Les vacances : le bonheur de s’évader

Le mot « vacances » se définit comme « un repos marqué par l’absence des activités habituelles ». Peu importe l’avenue empruntée quant au choix de la destination, l’important c’est de lâcher prise !

Selon les moyens financiers dont chacun dispose, l’envie de découvrir d’autres horizons tout en pratiquant un sport (vélo, ski, marche, etc.) ou encore l’urgence de se prélasser au chaud ayant comme préoccupations principales le bronzage, le sommeil et l’alimentation – dans l’ordre –, le seul moyen d’apprécier les vacances choisies demeure l’abandon total de l’esprit.

Adieu la culpabilité !

Parmi les nombreux facteurs qui nourrissent le sentiment de culpabilité, le chantage et les punitions occupent une place prédominante. Rares sont ceux qui se penchent sur les causes profondes, présentes dans la vie quotidienne de bon nombre de personnes, d’une sensation tellement intégrée qu’il devient presque impensable de remettre en question cette notion. Et pourtant! Pour être heureux en vacances, il faut décrocher complètement du quotidien afin d’expérimenter des moments inoubliables.

Pour ce faire, il est essentiel de laisser les ennuis, les soucis, les préoccupations dans une boîte au grenier, avec le passé et l’avenir, afin de partir la tête vide. Oui, oui… la tête VIDE. Se libérer de tout tourment pour nettoyer le disque dur du cerveau et faire place à la nouveauté, la beauté, les découvertes pour laisser pénétrer des moments magiques et, surtout, pour expérimenter le plaisir unique de respirer le BONHEUR et la LIBERTÉ.

N’est-ce pas formidable d’être libre de tout conditionnement, de contrainte, d’horaire, de plan, de rendez-vous pour laisser monter une énergie vierge qui nous permet de repartir à neuf, de se recentrer? Une solution à la portée de tous : choisir de se départir de tout stress quant aux tâches accomplies ou celles à venir au retour et… l’affaire est dans le sac. Facile à dire, n’est-ce pas? Et pourtant, pas si compliqué à faire.

Pour y arriver, nous pouvons utiliser le processus de deuil avant chaque départ pour les vacances. En d’autres mots, laisser derrière soi l’année passée sans se sentir coupable de se lancer dans une nouvelle aventure en oubliant les collègues, le patron, la charge de travail au retour, les problèmes financiers et quoi d’autres, pour seulement se concentrer sur soi-même, ses besoins, ses désirs, son bien-être et être à l’affût de découvertes multiples. Même si le voyage s’effectue en famille, ne jamais oublier de réserver des périodes durant la journée pour se ressourcer.

Le simple fait de décrocher de la routine quotidienne, la sensation VACANCES fait son œuvre.

Sans horaire ni rendez-vous

D’aucuns craignent de ressentir la solitude s’ils ne partent pas en voyage sans être accompagnés. Erreur magistrale! Le besoin d’être ENCORE en groupe ne fait que reproduire le quotidien. Incidemment, pour apprécier les vacances dans son sens le plus pur du terme, il est recommandé de désamorcer tout conditionnement quant aux routines déjà établies au cours de l’année.

Ainsi, se fixer des rendez-vous avec des amis pour l’heure des repas n’est pas souhaité. Établir un itinéraire très serré afin de programmer les déplacements risque de stresser davantage. Oui, il est possible de prévoir des destinations à l’avance, mais demeurer ouvert à l’imprévu favorise des vacances de découvertes, donc réussies.

Le bonheur en vacances, c’est également s’ouvrir à l’inattendu, ce qui englobe aussi les déceptions et les incidents. Il faut laisser la vie suivre son cours et l’univers offrir ce dont chacun a besoin. Être ouvert sur le monde veut aussi dire être réceptif à ce qui nous entoure. Savoir accueillir des événements nouveaux contribue à l’évolution de chacun d’entre nous, et les effets bénéfiques ne sont pas nécessairement perceptibles au moment même où l’événement se produit. S’offrir à l’aventure est synonyme de lâcher prise.

Destination bonheur

La meilleure destination est certainement celle qui convient aux besoins immédiats : calme et repos (plage), changement d’air et découvertes (culture), activités et action (sports) ou simplement visites d’amis et farniente (cocooning). Il est important de se sentir en paix avec la décision finale. Le simple fait de décrocher de la routine quotidienne, et la sensation VACANCES fait son œuvre. Ne plus chercher à contrôler, être détendu, écouter le silence, apprécier ce qui se présente ne sont que quelques moyens faciles à utiliser pour être heureux lors des périodes de relâche. Qu’il s’agisse d’un week-end, d’une ou trois semaines de repos, la capacité que nous avons de regarder autour de nous avec un œil différent sera un gage de bonheur.

Si les vacances se passent chez soi, que ce soit par choix ou par obligation, il ne faut pas se sentir misérable. Si, au contraire, la destination plus coûteuse d’une croisière se présente comme un choix judicieux, le calcul de chacune des dépenses ne doit pas faire ombrage à notre plaisir. Tout compte fait, peu importe la destination, le meilleur choix demeure l’attitude sereine et l’ouverture sur le monde extérieur sans culpabilité.

À bien y penser, le simple fait d’être en VACANCES signifie avoir l’esprit VACANT. Aucune attente, sauf celle d’être heureux pour expérimenter la sensation d’être libre… de tout.

Marthe St-Laurent

Conférencière et auteure de « La femme sexuée » et de « Ces femmes qui détruisent les femmes – Les ravages du bitchage », Béliveau éditeur

www.marthestlaurent.com/

Oser s’amuser!

« Le sens de la vie, c’est justement de s’amuser avec la vie. » – Milan Kundera

Comme plusieurs travailleurs autonomes, j’ai ressenti beaucoup de culpabilité à faire plus de place à l’amusement dans ma vie. Est-ce que j’ai assez travaillé aujourd’hui? Est-ce que je devrais solliciter plus de contrats? Voilà deux questions qui me perturbent quotidiennement depuis que j’ai quitté mon emploi régulier. Après quatre années de pratique intense, j’ai découvert qu’en faisant un petit pas par jour vers mon idéal professionnel, je pouvais avancer rapidement sans me priver de délicieux moments de plaisir dans ma journée.

Mais comment s’amuser? En interviewant de nombreuses personnalités féminines aux vies extraordinaires, j’en suis venue à la conclusion que fatalement, les plus grands plaisirs sont souvent les plus ordinaires. Que ce soit la lecture, prendre une marche dans la nature, écrire un journal ou aller au cinéma, on n’a pas besoin de la grosse vie pour s’amuser. Contrairement à bien des hommes qui cherchent davantage à améliorer constamment leur situation professionnelle, les femmes ont cette merveilleuse aptitude à accorder plus d’importance à leur vie personnelle. On découvre alors qu’en s’amusant dans leur vie personnelle, leur travail devient inévitablement moins ardu! Et surtout, ces femmes développent l’énergie et la force qui donne sens à leur vie.

