Mal dans son corps, bien dans sa tête?

La détérioration qui s’est produite au niveau de notre alimentation n’affecte pas seulement notre santé physique, mais aussi notre santé psychologique. Si l’on regarde de plus près la subtile chimie du cerveau, on réalise bien vite que les neurotransmetteurs sont de plus en plus perturbés. « Qu’est-ce qu’un neurotransmetteur? », me direz-vous.

Un neurotransmetteur est un médiateur chimique qui assure la transmission d’information aussi bien au niveau du cerveau que dans le corps en entier. Les plus connus sont la sérotonine, la dopamine et la noradrénaline. C’est précisément sur la sérotonine qu’agissent les antidépresseurs utilisés couramment comme le Prozac, le Paxil, l’Effexor, etc.

Rôle de la sérotonine :
■ Régulation de l’humeur
■ Contrôle de la satiété
■ Contrôle de l’irritabilité
■ Contrôle de l’impatience
■ Contrôle de la vulnérabilité au stress.

L’alimentation raffinée, la présence de pesticides dans les aliments et le fastfood affectent-ils la qualité du travail effectué par les neurotransmetteurs dans le cerveau? La science ne peut pas encore répondre de façon précise à cette question. Lorsque les neurotransmetteurs ne sont plus aptes à livrer leurs messages adéquatement – ou pire encore, s’ils transmettent des informations inexactes – il peut en résulter de nombreux dysfonctionnements. Par exemple, en consultation, je rencontre de plus en plus de gens qui sont « sympathicotoniques », c’est-à-dire des gens qui sont en perpétuel mouvement, dormant peu et étant toujours en état de tension ou de stress. Il en résulte de l’hypertension, une prédisposition aux maladies cardiovasculaires, de l’anxiété et des troubles du sommeil. Ces personnes ont un taux d’hormone du stress élevé dans le sang (cortisol plasmatique).

Un cercle vicieux s’installe peu à peu : les neurotransmetteurs ne fonctionnant plus normalement, la personne a de plus en plus de difficulté à prendre des décisions, elle mange moins bien et elle peut même en venir à une perte du sens de sa vie… Arrive un temps où il se produit un « court-circuit » dans le cerveau et tout saute! C’est l’épuisement, souvent appelé « burnout », un état qui flirte dangereusement avec la dépression.

Pour ma part, j’ai toujours cru qu’il existait un lien entre le dérèglement des neurotransmetteurs et le sens de la vie. Si notre « computer central » est décentré et que nos systèmes nerveux et hormonal sont déséquilibrés, il y a de fortes chances pour que nous soyons décentrés physiquement et que nous perdions le contrôle de notre existence. Et si nous mangeons de plus en plus mal, la chimie du cerveau ne peut faire autrement que de réagir devant la détérioration de la qualité des aliments.

Reprendre le volant de notre existence
Si nous reprenons le concept de santé globale – qui veut que la santé soit la résultante de plusieurs facteurs – nous devons développer le réflexe de compenser la diminution de la qualité des aliments en posant des gestes concrets dans les autres domaines de notre existence.

Prenons l’exemple d’une personne qui se sent totalement décentrée après avoir vécu une période de stress intense et durant laquelle elle a consommé du fastfood. Comment pourrait-elle retrouver son équilibre en portant une attention plus particulière aux six facettes du concept de santé globale? Voici ce que je lui conseillerais :

Alimentation : devenir consciente du déséquilibre et amorcer la correction en privilégiant une alimentation vivante.
Mouvement : marcher quotidiennement 30 minutes en pleine nature et en profiter pour respirer consciemment et contacter le moment présent.
Stress : identifier les stresseurs de sa vie et apporter des modifications là où cela est possible pour les diminuer.
Spiritualité : ajouter la méditation et le silence à son hygiène de vie ou pratiquer régulièrement l’exercice 6-3-6.

Cette petite progression de conscience pourrait la remettre sur son chemin de vie.

Exercice pour induire un état de relaxation : La respiration 6-3-6

■ S’asseoir.
■ La tête doit être bien centrée.
■ Faire le calme.
■ Inspirer en comptant 1-2-3-4-5-6.
■ Maintenir et compter 1-2-3.
■ Expirer lentement en comptant 1-2-3-4-5-6.
■ Répéter trois fois.

En apprenant ainsi à jouer avec les différentes composantes de notre vie, nous réalisons peu à peu que lorsque viennent des périodes plus difficiles, nous réussissons à les traverser avec plus de facilité. Il faut toujours mettre les six indicateurs de la santé en interaction et en complémentarité les uns avec les autres.

C’est ce que j’appelle guérir sa vie!

L’art imaginatif

L’art véritable est un art qui associe l’esprit à la matière parce que l’être humain est avant tout un esprit, un être spirituel dans un corps physique. Dans sa tête, l’artiste a un idéal, une représentation de ce qu’il veut montrer, partager avec les autres. C’est quelque chose de pur. L’artiste naît lorsqu’il a envie de partager avec les autres ce qu’il a dans sa tête.

L’œuvre de l’artiste commence à partir du moment où il va vouloir faire descendre ce qu’il a dans sa tête à travers ses mains, dans la matière. Mais entre la représentation qu’il a en tête et l’œuvre finale, il y aura forcément des différences. En passant à travers des matériaux créateurs, il va y avoir une certaine déperdition de la lumière et de la beauté perçues en soi. Il faut l’accepter. Mais il faut essayer par tout un travail intérieur et toute une lutte intérieure, de céder le moins possible de cette lumière à la matière. Une vraie œuvre réalisée par un vrai artiste, c’est quelque chose qui va nous toucher en profondeur. Elle va descendre jusque dans notre volonté et susciter l’espérance.

Dans l’œuvre de l’artiste, on va percevoir son combat, sa lutte et surtout sa victoire : l’esprit est plus fort que la matière ou le bien est plus fort que le mal. L’artiste peut ainsi dans notre monde actuel, générer l’espérance dans le cœur humain. L’individu face à l’œuvre d’art se dit : « Cet artiste là, dans son domaine a pu vaincre la matière, la transformer, la transcender. Je ne suis pas un artiste, ce n’est pas grave. Dans mon domaine, je peux sans doute faire pareil. Il y a sans doute un moyen d’y arriver. ».

Le créateur ou la créatrice est donc un méditant. Il accède au monde spirituel, source de Sagesse et de Beauté. Le créateur méditant cultive une riche vie intérieure grâce à l’étude de connaissances ésotériques qui mûrissent en lui et se transforment en puissantes images révélatrices. Lorsque nous méditons sur des connaissances ésotériques, sur des vérités spirituelles, et que nous sommes capables de les recréer intérieurement sous forme d’images, nous les appelons des Imaginations spirituelles : d’où l’expression d’art imaginatif.

Généralement, le méditant créateur pratique plusieurs fois sa recherche intérieure avec des temps de mûrissement plus ou moins long entre chaque méditation. Enfin, il crée ou manifeste l’image intérieure sur un support approprié, selon ses capacités (dessin, illustration, peinture, sculpture, photographie, théâtre, poésie, etc.).

Qu’apporte l’art imaginatif à notre époque?

L’art imaginatif est un art qui a pour but de rappeler à l’être humain d’où il vient et qui il est.

