Oser se recréer pour se sentir vivant!

Quelle est la part de vie qui crie si fort en moi?
Pourquoi ne pas écouter cette voix intérieure qui m’appelle? Pourquoi ne pas suivre mon instinct basique? Mon intuition qui me chuchote au creux de l’oreille que ma vie n’est pas celle-ci, qu’une autre m’attend…

Je me souviens de ces moments privilégiés où j’ai été en contact avec cet élan de vie qui n’avait qu’une seule intention : me pousser hors de mes propres croyances limitantes, me permettre de passer de la SURvie (épuisante et étouffante) à la VIE.

Vivre enfin! Pour Soi et pour offrir le meilleur de Soi.

Pour se découvrir autrement, se révéler à soi et aux autres dans la simplicité, le naturel et l’harmonie.

Aujourd’hui, j’y crois. Oui ce passage existe. Oui il est possible pour chacun d’entre nous. Nous sommes nombreux dans cette quête universelle de sens. Redécouvrir le sens profond de nos vies pour nous ANIMER (lat. animus = âme).

J’aimerais vous partager une de ces expériences de vie qui la transforme à jamais.

Un cheminement personnel vers une autre vie.
Il m’a fallu une dizaine d’années pour réaliser que ma vie ne me ressemblait pas, que j’y jouais un rôle de figurante. Ce constat fut d’ailleurs fort douloureux mais de cette prise de conscience, j’ai su qu’un nouveau chemin allait se dessiner… Il vint à moi d’une façon très inattendue…

Alors que je vivais en France, dans un certain confort de vie matériel et professionnel, le signe de cette nouvelle voie apparut sous la forme d’un licenciement. Je perdis mon emploi.

Ce n’était malheureusement pas la première fois, je savais que je pouvais rebondir mais cette fois, ma petite voix m’interpella : Es-tu sûre de vouloir recommencer ici? N’y avait-il pas un rêve qui sommeille en toi? Ce changement n’est-il pas l’opportunité que tu attendais secrètement? À ce moment précis, je ne pouvais plus me mentir ou enfouir mes rêves au profit d’une forme de sécurité. Je me trouvais alors à la croisée des chemins, des questions existentielles m’habitaient, j’étais à la recherche d’un sens plus profond à donner à ma vie.

Malgré les peurs, les angoisses, les doutes, je sentais une force inexplicable, une aspiration profonde, une forte intuition à repenser ma vie autrement. À m’ouvrir à de nouveaux horizons… C’est à cette période, en ayant l’impression de prendre des décisions « folles », de « lâcher mon fou » que je me laissais guider vers ce qui me donnait de l’espoir, de l’énergie, de l’enthousiasme et je commençais mes démarches d’immigration pour le Québec…

En l’espace de 6 mois, je quittais mon emploi, mon appartement et j’obtenais un visa.

A 33 ans, je larguais les amarres et m’envolais littéralement vers d’autres cieux… Ce jour marqua la fin d’une époque de ma vie et un point de non-retour. Quelle expérience extraordinaire de libération, de lâcher-prise, de dépassement, de confiance profonde en Soi et en la Vie.

À partir de ce moment-là, j’ai vécu les instants les plus exaltants de mon existence. Je m’autorisais enfin à VIVRE. À Être moi-même. J’étais LIBRE.

À mon arrivée ici, je réalisais que TOUT était à reconstruire. Mais peu importe, je voyais cette tâche comme un jeu. J’avais enfin le pouvoir de créer une vie à mon image, teintée de mes valeurs et de mes aspirations…

J’ai entrepris ce chemin en me laissant guider par mon intuition, porter par mes émotions et mon ressenti.

Jamais je n’avais agi ainsi de ma vie… Quelle expérience troublante mais ô combien enrichissante!

Dans les mois qui ont suivi mon arrivée, je prenais des cours d’art, j’entrepris l’écriture de mon premier livre « Si j’osais! Comment développer notre liberté d’être » et tout ce dont j’avais besoin pour vivre était là. Je trouvais un emploi, je trouvais un logement par hasard et j’avais des revenus suffisants même s’ils étaient moindre qu’auparavant, ma vie était d’une toute autre qualité…

Bref, à partir de ce jour-là la Vie n’a cessé de me donner ce dont j’ai profondément besoin afin de me permettre de réaliser ce qui est vraiment essentiel pour moi. Elle me protège et me donne chaque jour les autorisations dont j’ai besoin pour réaliser mon chemin de vie et lui rester fidèle : j’ai écrit un livre, ce qui était un grand rêve, j’ai créé une conférence vivante « Être » (nouveau concept) ainsi qu’une troupe. Nous avons joué au Monument National à Montréal en septembre dernier et que nous rejouerons au printemps 2010, j’ai rencontré l’amour profond et je suis sur le point de mettre un enfant au monde…

Tous mes rêves ont été entendu. Et je sais qu’il peut en être autant pour chacun d’entre nous. Une forme d’équilibre se met progressivement en place entre les besoins matériels et les vraies aspirations qui trouvent leur place.

C’est d’ailleurs le message que je porte et que je communique dans mes formations, mes conférences et mon livre. Nous avons tous cet immense potentiel en nous. Notre Être est vivant. Il est temps de tendre l’oreille à notre petite voix et de nous laisser surprendre, émouvoir, toucher pour VIVRE intensément en toute conscience du privilège que la vie nous fait, de cette grâce qu’elle nous offre et de cette abondance dont elle est si généreuse. L’heure a sonné d’être à l’écoute de ce que vous portez profondément en vous.

Mal dans son corps, bien dans sa tête?

La détérioration qui s’est produite au niveau de notre alimentation n’affecte pas seulement notre santé physique, mais aussi notre santé psychologique. Si l’on regarde de plus près la subtile chimie du cerveau, on réalise bien vite que les neurotransmetteurs sont de plus en plus perturbés. « Qu’est-ce qu’un neurotransmetteur? », me direz-vous.

