de faire « marche-arrière » surtout si, en chemin, d’autres occasions et d’autres tentations plus faciles ou plus agréables se présentent, un peu comme pour vous tester. Certains voudront même attendre passivement que quelqu’un prenne les décisions à leur place.

Ces hésitations sont saines et normales puisqu’elles permettent d’éviter de commettre des erreurs, mais elles peuvent aussi pousser à l’abandon ou à faire traîner les choses en longueur au risque de les voir avorter.

L’intégration. C’est l’arrivée à destination; le commencement, le nouveau départ.

Doute, frustration, inquiétude cèdent maintenant la place à l’espoir, au soulagement, à l’enthousiasme, à la satisfaction et souvent aussi à la fierté. Tout à coup, toutes les possibilités, toutes les propositions que la vie a faites deviennent réalité. Les avantages l’emportent sur les inconvénients et les risques sur les résistances et les blocages. Les obstacles sont tombés. La vue est dégagée; le monde est différent. L’avenir semble plus serein même s’il faut encore y consacrer du temps et des énergies. Le changement s’intègre peu à peu à la vie et il n’est plus aussi préoccupant. La vie continue avec de nouveaux plans et de nouvelles façons de voir les choses, le monde et soi-même. La transition est terminée; l’adaptation est quasiment terminée.

Vive le changement! Vive la vie!

Amour de soi, égoïsme ou cadeau?

On parle beaucoup de l’amour de soi. On écrit amplement sur le sujet et on lit encore autant. Se choisir, s’aimer, prendre soin de soi, s’affirmer, suivre son cœur, sont des mots à la mode depuis déjà quelques années. Alors que dire de plus qui n’aurait pas encore été dit?

Je crois qu’on a encore besoin de parler, d’écrire et de lire sur l’amour de soi, car il est loin d’être intégré dans nos vies, concrètement, au quotidien. Nous lisons beaucoup, mais il manque la pratique, la pratique qui se reflète dans les actions posées d’instant en instant, jour après jour, lors des situations concrètes du moment présent.

Au fait, que signifie l’amour de soi au quotidien? Ce peut être s’accorder du temps, prendre un bon bain, faire une promenade ou s’offrir une journée de congé malgré un horaire chargé. Plus encore, l’amour de soi est une vision de la vie, une vision d’intégrité avec soi-même. Dire oui quand on pense oui… et non quand on pense non, aller au bout de soi-même, s’affirmer avec entièreté, tous ces aspects font partie de l’amour de soi.

Pour recevoir l’estime, l’approbation ou la reconnaissance des autres, que de fois nous disons ou faisons le contraire de ce que nous voulons. Un mal-être s’installe alors insidieusement et peu à peu nous nous éteignons. Certes pas du jour au lendemain, mais toujours un peu plus au fil des ans. Finalement, déprimé ou désabusé, nous perdons goût à la vie. Nous ne voyons plus de sens à notre existence, rien ne va plus.

Heureusement, une flamme de vie demeure inconditionnellement présente au fond de soi. Elle cherche inlassablement à poindre, à émerger, pour nous éclairer… voire nous enflammer!

Oser être qui l’on est vraiment, quel qu’en soit l’enjeu, est un défi de taille pour chacun d’entre nous. Vous êtes la seule personne avec qui vous vivrez toute votre vie, aussi bien faire en sorte de vivre en harmonie avec « elle » le plus tôt possible.

Facile à dire, me direz-vous! Mais comment faire?

Je vous propose de dire oui quand vous pensez oui et non quand c’est non. C’et simple et à la portée de tous, mais ô combien exigeant.

Pour ceux qui se connaissent assez pour savoir qu’ils disent presque immanquablement le contraire de ce qu’ils souhaitent avant même d’avoir pris le temps de réfléchir, apprenez simplement à ne jamais répondre ni oui ni non sur le coup d’une question.

Essayez, vous verrez. Répondez simplement que vous allez y penser et engagez-vous à donner une réponse dans un délai qui conviendra aux deux. Si vous vous rendez compte que vous avez parlé trop vite (encore une fois!), sachez que rien n’est coulé dans le béton. Vous pourrez rappeler la personne concernée et lui signifier que vous avez réagi trop rapidement et que vous souhaitez maintenant modifier vos dires.