L’être humain de l’époque matérialiste a oublié qu’il venait du monde spirituel. Son rapport au monde spirituel est basé sur des croyances. Il y a des gens qui croient en Dieu et des gens qui croient que Dieu n’existe pas. Indépendamment de ses croyances, l’individu le plus matérialiste est aussi un être spirituel comme tout le monde. Aujourd’hui, le rôle de l’artiste est de rappeler à l’être humain l’existence du monde spirituel pour lui donner envie de s’y reconnecter, de s’y intéresser de nouveau.

L’art a aussi un autre rôle : guérir le cœur et le nourrir lorsqu’il est asséché par le matérialisme de l’être humain.

En effet, souvent on entend des gens dire qu’ils se sentent vides à l’intérieur, secs, avoir peur, être de plus en plus méfiants et avoir du mal à entrer en relation avec les autres. D’où vient « ce vide intérieur »? Il vient de la société de consommation. Tout ce qui est strictement matériel assèche le cœur. Tous nos désirs d’acquisitions matérielles vident notre cœur. L’art imaginatif abreuve le cœur humain de vie.

Une œuvre d’art authentique, harmonieuse apporte des forces de guérison à celui qui la contemple.

Cela peut se comprendre si vous imaginez que l’aspect esprit et l’aspect matière sont parfaitement accordés dans l’œuvre en question, ce qui crée un équilibre. Or, l’être humain est un esprit dans un corps de matière. La bonne santé est un accord harmonieux entre l’esprit humain et le corps dans lequel il vit. La maladie est une dysharmonie entre l’esprit et le corps de matière. Et les forces de guérison, c’est l’harmonie, l’équilibre, la perfection de l’association esprit-matière. Une œuvre d’art spirituelle, imaginative, génère des forces de guérison. Et quand on contemple, qu’on écoute, qu’on participe même à cette œuvre, cela réveille nos propres forces de guérison.

Chaque créateur ou créatrice au plein sens du mot, doit être conscient que son travail participe à la spiritualisation de cette société afin qu’elle devienne plus morale, plus fraternelle et plus responsable. En effet, cette nouvelle forme d’art va changer le monde, car les gens vont changer d’état d’esprit. Ils vont se mettre à générer de l’espérance en eux. L’espérance, au niveau de la volonté, va donc se traduire à travers leurs membres. Et petit à petit, elle va remonter jusqu’à leur pensée, et générer des idées nouvelles. Dans cette espérance, et ces idées nouvelles, il y aura les germes du futur, les germes de la société du futur.

Créer sa vie, vivre sa joie

En général, pour la majorité des gens, la joie c’est un bel été presque sans nuage. De retour de vacances, les gens sont radieux. Ils ont pu profiter des activités extérieures et ont vu leurs enfants s’amuser dehors. La joie, on en parle dans tous les magazines, car le culte du bonheur nous obsède. Nous avons tous notre petite idée sur ce qu’il faut faire pour être plus joyeux, plus heureux. Cependant, vivre sa joie au quotidien nous semble souvent irréalisable. Pour y arriver, il faut une certaine réflexion. Cela demande de s’arrêter, de se donner des outils et de passer à l’action afin de CRÉER SA VIE.

La joie est au rendez-vous de chacune de nos journées. Pourtant, nous ne la voyons pas, nous ne la sentons pas et nous ne la ressentons pas. Privés de la légèreté que la joie procure, nous alourdissons notre corps et notre esprit d’une peau de chagrin qui, à la longue, nous désespère et nous démotive. Brisée par la fatigue, notre créativité personnelle et professionnelle s’effrite.

Nous avons alors deux réactions possibles : nous sommes victimes des autres et des événements ou nous prenons notre vie en mains de façon responsable. Être victime comporte ses avantages, car cela nous permet de nous déculpabiliser de notre passivité. Cette voie amène également son lot d’épreuves :  maux physiques de toutes sortes, malaises psychologiques, maladie, appauvrissement dans tous les aspects de notre vie qui, poussée à l’extrême, pourra mener à la mort.

Puisque la « victimite » nous apporte plusieurs malaises, il importe de voir notre responsabilité dans tous nos choix de vie. Cela nous permettra du même coup de transformer nos réactions de peurs pour qu’elles soient un moteur au lieu d’un frein.  Il faut apprendre à se servir de la peur et du plaisir pour élucider la dualité de notre perception. Ce sont des énergies puissantes qui servent à nous immobiliser ou à nous refocaliser vers une nouvelle approche de la réalité. Elles nous permettent de regarder la situation au lieu de nous maintenir dans une vision limitée de notre personnalité.

Notre corps exprime le reflet exact de ce qui se trame au niveau de nos émotions et de nos pensées. Ainsi, les systèmes nerveux, hormonal et immunitaire nous indiquent les malaises et les blocages. Si nous tentons de refouler des émotions, ces systèmes se mettront en branle pour exprimer le trop-plein emmagasiné. Chaque situation vécue commande donc de faire le choix entre vivre et survivre. Ce qui permettra ce choix, c’est justement l’option que nous choisirons : être victime ou être responsable.

Nous avons tous connu des moments de joie intense, où nous nous sentions heureux et comblés. Malheureusement, ces états joyeux ont tendance à être éphémères. Le rythme de vie effréné que nous menons nous contraint trop souvent aux obligations, au stress et à l’insatisfaction, ce qui nous laisse peu d’énergie et de temps pour cultiver la joie. Pourtant, dans notre vie de tous les jours, il est possible de retrouver et surtout à maintenir la joie, la joie véritable, celle qui est source de bonheur et de plénitude. Grâce à des moyens à la portée de tous, nous pouvons relever le défi de la joie au quotidien et ainsi exprimer l’essence de notre être véritable.

Il ne faut pas toujours juger sur ce qu’on voit

« Mon Dieu! Le plus souvent l’apparence déçoit. Il ne faut pas toujours juger sur ce qu’on voit » aurait dit Molière. Mais en fait, qui peut se vanter de ne pas juger sur les apparences? Qui n’a pas secrètement porté de jugement sur une personne qui avait « l’air pouilleux » ou qui avait « l’air d’un nerd »? Une femme avec une tenue légère devient souvent « une traînée » aux yeux de plusieurs. Et les tatouages? Vous pensez quoi des gens qui ont des tatouages?

Très honnêtement, je porte des jugements. Je ne suis pas pire ou mieux que vous. Mais surtout, je ne m’arrête pas à ceux-ci, ni aux premières impressions que donne une personne. J’ai trop vécu d’expériences me prouvant qu’il ne faut pas se fier aux apparences. Je crois aussi qu’on a tous droit à de faux pas ou de mauvaises journées; ces journées où on se dit qu’on aurait dû rester couché.

J’ai en tête le cas d’un jeune homme en particulier. Je venais de me faire à l’idée que l’entreprise était prête à embaucher un représentant aux ventes. Des candidats répondaient à l’annonce du poste. J’ai donc dû passer quelques entrevues. Lorsque arriva le tour du jeune homme en question, il se présenta en veston de cuir propre et en jeans avec à la main, croyez-le ou non, un café Tim Horton!

Quelqu’un d’autre aurait peut-être simplement tourné les talons et renvoyé le jeune homme chez lui, mais au point où j’en étais, je me suis dit que je lui donnerais cinq minutes avant de me faire une idée définitive. Il m’expliqua qu’il était à son compte et avait tout essayé pour faire de son commerce de pièces de performance pour autos un succès. Après m’avoir expliqué son cheminement personnel et pourquoi il voulait tenter sa chance chez nous, ce fut à mon tour de parler.