Car dans toute démarche personnelle, il y a cette recherche constante de sens. À mon humble avis, la vie n’a d’autre sens que celui qu’on lui donne, que nous sommes l’artiste de notre propre vie, de notre réalité. Dès lors qu’on en vient à croire cela, on peut se donner le choix entre vivre une vie de souffrances et d’obstacles ou vivre une vie agréable remplie de plaisirs. Oui, oui, je sais, tout n’est pas rose, il y a les responsabilités, les obligations et les épreuves. Mais tout est dans l’importance qu’on leur accorde.

Chaque jour, je fais le choix de mener une vie riche en plaisirs. La meilleure façon d’y arriver pour moi a été de retrouver mon côté enfant et de développer mon aptitude à ressentir le moment présent.

Tout comme l’enfant, j’aime patauger dans ma baignoire, me plonger la tête sous l’eau en faisant des bulles. Ma salle de bain est en sorte devenue mon carré de sable. Et je dois l’avouer, mes jouets se sont transformés en petits pots-de-crème… Je ne les considère pas comme des outils m’aidant à conserver une éternelle jeunesse auprès des miens, mais bien comme des éléments pour me dorloter et exacerber mes sens grâce à leur odeur ou leur onctuosité rassurante.

Tout comme l’enfant, quand un ami me propose d’aller marcher dans le parc en plein mercredi après-midi, je dis oui tout naturellement, même si j’ai de la vaisselle ou du lavage à faire. Je n’hésite pas à me balancer dans la balançoire des grands pour refaire le monde avec lui. On oublie alors le jour et l’heure, en se concentrant sur le vertige que nous procure la hauteur. Je ne peux vous dire à quel point ces moments d’insouciance remplissent ma vie d’inspiration et de ce bonheur qui permet de soulever les montagnes.

Tout comme l’enfant, je ne me casse pas la tête à lire des livres qui m’ennuient. Je me plonge dans des romans qui me passionnent et me font vivre par procuration toutes sortes d’aventures. Avec un bon livre pour me distraire, comment puis-je me plaindre de la vie? Et quand mon amoureux se plaint de la lumière dans la chambre, je m’installe sous les couvertures, avec ma petite lampe de lecture, et je lis jusque tard dans la nuit… hi hi hi! Quoi? Il faut bien que la vie d’adulte ait ses avantages!

Tout comme l’enfant, je passe des heures à observer la nature et les animaux. Le héron qui veut dominer mon étang, la petite famille de canard qui semble faire de la nage synchronisée et mes deux chiens pour qui le temps n’existe pas. C’est dans ces moments de totale évasion que je redécouvre une façon positive de percevoir le monde.

Quand j’arrive comme l’enfant ou le héron, à me concentrer uniquement sur le présent, mes besoins deviennent pratiquement inexistants et mon temps lui, devient infini. C’est vraiment dans cet espace que je me divertis le plus, car tout est permis, sans aucune limite.

Et une fois que j’ai fini de jouer, eh bien, je remets mon chapeau d’adulte, je regarde ma montre et j’attaque ma liste de choses à faire. Et je me mets à la tâche avec le sourire, car je sais qu’il y aura toujours le moment présent pour m’amuser…

Le plaisir au quotidien

Plus de plaisir et de loisir au quotidien…Comment faire?

En 1970, j’ai tellement acheté l’idée de la société des loisirs que j’ai fait mon cours en techniques de loisirs. Vous dire comment l’idée me séduisait! Le plaisir et le loisir, j’en ai fait une profession!

Et du temps de loisir, j’en ai toujours eu à vendre! Encore aujourd’hui! Comment est-ce possible?

La plus grande source de plaisir à mon avis est dans la réalisation de soi et dans les relations que nous entretenons. D’où l’importance de faire un travail qui nous plaît vraiment au lieu de choisir une carrière, un conjoint, des amis (si, si, si…!!!) en fonction du salaire et des avantages sociaux qui y sont rattachés. Tôt ou tard, ces choix nous amènent devant un cul-de-sac!

Il faut ensuite tenter de le faire à son propre compte, nous libérant ainsi de la frustration reliée à la dépendance envers des gens qui nous disent quoi faire, comment le faire, à quelle heure le faire et avec qui le faire! (Conjoint, famille et soi-disant amis compris)

Bien sûr, il faut apprendre à sortir de notre zone de confort, car …le confort, ça endort le corps! Quelle satisfaction d’être le capitaine de son bateau!  Par le fait même, vous gérez votre temps entièrement et libre à vous d’y mettre le nombre d’heures de loisirs que vous voulez. Et vous serez surpris de découvrir qu’avec le temps il y en a beaucoup!

J’ai renoncé à trouver un partenaire qui répond à tous mes goûts!

J’ai développé des amitiés à travers lesquelles je m’épanouis dans différents secteurs de ma vie! Ainsi, je suis toujours en compagnie stimulante pour l’activité du moment!

J’ai toujours occupé mes moments de loisirs pour développer de nouveaux talents selon mes goûts… Baignant encore dans l’amour et le plaisir, ça me détend et ça m’énergise! J’avoue que plusieurs de ces talents me servent ensuite dans mon travail.

Prendre plaisir à cuisiner, à jardiner, à peindre, à chanter, à méditer pour se ressourcer. À aller à vélo, en ski, en patin… Que sais-je?

Faites-vous triper!

Acceptez d’affronter vos peurs et de sortir de votre zone de confort!

Le plaisir se trouve là : dans la découverte de soi! La première personne avec qui vous êtes en relation 24 heures sur 24, c’est vous!

Je suis toujours étonnée d’entendre des gens me dire que ce qui les empêche d’avoir du plaisir dans la vie, c’est la routine, le conjoint, le travail… Mais en même temps, ils rebutent à essayer des choses nouvelles. Trop épeurant! Trop fatiguant!

Laissez tomber le pâté chinois et essayez autre chose!

Changez de pays à chaque année pour votre voyage dans le sud!

Changez de terrain de camping à chaque été!

Essayez de nouvelles pistes cyclables, de nouvelles patinoires. De nouveaux genres de livres, de films, de jeux!

Apprenez une nouvelle langue!

Faites-vous de nouveaux amis, de nouvelles relations.

Changez de conjoint si ça ne fait plus votre affaire!

Laissez vivre ce ti-cul intérieur qui vous habite!

Si nos choix de vie sont basés en premier lieu sur le matériel et le confort à court terme, on se met un doigt dans l’œil… Si on fait des choix de vie en fonction des choses que l’on aime et qui nous passionnent, alors tôt ou tard, l’argent se pointe et le temps aussi pour en faire encore plus!