Quand vous arriverez à cela, ce sera un pas énorme vers l’amour de soi. Si on vous traite d’égoïste, peut-être s’agit-il de personnes qui jalousent l’amour de soi que vous incarnez et qui n’osent se l’offrir. Sachez que par vos gestes et vos paroles vous leur offrez le magnifique cadeau de votre sérénité et de votre sincérité avec vous-même. Ça n’a pas de prix!

La belle affaire!

Oser être soi… Tu parles d’une affaire! J’ai essayé… J’sais pas comment. J’ose pas. Par où commencer? C’est pas simple!

Oser voir et entendre

Avant de souhaiter être soi-même, on passe normalement par des événements ou des étapes de vie qui nous font d’abord prendre conscience d’un certain malaise intérieur. On est inconfortable, ça ressemble un peu comme si on portait un vêtement de la mauvaise grandeur, trop petit ou trop grand. Parfois on devient anxieux, angoissé.

Ces tensions sont des messages que notre corps nous envoie. C’est un signal d’alarme. Il tente de nous faire reprendre contact avec notre être intérieur, notre noyau fondamental. Ne pas être soi finit par ternir l’image que l’on a de soi-même, on se déçoit et se dévalorise. En fait, cela signifie que nous nous rejetons nous-même. Une personne ou un événement nous a porté à croire, faussement, que nous avions avantage à ne pas se montrer tel que nous sommes.

Une personne dotée d’une faible estime d’elle-même aura beaucoup de difficulté à se respecter elle-même et, par conséquent, à respecter ses besoins, ses objectifs et ses rêves bien sûr. Parce qu’elle doute d’elle-même, elle donnera priorité aux autres et se reniera en ne se réservant que des miettes du banquet de la vie.

Si vous n’êtes pas vous-même, La vraie…, le vrai… Qui êtes-vous alors? Vivez-vous par procuration?

Oser l’authenticité

En utilisant comme synonyme à l’authenticité le mot « intégrité », cela donne une perspective plus large encore; il signifie « état d’une chose qui a toutes ses parties… qui est demeurée intacte ».

Ainsi, un individu intègre aura un comportement en accord avec ses valeurs, ses convictions et les croyances qu’il proclame. La clé première, c’est d’arrêter de se jouer la comédie…  Et ce n’est pas évident, je vous l’accorde.

L’être humain fait tellement de choses pour être considéré, approuvé et aimé. La première étant de se renier lui-même et d’adopter des masques comme celui du bon gars ou de la femme forte pour s’attirer l’attention de ses proches, pour remplir le vide affectif de son enfance ou pour cacher les blessures du passé et camoufler sa vulnérabilité.

Il faut une certaine dose de courage pour revenir à soi-même. Il est sans doute plus facile de parvenir au succès matériel et social en renonçant à ce que l’on est, mais vient un moment dans la vie où notre âme crie très fort pour trouver sa voie. Souvent, ce sont des événements marquants, telle une crise ou une maladie qui vont nous obliger à défaire les nœuds qui nous empêchent d’avancer et de réussir selon notre vrai moi. Ces « crises-cadeaux » vont nous permettre de faire face au passé, d’accueillir (peut-être) les leçons de vie et nous ramener à notre vraie nature.

Êtes-vous intègre?

Voulez-vous passer un test très rapide pour savoir si vous osez être vous-même?

C’est simple, répondez à cette question : Est-ce que ce que je pense, ce que je souhaite, ce que je dis et ce que je fais concorde? Lors de mes ateliers, j’utilise une expression très québécoise pour imager ceci : est-ce que les bottines vont avec les babines?

Si vous souhaitez pousser l’exercice d’authenticité un peu plus loin. Y a-t-il une cohésion entre : ce que vous dites et ce que vous faites? Ce que vous dites vouloir et ce que vous voulez vraiment? Ce que vous dites et ce que vous croyez?

Oser accepter toutes vos facettes

Il y a un moment dans la vie où il faut accepter que l’on ne sera jamais parfait aux yeux des autres, jamais à la hauteur de leurs attentes. Acceptez que certaines personnes vont vous aimer et d’autres pas, peu importe ce que vous ferez. La Fontaine dans une de ses fables dit : « …est bien fou du cerveau, qui prétend contenter tout le monde et son père ».

Alors, comme vous ne pourrez contenter tous et chacun, pourquoi ne pas commencer par vous plaire d’abord, en acceptant toutes les facettes de votre personnalité, tous vos talents, en acceptant d’aller à la découverte de votre vrai moi.