« Premièrement, Daniel (nom fictif), je trouve inacceptable la façon dont tu t’es présenté à mon bureau aujourd’hui. Tu devrais savoir que les apparences sont si importantes lors d’entrevues et encore davantage quand il s’agit d’une entrevue pour un poste de « représentant » d’une entreprise. Daniel, quand tu rencontres quelqu’un, tu as trois secondes pour faire une première bonne impression. Aujourd’hui, je ne sais trop pourquoi, j’ai accepté de te rencontrer. Et si ce n’est que la seule chose positive qui sorte de notre rencontre, j’aimerais te laisser avec un conseil. »

« Le conseil que j’aimerais te donner, et libre à toi d’en faire ce que tu veux, c’est de te mettre à l’image de la personne que tu veux être. Pas tant celle que tu es, mais celle que tu cherches à devenir. » Et je pris quelques minutes additionnelles pour discuter avec Daniel de mon entreprise et du genre d’individu que je cherchais pour travailler à mes côtés. Il m’écoutait attentivement et à la fin de notre entretien, alors qu’il me remerciait pour les bons conseils, Daniel me dit : « pouvez-vous me donner une autre chance? ». « Qu’est-ce que tu veux dire? » lui dis-je. « Demain, même heure, je reviens et vous verrez comment j’apprends vite. » Je réfléchis un instant et lui répondis de voir avec mon adjointe à la sortie du bureau. Si j’étais libre, j’accepterais de le rencontrer à nouveau.

Le lendemain, je vis son nom à mon horaire et quand je me levai pour aller le rencontrer dans la salle d’attente de notre bureau, quelle surprise! Daniel arborait un complet tout neuf, mallette à la main, sans café, et affichant son plus beau sourire. « Wow Daniel! » lui dis-je en lui serrant la main. « Ça donne tout un autre effet! Viens qu’on passe au bureau pour discuter de ce que tu peux faire pour nous. » Et nous avons discuté pendant une bonne heure des produits et services que notre entreprise proposait et du travail de représentant en question.

Une vraie fin de conte de fée vous dites-vous? Pas tout à fait. Daniel avait encore beaucoup de lacunes dans sa compréhension de nos produits et n’avait pas complètement fait ses devoirs sur notre entreprise. Je me mis donc, pour la deuxième fois en 24 heures, à rabrouer Daniel. « Tu as la chance inouïe d’obtenir une deuxième entrevue et tu crois que le simple fait de t’être acheté un beau veston fasse le truc? Désolé mon vieux, mais tu t’es trompé. Tu as le look, mais il te manque maintenant le contenu. Et je ne sais pas ce qui me prend de le faire, mais je vais te donner une autre chance. Oui, encore une.

Je te donne cette fois une semaine pour faire tes devoirs, faire des recherches, étudier sur tout ce dont je t’ai parlé ce matin et apprendre tout ce que tu peux sur notre entreprise. Reviens me voir dans une semaine. À ce moment-là, je serai le client et toi le représentant de chez Yannick.net. Tu me vends? Je t’engage. Tu manques la vente? On arrête tout. Ça va? » « Super! » me dit-il. « Vous ne serez pas déçu! » me lança-t-il en quittant le bureau.

La semaine suivante, Daniel me fit une présentation non sans erreurs. Mais il avait fait ses devoirs. Il en savait plus sur moi que certains de mes employés et avait fait beaucoup de lecture sur nos produits et connaissait notre compétition. Il venait surtout de me démontrer qu’il apprenait vite et qu’il était quelqu’un en qui on pouvait investir.

En l’espace d’un mois, Daniel est devenu – et en détient le titre encore à ce jour – le meilleur représentant aux ventes de notre entreprise. Daniel a vite compris qu’en communauté, on est jugé rapidement et que s’il était tombé sur un employeur qui a tendance à se fier aux apparences, il serait encore en train de se chercher un emploi, café à la main.

Soyez vous-même! Mais le vous-même que vous voulez devenir. Osez vous habiller, vous comporter et parler comme la personne que vous aspirez devenir! Dites-vous que vous rencontrerez toutes sortes de guides et d’indices le long de votre route. Ils vous permettront de vous ajuster et des tests mesureront à quel point vos convictions sont solides pour atteindre vos objectifs. À quel point voulez-vous vraiment devenir cette personne? Les apparences ne font qu’un temps. On ne peut jouer la comédie indéfiniment. Assurez-vous donc de bien définir la personne et les valeurs que vous voulez projeter.

Bon courage et n’attendez plus pour passer à l’action. Bâtissez la vie dont vous rêvez dès maintenant. Une action à la fois.

Instinct sexuel ou créateur, un clin d’œil

Le sexe se définit comme l’ensemble des caractères qui permettent de distinguer chez la plupart des êtres vivants le genre masculin et le genre féminin. La sexualité est l’ensemble de diverses modalités de la satisfaction instinctuelle liées à la reproduction de l’espèce.

L’instinct sexuel est donc une résultante pour la création de la race, mais c’est beaucoup plus que cela. Regardons autour de nous : les plantes, les insectes, les animaux, les poissons ont développé, lors de leur adaptation, des façons de se perpétuer, aussi simples qu’ingénieuses. De plus, les humains savent comment faire l’amour et cela instinctivement. C’est un besoin du corps, combien sali et tabou pourtant.

Mais qu’est-ce que le tabou? On dit que c’est un interdit d’origine sociale qui frappe un être, un objet ou un attribut. Cela peut venir de la société ou de la religion, car il serait malséant de l’évoquer, en vertu des convenances. Mais qu’arrive-t-il lorsque nous réprimons ou imposons des contraintes externes à l’individu?

Certaines religions, certaines doctrines, certains dogmes font croire que nous sommes au-dessus de notre sexualité, que nous ne deviendrons jamais des êtres spirituels si nous ne sublimons pas ce côté physique en nous. Comment pouvons-nous l’extirper, l’enlever, le contrôler lorsque nous ne savons même pas ce que veut dire une sexualité saine venant du fond de notre cœur, nous liant aux autres par la communication, par l’intellect, par le spirituel, par les émotions et par le corps physique? Nous pourrions spéculer et relater un tas d’exemples, mais c’est à chacun de découvrir si son instinct s’exprime librement sans contraintes et sans répercussions néfastes pour lui.

L’aspect sexuel ne se limite-t-il qu’au fait de faire l’amour ou de passer à l’acte du coït1? Je pense qu’il s’élargit jusqu’à l’intimité, la communication, l’écoute et le regard, le rire, le besoin d’être embrassé, de se serrer, de se toucher, de se caresser, de sentir la vague de plaisir traverser son corps tout entier. C’est le rapprochement de deux pôles qui veulent s’unir non pas par égotisme2, mais plutôt par la simple générosité et l’amour.

C’est un instinct très fort dans notre société. Regardons seulement les revues, la mode, les mondes secrets et cachés des déviations, la télévision, les millions de dollars dépensés qui sont engloutis dans la pornographie, l’érotisme et le sexe. Tout cela ne fait que transposer un monde de fantasmes, de blocages et de refoulements.

