Comment rapatrier les « papillons » de l’amour?

L’amour : un sentiment, une émotion, un mot ou une idée, un concept peut-être… En tout les cas, il est très doué, car encore aujourd’hui, il réussit très bien à garder sa part de mystère.

Aujourd’hui, j’aimerais vous parler des « papillons » ressentis au début d’une relation amoureuse, mais qui s’envolent au fil du temps, et des « papillons » qui agrémentent une relation plus mature, ceux qui permettent à la relation de traverser l’épreuve du temps.

Au début d’une relation amoureuse, on est sous le charme. On dirait que l’autre n’a que des qualités. On est proche, et le simple fait d’être ensemble nous comble de bonheur. C’est l’amour « intime ». Cette phase de séduction est bien importante, car elle deviendra un référent pour plus tard dans la relation.

Puis, les jours, les semaines, les mois passent. Il y a une maison, des enfants, des belles-familles, des carrières, des engagements, des contraintes.

Tout fonctionne bien… mais il n’y a plus de « papillons »! C’est comme si le couple, pris dans une routine, était passé de l’amour « intime » à l’amour « un team ».

Il est prévisible qu’au bout d’un certain temps de cet amour « un team », l’un ou l’autre des partenaires va ressentir un manque, une nostalgie de quelque chose… et c’est fort probablement une nostalgie des « papillons » du début de la relation.

Comment rapatrier les « papillons » amoureux?
Un ingrédient essentiel aux couples qui durent est une communication de qualité. Cette qualité se résume en des mots tels que respect, écoute active, ouverture d’esprit, courage, patience. Savoir communiquer ses sentiments ou ses émotions demande un peu d’habileté et, comme toute chose, ça s’apprend.

Dans ma pratique de coaching, je propose la technique de la carte à six points (S.P.A.C.E.E.). Cette technique de communication non violente favorise un climat de réceptivité.

Voici un résumé de la carte à six points  :

Premièrement, il est important d’employer le prénom de votre partenaire (S pour Source).

Deuxièmement, choisissez un moment qui lui convient, car vous voulez être sûr de sa disponibilité d’esprit (P pour Place ou moment).

Troisièmement, adoptez un ton amical, le ton de voix que vous aviez au tout début de la relation (A pour Attitude amicale).

Quatrièmement (c’est le point crucial), entrez dans le vif du sujet et résumez en une ou deux phrases les faits (C pour comportement objectif).

Cinquièmement, exprimez l’émotion ressentie (E pour Émotion).

Sixièmement, exprimez l’espoir que vous chérissez (E pour Espoir).

Voici de quoi pourrait avoir l’air le début d’une conversation dans un couple qui a besoin de se retrouver, de rapatrier les « papillons » de l’amour  :

« Germain, j’ai besoin de te parler. Quel ce serait le meilleur moment pour toi ? » (S.P.A.)

Le moment venu, Gisèle poursuivrait ainsi :

« Germain, cela fait bientôt trois ans que nous n’avons pas fait d’escapades en amoureux. Je me sens triste devant ce constat et j’aimerais qu’on planifie très prochainement une fin de semaine ensemble, rien que nous deux ». (C.E.E.)

Exprimer en peu de mots, sur le bon ton de voix, les bonnes choses au bon moment nécessite d’avoir réfléchi au message que l’on veut transmettre. Dévoiler à l’autre ses limites, ses besoins, ses désirs ou ses inconforts demande du courage.

Cette ouverture de soi risque de provoquer des battements de cœur, « des papillons »… mais n’est-ce pas précisément le but recherché?

À lire : Les mots sont des fenêtres (ou des murs), Marshall B. Rosenberg
Guérir le stress, l’anxiété et la dépression sans médicaments ni psychanalyse, David Servan-Schreiber

Le moment parfait

Avez-vous déjà planifié votre année 2017? Une année charnière ou une répétition du connu?

Pour ma part, à chaque début d’année, je me fixe des objectifs, et ce, depuis plus de 40 ans! J’ai même conservé une copie d’une quinzaine d’années dans un cartable. Très agréable à consulter avec du recul. Je suis une passionnée, direz-vous. Eh oui! Selon moi, la vie est trop courte pour être ennuyante.