Il est parfois bon de se rappeler notre complexité d’humain : chacun de nous est à la fois bon et méchant, généreux et avide, emporté et sage, en quête de vérité et en proie à l’erreur.

Être intègre, c’est accepter cette dualité, cette complexité. Et de tenter aussi de trouver des moyens pour balancer ces polarités par des exercices d’intégration vers un équilibre. Carl Jung le disait ainsi : « Vaut mieux être complet que parfait ».

Être intègre, c’est s’aimer assez soi-même pour accepter son histoire de vie, faire la paix avec elle et faire en sorte qu’elle ne nous étouffe plus, mais qu’elle devienne un stimulateur pour se réaliser pleinement. Un sage a dit : « Marche face au soleil sans craindre la brûlure du bonheur et laisse ton ombre lutter contre les ténèbres dans ton dos ».

Oser le succès

Voici la définition que je favorise depuis longtemps, « le succès, c’est d’être fidèle à soi-même ». À quelle distance du succès êtes-vous?

Pour ma part, ces quelques lignes ont marqué mon cheminement personnel : Vis ta vie… Aime comme si tu n`avais jamais été blessé… Travaille comme si tu n`avais pas besoin d`argent… Danse comme si personne ne te regardait… Chante comme si personne ne t`entendait…

Oser être soi… Tu parles de la belle affaire à faire!

De bulle en bulle, je déambule.

Comment vivre une vie active en société sans se faire envahir dans sa propre énergie?
La méditation suivante est un excellent moyen de nous remplir de lumière, de nous créer une bulle, de vivre en lien avec notre calme intérieur aux heures de pointe dans les transports en commun ainsi que dans les énergies tourbillonnantes des magasins à grande surface. J’ai adapté pour vous cette méditation d’origine inconnue :

Installons-nous confortablement. Fermons les yeux afin de mieux s’intérioriser. Amenons notre attention à notre respiration. Ne changeons rien à ce rythme… faisons juste écouter. Devenons spectateur de celle-ci. Est-ce que nous inspirons du thorax ou de l’abdomen?

Nous ne tentons pas de modifier quoi que ce soit. Est-ce que notre expiration est plus longue que notre inspiration? Lentement, soyons présent à l’énergie qui est dans notre corps. Peut-être que naturellement nous sentons une circulation subtile d’énergie. Juste observer… Amenons notre conscience au niveau de la tête.

Visualisons une belle boule d’énergie jaune; elle nous vient de l’univers et nous pénètre au niveau du troisième œil. Ce centre entre les deux sourcils se nomme « Ajna ».

Prenons le temps, ne forçons rien. Lentement, nous allons sentir la boule d’énergie jaune descendre le long de la colonne vertébrale jusqu’en dessous du nombril.

À notre rythme, sentons le mouvement énergétique le long de notre colonne. Les Orientaux nomment cet espace au-dessus du nombril le « Hara ». Il peut nous apparaître étrange à nous qui vivons dans notre tête d’apprendre que le « Hara » est notre demeure. Situé entre le nombril et le pubis, il est un centre d’équilibre important. Les adeptes des arts martiaux le connaissent bien.

Revenons à cette boule d’énergie, voyons-la remplir notre abdomen. Sentons sa chaleur et son effet apaisant. Lentement, l’énergie de cette boule descend dans nos jambes. Si nous avons un blocage ou une douleur quelconque, prenons le temps de respirer et de ressentir l’énergie agir dans cette région de notre corps. Soyons dans l’accueil.

Après avoir envahie notre abdomen et nos jambes, l’énergie monte et inonde notre thorax. Elle redonne de l’énergie aux organes vitaux.

Sentons les bienfaits de sa chaleur. Puis, l’énergie part du chakra du cœur et circule dans nos bras jusque dans nos mains. À notre rythme, lorsque nous la ressentons dans nos mains, rapprochons ces dernières paume contre paume ou l’une en face de l’autre.

Prenons le temps de sentir l’énergie dans nos mains avant de façonner une belle boule d’énergie.

Lorsque nous augmentons l’espace entre nos paumes, nous sentons la bulle d’énergie grossir. Nous ressentons son déplacement entre nos mains.

