Comme sont précieux les instants de ma vie au cours desquels l’esprit m’enseigne et ouvre ma conscience! Je venais d’allumer la chandelle posée sur le chandelier et je me dirigeais dans l’autre pièce pour le poser sur la table du salon. La chandelle a vacillé, trembloté et s’est finalement éteinte : j’avançais très vite, j’étais pressée. Puis mon esprit s’est ouvert : l’enseignement de l’esprit est entré tout doucement dans ma conscience. La chandelle représentait la flamme de ma divinité; mon pas rapide, la façon dont je menais ma vie et le résultat était évident. Je compris que je ne pouvais rester consciente du divin en moi, dans un rythme de vie rapide. La vitesse altérait ma flamme intérieure et finissait par me faire perdre le contact.
Pourquoi? Parce que la vitesse est incompatible avec le rythme divin; elle démontre que mon focus d’attention est à l’extérieur. Je cours après l’instant suivant, ensuite l’autre, puis l’autre après! Mon véhicule court, mais il n’y a personne à l’intérieur! Je suis absente, donc inconsciente. Je suis prise dans l’illusion que le meilleur est plus tard. Pourtant, il n’y a nulle part où aller, sinon dans cet instant présent, qui est tout ce qui existe maintenant! Comme l’ont exprimé si magnifiquement les auteurs de l’amour qui guérit : « Le ciel, c’est ici. Il n’y a pas d’ailleurs. Le ciel, c’est maintenant. Il n’y a pas d’autre temps. ».
Prenons l’exemple de maintenant : que suis-je en train de faire? Suis-je en train d’écrire un article, vite, parce que j’en ai eu l’intuition, mais je veux vite passer à autre chose? Ou suis-je en train d’écrire pour me rappeler ce que je sais… pour moi, pour m’offrir le cadeau de canaliser la connaissance?
Je vis ce moment sacré, en pleine conscience!
Quels avantages y a-t-il à être conscient? Vous êtes-vous déjà posé la question?
La conscience représente la liberté. Plus la conscience est ouverte, plus la personne expérimente de liberté. La conscience amène la connaissance de soi; la connaissance de soi amène à la maîtrise de soi et de sa vie pour enfin atteindre la réalisation de soi. La conscience nous donne accès à notre pouvoir divin. Savez-vous en quoi consiste votre pouvoir divin? C’et la capacité de changer notre perception à tout instant; c’est notre capacité de choisir l’amour au lieu de la peur, en toute situation; c’est notre capacité de créer par notre intention associée à notre ressenti. Ce magnifique pouvoir est applicable seulement dans l’instant présent! Cela signifie que si vous courez, vous êtes à l’extérieur, étant à l’extérieur, vous ne pouvez avoir conscience de vos pensées… n’ayant aucune conscience de vos pensées, vous ne pouvez intervenir pour les changer ou leur donner la direction désirée… donc vous n’utilisez pas votre pouvoir divin. Ces instants sont perdus… puisque vous n’êtes pas là.
C’est notre conscience qui donne vie à tout!
J’aime beaucoup cette phrase, elle me ramène toujours au présent : « Où cours-tu si vite? Ne sais-tu pas que le ciel est en toi… ». Si nous voulons vivre au ciel, il est disponible en nous, maintenant, dans tous les états d’être divins que nous choisissons d’expérimenter, tels que la paix, la joie, la sécurité, la liberté, l’appréciation, l’amour, etc. En réalité, nous vivons toujours exactement ce que nous choisissons!
Ralentir, pour être à l’écoute de soi, du divin!
Ralentir… pour exercer notre pouvoir divin et créer notre réalité!
Ralentir… pour ouvrir notre conscience à tous les cadeaux du moment!
Ralentir… pour savourez notre vie au rythme de notre cœur!
Nous pouvons aisément comprendre que la joie et la tristesse sont des émotions de nature transitoire. Tout ce qui existe subit l’influence d’une fluctuation constante, leur existence étant momentanée. Il demeure donc essentiel de méditer sur le non-attachement. Le Vairaagya n’implique pas l’abandon de nos relations, ni de notre travail, non plus de se réfugier dans la forêt ou dans un monastère. Il ne s’agit que de saisir que la nature de l’univers est transitoire et, par conséquent, nous désirons réaliser que notre être véritable réside derrière le sens du Je et de l’attachement, et que lui seul nous offre de la stabilité. En effet, dans son essence, notre être intérieur ne change pas.
Les quatre niveaux du non-attachement :
Devenir conscient du fait que notre mental est malléable, qu’il transporte des idées et concepts, des mémoires (bonnes et mauvaises, et leurs effets) ainsi que du potentiel qui repose en nous.
Après quelque temps, la pratique de la méditation nous transforme, nous devenons plus sensibles et conscients. L’ignorance et ses manifestations deviennent plus évidentes. Ce fait est inévitable.
Si nous persévérons, nous réalisons un fait puissant : le monde entier réside dans notre esprit. De là, nous débutons une pratique personnelle, en acceptant que chaque individu a une leçon à apprendre qui lui est propre, une voie à suivre. Nous travaillons dès lors sur nous-mêmes, sur notre propre état de conscience, plutôt que de travailler sur celui des autres. Nous saisissons que nous pouvons faire une différence, si nous vivons avec plus de conscience, avec un état de conscience plus équilibré. Ainsi, nous devenons une source d’inspiration pour notre famille et nos proches, et nous parvenons simultanément à apprécier notre vie, avec satisfaction.
