L’art de vivre – Passion

Passion, j’aime ce mot. C’est comme si je pouvais en ressentir son énergie, sa force, sa patience, son engagement. Pour moi, une passion veut dire aimer passionnément ce que je fais. C’est un appel à l’aventure, à la créativité, à la foi et la confiance en sa vie. En voici une illustration.

Déjà à l’âge de six ans, je voulais devenir violoniste et jouer dans un orchestre. Je suis née dans un tout petit village dans le nord du Québec, mais, même s’il était petit, il y avait un couvent tenu par des religieuses et l’une d’elles enseignait le violon. Pensionnaire dans ce couvent, j’ai eu la chance d’apprendre cet instrument. Cette passion m’a aidée à ne pas me sentir seule, éloignée de ma famille, à ne pas être triste et cela pendant dix ans. Je n’allais presque jamais aux récréations, j’étais toujours dans la salle de musique à m’amuser, à faire ce que j’aimais le plus.

À 17 ans, j’étais déjà sur le marché du travail et à 21 ans, je me mariais. Pendant plusieurs années, j’ai dû mettre de côté mon violon, travaillant à l’extérieur en même temps que notre maison devenait de plus en plus bruyante, cinq enfants s’étant ajoutés à notre couple. Fini le violon.

Mon mari décédait à 40 ans et cinq ans plus tard, je déménageais à Hull. Une de mes amies m’invita un soir au CNA pour entendre l’Orchestre symphonique d’Ottawa, et, tout bonnement, elle me dit que les musiciens n’étaient pas tous des professionnels. Le lendemain, je quittais un emploi assuré, me trouvais un excellent professeur et recommençais à étudier sérieusement le violon. Mon intention était de pratiquer 3 heures par jour pendant que les enfants étaient à leurs différentes écoles. Je ne me suis même pas demandé comment je m’arrangerais financièrement, je ne songeais qu’au résultat, l’orchestre.

C’est alors que les miracles ont commencé… Le téléphone sonnait pour m’offrir du travail. La première fois, c’était au ministère de la Justice où l’on m’offrait un contrat de six mois, non renouvelable, à raison de 20 heures par semaine. C’était exactement ce dont j’avais besoin. Après ces six mois, j’ai été réengagée deux autres fois. Puis, la directrice d’une école de musique m’a téléphoné me demandant si j’accepterais d’aller enseigner le violon 15 heures par semaine, C’était parfait.

Ensuite, j’ai reçu un appel d’un médecin qui demeurait à Kapuskasing, un inconnu. Comment avait-il eu mon téléphone? Il écrivait un livre et me demandait de la transcrire pour lui. Il en a écrit 4! J’ai eu du travail pour 6 mois. Et finalement, j’ai eu mon audition et je suis devenue membre de l’Orchestre symphonique.

Je n’ai pas eu le temps de m’inquiéter, la vie prenait soin de moi continuellement. Je me sentais aimée, encouragée, dans le flot de ma vie. Je suis convaincue qu’en chacun de nous une passion a été déposée dans notre cœur et que si nous l’explorons, nous la découvrirons. Une passion est un appel à vivre pleinement, à aimer totalement ce que l’on fait, c’est un appel à vivre pleinement, à aimer totalement ce que l’on fait, c’est un appel à l’aventure, à l’inconnu. Il faut oser, laisser aller nos peurs, faire confiance en sa vie cette vie qui nous aime et nous connaît tellement. Nous connaissons les premiers pas à prendre et ensuite, nous allons de découvertes en découvertes. C’est un appel à la créativité, à l’expansion de son être.

La passion peut évoluer, c’est ce qui m’est arrivé. Bien sûr, j’aimerai toujours le violon, mais maintenant ma vie est devenue ma passion. Ma vie m’aime et me veut heureuse. Je lui fais confiance, elle me guide, m’amène je ne sais où et je dis oui. La confiance et l’abandon croissent de jour en jour.

Vivre ma vie comme une aventure!

Vous êtes-vous déjà posé ce genre de questions :
– Qui suis-je?
– D’où je viens?
– Quel est le sens de ma vie?
– Qu’est-ce que je fais ici?
– Pourquoi toute cette souffrance?

Moi oui!

Depuis 20 ans, je cherche des réponses à ces questions. J’ai commencé par explorer la naturopathie, l’énergie, la spiritualité, l’écologie, et finalement, le journal créatif. D’ateliers en formations, de découvertes en compréhension, de réponses qui m’amenaient à d’autres questions, toute cette recherche est devenue ma passion. Et cette passion m’a transformée, je dirais même qu’elle m’a métamorphosée.

Aujourd’hui, je me sens vivante, en paix. La vie m’émerveille à chaque instant. Mon chemin est devenu une aventure fabuleuse et je me surprends souvent à sourire en pensant à Indiana Jones et en me comparant à lui. Maintenant, je m’amuse avec tous ces instants, grands ou petits qui font ma vie.

Ne croyez pas que j’ai décidé de ne mettre que des lunettes roses!

Ne croyez pas non plus, qu’il ne m’arrive plus rien de désagréable!

Mais ma façon d’aborder ces événements a changé. Ma vision des choses a changé et ces passages difficiles sont devenus des occasions d’apprentissage dont je surveille la venue. Une image me vient à l’esprit quand j’y pense. Je me vois me frotter les deux mains l’une contre l’autre en me disant : « Ha, ha! Je t’attends la vie, quel défi à dépasser vas-tu m’apporter cette fois-ci? ».

Comme Indiana Jones, quand cela m’arrive, je cherche des solutions, j’explore les façons de traverser ce passage difficile du mieux que je peux. Je ne m’attarde pas à blâmer qui que ce soit, même pas moi-même. Je me dis : « Bon! C’est arrivé, qu’est-ce que je fais avec ça? Comment puis-je m’organiser pour aller de l’avant et faire au mieux pour toutes les personnes concernées et pour moi-même? Qu’est-ce que j’ai à apprendre de cette situation? ».