Programmer l’essence
Voici une nouvelle méthode. Elle s’avère des plus efficaces parce qu’elle programme l’essence (le fond) de ce que vous souhaitez et non les détails (la forme). Si vous n’aviez qu’une seule méthode à utiliser, elle, je crois, la plus simple et la plus efficace.

D’abord, dressez une liste des carac­téristiques recherchées de votre objectif, (je l’appelle la liste d’épicerie). Cette liste constitue un cadre de référence qui définit la forme ou l’apparence sous laquelle vous entrevoyez votre objectif. Mettez délibérément la liste de côté et oubliez-là! Oui, c’est bien ce que j’ai écrit, oubliez-la.

Puis, précisez l’essence de ce que vous cherchez en quelques mots clés (je donnerai un exemple plus loin). L’essence faisant référence à la nature profonde de votre désir, ce qui est primordial même si, dans votre liste précédente, les caractéristiques n’étaient pas toutes présentes.

Ensuite, programmez mentalement l’essence (et non la liste) de votre objectif. Vous pouvez affirmer vos mots-clés à voix haute. Puis, trouvez un symbole (un objet, une photo) en guise de rappel, que vous conserverez à la vue. Il agira sur votre inconscient.

Voici un exemple : Vous êtes à la recherche d’un ou d’une partenaire?

Esquissez un portrait de votre partenaire idéal(e). Énumérez toutes les qualités qui vous semblent importantes et les intérêts que vous aimeriez partager : costaud, bonne écoute, aime les concerts, le ski, etc. Ensuite, mettez cette liste de côté et n’y revenez plus.

L’étape la plus importante consiste à préciser le type de relation que vous souhaitez vivre sans tenir compte des qualités énumérées précédemment. Choisissez cinq mots-clés.

Pour ma part, j’avais programmé les mots clés harmonie, communication, plaisir, tendresse et passion. Neuf mois après le début de ma programmation, j’ai rencontré mon nouveau conjoint. C’était en 1993. Et notre relation dure encore!

Vous pouvez vous exercer avec tous vos objectifs.

Pourquoi programmer l’essence et NON la liste?
En programmant l’essence au moyen des mots-clés, vous activez une force à dimensions multiples, vous donnez de l’ampleur à la loi de cause à effet et vous construisez les équivalences mentales de ce que vous voulez obtenir.

Chaque mot-clé représente une image et des émotions qui vous sont propres, et produit une image multidimensionnelle comme un hologramme qui attirera l’équivalent mental de l’image projetée et sentie.

En programmant la liste d’épicerie détaillée, vous faites des choix qui vous restreignent. Vous prenez surtout le risque d’obtenir exactement les caractéristiques de votre liste d’épicerie au détriment de l’essence de votre désir.

Voici l’exemple de Valérie qui s’est arrêtée à la liste des caractéristi­ques. Elle s’est effectivement attiré Charles, un beau gars qui remplissait la presque totalité des caracté­ristiques recherchées. Toutefois, après quelques mois, il s’est montré contrôlant et très désobligeant à son égard. Leur relation s’est terminé dans les pleurs et les grincements de dents. Elle ne correspondait pas au type de relation qu’elle aurait souhaitée au fond d’elle-même, mais elle en avait programmé la forme et non le fond.

Programmez l’essence et laissez agir l’énergie comme un aimant.

L’art de la prière

« Le résultat de la prière est la vie, car elle irrigue le cœur et la terre. » Saint François d’Assise

Avez-vous déjà prié? On se sou­vient peut-être de s’être agenouillé au bord du lit, nos mains d’enfant jointes près du cœur. Ou alors, dans un moment de désespoir, on a fermé les yeux et imploré l’aide de Dieu. J’ai personnellement redécouvert la prière, celle-là même qui insuffle tant de transformations dans mon quotidien que j’ai eu envie de vous faire partager mon enthousiasme.