Un neurotransmetteur est un médiateur chimique qui assure la transmission d’information aussi bien au niveau du cerveau que dans le corps en entier. Les plus connus sont la sérotonine, la dopamine et la noradrénaline. C’est précisément sur la sérotonine qu’agissent les antidépresseurs utilisés couramment comme le Prozac, le Paxil, l’Effexor, etc.

Rôle de la sérotonine :
■ Régulation de l’humeur
■ Contrôle de la satiété
■ Contrôle de l’irritabilité
■ Contrôle de l’impatience
■ Contrôle de la vulnérabilité au stress.

L’alimentation raffinée, la présence de pesticides dans les aliments et le fastfood affectent-ils la qualité du travail effectué par les neurotransmetteurs dans le cerveau? La science ne peut pas encore répondre de façon précise à cette question. Lorsque les neurotransmetteurs ne sont plus aptes à livrer leurs messages adéquatement – ou pire encore, s’ils transmettent des informations inexactes – il peut en résulter de nombreux dysfonctionnements. Par exemple, en consultation, je rencontre de plus en plus de gens qui sont « sympathicotoniques », c’est-à-dire des gens qui sont en perpétuel mouvement, dormant peu et étant toujours en état de tension ou de stress. Il en résulte de l’hypertension, une prédisposition aux maladies cardiovasculaires, de l’anxiété et des troubles du sommeil. Ces personnes ont un taux d’hormone du stress élevé dans le sang (cortisol plasmatique).

Un cercle vicieux s’installe peu à peu : les neurotransmetteurs ne fonctionnant plus normalement, la personne a de plus en plus de difficulté à prendre des décisions, elle mange moins bien et elle peut même en venir à une perte du sens de sa vie… Arrive un temps où il se produit un « court-circuit » dans le cerveau et tout saute! C’est l’épuisement, souvent appelé « burnout », un état qui flirte dangereusement avec la dépression.

Pour ma part, j’ai toujours cru qu’il existait un lien entre le dérèglement des neurotransmetteurs et le sens de la vie. Si notre « computer central » est décentré et que nos systèmes nerveux et hormonal sont déséquilibrés, il y a de fortes chances pour que nous soyons décentrés physiquement et que nous perdions le contrôle de notre existence. Et si nous mangeons de plus en plus mal, la chimie du cerveau ne peut faire autrement que de réagir devant la détérioration de la qualité des aliments.

Reprendre le volant de notre existence
Si nous reprenons le concept de santé globale – qui veut que la santé soit la résultante de plusieurs facteurs – nous devons développer le réflexe de compenser la diminution de la qualité des aliments en posant des gestes concrets dans les autres domaines de notre existence.

Prenons l’exemple d’une personne qui se sent totalement décentrée après avoir vécu une période de stress intense et durant laquelle elle a consommé du fastfood. Comment pourrait-elle retrouver son équilibre en portant une attention plus particulière aux six facettes du concept de santé globale? Voici ce que je lui conseillerais :

Alimentation : devenir consciente du déséquilibre et amorcer la correction en privilégiant une alimentation vivante.
Mouvement : marcher quotidiennement 30 minutes en pleine nature et en profiter pour respirer consciemment et contacter le moment présent.
Stress : identifier les stresseurs de sa vie et apporter des modifications là où cela est possible pour les diminuer.
Spiritualité : ajouter la méditation et le silence à son hygiène de vie ou pratiquer régulièrement l’exercice 6-3-6.

Cette petite progression de conscience pourrait la remettre sur son chemin de vie.

Exercice pour induire un état de relaxation : La respiration 6-3-6

■ S’asseoir.
■ La tête doit être bien centrée.
■ Faire le calme.
■ Inspirer en comptant 1-2-3-4-5-6.
■ Maintenir et compter 1-2-3.
■ Expirer lentement en comptant 1-2-3-4-5-6.
■ Répéter trois fois.

En apprenant ainsi à jouer avec les différentes composantes de notre vie, nous réalisons peu à peu que lorsque viennent des périodes plus difficiles, nous réussissons à les traverser avec plus de facilité. Il faut toujours mettre les six indicateurs de la santé en interaction et en complémentarité les uns avec les autres.

C’est ce que j’appelle guérir sa vie!

Ensemencer mon jardin!

Abandonner, laisser aller un rêve, une fantaisie de l’imagination ou une illusion! Libérer, créer un espace, une place nouvelle afin que la vérité, la réalité puissent germer et produire de nouveaux amours. Des amours basés sur des valeurs solides telles la tendresse, l’amitié et la compassion. Arrêter de s’accrocher à ce qui aurait pu être et remercier pour ce qui est. Vivre avec l’espoir, la confiance en la vie qui sait mieux que nous ce dont nous avons besoin…

Ce qui a été sera à jamais vivant en mon intérieur.

Faire la paix avec hier, avancer vers l’inconnu avec un cœur nouveau, prêt à affronter d’autres défis, à aimer d’une manière plus détachée, plus profonde. Regarder en arrière pour apprendre, reconnaître la divinité ainsi que la nécessité du passé. Rêver d’amour aujourd’hui, refléter la bonté, la compréhension et partager la lumière par mon témoignage toujours vivant de mes expériences. Vivre dans le calme, la simplicité et l’acceptation du présent qui est un cadeau de mon créateur!

La spiritualité : ma passion, mon souffle de vie

C’est par l’entremise de la croissance personnelle que ma spiritualité s’est renouvelée! En effet, en apprenant à mieux connaître mon petit « je », j’ai graduellement ressenti qu’il y avait un plus grand en moi qui ne demandait qu’à se laisser découvrir.

Au fil de ma quête d’absolu, j’ai compris que la spiritualité n’aurait de sens pour moi que si elle servait à améliorer qui je suis et qu’elle était vécue librement contrairement à lorsque j’étais enfant où vivre ma spiritualité impliquait l’appartenance à une religion et l’observance des commandements, ceci devant m’assurer une place au paradis. Je suis arrivée à la réalisation que la spiritualité était davantage une façon de voir la Vie et de la vivre, de comprendre la place que j’y occupais et le rôle que j’avais à y jouer.