C’est dans ces moments-là que mon journal m’est bien utile. Si je suis en colère ou frustrée, j’écris, je dessine, je découpe ou j’arrache, je brûle aussi parfois. Si je suis triste, je pleure un peu, j’écris ma peine et puis je cherche mes solutions. J’essaie de comprendre et enfin, j’agis et j’avance, je vais vers la suite de cette merveilleuse aventure qu’est la vie.

Finalement, pour moi, la vie est devenue un jeu grandeur nature, un jeu de chaque instant. Le plaisir, le bonheur et l’amour sont devenus mes compagnons de route. Ce qui est merveilleux, c’est qu’en exprimant qui je suis à travers mes comportements et mes paroles, en osant dire ce qui se passe en moi, ce que je vis et comment je le vis, mes proches changent aussi, et c’est parfois tout aussi surprenant pour eux que pour moi. Point besoin de les convaincre ni de les changer! Cela se fait tout seul! Quand quelque chose ne va pas, je pose mon regard à l’intérieur de moi-même, je change ma vision de la situation, puis mon comportement et les choses changent autour de moi! C’est aussi simple que ça.

Alors oui! J’ai confiance en ma capacité de construire un monde nouveau en moi et autour de moi. Je sais par expérience qu’en changeant ma perspective, les choses se modifient autour de moi, qu’en établissant la paix en moi, elle s’étend autour de moi. Quand j’y pense, cela me remplit d’émotion et de gratitude et je ne peux que m’émerveiller devant la beauté de la vie et cette force qui m’habite. Pourtant, je me sens parfois bien petite devant l’immensité de la tâche à accomplir, car je réalise que ça ne s’arrêtera jamais, qu’il y a toujours à nettoyer, à transformer. Heureusement, le mieux-être qui m’habite maintenant me pousse à continuer, car je sais que cela en vaut vraiment la peine.

Mais encore! Comment maintenir cet équilibre entre mon être matériel et mon être spirituel, entre mon corps et mon esprit? « Fastoche! », dirait ma petite-fille!! Vivre l’instant présent! C’est ma phrase fétiche en ce moment. Mon mantra est « respire et sois présente ». Pas si facile que ça en a l’air puisque mon mental veut toujours aller ailleurs. Pourtant, je sais que c’est la solution pour faire grandir le Divin dans mon corps physique.

Être observatrice de ma vie à chaque instant.

Profiter du moment présent et de chaque leçon qu’il m’apporte.

Être ici et pas ailleurs, car c’est ici que Je suis, c’est ici que la vie se joue, c’est ici que l’aventure commence… ou continue, c’est ici que je me sens bien, heureuse et en paix.

La foi, un héritage divin

Même si nous l’ignorons, la foi est absolument nécessaire dans notre vie. Elle joue un rôle beaucoup plus important qu’on peut le croire, elle est même primordiale, car toute action est accompagnée par la foi, que l’action soit positive ou négative. Un bel exemple se trouve dans Job, quand il dit : « Toutes les craintes que j’éprouve se réalisent, tous les malheurs que je redoute fondent sur moi. ». La foi se manifeste dans l’action, dans le positif comme dans le négatif. Dans les deux sens, c’est toujours la foi.

Presque toutes les lois scientifiques sont basées sur la foi, mais une foi rationnelle. Vous avez aussi confiance dans votre comptable, votre avocat, votre médecin, votre banquier, dans votre pays, etc… En vérité, vous ne feriez absolument rien si vous n’aviez pas la foi. C’est la base de la vie!Le jeune enfant place d’abord sa foi en ses parents, avant de parvenir à un âge où il peut choisir par lui-même. Le grand trait caractéristique des croyants, c’est de se référer à l’invisible auquel ils se sentent tous reliés. On sent chez eux qu’une part du réel ne se fait pas voir, mais n’en existe pas moins. Ainsi on peut, dans la vie quotidienne, entrer en relation avec cette partie secrète par la méditation mystique.

La loi de la vie est une loi de croyance, et la croyance peut se résumer brièvement en disant que c’est la pensée qui entretient l’esprit. Tel un homme pense, sent et croit, telle est la condition de son esprit, de son corps et des circonstances de sa vie. La croyance en notre esprit, c’est simplement la pensée que nous entretenons dans notre esprit.

Les deux personnalités agissant à l’intérieur de nous.
La seule chose qui empêche une personne d’agir, à la suite d’une idée, est le doute de soi ou manque de confiance en soi. Les gens qui passent à l’action agissent par la foi. Il y a deux moi ou identités qui existent en chaque personne. La première est l’identité temporaire qui a été créée par les conditionnements ou codages de la société, et qui a habituellement une estime limitée de soi ou de ses possibilités. L’autre est le vrai moi; c’est cette étincelle de vie qui vous permet d’être en vie. Cette étincelle de vie fait partie d’une réalité infinie qui existe en toutes choses et qui est l’ultime ou la véritable identité de notre propre identité. On ne doit jamais oublier que nous ne sommes pas seuls pour agir. Souvent, les gens n’agissent pas parce qu’ils ont le sentiment d’être seuls dans ce qu’ils veulent réaliser.

La méditation quotidienne, ainsi qu’une constante affirmation de notre identité supérieure, produit éventuellement la réalité de cette identité personnelle dans l’esprit d’une personne. Les idées n’ont de valeur que si elles sont suivies d’une action! L’action engendrée par la méditation qui donne l’inspiration (intuition) devrait être la clé de la vie d’un individu. Le manque de confiance en nous, le doute et/ou l’hésitation sont les seules choses qui nous retiennent de passer à l’action. N’oublions surtout pas que la même intelligence supérieure qui nous a donné cette idée, est prête à passer à l’action pour nous aider à atteindre le succès et la prospérité dans notre vie.