Depuis l’aube des temps, l’être humain prie. Parfois spontanément, parfois par dévotion. Les religieuses, les prêtres et les moines font de la prière une offrande pour le plus grand bien de tous. La prière en tant qu’art nous invite à entrer dans cette expérience humaine très ancienne et remplie de mystère. Elle porte un savoir de plus de 5 000 ans dont les secrets sont encore cachés aujourd’hui. La mémoire vive de l’art de la prière vibre pourtant encore entre les murs des cloîtres, des égli­ses et des monastères tibétains. Il semble cependant que notre société dite civilisée ne s’y intéresse presque plus. C’est dommage parce que nous sommes en train de perdre les clés de cet art pouvant contribuer au bonheur de vivre. Il n’est pas étonnant qu’en dirigeant notre attention sur l’apparence plutôt que sur l’essence, nous ne trouvons plus de sens aux mots ni aux gestes liés à l’acte de prier.

On peut alors se demander ce que font ceux qui prient à longueur de journée puisqu’on ne voit pas la prière, puisqu’elle fait partie de l’invisible. Tout le cérémonial ne sert qu’à évoquer, dans l’intimité de l’être, un mouvement authentique de l’âme vers Dieu. La prière n’est pas une demande qui provient d’une sensation de manque, accordée ou refusée par un dieu extérieur. Elle est plutôt un mode de communication privilégiée qui nous lie au divin en nous. Une ligne directe sans frais d’interurbains! Prier, c’est reconnaître notre aptitude à communiquer avec Cela — force cosmique, Esprit, Champ de cohérence universelle, Présence, Vie ou simplement… Dieu.

Alors, comment prier? D’abord, il importe de détourner notre attention de ce qui nous manque, de ce qui nous fait souffrir. Déjà, cela étonne, n’est-ce pas? Ensuite, l’invitation consiste à nous détendre afin d’ouvrir un espace pur de réceptivité. Et finalement, dans un grand acte de foi, nous invoquons l’émotion que nous ressentirions si notre prière était déjà exaucée. La pierre angulaire de la prière est donc de ressentir dans notre âme ce mouvement naissant selon lequel nous sommes déjà ce que nous désirons être. Le miracle s’opère alors au plus profond de l’être. Prier nous transforme et transforme notre relation au monde. C’est notre état émotionnel qui détermine ce que nous allons créer dans notre existence.

Le cœur de notre vraie nature entend et répond à son propre langage, celui de l’amour. En comprenant la prière comme une qualité de sentiment qui s’imprègne dans notre cœur, nous accédons à notre pouvoir divin. Nous pouvons prier pour enrichir notre vie et nos relations de ce que nous souhaitons le plus : la tendresse, la compassion, la gratitude, la présence, la compréhension, la bienveillance, etc.

Serait-il possible que notre grande famille humaine ait besoin de récu­pérer l’art oublié de la prière? La prière pourrait-elle susciter davantage de tendresse et d’affectivité dans les liens qui nous unissent?

La peur de décevoir

La peur de décevoir est une consé­quence de la peur du rejet. Pour éviter d’être rejetée, la personne marquée par une blessure d’abandon et une blessure d’infériorité se donnera comme objectif d’être parfaite. Seule la perfection, croit-elle, lui permettra d’échapper à la souffrance du rejet et du jugement. Le problème résulte du fait que ses critères de perfection vien­nent de l’extérieur. Cette personne dépend donc du regard que les autres posent sur elle. Par conséquent, elle est hantée par l’idéal qu’elle conçoit d’elle-même pour ne pas décevoir. Cet objectif idéal mobilise une énergie considérable parce qu’il va souvent à l’encontre de la nature réelle de la personne. Il l’empêche donc d’être elle même. En fait, la personne qui a peur de décevoir, comme celle qui a peur du rejet, ne s’accepte pas telle qu’elle est et dépense toute son énergie à atteindre l’idéal de perfection qu’elle s’est fixé en fonction des introjections parentales et de son entourage. N’ayant pas suffisamment confiance en elle-même, elle est convaincue qu’elle ne mérite pas l’amour parce qu’elle n’en vaut pas la peine. C’est l’enfant à qui l’on a demandé la perfection et qui n’était pas accueilli et reconnu pour ce qu’il était. Cet enfant continue, à l’âge adulte, à s’imposer des exigences démesurées. Ce qui importe alors pour lui, c’est d’être ce qu’il faut être et de faire ce qu’il faut faire pour être à la hauteur. Son sentiment de n’être jamais assez compétent, assez intelligent, assez aimable l’empêche de s’estimer et de se donner de l’importance. Aussi existe-t-il par ce qu’il fait beaucoup plus que par ce qu’il est.