J’en suis la preuve vivante!

L’Oméga ici et maintenant!

La pensée scientifique newtonienne, celle que nous avons apprise dès le primaire, explique l’univers comme étant un gros sac de billes colorées. Les bleues pour l’eau, les brunes pour la terre, les rouges pour les pommes, et les jaunes pour la lumière. Tout est morcelé, séparé et indépendant. Les mouvements sont désordonnés, voués au hasard et à une bataille sans fin entre l’énergie et l’inertie.

Une grosse bille dure peut écraser une petite bille friable. Cette loi-là, on la connaît bien : c’est celle de Darwin et de l’évolution des espèces en fonction de la survie du plus fort, du plus adapté au milieu. De plus, grâce aux travaux de Lipton, par exemple (La biologie des croyances), on commence à reconnaître que les cellules et les individus qui fonctionnent en groupe, en association, survivent mieux. C’est la loi de la coopération, la loi de la fourmilière, ou celle du troupeau.

On sent déjà, dans cette deuxième loi, comme une aération. On a même l’impression illusoire de sortir de cette vieille énergie de la loi du plus fort. On rêve d’une société où tout fonctionnerait d’une façon fluide, chacun ayant sa mission, son rôle bien défini. Mais les humains ne sont pas des fourmis ou des moutons. Demandez à n’importe quelle personne qui a vécu dans un pays communiste ou un écovillage, et vous verrez que la vie de ruche humaine n’est pas une sinécure. Mais qu’est-ce qu’ils ont de si différent, ces satanés humains, pour ficher en l’air toute tentative d’organisation logique? Rien ne fonctionne et rien n’a jamais fonctionné, avec ces chimpanzés améliorés! L’intelligence et l’inconscience font un bien curieux mélange! La terre craque de partout, sous la pression de ce macaque sagace qui détruit son milieu à qui mieux mieux, à coups de bombes atomiques, d’OGM, de chemtrails et de vaccins épicés au HIV. Mais où va-t-on et que ferons-nous quand toute la planète sera rendue physiquement invivable?

Bien sûr, il existe toujours la fuite. On se vautre dans les petits problèmes mesquins, les évasions fiscales, cocaïnomanes ou orgasmiques et on oublie le grand, le gros, le seul problème : qui est l’Homo sapiens, cet « homme sage » dont la proverbiale sagacité l’a amené au bord du précipice? Et si cette descente aux enfers était non seulement voulue, mais nécessaire pour atteindre le fameux point Oméga?

Teilhard de Chardin, philosophe, scientifique et théologien a écrit en 1955 « Le phénomène humain », où il présente pour la première fois son Point Omega. Selon lui, « L’évolution est une montée vers la Conscience ». Et cette conscience, elle vit dans l’humain et possède une triple propriété : « 1) de tout centrer partiellement autour de soi ; 2) de pouvoir sur soi se centrer toujours davantage ; et 3) d’être amenée, par cette surcentration même, à rejoindre tous les autres centres qui l’entourent ». Chez l’humain, l’égocentrisme est à son paroxysme. C’est moi, moi et encore moi! Mais cette tendance est parfaite. Elle a une raison d’être puisqu’elle permet de se connecter ultimement à tout. Et cette fusion de l’humain avec le Tout divin, ce passage de la conscience individuelle à la conscience collective, que Teilhard de Chardin entrevoyait comme la suite logique de l’expérience humaine, il l’a appelée le Point Oméga, de la dernière lettre de l’alphabet grec.

« Omega (…) ne peut être qu’un centre distinct rayonnant au cœur d’un système de centres. » (Teilhard de Chardin, « Le phénomène humain »)

OK, je sais que cette explication n’apporte pas du bacon sur la table. Elle ne vous enlève pas votre mal de tête et encore moins votre mal de vivre. Aurobindo a pu éclairer ma lanterne avec des explications un peu plus précises, heureusement. Je vais vous résumer ses idées en un éclair… L’évolution a toujours eu un but ultime. L’augmentation de la conscience. Le divin est partout, partout, et en moi itou. Il est dans l’améthyste, la fourmi, l’éléphant, et le chimpanzé amélioré que je suis. La différence, est que l’éléphant ne sait pas qu’il est divin et moi OUI – en tous cas, certains d’entre nous le savent et les autres s’en doutent! Si je sais que je suis divine, je peux décider de me comporter différemment, en être divin, justement. Et c’est là que ça devient intéressant :

« Je deviens ce que je vois en moi-même. Tout ce que la pensée me suggère, je peux le faire ; tout ce que la pensée me révèle, je peux le devenir. Telle devrait être l’inébranlable foi de l’homme en lui-même, car Dieu habite en lui.» (Satprem, « Sri Aurobindo ou l’aventure de la conscience »)

Là, je commence à allumer. Tant que je me prends pour un animal intelligent, je me comporte comme tel. Je travaille, je souffre, je vieillis et je meurs. Je suis dans la survie jusqu’au cou. La survie, c’est la route de la mort. Je pense constamment au pire et je le planifie à longueur de journée. « On ne sait jamais… Un accident est si vite arrivé! » Prudence, méfiance, prévention et protection sont des mots de singe peureux qui pense pouvoir atteindre l’illumination par la méditation, le végétarisme et l’amour inconditionnel avec la voisine d’en face plutôt que de faire face à ses vraies peurs et les régler une fois pour toute. Tant que je pensais que j’étais faite d’un paquet de petites molécules, je comptais mes calories et je mangeais bio pour rester mince et ne pas mourir intoxiquée. Mais depuis que la physique quantique m’a prouvé que la matière est une illusion vibratoire et que le petit sac de peau que j’appelle mon corps est relié à tout… depuis que je comprends que ce que j’appelle la réalité est un gros jeu vidéo 4-D (longueur, largeur, profondeur, temps), je commence à entrevoir la vie d’une autre façon et je peux alors choisir de me comporter différemment.

Donc, selon Teilhard de Chardin, Aurobindo et bien d’autres, je suis divine et je suis en pleine transformation. Point de départ : le singe! Point d’arrivée : l’être divin incarné dans la matière! « Oui, c’est bien joli, tout ça, mais avons-nous des indices que ce phénomène est à portée de la main? » Je pense que nous sommes entourés d’indices! On n’a qu’à regarder le taux de divorces et de suicides, le nombre de « drop-out », de contestataires, de déprimés, de drogués, ou de chialeux! On dirait que c’est toute l’humanité qui se réveille d’un long sommeil simiesque pour monter à l’assaut de sa nouvelle conscience. C’est le brouhaha final qui précède le Point Omega (T. de Chardin), l’homme supramental (Aurobindo) ou la jument ailée (Ghislaine). Il y a une raison à tout ce bordel, parce que c’est quand ça va mal que je me pose des questions et que je passe à l’action. Comment? Teilhard de Chardin est ténébreux dans ses explications. Aurobindo parle de foi, de sincérité et d’abandon. Personnellement, j’aime bien la solution suivante :

« Pourquoi me transformer? POUR M’ACCOMPLIR. Voilà le but ultime de ma démarche et de ma présence sur terre.