Puisque cette énergie est divine et nous vient du fin fond de l’univers, de la source originelle, prenons le temps de l’accueillir. Ce cadeau subtil a parcouru beaucoup de distance pour venir nous rencontrer… Jouons avec… Amusons-nous à agrandir encore le champ énergétique entre nos mains.

Si nous avons été trop vite et que nous avons perdu la sensation de l’énergie, rapprochons juste un peu les mains et nous la retrouverons. Lentement, agrandissons ce champ énergétique plus grand qu’un ballon de plage. Toujours plus grand… Nous allons l’agrandir assez grand pour pouvoir entrer dedans. Lorsqu’il aura atteint cette taille, nous n’aurons qu’à nous insérer dedans. Prenons le temps de sentir cette bulle de l’intérieur. L’énergie est nourrissante, apaisante, calmante. Respirons-la bien…

Prenons le temps de ressentir ce nouveau champ d’énergie tout autour de nous. Nous baignons dans l’énergie de la création. Elle restaure et rééquilibre tous nos centres nerveux. L’énergie originelle veille sur nous et nous protège pour les prochaines 24 heures.

Qu’importent les lieux où nous irons aujourd’hui, c’est dans notre bulle que nous y irons… En plus de nous nourrir, notre bulle laisse passer tout ce qui est bon pour nous et filtre ce qui est moins désirable.

Sentons le surplus d’énergie que nous procure cette méditation… Prenons le temps d’apprécier le moment présent. Lentement, à notre rythme, revenons présent à la pièce.

Nous sommes prêts pour vivre une autre merveilleuse journée !

Bonne bulle!

L’impact de nos croyances

« Nos pensées déterminent notre réalité. » Cette pensée est elle-même si courante ces jours-ci, elle en est devenue un cliché. Mais à quoi pensons-nous donc? Cela dépend de nos croyances. Et puisque ce sont ces mêmes croyances qui déterminent ce que nous croyons possible, il importe de nous libérer des croyances qui nous bloquent la vue et la vie. Mais attention : les identifier n’est pas facile puisque nos croyances sont tissées dans tous les aspects de notre vie…

Qu’on soit homme ou femme, chacun de nous a une personnalité à deux côtés : un aspect féminin et un masculin. Le côté féminin de notre être est la partie réceptive de nous, celle qui inclue l’intuition, la chaleur humaine, la compassion et l’esprit de partage. L’autre versant de notre personnalité, notre côté masculin, manifeste d’autres aspects de notre être, des aspects plus agressifs, dominants et axés sur la survivance par la voie du conflit et de la compétition. Malgré que ces aspects masculins aient été la clé de notre survie en tant qu’espèce, les choses ont beaucoup changé depuis notre arrivée sur la scène… Puisque c’est l’humanité elle-même qui menace maintenant la survie de la planète, il nous importe de changer de direction et de retourner à nos valeurs féminines de compassion et de coopération. Mais faire volte-face est plus difficile qu’il ne semble à prime abord. C’est ainsi parce que nos pensées et nos actions sont façonnées par nos croyances, des croyances que nous avons développées au cours des siècles, de croyances qui varient énormément entre elles, selon notre race, notre culture, notre religion et même notre langue et notre éducation.

Malentendus et divisions
Surtout axées sur la confrontation, nos croyances à tendance masculine provoquent souvent le jugement, les préjugés, la discrimination et l’intolérance. Tout ça contribue à augmenter notre peur de l’inconnu et à nous isoler les uns des autres. De plus, cette situation est exagérée par le fait que la grande majorité de nos convictions nous ont été inculquées durant notre tendre enfance, à une époque où nous étions incapables d’évaluer la véracité ou les conséquences des croyances que l’on nous enseignait. Réalistes ou pas, bénéfiques ou pas, ces mêmes croyances forment la base de nos valeurs et de nos convictions. Renforcies continuellement par nos pensées et nos actions répétitives, ces mêmes convictions deviennent des certitudes puis des « vérités ».

Se libérer de nos croyances
Il importe de comprendre que nos certitudes peuvent être rattachées directement à notre enfance et que les émotions auxquelles elles sont reliées résultent de mécanismes instinctifs. Ayant compris cette simple vérité, nous sommes en mesure de mieux réévaluer nos croyances, de les remettre en question, de nous libérer de celles qui sont désuètes et même de formuler de nouvelles croyances qui correspondent plus fidèlement à notre réalité présente.