Comme nous vivons dans une société de l’avoir et du savoir, dans un monde où la fonction est plus importante que la personne, il est bien évident que ceux qui craignent de décevoir parce qu’ils manquent de confiance en eux-mêmes tenteront de faire le plus possible pour être à la hauteur. J’ai été moi-même une mère exigeante avec mes deux aînés. Je me préoccupais bien sûr de leur vécu et de leurs besoins, mais j’avais projeté sur eux mon idéal de perfection. Je vivais à l’époque dans une petite ville où presque tout le monde se connaissait et où se trouvaient ma famille, mes élèves, mes amis et mes collègues de travail. Je ne voulais pas décevoir tous ces gens qui m’entouraient et j’exigeais alors beaucoup de moi-même et de mes enfants. Je voulais qu’ils réussissent bien à l’école et qu’ils donnent toujours le meilleur d’eux-mêmes. Quand, en 1982, j’ai quitté ma ville natale pour aller poursuivre mes études de doctorat à Paris avec mon conjoint et nos quatre enfants, âgés alors de 13, 10, 7 et 3 ans, quelque chose a basculé dans mes valeurs. Je me retrouvais dans une grande ville où je ne connaissais qu’une personne. Nous vivions dans un appar­tement de trois pièces, avec des meubles prêtés. Pour réaliser ce projet et le prolonger pendant trois années consécutives, nous n’avions que les moyens de nous payer l’essentiel : le loyer, la nourriture, les études et les visites culturelles.

C’est là, sur cette terre de mes ancêtres, que j’ai intégré ce qu’est la liberté d’être soi-même. Je ne possédais à peu près rien, j’étais étudiante à temps plein. J’ai donc dû apprendre, petit à petit, à trouver ma valeur en moi-même. Ce que je faisais et ce que j’avais ne revêtaient plus la même importance; ce qui comptait surtout, c’était ce que j’étais. En prenant conscience de mes forces et de mon potentiel, j’ai appris là-bas­ à m’accepter et à m’apprécier davantage. J’ai aussi appris, par ce qu’a déclenché cette nouvelle situation, à ne plus viser la perfection pour éviter de décevoir. Au lieu d’agir pour plaire, j’ai appris à agir pour me plaire. Je ne peux pas prétendre que cette peur de décevoir ne m’habite plus. Elle émerge encore en moi.
La différence toutefois, c’est qu’elle a moins d’emprise sur moi. Je ne la laisse plus autant diriger mes actions par rapport à ce qu’il faudrait être ou faire pour plaire. Je l’accueille et je m’en sers pour orienter ma vie dans le sens de mes besoins et de mes valeurs profondes. Quelque chose a également changé dans mon appro­che avec les enfants. J’accorde beaucoup plus d’importance à l’expérience vécue qu’à la performance et à la réussite extérieure. Cela me rend plus accueillante et plus humaine. Mes valeurs ont changé. Peu importe ce qu’ils font de leur vie, la seule chose qui compte pour moi, c’est qu’ils soient heureux. Je me rends compte chaque jour de ce changement dans ma relation avec eux.

La confiance que nous développons en nous mêmes et, par conséquent, dans les autres nous permet de transformer la peur de décevoir en moyen de propulsion. Dans une relation d’aide authentique, le travail sur soi permet de retrouver cette confiance. Sans elle, la personne qui a peur de décevoir bloquera sa créativité et tâchera de satisfaire des exigences aliénantes qui ne corres­pondent pas à sa vérité intérieure. Par peur de décevoir et de ne pas être parfaite, elle écoutera les autres plutôt que de s’écouter. Elle se niera. Dans la relation, elle ne se donnera pas d’espace intérieur et vivra donc de perpétuelles frustrations. Il n’y a pas de communication authentique sans engagement profond et vrai des deux interlocuteurs. Si nous n’écoutons pas notre peur de décevoir, nous risquons de nous perdre dans le monde des autres plutôt que de favoriser la relation avec nous-mêmes et avec ceux que nous aimons.