Ce rôle consiste à spiritualiser notre corps, à en faire un espace sacré pour ensuite pouvoir spiritualiser notre environnement rapproché et, par extension, l’ensemble de la planète. La planète entière est appelée à devenir un espace sacré où seules les âmes ayant appris à aimer, donc les humains devenus des êtres de lumière, pourront continuer d’y séjourner.

Et comment nous spiritualiser et spiritualiser notre planète? Voici quelques exemples :

  • en refusant de laisser la peur, la frustration et la colère polluer notre espace intérieur;
  • en refusant de garder rancune envers une personne qui nous a fait volontairement du tort;
  • en cessant toutes médisances, calomnies et bavardages inutiles;
  • en offrant toujours le meilleur de soi, même quand on considère être mal payé pour nos services. Souvenons-nous que si notre compte de banque du plan matériel n’est pas toujours aussi garni que l’on souhaiterait, toutes bonnes actions posées sans attentes rapportent des dividendes importants qui sont déposés directement dans notre compte de banque spirituel. Rien, absolument rien ne passe inaperçu. Tout est su et inscrit dans le Grand Livre. Ceci n’est pas une métaphore ni une allégorie. C’est bien réel.

La spiritualité devient donc vivante lorsque l’être humain ouvre sa conscience à la présence divine en soi et aligne sa pensée sur des intentions bienveillantes génératrices d’équilibre. Dès lors, notre vie est vouée à créer davantage d’harmonie en soi-même d’abord et autour de soi ensuite. Par le fait même, la spiritualité se révèle un mode de vie supporté par la conscience de la présence divine en chacun et en toutes choses. Dès que nous alignons nos pensées sur l’omniprésence de l’Esprit de Dieu en tout, certains gestes, certaines paroles deviennent caduques, et ce, par choix. Ne correspondant plus à l’harmonie que nous désirons créer et dans laquelle nous aspirons à vivre, ceux-ci se révèlent contre-productifs.

Mon cheminement m’a démontré que la spiritualité est une disposition de celui qui tourne son esprit vers Dieu dans la conscience d’être issu de cette Réalité, d’y être éternellement relié et d’en être constamment nourri. Pour y parvenir, nous avons besoin d’être au courant des jeux de l’ego pour aller au-delà de l’illusion qu’il engendre voulant que nous sommes séparés les uns des autres, qu’il y a soi et les autres. La séparation n’existe pas, car l’amour Dieu unit et rassemble. À preuve, vous avez sûrement vécu l’expérience de revoir un ami après plusieurs années d’éloignement et, qu’au moment des retrouvailles, c’était comme si vous vous étiez vus la veille. Ni le temps ni la distance n’avaient eu d’impact sur la qualité de l’amour qui vous unissait.

Existe-t-il une façon de savoir que l’on est véritablement relié à Dieu? Comment savoir que « ça » existe? Bien que la réponse à ces questions soit simple, son assimilation ne l’est pas.

C’est par notre capacité d’aimer de manière inconditionnelle d’abord et de manière universelle ensuite que nous finissons par ressentir notre filiation divine, notre lien avec Dieu. Cette capacité s’active lorsque nous choisissons d’aimer, et pas avant. Ce choix se révèle donc absolument essentiel, un tournant majeur dans la façon de vivre notre vie. Dès lors, nous n’attendons plus d’être aimés avant d’aimer.

L’amour étant le sentiment avec la plus haute vibration que nous puissions éprouver en tant qu’être humain, il s’avère le baromètre par lequel il est possible d’estimer où nous en sommes sur la voie de notre Réalisation. Et il ne s’agit pas ici de l’attachement émotionnel que nous éprouvons pour nos proches. Le genre d’amour dont il est question ici transcende les liens familiaux et conjugaux. Plus notre capacité d’aimer s’améliore, plus nous ressentons le lien nous unissant non seulement à Dieu, mais à toutes ses créations, ceci incluant chacun de nous. C’est l’amour universel dont Jésus a été le meilleur exemple pour notre époque.

Jeune enfant, j’ai lu une biographie de Mère Teresa dans laquelle il était noté qu’elle passait des heures à prier (et souvent au détriment du temps qu’elle aurait pris pour manger!), prières qui lui donnaient la force, disait-elle, de poursuivre son œuvre auprès des plus démunis. À cette époque de ma vie, je n’ai pas réellement compris ce pouvoir de la prière et de quelle façon elle constitue une nourriture aussi vitale pour notre âme que la nourriture matérielle l’est pour le corps. Aujourd’hui, je peux affirmer que ma forme de spiritualité est devenue une nourriture sans laquelle je ne serais guère mieux qu’une morte vivante. Elle me donne la force de poursuivre ma route évolutive. Je ne suis pas une Mère Teresa, mais je fais mon gros possible pour être la meilleure Mère Odette (!) quotidiennement.

Se récréer en se recréant?

Savons-nous vraiment nous récréer ou nous accorder des récréations? Sont-elles de bonne qualité? Nos loisirs et nos divertissements devraient-ils avoir un but spécifique : reprendre des forces ou se renouveler?

Dans l’expression « se récréer », les mots « réjouir et divertir » en sont les sens premiers selon la définition donnée sur la toile par wiktionnaire. S’y rajoute, la notion de « stimulant» au sens figuré.

Le terme « recréer » signifie reconstruire, refaire. Nous l’employons généralement dans le sens figuré, comme dans les expressions, « il s’est recréé une vie », ou celle-ci, « toujours, il recrée le même scénario ». Pourtant, l’humain voit toute l’importance de se renouveler, d’évoluer, d’avancer et surtout d’innover. En fait, n’est-ce pas là, le vrai sens du mot « vivre »? Pourrions-nous arriver à nous récréer tout en nous renouvelant, et tout en étant vraiment vivant.

Ce qui semble difficile pour la plupart, est de différencier la meilleure façon d’arriver à se récréer et à se recréer. L’un ne découle pas nécessairement de l’autre : le repos bien mérité ne nous amène pas toujours à nous renouveler, ou à créer, ou à imaginer de nouveaux scénarios.