L’être humain a la capacité et la responsabilité d’être conscient de sa sexualité. Il peut, conséquence de son côté psychologique et analytique, intégrer le fantasme qui appartient au monde du mental. C’est un jardin intime et secret dans lequel il est souvent difficile de laisser entrer l’autre. Il a pour origine un détournement de l’énergie sexuelle; l’interdit a fait dévier l’excitation de sa source première pour la déplacer vers la tête. Le fantasme n’est que le déguisement de la culpabilité3.

Dans de vieilles civilisations orientales, le Tao et le Tantrisme étaient une forme de spiritualité. Le symbolisme de la sagesse du serpent, qui représente la base des grands Mystères, était enseigné et connu en Égypte, en Grèce, à Rome, en Inde, en Perse, au Mexique, au Pérou, etc. En Égypte, des dessins d’hommes en érection étaient gravés sur certaines pierres. Même certaines statuettes de la Scandinavie confirment les cultes à la sexualité. En résumé, les fondements et le cœur de ces religions reposaient sur l’énergie sexuelle qui représentait la force créatrice. Ils décrivaient dans leurs textes sacrés comment se faisait la transmutation de l’énergie sexuelle par les initiés supervisés, soit par des prêtres ou par des sages.

Chez l’animal, la pulsion est périodique ou cyclique. Il ne cherche pas à comprendre; il reçoit cette poussée et il cherche à l’exprimer. Il n’y a pas de honte, de dépression ou de souffrance inutile; l’animal suit ses pulsions tout simplement. Le genre humain n’a pas de relation sexuelle uniquement pour procréer, mais aussi par plaisir, par amour et beaucoup d’autres bonnes raisons. Wayne W. Dyer a écrit que, dû à leur grande aptitude à s’aimer mutuellement pendant des périodes prolongées, les êtres humains sont capables de passer des heures à se toucher, à jouer, à s’embrasser, à faire durer leur volupté, à connaître un paroxysme des sens, à atteindre ensemble l’orgasme, à reprendre doucement contact avec la réalité en se donnant la main pour descendre des hauteurs atteintes ensemble parce que leurs instincts leur disent que chaque expérience sexuelle est une image de toute leur vie commune, une affirmation de ce qu’ils ont été et seront l’un envers l’autre, une célébration du fait qu’ils sont, en tant qu’animaux unis. Cette énergie sexuelle, nous ramène au présent. Si on pense à ses dettes, à sa journée du lendemain, à ses tracas, cette énergie se dissipe rapidement et même disparaît. Ce ne sera alors qu’une sexualité de raison, d’obligation, de décharge émotionnelle et même de performance. Je pense que la sexualité est une bonne façon de méditer, car on est conscient de son corps, des émotions qui traversent l’être en plus d’être dans l’ici maintenant. Cette énergie, nous permet de juste d’agir, de donner, de recevoir, de ressentir avec simplicité.

Sans les tabous, la critique et les jugements, l’instinct sexuel est quelque chose de spontané et de libre. Quand cette pulsion monte en moi, le réflexe est de la satisfaire le plus rapidement possible. Elle peut être exprimée sainement ou par déviance (créant des impacts et des conséquences à l’un ou/et l’autre). Quand on ne peut pas l’évacuer physiquement, la pulsion sexuelle peut être canalisée dans des expressions créatrices comme l’écriture, le dessin, la musique, l’activité physique, l’inspiration de nouvelles idées sociales. Cette énergie peut aussi remonter à la surface quand l’individu se laisse aller complètement, des gammes variées d’émotions et des vibrations, des contractions à travers le corps avec des spasmes musculaires aidant à recharger le corps à travers le système endocrinien, nerveux et vasculaires. WOW…

Osons regarder cette énergie sexuelle pour vivre ce cadeau qui nous fait monter au septième ciel? Pourquoi ce ne serait pas le sixième ou le huitième ciel? …….

  1. Coït : accouplement du mâle et de la femelle dans les espèces humaine et animale.
  2. Égotisme : culte du moi, intérêt excessif porté à sa propre personnalité.
  3. M. Prémo et G. Éthier. La célébration sexuelle, page 90.
  4. Extrait du livre les Cinq Instincts, les comprendre, les accepter, les intégrer de Yves Sévigny

Qui seriez-vous si vous aviez tout?

Imaginez pour un instant le scénario. Vous apprenez que vous héritez de 5 millions de dollars d’un vieil oncle que vous ne connaissiez pas. Ses enfants sont tous décédés et il n’a pas de famille à part vous. Il était riche comme Crésus et vous a laissé une partie de sa fortune en cadeau. Vous n’avez plus à travailler un seul jour de votre vie! Que ferez-vous? Une fois la belle maison et la belle voiture achetées, le tour du monde complété… que ferez-vous de vos journées?

Imaginez sortir du lit le matin avec un sourire aux lèvres. Vous vous levez avec enthousiasme et certitude. La certitude que vous ne manquerez plus jamais de rien. Comment votre vie serait-elle différente? Seriez-vous plus généreux? Seriez-vous plus patient avec votre conjoint, vos enfants, votre famille? Seriez-vous moins stressé? Seriez-vous plus en forme… ou moins? Feriez-vous des excès épicuriens? Feriez-vous la fête matin et soir? Ou seriez-vous plutôt triste et seul? Je vous invite à méditer sur la question parce que tout ce dont vous avez besoin pour savoir qui vous êtes vraiment, c’est de répondre honnêtement à ces questions.

Croiriez-vous que des gens gagnant des centaines de milliers (voir millions) de dollars par année sont malheureux? Croiriez-vous que des gens entourés de dizaines de personnes à tout moment sont seuls? Croiriez-vous que des gens qui font ce qu’ils aiment comme occupation dans la vie ne sont toujours pas heureux? Croyez-le!

Vous savez sans doute que Michael Jackson, qui est décédé cet été, avait tout ce qu’une personne puisse demander : le talent, la célébrité, l’adulation de ses fans et de l’argent. Il avait absolument tout et, pourtant, il était très malheureux, au point où sa vie était en déroute et qu’il n’a pu garder le contrôle sur celle-ci, tout comme Elvis et Nelly Arcand et combien d’autres qui avaient, selon toute vraisemblance, tout pour être heureux? Alors pourquoi souffraient-ils autant? Au point de s’enlever la vie? La vie dont ils rêvaient tant?

Un but n’est pas la fin en soi. On s’imagine à tort que le bonheur se trouve au bout de quelque chose; au bout d’une semaine, au bout d’une saison ou au bout d’un succès ou d’une carrière, ce qui fait en sorte que tant de gens travaillent si fort pour en arriver à leurs fins et finissent par être déçus. La déception est même parfois si grande que certains s’enlèvent la vie.

Il faut donc prendre conscience de qui nous sommes et de ce qui nous fait vibrer et surtout, de se respecter, de visualiser notre vie rêvée et de s’imaginer la vivre au quotidien. En faisant cet exercice, vous vous projetterez dans le futur et pourrez expérimenter votre vie rêvée à l’avance. Ne le faites pas rapidement ni de façon trop superficielle, mais plutôt sur plusieurs minutes de réflexion. Méditez. Questionnez-vous. Imaginez-vous dans différents contextes… tout en demeurant le plus objectif possible dans votre réflexion et en vous demandant comment vous agiriez… si tout ce que vous souhaitiez devenait réalité.