Et si l’on persévère sur la voie du non-attachement, nous atteignons un état de maîtrise, de sagesse. Le contentement séjourne à ce niveau. La joie demeure, en fait, elle augmente, car elle est inspirée d’une clarté et d’un équilibre intérieur.
Néanmoins, il ne faut pas faire l’erreur d’associer le non-attachement à l’austérité, à un état de froideur ou d’insensibilité. Lorsque nous progressons et que nous atteignons une maîtrise croissante, nous voyons que nous n’avons renoncé qu’à l’indésirable, nous nous sommes libérés de besoins ou de désirs imaginaires.
L’état de non-attachement n’est pas de l’indifférence, nous ne le dirons jamais assez souvent. Certains rejettent parfois l’objectif de cette philosophie, la qualifiant d’inhumaine ou d’égoïste car ils imaginent qu’il s’agit d’une voie qui rejette tout, ayant un objectif égoïste : sa propre libération.
Il est important de comprendre que le résultat de cette pratique est l’approfondissement suprême d’un amour et d’une compassion véritables.
Quelle est la façon la plus facile d’obtenir le non-attachement? Il ne faut qu’entamer une pratique régulière de la méditation. Cette vie introspective mène à la force intérieure, à l’éveil de la conscience.
Dès lors, le moment présent est saisi dans toute sa plénitude. Loin d’engendrer de l’indifférence, notre amour pour ceux qui nous entourent est inclus dans notre objectif.
Comment nous enraciner dans notre corps pour vivre notre essence? Quelles sont les avantages? Pourquoi nous libérer de nos blocages pour élever notre conscience? Je ne sais pas pour vous, et parfois pour moi, quand les blocages inconscients deviennent conscients, ça peut être difficile, un peu comme une sensation d’être dans une machine à laver! Reconnaissez-vous la sensation?
Pendant plusieurs années, j’ai voyagé de par le monde à la recherche de réponses. Réponses à des questions telles que : Pourquoi sommes-nous sur terre? Pourquoi est-ce que je ressens si fortement que la vie est autre chose que le 9 h à 17 h? Qu’est-ce qui fait vibrer l’être humain? Quel est le plein potentiel humain? J’ai lu des centaines de livres, vécu dans des monastères Bouddhistes et côtoyé plusieurs traditions et cultures; toutes plus enrichissantes les unes que les autres. Malheureusement, peu de temps après avoir pris la résolution de mettre en application ce que j’avais appris auprès de tous ces sages ou dans les livres, j’oubliais. Je n’arrivais pas à continuer, comme si mes « programmes par défaut » revenaient au galop! Familier?
Pourtant, j’ai toujours ressenti que la « recherche » en valait la peine (ou la chandelle)! Quelle peine et quelle chandelle? Pendant longtemps, il me semblait que méditer m’apportait énormément pendant le temps que durait la méditation. Mais quand je revenais dans mon corps, la vie retrouvait son voile gris. Je ne savais pas comment intégrer mes connaissances et mes expériences dans ma vie de tous les jours. Je trouvais cela très souffrant car l’état d’expansion et la sensation de faire partie du Tout que j’ai vécus en méditation ou parfois dans un moment spontané dans ma vie, s’effaçaient éventuellement, plus ou moins rapidement.
J’ai donc modifié ma recherche, changé mon questionnement. D’aussi loin que je puisse me rappeler, la question qui surgissait continuellement en moi se résumait à : « Qu’est que l’illumination (ou l’ascension)? ». J’ai commencé à m’interroger sur le corps, la vie humaine et sur le lien entre l’humain et le divin. Comment vivre le divin dans un corps humain? Je ne pouvais pas me douter de ce que la vie allait m’enseigner à travers ce qui semble à priori un simple changement d’angle sur un même thème. Ce changement d’angle s’est avéré une toute nouvelle expérience de vie!
J’avais déjà entendu dire que si nous voulons nous sentir bien, nous n’avions qu’à penser à donner un cadeau à quelqu’un et un sentiment de bien-être nous envahira et d’autres « trucs » comme celui-là! La pensée positive à tout prix! Il y a juste un problème, je ne peux pas penser à de belles choses à longueur de journée et être branchée sur le moment présent! Je voulais sincèrement me libérer de ce qui me bloquait et vivre naturellement un sentiment de sérénité, de paix intérieure, de joie de vivre et d’abondance…
J’ai toujours eu l’impression que toute la joie, la sagesse et l’amour étaient en-dedans de moi (et en chacun de nous) et que je n’y avais pas accès pour quelque raison que ce soit. J’ai toujours cru que chacun d’entre nous est un diamant à la naissance, un être extraordinaire d’ouverture, d’amour, de joie. Quand nous regardons un bébé, notre cœur s’ouvre, la joie nous envahit, nous sommes dans le moment présent! Dans l’essence de notre Être! Qu’est-ce qui fait que nous n’y avons pas accès à chaque moment? Qu’est-ce qui fait que nos souffrances émotionnelles prennent le dessus et que nous réagissons à partir de nos vieux « patterns » et non pas à partir de notre essence! Comme si l’être humain portait en même temps toute la beauté du monde et toute la souffrance du monde. Mais comment nous sortir de cette souffrance, comment la guérir pour que notre état inné d’amour et d’ouverture puisse se révéler et ce dans tous les aspects de notre vie?