À quoi servent les émotions?

Vous êtes-vous déjà demandé à quoi servent nos émotions? Pas facile de répondre à cette question. D’aucuns pourront rétorquer qu’elles sont une nuisance, mais ils sont incapables de dire à quoi elles servent. Et pourtant, elles ont des raisons d’être très importantes pour nous aider à créer une vie agréable.

Alors, pourquoi est-il si important de connaître la réponse? Parce que les émotions sont notre système de guidage. Ce système est fait pour nous laisser savoir que nos besoins ne sont pas comblés et nous motive à prendre les mesures nécessaires pour les satisfaire. Lorsque nous ignorons nos émotions, nos besoins ne sont pas satisfaits, et nous devenons frustrés.

Il est important de savoir que toutes nos émotions sont bonnes. Eh oui, vous avez bien lu, toutes sans exceptions sont bonnes, même si certaines sont perçues comme mauvaises, notamment la tristesse ou la colère que les gens ou la médecine moderne veulent neutraliser au moyen de médicaments.

Comme société, nous avons perdu de vue la signification de nos émotions. Nous avons une longue tradition de suppression des émotions. Prenons les premiers colons, qui vivaient dans des circonstances difficiles; ils devaient ignorer la douleur émotionnelle et faire ce qu’il fallait pour survivre. Si nous regardons les gens que nous prenons comme modèles, bien souvent, ils sont stoïques. Plusieurs ont été élevés dans des familles où exprimer ses émotions n’était pas permis (je vais t’en donner une raison de pleurer!). Dans certaines familles, il n’est pas permis d’être trop heureux ou optimiste, car cela peut seulement apporter le désappointement. L’enfant apprend très jeune qu’exprimer colère ou peur n’est pas permis et s’entraîne à réprimer ses émotions. Les garçons apprennent qu’ils ne doivent pas pleurer. Les filles apprennent qu’exprimer la colère n’est pas féminin. Cette négation ou répression des émotions refait surface à l’âge adulte sous forme de toxicomanie, de compulsions ou de problèmes de santé.

Les émotions sont générées dans notre subconscient, tandis que notre inconscient génère les sensations que nous associons aux émotions. Notre subconscient est comme une vaste banque de données. Il contient toutes nos expériences et croyances et provoque des réactions émotionnelles suivant nos expériences passées, croyances, perceptions et le sens que nous donnons à ces expériences.

Comme on l’a vu plus tôt, toutes nos émotions sont bonnes, car elles constituent une forme de communication. Quand elles sont comprises, elles fournissent de l’information qui nous est bénéfique. Pour bien comprendre, utilisons la métaphore du tableau de bord d’une auto. Une auto a besoin d’essence et d’huile pour bien fonctionner. Pour s’assurer que l’on réponde à ces besoins, l’auto est munie d’un tableau de bord dont les cadrans et les voyants lumineux nous indiquent si tout va bien. Lorsque le voyant d’huile s’allume, c’est pour nous avertir que le niveau d’huile est trop bas et qu’il faut remplir le réservoir. Nous sommes comme des autos : nous avons des besoins qui doivent comblés pour bien fonctionner. Pour une auto, c’est facile. Le voyant d’huile s’allume, et le mot « oil » est même écrit dessous. On va au garage et on remplit le réservoir. Malheureusement, nos émotions ne viennent pas avec une petite étiquette, et nous avons perdu la capacité de comprendre le langage des émotions. Sachons que nos émotions nous indiquent quel besoin doit être comblé. Se sentir bien est signe que les moyens que nous avons pris pour satisfaire un besoin ont été efficaces. Se sentir mal est signe qu’un besoin n’a pas été satisfait et est une invitation à passer à l’action pour satisfaire ce besoin.