Une autre raison qui fait que les gens abandonnent même en ayant une bonne idée, c’est qu’ils ont le sentiment qu’ils n’auront peut-être pas les autres idées nécessaires pour réaliser l’idée de départ avec succès. Encore une fois, notre esprit supérieur ou intelligence cosmique nous guidera avec d’autres idées au fur et à mesure du développement de notre idée de départ. Lorsque nous allons mettre une idée en application, disons-nous que ce n’est pas nous-mêmes qui le faisons, mais notre intelligence supérieure qui agit à l’intérieur de nous. C’est la foi qui nous pousse à passer à l’action!

De bons conseils

Visualisez constamment que par votre intelligence cosmique et votre moi supérieur, vous êtes déjà en possession et en train de vivre l’idée qui est dans votre esprit…. comme un fait déjà accompli.

Ne prenez jamais une attitude défaitiste quand il y a un creux momentané dans les circonstances de votre action. Souvenez-vous qu’il y aura toujours des ajustements à faire lorsque vous commencez quelque chose de nouveau.

Considérez les idées négatives qui vous viennent à l’esprit, créant le doute ou l’hésitation, comme partie de votre vieille personnalité. Annulez-les immédiatement!

Dites-vous sans arrêt que vous êtes une nouvelle personne avec une nouvelle façon de conduire votre vie. Si vous faites cela continuellement, votre esprit subconscient en viendra à l’accepter, et bientôt vous serez agréablement surpris d’être devenue une toute autre personne.

Chaque jour, dites-vous : « Le succès et le bonheur sont des idées réalisées dans ma vie. ». C’est mon intelligence supérieure qui a fait le travail.

Votre intellect personnel (esprit conscient) devrait se comporter comme un observateur qui regarde et loue la sagesse qui s’exprime par votre intelligence supérieure. Gardez ceci à l’esprit lorsque vous rencontrez quelqu’un et continuez à y penser en sa présence. Le fait de pouvoir conserver une attitude positive dans sa vie, crée un état d’esprit conscient qui permet mieux à votre intelligence supérieure de vous activer. Si vous vous efforcez de conserver cette attitude positive, cela va créer un état d’esprit conscient qui permet mieux à votre intelligence supérieure de vous guider dans l’action. Ce que je souhaite à tous.

La mémoire émotionnelle et ses conséquences

Ouvrir sa conscience, c’est permettre à l’intelligence suprême de pénétrer en nous et de nous éclairer sur nos manques d’amour, de paix, d’abondance, de liberté, de santé et de compassion.

Tous, nous savons que, profondément, nous sommes des êtres d’amour et de lumière. Alors qu’est-ce qui nous retient ou nous empêche de réaliser cette conscience d’être amour et vérité? La mémoire émotionnelle.

La plupart des gens sont mal à l’aise avec eux-mêmes ou encore, sont effrayés d’écouter ce qui se passe en eux, de peur d’y découvrir des parties d’eux jugées inacceptables. La vérité, c’est que la plupart d’entre nous avons abusé de pouvoir. C’est pourquoi nous souffrons de culpabilité et tentons par différents moyens de garder secrètes ces expériences passées. Comme rien ne peut rester caché puisque nous créons notre réalité à partir de nos ressentis et de nos pensées, nous devenons ainsi prisonniers de notre non-acceptation ou de notre manque d’amour envers nous-mêmes.

Il est primordial de prendre conscience du mouvement de la mémoire émotionnelle parce qu’elle influence les pensées et les pensées créent notre réalité physique. Par ailleurs, nos créations produites par nos pensées et soutenues par notre centre émotionnel viennent nous refléter notre moi souffrant.

Je ressentirai alors exactement ce qui vibre en moi. Si c’est de la tristesse, la tristesse sera présente chez les gens autour de moi et aussi dans mes activités. Si c’est de la colère, la colère sera présente chez les gens autour de moi, et aussi dans mes activités et ainsi de suite. C’est comme tourner autour du pot autrement dit, avoir peur de dire la vérité. Plutôt que de réagir au monde extérieur, il est préférable de bien identifier les différents miroirs t cibler les émotions à libérer et les pensées à transformer.

Existe-t-il des moyens efficaces pour contrer toutes ces créations qui rendent la vie si pénible et si lourde parfois?

Oui, fort heureusement il en existe plusieurs. Cependant pour avoir accès à ces moyens, il est essentiel de s’ouvrir à l’amour et sa lumière. Avec l’amour vient plusieurs moyens comme : l’accueil, l’ouverture, la compassion, le lâcher-prise, le non-jugement, la confiance, la patience, l’abondance, la santé, la liberté et plusieurs autres. À nous de les découvrir au fur et à mesure que l’amour prend de l’expansion dans nos vies. Pour reconnaître l’amour, je dois expérimenter l’amour.

Mais par où commencer direz-vous? En s’aimant soi-même. Comment? En se respectant. Premièrement, s’exercer quotidiennement à ressentir le langage émotionnel et décoder ses messages. Par exemple : quelqu’un me propose une activité, je ne me sens pas très en forme, mais je suis incapable de refuser. Par conséquent (par amour pour moi) je questionne l’émotion qui m’empêche de dire ma vérité. Peut-être que j’aurai comme réponse que ce n’est pas poli de refuser une invitation (croyance) ou encore si je refuse, peut-être que cet ami ne me rappellera plus (peur d’être abandonné).

Dans cet exemple, les choix possibles sont : soit que je réalise ma croyance et que je choisisse de la conserver ou l’abandonner. Si je choisis de l’abandonner, je prends conscience que je choisis de me respecter (m’aimer) et si je choisis d’y répondre, je choisis de me nier (me rejeter).