Par la suite, nous pourrons plus facilement accepter les autres et cesser de juger leurs croyances. Compléter cette transformation nous permet aussi de mieux voir jusqu’à quel point nos croyances affectent aussi notre libre arbitre. En effet, lorsque nous agissons seulement d’après nos convictions de base, sans jamais les remettre en question, nous n’exerçons pas un choix réel; nous ne faisons que suivre notre programmation.

Faciles à manipuler et à exploiter
Il y a longtemps que les groupes de pression de tous genres ont compris à quel point il est facile de nous manipuler et de nous exploiter par la voie de nos croyances. Ils ont compris qu’il leur suffit d’influencer nos croyances pour contrôler nos comportements, nos désirs, nos peurs, nos inclinations idéologiques… et nos achats.

En tant qu’énergies en mouvement perpétuel, nos émotions peuvent être bloquées par des croyances restrictives, elles en viennent à dicter notre perception du bien et du mal et toutes nos préférences. Elles nous poussent à répéter continuellement les mêmes actions et réactions.

Nous créons notre propre réalité
D’elles-mêmes, nos émotions sont neutres. Ce sont nos pensées qui les orientent vers le positif ou le négatif. De cette façon, chacun de nous crée sa propre réalité en investissant continuellement ses pensées selon ses croyances particulières. Plus nous nourrissons nos croyances, plus nous avons tendance à les percevoir et à les définir comme étant les seules vérités valables.

Mais la vérité ultime est une chose qui n’existe pas. La seule vérité qui importe est celle que nos émotions nous portent à croire et à ressentir au moment présent. Toute autre « vérité » est fabriquée à partir de conjectures provenant de notre inventaire culturel et personnel de croyances, d’idées préconçues, d’expériences antérieures et de toutes les conclusions que nos expériences nous ont porté à former.

Plus nous essayons de rectifier les comportements sociaux négatifs, plus il devient évident que nous ne parviendrons jamais à les corriger en nous attaquant directement aux crimes et aux délits. Ces méfaits ne représentent que la manifestation extérieure de croyances erronées. À moins que les convictions de base ne soient changées de l’intérieur, les mêmes problèmes vont continuer à proliférer.

Le rôle du principe féminin
Tant que notre société perpétue le déséquilibre en excluant le féminin de la gestion des nations, des organismes et des communautés, la domination du masculin va se poursuivre et nos sociétés vont continuer de croire que le pouvoir, le contrôle, la peur et l’argent sont des phénomènes « normaux ».

Il est important surtout dans tout ça de se rappeler que nos croyances ne sont pas sacrées. Nous avons le droit, même la responsabilité, de faire évoluer nos modes de pensées plutôt que de nous raccrocher vainement à des fausses croyances et à des vérités périmées qui contribuent au déséquilibre du monde actuel.

Il est grand temps de redécouvrir l’aspect féminin de notre être afin que l’ordre, l’intégrité et la justice puissent enfin renaître. La peur est le dernier obstacle que nous avons à vaincre avant de pouvoir réclamer notre véritable héritage – l’harmonie entre les aspects féminins et masculins de nos êtres et de nos vies.

C’est la clef qui peut enfin ouvrir la porte de notre amour de soi.

Pour le plaisir … d’être

Il y a maintenant douze ans que j’ai choisi consciemment de devenir une travailleuse autonome, avec tout l’engagement que ce choix comporte. Dans son livre Père riche, père pauvre, Robert Kiyosaki, un millionnaire accompli, décrit le travailleur autonome comme celui qui vit la pire situation sur la planète pour gagner sa vie. Statistiquement parlant, je fais d’ailleurs partie du groupe le plus à risque quand il est question de burn out. Je le crois! Je travaille dix heures par jour, six jours par semaine au moins!

Mais qu’importe, quand on est passionné de ce que l’on fait! Comme le dicton populaire l’affirme : le coffre-fort ne suit pas le corbillard. J’aime bien l’argent et tout le plaisir qu’il procure. Il amène avec lui un certain pouvoir sur sa vie donc plus de liberté d’être. De ce fait, je me pose la question suivante au moins deux fois par mois : si j’étais millionnaire qu’est-ce que je changerais dans ma vie? Et au moins deux fois par mois, je suis obligée de vous avouer que je mènerais exactement la vie que je mène aujourd’hui. J’aime ma vie que j’ai construite et imaginée avec plaisir et façonnée à mon image.