La dimension émotionnelle de l’être humain peut paraître complexe. Je cherchais midi à quatorze heures à comprendre et à analyser. Pour finalement découvrir que c’est simple. Simple ne veut pas nécessairement dire facile. Nous sommes tellement conditionnés à ne pas ressentir nos émotions pleinement. Nous avons l’habitude de les cacher, les enfouir, les disperser en mangeant, en parlant, en faisant de l’exercice à l’extrême, en regardant la télévision ou en blâmant les autres, la vie ou nous-mêmes!
Nous n’avons pas appris à laisser les émotions nous traverser. Petit, nous nous sommes fait dire « Tu n’as pas de raison de pleurer! » « Tu n’as pas à avoir peur! » « Bien voyons, il n’y pas de quoi te choquer! ». Nous avons appris à ne pas faire confiance à nos émotions et, par le fait même, nous n’écoutons pas ce que notre corps nous dit. Nous ne lui faisons pas confiance! Une émotion est seulement de l’énergie qui veut passer à travers nous (énergie en motion)! Une sage a dit « C’est en restant dans le cœur de l’émotion que tu trouveras la sérénité tant recherchée. ».
Comment vivre dans un corps humain pour découvrir notre essence? La magie se produit quand nous laissons les émotions nous traverser. Une fois que l’émotion nous a traversé en étant ressentie pleinement, elle passe tout simplement! Et elle nous guérit sur son passage. Je ne parle pas ici de l’exprimer ou de la disperser, mais bien de la ressentir! De s’asseoir et de rester dans l’émotion! Non seulement l’émotion passe, ce qui reste une fois l’émotion passée, c’est notre essence! Nous pouvons Être facilement et naturellement au lieu de réagir à partir d’émotions refoulées. Nous pouvons être l’Être libre que nous sommes vraiment! Vivre dans le Tout en vivant dans notre corps, vivre dans toutes nos dimensions sur la terre! S’enraciner à la VIE sous toutes ses formes!
L’état d’éveil normal est un état d’ignorance du potentiel cosmique et infini de l’être humain.
On invente, on analyse, on observe, cela dure depuis des millénaires. Et l’individu n’est pas plus heureux, pas plus en santé pour autant. Sa vie est remplie de problèmes et d’obstacles et, par ricochet, la société en est une de problèmes, d’erreurs, de violence, de guerres, de maladies et de problèmes de toutes sortes.
Être pleinement conscient ou pleinement éveillé, c’est faire l’expérience de la conscience pure. La conscience pure réside au niveau transcendantal, pas au niveau superficiel de l’esprit conscient.
Établis-toi dans l’Être, engage-toi dans l’action. Voilà l’éternel et le vrai principe de l’action. Et lorsque plusieurs individus s’établissent dans l’Être ensemble, ceci a pour effet de créer une société libre de problèmes.
Quand la conscience est éveillée à elle-même et à rien d’autre, quand la conscience est pleinement développée, la vie est vécue dans la béatitude, en harmonie avec le potentiel total de la loi naturelle. Les désirs se réalisent spontanément, étant alignés directement avec la source de toute pensée et de toute la création. Une influence de cohérence et d’harmonie est alors créée dans la société. C’est l’état d’invincibilité.
La nature essentielle de la plante, c’est le vide non manifesté, le « nothingness », « pur abstraction », qui contient toutes les mémoires manifestées de la plante manifestée, tels la tige, les feuilles, les branches, les fleurs et les fruits. Si on veut savourer les fruits, il faut d’abord arroser la racine. « Water the root to enjoy the fruit. »
Être conscient des détails, des point relatifs de la vie a son importance, mais mettre la priorité sur des points de création plutôt que sur la création même épuise l’esprit et est une perte de temps par rapport au but de la vie, qui est de développer le potentiel cosmique de l’individu.
Quelqu’un qui arrive au sommet de la montagne a une vue élargie et complète de tout l’horizon devant lui. Il voit le tout, l’infini horizon. Ce qui prédomine, c’est le tout. Chaque point de cet horizon diversifié est là aussi, mais ce qui est prédominant dans sa conscience, c’est l’horizon infini.
Mettre l’emphase sur être conscient à partir de l’état de veille n’est pas le fondement de la vie. Être conscient veut dire être illuminé. Être totalement conscient veut plutôt dire penser et agir à partir de la conscience pure et illimitée, la conscience d’unité, qui est le 7e état de conscience.
L’essentiel pour être conscient, c’est faire l’expérience de l’Être qui est la source de la pensée, de l’océan qui est la source de toutes les vagues.
Être conscient veut dire être établi dans la conscience pure et transcendantale, là où la conscience est éveillée à elle-même et à rien d’autre.
Être créatif ne veut pas non plus dire inventer ou imaginer, mais plutôt irradier la béatitude intérieure qui est la nature même de la vie.
Représente-toi comme une semence qui est mise en terre. Perçois cet aspect si fêle, si gracile te donnant à penser que la vie ne tient qu’à peu de choses. Tu es là, en terre, en attente de l’explosion de vie.
Que te faut-il pour germer? Que te faut-il en ton existence pour parvenir à cette éclosion? Quel état d’âme aimerais-tu retrouver pour te positionner totalement en ta vie?
Accepte de laisser venir à toi des images te permettant de germer ou de laisser germer des projets, tes projets et buts dans ta vie.
Vois la graine se fendre et perçois ce tendre germe qui monte vers la surface pour enfin voir la lumière du jour.
À chacune de tes inspirations, deviens conscient de ce germe si fragile qui grossit et qui prend forme tout naturellement en la vie. Parmi tant de semences en cette terre, tu es une semence qui a le droit de grandir et de croître librement.