À chaque fois que je me guéris d’une peur, d’une croyance, d’une émotion, je transforme de l’ombre en lumière. (…) Ce que je fais en moi se manifeste sur la planète toute entière.

Plus je m’accomplis, plus j’élève mon taux vibratoire, et plus j’élève le taux vibratoire de la planète.

(Ghislaine Lanctôt, « Que diable suis-je venue faire sur cette terre? »)

Comment faire la différence?

Quand j’entends quelqu’un dire que dans un couple, il y en a toujours un qui souffre ou que l’un domine forcément l’autre, mes cheveux se dressent sur ma tête! Pire encore quand une femme m’explique combien son mari l’humilie ou qu’un homme m’avoue que sa femme le trompe et ni cette femme ni cet homme n’envisage de quitter l’autre parce que, à ce qu’ils disent, ils s’aiment!

Pourquoi rester avec celui ou celle qui ne vous respecte pas et vous fait souffrir? Pas par amour : par attachement, par peur viscérale de la solitude. Comment pouvez-vous associer l’amour à la souffrance?! Êtes-vous frappés du syndrome de Tarzan, prêt à vous empêtrer et vous agripper à n’importe quelle liane, plutôt que tomber dans le vide… affectif?

La dépendance affective, que j’ai affectueusement renommée « Syndrome de Tarzan », est une programmation qui remonte à l’enfance et perdure dans votre vie d’adulte : vous courez après l’affection, la reconnaissance et la protection dont vos parents ne vous ont pas nourris. Et le dernier à être capable de vous en offrir est bien le conjoint que vous choisissez : comme vous, il en a manqué et court après. Seulement il ne traduit pas son penchant pour Tarzan de la même façon que vous : si vous êtes du style Desperado, qui donne tout et se donne à fond dans une relation contre un peu d’affection, vous tombez invariablement sur le Trou noir affectif qui prend tout sans rien rendre, ou si peu, en retour.

Et voici comment les extrêmes s’attirent, mais uniquement chez les personnes affectivement déséquilibrées. Les deux nourrissent réciproquement leur névrose et se servent mutuellement de béquille. Ça fait un couple bancal qui finit par tomber dans la souffrance et se casse la figure, à plus ou moins longue échéance.

Si votre souhait est de gagner la course au Bonheur par équipe de deux, pourquoi prendre quelqu’un qui a une jambe cassée? Peut-être parce que la vôtre n’est pas en meilleur état… Si vous êtes prêt au bonheur, sélectionnez un coéquipier qui l’est aussi. Bref, si vous vous aimez et vous respectez, vous rencontrez une personne qui a la même attitude envers elle et donc envers vous. C’est bien d’estime de soi et de confiance, piliers de votre croissance, dont il s’agit et qui nécessitent parfois quelques ajustements, avant de prétendre à une vie de couple épanouie.

Car enfin, la différence entre l’amour et la dépendance, c’est bien la souffrance! Chez les personnes affectivement équilibrées, aimer c’est donner ET recevoir, mais chez les adeptes de Tarzan, l’attachement névrotique pousse à donner OU recevoir. Parce que l’amour est inconditionnel et parce que la dépendance a ses conditions. Et si deux personnes à la jambe cassée sont heureuses dans leur rôle de « béquille réciproque », deux adeptes de Tarzan ayant trouvé leur stabilité dans le fait de donner ou de recevoir, tant mieux pour eux! Du moment que la souffrance ne se glisse pas dans leur vie.

Aimer, ce n’est pas être dominateur ou dominé, bourreau ou victime, Trou noir affectif ou Desperado. Aimer, c’est être égalitaires, complémentaires et, surtout, heureux à deux!

Quelle est votre mission de vie?

Nous sommes mis sur terre pour réaliser notre mission de vie; celle de créer quelque chose qui sera la solution à un problème en particulier. – Nathalie Ayotte

La majorité des gens sont inconscients d’être sur terre pour accomplir une mission divine. Plusieurs autres passent leur vie entière à la recherche de leur raison d’être. Rares sont ceux qui savent ce que l’Univers attend d’eux. Une chose est certaine, nous sommes tous mis sur terre pour réaliser notre mission de vie; celle de créer quelque chose qui sera la solution à un problème en particulier.

Toute création sert à solutionner un problème

C’est vrai. Chaque chose a été créée en fonction de combler un manque, subvenir à un besoin et apporter une solution. Par exemple : une porte sert à garder le froid et les bestioles dehors, une veste sert à tenir au chaud, des souliers servent à protéger les pieds, la musique sert à divertir, une voiture sert à se déplacer, etc.

Chaque personne crée quelque chose d’utile ou devient quelqu’un qui comble les manques et apporte les solutions pour d’autres. Tel est le cas pour les médecins, les avocats, les comptables, les thérapeutes, etc.

Et vous? Quelle est votre raison d’être? Lorsque vous trouverez le problème que vous pouvez solutionner, vous trouverez votre raison d’être! Et si vous trouvez la solution, vous réalisez votre mission de vie.

Découvrir le problème que vous devez solutionner

Afin de vous aider à découvrir votre raison d’être, répondez aux questions suivantes :

1. Qu’est-ce qui vous passionnait lorsque vous étiez enfant? Notez les jeux et les passe-temps qui occupaient le plus de votre temps.

2. Que remarquez-vous? Un vétérinaire remarque un malaise ou une maladie chez un animal, un technicien de son remarque si le son est clair ou grincheux, un professeur de français remarque les erreurs grammaticales et d’orthographe. Qu’est-ce qui attire votre attention quand ça ne fonctionne pas bien? Une relation? Une voiture? Un grille-pain?

3. Qu’aimez-vous faire? Les gens qui ont du succès réussissent en faisant ce qu’ils aiment. Céline Dion aime chanter, Tiger Woods aime jouer au golf, Oprah aime faire une différence dans la vie des gens, etc.

4. Que seriez-vous prêt à faire gratuitement? Listez les choses que vous faites pour aider les gens, même spontanément.

5. Qu’aimez-vous apprendre? De quoi aimez-vous parler? Est-ce la programmation informatique? Les langues? La danse? Les voyages?

6. Quel genre de livres trouve-t-on dans votre bibliothèque? Des livres sur le design graphique? Sur la rénovation? La couture?