Difficile, j’en conviens, avec les milliers de messages publicitaires qui nous sont lancés quotidiennement pour nous programmer ou les compromis sur notre intégrité auxquels l’on doit faire à cause de ce désir viscéral d’être accepté en société. Difficile aussi de s’imaginer qu’on pourrait se lasser d’être riche et adulé, mais c’est là que se trouve le défi. Le défi de s’imaginer seul, alors que nos amis présents partiraient travailler, de s’imaginer que d’autres nous bouderaient par jalousie, de s’imaginer que dorénavant, l’attention qui nous serait accordée pourrait l’être pour d’autres raisons que celles auxquelles l’on a été habitué… et tenter d’être soi dans le plaisir comme dans les responsabilités.

Je vous invite à visualiser votre vie rêvée et la personne que vous seriez. Qui seriez-vous si tout ce que vous souhaitiez était parfait? Cela vous permettra de réévaluer et de bien valider vos valeurs et vos convictions. Rien n’est plus sain que de se questionner. Socrate a dit « plus on en sait, plus on réalise qu’on ne sait rien. ». Le vrai danger, c’est de plafonner, d’être un Michael Jackson ou un Elvis et de sentir comme si personne ne pouvait plus rien nous apprendre… de se perdre dans la réalisation de ses objectifs.

Bon courage, et n’attendez plus pour passer à l’action. Bâtissez la vie dont vous rêvez dès maintenant, une action à la fois.

Faites ce que vous aimez ou changez!

J’avais 7 ou 8 ans. J’accompagnais ma mère partout lors de ses courses. Ma mère est authentique et franche. De la vieille école, elle est diplomate aussi. Mais elle n’a pas la langue dans sa poche. À quelques reprises, j’ai voulu disparaître d’à ses côtés, tellement j’étais gêné. Bien qu’aujourd’hui, je fais comme elle.

Une fois entre autres, après avoir été sèchement servie par la caissière au supermarché, ma mère lui avait dit avant de quitter : « Vous savez madame, si vous n’aimez pas votre travail, vous devriez changer ». Non pas méchamment ou sur un ton condescendant. Mais avec fermeté et conviction. Je ne peux qu’imaginer l’effet sur la dame. Comme un verre d’eau bien froide lancé au visage d’une employée qui « dormait » un peu à son poste. C’est fou tout ce qu’on se permet quand on aime plus ou moins son travail. On se dit « c’est pas grave, ce n’est que temporaire… » ou « quand je ferai un emploi que j’aime, là je serai à mon meilleur! ».

L’équation est relativement simple pourtant. Si vous aimez ce que vous faites comme boulot, une symbiose s’installe. Vous transpirez le bien-être et la passion. Conséquemment, vous êtes libre et à l’aise, d’être vous-même. Sans efforts. Ça devient un « cercle vertueux ».

Tandis que si vous prenez le premier emploi qui vous est offert, vous vous placez dans une situation perdante dès le départ. Comme dans une relation amoureuse, on doit prendre son temps pour trouver « notre match parfait ». Et faire le moins de compromis possible. D’un côté comme de l’autre. Parce que je tiens tout aussi responsable les patrons, d’engager trop rapidement, un peu n’importe qui, par paresse professionnelle. Ils pensent sauver du temps, alors qu’il leur en coûtera beaucoup plus en roulement de mains d’œuvre.

« C’est bien beau en théorie » me direz-vous, « mais en pratique, je dois travailler pour gagner ma vie. Maintenant! » Et je vous dis : « Absolument! Travaillez, maintenant! À vous trouver l’emploi de rêve. ».

Je vous mets au défi d’écrire sur une feuille de papier ce que vous feriez pour le reste de votre vie, si je vous mettais 10 millions dans votre compte de banque. L’argent n’étant plus un facteur, que feriez-vous pour passer le temps? La grande majorité des gens me répondent : « je voyagerais ». D’accord. Mais après avoir fait le tour du monde 2 ou 3 fois, vous feriez quoi de votre temps? Ou si vous croyez vraiment que le « voyage » et les « cultures étrangères » vous passionnent à ce point, avez-vous comptez le nombre d’emplois qui s’y rattachent?

Agent de voyage, travailleur dans le monde hôtelier, équipier sur un bateau de croisière, sans parler de toute l’industrie touristique? Non seulement ça, mais du fait que vous aimiez le voyage à ce point, imaginez tous les « pays » où vous pouvez « prospecter » un emploi! Je vous jure qu’il existe non seulement une profession ou un métier dans le domaine qui vous passionne, mais que des dizaines d’opportunités existent au sein d’entreprises florissantes.

« La plupart des gens qui échouent dans leurs accomplissements n’échouent pas par manque de capacité, mais par manque d’engagement. » – Zig Ziglar

Je passe des dizaines, voire des centaines d’entrevues chaque année. La plupart de ces rencontres doivent débuter par une entrevue téléphonique. Les candidats qui veulent travailler chez nous doivent me téléphoner via un numéro particulier que j’affiche. Je tiens à leur parler personnellement en premier. La plupart, j’imagine, ne se doutent pas de parler au président de l’entreprise du premier coup. Ce qui me fait dire au passage d’être prêt à toute éventualité quand vous entamez le processus de recherche d’emploi.

Quoi qu’il en soit, mes premières paroles sont habituellement : « je suis en réunion en ce moment, pourriez-vous me rappeler dans une trentaine de minutes SVP? ». Ce à quoi 100 % des gens répondent : « certainement ». Mais aussi incroyable que ça puisse paraître, moins de 20 % le font. Moins d’une personne sur 5 me rappelle. Et sur les 5 seulement 2 ou 3 le font dans les délais demandés. Certains me rappellent le lendemain, etc.

Pourquoi je dis être en réunion même quand je suis libre? Parce que je teste les candidats dès le départ et me sauve un temps fou. Je peux voir si le ou la candidate peut suivre une instruction simple et claire. Je peux voir s’il veut vraiment l’emploi, ou si le simple fait de se faire rabrouer une première fois le décourage.

Les gens ont des rêves, mais trop se comptent perdants d’avance. La plupart n’osent pas s’écouter et aller au bout de leurs passions. Et ceux qui osent, abandonnent trop rapidement. Croyez-moi quand je vous dis qu’il y a des dizaines et des centaines d’opportunités pour quelqu’un comme vous et moi qui ose. Qui ose écouter sa passion et qui ose rêver grand. Bernard Lachance a osé. Il a osé rêver devenir chanteur et performer dans les plus grandes salles du monde. Même s’il devait vendre ses billets, lui-même, un à la fois. Et il a rêvé se faire inviter à l’émission d’Oprah. Ce qu’il a accompli aussi.

Vous, qu’est-ce qui vous fait rêver?

« Outre notre amour, notre travail est un des plus précieux dons sacrés que nous pouvons donner. Quand vous aimez votre travail, vous aimez votre vie. Aimez ce que vous faites ou changez! » – Anthony Robbins

Bon courage et n’attendez plus pour passer à l’action. Bâtissez la vie dont vous rêvez dès maintenant. Une action à la fois.