Perçois ce germe que tu es devenant un arbrisseau. Des branches se forment, des bourgeons apparaissent prêts à éclore sous les chauds rayons d’un soleil majestueux. Prends le temps d’accueillir ce moment, ton moment d’expansion à la vie, ta vie.
D’un germe si petit et qui aurait pu sembler être sec et stérile, la vie a pris forme. De ce moment magique qu’est la vie, vois éclore les bourgeons qui deviennent des feuilles.
Vois la beauté et la force de la vie en toi. Tu parviens à laisser circuler tant de mouvements et d’énergie en toi. Tu as créé cette expansion qu’il ne te faut pas freiner.
L’arbre ne se pose pas la question à savoir s’il grandira! Il grandira, c’est une question de mouvements et d’un cycle naturel de la vie. L’arbre a sa place, toi également et tu détiens de plus la conscience.
Dans ce mouvement de conscience, vois ta raison d’être, tes droits à la vie et la naissance de ton bien-être.
Tu deviens un arbre majestueux, d’une force telle que seul l’ancrage de tes racines te permet de t’élever toujours plus haut. Quel moment merveilleux d’être là à contempler cette œuvre, le grand œuvre du Divin. Ressens cette vie, cette force et ces énergies de vie circulant en toi. Il y a tout en toi pour favoriser la réussite. Tu es devenu l’arbre de vie et c’était ton droit!
Tu existes et ceci est!
Visualise les chauds rayons du soleil qui te stimulent te donnant encore plus de force et de vitalité. Inspire lentement et ressens le calme en toi. Expire doucement, tout se relâche et tu contactes davantage de sérénité en cet instant.
Il y a toi, majestueux arbre de vie, le soleil, la vie, les oiseaux qui chantent la vie, ta vie!
Toi l’arbre, ancré solidement sur les rebords d’un lac, ainsi a commencé la vie et ainsi continue ta vie!
Ressens cette sérénité qui t’habite et qui rayonne de ton intérieur dirigé vers tout ton environnement. Jouis amplement de cet état d’âme. Tout est énergie en toi, sur toi et tout autour de toi.
Inspire… Expire…
C’est le cycle normal de la vie, mais cette fois, fais-le totalement consciemment.
Aujourd’hui, tu es devenu ce merveilleux arbre de vie, et c’est à toi que tu le dois.
La planète bleue sous l’irradiation nourricière des énergies cosmiques laisse percevoir ses premiers fruits lumineux. Sommes-nous à l’aube de l’homme-lumière?
Toutes les espèces vivantes sont semblables à plusieurs variétés de fruits dans ce jardin qu’est la planète terre. Chaque variété a un temps de maturation différent et un temps de conservation qui lui est propre. Un chien et un humain ne vivent pas aussi longtemps l’un que l’autre et n’atteignent pas le même niveau de maturité mentale… Tout comme pour les légumes du potager, l’espérance de vie et l’usage diffèrent d’une espèce à l’autre.
Dans mon potager, mes premiers légumes furent les radis. Surprenant, il porte la couleur du premier chakra, en lien avec le corps énergétique. Corps responsable de la vitalité corporelle, de l’instinct de survie. Tout comme on peut semer plusieurs fois du radis dans une même saison, dans une vie, on peut se retrouver plus d’une fois dans la survie, aux prises avec les besoins de base.
Pour avoir une belle vie, cela nécessite autant de préparation et d’entretien que pour un beau jardin. Une âme d’expérience connaît l’importance du milieu familial. Il est le terreau. De sa richesse en nutriment dépend la croissance des plantes. Il y a aussi le sarclage. En débarrassant un jardin des mauvaises herbes, nous laissons place aux plantes potagères. C’est l’espèce humaine, c’est en purifiant notre mental de ses pensées négatives que nous laissons place à la culture de nos dons et talents.
Un observateur remarque aisément qu’il y a toujours quelques légumes avant-gardistes. Que dire de ces deux ou trois tomates devenues rouges avant les autres? Elles nous font découvrir les saveurs à venir. Les Bouddhas et le Christ ne seraient-ils pas de ces consciences avant-gardistes nous montrant la voie? Et si 2012 était le début de la maturation des consciences bouddhique-christique qui nous composent!
Le Christ a fait usage de ses pouvoirs de guérison, de ses pouvoirs d’influence sur la matière, de ses pouvoirs sur la mort, de sa suprématie sur les démons et plus encore… Il était homme et Dieu. Il se dit notre frère. Nous sommes donc nous aussi homme et Dieu. Notre nature humaine est tout ce beau feuillage de la plante, toute cette verdure et notre divinité serait comparable aux fruits résultant de la maturation de la plante.
En 2012, sous l’ère du verseau, notre nature divine est plus présente et en processus d’éclosion. Nous sommes semblables à des plants de tomates. Le plan est fort et notre nature humaine est à son apogée. Notre conscience est telle la tomate verte qui est en maturation. Notre support corporel a complété son évolution, c’est maintenant le tour de la conscience. Elle devra dépasser sa nature humaine et s’ouvrir à sa dimension divine.
Les énergies de deux mille douze vont faciliter la maturation et l’évolution des consciences. Bien que ce soit de beaux mots, ils ne sont pas si évidents à vivre… Pensez à cette tomate qui se connaît verte, qui vit dans un environnement où toutes ses sœurs sont vertes. Elle a eu ouï-dire d’une ou deux tomates rouges, mais l’histoire raconte que très vite elles furent arrachées du plan. Et au-delà de la sève nourricière de la tige, c’est l’inconnu!