7. Qu’est-ce qui est facile pour vous? Est-ce la cuisine? L’écriture? La menuiserie?

8. Qu’est-ce qui allume votre créativité? Les arts? Les affaires? La radiophonie?

9. À quoi êtes-vous bon? Réparer des bijoux? Faire de la recherche? Remarquer les détails?

10. Qu’est-ce qui vous rend heureux? L’entraînement physique? La musique jazz? Recevoir des amis?

Révisez vos réponses. Remarquez les traits communs. Connaissez-vous des gens qui ont réussi dans la vie et qui ont des caractéristiques similaires aux vôtres? Encerclez l’élément sur la liste qui vous passionne le plus, celui que vous croyez pouvoir faire à tous les jours pour le restant de vos jours.

Félicitations! Vous venez de découvrir votre mission de vie. Si par contre, l’exercice n’a pas donné de résultats clairs, ne vous inquiétez pas. Vous venez de semer une demande dans l’Univers, soyez patient, ça viendra!

Développer la conscience du corps que l’on est

Dans nos sociétés modernes, nous baignons dans une culture où l’image a pris le dessus sur tout. Notre regard est tourné davantage vers l’extérieur des choses et de nous-mêmes.

Nous sommes tous piégés par le jeu des apparences, par le « look » qui accordent une si grande importance au « corps-objet » qui est dressé au détriment de l’intelligence du « corps sensible », du CORPS QUE L’ON EST. Peut-être parce que ce dernier est la face cachée de notre réalité, comme celle de la lune qui tourne le dos à la terre. C’est vrai que les yeux sont fortement impliqués dans le développement moteur; placés sur le devant du corps, ils sont constamment sollicités. Nous avons appris (pour les voyants) à nous fier à eux. Ils prennent le dessus sur les autres sens et plus particulièrement sur ce sixième sens qui est la proprioception : ce sens qui renseigne notre cerveau sur la position de chaque partie du corps dans l’espace.

C’est ainsi que – sans nous en rendre compte, nous nous sommes éloignés de notre ressenti et de notre sensibilité musculaire. La bonne nouvelle, c’est que, quels que soit, notre âge et notre condition physique, nous avons le pouvoir de rétablir le contact avec cette face cachée de notre corps qui se trouve en dessous de notre peau. Il suffit d’inviter notre regard et tous les autres sens à se tourner vers l’intérieur : à toucher, ressentir, écouter et à vivre autrement notre corps.

Cela est possible grâce à des mouvements lents, faciles à exécuter et qui respectent les capacités et le rythme de chaque personne. Il s’agit d’un voyage corporel qui invite à l’exploration et à la découverte de la manière dont le corps s’est organisé autour de nos secrets émotionnels.

Les participants réalisent, entre autres que toutes les émotions refoulées depuis le jour de notre naissance, ont laissé des traces sous formes de tensions dans certaines parties de notre corps. Prisonnier de ces tensions, les émotions ont contribué à le déformer, à l’éloigner de son axe. L’énergie vitale circulant moins bien, c’est ainsi que certains maux physiques tels la migraine, les maux de dos, de la nuque, les problèmes de digestion, l’insomnie et bien d’autres encore se sont manifestés.

Très souvent, pour y remédier, on aura recours aux médicaments de toutes sortes et pour retrouver la forme, on soumettra notre pauvre corps à des exercices mécaniques pour en muscler certaines parties.

Ainsi, la circulation sanguine et le système cardiovasculaire seront stimulés au détriment des muscles profonds du corps. S’acharner sur les muscles superficiels raccourcit les muscles qui se trouvent derrière, dans notre dos, ceux de la chaîne musculaire postérieure* (CMP).

La Gymnastique Émotionnelle permet, entre autres, de découvrir cette force extraordinaire située à l’arrière de notre corps. Si les muscles de cette chaîne sont raccourcis, trop hypertoniques, certaines déformations dans le corps s’imposeront : la bosse de bison, le double menton, les épaules enroulées vers l’avant, le ventre flasque, la culotte de cheval, les jambes en X ou en parenthèse, les pieds qui se déforment pour ne nommer que ceux-là. Je suis pour le sport, l’exercice en général, mais je pense qu’il est préférable de s’y adonner sans se faire violence, sans pousser le corps au maximum pensant que si ça fait mal, c’est bon signe, car nous obtiendrons de bons résultats.

Je vous propose immédiatement un petit exercice qui vous permettra de réaliser comment vous habiter votre corps :

  • Mettez-vous à plat dos sur un tapis ou sur une couverture.
  • Fléchissez vos jambes, placez vos pieds à la largeur des os de vos fesses, les ischions.

Portez maintenant votre attention sur vos pieds. Pouvez-vous sentir vos orteils, vos plantes de pieds et vos talons? Comment sont-ils? Crispés? Détendus? Peut-être qu’il y a un pied davantage en contact avec le sol. Ne changez rien. Vous explorez seulement.

  • Soulevez les orteils de votre pied droit et écartez les orteils.
  • Essayez de déposer un orteil après l’autre sur le sol sans forcer. Il est possible que ce soit difficile et que vous déposiez tous vos orteils. Vous faites seulement ce que vous pouvez et un jour – lorsque la souplesse dans les muscles de votre chaîne musculaire postérieure s’exprimera, vous y arriverez aisément.
  • Faites quelques fois ce travail du côté droit (trois à quatre fois).
  • Avant d’entreprendre le pied gauche, prenez le temps de ressentir les sensations qui s’expriment dans votre pied droit.

Vous pouvez aussi allonger vos jambes afin de vérifier si ce petit mouvement a agi sur d’autres parties de votre corps.

  • Ensuite, faites vivre l’exercice à l’autre pied. Comparez – sans jugement – si un côté de votre corps a plus de souplesse que l’autre.

Avez-vous eu de la difficulté à vous connecter à vos pieds? Ils sont si éloignés du cerveau et nous avons tendance à les négliger, voire même à les violenter. Nos pieds sont pourtant nos racines. Ils ont intérêt à bien se poser sur le sol, afin d’apporter un maximum de confiance à l’ensemble de notre corps.

Ces exercices sont une invitation à mieux se connaître et à libérer le corps des crispations inutiles et des mémoires émotionnelles encombrantes.

Ainsi, non seulement votre corps retrouvera-t-il aisément l’harmonie des formes mais encore, il vous communiquera un sentiment de plénitude de se sentir – pour la première fois peut-être – aimé et respecté. Il vous le rendra en vitalité dans tous les domaines de votre vie.

Comment tenir un journal de rêve

Il est normal d’écouter les nouvelles à tous les jours pour être au courant de ce qui se passe dans le monde. Mais lorsqu’il est temps de savoir ce qui se passe dans notre vie, notre monde intérieur, ce qui concerne nos émotions et nos pensées, prenons-nous le temps d’être à l’écoute?