Le féminin, un attribut essentiel de la nouvelle terre

L’humain, dans son essence, possède les attributs féminin et masculin et le but de notre vie est de les équilibrer et de faire en sorte que chacune et chacun soit capable de vivre en concordance avec les caractéristiques de la féminité et de la masculinité. Comme je le décris dans mon livre, nous sommes en train de vivre un grand changement. Des nouveaux humains prennent leur place et ils ont une vision évoluée de leur réalité. Probablement que vous en êtes.

Les dernières décennies ont bousculé toutes nos vieilles croyances et nos façons de vivre. C’est une étape essentielle au grand changement en cours qui exige la mise en place de la vraie égalité entre les femmes et les hommes. L’humain doit se dépasser et atteindre dans son cœur la compréhension profonde de l’importance de l’humain et du respect de la personne.

La femme au foyer qui ne vivait que pour sa famille, soumise à l’homme et sans droits légaux qui lui sont propres a, dans les sociétés développées, fait place à la femme active au foyer ou ailleurs, celle qui choisit, qui développe ses goûts et ses habiletés et qui cumule de plus en plus de rôles qu’elle accepte de remplir au meilleur de ses possibilités.

Nous vivons maintenant dans une société où les femmes en mouvement, ayant les mêmes droits que les hommes, prennent en main les responsabilités de support matériel et familial, sont conjointes, mères et travailleuses engagées, tout en essayant de comprendre comment être une femme dans cette société qui l’accapare et ne lui laisse pas grand temps pour elle. La femme, maintenant plus instruite et autonome financièrement, prend souvent la décision de la rupture amoureuse. Elle veut se respecter et être respectée. Cette décision bouscule autour d’elle et lui donne souvent de nouvelles responsabilités qui s’ajoutent aux premières. Le plus important pour elle, c’est de comprendre comment demeurer une femme tout en prenant en charge ses attributs masculins.

La féminité est inspiratrice, elle est créatrice d’amour inconditionnel, de liens affectueux, de bontés et d’intuition. La féminité est la créatrice de la vie, du lien amoureux, de la beauté. C’est le pôle d’attraction de la vie familiale, c’est l‘émotion.

La vie moderne provoque chez la femme le développement des attributs masculins. Le défi pour elle est de demeurer une femme bien campée dans ses attributs féminins et heureuse d’être une femme, malgré son rôle dans un travail autrefois réservé aux hommes et malgré ses responsabilités de mère devant souvent faire vivre la famille. Elle apprend, sans préparation, à jouer des rôles qui la campent dans des fonctions l’obligeant à penser et agir en homme. C’est cet équilibre qu’elle est en voie de développer.

L’évolution du rôle de la femme a bousculé les habitudes masculines. Tout changement bouscule.

L’homme a subi ces grands changements sans souvent comprendre ce qui lui arrivait. On l’a détrôné du rôle de pourvoyeur, de responsable du bien-être matériel de la famille sans pour autant l’éclairer sur sa place dans ce nouveau monde. C’est ainsi, qu’en une génération, l’homme s’est retrouvé en compagnie de femmes magnifiques qui ont leurs opinions et qui sont souvent le pilier financier de la famille.

L’homme a dû apprendre à vivre avec cette nouvelle réalité et laisser la femme être qui elle veut être à son côté. Il a aussi appris à partager la responsabilité du foyer. Il a commencé à s’occuper de ses enfants. Il a pris de plus en plus de responsabilité à la maison en partageant les tâches familiales. Il y eut de longs ajustements et des grincements de dents.

Devant la rupture amoureuse souvent décidée par la femme, l’homme fait face à ses émotions. Il découvre la souffrance émotionnelle. Il apprend à pleurer. C’est la fin de « Un homme ça ne pleure pas ». Il apprend à toucher son cœur, à comprendre l’amour dans son essence. Il se rapproche émotionnellement de ses enfants. Il s’en occupe quel que soit leur âge. Des pères acceptent même de demeurer au foyer et de s’occuper de la famille pendant que maman travaille.

Le masculin, c’est la logique, le mental, la force d’action. C’est le pilier sur lequel on s’appuie et avec qui on se sent en sécurité. C’est la virilité, la solidité brute. L’homme s’est campé durant des millénaires dans ces rôles. Il a décidé et construit sans se préoccuper de cette autre partie de lui, son féminin. Toute émotion fut niée. Les hommes ont bâti notre monde sur la base de l’ego et ce monde est en décomposition.

Comme je le décris dans mon livre VERS LA NOUVELLE TERRE, nous vivons tous un grand changement et l’équilibre du féminin et du masculin en chaque être humain est une étape essentielle à la venue de cette nouvelle énergie où l’égalité et la complémentarité sont des attributs essentiels pour vraiment changer notre façon de vivre sur notre belle planète.

La prise de conscience de ce que nous vivons tous est un bon pas dans la réalisation de notre objectif commun, celui de bâtir une société ayant les qualités du cœur comme fondations. L’humain en premier. Nous sommes tous conscients qu’il y a encore du travail à faire en chacun de nous, mais nous sommes sur la bonne voie.

Bonne route à toutes et à tous.

Les livres de la vie

Mourir en Égypte

Ça sert à quoi, une vie? Quelle est notre raison d’être? Pourquoi sommes-nous sur terre? Bien des philosophes et des experts de toute sorte ont essayé de répondre à ces questions sans pourtant nous satisfaire. Cette chronique vous propose d’explorer ces questions essentielles en vous offrant diverses expériences transformatrices racontées par divers individus qui se sont tous posé cette question : elle sert à quoi ma vie?

D’après mon expérience, perdre un état de conscience supérieur est très douloureux. Quand vous avez connu et expérimenté personnellement cet état de bien-être, rien d’autre ne vous satisfait. C’est exactement ce que j’ai vécu environ 12 mois après ma première expérience de Kundalini.

Ma « nouvelle conscience » demeura avec moi près de 12 mois. C’était un état merveilleux et je me sentais vraiment comme si ça durerait toujours. Mais ça devait finir un jour. Graduellement, j’ai commencé à sentir que ma vieille personnalité reprenait le dessus. Selon mon expérience, perdre un état de conscience supérieur est très douloureux.

Graduellement, j’ai commencé à perdre mon sens inébranlable de bien-être et de joie intense. Avec le temps, j’ai commencé à croire que mon « expérience ’73 » avait été une aberration, un coup de chance. Un formidable coup de chance, mais quand même un coup de chance.

Puis, l’année 1980 me ramena à peu près la même expérience, mais cette fois dans un cadre et un contexte très différents, et avec beaucoup de changements dans les détails. Permettez-moi de m’expliquer.

Je participais à une visite guidée dans les temples de l’Égypte. Comme des milliers d’autres groupes avant nous, nous nous arrêtions à tous les sites clés du temps des pharaons. Comme nous visitions la grande pyramide à Gizeh, on nous guida jusque dans la chambre intérieure. Nous étions peu nombreux, nous profitions donc de plus d’espace et de liberté de mouvement que d’autres groupes du genre. Pour m’amuser, j’ai profité de l’absence momentanée de notre guide pour me faufiler dans l’espace de pierre occupé jadis par le sarcophage. Un des membres du groupe me photographia alors que je souriais et saluais de la main, debout dans le tombeau. Notre guide fut bouleversé. Il n’a rien dit sur le coup, mais j’ai su plus tard qu’il avait dit à quelqu’un du groupe que les individus qui font ce que j’ai fait étaient frappés d’une malédiction, condamnés à mourir, victime des pharaons. Je ne soupçonnais pas alors à quel point ces paroles devaient s’accomplir.

