Évolution des consciences!

Quand les fruits de la planète maturent…

La planète bleue sous l’irradiation nourricière des énergies cosmiques laisse percevoir ses premiers fruits lumineux. Sommes-nous à l’aube de l’homme-lumière?

Toutes les espèces vivantes sont semblables à plusieurs variétés de fruits dans ce jardin qu’est la planète terre. Chaque variété a un temps de maturation différent et un temps de conservation qui lui est propre. Un chien et un humain ne vivent pas aussi longtemps l’un que l’autre et n’atteignent pas le même niveau de maturité mentale… Tout comme pour les légumes du potager, l’espérance de vie et l’usage diffèrent d’une espèce à l’autre.

Dans mon potager, mes premiers légumes furent les radis. Surprenant, il porte la couleur du premier chakra, en lien avec le corps énergétique. Corps responsable de la vitalité corporelle, de l’instinct de survie. Tout comme on peut semer plusieurs fois du radis dans une même saison, dans une vie, on peut se retrouver plus d’une fois dans la survie, aux prises avec les besoins de base.

Pour avoir une belle vie, cela nécessite autant de préparation et d’entretien que pour un beau jardin. Une âme d’expérience connaît l’importance du milieu familial. Il est le terreau. De sa richesse en nutriment dépend la croissance des plantes. Il y a aussi le sarclage. En débarrassant un jardin des mauvaises herbes, nous laissons place aux plantes potagères. C’est l’espèce humaine, c’est en purifiant notre mental de ses pensées négatives que nous laissons place à la culture de nos dons et talents.

Un observateur remarque aisément qu’il y a toujours quelques légumes avant-gardistes. Que dire de ces deux ou trois tomates devenues rouges avant les autres? Elles nous font découvrir les saveurs à venir. Les Bouddhas et le Christ ne seraient-ils pas de ces consciences avant-gardistes nous montrant la voie? Et si 2012 était le début de la maturation des consciences bouddhique-christique qui nous composent!

Le Christ a fait usage de ses pouvoirs de guérison, de ses pouvoirs d’influence sur la matière, de ses pouvoirs sur la mort, de sa suprématie sur les démons et plus encore… Il était homme et Dieu. Il se dit notre frère. Nous sommes donc nous aussi homme et Dieu. Notre nature humaine est tout ce beau feuillage de la plante, toute cette verdure et notre divinité serait comparable aux fruits résultant de la maturation de la plante.

En 2012, sous l’ère du verseau, notre nature divine est plus présente et en processus d’éclosion. Nous sommes semblables à des plants de tomates. Le plan est fort et notre nature humaine est à son apogée. Notre conscience est telle la tomate verte qui est en maturation. Notre support corporel a complété son évolution, c’est maintenant le tour de la conscience. Elle devra dépasser sa nature humaine et s’ouvrir à sa dimension divine.

Les énergies de deux mille douze vont faciliter la maturation et l’évolution des consciences. Bien que ce soit de beaux mots, ils ne sont pas si évidents à vivre… Pensez à cette tomate qui se connaît verte, qui vit dans un environnement où toutes ses sœurs sont vertes. Elle a eu ouï-dire d’une ou deux tomates rouges, mais l’histoire raconte que très vite elles furent arrachées du plan. Et au-delà de la sève nourricière de la tige, c’est l’inconnu!

Que penser des inconforts et de l’insécurité suscités par la sensation de changement intérieur. Elle sent que certaines de ses cellules commencent à afficher une pigmentation rouge en elle. Grâce à sa peau verte, elle le cache bien. Elle se sent de plus en plus rouge et elle est de plus en plus vert foncé. Est-ce possible? Elle se sent en plein paradoxe! Elle se sent fausse! Ne se connaît plus et du coup est incapable d’afficher ses couleurs… Elle est morte de peur face à l’inconnu! Toutes ces périodes de transition font vivre beaucoup d’insécurités.

Bien que deux mille douze et ses engrais cosmiques incitent à l’évolution des consciences, elle apporte avec elle son lot de doutes et de tourments. L’homme a peur de cette Supraconscience qui croît en lui. Il lui faudra apprendre à juste ÊTRE dans l’accueil des transformations qui s’opèrent en lui, à s’abstenir de tous jugements, à devenir l’observateur de son intérieur, le témoin du réceptacle de Lumière qui s’agrandit. C’est ainsi que progressivement, il sentira la Lumière le transformer de l’intérieur… Allègrement, il s’ouvrira à cette conscience lumineuse qu’est la Supraconscience.

Le mouvement et l’être

Que dire à un poisson nageant au fond de l’eau, s’il me dit qu’il a soif?

Il baigne dans l’eau, il la respire. Qu’est-ce qui permettrait au poisson de percevoir l’eau, de s’en désaltérer?

De même, que dire à un être humain nageant au fond d’une conscience en mouvement, s’il me dit qu’il a soif de Dieu, soif de l’être? Il baigne dans cette conscience mouvante et émouvante, elle l’anime de l’intérieur.

Qu’est-ce qui lui permettrait de percevoir cette conscience, de s’en imprégner?

La perception directe de l’être
Les humains possèdent d’innombrables idées sur Dieu et sur l’être. Ils ont des croyances, des religions, des textes spirituels anciens et nouveaux.

Qui, parmi vous qui me lisez en ce moment, a vécu, perçu, expérimenté en direct la réalité de l’être dans son corps? Qui peut reproduire cette expérience à volonté? Qui a éveillé sa matière sensible de façon à percevoir le mouvement et la présence de l’univers en soi? Qui a l’habitude d’utiliser son rapport cognitif à cette conscience en mouvement dans son propre corps pour se laisser instruire, se laisser transformer par cette intelligence aimante?

Sixième et septième sens
Nous ne possédons pas seulement cinq sens, la vue, l’odorat, le goût, l’ouïe et le toucher. Nous en possédons deux de plus.

Le sixième sens est appelé proprioception. Le système nerveux proprioceptif nous informe constamment de notre posture et de nos mouvements, toutefois la majorité des informations sensorielles captées par les propriocepteurs restent inconscientes.