Donc, nos émotions nous fournissent l’information, l’orientation et la motivation nécessaires pour nous aider à vivre et à créer une vie satisfaisante. Par exemple, si vous vous sentez seul, cette douleur émotionnelle est là pour vous faire savoir que vous ne répondez pas à votre besoin d’être en relation amicale ou amoureuse. Il n’y a pas un sac de chips ou une tablette de chocolat qui puisse combler ce besoin. Il faut passer à l’action.

Être ou ne pas être en relation… là est la question!

Tant de personnes désirent « être » en relation afin « d’aimer et d’être aimées ». À la base, les hommes et les femmes désirent exactement la même chose, mais, après un certain temps, cette illusion s’effondre et, bien souvent, le couple aussi!

Être en relation avec quelqu’un, c’est apprendre à se découvrir et à se connaître par l’entremise de l’autre afin d’épurer notre propre contenu; et pourtant, nous entrons trop souvent en relation sans connaître notre mécanisme de fonctionnement ni le contenu qui nous habite. En plus, nous devons apprendre le mécanisme de fonctionnement et le contenu de notre partenaire, ce qui ne nous facilite pas la tâche.

Le plus grand problème se situe dans le fait que, lorsque nous sommes en relation, nous désirons inconsciemment réparer les blessures subies au cours de notre enfance; c’est ainsi que notre passé et celui de notre partenaire refont surface et que les guerres de pouvoir débutent.

En début de relation, les échanges se font merveilleusement bien; c’est la phase fusionnelle, durant laquelle nous sommes prêts à tout faire pour plaire à l’autre. Cependant, dès que l’un des deux ne comble plus les pré-requis de l’autre, la relation commence à se ternir, et nous prenons soudainement conscience du fait que tout n’est pas si parfait. La personne en face de nous n’est pas totalement celle qu’elle dit être, et nous croyons à tort que nous ne sommes pas avec « LA » bonne personne.

Dans certains cas, nous poursuivrons nos routes respectives vers quelqu’un d’autre en répétant le même scénario jusqu’à ce que nous acceptions de faire face à notre propre contenu. Au mieux, nous persistons au sein de la relation pour entamer la phase « de la réalité », durant laquelle nous commençons à découvrir le mécanisme de fonctionnement de notre partenaire et son contenu. Cette phase nous permet aussi de nous connaître personnellement encore plus en profondeur. Elle est souvent de type « montagnes russes » à cause des émotions impliquées dans la découverte de soi et de l’autre.

C’est au cours de cette phase que la communication devient totalement discordante entre nous et notre partenaire et que le chaos s’installe jusqu’à ce que nous arrivions à trouver un moyen de communication sain qui nous permettra de mieux nous entendre, nous écouter et nous soutenir. Cette phase n’est certes pas facile, mais elle est très enrichissante et gratifiante.

Bien sûr, les deux partenaires doivent avoir le désir de travailler chacun sur soi pour ensuite échanger l’un avec l’autre leurs découvertes et prises de conscience afin de pouvoir rétablir une communication saine et de continuer à construire une relation qui les mènera vers quelque chose de mieux pour eux. Si c’est le cas, il est maintenant temps d’accepter de baisser les armes en cessant de culpa­biliser et de responsabiliser l’autre et de jeter un regard en profondeur dans ses propres « trippes » pour constater ce qui nous habite et qui fait en sorte que nous agissons d’une certaine façon avec l’autre.

En conclusion, si nous partons avec l’idée que nous désirons trouver un partenaire afin de nous compléter, c’est que nous ne nous considérons pas comme une personne à part entière en voulant combler un manque, un vide ou des carences. Un partenaire de vie devrait être un plus dans notre vie, pour que nous puissions tous deux marcher côte-à-côte et non pour lui faire porter la responsabilité de notre malheur ou de notre bonheur!

La Biodanza, pour être pleinement soi et vivant

« Je me suis intéressé à créer un système pour stimuler la joie de vivre, pour améliorer l’intégration entre l’esprit et le corps et pour renforcer le lien entre les personnes », Rolando Toro Araneda, créateur de la Biodanza.

Quand j’ai entendu ce nouveau mot, quelque chose en moi a vibré avec intensité, tel un urgent appel à vivre pleinement.