Que penser des inconforts et de l’insécurité suscités par la sensation de changement intérieur. Elle sent que certaines de ses cellules commencent à afficher une pigmentation rouge en elle. Grâce à sa peau verte, elle le cache bien. Elle se sent de plus en plus rouge et elle est de plus en plus vert foncé. Est-ce possible? Elle se sent en plein paradoxe! Elle se sent fausse! Ne se connaît plus et du coup est incapable d’afficher ses couleurs… Elle est morte de peur face à l’inconnu! Toutes ces périodes de transition font vivre beaucoup d’insécurités.
Bien que deux mille douze et ses engrais cosmiques incitent à l’évolution des consciences, elle apporte avec elle son lot de doutes et de tourments. L’homme a peur de cette Supraconscience qui croît en lui. Il lui faudra apprendre à juste ÊTRE dans l’accueil des transformations qui s’opèrent en lui, à s’abstenir de tous jugements, à devenir l’observateur de son intérieur, le témoin du réceptacle de Lumière qui s’agrandit. C’est ainsi que progressivement, il sentira la Lumière le transformer de l’intérieur… Allègrement, il s’ouvrira à cette conscience lumineuse qu’est la Supraconscience.
Que dire à un poisson nageant au fond de l’eau, s’il me dit qu’il a soif?
Il baigne dans l’eau, il la respire. Qu’est-ce qui permettrait au poisson de percevoir l’eau, de s’en désaltérer?
De même, que dire à un être humain nageant au fond d’une conscience en mouvement, s’il me dit qu’il a soif de Dieu, soif de l’être? Il baigne dans cette conscience mouvante et émouvante, elle l’anime de l’intérieur.
Qu’est-ce qui lui permettrait de percevoir cette conscience, de s’en imprégner?
La perception directe de l’être Les humains possèdent d’innombrables idées sur Dieu et sur l’être. Ils ont des croyances, des religions, des textes spirituels anciens et nouveaux.
Qui, parmi vous qui me lisez en ce moment, a vécu, perçu, expérimenté en direct la réalité de l’être dans son corps? Qui peut reproduire cette expérience à volonté? Qui a éveillé sa matière sensible de façon à percevoir le mouvement et la présence de l’univers en soi? Qui a l’habitude d’utiliser son rapport cognitif à cette conscience en mouvement dans son propre corps pour se laisser instruire, se laisser transformer par cette intelligence aimante?
Sixième et septième sens Nous ne possédons pas seulement cinq sens, la vue, l’odorat, le goût, l’ouïe et le toucher. Nous en possédons deux de plus.
Le sixième sens est appelé proprioception. Le système nerveux proprioceptif nous informe constamment de notre posture et de nos mouvements, toutefois la majorité des informations sensorielles captées par les propriocepteurs restent inconscientes.
Le simple fait d’éveiller nos perceptions proprioceptives déjà nous met en contact avec nous-mêmes de façon exceptionnelle. La méthode Feldenkrais, la technique Alexander, l’antigymnastique, le yoga et bien d’autres approches corporelles basées sur l’intériorité en mouvement font un travail remarquable en ce sens.
Le septième sens, nous l’appelons le sensible Selon Danis Bois, « L’expérience du sensible m’enseigne qu’il y a une matière première, qu’elle est mouvement, un mouvement agissant partant d’un point pour s’étendre progressivement à tous les espaces puis à tout l’univers. Le Big Bang donne naissance à la fois à l’espace, au temps et au cadre même de l’existence de l’univers; l’univers naît de lui-même, partout à la fois, dans le mouvement de sa propre expansion.
Et ce mouvement est le fondement premier sur lequel repose la loi du sensible. Je l’appelle mouvement substantiel. Pourquoi substantiel? Tout d’abord parce qu’il apparaît réellement à la perception comme une substance en mouvement. Et également parce que, lorsqu’il se détermine dans la matière de l’homme, il donne naissance à l’être, un être à part entière, qui existe par lui-même et en lui-même. »
Les étapes de la conquête de l’être La première étape, c’est ma volonté d’aller vers l’être. Par les exercices du mouvement sensoriel et par la fasciathérapie, je travaille mon enrichissement perceptif jusqu’à ce que le mouvement me tombe dessus quand je m’y attends le moins. La nuit parfois, il me réveille de sa caresse somptueuse, apaisante, qui me fait encore mieux dormir après. Quand je parle avec un ami, il me caresse soudain le cœur. Quand je m’assois pour écrire, il me masse la tête, guide ma pensée et ma main. Si je suis tendue, il se glisse dans le muscle, dans l’os et parfois me malaxe, parfois me soulage. Je reconnais en moi cette double volonté, ma volonté de bouger, et la sienne qui me meut et m’émeut, me nettoie la matière, me guérit et me fait sentir aimée.
Deuxième étape : sans nier l’existence de cette double volonté, je réalise que ce n’est pas quelqu’un d’autre que moi. Le plus grand qui est moi. Je fais la différence quand c’est moi qui pousse dans ma vie et quand je suis animée de cette autre volonté, si sage, qui change mes relations, mon travail, ma vie. Ça prend du courage et de la confiance pour m’accorder totalement à elle.
Et puis le sensible, c’est tellement savoureux, c’est tout bleu, comme un goût de l’amour incarné.