Le simple fait d’éveiller nos perceptions proprioceptives déjà nous met en contact avec nous-mêmes de façon exceptionnelle. La méthode Feldenkrais, la technique Alexander, l’antigymnastique, le yoga et bien d’autres approches corporelles basées sur l’intériorité en mouvement font un travail remarquable en ce sens.

Le septième sens, nous l’appelons le sensible
Selon Danis Bois, « L’expérience du sensible m’enseigne qu’il y a une matière première, qu’elle est mouvement, un mouvement agissant partant d’un point pour s’étendre progressivement à tous les espaces puis à tout l’univers. Le Big Bang donne naissance à la fois à l’espace, au temps et au cadre même de l’existence de l’univers; l’univers naît de lui-même, partout à la fois, dans le mouvement de sa propre expansion.

Et ce mouvement est le fondement premier sur lequel repose la loi du sensible. Je l’appelle mouvement substantiel. Pourquoi substantiel? Tout d’abord parce qu’il apparaît réellement à la perception comme une substance en mouvement. Et également parce que, lorsqu’il se détermine dans la matière de l’homme, il donne naissance à l’être, un être à part entière, qui existe par lui-même et en lui-même. »

Les étapes de la conquête de l’être
La première étape, c’est ma volonté d’aller vers l’être. Par les exercices du mouvement sensoriel et par la fasciathérapie, je travaille mon enrichissement perceptif jusqu’à ce que le mouvement me tombe dessus quand je m’y attends le moins. La nuit parfois, il me réveille de sa caresse somptueuse, apaisante, qui me fait encore mieux dormir après. Quand je parle avec un ami, il me caresse soudain le cœur. Quand je m’assois pour écrire, il me masse la tête, guide ma pensée et ma main. Si je suis tendue, il se glisse dans le muscle, dans l’os et parfois me malaxe, parfois me soulage. Je reconnais en moi cette double volonté, ma volonté de bouger, et la sienne qui me meut et m’émeut, me nettoie la matière, me guérit et me fait sentir aimée.

Deuxième étape : sans nier l’existence de cette double volonté, je réalise que ce n’est pas quelqu’un d’autre que moi. Le plus grand qui est moi. Je fais la différence quand c’est moi qui pousse dans ma vie et quand je suis animée de cette autre volonté, si sage, qui change mes relations, mon travail, ma vie. Ça prend du courage et de la confiance pour m’accorder totalement à elle.

Et puis le sensible, c’est tellement savoureux, c’est tout bleu, comme un goût de l’amour incarné.

Ne rien faire! Pour quoi faire?

Bien installée dans ma maison, j’ai eu envie de ne rien faire : juste rester là, assise dans mon fauteuil préféré et laisser la douceur du silence balayer mes préoccupations de tous les jours.

Ne rien faire n’est pas bien vu dans notre société. Même en vacances. Et pourtant, ne rien faire est un merveilleux moyen d’ouvrir en soi une brèche par où le souffle de la créativité peut se glisser dans notre vie.

Les artistes le savent. Dès que la page blanche reste muette, que les couleurs refusent de chanter sur la toile ou que les notes de musique désertent la partition, ils abandonnent l’action, mettent de côté leur volonté et restent à l’écoute de l’inconscient.

Les artistes comprennent que l’inconscient est une grande marmite qui ne demande que quelques ingrédients pour mijoter une œuvre de création : un peu de technique, une ou deux idées et la capacité de s’ouvrir aux images vivant au fond de soi. Quel plaisir alors de voir jaillir des profondeurs de son être, des plages inconnues et des forêts mystérieuses qui rappellent que l’on est plus grand que ce que l’on croyait être. Se laisser porter par le flot de la créativité, quelle belle façon de ne rien faire!

L’inaction ne met pas seulement notre créativité en lumière. Parfois, elle dévoile nos peurs, nos angoisses, nos colères, nos jalousies, nos frustrations, notre honte, bref, toutes ces choses sombres que nous aimerions refouler pour toujours. Avez-vous remarqué que notre meilleur ami est rarement nous-même? Rester en notre seule et unique compagnie n’est généralement pas notre activité préférée. Seul, nous nous supportons difficilement. Nous nous ennuyons vite. Nous sentons notre vide intérieur. Et pour ne pas vivre trop longtemps avec les parties de nous qui nous dérangent, nous fuyons dans l’activité extérieure, les divertissements ou dans les bras d’amis qui, espérons-nous, écouteront, comprendront et nous aimeront mieux que nous nous aimons nous-même. Il existe pourtant des moyens qui facilitent un face à face avec soi-même.

Il y a de nombreuses années, je me souviens d’avoir été désemparée. Fraîchement débarquée dans une ville étrangère, je me suis retrouvée loin de ma langue natale, de mes habitudes et de mes amis. Je ne connaissais personne. Je me sentais seule. J’ai alors décidé de faire de moi ma meilleure amie.

J’ai pris un cahier, un crayon et j’ai écrit toutes les pensées et tous les sentiments tels qu’ils se présentaient à ma conscience. Embarrassé par la syntaxe et la ponctuation, mon crayon n’allait pas assez vite pour saisir ce qui déferlait en moi. J’ai donc momentanément laissé tomber les règles grammaticales pour donner libre cours au flot intérieur, qui se déversait sur la page blanche comme un torrent trop longtemps réprimé. Cette écoute active m’a été profitable. Non seulement la solitude est devenue un agréable endroit où me retrouver, mais j’ai découvert un moyen efficace de me connaître de plus en plus profondément, tout en me laissant porter par l’inépuisable source créatrice qui vit en moi. Je crois que cette source vit en chacun de nous. Elle n’attend qu’une toute petite brèche pour s’élancer dans notre vie. Elle attend peut-être que vous ayez un tout petit moment pour… ne rien faire.

Ne rien faire! Pourquoi faire? Vraiment?