Pourtant, le sommeil nous conduit chaque nuit au bulletin de nouvelles le plus important, celui qui nous informe des événements émotionnels vécus dans la journée, des débats intellectuels qui se jouent dans notre tête et des voyages spirituels qui s’offrent à notre conscience onirique. Pendant toute la durée du sommeil, la station RÊVE diffuse à chaque 90 minutes un bulletin de nouvelles. Cette présentation dure de 5 à 10 minutes en début de nuit pour le premier rêve et atteindra plus de 30 minutes lors du dernier rêve au petit matin.

Maintenant que la science possède des preuves que tout le monde rêve, il n’en tient qu’à nous de nous ouvrir à cette activité bénéfique pour notre équilibre émotionnel, mental et spirituel. Pendant que le corps se régénère durant le sommeil profond, une autre partie de nous vit des expériences fascinantes durant le sommeil de rêve aussi appelé sommeil paradoxal.

Puisque la nuit porte conseil, nous avons intérêt à noter les détails qui proviennent de nos aventures nocturnes. Au réveil, il nous reste à inscrire les images et les impressions qui persistent dans notre mémoire. Un journal de rêves bien organisé est un atout pour mieux nous y retrouver dans le contenu parfois irrationnel du rêve. Les trois éléments importants à la structure de notre journal sont : la date, un titre et le sentiment final.

La date est nécessaire pour faire un lien temporel entre les événements de jour et le rêve de nuit. Elle sert aussi à repérer et mieux comprendre certains types de rêve dont les rêves en série, les rêves répétitifs et les rêves prémonitoires.

Le titre que nous inscrivons se choisit en fonction de l’élément dominant du rêve (objet, personnage ou action). Il nomme l’ensemble comme un titre de livre ou de film. Il sert à résumer l’essentiel des images, à saisir la globalité du scénario et à orienter l’analyse du rêve.

Le sentiment final que nous devons noter à la fin du rêve est celui qui est ressenti dans la dernière scène. Il est l’élément le plus utile à l’interprétation du rêve pour y déceler l’amour ou la haine, la libération ou l’emprise, la joie ou la tristesse, la réussite ou l’échec.

Voici l’exemple du rêve de Luc accompagné de son analyse :

Titre : La femme tuée

Je suis en compagnie de mes amis. Près de nous, un autre groupe a un comportement dérangeant. Plus le temps avance, plus cela devient désagréable et même menaçant. Je sais que je ne peux rien faire pour l’instant. Après une certaine période de temps, je sens que c’est maintenant le temps d’agir. Je me dirige vers une femme du groupe et avec mes mains, je lui tords le cou et elle meurt. Un homme se dirige alors vers mois et je n’ai pas peur. Je lui dis que je vais lui régler son compte à lui aussi. Voyant ma détermination, il s’enfuit à toutes jambes. Sentiment final : victoire.

Suite à ce rêve, Luc a fait le lien avec sa vie professionnelle. Un partenariat avec un groupe de gens d’affaires devenait de plus en plus difficile. Ce rêve lui indiquait d’avoir la patience d’attendre avant de mettre fin à cette union (tuer la femme) et de faire face au résultat de cette rupture (affronter l’homme). La victoire lui était assurée (le sentiment final). Effectivement, quelques semaines plus tard, l’occasion s’est présentée pour se désaffilier d’un groupe et tout s’est bien passé.

En plus de nous aider à augmenter la mémoire du rêve, notre journal devient un précieux confident. Il cueille à chaque matin les trésors de la nuit dont voici quelques exemples : des réponses à un questionnement (amoureux, financier, professionnel), des plans pour développer un projet, des idées pour décorer une pièce, et même une solution pour trouver un emploi idéal.

Je vous souhaite de beaux rêves…

Écoute ton corps

L’état normal de l’être humain est la santé, le bonheur, la paix intérieure et l’harmonie dans tout. Pourquoi avons-nous autant de difficulté à vivre dans cet état? Parce que l’humain a oublié son côté divin, sa grande capacité de créer sa vie telle qu’il la souhaite. Il est beaucoup trop influencé par son ego allant même jusqu’à croire qu’il est cet ego. La plus grande raison d’être des malaises et maladies physiques est de nous indiquer que notre façon d’utiliser nos capacités émotionnelles et mentales n’est pas bénéfique pour nous.

Plus la maladie ou le malaise est sérieux, plus il fait souffrir, plus grande est notre souffrance causée par une attitude intérieure. L’attitude intérieure qui nous fait si mal nous empêche d’être nous-même. Voilà pourquoi je considère que tous les malaises et toutes les maladies sont là pour nous aider. Ce sont des cadeaux de notre Dieu intérieur qui ne veut que notre bonheur. Ils ne sont pas une punition de Dieu comme bien des personnes semblent le croire. Ce sont plutôt des signes nous poussant à réaliser que nous avons oublié notre Dieu intérieur.

Les malaises ou les maladies sont là pour attirer votre attention sur une attitude intérieure non bénéfique pour vous et que vous ne voyez pas encore. Vous recevez ce message parce qu’il est devenu important pour votre santé émotionnelle et mentale de transformer cette façon de penser ou attitude que vous entretenez depuis trop longtemps. Plus la maladie est grave et plus il est urgent de s’occuper non seulement du côté physique, mais aussi des autres dimensions.

Voici quelques exemples :

1-Une mère de famille a presque toujours mal dans le bas du dos, de la taille en descendant. Ce mal s’aggrave après plusieurs heures de sommeil et la réveille tôt le matin. Elle se sent donc obligée de se lever plus tôt, croyant même parfois que son corps la réveille parce qu’il est mieux pour elle de se lever. En pensant ainsi, elle se laisse berner par son ego. En réalité, ce qu’elle veut, c’est se reposer davantage. Comment arriver à cette certitude?

Regardons à quoi sert la partie malade. Le dos est le soutien du corps, le bas du corps reflète davantage le domaine de l’« avoir » ; le milieu du corps le domaine du « faire » et le haut du dos, du cou en montant, le domaine de l’« être ». On peut donc conclure que l’attitude non bénéfique de cette mère de famille a un lien avec sa façon de gérer le soutien. Elle reçoit le message qu’elle s’en met trop sur le dos dans les domaines du « avoir » et du « faire ». Elle se croit le soutien de la famille. Il est fort possible qu’elle ne fasse pas assez confiance aux autres pour la soutenir. Elle se croit donc obligée de voir à tout. Elle s’en demande tellement qu’elle ne se permet pas de se reposer autant qu’elle le désire et selon ses besoins. Ce n’est donc plus elle avec son cœur qui décide dans sa vie, c’est son ego avec ses croyances. Agir ainsi est également un bon moyen de tout contrôler. Tout cela est contraire aux lois de l’amour.