Se récréer et se recréer devraient se faire la tête reposée.

Afin que nos moments de récréation nous soient vraiment profitables pour se recréer, il nous faudrait d’abord être détendu et serein. Trop souvent, ces périodes sont décidées pour se remettre en forme, ou se reposer, ou reprendre son souffle, et par le fait même, avons-nous l’habitude de penser, pour se renouveler et se recréer. Ce qui à mon avis, n’est pas tout à fait juste.

L’épuisement est porteur de biens mauvais conseils. Comment éviter les périodes de stress et de fatigue? C’est assez simple. À partir du principe où nous vivons chaque moment consciemment, c’est-à-dire avec une attention éveillée, ces périodes sont alors de beaucoup diminuées. Toute notre pensée se doit d’être complètement vouée à chaque instant, à chaque moment, à chaque « ici et maintenant ». Bref, il nous faut être attentif à ce que nous faisons, disons, sentons, vivons, etc. Une telle pratique et une telle attention permettent d’écarter la fatigue. Celle-ci a alors inévitablement beaucoup moins d’emprise sur nous. Pourquoi? Tout simplement parce que l’instant présent devient notre seule et unique tâche, et principale activité. Conséquemment, il transforme ou transcende le quotidien en récréations et recréations lesquelles, il va sans dire, deviennent sources de créations et de renouvellement. Comment? Nos journées sont alors allégées de toute difficulté puisqu’en une seule minute, et en un seul instant, les problèmes sont nettement diminués et évidemment beaucoup moins lourds à porter. Dorénavant, recréer, inventer et se renouveler sont des actions facilement envisageables. Il n’en reste pas moins qu’il nous faille être vigilants pour s’assurer d’une attention « attentive » à chaque instant vécu.

La récréation ne doit pas être de tout repos. La récréation sera alors choisie et notée à l’agenda non pas pour s’accorder un temps de repos ou un temps pour reprendre son souffle, mais plutôt pour choisir de vivre des moments de très haute qualité, différents de ceux reliés à nos tâches usuelles. Et ce temps, et ces conditions privilégiées seront sources de nouvelles idées, projets, et plans. Tout bonnement sans avoir à remettre tout en question ou en branle-bas de combat, les idées jaillissent, sans heurts, sans conflit tout comme l’eau creusant son nid. L’acteur principal se verra doublement gagnant : heureux et reposé pour bien profiter de ce temps de qualité en récréation, en moments de grâce et d’extase. En plus, il verra son intuition se raviver, des idées stimulantes nettement plus claires rejaillir, et sa vision totalement différente et innovatrice l’amener vers de nouveaux horizons.

Qu’en est-il alors du repos du guerrier bien mérité? Vivre et surtout bien vivre, c’est se reposer dans le présent, dit un proverbe indien. S’épuiser, c’est penser à hier ou à demain. C’est aussi regretter le passé, et avoir peur du lendemain. Dorénavant, chaque jour et chaque instant seront définitivement colorés de joie et de légèreté sans aucune attache avec le passé et le futur. Ainsi, ils se changeront en suite d’espaces de renouvellement. Par conséquent, les loisirs et les récréations seront des périodes propices à l’imagination et à la nouveauté, encore faut-il, ne pas être épuisé, ou au bout du rouleau.

Dorénavant, il faudra s’appliquer à vérifier notre attention afin que celle-ci soit toujours attentive à « l’Ici et Maintenant ». Ce faisant, se récréer deviendra un moment favorisé non pas pour se reposer ou reprendre ses forces mais plutôt pour se recréer. Ces périodes seront d’excellentes sources de création, propices à des idées innovatrices, originales et prolifiques. Se récréer permettra alors, non seulement de se recréer, mais de voir plus clair. Activer des agents libérateurs et bienfaiteurs, développer de nouveaux créneaux seront aussi d’autres agréables effets non négligeables. En plus, il sera beaucoup plus aisé de prendre de nouvelles avenues jusqu’alors impensables pour le développement de notre entreprise ou pour l’amélioration de nos propres aptitudes.

À partir du moment, où l’on porte toute notre attention sur le moment présent, nous créons, et nous nous récréons. Et ces conditions magiques sont aussi essentielles et importantes que de se nourrir, se vêtir, manger, dormir, etc. Ces périodes n’auront alors qu’un seul but : bien les vivre pour bien créer. Un souffle nouveau et merveilleux se manifestera alors au travers des créations et récréations.

La joie de vivre

Combien de fois avons-nous souri ou même ri aujourd’hui?

La joie nous dynamise et nous donne le goût de vivre. Elle est naturelle et potentiellement présente à l’intérieur de chacun de nous. Elle provient, en bonne partie, de notre pulsion de vie. Elle s’anime spontanément à travers nos gestes et nos attitudes. Il nous est plus facile d’être joyeux quand nous sommes spontanés.

La présence à nous-mêmes et la spontanéité sont nécessaires pour être joyeux, car la joie se vit dans le moment présent. Si nous projetons notre mental dans le futur, celui-ci s’active et crée de la distorsion. Nous avons alors de la difficulté à expérimenter la joie. De même, si nous sommes préoccupés par des « j’aurais dû faire ceci ou cela », nous limitons, en nous, la circulation de l’énergie de la joie.

Il nous est possible d’éprouver de la joie par le toucher, car le fait de toucher consciemment une personne, un animal ou encore une plante nous enrichit intérieurement. La vue stimule aussi la joie lorsque nous sommes conscients que nous regardons. Si le décor de notre vie défile devant nous, sans échanges nourrissants, c’est que nous ne sommes pas conscients que nous observons. Par la qualité de notre présence, nous captons, ici et là, le contact vivifiant d’un regard, d’une couleur, d’une fleur, d’un sourire, d’une situation cocasse, etc.