Il est essentiel ici, de ne pas se juger, que j’opte pour l’un ou l’autre des choix, je m’accepte tel que je suis.

L’amour ne juge pas!
Toutefois, prendre conscience ici, que la peur d’être rejeté est activée par le rejet intérieur de ma vérité. C’est comme si je résistais à ma propre lumière et ensuite dans mes expérimentations (forcées), je ressens différents malaises et j’en arrive à croire que je suis abandonné et à supplier le ciel de me donner de l’amour. L’amour est vérité! Et c’est uniquement par la vérité avec moi-même que je peux renouer avec l’amour qui a toujours été présent.

L’important ce n’est pas d’être soumis ou insoumis à des croyances, mais plutôt de se respecter de l’intérieur. Lorsque je ne me sens pas l’énergie de répondre à une invitation, l’amour m’invite à dire la vérité à cet instant précis. Si le doute m’habite, il est sage de dire à la personne que l’on prendra quelques instants pour y réfléchir et faire cette mise au point sincèrement avec soi-même. Ensuite, informer la personne franchement sur notre décision.

Le deuxième point à développer, c’est la maîtrise des formes pensées. Une façon très simple de maîtriser les pensées, c’est de stopper celles qui ne correspondent pas à mes aspirations profondes. Lorsque se présente une pensée limitée ou négative, je dis : stop! Cette pensée ne correspond pas à mes buts élevés; et je tourne mon esprit plutôt vers des pensées d’abondance, de réussite, de paix, etc. puisque je suis un être d’amour illimité.

Un troisième point à rajouter est celui de laisser l’intelligence se manifester naturellement. C’est-à-dire de ne pas entretenir d’attentes, mais plutôt rester le cœur ouvert et rempli de reconnaissance pour toutes les manifestations réalisées dans le lâcher-prise et la confiance absolue. L’univers est bon et bienveillant!

Comment accéder à l’amour de soi?
Premièrement, cela doit être un choix conscient. En affirmant que dorénavant l’amour est ma motivation essentielle de vivre, consciemment j’affirme : je m’accepte tel que je suis maintenant. Je pratique l’amour sans tarder ici et maintenant. L’accueil et l’acceptation de soi sont comme un soleil ardent qui permettra à toutes les énergies denses ou lourdes comme la colère, la jalousie, la peine, etc. de se dissoudre. J’imagine chaque énergie négative comme une glace et l’accueil, comme un soleil; alors je visualise cette glace (énergie dense) se dissoudre sous la chaleur de l’acceptation (énergie subtile).

Cette pensée : je m’accepte tel que je suis maintenant répétée plusieurs fois par jour, et je te suggère même de l’écrire et l’afficher à plusieurs endroits pour ainsi y revenir souvent durant la journée, transformera ta vie. Pour activer le processus, utilise cette affirmation vis-à-vis des autres aussi. Je t’accepte tel que tu es maintenant. L’autre recevra énergétiquement cette acceptation et l’aidera à s’accueillir. Si tu choisis de lui faire ce cadeau, fais-le dans l’amour inconditionnel, c’est-à-dire sans attente. Ensuite, ouvre-toi pour recevoir cet amour multiplié qui te reviendra. Puisque l’univers fonctionne ainsi tout retourne toujours à la source.

En t’accueillant et t’acceptant, tu ressentiras rapidement un changement vibratoire. Lorsque tu ressentiras cet apaisement intérieur sous forme de paix et de sérénité, ajoute cette autre affirmation : je suis amour inconditionnel. Utilise toujours les affirmations au temps présent. Laisse aller ton imagination et tes rêves les plus chers en créant toutes les affirmations qui t’élèveront en pensée, en ressenti et en réalisation.

En terminant, j’aimerais préciser ceci : à chaque nouvelle création, par exemple, si tu désires plus d’argent, plus de temps, plus de connaissance, etc. termine toujours ta demande par : Je désire…, pour mon plus grand bien et celui de tous les autres. Voici un exemple : Je désire changer d’emploi pour mon plus grand bien et celui de tous les autres. Ainsi tu crées en résonance avec la suprême volonté divine.

Car telle est la suprême volonté, tes créations respecteront tes besoins et ceux des autres. Aucun déséquilibre ne sera engendré en restant proche de ton bien-être et de celui des autres puisque telle est la vibration de l’amour, bienveillante et respectueuse pour tout ce qui est.

Bonne démarche de libération! Dans la vibration de l’amour réalisé.

L’intimité

… Est-ce possible?… Lorsque je me suis enfermé dans un monde d’illusions…

… Je t’aime. Cette parole magique qui déclenche l’illusion que celui ou celle qui la prononce devient le dieu capable de combler tous les besoins, de répondre à tous les désirs, de donner une identité, de confirmer la valeur… l’absence de cette parole ou de toute autre marque affective dans l’enfance est-elle responsable de ce grand vide qui habite l’humain?

… Quel lien y a-t-il entre ce vide générateur de souffrance et la difficulté de se lier intimement à un partenaire idéalisé depuis la tendre enfance?

— Pourquoi y a-t-il autant de confusion lorsque le moment de la passion illusoire doit céder la place à la réalité du quotidien?

— Quelle est cette pulsion qui élève les barrières défensives et les marques alors que la ferme intention et la promesse du début d’une relation est d’être vrai?

… Il n’y a pas de réponse magique à ces questions… pas de potion miracle pour accéder à l’intimité… un seul processus détient la clé. C’est Arnaud Desjardins, dans son livre « L’audace de vivre » qui le résume ainsi : « Vous ne pouvez pas aimer si vous ne vous aimez pas vous-même. Vous ne pouvez pas vous aimer vous-même si vous avez peur de vous-même. Vous ne pouvez pas éviter la peur de vous-même si vous vous fuyez. Et si vous vous fuyez, vous vous épuisez pour demeurer à la surface de l’existence. Comment voulez-vous atteindre la profondeur? ». La profondeur, c’est ça l’intimité… et ça commence par moi!