Le hasard n’existe pas

Le rythme imposé par la société actuelle est une course en avant, une course contre le temps. Nous vivons à une très grande vitesse, le stress étant le résultat. Il est difficile d’aller à l’encontre d’une façon de vivre, d’une façon de penser, dictée par l’uniformité collective. Pourquoi diminuer le tempo? Peut-être souhaitons-nous vivre autrement! Peut-être voulons-nous être le maître de notre vie!

Le début de l’automne, après les sorties estivales et les vacances d’été, arrive à bon point. Cette saison nous invite à rentrer chez soi, à retrouver l’équilibre et l’harmonie. C’est une période pour prendre du recul, y voir un peu plus clair, se questionner, apprécier. Bien qu’on ait l’impression d’avoir profité au maximum de l’été, il est bien de faire un léger bilan et ainsi prendre conscience de ce qui reste de solide et de durable en soi. Non dans le but de nous culpabiliser ou de rejeter quoi que ce soit, mais simplement pour tirer des compréhensions des expériences vécues. Faire un tri entre ce qui est bien ou inutile. Réaliser, d’après notre ressourcement ou notre fatigue, si l’on a agi de façon juste.

L’automne nous éveille aussi à la remise en question, à faire quelque chose de différent, à mettre en place un but qui nous tient à cœur, développer une qualité, manifester un nouveau comportement, transformer un défaut. Ce retour vers une valeur éternelle maintient la porte du cœur ouverte.

Quel est l’intérêt de tout cela? Peut-être est-ce par amour… L’amour, ce grand idéal que nous voulons tous atteindre et partager avec les autres. L’amour que l’on veut connaître, ressentir, donner. L’amour qui est chanté, qui donne des ailes, qui nous élève. Cet amour vrai et pur n’est pas inné, Il faut faire des efforts pour le chercher en soi, le cultiver et l’amener dans le monde. Il demande de maîtriser des élans de colère ou des émotions négatives, de se tourner la langue avant de parler, d’accepter la différence de l’autre, de faire taire la critique qui monte en nous. Il demande de sacrifier des parts d’égoïsme pour penser un petit peu à l’autre.

C’est donc par amour que nous allons nous transformer et donner le meilleur de ce que l’on est, de ce que l’on porte. La vie, avec les aventures qu’elle place sur notre route, défis, rencontres, conflits, a toujours ce but-là en tête. Prendre conscience de cette notion est une source d’espérance et donne un sens à ce que nous vivons. Notre regard sur le monde change. Nous ne sommes pas sur la terre sans raison.

Oser être soi dans la communauté prend alors une toute autre tournure. Le hasard n’existe pas. Le secteur, l’immeuble, les commerces qui forment cette communauté et dont nous faisons partie, ont leur raison d’être. Notre intérêt s’éveille et nous reconnaissons que nous pouvons y avoir une certaine influence par un comportement différent, plus ouvert envers ces gens qui logent à la même enseigne que nous ou qui y travaillent.

Nous pouvons donner un peu de nous-même parce que nous sommes présents dans nos actions, plus à l’écoute. On n’a pas besoin de faire de grandes choses. L’état d’esprit que nous véhiculons, notre gratitude contribuent au bien-être de la communauté, Nous pouvons en plus nous impliquer et mettre nos compétences au service d’une cause qui nous tient à cœur si nous souhaitons faire un peu plus. Ce sont ces forces réunies qui ont un impact.

Le cheminement humain est ainsi fait pour progresser, s’améliorer, donner. Défi, victoire, accalmie. Combat pour garder notre esprit ouvert, clair, émerveillé. Combat pour se garder droit intérieurement et ainsi faire preuve d’endurance face aux aléas de la vie. Combat pour faire des choix et les maintenir. Combat pour s’intéresser aux autres. La vie n’est pas un long fleuve tranquille, comme on aimerait parfois, Peut-être serions-nous alors dans l’ennui et la torpeur…

Au fil du temps, cette vérité nous habite. Nous savons que les hauts et les bas font partie de l’évolution. Nous reconnaissons la sagesse de l’univers à l’œuvre derrière les événements qui jalonnent notre vie. Cette certitude acquise qu’il n’y a rien pour rien, prend racine en nous. Nous nous sentons responsables de ce qui nous arrive. Le jeu de la vie commence. Notre cœur s’ouvre à la beauté qui existe dans le monde. Nous nous sentons à notre place, parce que nous avons joué notre rôle.

L’intuition a-t-elle un sexe? – Le point sur le mythe entourant l’intuition féminine

L’intuition n’a pas de sexe.  Elle n’est pas le propre des femmes. Elle n’est pas féminine.

Les hommes possèdent aussi un 6e sens. Pour démystifier la réalité de l’intuition, il est essentiel de la dissocier du sexe.

Bien que l’intuition soit plus souvent attribuée aux femmes, il existe des cas éloquents d’intuition chez les individus de sexe masculin. Parmi les nombreux exemples, celui de Jonas Salk, médecin et inventeur du vaccin contre la polio, est particulièrement poétique. Il affirme que l’intuition est comme « une vague qui laisse des trésors sur la place qu’il a hâte de cueillir chaque matin ». Dans le monde des affaires, les personnes les plus intuitives sont assurément les négociateurs sur le parquet de la bourse. Pris dans le feu de l’action, ils n’ont pas le temps de réfléchir et de rationaliser leurs décisions. N’ayant parfois qu’une fraction de seconde pour réagir, ils se servent de leurs instincts.

Si l’intuition n’a pas de sexe, pourquoi l’attribue-t-on aux femmes le plus souvent?