Mais pourquoi attendre d’être millionnaire, à crouler sous les lingots d’or pour en profiter? Je ne suis pas la seule, j’en suis sûre. Chaque matin, alors que je lis la petite chronique virtuelle de Marie-Pier et son « Matin magique », je sais que cette jeune femme, elle aussi a rêvé sa vie. Je sais consacrer quand même un moment tous les jours pour m’amuser à ma façon. J’entends déjà les objections de plusieurs disant qu’aujourd’hui, pour se permettre le plaisir de se récréer, ça coûte des sous! Le prix d’admission, la gardienne, l’essence, la petite bouchée au resto, etc.

Je me sens tout à coup le goût de vous partager un plaisir impayable que je me permets de temps à autre. Il ne me coûte pas un sou et rapporte pourtant beaucoup. Je réunis quelques étrangers autour d’une table et ensemble, nous nous récréons dans la joie et les rires. Non, nous ne comptons pas encore nos gros billets, mais en attendant, après que j’aie accumulé des milliers de découpures de revues pour me constituer une autre sorte de banque, par pur goût de créativité, nous nous amusons à trouver un thème emballant et à nous fabriquer un collage au hasard à partir de cette idée.

La dernière fois, c’est mon amie Sonia qui a proposé le thème : Je me respecte et je prends ma place! Chacun fut ému de recevoir sa réponse par image, une réponse qui collait merveilleusement bien à sa réalité actuelle. Comme la vie travaille bien quand on lui donne toute la latitude dont elle a besoin pour nous combler de ses bénédictions. Il ne nous restait plus qu’à concrétiser les actions suggérées par ce collage. Cette activité nous permet de célébrer la vie sous une forme ludique et d’une simplicité enfantine. Nous, les adultes, avons tellement oublié ce que signifie ce mot! Demandons vite aux tout-petits! Ils vont nous enseigner. À moins que nous leur ayons déjà rempli un agenda trop garni de cours et de sorties.

J’adore aussi produire des dessins intuitifs en bonne compagnie à partir de simples gribouillis, ce qui les réconcilie passablement avec les arts visuels puisqu’il ne requiert aucun talent. Nous procédons aussi sur un thème magique comme : je reçois des indications concernant ma mission de vie ou encore je me découvre un nouveau talent. Et que sais-je? Nos seules limites sont celles que nous nous imposons. Les discussions s’animent et deviennent de plus en plus plaisantes. Tout le monde a hâte de montrer au groupe le résultat de ses découvertes sur soi. Nous faisons un brin de jasette avec notre inconscient qui en redemande. Nous exprimons qui nous sommes vraiment dans le grand dénuement. Nous sommes comme des gamins à la « récré », fiers de leur trouvaille. S’amuser est un besoin vital pour l’adulte que nous sommes, rappelons-nous le!

Pourquoi chercher un sens à la vie?

« Il faut chercher un sens à sa vie, en quête de sens, vide de sens ». On entend et lit si souvent ce discours, ces dernières années, qu’il est presque devenu un leitmotiv sous la plume d’écrivains, dans le discours des chefs religieux et profanes, et dans la bouche de ceux qui cherchent encore ce sens qui semble leur échapper! Ceci laisse supposer que la vie ne possède pas en elle-même son propre sens. Or ce sens, on le cherche, alors que par essence, il existe déjà en soi-même, le sens de la vie dans l’accomplissement de soi.

La vie en elle-même est une chance. Bien la vivre, c’est là tout son sens.

La vie a-t-elle un sens? Je réponds oui à cette question et il me paraît simple d’affirmer que, fondamentalement, tout ce qui existe a un sens. Cette vie, c’est avant tout en la vivant qu’on en découvre le sens. Pourquoi donc chercher un sens à la vie? Pourquoi, surtout, le chercher ailleurs qu’en la vie elle-même comme une course insensée d’un chien après sa queue? La vie est en elle-même pleine de sens : un enfant à aimer, un projet à réaliser, un travail à effectuer, une cause humanitaire à épouser, des capacités à développer, la croissance personnelle à accomplir, la présence à ce qui est, le bonheur individuel et collectif à bâtir… Que souhaiter de plus?