Concrètement, je dois accéder à mon identité et pour ce, je dois faire tomber les barrières que j’ai érigées une à une et qui ont pour nom : souffrances, drames, attachements, émotions, pensées, peurs…

… peur d’aimer, peur d’être envahi, peur de ne pas être correct, peur d’être abandonné ou rejeté.

Ces peurs n’étaient pas là à la naissance. Je me souviens comme il était facile de me faire des petits amis, de m’exprimer lorsque j’étais jeune! Ce n’est qu’au contact de la répression provoquée par les murs de défense des parents et/ou éducateurs que ces peurs ont surgi, masquant ma vraie identité. Choisir de me vivre, c’est donc affronter mes peurs, devenir conscient de tout ce qui m’habite, apprivoiser ma vie intérieure… devenir intime avec moi. Et ça, c’est le prérequis à l’intimité avec l’autre!

L’intimité dans une relation est un processus : « Je reste moi, tu restes toi, nous nous rencontrons dans le « nous »». De là, la nécessité d’être deux personnes, vivantes, distinctes, proches, intimes d’elle-même, en mouvement et qui vont se permettre de se vivre et d’être différentes, et ce, dans le ici et maintenant. L’être humain qui a grandi dans une famille nourrissante lui fournissant le milieu favorable au développement d’une image positive de lui-même et l’accession à son identité, n’aura pas trop de misère à entrer dans ce processus d’intimité, Par contre, la personne issue d’un milieu dysfonctionnel où l’émotion de base est la peur non exprimée (niée par surcroît) et dont le résultat est un sentiment de honte toxique, ne peut pas développer cette estime de soi indispensable pour faire suffisamment confiance à un être différent, pour risquer de devenir vulnérable et partager la vérité sur ce qu’elle ressent, ce qu’elle fait – les bonnes comme les moins bonnes choses – et lorsque les deux partenaires d’une relation le font également, il y a alors liberté et énergie, il y a connexion intime.

… Pour y arriver, il vous faudra le courage pour surmonter les obstacles à l’intimité avec vous et avec un autre : les peurs, les relations non terminées, l’absence de l’identité (dépendance affective), et la peur de l’engagement.

Photo 101 : Se permettre du noir et blanc

Nous nous souviendrons du temps gris et des pluies abondantes du printemps 2011. C’était parfois difficile pour le moral. Je me suis même aperçu que la température m’affectait. Période d’ermitage, d’isolement. Petite déprime. Manque de motivation. Et comme je clique à tous les jours de l’année en participant au Défi photo 365, les changements d’humeur sont « visuels » et bien perceptibles. Consciente de tout cela, tout en ayant confiance que le soleil allait bientôt revenir, je me suis amusée à trouver des symboliques photographiques. Période sombre, période de lumière. Explorons.

Univers gris

L’intérieur peint de pluie et de gris, mon œil n’avait plus envie de regarder la vie en couleur. Il ne la voyait plus en fait. Comme si mon cœur et mon doigt, normalement alignés, eux qui appuient sur le déclencheur de mon appareil, s’étaient éteints. Panne de courant. Tout était désaturé. C’est au jour 153 du Défi que j’ai décidé d’explorer visuellement ce que je vivais depuis quelques semaines. Ici, des fleurs, du muguet. Petites clochettes blanches, tiges et feuilles très vertes… Et si je les montrais en noir et blanc? Ce serait inattendu! Désaturées, transformées, question de refléter mon état. Une nouvelle expérience sensorielle? On perd certains sens, on ne les voit plus d’un même œil. Ici, on a presque l’impression qu’elles sentent moins bon. Leur parfum de miel s’est un peu dissipé. Leur douceur s’est durcie. Est-ce une illusion ou le ressentez-vous aussi? En noir et blanc, je regarde les courbes, la grâce. Les tiges alignées. L’unité. La cohésion du groupe. La douceur dans l’essence. Du muguet, oui, même en noir et blanc, pourquoi pas! L’idée symbolique d’associer le noir et blanc à une période plus sombre de sa vie.

L’obscurité aspire ou inspire?

On m’a dit que ce côté mélancolique et blasé, que l’on associe souvent aux artistes, est très « occidental », que c’est en quelque sorte « bon » ou « accepté » par la société que les artistes soient déprimés, qu’ils aient du vague à l’âme. « Les artistes eux, ils ont le droit. » Alors qu’en Orient, si j’ai bien compris, les peintres ou autres artistes seraient encouragés à présenter des œuvres réalisées dans un état d’esprit serein, méditatif et empreint de joie. Je ne connais pas la source de cette idéologie, alors je peux me tromper, mais ce concept est tout de même intéressant. On s’entend que du Baudelaire ou de la musique « country », ce n’est pas toujours ce qu’il y a de plus joyeux, ça peut être triste, dramatique, agonisant! On aime ou on déteste, mais c’est tout de même de l’art! Donc le fait de puiser dans la noirceur de notre être a toute une puissance d’innovation, une raison. C’est fascinant.