2-Prenons maintenant un homme qui, suite à une crise cardiaque, est empêché de travailler. Son message est qu’il désire travailler, mais il a une attitude intérieure qui croit qu’il ne devrait pas travailler autant. Peut-être qu’il prend cela trop « à cœur », il est trop sérieux. Il a besoin de « travailler dans la joie » et non par obligation ou dans la compétition.

3-Une personne a mal aux jambes et cela l’empêche d’aller aussi vite qu’elle veut. Son message est qu’elle désire aller vite, mais une partie d’elle croit qu’en allant vite, il lui arrivera quelque chose de désagréable. Elle a besoin de découvrir cette croyance qui la bloque et surtout de constater que ce à quoi elle croit n’est pas la vérité absolue pour elle. En général, ce genre de croyance est entretenue par d’autres membres de la famille.

4-Une dame souffre de diabète. « Qu’est-ce que votre diabète vous empêche de faire, d’avoir ou être? » lui ai-je demandé. Elle me répond : « Il m’empêche surtout de fréquenter mes amies. Nous aimions bien nous inviter ou aller au restaurant ensemble. Nous prenions soit un café avec un bon dessert ou un verre de vin. Maintenant que je n’ai plus droit au sucre, j’évite ces sorties, car je serais trop tentée. Ça me manque beaucoup. » Sa réponse nous montre qu’une petite voix à l’intérieur d’elle dit qu’il n’est pas bien de trop fréquenter ses amies. Après lui avoir demandé ce qui pourrait arriver de désagréable si elle se permettait de réaliser ce désir, soit fréquenter ses amies, elle me dit qu’elle serait une mauvaise mère. Depuis que ses enfants sont plus grands, ils ont besoin d’elle et plus ils ont besoin d’elle, plus elle a envie de sortir. Au lieu de s’aimer et se donner le droit d’avoir besoin de ces sorties, elle s’est créé une maladie qui l’oblige à demeurer à la maison. Ce n’est donc pas son cœur qui décide, mais sa tête, son ego.

Ces quelques exemples démontrent l’effet du manque d’amour de soi sur le corps physique. Le fait de croire à quelque chose qui nous empêche d’être bien et d’aller selon nos désirs occasionne une douleur mentale. La dimension émotionnelle souffre également du fait de ne pouvoir réaliser ses désirs. C’est au moment où les corps mental et émotionnel sont arrivés à leur limite que les malaises et maladies commencent à se manifester dans le corps physique. Voilà pourquoi il est important de s’occuper de nos malaises physiques au plus tôt.

Voici les étapes que je vous recommande de suivre dès que l’on découvre l’attitude intérieure ou la façon de penser qui nous nuit :

  • Se donner le droit d’avoir des peurs et des croyances qui ne sont pas nécessairement bénéfiques;
  • Accepter que cette façon de penser nous a aidé jusqu’à maintenant, car nous étions convaincus qu’elle nous protégerait contre la souffrance;
  • Devenir conscients que cette attitude intérieure n’est plus vraie pour nous; que même si ce que nous craignons se produisait, nous sommes maintenant capables d’y faire face;
  • Oser agir en fonction de nos désirs véritables, ce qui nous encouragera à créer une nouvelle attitude mentale, donc de nouveaux résultats;
  • Se faire soigner par la médecine de notre choix pour aider le corps physique, tout en s’occupant des dimensions émotionnelle, mentale et spirituelle;
  • Surtout se rappeler de bien remercier le corps d’avoir accepté de collaborer avec notre Dieu intérieur afin d’attirer notre attention.

C’est ainsi que les humains arrêteront de se battre contre la maladie. Il est grand temps que l’espèce humaine devienne consciente que le combat ne peut pas apporter la paix intérieure. Avez-vous déjà observé deux personnes arriver à la paix en se battant? C’est tout à fait contraire aux lois de l’intelligence.

On ne peut arriver à la paix que par la voie de l’amour, de la compréhension et de la tolérance. La médecine a jusqu’ici essayé de se battre contre la maladie, les virus, le cancer, etc. On doit se rendre à l’évidence que cette méthode ne fonctionne pas. Malgré les milliards de dollars dépensés à chaque année et malgré les grandes découvertes scientifiques, plusieurs maladies telles que le cancer, le sida, les maladies du cœur, l’asthme, les allergies, la sclérose en plaques, la dystrophie musculaire, etc., continuent à augmenter. Au lieu de traiter la maladie comme un ennemi en voulant la combattre, nous devons tous la comprendre et surtout reconnaître son utilité pour l’âme. Nous devons tous sans exception, y compris le monde scientifique, utiliser les critères de l’intelligence dans cette nouvelle époque qui arrive. Ceux qui continueront à entretenir la guerre, la bataille et les peurs vont contre l’énergie nouvelle et les conséquences seront de plus en plus difficiles à gérer et à assumer. L’intelligence, c’est se diriger vers un monde d’amour. De cette façon, la guérison s’observera non seulement au niveau des individus, mais à tous les niveaux.

Mouvement du cœur – Personne n’est seul dans ce présent voyage sur terre

Pour Marie-Claire Séguin – Auteure, compositeur, québécoise – Femme-Médecine au Cœur de la Terre

Et pourtant c’était une journée comme les autres! Invitée par un ami qui chantait dans la chorale en première partie du spectacle de Marie-Claire Séguin, je suis sorti de ma tanière où je repose mon âme entre mes nombreux voyages, là où l’enseignement des ancêtres se transmet par la voix du Cœur.

Dès les premières mesures de Incantation à la VIE, la salle tout entière s’est élevée à la Vibration Amour, Prière d’amour à la Terre, prière d’amour à l’Homme, prière d’Unité Universelle, un souffle vivifiant, une caresse pour l’âme esseulée.

Le Cœur se donne à rompre les murs du silence. Soudain le ciel vibrait en nous tous. Une offrande sans nom, une offrande passionnément vivante contenant la Lumière dans son élan d’avancer dans le temps. Une pureté du cœur dans un vortex de compassion infini.

Ce soir, j’ai respiré profondément m’unissant en prière avec cette merveilleuse « Femme-Médecine » qui guérit par le son tous ceux qui n’ont plus de nom, plus de son pour créer leur vie. Sa voix vibrait pour tous ceux qui croient par défaut à tout ce qui les effraie. Elle a fait résonner les Tambours Sacrés pour les frères et sœurs qui se sont éloignés de l’Arbre Sacré, ceux qui ont perdu depuis quelques descendances le chemin de la Vie. Pour nous tous, elle a fêté la Terre-Mère déclenchant encore et encore le réveil et la salutation au soleil levant.

Étrange comme le Son de l’Amour peut raccorder les cœurs au battement de la Mère Terre, au rythme de l’Univers. Une magie céleste rassemblant les êtres autour du feu de la Terre, la Matrice Amour, celle qui nous a donné le souffle de Vie.