En fait, les femmes ne sont pas les seules à avoir utilisé cette source d’information par le passé. Les nations aborigènes, amérindiennes et les cultures ancestrales puisaient leur sagesse et leurs connaissances dans leur rapport très intime avec la nature. Cette dernière leur révélait son intelligence, ses propriétés thérapeutiques et ses lois à travers l’intuition. En revanche, ce sont les femmes qui ont préservé l’héritage ancestral de l’intuition au fur et à mesure que cette culture disparaissait (voir encadré). Exclues, jusqu’à tout récemment, d’une collaboration dans la science matérialiste du monde moderne, elles sont restées branchées sur leur savoir intérieur. En adoptant la pensée occidentale et plaçant la science mécaniste au centre de sa compréhension du monde, l’occidental moderne s’est éloigné de sa source interne de connaissance. Il faut savoir que ce sont les préjugés de la science, et non l’expérimentation empirique, qui ont mystifié et qualifié de magiques et de surnaturelles les connaissances traditionnelles. Bien qu’elle s’en défende encore, cette science moderne s’est mise au service de l’industrie et du monde mécanique. Elle a restreint notre perception du monde à une réalité visible et pragmatique. Mais depuis quelques décennies, les progrès de la connaissance sur la matière ont été tels que certains scientifiques sont maintenant en quête de nouveaux champs d’exploration.

Bon nombre d’entre eux commencent à s’intéresser aux grandes questions concernant la vie et ses mystères. Et voilà qu’émerge une nouvelle génération de chercheurs qui s’interrogent sur la réalité de l’intuition, la nature de la conscience, les mécanismes de la télépathie.

L’auteur Dan Brown, dans son succès populaire le Code Da Vinci, met en relief l’acharnement avec lequel la religion catholique s’est opposée à l’héritage ancestral issu de la foi païenne. L’origine de cette rivalité tient dans des croyances perçues comme opposées bien qu’elles soient, en réalité, complémentaires. La foi chrétienne honore une puissance céleste, patriarcale dans son essence, intangible et source d’une sagesse parfois difficile à saisir. Alors que la foi païenne, matriarcale et intimement liée aux forces de la nature, honorait la terre, mère de la création et source de vie. La femme est demeurée l’icône de ces croyances et a subi l’oppression et la persécution de l’Église catholique en raison de la méfiance qu’elles suscitaient.
L’acharnement a été tel qu’il subsiste encore aujourd’hui dans l’inconscient masculin une crainte et une incompréhension profonde de la nature féminine. On constate que la rivalité entre le féminin et le masculin ne date pas d’hier et tient ses origines dans l’affrontement entre le culte aux divinités terrestres et celui voué aux divinités célestes.

Les prémisses de la connaissance sur l’intuition
Si l’intuition n’est pas une faculté exclusivement féminine, d’où vient-t-elle alors? Elle fait partie du système de perception de toute personne au même titre que la vue, l’ouïe, l’odorat, le toucher et le goût. Si on y réfléchit bien, on constate que chacun de nos sens révèle une facette différente de la réalité. Par exemple, nos yeux perçoivent la lumière – les ombres, les reliefs, les couleurs. L’information visuelle résulte de l’interprétation des rayons lumineux sur la surface des choses. Le toucher, quant à lui, nous dévoile un autre type d’information. Il permet d’ajouter une dimension tactile et tangible à la réalité. Sans lui, la vision ne reste qu’une interprétation des effets de la lumière. L’évolution de notre système de perception s’observe très bien chez les nourrissons. Vers l’âge de deux ans, lorsqu’ils voient quelque chose qui les attire, ils s’en approchent pour la découvrir. Ils la saisissent et la mettent dans leur bouche. Cette exploration leur permet d’apprendre à distinguer les choses les unes des autres. Ainsi, chacun de nos sens capture un aspect bien défini de notre environnement et c’est cette collaboration qui nous donne notre compréhension du monde.

De ce point de vue, on peut se demander quelle est la nature de l’information révélée par l’intuition? La réponse : la conscience. La conscience de quoi? Celle du lien qui existe entre toutes choses. Utiliser notre intuition, c’est un peu comme suivre un fil dans une toile d’araignée. Peu importe notre point d’entrée, chaque fil nous mène toujours au centre, là où se trouve notre réponse. Par exemple, pour obtenir une réponse intuitive à une question, vous pouvez décider de choisir que l’objet qui se trouve sous vos yeux est l’amorce de la réponse que vous cherchez. Avec votre imagination, laissez l’objet évoquer des idées, des histoires. Et suivez le fil de votre imagination (sans la censurer!) jusqu’à ce que vous sentiez que vous avez atteint le centre. Vous saurez que vous avez votre réponse lorsque vous sentirez en vous une sorte d’éclair, de déclic, un « Eurêka! ». S’installeront alors une certitude et une certaine excitation qui vous confirmeront que vous avez trouvé la meilleure réponse pour vous.

La conscience de l’intuition est aussi liée à notre destin. Imaginez un instant que vous êtes une cellule dans un organisme vivant. Vous, comme chacune des autres cellules, jouez un rôle spécifique et unique qui contribue à l’équilibre de l’ensemble. Lorsque nous étendons ainsi notre perspective vers l’unité, nous commençons à percevoir les manifestations d’un univers « à l’écoute » de nos pensées et y répondant. Par exemple, j’ouvre un livre au hasard et trouve spécifiquement la réponse à l’une des questions qui me préoccupaient. Je quitte mon emploi et le jour même, on m’offre le poste de mes rêves. Je pense à une amie quelques secondes avant qu’elle me téléphone. Ce phénomène, d’abord observé par le psychanalyste Carl Jung, se nomme la synchronicité des événements ou, ce qu’il nommait aussi, les coïncidences chargées de sens. Et ce sens, attaché à chaque situation, c’est l’intuition qui nous le révèle.

La conscience qu’apporte l’intuition ne peut avoir de sexe. Elle crée des liens qui nous unissent et non qui nous distinguent. Comme un oiseau qui observe le monde du haut du ciel, notre perspective s’élargit jusqu’au point où elle englobe tout. Le cosmonaute Edgar Mitchell a spontanément saisi la nature de la conscience en observant la terre à partir de la lune. Il a dit : « Dans un seul instant, j’ai compris que cet univers est intelligent. Il avance dans une direction et nous avons un rôle à jouer dans cette évolution. […] La conscience représente l’élément fondamental et la matière-énergie est le produit de cette conscience. Si nous changeons notre façon de percevoir qui nous sommes, et que nous nous percevons comme des êtres créatifs et éternels qui créent l’expérience physique, alors nous commençons à créer et à voir le monde dans lequel nous vivons de façon très différente.