Quelques jours plus tard, nous avions quitté le Caire et naviguions sur le Nil dans un bateau habitable qui devait remonter le fleuve de ville en ville et nous permettre de visiter les sites le long de la Vallée des rois. Un bon après-midi, je m’étais joint au groupe qui se rendait au tombeau de Tuthankamen. On nous avait dit de nous aligner le long des larges marches de pierre du tunnel menant au tombeau pour attendre le groupe qui nous précédait. Comme nous nous dépêchions de descendre les larges marches de pierre, j’ai perdu pied parce qu’un gros morceau de pierre manquait à la marche sur laquelle je pensais poser le pied.

Mon pied descendit d’un bon 16 pouces et je me suis foulé la cheville. La douleur que j’ai ressentie a été courte et intense. Je l’ai sentie passer directement dans ma cheville à mon cerveau comme le flash rapide et aveuglant d’une lumière blanche. Je me suis tourné vers la personne à côté de moi, j’ai vite mis mes bras autour de son cou et lui ai chuchoté « tenez-moi, je pense que je vais m’évanouir! ». Et je suis tombé lourdement comme un sac de riz.

Il s’est trouvé que le groupe que j’accompagnais incluait un ambulancier et une infirmière. On m’a dit qu’ils ont tous les deux pris la situation en main immédiatement et ont aidé à transporter mon corps hors de l’escalier dans un espace dégagé. Voyant que j’étais inconscient, ils cherchèrent mon pouls, sans pouvoir le localiser. Ils ont commencé la procédure de réanimation et je suis revenu à moi au bout d’environ 5 minutes.

J’étais seul à savoir ce qui m’était arrivé pendant que mon corps était allongé sur le sable de la Vallée des rois. Je me suis retrouvé volant (ou en chute libre), les pieds devant, le long de ce grand tunnel menant à une lumière brillante. Autour de moi, les murs de ce « tunnel » semblaient décorés de peintures ressemblant à des hiéroglyphes qui se sont mis à vivre, à me pointer du doigt et à me saluer quand je passais devant eux. Ils semblaient me connaître et me reconnaître, me saluant et m’appelant par mon nom. Même si le nom qu’ils employaient n’était pas « Marcel », mon nom actuel, je me souviens que je répondais à leurs salutations en disant : « oui, c’est moi! Salut les gars! Ça va? ».

Quand j’ai repris connaissance, on m’aspergeait la figure avec de l’eau et on me tapotait les joues pour me réanimer. Je me souviens d’avoir entendu d’abord une voix très faible. Je me souviens d’avoir voulu rester dans ce monde merveilleux que je venais de visiter, mais c’était impossible. Je revenais définitivement à la vie, et j’étais en Égypte, allongé sur le sable, regardant un cercle de visages, pour la plupart étrangers, penchés sur moi avec différents degrés de surprise et d’inquiétude.

Mystérieusement, la douleur qui avait déclenché cet épisode avait disparu. Plus aucune douleur à la cheville. Peu importe. Les gens du groupe ne voulaient prendre aucun risque. Je fus transporté à l’autobus et ramené à ma cabine sur le bateau avec comme directive de rester au repos pour l’après-midi. Je voulais bien. J’avais réellement besoin de temps pour comprendre ce qui venait de m’arriver. Avant de sautiller jusqu’à mon lit, j’ai regardé mon image dans le miroir et j’ai vu que la peau de ma figure, de mon cou et de ma poitrine était complètement blanche, comme si j’étais un fantôme. Je me souviens d’avoir pensé : « mais où est passé mon teint bronzé! ».

J’avais déjà vécu ça, donc je savais ce qui était arrivé. J’ai réalisé que j’avais probablement eu une expérience en dehors du corps. En ce qui me concerne, j’avais déjà eu une autre de « ces » expériences. Quelques heures plus tard, je me réveillais d’un sommeil réparateur et j’avais retrouvé mon teint bronzé, mais mon esprit était à jamais transformé, d’une façon qu’il me restait encore à découvrir.

Dans les heures et les jours qui suivirent, j’ai commencé à redécouvrir la vie comme un être détaché de son corps en quelque sorte. Encore une fois, j’étais conscient du sentiment d’habiter Marcel plutôt que d’être véritablement Marcel. Encore une fois, je savais ce que la vie signifiait. Encore une fois, je savais que le monde autour de moi était une illusion cachant l’énergie véritable de toute vie.

Alors que dans les semaines précédentes de mon voyage, je me sentais et j’agissais comme un typique « touriste occidental gâté, inquiet de son confort et de ses dépenses de voyage », maintenant, je me sentais mystérieusement connecté aux nombreux Égyptiens qui nous entouraient, qui fournissaient un transport par chameau ou chariot, guidaient nos visites dans les tombeaux, servaient nos repas et nous traitaient généralement comme des rois. Je me voyais maintenant fuir la compagnie de mes confrères de voyage canadiens, préférant plutôt la présence des Égyptiens, qui, pour la plupart, pouvaient à peine dire quelques phrases en français ou en anglais. J’ai pris la résolution de me lever à l’aube pour voir le soleil se pointer sur le Nil. Dans chaque petite ville, debout sur le quai, en parfait silence, je fixais des yeux ce spectacle lumineux tout en partageant une cigarette avec eux.

Revenu au Canada dans le blizzard de février, je me souviens de l’impression d’être déconnecté alors que j’essayais d’incorporer cette dernière expérience à ma vie quotidienne. J’avais changé encore une fois, et je savais que les choses ne pouvaient plus simplement s’effacer. J’en dirai plus long sur la question une autre fois, Pour le moment, disons simplement le jour du départ venu, j’ai pleuré et pleuré encore. Je ne voulais vraiment pas quitter cette terre où je me sentais maintenant chez-moi. Je me souviens du regard de l’Égyptien qui conduisait notre autobus. Il ne parlait presque pas l’anglais, mais ses yeux semblaient vraiment comprendre que j’avais vécu une expérience intense de l’Égypte et que je ne voulais pas partir, que je ne serai plus jamais le même.

Les livres de la vie

Un kundalini collectif

Ça sert à quoi, une vie? Quelle est notre raison d’être? Pourquoi sommes-nous sur terre? Bien des philosophes et des experts de toute sorte ont essayé de répondre à ces questions sans pourtant nous satisfaire. Cette chronique vous propose d’explorer ces questions essentielles en vous offrant diverses expériences transformatrices racontées par divers individus qui se sont tous posé cette question : elle sert à quoi ma vie?

Ceux d’entre vous qui me connaissent savent que j’ai un p’tit côté irrévérencieux qui aime bien faire des farces et faire rire les gens. Et pourtant, lorsqu’il s’agit de penser au sens de ma vie, je ne peux m’empêcher de me remémorer trois expériences bien particulières qui sont survenues à trois différentes époques de ma vie. Je sais maintenant qu’il s’agissait d’expériences Kundalini. Mais au moment où elles avaient lieu, ces fameuses expériences, je ne savais pas du tout de quoi il s’agissait…

À la fin de notre dernière chronique, j’étais sur le point de vous raconter la première de ces expériences. Il s’agit d’une aventure qui m’est arrivée en 1973 et a duré une dizaine de mois. Cette aventure-là, je ne l’oublierai jamais. Et je peux encore dire ça malgré que cette expérience est survenue il y a déjà 30 ans.