Bien installée dans ma maison, j’ai eu envie de ne rien faire : juste rester là, assise dans mon fauteuil préféré et laisser la douceur du silence balayer mes préoccupations de tous les jours.
Ne rien faire n’est pas bien vu dans notre société. Même en vacances. Et pourtant, ne rien faire est un merveilleux moyen d’ouvrir en soi une brèche par où le souffle de la créativité peut se glisser dans notre vie.
Les artistes le savent. Dès que la page blanche reste muette, que les couleurs refusent de chanter sur la toile ou que les notes de musique désertent la partition, ils abandonnent l’action, mettent de côté leur volonté et restent à l’écoute de l’inconscient.
Les artistes comprennent que l’inconscient est une grande marmite qui ne demande que quelques ingrédients pour mijoter une œuvre de création : un peu de technique, une ou deux idées et la capacité de s’ouvrir aux images vivant au fond de soi. Quel plaisir alors de voir jaillir des profondeurs de son être, des plages inconnues et des forêts mystérieuses qui rappellent que l’on est plus grand que ce que l’on croyait être. Se laisser porter par le flot de la créativité, quelle belle façon de ne rien faire!
L’inaction ne met pas seulement notre créativité en lumière. Parfois, elle dévoile nos peurs, nos angoisses, nos colères, nos jalousies, nos frustrations, notre honte, bref, toutes ces choses sombres que nous aimerions refouler pour toujours. Avez-vous remarqué que notre meilleur ami est rarement nous-même? Rester en notre seule et unique compagnie n’est généralement pas notre activité préférée. Seul, nous nous supportons difficilement. Nous nous ennuyons vite. Nous sentons notre vide intérieur. Et pour ne pas vivre trop longtemps avec les parties de nous qui nous dérangent, nous fuyons dans l’activité extérieure, les divertissements ou dans les bras d’amis qui, espérons-nous, écouteront, comprendront et nous aimeront mieux que nous nous aimons nous-même. Il existe pourtant des moyens qui facilitent un face à face avec soi-même.
Il y a de nombreuses années, je me souviens d’avoir été désemparée. Fraîchement débarquée dans une ville étrangère, je me suis retrouvée loin de ma langue natale, de mes habitudes et de mes amis. Je ne connaissais personne. Je me sentais seule. J’ai alors décidé de faire de moi ma meilleure amie.
J’ai pris un cahier, un crayon et j’ai écrit toutes les pensées et tous les sentiments tels qu’ils se présentaient à ma conscience. Embarrassé par la syntaxe et la ponctuation, mon crayon n’allait pas assez vite pour saisir ce qui déferlait en moi. J’ai donc momentanément laissé tomber les règles grammaticales pour donner libre cours au flot intérieur, qui se déversait sur la page blanche comme un torrent trop longtemps réprimé. Cette écoute active m’a été profitable. Non seulement la solitude est devenue un agréable endroit où me retrouver, mais j’ai découvert un moyen efficace de me connaître de plus en plus profondément, tout en me laissant porter par l’inépuisable source créatrice qui vit en moi. Je crois que cette source vit en chacun de nous. Elle n’attend qu’une toute petite brèche pour s’élancer dans notre vie. Elle attend peut-être que vous ayez un tout petit moment pour… ne rien faire.
Le rythme imposé par la société actuelle est une course en avant, une course contre le temps. Nous vivons à une très grande vitesse, le stress étant le résultat. Il est difficile d’aller à l’encontre d’une façon de vivre, d’une façon de penser, dictée par l’uniformité collective. Pourquoi diminuer le tempo? Peut-être souhaitons-nous vivre autrement! Peut-être voulons-nous être le maître de notre vie!
Le début de l’automne, après les sorties estivales et les vacances d’été, arrive à bon point. Cette saison nous invite à rentrer chez soi, à retrouver l’équilibre et l’harmonie. C’est une période pour prendre du recul, y voir un peu plus clair, se questionner, apprécier. Bien qu’on ait l’impression d’avoir profité au maximum de l’été, il est bien de faire un léger bilan et ainsi prendre conscience de ce qui reste de solide et de durable en soi. Non dans le but de nous culpabiliser ou de rejeter quoi que ce soit, mais simplement pour tirer des compréhensions des expériences vécues. Faire un tri entre ce qui est bien ou inutile. Réaliser, d’après notre ressourcement ou notre fatigue, si l’on a agi de façon juste.
L’automne nous éveille aussi à la remise en question, à faire quelque chose de différent, à mettre en place un but qui nous tient à cœur, développer une qualité, manifester un nouveau comportement, transformer un défaut. Ce retour vers une valeur éternelle maintient la porte du cœur ouverte.
Quel est l’intérêt de tout cela? Peut-être est-ce par amour… L’amour, ce grand idéal que nous voulons tous atteindre et partager avec les autres. L’amour que l’on veut connaître, ressentir, donner. L’amour qui est chanté, qui donne des ailes, qui nous élève. Cet amour vrai et pur n’est pas inné, Il faut faire des efforts pour le chercher en soi, le cultiver et l’amener dans le monde. Il demande de maîtriser des élans de colère ou des émotions négatives, de se tourner la langue avant de parler, d’accepter la différence de l’autre, de faire taire la critique qui monte en nous. Il demande de sacrifier des parts d’égoïsme pour penser un petit peu à l’autre.