Pour arriver à percevoir quelque chose, il faut d’abord accepter que cette chose existe. L’intuition est directement liée à notre capacité d’étendre notre perception au-delà de ce qui est tangible. Dorénavant, la décision de s’ouvrir à cette réalité appartient de façon égale aux hommes et aux femmes. Il faut en finir avec ce mythe de l’intuition féminine porteur de préjugés et de pouvoirs mystérieux. La capacité de rétablir la communication avec l’intuition et de se remettre à l’écoute dépend d’un acte conscient de chacun. Il en va peut-être de même de notre survie de porter attention au lien qui nous unit à cette nature nourricière et protectrice. Si nous tendons l’oreille, elle peut assurément encore nous révéler son intelligence universelle. Les solutions créatives aux problèmes modernes apparaîtront lorsque nous adopterons une perspective holistique, c’est-à-dire qui englobe et tient compte des liens qui nous unifient. Cette prise de contact se fait au cœur de chaque individu et n’a pas de sexe. L’intuition est au centre de ce qui nous rassemble et non de ce qui nous distingue.

Pourquoi la recherche intérieure?

De plus en plus de personnes sont à la recherche d’un mieux-être, se questionnent et cherchent à comprendre le sens profond de la vie. Mais les réponses sont loin d’être évidentes. La paix et la sérénité expérimentées parfois lors d’une pratique particulière nous échappent dans le quotidien, l’amour inconditionnel disparaît sous la frustration, la colère et la peur, la joie disparaît sous la déprime, l’énergie s’en va pour nous laisser fatigués. Nous perdons espoir. Pourtant l’intégration des plus belles valeurs spirituelles dans la vie quotidienne est possible si l’on respecte trois conditions.

Poussées par ce désir de mieux se comprendre et mieux comprendre le sens de notre existence, les personnes de bonne volonté s’engagent dans une recherche intérieure qualifiée souvent de spirituelle, puisqu’elle concerne non plus ce monde physique, mais le monde plus intérieur de l’être.

Les approches foisonnent maintenant, et elles présentent toutes un intérêt particulier. Pourtant, malgré des années de lectures ou de pratiques, il semble souvent que l’on piétine. En effet, malgré tous nos efforts à appliquer les principes et techniques spirituels que l’on a découverts, on a bien de la difficulté à mettre tout ce que l’on a appris en pratique.

La difficulté réside moins dans la discipline ou l’enseignement lui-même, que dans sa mise en pratique dans le quotidien. C’est là, en effet, que se trouve le test de l’authenticité de la démarche intérieure. Or la qualité de notre vie (relation, créativité, dynamisme, santé, etc.) ne dépend pas des circonstances extérieures, comme on a été conditionné à le penser. Elle dépend du niveau de conscience avec lequel on appréhende la réalité. Dans la mesure où on maîtrise les mécanismes de la conscience, on maîtrise sa vie.

Et maîtriser la conscience, ce n’est pas disparaître dans le nirvana. C’est maîtriser les trois mondes physique, émotionnel et mental afin d’y apporter paix, joie, lumière, créativité, beauté et liberté, autant pour soi que pour tous ceux qui nous entourent.

Lors de plus de vingt ans d’accompagnement de personne en démarche intérieure, nous avons pu observer les mécanismes de la conscience en action. Cette maîtrise de la conscience s’acquiert tout comme, par exemple, la maîtrise d’un instrument de musique, avec méthode et persévérance. Elle s’obtient par un travail sur trois niveaux :

Premièrement, par un travail de réflexion, d’observation et d’acquisition d’une connaissance approfondie des mécanismes de la conscience et en particulier du mental humain. Sans cela, pratiquer une discipline spirituelle, c’est vouloir apprendre à conduire une auto sans savoir à quoi servent le frein et l’accélérateur.

Deuxièmement, par un travail de libération des mémoires issues du passé, ancrées dans l’inconscient, qui dirigent notre vie tant qu’elles ne sont pas désamorcées.

Troisièmement, par un travail d’ouverture au supra-conscient, qui se matérialise dans une activité concrète de création, de service et de contribution.

Une approche complète devrait inclure l’ensemble de ces trois aspects pour permettre un réel épanouissement de l’individu. Souvent, les difficultés rencontrées sur le chemin proviennent du manque d’intégration de ces trois aspects dans la démarche.

Par exemple, travailler uniquement au niveau du supra-conscient amène l’esprit à planer dans un monde céleste, déconnecté de la réalité quotidienne. Cela n’apporte que bien peu de maîtrise.

D’un autre côté, si l’on explore seulement le domaine des connaissances philosophiques, ésotériques ou spirituelles, la réalité quotidienne devient vite pénible à vivre quand surgissent des mécanismes émotionnels non maîtrisés de l’inconscient.

Travailler seulement au niveau inconscient, comme peuvent le faire certaines thérapies, est utile, mais insuffisant. Souvent, après quelques succès, on tourne en rond. Il manque deux aspects fondamentaux. Tout d’abord la clarté du but et du travail à faire. Ensuite et surtout, il manque la puissance de l’être intérieur pour effectuer et soutenir un travail en profondeur de dégagement du passé, qui apportera paix et liberté.

Le but d’une démarche spirituelle n’est donc pas simplement une accumulation de connaissance, ni un nettoyage thérapeutique ni une recherche de transcendance, mais une intégration simultanée des trois approches. Il est possible de vivre le quotidien dans un état de conscience tel que notre joie, notre paix intérieure, notre énergie, notre créativité et notre bonheur deviennent indépendants des circonstances extérieures. Notre tâche d’évolution n’est pas de nier la matière en s’enfuyant dans un voyage hors de ce monde, ni d’en être prisonnier comme dans l’approche matérialiste. Notre tâche est d’apprendre à maîtriser les trois mondes, physique, émotionnel et mental, afin d’y apporter concrètement toute la beauté et la puissance de notre être intérieur. Notre vie quotidienne devient alors une occasion passionnante de créer concrètement un monde de paix, de joie et de liberté pour nous et pour tous. Ce n’est pas une utopie, cela se travaille et s’acquiert si l’on prend soin de bien comprendre le but du travail et de l’intégrer aux trois niveaux de la conscience.