Qu’est-ce qui vous inspire le plus en création? Les moments joyeux ou les peines d’amour? Les regards d’enfants ou la sécheresse? Les mariages heureux ou le documentaire désolant? Peu importe. Vous avez raison. Affirmez-vous. La photographie est un médium d’expression exceptionnel qui nous permet de démontrer toutes ces facettes de la vie. Nos choix de scènes ne sont qu’un reflet de ce qui se passe à l’intérieur de nous ou de ce que nous cherchons à éviter à tout prix. Si je crois que la dépression est « mauvaise » en soi, je chercherai à montrer des scènes joyeuses dans mes photos. Si je crois que les scènes de bonheur extrême sont fausses, je me dirigerai vers le documentaire réaliste. Si je ne suis pas confortable avec mes propres émotions, j’irai peut-être explorer des sujets plus cérébraux. Ces exemples sont des extrêmes, mais l’idée est là. Qui suis-je comme photographe? Quel est l’état d’âme que je décide d’afficher? Apprendre à se connaître par les scènes que l’on se permet de prendre en photo. Le Défi 365 me fait réaliser que j’évite un bon nombre de sujets, je reste le plus souvent dans un connu confortable. Le beau, le gentil, le mignon… Mais si on est déprimé, il y a ce conflit intérieur qui n’a plus envie de montrer tout ce qui est positif tandis que d’autres, à l’inverse, se poussent à l’extrême pour y arriver quand même. Quel est votre mécanisme face à la noirceur et au manque d’inspiration? Et quand pour une raison ou une autre, les choses changent, le goût à la vie revient, que se passe-t-il…?

Et quand la couleur revient

Ah! Les étoiles dans les yeux sont revenues? Lumières de Noël! Bonbons! Sourires d’enfants! Champs de lavande! Chiots dans un panier! Bonjour!

Quand le soleil est revenu, à l’extérieur comme à l’intérieur, quel soulagement. Je n’avais plus assez de secondes dans une journée pour tout montrer ce que je voulais montrer!! Mes photos et mes textes reprenaient vie, enfin. Trop de choses, mes yeux étaient excités, stimulés, les couleurs soudainement tellement plus vives! Puis, je me suis souvenue de mon épisode d’obscurité. Avec du recul. J’ai eu de la gratitude. Mes yeux s’étaient reconnectés à mon cœur, puis à mon doigt qui clique, mais je pouvais maintenant comparer deux états, celui d’ombre, celui de lumière. Je pouvais maintenant apprécier.

« La nuit n’est qu’une partie du jour. » Traduction libre – Paulo Coelho

Pourquoi je vous dis tout ça? Je n’ai rien inventé avec ce concept, mais le message que j’ai envie de passer, est d’embrasser à part entière la personne que nous sommes. Avec nos hauts et nos bas. C’est le Yin et le Yang. Si tu ne connais pas la nuit, tu ne connais pas le jour. Le blanc existe par le noir. Le bon existe par le mal. Ce ne sont que des états de passage. Puis pourquoi ne pas explorer notre médium photo à travers toutes ces phases humaines et émotives.  Ça peut être tellement riche. Thérapeutique ! S’efforcer de prendre en photo ce que nous n’aimons pas voir. Il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises réponses. Il s’agit d’être conscient de ce que nous vivons, et d’apprécier où nous sommes dans notre démarche personnelle. Déprimé ou pas.

Et si notre propre noirceur était présente pour nous amener à mieux apprécier la lumière quand elle revient? Et si notre noirceur était une source incroyable de créativité et d’exploration? …Plusieurs gens s’interdisent de vivre de la noirceur, la nient, la repoussent, et surtout ils s’interdisent d’en parler aux autres de peur d’être jugés. Elle fait peur, c’est une mal aimée de notre société, mais elle est importante. Selon moi, la noirceur est un dénominateur commun chez les gens, elle nous rassemble. Elle est. Elle est là. Elle est là pour nous rappeler comment la vie est belle. Pour nous rappeler comment la vie, en couleur ou en noir et blanc, a de multiples facettes, ni meilleures, ni bonnes ou mauvaises. Pour voir ces facettes, nous devons avoir confiance!

« Nous ne voyons pas les choses telles qu’elles sont. Nous les voyons telles que nous sommes. » Traduction libre – The Green Children

Avoir confiance

Marcher dans le noir n’est pas agréable, mais il faut avoir confiance. Dans la seconde qui passe, je vois noir, mais j’ai la certitude que dans un futur rapproché, je verrai la couleur ou la lumière. Croire. S’autoriser. Se donner le droit. Se donner le droit de voir en noir et blanc de temps en temps. Être humain, dans toute sa splendeur, sa folie, son absurdité, sa confusion, son bien et son mal-être, c’est ça la vie! Remercier nos périodes d’ombre, pour mieux apprécier la couleur quand elle revient. Se permettre du noir et blanc…tout simplement!

Je vous souhaite un très bel été.

Leçon d’âne ou d’âme?

Longtemps considéré comme le cheval du pauvre, accablé de toutes sortes de termes disgracieux, disparu de nos campagnes par manque d’intérêt envers lui, l’âne fut longtemps le mal-aimé des campagnes.

Depuis des millénaires, l’âne fait partie de la vie quotidienne des hommes. Il a et contribue encore au développement économique de certains pays (exemple la Somalie), il a été un travailleur important dans les mines et en zone rurale, il fait partie des symboles bibliques, a inspiré de nombreux poètes, etc.

Connaît-on vraiment cet animal en voie de disparition au Canada et au Québec?

La réponse est non bien entendu. Observez l’âne : des pattes bien ancrées sur le sol terrestre et de grandes oreilles dressées vers le ciel. Pour mieux vous entendre? Pas forcément… Les ânes sont en harmonie avec l’énergie terrestre et leur taux vibratoire est très élevé, l’âne viendra naturellement à la rencontre de votre âme.

Par méconnaissance, les gens vous diront qu’un âne est buté. L’âne cherche à comprendre avant d’agir. Il n’est pas impulsif et a besoin d’analyser les situations, de sonder la personne en face de lui, d’évaluer la capacité, votre capacité. Avant de vous accorder sa confiance, un âne vous obligera à travailler avec lui, il testera vos réactions. Quand le travail avec un âne se fait sur une base de respect mutuel et de communication, il est étonnant de voir à quel point l’âne peut donner au niveau affectif et émotionnel.