C’est donc par amour que nous allons nous transformer et donner le meilleur de ce que l’on est, de ce que l’on porte. La vie, avec les aventures qu’elle place sur notre route, défis, rencontres, conflits, a toujours ce but-là en tête. Prendre conscience de cette notion est une source d’espérance et donne un sens à ce que nous vivons. Notre regard sur le monde change. Nous ne sommes pas sur la terre sans raison.
Oser être soi dans la communauté prend alors une toute autre tournure. Le hasard n’existe pas. Le secteur, l’immeuble, les commerces qui forment cette communauté et dont nous faisons partie, ont leur raison d’être. Notre intérêt s’éveille et nous reconnaissons que nous pouvons y avoir une certaine influence par un comportement différent, plus ouvert envers ces gens qui logent à la même enseigne que nous ou qui y travaillent.
Nous pouvons donner un peu de nous-même parce que nous sommes présents dans nos actions, plus à l’écoute. On n’a pas besoin de faire de grandes choses. L’état d’esprit que nous véhiculons, notre gratitude contribuent au bien-être de la communauté, Nous pouvons en plus nous impliquer et mettre nos compétences au service d’une cause qui nous tient à cœur si nous souhaitons faire un peu plus. Ce sont ces forces réunies qui ont un impact.
Le cheminement humain est ainsi fait pour progresser, s’améliorer, donner. Défi, victoire, accalmie. Combat pour garder notre esprit ouvert, clair, émerveillé. Combat pour se garder droit intérieurement et ainsi faire preuve d’endurance face aux aléas de la vie. Combat pour faire des choix et les maintenir. Combat pour s’intéresser aux autres. La vie n’est pas un long fleuve tranquille, comme on aimerait parfois, Peut-être serions-nous alors dans l’ennui et la torpeur…
Au fil du temps, cette vérité nous habite. Nous savons que les hauts et les bas font partie de l’évolution. Nous reconnaissons la sagesse de l’univers à l’œuvre derrière les événements qui jalonnent notre vie. Cette certitude acquise qu’il n’y a rien pour rien, prend racine en nous. Nous nous sentons responsables de ce qui nous arrive. Le jeu de la vie commence. Notre cœur s’ouvre à la beauté qui existe dans le monde. Nous nous sentons à notre place, parce que nous avons joué notre rôle.
L’intuition n’a pas de sexe. Elle n’est pas le propre des femmes. Elle n’est pas féminine.
Les hommes possèdent aussi un 6e sens. Pour démystifier la réalité de l’intuition, il est essentiel de la dissocier du sexe.
Bien que l’intuition soit plus souvent attribuée aux femmes, il existe des cas éloquents d’intuition chez les individus de sexe masculin. Parmi les nombreux exemples, celui de Jonas Salk, médecin et inventeur du vaccin contre la polio, est particulièrement poétique. Il affirme que l’intuition est comme « une vague qui laisse des trésors sur la place qu’il a hâte de cueillir chaque matin ». Dans le monde des affaires, les personnes les plus intuitives sont assurément les négociateurs sur le parquet de la bourse. Pris dans le feu de l’action, ils n’ont pas le temps de réfléchir et de rationaliser leurs décisions. N’ayant parfois qu’une fraction de seconde pour réagir, ils se servent de leurs instincts.
Si l’intuition n’a pas de sexe, pourquoi l’attribue-t-on aux femmes le plus souvent?
En fait, les femmes ne sont pas les seules à avoir utilisé cette source d’information par le passé. Les nations aborigènes, amérindiennes et les cultures ancestrales puisaient leur sagesse et leurs connaissances dans leur rapport très intime avec la nature. Cette dernière leur révélait son intelligence, ses propriétés thérapeutiques et ses lois à travers l’intuition. En revanche, ce sont les femmes qui ont préservé l’héritage ancestral de l’intuition au fur et à mesure que cette culture disparaissait (voir encadré). Exclues, jusqu’à tout récemment, d’une collaboration dans la science matérialiste du monde moderne, elles sont restées branchées sur leur savoir intérieur. En adoptant la pensée occidentale et plaçant la science mécaniste au centre de sa compréhension du monde, l’occidental moderne s’est éloigné de sa source interne de connaissance. Il faut savoir que ce sont les préjugés de la science, et non l’expérimentation empirique, qui ont mystifié et qualifié de magiques et de surnaturelles les connaissances traditionnelles. Bien qu’elle s’en défende encore, cette science moderne s’est mise au service de l’industrie et du monde mécanique. Elle a restreint notre perception du monde à une réalité visible et pragmatique. Mais depuis quelques décennies, les progrès de la connaissance sur la matière ont été tels que certains scientifiques sont maintenant en quête de nouveaux champs d’exploration.
Bon nombre d’entre eux commencent à s’intéresser aux grandes questions concernant la vie et ses mystères. Et voilà qu’émerge une nouvelle génération de chercheurs qui s’interrogent sur la réalité de l’intuition, la nature de la conscience, les mécanismes de la télépathie.
L’auteur Dan Brown, dans son succès populaire le Code Da Vinci, met en relief l’acharnement avec lequel la religion catholique s’est opposée à l’héritage ancestral issu de la foi païenne. L’origine de cette rivalité tient dans des croyances perçues comme opposées bien qu’elles soient, en réalité, complémentaires. La foi chrétienne honore une puissance céleste, patriarcale dans son essence, intangible et source d’une sagesse parfois difficile à saisir. Alors que la foi païenne, matriarcale et intimement liée aux forces de la nature, honorait la terre, mère de la création et source de vie. La femme est demeurée l’icône de ces croyances et a subi l’oppression et la persécution de l’Église catholique en raison de la méfiance qu’elles suscitaient. L’acharnement a été tel qu’il subsiste encore aujourd’hui dans l’inconscient masculin une crainte et une incompréhension profonde de la nature féminine. On constate que la rivalité entre le féminin et le masculin ne date pas d’hier et tient ses origines dans l’affrontement entre le culte aux divinités terrestres et celui voué aux divinités célestes.