Éternel… aimant

Passe le temps…  Toujours plus vite, surtout à la fin de l’été quand les jours raccourcissent en affolant nos cœurs, soit parce qu’ils redoutent la noirceur à venir, soit parce qu’ils regrettent les couleurs que leur âge avancé ne pourra plus raviver.  Névrosés toujours accrochés au poteau du passé et anxieux déjà projetés sur la ligne d’arrivée du futur…

Si nous vivons la rentrée d’automne dans une hyperactivité d’écolier inquiet, c’est que notre vision du temps ressemble fort à celle de nos ancêtres qui croyaient que la terre était plate!

La vision du temps linéaire avec un début et une fin ne peut se concevoir que dans le monde matériel, visible, tout comme l’horizon pouvait laisser croire que la terre se finissait là.  Dans cette réalité visible, passé et futur règlent une histoire où tout est prévisible d’avance, selon les lois de cause à effet.  Le plaisir du présent et d’être là au bon moment demande de sortir de la vision linéaire.

En astronomie, on peut prédire la trajectoire de deux planètes aussi loin qu’on le désire dans l’avenir.  Si l’on raisonne en terme de dualité (visible-invisible, bien-mal), on peut faire des prévisions sur ce qui arrivera, car dans cette optique tout est programmé en terme de survie.  C’est grâce à cela que les papillons monarques qui naissent en cours de migration, connaissent par instinct leur destination.  Tout est prévu à l’avance.

Mais lorsqu’un astronome regarde trois planètes à la fois, il n’arrive pas à déterminer quelle sera leur course dans quelques millions d’années.  Lorsque la Trinité prend sa place (Dieu l’unité, le Fils le visible et le Saint Esprit l’invisible) le présent ne contient pas l’avenir.  Il est.  Le programme n’est plus dans la survie, mais dans l’expression de l’âme et celle-ci se révèle dans l’instantanéité.

Pour que la trinité vive en nous, notre esprit accède à un niveau quantique de perception, là où la matière et les pensées prennent forme, dans une zone intermédiaire entre la réalité et Dieu.  Dans ce niveau de conscience où se vivent les miracles, apparitions, voyances, coïncidences, guérison spontanée, etc…, le temps n’est que le moment présent.  À ce niveau, il est possible de tout faire, chaque chose peut se réaliser, sans empressement, sans retard non plus.  Tout est fluide, comme une mécanique cosmique bien huilée.  Nous sommes là au bon moment, à la bonne place dans la synchronicité pour créer.  Le temps devient circulaire, sans passé, sans futur, juste une roue qui tourne selon les cycles régis par l’univers.  C’est dans ce niveau de vibration que « le dépassement des conflits est inscrit dans l’évolution naturelle des choses à condition que le moi ne s’oppose pas au TAO » c’est-à-dire que notre moi ne soit pas à contretemps du rythme cosmique.  Jung, dans son approche orientale, parlait déjà de notre pouvoir guérisseur en précisant la nécessité pour le moi d’être en harmonie avec l’univers, comme une corde qui vibre à la même fréquence que la note céleste que l’âme choisit avant de s’incarner.  C’est l’ego qui doit s’articuler sur l’univers et non pas l’univers qui doit être maltraité par les apparences et la superficialité de l’être.

« Nous sommes des organismes autonomes alimentés par la sagesse des astres » ce qui veut dire que nous sommes des musiciens indépendants devant jouer une pièce que nous avons non seulement oubliée à la naissance, mais que nous devons en plus jouer en harmonie avec tous les autres, au-delà des différences de style et de rythme.  D’où une liberté toute relative quant à notre véritable capacité de choisir notre vie.  Sans déterminisme excessif ni hasard absolu, la liberté que nous avons n’est-elle pas dans la soumission, se mettre sous sa mission, accepter d’œuvrer pour un principe supérieur et reconnaître notre responsabilité dans la création.  Seule l’âme peut communiquer avec le niveau quantique et c’est pour cela que nous avons besoin d’être à l’écoute des cycles, cycles des astres, des saisons, mais aussi cycles personnels ou transgénérationnels, car ils sont un reflet de l’éternité qui se manifeste dans l’alternance de toute chose.  Ils sont des indices semés dans la roue du temps pour nous harmoniser avec la partition choisie, pour que le froid ne nous déprime pas, que le soleil ne nous brûle pas, que la sécheresse de l’âge ne ride pas notre amour.  La sagesse des astres devient alors une aide précieuse pour accorder le piano de notre âme et nous faire entrer dans la danse de la réalité.

« Vis pour ce monde comme si tu devais y vivre éternellement et pour l’au-delà comme si tu devais y mourir demain. » poème soufi

Être ou pare-être

J’ai souvent, par le passé, travaillé sur mon paraître, ce qui m’a fait pare-être. Vous savez, comme le pare-brise empêche de faire passer la brise, le pare-être empêche de laisser passer l’être. Je tentais à tout prix de devenir ce dont on s’attendait de moi.

Alors, me voilà à pare-être, c’est-à-dire à parer mon être de plusieurs choses extérieures afin de me sentir con-plaît. Mais, je n’arrivais pas à plaire à tout le monde et, à entendre les dires des autres, à con-sentir que c’était là le chemin que je devais suivre. Je vérifiais ce que les autres me disaient constat-ment pour voir si j’avais vrai-ment muté vers l’idéal de ce qu’est la vraie vie. Je suivais les jalons posés devant moi pour recevoir cet amour arti-ficelle qui tissait mes liens avec les autres. Et pourtant, une petite voix douce à l’intérieur me disait que je n’étais pas simplement à devenir sage comme une image, mais bien à être vivant. La voix répétait doucement sans se lasser, sans arrêter, même lorsque je ne l’écoutais pas, elle continuait avec patience et détermination. Voix-là et voix-ci, elle continuait avec un amour inconditionnel à dire les mots qui étaient les miens. Elle a toujours exprimé ma raison d’être malgré tout, même si je faisais la sourde oreille. Soudain, un jour, mon cœur d’un cas-sure se brisa.