Je suis consciente de la distinction à faire entre le sens de « la » vie et celui que l’on cherche à donner à sa vie personnelle, celle qu’on vit au quotidien. Une fois cela admis, on me permettra de faire quand même un rapprochement entre le sens philosophique de la vie et celui, plus physique, de l’acte de vivre. Car j’ai la conviction qu’en découvrant le sens profond de la vie dans son essence, on découvre celui de l’existence individuelle.

Je ne confonds nullement le sens-signification de la vie et les fonctions du système nerveux qu’on appelle aussi « les sens ». Les comparer ne serait sans doute pas pertinent. Je propose seulement d’élargir un peu le concept, juste le temps d’y réfléchir et, peut-être, d’y puiser quelques clés. Qu’on y voit qu’un exercice qu’on peut à sa guise exercer.

La vue, l’ouïe, l’odorat, le toucher et le goût représentent les cinq sens dont la Nature a doté l’homme et qui permettent la perception et l’analyse consciente des phénomènes extérieurs. De nos jours, les sens sont sollicités à l’extrême, ce qui fait de nous des êtres trop « physiques » emportés par le tourbillon des horaires serrés, de la vitesse, de la performance et de la concurrence. Malheureusement, il arrive que des journées sont si bien remplies par cette course folle qu’on peut ressembler davantage à des robots qu’à des individus capables d’intériorisation. Hélas, ne sommes-nous pas souvent de grands absents? Pourtant, en prenant le temps d’être, les cinq sens pourraient devenir des outils éducatifs pour enseigner l’éveil. Leur utilisation plus « spirituelle » et leur développement pourraient conduire chacun des sens physiques à trouver son équivalent intérieur. Comme exemple, les sens internes de la vue-contemplation, l’ouïe-compréhension, l’odorat-senti, le toucher-perception, le goût-appréciation.

L’exploitation de ces sens permettrait la conscientisation. Les gens agissent, la plupart du temps, dans ce que j’appelle le « faire sans être » qui revêt pourtant une importante dimension. Le fait d’être présent à ce qu’on fait pourrait spiritualiser les machines que l’on est en train de devenir. Cette conscience de ses actions représente le sens de la vie qu’on cherche à découvrir. C’est cela la spiritualité : un heureux mariage des cinq sens et de leurs équivalences intérieures.

Par contre, en faisant appel aux sens internes, cela peut devenir une activité d’intériorisation très intéressante : prendre le temps de voir-contempler la beauté…, utiliser son odorat pour humer tous les parfums d’une fleur, goûter-savourer…, écouter la musique, les sons, le vent…, sentir l’infini…, toucher le bois en sentant tout ce qu’il contient d’Histoire…

C’est l’état d’esprit qui peut transformer nos gestes en les rendant plus agréables et plein de sens! C’est l’état d’esprit qui transforme les actions. Apprendre à aimer ce que l’on fait et ce que l’on est. J’en conclus qu’en ignorant les sens physiques et leur reflet intérieur, on se condamne à une éternelle quête de sens. Pour profiter pleinement de ses sens, un certain degré de présence est requis, je dirais une qualité de présence, à soi, aux autres, aux évènements, et à tout ce qui existe autour de nous. L’abbé Pierre, bien connu pour ses œuvres envers les plus démunis de la société, écrivait dans son livre Mon Dieu pourquoi? que « Le sens de la vie, c’est d’apprendre à aimer ». Mais oui, un bel apprentissage que de soigner la qualité de notre présence à l’autre, ouvrant les yeux sur les mille besoins des gens que l’on côtoie dans son quotidien, entre autres ce besoin de chaque être humain d’être regardé, d’être aimé, d’être apprécié. Tant de gens se sentent laissés pour compte, ignorés dans une solitude dont ils ne peuvent se départir sans une main qui se tend vers eux, sans un regard compatissant et compréhensif, sans une petite attention délicate, une petite remarque positive… que sais-je encore, ces mille petits riens qui façonnent la vie à notre image et à notre ressemblance.

Aimer et être aimé, c’est plein de sens!

À la recherche de sens, vouloir inculquer le sens de la vie en dehors de la réalité humaine et d’un vécu sain et normal, ou en relation avec la vie après la mort, si il y a, ne serait-ce pas un non-sens?

J’étreins tout ce qui est vie. Nul n’est besoin de lui donner son sens. En elle-même le possède. C’est d’une richesse insoupçonnée!

Encore… en corps

Eh oui, j’habite un corps! Quelle affaire que d’élire domicile dans un véhicule en apparence aussi limité!