À l’audition de certains sons, nous nous sentons nourris et ravis quand nous sommes attentifs et présents. Certains sons activent des zones du cerveau reliées à la joie et au plaisir. Les sons sont des particules vibratoires variées dans leur forme et leur dimension qui pénètrent à l’intérieur de nous, par chaque fibre de notre être. Ils peuvent, par leur répétition, programmer la joie, la détente, la colère, l’agressivité en nous. Soyons attentifs aux sons qui sont diffusés dans notre environnement de vie.

Très souvent, nous expérimentons la joie de vivre à travers ce que nous goûtons. Chaque aliment représente une somme de vibrations. Nous ne pouvons goûter ce que nous mangeons si nous ne sommes pas présents à ce que nous absorbons, alors nous éprouvons le besoin de consommer des aliments en grande quantité. Amenons notre conscience dans notre bouche, dans nos yeux, dans notre sens de l’odorat lorsque nous mangeons. De plus, chaque fois que nous sourions, nous nous plaçons en état d’ouverture à la communication. Choisissons de sourire, car chaque sourire augmente le bien-être et la joie.

Le sens externe de l’odorat contribue également à notre joie de vivre. Les essences parfumées produisent en nous des sentiments et des sensations variées. Chaque odeur correspond à une somme vibratoire en particulier. Certaines favorisent l’épanouissement, d’autres le bien-être, la détente ou bien l’élévation de nos vibrations qui nous donne la paix. Soyons attentifs aux odeurs qui produisent en nous ces états d’expansion. Multiplions-les consciemment.

En somme, tout ce qui nous ravit et nourrit notre âme, que ce soit l’odeur d’un parfum, l’écoute d’une musique, la contemplation d’une œuvre d’art, le silence ou le dépouillement matériel, tout ce que nous captons par nos sens externes, tout ce qui crée du ravissement dans notre cœur stimule notre joie de vivre.

La détente aide à la joie. Les tensions intérieures que nous ressentons nous torturent. La détente augmente la compétence, la capacité d’attention, la concentration et le plaisir que nous éprouvons en effectuant une tâche.

La joie profonde s’exprime aussi par la satisfaction que nous ressentons lorsque nous savons que nous réalisons ce que nous avons à réaliser. Elle est également une attitude intérieure de reconnaissance et de satisfaction que nous éprouvons pour tout ce que nous nous sommes créé dans le moment présent.

Le rire, le jeu et l’humour nous aident à ne pas nous prendre au sérieux. Ainsi, deux minutes continues de rire peuvent nous permettre de transcender une charge émotionnelle. Un éclat de rire de quelques secondes a un effet très libérateur, car il crée une harmonisation énergétique.

Entretenons-nous la croyance que le jeu n’est destiné qu’aux enfants? Croyons-nous qu’un adulte, qui a passé le stade de l’enfance, ne doit jouer que lorsqu’il accompagne un enfant dans son jeu? Nous amusons-nous à faire rire les autres par nos mimiques, sans nous ridiculiser ou ridiculiser qui que ce soit, tout simplement par amour du jeu, de la liberté d’être et dans le but de dépasser nos limites? Nous permettons-nous de jouer plusieurs fois par semaine? Il n’y a pas d’âge pour rire, pour être enjoué, pour courir ou encore pour sauter. Depuis combien de temps n’avons-nous pas fait de mimique? Croyons-nous qu’un adulte ne puisse pas le faire? Nous offrons-nous la liberté de nous faire sourire ou de nous faire rire sans avoir peur d’être ridicule? Osons-nous être enjoués et développons-nous notre potentiel d’humour?

Il y a des liens importants à conscientiser entre l’humour et l’amour. Si nous sommes capables de lâcher prise et de jouer, de nous amuser, alors nous sommes aussi capables d’aimer spontanément. Développons notre type d’humour personnel et acceptons de rencontrer nos préjugés, nos croyances et nos peurs.

Le bonheur profond est bien au-delà des états d’effervescence. Il se manifeste dans les états de bien-être intérieur, de quiétude, de paix, de silence, de contemplation, de recueillement et de contentement. Prenons le temps d’être présents à nous-mêmes dans tous nos petits plaisirs quotidiens.

Accueillons pleinement les états de joie que nous vivons spontanément. Stimulons notre joie de vivre et entretenons des attitudes intérieures qui la favorisent. Multiplions les petits moments où nous sommes heureux. Ainsi, nous développons une habitude à être heureux et satisfaits. Nous pouvons également bénéficier de la joie de vivre qu’émanent les autres lorsque nous éprouvons de la difficulté à être joyeux. Conscientisons que ce sont certaines de nos façons d’être et de faire qui nous empêchent de ressentir la joie de vivre.

Nous seuls pouvons créer notre joie de vivre et notre bonheur. Faisons-nous plaisir, amusons-nous. Répandons autour de nous des sourires égayés, des regards accueillants, des touchers chaleureux. Soyons une présence émanant la joie de vivre. Faisons-le pour nous, mais aussi par amour pour tout ce qui existe sur notre planète.

Chuter et se relever

Je me promenais sur le chemin de la vie, qui, bien que comportant ses tournants difficiles, me stimulait à avancer par ses paysages lumineux et variés.

Lorsque j’évaluais mon parcours, j’étais portée à me considérer comme une courageuse et fière marcheuse. Puis, je me suis mise à avoir de drôles de réactions quand je croisais d’autres pèlerins : quiproquos, malentendus, paroles impulsives, interprétations biaisées. Tout cela me faisait perdre pied et me questionnait.

Pourquoi est-ce que je tombais de plus en plus souvent sur cette route que j’avais pourtant apprivoisée avec persévérance?

Comment faire pour supporter cette marcheuse qui, à présent, décevait et trompait les attentes?

À la moindre embûche, ses réactions étaient inattendues, désarmantes, voire même agressantes…

On dit que c’est dans l’épreuve que l’on peut reconnaître ses vrais amis. Dans une telle situation où les épreuves étaient subtiles et le plus souvent intérieures, j’ai dû me rendre à l’évidence : ma meilleure amie dans les circonstances, c’était MOI.

Cette partie de moi qui m’humiliait me rappelait des épisodes vécus avec mes enfants. Quand on aime vraiment, on supporte l’autre tout naturellement. Et à les regarder aujourd’hui, je ne pouvais douter que mon amour avait triomphé.