Tout à coup, je fus abandonné par les autres voix; car c’est ce que font les autres voix lorsqu’elles n’ont plus de possibilité de manie-pulluler les gens. C’est alors que ma petite voix pu enfin se faire entendre clairement. Elle me dit calmement :« maintenant écoute ton cœur et perçois ton intuition, ils te servent dorénavant de guide et t’invitent à changer de voie. » Changer de voix! D’accord, je veux bien changer de voix mais, au début, ce fut très difficile puisque les autres voix sont revenues avec leur raison-ment et j’avais encore de la difficulté à entendre la voix de mon cœur. Comment faire? Enfin, je décidai alors de me faire confiance et de prendre soin de moi-même, non de manière égoïste, mais avec discernement sachant que je peux faire des choix adéquats pour moi-même. C’est ainsi que certaines voix sont reparties lorsqu’elles ont perdu le pouvoir de manie-pulluler et les vraies voix de l’amitié sont restées. Surtout, cette petite voix de mon cœur qui m’a fait prendre le bon chemin, celui de savoir être vivant.

Maintenant, j’écoute et je ressens les vibrations de mon âme, de mon cœur et de mon esprit avant de faire un choix. Je suis malgré tout sur un chemin nouveau où à tout moment peux se présenter une situation qui peut me faire revenir en arrière. Alors, je dois être totalement conscient, éveillé et à l’écoute de toutes les réponses qui se présentent en moi et parfois autour de moi. De temps à autre, lorsque que les événements deviennent difficiles à surmonter, je prends un temps d’arrêt afin de ne pas me retrouver encore dans la voix des autres. Je ne dis pas que les conseils ou commentaires des autres gens ne sont pas valides, j’écoute et j’entends ce qu’ils disent, mais je suis la personne qui prend la décision finale pour ma propre vie, tenant à faire un choix qui me ressemble et qui m’appartient.

Un travail en profondeur

La preuve n’est plus à faire à propos des répercussions de notre enfance sur notre vie d’adulte, sans oublier ce que nous avons ressenti à la naissance, durant notre vie intra-utérine, de même que l’influence héritée de nos ancêtres.

En lisant ceci, on peut possiblement se sentir découragé et se demander par où commencer.  Et même, se poser la question suivante : pouvons-nous vraiment nous en sortir?  D’abord, je crois qu’il est important de se rappeler que la perfection n’est pas de ce monde.  Ensuite, qu’il n’est pas nécessaire de tout guérir.  Et finalement, qu’à trop vouloir chercher, on risque de se perdre.  On peut tout de même envisager un certain travail sur soi.  Un des moyens est la psychothérapie.  Parmi ceux et celles qui ont déjà exploré le monde de la thérapie, certains diront qu’ils en ont retiré des bienfaits, et d’autres affirmeront que cela ne leur a pratiquement rien procuré.  Plusieurs facteurs sont à considérer si la thérapie n’a pas donné lieu à des améliorations dans la vie de la personne.  Évidemment, il y a la qualité du thérapeute, l’efficacité de l’approche, mais aussi le degré de motivation et d’engagement de celui ou celle qui consulte.  Ce dernier point n’est pas à négliger.  Se promener d’un thérapeute à l’autre, ou explorer quelques séances ici et là de différentes approches ne favorise pas nécessairement un travail en profondeur.

Les manuels ou les conseils d’un thérapeute qui nous expliquent « comment faire » peuvent nous aider à changer ce que nous faisons ou comment nous le faisons, mais pas ce que nous sommes.  Agir sur les comportements peut occasionner des résultats, mais habituellement, ils sont de courte durée.  Quant aux approches qui mettent l’accent principalement sur la compréhension intellectuelle, elles ne sont pas curatives parce qu’elles permettent rarement l’accès aux expériences et sentiments douloureux de notre vie.

Il en est de même pour une thérapie uniquement verbale – sans aucun accent mis sur les sensations et les sentiments – elle nous promène trop souvent dans un labyrinthe dont on a du mal à trouver l’issue.  Somme toute, c’est comme si plusieurs des approches thérapeutiques sont de nature plutôt palliative.  Ce qui expliquerait, en partie, pourquoi certaines personnes affirment n’avoir rien ou presque rien retiré de leur expérience en thérapie.  Si on compare l’individu à une plante, et que l’on souhaite obtenir de bons résultats, mieux vaut s’occuper des racines (travailler en profondeur), qu’arroser les feuilles (travailler en surface).

Avant de s’engager dans un processus thérapeutique en profondeur – qui est contraire à une thérapie à tonalité rééducative -, il est primordial de savoir que ce n’est pas une excursion touristique vers les souvenirs de son enfance.  Il faut être prêt à faire face à ses vérités cachées.  Nous ne pouvons pénétrer dans notre monde intérieur sans y rencontrer les blessures et la souffrance refoulées.  Et ce voyage, personne d’autre que soi ne peut le faire.

Lorsque nus commençons une thérapie, nous sommes souvent retranchés à l’intérieur d’une forteresse.  Inconsciemment, au fil des années, nous avons appris à ériger une structure d’attitudes, de comportements et de compensations.  Petit à petit, tout un système de défense s’est mis en place, laissant peu d’espace à toute spontanéité, souplesse, ouverture et joie de vivre.

La thérapie est un voyage d’autodécouverte et un processus de réconciliation avec soi-même.  La thérapie ne peut effacer le passé.  Elle va plutôt traiter le passé en fonction de ses effets sur le présent.  Elle vise à mettre à jour notre inconscient et à nous permettre de prendre conscience de notre façon d’être en relation avec les autres.  L’espace que fournit la thérapie est un lieu où l’on peut briser le silence, désamorcer ses mécanismes de défense et apprivoiser son monde intérieur.  Elle nous fournit l’opportunité de s’interroger sur soi – ce qui nous construit -, alors qu’accuser l’autre nous détruit.  La thérapie peut également nous aider à passer d’un mode émotionnel plus mature.  Autrement dit, être en mesure d’exprimer librement ses besoins, ses sentiments et ses émotions, plutôt que de les réprimer ou de les extérioriser d’une manière tordue ou bien explosive.  Un travail thérapeutique en profondeur réussi généralement à faire de nous des individus plus conscients, authentiques et transparents.