Dans nos sociétés, nous encourageons l’exercice physique et la marche est une des activités les plus populaires. Facilement accessible et ouverte à tous les groupes d’âges, la marche permet de dérouiller nos articulations. L’utilisation d’un âne en randonnée a certains avantages.

Tout d’abord d’un point de vue pratique, l’âne (équidé au dos courageux) va porter votre matériel de randonnée et soulagera ainsi votre dos. D’un point de vue relationnel, l’âne est un animal émotif et sensible qui va « sonder » votre âme. C’est un animal doux et calme, qui adore travailler avec l’homme, le susciter dans sa communication verbale et physique. Il n’aura aucune difficulté à comprendre vos peines, vos souffrances, votre état physique et il se fera un devoir de communiquer avec votre âme (au niveau vibratoire bien sûr) pour la soulager. Votre randonnée deviendra alors une marche de santé thérapeutique!

C’est une des raisons pour lesquelles, l’âne est utilisé en « asinothérapie » avec les personnes souffrant de troubles de comportement ou d’handicaps physiques, les personnes malades ou encore en réinsertion. Et pour le public en général, l’âne est une source de ressourcement à découvrir.

En Europe, cette activité populaire et de tourisme vert a énormément gagné en popularité et a permis la revitalisation de plusieurs villages.

Leçon d’âne ou d’âme? Une seule lettre différencie les deux, c’est peut-être la raison pour laquelle l’âne amène notre âme à se questionner sur nos émotions, valeurs et engagements sociaux. Un beau moment à partager seul, en famille ou en groupe en compagnie d’ânes!

Le mouvement et l’être

Que dire à un poisson nageant au fond de l’eau, s’il me dit qu’il a soif?

Il baigne dans l’eau, il la respire. Qu’est-ce qui permettrait au poisson de percevoir l’eau, de s’en désaltérer?

De même, que dire à un être humain nageant au fond d’une conscience en mouvement, s’il me dit qu’il a soif de Dieu, soif de l’être? Il baigne dans cette conscience mouvante et émouvante, elle l’anime de l’intérieur.

Qu’est-ce qui lui permettrait de percevoir cette conscience, de s’en imprégner?

La perception directe de l’être
Les humains possèdent d’innombrables idées sur Dieu et sur l’être. Ils ont des croyances, des religions, des textes spirituels anciens et nouveaux.

Qui, parmi vous qui me lisez en ce moment, a vécu, perçu, expérimenté en direct la réalité de l’être dans son corps? Qui peut reproduire cette expérience à volonté? Qui a éveillé sa matière sensible de façon à percevoir le mouvement et la présence de l’univers en soi? Qui a l’habitude d’utiliser son rapport cognitif à cette conscience en mouvement dans son propre corps pour se laisser instruire, se laisser transformer par cette intelligence aimante?

Sixième et septième sens
Nous ne possédons pas seulement cinq sens, la vue, l’odorat, le goût, l’ouïe et le toucher. Nous en possédons deux de plus.

Le sixième sens est appelé proprioception. Le système nerveux proprioceptif nous informe constamment de notre posture et de nos mouvements, toutefois la majorité des informations sensorielles captées par les propriocepteurs restent inconscientes.

Le simple fait d’éveiller nos perceptions proprioceptives déjà nous met en contact avec nous-mêmes de façon exceptionnelle. La méthode Feldenkrais, la technique Alexander, l’antigymnastique, le yoga et bien d’autres approches corporelles basées sur l’intériorité en mouvement font un travail remarquable en ce sens.

Le septième sens, nous l’appelons le sensible
Selon Danis Bois, « L’expérience du sensible m’enseigne qu’il y a une matière première, qu’elle est mouvement, un mouvement agissant partant d’un point pour s’étendre progressivement à tous les espaces puis à tout l’univers. Le Big Bang donne naissance à la fois à l’espace, au temps et au cadre même de l’existence de l’univers; l’univers naît de lui-même, partout à la fois, dans le mouvement de sa propre expansion.

Et ce mouvement est le fondement premier sur lequel repose la loi du sensible. Je l’appelle mouvement substantiel. Pourquoi substantiel? Tout d’abord parce qu’il apparaît réellement à la perception comme une substance en mouvement. Et également parce que, lorsqu’il se détermine dans la matière de l’homme, il donne naissance à l’être, un être à part entière, qui existe par lui-même et en lui-même. »

Les étapes de la conquête de l’être
La première étape, c’est ma volonté d’aller vers l’être. Par les exercices du mouvement sensoriel et par la fasciathérapie, je travaille mon enrichissement perceptif jusqu’à ce que le mouvement me tombe dessus quand je m’y attends le moins. La nuit parfois, il me réveille de sa caresse somptueuse, apaisante, qui me fait encore mieux dormir après. Quand je parle avec un ami, il me caresse soudain le cœur. Quand je m’assois pour écrire, il me masse la tête, guide ma pensée et ma main. Si je suis tendue, il se glisse dans le muscle, dans l’os et parfois me malaxe, parfois me soulage. Je reconnais en moi cette double volonté, ma volonté de bouger, et la sienne qui me meut et m’émeut, me nettoie la matière, me guérit et me fait sentir aimée.

Deuxième étape : sans nier l’existence de cette double volonté, je réalise que ce n’est pas quelqu’un d’autre que moi. Le plus grand qui est moi. Je fais la différence quand c’est moi qui pousse dans ma vie et quand je suis animée de cette autre volonté, si sage, qui change mes relations, mon travail, ma vie. Ça prend du courage et de la confiance pour m’accorder totalement à elle.

Et puis le sensible, c’est tellement savoureux, c’est tout bleu, comme un goût de l’amour incarné.

Je m’aime, je m’aime pas

Ça dépend des jours direz-vous, c’est vrai. Mais comment s’aimer à plein temps?