Des mois s’écoulent avant qu’enfin je participe à une soirée de cette mystérieuse Biodanza. J’ai immédia­tement la sensation de me retrouver chez moi, le genre de chez-moi que je cherche depuis longtemps. J’y suis accueillie avec une affection sincère par des gens que je ne connais pas. Il y a dans l’air un profond sentiment d’humanité ; chacun peut être simplement lui-même, en toute liberté. Puis, on se met à danser! Les musiques sont tellement belles que les participants ne peuvent pas s’empêcher de sourire face à une telle joie de vivre! J’ai l’impression de renaître…

Qu’est-ce que la Biodanza?
Son nom vient de Bios qui signifie vie, et de danza, qui signifie mouvement plein de sens. L’union de ces deux mots forme un mot au sens poétique de « danse de la vie ». aux autres approches de développement humain, la Biodanza ne s’intéresse pas à nos problèmes, à nos blessures ni à nos maladies. Au contraire, ce système révolutionnaire vient stimuler la partie saine et lumi­neuse de notre être et nous brancher intensément sur cette pulsion de vie qui nous est naturelle. Il améliore la santé et revitalise la joie de vivre, tout en réduisant stress et anxiété. La Biodanza nous permet de devenir pleinement ce que nous sommes tout en nous reliant de plus en plus intimement à la vie en enrichissant la qualité de nos relations et en nous montrant le chemin de la connexion à soi et à l’autre.

Rolando Toro Araneda a créé un système précis, une véritable pédagogie de l’art de vivre, fondé sur la vivencia. Ce concept et outil fondamental de la Biodanza désigne un état particulier de présence à soi, une sensation intense et émouvante d’être vivant dans l’instant. Au gré des vivencias, une alchimie s’opère, nous permettant de dissoudre nos conditionnements et de laisser de côté nos inhibitions mentales. Nous pouvons alors toucher au sacré de la vie.

Une séance de Biodanza est une joyeuse célébration de la vie! Elle se déroule comme un voyage au cœur de soi dans la sécurité d’un groupe, en suivant le fil d’une thématique. Le mental se tait avec révérence devant le plaisir de notre corps, lequel retrouve son mouvement naturel. Le professeur-facilitateur propose des dynamiques de mouvement sur musique que chacun réalise suivant son ressenti.

Par la danse, la musique et les situa­tions de rencontre dans le groupe, la Biodanza permet de stimuler cinq grandes potentialités humaines : vitalité, affectivité, créativité, sexualité et transcendance.

Grâce à ses effets psychologiques, bio­logiques et physiologiques, la Biodanza est reconnue pour avoir un effet puissant sur la santé, le bien-être et la communication.

Pratiquer la Biodanza, c’est prendre la chance de tomber amoureux de la vie! Venez vivre cette expérience accessible à tous! Nul besoin de savoir danser!

Au début des années 1960, le psychologue et anthropologue chilien Rolando Toro Araneda (1924-2010) travaillait dans un hôpital universitaire lorsqu’il a la formidable intuition de faire danser les patients souffrant de troubles psychiatriques. Il était loin de se douter que de cette simple expérience naîtrait la Biodanza, une pratique qui allait se répandre de par le monde et rendre les gens plus heureux de vivre.

Choisir ses mots : un atout majeur dans l’art de communiquer

« On ne peut pas ne pas communiquer. »

C’est ce que Paul Watzlawick, théoricien reconnu de la communication, a simplement mais brillamment énoncé. Cette idée exprime peut‐être une évidence, mais souligne à la fois une notion fondamentale : l’être humain est en constante communication avec ses pairs. Il émet des signaux verbaux et non verbaux quand il interagit avec un interlocuteur. Il se différencie des animaux et des autres espèces naturelles en raison de sa capacité à communiquer verbalement, entre autres. C’est pourquoi il doit accorder de l’importance aux mots qu’il choisit dans ses échanges autant personnels que professionnels.

L’être humain est unique : choisissez la meilleure approche
Chaque personne a une éducation, une culture, une dynamique interne et un passé différents. C’est ce qui fait d’ailleurs son unicité. Lorsque cette personne est en contexte communicationnel, elle doit prendre ces variantes en considération afin de favoriser un dialogue harmonieux et enrichissant.