C’est la troisième semaine du mois de septembre en 1973… Nous sommes une trentaine de personnes à suivre un cours de métaphysique dite appliquée. Lors d’une session particulièrement intense, on discute de l’amour. J’argumente avec notre prof, la fondatrice et la guru de notre organisation lorsqu’elle m’interrompt brusquement en disant avec autorité : Non, Marcel, le phénomène dont tu parles, ce n’est pas de l’amour véritable, ce n’est que du sexe! Ton problème à toi, c’est que tu n’as jamais compris ce qu’est l’amour véritable!

Normalement, ce genre d’intervention aurait provoqué une réplique rapide, car, d’habitude, j’ai la parole facile et j’aime argumenter. Mais cette fois-ci, je suis complètement pris au dépourvu. Soudainement bouleversé, je réagis d’une façon qui me surprend complètement : je me précipite hors de la classe. Je n’ai qu’une chose en tête : m’éloigner de cette femme! M’éloigner de cette classe! Inexplicablement, je me mets soudainement à me parler à haute voix, maugréant que ma guru ne sait pas de quoi elle parle. Plus je parle fort, mieux je me sens. Malgré ça, je ne peux m’empêcher de me mettre à pleurer à grosses larmes puis à hurler à haute voix. Plus je hurle, mieux je me sens, ce qui m’encourage à hurler encore plus fort. Je continue de crier et de pleurer à haute voix pendant au moins une quinzaine de minutes. Puis tout à coup, je ressens une douleur intense en arrière de la tête. Une voix (qui n’est nettement pas la mienne) me dit avec autorité : « Ton thalamus est en train de surchauffer. Calme-toi ». Surpris, j’arrête subitement de crier et de pleurer. Ma douleur disparaît aussitôt. Une lumière étrange m’enveloppe et un silence étourdissant m’entoure. Un calme étrange, mais bénéfique s’empare de moi. Ma colère et mon désarroi ont disparu et cédé la place à une sorte d’extase. Ma vie me semble tout à coup imbibée d’un sens profond et immuable. Je comprends maintenant TOUT. Et j’ai bien hâte de partager ma révélation avec les gens que je viens tout juste de quitter.

De retour à la salle de classe, j’en ouvre brusquement la porte pour me précipiter à l’intérieur. Une nouvelle surprise m’y attend : la pièce est remplie d’une énergie intense qui pulse partout et la couvre de couleurs vibrantes. Tout au fond de la pièce, je vois notre prof qui me sourit et m’ouvre les bras. Je me précipite dans ses bras en essayant d’expliquer ce qui m’est arrivé, mais je ne peux rien dire. Je ne parviens qu’à émettre des balbutiements incompréhensibles. Je me sens comme un bébé qui vient à peine de naître. De la bave me dégoutte de la bouche et le nez me coule à profusion, mais je me sens heureux, heureux, heureux comme jamais auparavant. Malgré ça, je suis assez conscient pour constater qu’un étrange tableau m’entoure : une trentaine de personnes me regardent avec consternation. Certains sont simplement curieux. D’autres sont visiblement ébranlés. Quelques-uns tremblent de peur. D’autres se bercent sur place comme de jeunes patients mentaux en état de choc.

Je désire vraiment leur expliquer ce qui s’est passé, ce qui m’est arrivé. Je veux les rassurer. Leur dire que tout va bien. Que ce que j’ai vécu est merveilleux. Qu’il ne faut surtout pas résister. Que tout ce qu’ils ont à faire est de permettre à l’expérience d’avoir lieu. Je veux leur affirmer qu’il n’y a rien à craindre. Que « passer de l’autre côté du voile » est tout à fait miraculeux, Mais je ne peux pas. Je ne peux toujours pas articuler un seul mot. Je ne fais que balbutier et baver. Et plus j’essaie de parler, plus je gargouille. Plus je gargouille, plus ceux qui m’entourent sont perplexes et plus je trouve ça drôle. En fait, tout me semble drôle. Très drôle.

Dans les heures qui suivent, une vingtaine d’autres personnes vivent une transformation semblable à la mienne. Un après l’autre, ils « percent » le voile qui me semble séparer la dimension physique de la dimension éthérique. Chacune de ces percées m’apparaît être une victoire importante, une sorte de conquête du monde spirituel par rapport au monde physique. Je suis convaincu que plus il y aura de gens comme « nous », mieux nous serons.

Vous vous souvenez de la voix qui m’avait suggéré de me calmer? Cette voix me revient à maintes reprises. Elle me parle de Marcel comme s’il n’est qu’une personnalité particulière dans une longue ligne de personnalités que je possède dans ma garde-robe multidimensionnelle. Dès les premiers instants après ma transformation, cette voix me guide d’un moment à l’autre. Elle me suggère quel individu aider à « traverser » dans la nouvelle dimension. Elle me murmure des détails intimes à mentionner à certaines personnes et me prédit ce qui va se passer d’un instant à l’autre.

C’est ainsi que s’amorce une transformation qui va s’échelonner sur une période de plusieurs mois. Marcel était un individu très sérieux et prudent. Sur les instances de ma voix, je deviens très enjoué et insouciant. Marcel était émacié et de faible constitution. Je gagne du poids et développe des muscles que je ne connaissais même pas. Marcel évitait tout sport et toute forme d’efforts physiques. Moi, je fais maintenant de la natation et de la musculature plusieurs fois par semaine. Marcel était dépressif et assez maussade, moi je suis très joyeux, même heureux jusqu’au point de chanter et de fredonner à tout moment de la journée.

Pour ce qui est de ma sexualité, elle aussi subit une transformation plutôt radicale. Quoique j’ai toujours été intéressé aux plaisirs charnels, ma personnalité assez maussade m’avait souvent empêché d’en profiter avec joie et abandon. Tout ça change avec l’aide de ma voix. Sur ses instances, je profite de maintes occasions érotiques et m’y abandonne avec passion et insouciance.

Plus je lui fais confiance, plus ma voix se fait connaître. Elle m’affirme qu’elle est là pour m’aider à surmonter les limites de Marcel. Elle me lance toutes sortes de petits (et gros) défis dont le but semble être de remettre en question mes habitudes et mes attitudes périmées. Elle m’enseigne à contourner les peurs, les appréhensions et les limites de Marcel. Elle m’offre maintes suggestions qui vont à l’envers de ses façons de penser, de son mode de vie, de ses inhibitions et même de ses croyances religieuses et spirituelles.

Cet état d’euphorie restera avec moi pendant plus de dix mois, cette année-là. Durant toute cette période, je suis constamment habité d’un sentiment de parfait bien-être et de joie soutenue. Je continue de plus à me percevoir comme une sorte d’extra-terrestre pour qui chaque nouvelle journée est une aventure inusitée.

Puis, un jour, je m’aperçois que tout est fini. Mon extase disparaît complètement sans laisser de traces. Ma certitude n’est plus là. Mon ancienne personnalité est de retour. Je suis de nouveau Marcel. Je ne suis plus qu’un humain bien ordinaire.

Mon état kundalini ne me reviendra que huit ans plus tard, lors d’un voyage en Égypte. Mais cette histoire-là, je vous la raconterai dans une prochaine chronique.