Dans un travail en profondeur – qui demande considérablement d’investigation de la part de la personne qui consulte – il ne s’agit pas d’analyser pour trouver des causes explicatives ou des responsables, mais bien de dénouer les éléments qui nous empêchent d’exister selon ce que nous sommes.  Accuser son père ou sa mère de ne pas nous avoir aimés autant que nous en sentions le besoin ne mène nulle part.  En revanche, on peut explorer en nous ce que cela a fait à notre cœur d’enfant.  De même, explorer l’origine de nos difficultés en cherchant à comprendre pourquoi n’est pas suffisant.  Mieux vaut sentir comment ces blessures du passé, accompagnées de leurs influences nuisibles, se manifestent, à notre insu, dans notre vie actuelle.  Et pour ce faire, il ne s’agit pas de dissoudre quelque chose qui s’est produit durant notre enfance, mais de dissoudre quelque chose qui se reproduit depuis l’enfance.

Pour tout travail thérapeutique en profondeur, un climat de confiance et de sécurité se doit d’être présent.  En effet, explorer notre monde souterrain peut nous conduire dans les ténèbres de nos plus lointains souvenirs et nous faire faire l’expérience de l’atroce terreur de la mort.  Cette impression que l’on va mourir est ressentie par l’enfant en nous qui, lorsque jeune, a dû refouler sa souffrance parce qu’elle était trop grande par rapport à ses forces d’alors.  Ressentir à nouveau cette souffrance lui rappelle qu’elle peut l’envahir totalement; c’est ce qui lui donne l’impression qu’il va mourir ou s’éclater en mille morceaux.  Mais l’adulte d’aujourd’hui – qui accompagne en thérapie le petit enfant en lui blessé – accompagné à son tour par un thérapeute en qui il a confiance, peut avoir accès à cette souffrance de jadis.  Si le rythme de la personne est respecté, rien n’émergera à la conscience avant que la personne ait les forces pour y faire face.  Respecter le rythme de la personne équivaut à travailler en douceur.  Mieux vaut séduire les mécanismes de défense que de les défoncer.  Ainsi, la personne se sent de plus en plus confiante, sécurisée et prête à lâcher, une à une, ses résistances.  De surcroît, à mesure que le travail se poursuit, la personne apprend de plus en plus à se confier et non à commenter sur ce qui l’habite.

Entreprendre un travail en profondeur est habituellement un travail à long terme.  L’évacuation de sa souffrance, restée longtemps muette, fait partie du processus, mais cela ne saurait suffire.  L’analyse de son vécu, avec son influence dans le quotidien, est également une composante essentielle du processus.

En somme, un travail en profondeur, s’il est bien réussi, produira chez la personne un état de mieux-être avec des répercussions bénéfiques, intégrées et durables dans tous les aspects de sa vie.  Cependant, n’oublions pas qu’un état de mieux-être n’est pas un but à atteindre, mais bien un état à bâtir et à habiter un peu plus chaque jour.

La phytothérapie et la santé, les deux inséparables

On sait que la phytothérapie c’est l’art de traiter les maladies par les plantes médicinales (phyto : plante et thérapie : soigner) donc c’est une médecine active.

Cependant, par rapport à la santé, il ne faut surtout pas oublier que la phytothérapie est une médecine préventive et c’est là tout le secret des plantes. Les plantes sont là pour nous nourrir, pour nous guérir et aussi pour nous maintenir en santé.

La santé n’est pas un état fini. Elle est à reconquérir sans cesse, à chaque seconde, jour après jour et toujours de façon très individuelle en rapport avec nos qualités génétiques et psychiques. Que ce soit sur le plan physique, émotionnel ou psychique, les plantes médicinales sont à notre disposition de façon préventive pour nous aider à préserver et à conserver ce merveilleux cadeau qu’est la santé.

Quand à cette période de l’année, on réalise l’abondance des plantes dans nos jardins, on ne peut que remercier cette terre de cette grande générosité et profiter de ces atouts que la nature nous donne pour restaurer notre santé.

Quand j’aperçois dans nos champs la bardane, la verge d’or, le trèfle rouge et dans nos jardins, l’artichaut, l’ail, le thym et tellement plus encore, alors consommer ces plantes pour notre santé physique devient un bienfait énorme.

Quand j’admire dans nos jardins la camomille, la calendule, le millepertuis, ces plantes et plusieurs autres, aident à traverser les moments plus difficiles de notre vie sur le plan émotionnel.

Quand je cueille la mélisse, l’aubépine ou la verveine bleue pour n’en citer que quelques-unes, sur le plan psychique ces merveilleuses plantes peuvent nous être d’un grand secours.

Toutes ces plantes et des centaines d’autres nous accompagnent dans notre quête de la santé. Nous apprenons en phytothérapie que la plante est beaucoup plus que ce qu’elle représente physiquement. Nous apprenons avec la conscience qu’il s’agit là d’un être profondément vivant, incluant bien davantage que ce que notre regard physique peut déceler. On découvre toute la subtilité dans ce pouvoir curatif et ce bien-être que nous procure la plante par sa vitalité. Nous avons encore tellement à apprendre des plantes!

Alors prendre la plante en tisane, en élixir de fleurs, en concentré, en extrait, en teinture-mère, en décoction ou autres, devient un geste en soi guérisseur qui entretient la vie et la santé.

La nature est cette source de vie à laquelle nous pouvons nous abreuver afin de nous nettoyer, de nous restaurer et de grandir. C’est au contact de la nature et plus particulièrement des plantes que nous commençons à comprendre le fond de notre âme!