Les prémisses de la connaissance sur l’intuition Si l’intuition n’est pas une faculté exclusivement féminine, d’où vient-t-elle alors? Elle fait partie du système de perception de toute personne au même titre que la vue, l’ouïe, l’odorat, le toucher et le goût. Si on y réfléchit bien, on constate que chacun de nos sens révèle une facette différente de la réalité. Par exemple, nos yeux perçoivent la lumière – les ombres, les reliefs, les couleurs. L’information visuelle résulte de l’interprétation des rayons lumineux sur la surface des choses. Le toucher, quant à lui, nous dévoile un autre type d’information. Il permet d’ajouter une dimension tactile et tangible à la réalité. Sans lui, la vision ne reste qu’une interprétation des effets de la lumière. L’évolution de notre système de perception s’observe très bien chez les nourrissons. Vers l’âge de deux ans, lorsqu’ils voient quelque chose qui les attire, ils s’en approchent pour la découvrir. Ils la saisissent et la mettent dans leur bouche. Cette exploration leur permet d’apprendre à distinguer les choses les unes des autres. Ainsi, chacun de nos sens capture un aspect bien défini de notre environnement et c’est cette collaboration qui nous donne notre compréhension du monde.
De ce point de vue, on peut se demander quelle est la nature de l’information révélée par l’intuition? La réponse : la conscience. La conscience de quoi? Celle du lien qui existe entre toutes choses. Utiliser notre intuition, c’est un peu comme suivre un fil dans une toile d’araignée. Peu importe notre point d’entrée, chaque fil nous mène toujours au centre, là où se trouve notre réponse. Par exemple, pour obtenir une réponse intuitive à une question, vous pouvez décider de choisir que l’objet qui se trouve sous vos yeux est l’amorce de la réponse que vous cherchez. Avec votre imagination, laissez l’objet évoquer des idées, des histoires. Et suivez le fil de votre imagination (sans la censurer!) jusqu’à ce que vous sentiez que vous avez atteint le centre. Vous saurez que vous avez votre réponse lorsque vous sentirez en vous une sorte d’éclair, de déclic, un « Eurêka! ». S’installeront alors une certitude et une certaine excitation qui vous confirmeront que vous avez trouvé la meilleure réponse pour vous.
La conscience de l’intuition est aussi liée à notre destin. Imaginez un instant que vous êtes une cellule dans un organisme vivant. Vous, comme chacune des autres cellules, jouez un rôle spécifique et unique qui contribue à l’équilibre de l’ensemble. Lorsque nous étendons ainsi notre perspective vers l’unité, nous commençons à percevoir les manifestations d’un univers « à l’écoute » de nos pensées et y répondant. Par exemple, j’ouvre un livre au hasard et trouve spécifiquement la réponse à l’une des questions qui me préoccupaient. Je quitte mon emploi et le jour même, on m’offre le poste de mes rêves. Je pense à une amie quelques secondes avant qu’elle me téléphone. Ce phénomène, d’abord observé par le psychanalyste Carl Jung, se nomme la synchronicité des événements ou, ce qu’il nommait aussi, les coïncidences chargées de sens. Et ce sens, attaché à chaque situation, c’est l’intuition qui nous le révèle.
La conscience qu’apporte l’intuition ne peut avoir de sexe. Elle crée des liens qui nous unissent et non qui nous distinguent. Comme un oiseau qui observe le monde du haut du ciel, notre perspective s’élargit jusqu’au point où elle englobe tout. Le cosmonaute Edgar Mitchell a spontanément saisi la nature de la conscience en observant la terre à partir de la lune. Il a dit : « Dans un seul instant, j’ai compris que cet univers est intelligent. Il avance dans une direction et nous avons un rôle à jouer dans cette évolution. […] La conscience représente l’élément fondamental et la matière-énergie est le produit de cette conscience. Si nous changeons notre façon de percevoir qui nous sommes, et que nous nous percevons comme des êtres créatifs et éternels qui créent l’expérience physique, alors nous commençons à créer et à voir le monde dans lequel nous vivons de façon très différente.
Pour arriver à percevoir quelque chose, il faut d’abord accepter que cette chose existe. L’intuition est directement liée à notre capacité d’étendre notre perception au-delà de ce qui est tangible. Dorénavant, la décision de s’ouvrir à cette réalité appartient de façon égale aux hommes et aux femmes. Il faut en finir avec ce mythe de l’intuition féminine porteur de préjugés et de pouvoirs mystérieux. La capacité de rétablir la communication avec l’intuition et de se remettre à l’écoute dépend d’un acte conscient de chacun. Il en va peut-être de même de notre survie de porter attention au lien qui nous unit à cette nature nourricière et protectrice. Si nous tendons l’oreille, elle peut assurément encore nous révéler son intelligence universelle. Les solutions créatives aux problèmes modernes apparaîtront lorsque nous adopterons une perspective holistique, c’est-à-dire qui englobe et tient compte des liens qui nous unifient. Cette prise de contact se fait au cœur de chaque individu et n’a pas de sexe. L’intuition est au centre de ce qui nous rassemble et non de ce qui nous distingue.