Dans cet état de cancer psychologique et d’autosabotage, j’avais besoin de beaucoup de support. J’avais besoin surtout de me rappeler que : JE SUIS AUTRE CHOSE QUE MES OMBRES.

Les aspects sombres de moi qui se manifestaient devenaient aussi visibles qu’un cancer de la peau et je pouvais sentir la confusion; autour de moi, on se demandait : où est passée sa lumière? Où est passée celle que l’on connaît?

Quel malaise! Quelle incompréhension! Quelle prison!

J’avais besoin plus que jamais de m’accueillir dans ce passage étroit. Est-ce ainsi que je m’étais sentie dans le col de l’utérus de ma mère? Quand on est engagé dans un tel passage, impossible de rester en place, encore moins de reculer! Une seule voie – la mienne – celle qui était tracée devant moi et où j’étais engagée. Allez! me disait ma petite voix : poursuis, tu comprendras plus tard. Tu es supportée…

À un moment où les chutes se multipliaient, une lumière apparut dans le tunnel, me permettant de distinguer la forme de l’ombre. Et cette forme étonnait au premier abord; elle avait la couleur de la CULPABILITÉ. J’ai découvert une forme subtile et profonde de ce cancer; c’était la culpabilité de m’être séparée de ma divinité intérieure en donnant raison à mon ego. L’ego dans sa conception de la réalité croit qu’il doit tout prendre en charge. Comme il se croit séparé, la charge est lourde, car il est seul.

Les embûches fréquentes de mon quotidien me démontraient de manière criante à quel point cette séparation de la Source peut être souffrante. Je comprenais maintenant sur quel chemin j’avais marché depuis que je suis en cheminement : c’était le chemin du retour à la maison… Heureusement! Plus on s’en rapproche et plus on sent la chaleur de l’amour.

Les formes se précisaient davantage; le sentiment de culpabilité est si insupportable que pour ne pas le sentir, on finit par le projeter à l’extérieur et notre univers devient alors un monde hostile qui ne nous comprend pas et dont on doit se protéger. On accuse et on se sent accusé. Et subtilement, cette projection devient notre réalité. On porte des masques sans le savoir. En dessous, on est en prison, condamné par son propre juge intérieur.

Quel cauchemar! On a honte de soi, on se juge, la plupart du temps inconsciemment. Et qui dit jugement, dit condamnation, car le rôle du juge n’est-il pas de s’assurer que le coupable va expier! C’est là que j’ai trouvé les racines de l’autosabotage.

Il faut souvent aller loin dans cette avenue souffrante pour réaliser que la culpabilité inconsciente peut faire bien des ravages.

Accepter de se voir et de laisser voir les aspects de soi que l’on préférerait cacher fait décidément partie de la démarche d’oser être soi, sans masques.

S’aimer assez pour se donner le support nécessaire afin d’oser risquer le jugement et le rejet des autres peut mener à une belle découverte : PERSONNE NE NOUS JUGE QUAND ON CESSE DE SE JUGER SOI-MÊME.

Plus personne ne nous rejette, ne nous condamne si ce n’est nous-mêmes; et de savoir cela nous confère tout le pouvoir de transformer notre scénario distorsionné par les expériences pénibles et les croyances qui en ont résulté.

Savoir que la culpabilité n’est qu’une invention de l’ego nous ramène à la maison, là où règne l’amour et où tout est toujours pardonné d’avance…

Somme toute, au bout d’un tunnel, Il y a toujours de la Lumière!

Le courage de vivre sa passion

Être travailleur autonome et avoir son bureau à la maison nécessite parfois une bonne dose d’amour de soi ainsi que du courage. En effet, quand le beau-frère ou le voisin vient vous rendre visite et qu’il vous demande comment vous vous sentez depuis que vous ne travaillez plus, cela invite à la réflexion voire à prendre une longue respiration avant de commenter. Ici le test des trois passoires revêt tout son sens! Est-ce vrai? Est-ce aimable? Est-ce nécessaire? Évidemment, comme tout part de soi, une telle boutade peut être un test en lui-même pour savoir où on en est dans son cheminement. Se donne-t-on vraiment le droit?

Pour bien des gens, demeurer dans le confort de leur foyer et éviter les bouchons de circulation le matin, cela équivaut à se retirer et à être paresseux. Pourtant, c’est une qualité de vie qu’un individu peut s’autoriser. On ne devient pas travailleur autonome pour éviter des inconvénients, mais bien pour réaliser et actualiser son plein potentiel humain. Il suffit de se donner le droit de vivre le meilleur et de prendre les moyens pour y arriver.

Pour bon nombre de gens, figurer sur la liste d’un employeur et recevoir son chèque de paye tous les deux jeudis fait partie du quotidien. Le sens à leur vie se résume à se payer une petite douceur le vendredi soir, un bon gueuleton le samedi soir et une semaine ou deux de vacances sous le soleil. Puis, ils repartent la roue pour cinquante semaines. Un sort qui peut convenir à bien des gens, oui, mais pas à tous! Et si la vie avait autre chose à offrir? L’uniformité ne fait pas partie de ce monde. D’autres se sont créé un beau rêve différent.

La vie a doté chacun d’une mission à accomplir selon ses talents. Et ce n’est certes pas tous qui sont destinés à évoluer dans un milieu de travail usinier ou commercial. Il existe aujourd’hui une infinité de choix de carrière toutes les plus utiles les unes que les autres. Il n’y a rien de mal à être employé(e) et à s’acquitter de ses tâches avec amour, entendons-nous. Mais développer une passion et tenter d’en vivre est des plus honorables également. Et pourquoi pas?…

Le problème de l’employé se pose surtout quand le patron décide de mettre la clé de l’usine dans la porte avec la dernière subvention gouvernementale en poche. Qu’arrive-t-il quand un individu qui a toujours vécu sous l’aile d’un paternel doit prendre sa vie en mains? L’âge dit-on, est un obstacle pour se repositionner? Mais est-ce une croyance ou une réalité?