Au début de l’éveil spirituel, plusieurs livres disaient : « Aimez-vous d’abord… La clé du bonheur est l’amour de soi… Pour évoluer, aimez-vous » … Mais personne ne donnait la recette, à savoir comment apprendre à s’aimer.

Pour moi, m’aimer a d’abord voulu dire travailler à améliorer toutes les facettes de moi que je n’aimais pas, tâche pénible et souffrante; je voulais être pure, bonne et sans tache pour pouvoir m’aimer.

Puis un beau jour, un homme d’un certain âge m’a dit : « Nourris tes qualités et tes défauts vont crever! » Quel merveilleux conseil!

Dans ma quête d’amour de soi, j’en étais venue à oublier qui j’étais vraiment, mes qualités d’âme, mes qualités de cœur. J’en ai donc fait une liste que j’ai longtemps trimballée avec moi dans mon portefeuille et que je relisais souvent, très souvent. Cet exercice a eu comme résultat de m’amener à m’accepter et à m’apprécier pour ce que je suis et non ce que je fais.

Un peu plus tard mes lectures m’ont fourni une autre recette : pour être amour, demander à l’amour divin de s’animer en soi! À chaque matin en me réveillant, je me dis : « Je laisse l’amour divin s’animer en moi » … je répète cette phrase jusqu’à ce que je ressente cette énergie d’amour m’envahir, c’est comme un baume sur les cicatrices passées; ça déclenche une grande paix intérieure, une confiance profonde, un lâcher-prise sur la façon dont je pense que ma vie devrait se dérouler.

Avec le temps, j’ai extrapolé cet exercice et lorsque je dois faire face à une nouvelle situation ou si je dois discuter avec quelqu’un, je me dis : « Je laisse l’amour divin penser pour moi, parler à travers moi, agir à travers moi… ».

C’est magique! De vivre ainsi me permet d’utiliser mon vrai potentiel beaucoup plus souvent et sans efforts conscients. Et plus j’utilise mon vrai potentiel, plus j’aime qui je suis et ce que je fais.

Aujourd’hui, je n’ai plus besoin de me forcer à m’aimer, car ressentant de plus en plus cette énergie d’amour en moi, j’aime… simplement.

Une âme en croissance

S’habiller avec les yeux du cœur

Il était une fois… il y a de ça quelques années; une jeune femme de carrière vivait secrètement un véritable cauchemar…

À tous les matins ou presque, confrontée à une garde-robe pleine à craquer, elle ne savait quoi mettre, elle se changeait trois ou quatre fois, pour finalement attraper n’importe quoi dans la garde-robe et partir, vous vous en doutez : frustrée… et souvent en retard. C’était pire encore quand elle devait aller à une noce ou un party : la plupart du temps, elle choisissait de ne pas y aller sous prétexte de n’avoir rien à mettre.

Un beau jour, elle se dit qu’elle devait avoir un problème et elle commença à s’informer, espérant trouver une solution…

Mais quel était son problème pensez-vous? Manque de confiance? Insécurité? Manque de goût? Manque d’amour-propre?… Non, pas vraiment. Comme bien d’autres, elle se comparait à des silhouettes qu’elle admirait, elle pensait que si elle s’habillait comme elles, elle créerait la même image. Elle se laissait aussi influencer par la publicité… par la mode!

En réalité, son véritable problème était un manque de connaissance :  elle ne savait pas comment s’habiller avec les yeux du cœur. Elle connaissait mal ce corps qu’elle habitait et elle ne s’était jamais questionnée sur sa véritable nature.

Sa démarche l’amena à vivre une métamorphose qui, par le biais du domaine vestimentaire, lui permit de se libérer d’un tas de fausses croyances, et de finalement créer cette symbiose par laquelle le vêtement fait un avec la personne qui le porte au lieu d’être porté comme un masque ou un accessoire.

Cette personne, vous l’avez sûrement deviné, est l’auteure de ces lignes…

Il a fallu d’abord connaître ma silhouette et mes proportions. Ensuite, j’ai appris à connaître la morphologie de mon visage. Quand on parle du visage de quelqu’un, on dit que le front est le sceau de sa détermination, les yeux sont le miroir de son âme, le nez est la marque de son caractère, la bouche est la porte de toute sa richesse intérieure et le menton est l’ampleur de son audace… c’est très révélateur! Puis, j’ai découvert mon style : notre corps reflète notre personnalité profonde qui s’exprime par notre style yin/yang… passionnant!

Toutes ces étapes m’ont permis de pouvoir reconnaître en magasin les vêtements qui m’avantagent et de m’amuser à créer des tenues différentes par le biais des accessoires.

Finalement, un aspect que j’aurais pu placer en tout premier a été d’identifier les couleurs qui s’harmonisent avec mon coloris naturel. On dit que les couleurs travaillent pour ou contre nous et c’est vrai. Il y a des couleurs qui rehaussent notre teint, font ressortir la couleur de nos yeux et d’autres qui, au contraire, intensifient toutes les petites imperfections : à nous de choisir! Il est important aussi de reconnaître leurs influences car elles sont magiques, elles jouent avec notre humeur, notre comportement, notre subconscient…

Maytamorphose a été de me révéler dans toute ma splendeur d’être, ça a été de laisser transparaître mon unicité… Non, non, je n’exagère pas. Au lieu de laisser vos états d’âme décider de la façon de vous habiller, habillez-vous de façon à maîtriser vos états d’âme.

Cet aspect du quotidien qui était jadis un cauchemar, est devenu aujourd’hui un élément positif, un élément catalyseur qui, tout en me permettant d’être en harmonie avec ma vraie nature, me permet aussi de me sentir en pleine possession de mes moyens et de communiquer une image authentique. C’est devenu un vrai plaisir d’ouvrir ma garde-robe, j’aime et je suis bien avec tout ce qu’il y a dedans et je peux vous garantir que je ne manque plus jamais de party!