Nathalie Boileau et Jean François Martel forment une synergie parfaite dans cette prestation guidée par la sagesse ancestrale. L’union fait la force dans ce trio voyageant dans l’espace intime et infiniment grand de ces Mille Traversées. Dans cette trinité de voix et de sons habitée par la présence tangible des dieux tutélaires et cosmiques, l’espace-temps s’est ouvert nous libérant des marées noires. Un envol digne du condor, celui qui jamais ne tue pour se nourrir attendant patiemment qu’un animal s’éteigne pour le transmuter. Je m’envole sans jamais te laisser derrière, tel est le rythme dans lequel ces musiciens nous invitent pour continuer le voyage traversant l’oubli.

Marie-Claire chante « La Nuit est belle ».

Ce soir, je sens la vie me traverse

Je vois des ponts entre tous ces mondes

De l’arbre, de l’Astre à ma vie

Des ponts, des ponts à l’infini…

Ces paroles nées des nations lovées dans son cœur n’ont aucune frontière, car elles sont des voyageuses éternelles libérant l’illusion, ces rêves sombres qui causent tant de souffrances.

Oui, ce soir la nuit est belle, Marie-Claire a ouvert le sentier oublié. Elle nous a décidé à marcher les yeux et le cœur ouverts sur la terre qui depuis des millénaires nous a portés.

Oui, elle a tout essayé comme tous les chercheurs de paix et d’amour. Son cul-de-sac, elle l’a bien traversé. Elle a fait sauter les résistances et libéré son être, avançant unifiée dans le Temps. Des traces immortelles sur le seul chemin de la Vie, celui de l’Amour. Un son à entendre, à boire, à devenir. En route pour la Vie sur Terre! Voilà son Présent.

Dans « Le ciel est bas », j’ai cru entendre mes propres prières, il y a de ça quelques lunes. Pas un son, pas un mot dans cette prière à la Vie ne m’était étranger, tout était UN. Un fluide de solidarité remplissait mon âme et mon esprit inondait mon être du « Clair Esprit », celui qui nous rassemble sur le chemin. Mon cœur déborde de gratitude pour cette fusion d’amour effaçant les larmes de solitude et de doutes qui trop souvent aveuglaient ma lumière sur le sentier sacré. Je ne suis pas seule, nous ne sommes pas seuls, tu n’es pas seule Marie-Claire Séguin, ta lumière touche les cœurs et l’esprit. Le Temps du grand rassemblement est Ici et Maintenant pour toutes les nations, tous les êtres humains, « homme-dieu » selon le langage des ancêtres.

L’Ami qui m’accompagne, Jean-Yves Simard, est auteur-compositeur. Sa générosité m’a portée jusqu’ici dans cette salle de concert. Silencieusement, il déverse des larmes de grâce tant son âme est nourrie d’espoir. Nos yeux se croisent dans la transparence des diamants qui jaillissent des profondeurs de nos âmes. Troublés de se sentir si vivant, les fréquences d’amour sont si intenses que le corps a du mal à s’ajuster provoquant frissons d’extase. Quelle expansion! Les ancêtres assis aux premières loges dans l’espace-temps chantaient en chœur à travers celle qui se donnait sans compter. Face à tout ce qui EST, dévoilant dans la nuit sa nudité lumineuse, elle nous a réappris à prier le Grand Esprit.

La Terre dans nos cœurs pleurait, sa souffrance était nôtre, cette souffrance en phase terminale qui implore le miracle de la Vie. Transgressant toutes les lois des hommes, Marie-Claire Séguin s’est fait UN avec la Mère pour implorer notre Amour, pour celle que nous avons oubliée.

Dans ce texte révélateur « Qu’est-ce qu’on mange Maman » on entend :  Comment se fait-il qu’on n’ait ni le temps de réfléchir ni le temps de voir venir. Une question vitale qui dépasse le sens de l’impuissance. Nous Québécois, dont les ancêtres se levaient avec fierté dès l’aube pour remplir nos corps de bonnes nourritures, avons-nous oublié?

Ce soir, nous étions nombreux à nous unir au son des Tambours Sacrés, seul langage audible au cœur de l’homme. Avançant un pas de plus vers la libération, la spirale de noirceur a ralenti en cette nuit de concert. NOUS avons tous progressé sur le sentier de l’UNITÉ.

Ce concert n’a ni fin ni commencement. Il voyage dans le Temps labourant, semant dans le champ de conscience du cœur des hommes la lumière éternelle de la Vie. Ce concert vit en moi nourrissant ma vision de solidarité et de fraternité universelle.

Il y a le Show-business et il y a l’Artiste, le créateur, l’observateur de sa vie, celui qui cherche et qui ose franchir les interdits sans compter les dividendes de Mamon, ce dieu honoré par les cartels financiers.

Marie-Claire Séguin ne calcule pas, elle crée sa vie, transmet ses œuvres sans compter. Elle avance sachant que chaque pas contribue à faire grandir la Lumière. Elle est l’artiste de sa vie. Affranchie de l’illusion de la personnalité, sa présence impersonnelle relie tous ceux et celles qui entrent dans la danse de la vie. Elle est la Femme, la mère, l’amante, la déesse, la chaman et embrasse le Tout en NOUS.

Ce soir, une Sœur de Cœur a brillé dans le Cercle de Lumière qui rassemble tous ceux et celles qui depuis des années œuvrent pour la Mère Terre au service de la Vie. Ce soir, Marie-Claire Séguin a nourri de son Amour ceux qui entendent et ceux qui dorment. Cette soirée perdure depuis plus de 40 années, aimons-la encore plus fort pour qu’elle puisse enlever son manteau et dévoiler sa grandeur aux peuples de la Terre, car sa Lumière est la Nôtre.

En signant son CD « Mille Traversées », Marie-Claire répond à mon ami qui me présente : « Nous nous inspirons tous les uns des autres ».

Des paroles d’une grande Sagesse, une signature dans mon cœur.

Personne n’est seul dans ce présent voyage sur Terre.

Allons-nous mourir avec ELLE ou Vivre en ELLE?

Quel est votre rêve?

Levons-nous et marchons le cœur et les yeux ouverts sur TERRE.

Pour ceux qui entendent, pour ceux qui lisent ce message, créons des évènements pour rassembler les frères et sœurs de toutes les nations. Nous avons suffisamment dormi au cœur de nos illusions matérielles. Il est Temps de prendre la route et de marcher ensemble sur le sentier sacré de la Terre. Invitons Marie-Claire Séguin à continuer son concert d’amour et d’humanité.

Mégouish sœur de cœur

Haho! Luma, Femme Médecine de la lignée des Sioux Lakota