Chantal, 52 ans, a perdu son travail il y a huit mois. À qui veut l’entendre, elle répète que nul ne veut embaucher une femme de son âge. Pourtant Marie, 53 ans, inscrite auprès des trois agences de placement de personnel doit refuser des suppléances parce qu’elle est très en demande et justement en raison de sa maturité, sa fiabilité et de son expérience. Chantal se refuse de se déplacer d’employeur en employeur pour gagner sa vie. Elle cherche la stabilité. Marie atteste qu’elle la vise aussi, mais qu’elle se donne le temps de magasiner avant afin de trouver l’endroit qui lui conviendra le mieux. Tout est dans l’attitude et la perception. Nous sommes créateurs de notre réalité, quand nos résultats ne donnent pas ce que nous souhaitons, il convient alors de changer quelque chose dans notre formule sinon nous atteindrons toujours les mêmes résultats.

Quitter la conscience sociale pour devenir travailleur autonome n’est pas toujours le chemin le plus facile. Si vous sortez des normes, il se trouvera toujours quelqu’un pour vous ramener dans le rang. Mais la passion et un rêve bien mijotés viendront à bout de la pire résistance. Nous sommes à l’heure des choix. Notre société a besoin de disposer de thérapeutes, de passionnés pour l’aider à passer cette transition dans un monde différent où le pouvoir ne s’applique plus de la même façon. Nous le sentons autour de nous, tout s’écroule. Les anciennes structures décisionnelles s’empêtrent et revêtent un nouveau visage.

Quoique l’on puisse dire ou croire, le travail sera toujours une valeur importante dans l’existence humaine, mais pour des motifs différents : parce qu’en tant qu’âme, nous aimons donner de nous-mêmes et dans la joie. Khalil Gibran a écrit : « Travailler avec amour est comme tisser un vêtement pour son bien-aimé avec le fil de son cœur ». Ce n’est nullement ce que nous faisons comme travail qui importe, c’est davantage comment nous le faisons qui importe, dans quelle énergie? Le fruit de notre labeur ne véhiculera pas la même charge énergétique.

Sans passion, on se trahit!

Un enfant naît plein de vie… Un enfant bouge, rit, saute, parle fort. Il est plein de vivance! Vous êtes venu au monde plein de vie. Être vivant… C’est sentir, goûter, toucher, voir, entendre, c’est ressentir ses émotions, les vivre, et être conscient de cette vivance.

Un nouveau-né en santé vient au monde plein de vie et avec une vitalité qui le pousse à découvrir, à reproduire ce qu’il voit, à tomber et se relever moult fois. On ne naît sans doute pas avec la passion, mais si cette soif innée d’apprendre et d’essayer est encouragée, renforcée, si notre milieu nous accorde le droit d’essayer et de se tromper, il y a de fortes probabilités que nous fassions partie de ces gens dits passionnés. Il n’y a pas d’âge pour cela : j’ai rencontré des jeunes de 87 ans et des vieux de 22 ans.

Et vous,
Quand avez-vous perdu votre vivance?
À votre entrée à l’école?
À l’adolescence?
Comme jeune adulte?
En entrant sur le marché du travail?

Une recherche universitaire affirme que 8 travailleurs sur 10 n’occupent pas un poste qui leur correspond. Faites-vous partie de ces 80 %? En avez-vous assez de ne pas vous réaliser comme vous le souhaiteriez?

Cesser de rêver, c’est cesser d’espérer. Les gens ne réussissent pas autant qu’ils le souhaitent parce qu’ils ne sont pas assez passionnés, c’est-à-dire pas en contact avec ce qui les passionne.

Être passionné,
c’est d’abord d’être en contact
avec cette partie en soi
qui veut communier
à ce qui nous fascine.

Passion est synonyme d’enthousiasme, d’ardeur, de fougue. Rien qui soit tiède ou ennuyeux. Elle est l’expression d’un état intérieur d’une grande puissance; même les gens peu loquaces deviennent bavards lorsqu’ils vous entretiennent de leur sujet de passion.

De fait, la passion concerne toutes les choses qui vous emballent, les projets qui vous enthousiasment. C’est ce qui met un sourire sur votre visage juste à le mentionner. Et ce qui suffit à vous remettre en humeur lorsque ça ne va pas, simplement à y repenser!

Votre moi supérieur vous parle à travers vos sentiments, votre imagination, vos désirs et vos rêves. Il vous guide vers les choses qui vous procurent de la joie et vous fait rayonner en leur présence.

Et vous : ce que vous poursuivez présentement correspond-il vraiment à votre moi profond? Est-ce que ce que vous faites actuellement est ce qui vous passionne? Sinon, vous vous trahissez vous-même. Qu’est-ce qui vous fait réellement vibrer? …Et qui, du coup, recharge vos batteries?

Être passionné,
c’est se donner la permission
de répondre à ce besoin de vivance.

Votre estime personnelle sera la clé de voûte vous permettant de vivre en accord avec votre vraie nature. C’est votre perception concernant :
votre droit d’exister ;
le droit d’être vous-même ;
la croyance d’être unique et
digne de réussir.

Être passionné,
c’est d’aller au bout
de ses aspirations,
de les réaliser et surtout
d’en jouir pleinement.

Avoir des objectifs et agir pour les atteindre est LA voie de la santé psychique. Les buts servent de stimuli dans la vie, et ce peu importe l’âge que nous avons. Ils tendent à puiser au plus profond de nos ressources et à nous faire goûter et savourer l’essence de « notre » vie.

La différence entre « rêver » et « crever », c’est seulement la lettre « c »… Cela vous fait réaliser que si on ne rêve pas, on va fort probablement crever… d’ennui, de routine, de platitude ou de tout autre symptôme de même catégorie qui sclérose l’énergie vitale.

Être humain,
c’est vivre des hauts et des bas
et des pannes de désir,
c’est effectuer de longs détours
parfois
avant de se retrouver.

Vous vous êtes peut-être éloigné de votre nature profonde par la peur : la peur de perdre, de ne pas être aimé, etc., mais les peurs sont des indices importants pour retrouver votre chemin.