Des réflexions du genre « Je n’avais pas envie de venir sur terre. Je ne voulais pas naître. Je n’aime pas vivre dans la matière… » sont fréquentes. Il n’est pas évident pour un esprit d’incarner un corps tridimensionnel. L’espace, plus ou moins étroit selon notre conscience, prendra de l’expansion au fil de notre évolution.

Au fait, est-ce que j’habite vraiment en conscience, ses moindres recoins?

Suis-je en harmonie avec chacune de ses parties (corps, âme, esprit, personnalité)?

Suis-je à l’aise de me déplacer, de bouger, de danser? Suis-je souple et mobile?

Est-ce que j’habite ce corps à sa pleine et juste grandeur?

Ce véhicule est-il fiable dans l’action au quotidien? Répond-il à mes demandes?

Est-ce que je lui accorde soin, attention, respect, douceur, tendresse?

Suis-je bien dans ma peau ou la honte se cache-t-elle dans un coin?

Connaissez-vous l’exercice du miroir dans lequel, nu, on se regarde de la tête aux pieds? Hier soir, j’y ai vu une partie de mon anatomie que je n’aime vraiment pas. Même si mon entourage perçoit cet aspect différemment, l’émotion que je ressens demeure. La chirurgie n’y pourrait rien et, de toute façon, elle ne fait pas partie de mes choix. Rien à faire; je ne peux améliorer la situation, et la comparaison avec les autres m’est facile. Je m’endors doucement sur ce ressenti.

Ce matin, une connaissance m’envoie un courriel intitulé : Les mois des belles femmes. En voici deux passages : 

LA BEAUTÉ D’UNE FEMME
La beauté d’une femme n’est pas dans les vêtements qu’elle porte, l’image qu’elle projette ou la manière dont elle se coiffe.

La beauté d’une femme se voit dans ses yeux parce qu’ils sont la porte d’entrée menant à son cœur, là où l’amour règne.

La vraie beauté d’une femme se reflète dans son âme.

C’est son bagage qu’elle donne avec amour, et la passion qu’elle démontre.

La beauté d’une femme, avec les années qui passent ne fait que grandir.

Merci Brigitte. Quel beau clin d’œil de la vie! Ce message vaut pour les hommes aussi!

À la fois véhicule et temple, le corps est l’intermédiaire entre l’esprit et le monde de la matière. Il offre des moyens d’expression privilégiés par le mouvement, la danse, le chant et la possibilité d’expérimenter l’environnement par les sens.

Les limites du corps physique ne sont qu’illusions. Vivre des milliers d’années avec le même corps est possible, pouvons-nous lire. C’est bien beau, mais j’en demande l’expérience; trop abstrait ou lointain pour moi. Pour saisir une compréhension ou intégrer une transformation, je dois l’expérimenter dans mon corps physique. Les transformations passent par différents niveaux, pour finalement s’achever dans le plan physique, sans quoi le processus demeure incomplet.

Dans la vie de tous les jours, j’aspire à incarner l’illimité. J’ai du pain sur la planche pour quelques années à venir (autre illusion)! Dans les faits, avec l’expérience de mes cinquante tours de soleil, j’entreprends de réaliser de plus en plus de choses avec de moins en moins d’efforts. Deux ingrédients indispensables… le cœur et l’intention. Si le cœur n’y est pas ou si l’intention n’est qu’au service du moi personnel, peine perdue.

Je trime dur, c’est vrai, tout en étant très à l’écoute. Plus j’utilise mon corps, et plus il me fait découvrir par ses inconforts, ses douleurs parfois, de quelle façon je suis en déséquilibre. Postures et respirations justes font que l’énergie circule librement et les limites du possible sont repoussées.

J’agis par priorités et j’y mets toute mon énergie.

L’activité est nouvelle? Dans le calme, nous savons quoi faire.

La tâche est compliquée? Dans le calme, nous savons comment la réaliser.

L’épreuve est exigeante? Dans le calme, un pas à la fois, nous pourrons l’exécuter.

Doit-on agir seul? Dans le calme, nous connaissons le moment de demander de l’aide.

Finalement, j’aurai à peine effleuré le corps… du sujet. Il y aurait tellement à approfondir : la relation avec l’argent, les choses… Pour l’instant, je tente de ressentir; tout ressentir pour expérimenter la présence en conscience.