Éducation
Si, par exemple, votre interlocuteur a reçu une éducation catholique soutenue, vous devrez tenir compte de sa foi, de son regard altruiste, de ses valeurs de compassion et de pardon, etc. Vous saurez que certains mots ou concepts pourraient vous le mettre à dos.

Culture
Si, par exemple, votre interlocuteur a été élevé au sein d’une famille pour qui le déploiement de l’intellect est essentiel, vous comprendrez que traiter de faits terre à terre (la maison, le magasinage, les troubles sur votre voiture, la température) ne pourra le garder longuement en haleine.

Dynamique interne
Si, par exemple, votre interlocuteur montre une personnalité pleine d’effervescence, sympathique et explosive, vous l’ennuierez probablement avec des démonstrations analytiques qui traînent en longueur.

Passé
Si, par exemple, votre interlocuteur a, dans le passé, vécu de graves agressions verbales, celui‐ci aura plutôt tendance à déserter une conversation enflammée dont le ton monte sous le signe de la colère.

Bref, la communication est également un vecteur de la psychologie. Que vous souhaitiez discuter d’un problème de couple ou convaincre un nouveau client de profiter de vos services, vous augmenterez vos chances de communiquer efficacement à prendre quelques notes sur la personne et à préférer certains mots à d’autres.

Pensez à reconfirmer!
En plus d’être unique, un individu ne connaît pas nécessairement la définition exacte des mots que vous utilisez. Bien que cela puisse paraître étrange, surtout au cœur d’une même culture identitaire, il est effectivement vrai que, d’une personne à l’autre, la signification d’un mot peut différer. Le poids émotif des mots est un facteur, comme la connaissance, la fréquence d’utilisation de ce mot, les croyances linguistiques généralisées, le secteur d’activité, etc.

Pour ces raisons, mieux vaut toujours reconfirmer. N’hésitez pas à interroger votre interlocuteur sur votre compréhension de son discours. Dites‐lui ce que vous avez compris et si cela reflète avec justesse ce qu’il veut vous transmettre. Demandez‐lui aussi de reformuler dans ses mots ce qu’il a retenu de vos propos. Vous constaterez qu’il existe souvent des divergences de sens et de connotation. On le remarque d’ailleurs fréquemment entre employeur et employé, client et fournisseur. Le donneur d’ordres réclame l’exécution d’une tâche ou d’un mandat alors que celui qui doit répondre à sa demande le fait, en fin de compte, plus ou moins et avec des résultats mitigés parce que la directive n’a pas été entendue de la même manière. L’usage de mots adéquats, appropriés à la situation et à la personne, dont la compréhension mutuelle a été confirmée est donc de mise en tout temps.

Soyez précis!
Un échange de paroles vagues, évasives et dont la signification porte à interprétation peut mener à des mésententes, voire des conflits. On relate cela régulièrement dans le bilan des causes d’une chicane de couple ou d’une résiliation de contrat. En effet, une réponse embrouillée, une explication confuse ou un choix de mots mal adapté peut conduire à des critiques erronées et des actes inopportuns.

Par exemple, si votre partenaire, qui doit vous emmener dîner, vous écrit : « Je vais chez toi à midi. » Est‐ce que cela signifie qu’il quittera le lieu où il se trouve à midi, qu’il sera à votre porte à midi ou qu’il passera vous récupérer sur l’heure du dîner? Si vous croyez qu’il sonnera chez vous à midi – ce qui vous convient parce que vous avez une rencontre à 13 h – et qu’il sonne réellement à midi, les circonstances sont favorables. Par contre, s’il arrive à 12 h 45 – prenant « midi » comme « heure du dîner » ‐, il est possible que vous soyez déçue, peut‐être fâchée, d’autant plus si d’autres problèmes de communication ont fait surface dernièrement.

Ainsi, lorsque vous communiquez à l’oral ou à l’écrit, soyez immanquablement précis! Vous gagnerez sur le plan de la bonne entente, de l’évolution personnelle et professionnelle et même du bonheur!