Justement, parce que la passion est cachée dans les symptômes, il vous faudra pénétrer à l’intérieur de votre labyrinthe intérieur et identifier les blocages, les frustrations qui bloquent le chemin afin de vous rendre au cœur de votre cœur, là où votre âme a laissé son empreinte.

Ces blocages vous ont coupé de votre vraie nature. Une fois ces monstres domptés, vous trouverez plus aisément votre chemin par le fil de vos passions.

Ainsi en accueillant vos blessures, en faisant la paix avec votre histoire, vous y découvrirez de superbes richesses. Et c’est ce parcours « en tant qu’humain » qui vous fera vivre « la véritable alchimie que chaque être doit réaliser pour devenir le roi et le maître de son propre destin ».

Mission et passions
Ce que nous voulons vraiment être ou réaliser fait partie de notre mission. Notre mission de vie est définitivement reliée à nos intérêts, à ce qui nous tient à cœur, à ce qui nous passionne et, ceci dit, elle n’est pas nécessairement liée à notre travail.

Votre « fil conducteur » demeurera ce qui vous passionne, tant dans le passé que dans le présent. C’est ce sentimentrépété depassion, à travers ce que vous avez été tout au long de votre vie, qui devient le dénominateur commun.

Vous êtes unique, spécial et original!
Vous êtes né avec des ailes!

Apprenez à les utiliser et envolez-vous!

Qu’est-ce qu’on attend pour être heureux?

Allons donc! Une telle question est superflue pour les gens conscients que nous sommes! Ne savons-nous pas hors de tout doute que le bonheur vient de l’intérieur?

Mais qui peut se vanter d’être totalement heureux?

N’y a-t-il pas encore quelques zones sombres en nous, habitées par des croyances aux racines tenaces, par le souvenir d’expériences décevantes et blessantes?

Il faut bien se l’avouer : il y a encore quelqu’un là-dedans qui attend que la vie lui soit favorable, qui espère gagner à la loterie, autant celle de la vie que celle qui distribue des millions. On veut tellement s’améliorer, on fait tellement d’efforts pour être meilleurs que, secrètement, on se dit qu’un jour la vie nous récompensera par le bonheur, la chance, l’amour et l’abondance.

Oui, bien sûr, un peu de tout cela se manifeste dans nos vies, mais jamais en proportion du travail que l’on fait sur soi. Parce qu’on est des êtres évolués, on sait qu’il est vain de verser dans le sentiment d’injustice, d’envie ou de révolte. Pourtant, au plus profond, existe encore une insatisfaction, un goût un peu amer de n’être pas comblés.

Faudrait-il en faire encore plus? Nous voilà épuisés juste à y penser!!!

Heureusement que le printemps arrive à la rescousse avec son énergie de renouveau et de ses symboles forts tels : ressusciter et sortir de sa coquille comme le poussin. Ainsi, le temps passé à l’intérieur du tombeau ou de la coquille, période ô combien indispensable au processus, pourrait symboliser notre ménage du printemps.

Dans tout bon ménage, on se départit de ce qui ne nous sert plus et on nettoie à fond ce qu’on veut conserver. C’est tout dire!

Au fond, ce qui nous empêche d’être heureux tout le tour, c’est d’abord le fait de croire que nous devons faire quelque chose de plus ou de différent. Je crois sincèrement que la plupart d’entre nous en avons assez fait et qu’il est grand temps de nous arrêter et de mettre l’accent sur ce qui nous stimule, nous rend créatifs et nous faire rire. Les mots renaissance, renouveau et résurrection nous invitent à un retour aux sources, c’est-à-dire à qui nous étions avant de commencer è tout faire pour essayer d’atteindre un état qui nous était dicté de l’extérieur.

Parce que nous faisons partie du grand tout, nous sommes déjà parfaits et chacune de nos caractéristiques, fut-elle jugée positive ou négative, a sa raison d’être dans le plan que l’âme a élaboré pour la présente incarnation.

Nous n’avons rien à corriger; nous avons plutôt à devenir conscients de toutes nos composantes et à les accueillir avec l’immense amour que nous portons.

En amenant, par exemple, à la conscience une fausse croyance du type : « je n’en fais pas assez ou ce serait trop beau », les cellules impliquées sont sollicitées et peuvent être transmutées.

Pour ce faire, il suffit de s’asseoir mentalement dans le fauteuil doré de notre dignité humaine et de notre divinité; puis d’inonder ces cellules de l’amour total dans lequel elles baignaient au moment où la source les a créées. Et comme tout nettoyage digne de ce nom nécessite les produits les plus puissants, n’hésitons pas à appeler à la rescousse l’énergie du Christ, de Marie, des Archanges et des Guides de lumière qui nous sont familiers. Pourquoi ne pas donner un congé pour l’éternité à tous les groupes de cellules concernées par les peurs et les restrictions de toutes sortes. À chaque limitation conscientisée, sa séance de transmutation.

C’est ainsi qu’avec le support de l’amour/accueil de soi, nous redevenons comme des enfants : confiants, insouciants du lendemain, spontanés, joyeux et heureux de vivre. L’enfant ne cherche pas à être quelqu’un. Il vit chaque moment, les joies et les peines, avec intensité. Il nage dans la plénitude et n’a jamais besoin de se demander ce qu’il devrait faire pour être heureux, car il fait spontanément et sans compromis ce que lui dicte son être.

Qui suis-je? De quoi ai-je besoin pour me sentir heureuse? Seule la personne qui pose la question peut trouver la réponse. Un geste posé à chaque jour pour se rapprocher de ce qui nous rend heureux peut faire toute la différence.

L’âme pousse de l’intérieur pour se réaliser à travers les diverses expériences qu’elle attire à nous. Le bonheur, c’est quand la personnalité cesse de résister et collabore à la mission que l’âme cherche sans relâche à accomplir.

Et si notre mission était directement liée à ce qu’on aime le plus et en même temps à ce qui nous fait le plus peur?