Vibrations infinies, source d’harmonie

L’infiniment petit qui nous compose, comme l’infiniment grand que nous composons, s’exprime selon une trame vibratoire basée sur l’harmonie.  Cette énergie harmonique infinie vibre en nous et autour de nous.  Depuis plusieurs millénaires, l’être humain a entrepris de nombreuses démarches spirituelles consistant à s’harmoniser avec elle.  L’infini a pu être nommé différemment selon les cultures et les époques.  Il a été exprimé du temps des Grecs par Démocrite (philosophe « atomiste » qui vécut à la même époque que Socrate, vers 460 – 370 avec JC), avant que la vision réductionniste d’Aristote soit imposée au monde occidental.

Le concept de l’infini a été repris un peu plus tard par Giordano Bruno qui parlait au 16e siècle de « pluralité des mondes » (L’infini, l’univers et les modes – 1584), ce qui lui a valu d’être brûlé vif par l’Inquisition.  Aujourd’hui, le concept d’infini de l’espace et du temps sans commencement ni fin représente de plus en plus un consensus, partagé par de nombreux scientifiques et chercheurs spirituels.

Nous partirons du principe que pour trouver en soi-même l’harmonie et la paix, il est nécessaire de se connecter avec l’harmonie de ces vibrations qui nous composent et des vibrations que nous composons.  Cela nous permet de nous sentir reliés avec tout, un des buts du bouddhisme.  Et, grâce à l’application de principes simples et de techniques élémentaires, il devient possible de vibrer et de capter cette harmonie qui est en nous, de se mettre au diapason de l’univers.

Nous sommes composés d’une symphonie cellulaire : Tout récemment, le Dr James Gimzewski (Université de Californie à Los Angeles) a publié ses travaux dans lesquels il montre comment, grâce à la nanotechnologie (science de l’infiniment petit) et un microscope à effet tunnel (Atomic Force Microscope) qu’il a construit lui-même, il est arrivé à écouter et amplifier le son de cellules vivantes.

Genèse d’une découverte : En 2001, le Dr James Gimzewski a appris que lorsqu’on prend une cellule cardiaque vivante et qu’on la place dans un milieu nutritif, la cellule continue de battre au même rythme que l’organe d’où elle provient.  Il s’est alors demandé si ce phénomène était unique ou s’il se reproduisait pour d’autres types de cellules.  Il s’est dit que si les cellules vibrent, elles produisent alors un son et que ce son, aussi ténu soit-il, devrait être détectable.  Il devenait évident pour lui qu’une cellule émettait des vibrations et que même si ces dernières n’étaient pas audibles, elles pourraient le devenir à l’aide d’un capteur très sensible.  Or le Dr Gimzewski est un expert en nanotechnologie.  Il décide alors de fabriquer son propre microscope et de fonder une nouvelle science qui aurait pour but d’étudier le son des cellules : la sonocytologie.

Et en 2004, il a réussi à détecter et amplifier le son de cellules vivantes qui ont des fréquences de 933 Hz et 1 773 Hz!  Ces fréquences correspondent approximativement à un LA ou LA dièse de la gamme actuelle du piano à différentes octaves.  Il a ainsi démontré ce qu’avaient pressenti avant lui Tesla et Lakhovski : la cellule vivante est un corps oscillant qui émet des vibrations.  Il a même pu enregistrer le son d’une cellule morte qui équivaut à un son de friture (« grichage ») facile à imiter avec un poste de radio ou de télévision mal réglé.  Il en a conclu que toutes les cellules vivantes (plantes, animaux ainsi que les cellules humaines) émettent des sons et que les vibrations émises sont différentes selon leur type et leur état de santé.  L’infiniment petit qui nous constitue est donc sonore et notre corps est constitué d’une symphonie cellulaire…

Nous composons une symphonie universelle : Au niveau de l’infiniment grand, déjà dans l’antiquité, Pythagore parlait de la musique des sphères et un peu plus tard au 17e siècle, l’astronome allemand Johannes Kepler a comparé le système solaire à un ensemble instrumental où chaque planète changeait de fréquence selon sa position autour du soleil…  De la même manière, des chercheurs de la NASA ont réussi à écouter le son du soleil, des anneaux de Saturne et de la terre.  D’ailleurs en 1905, Nikola Tesla, déclara que la terre était une cavité résonante, intuition confirmée en 1952 par le physicien allemand W. O. Schumann qui a démontré que la terre résonnait à des fréquences situées entre 6 et 50 Hz.  Et quand ces fréquences nous manquent, nous devenons plus sensibles au stress et sommes désorientés.  Les premiers astronautes montraient ces symptômes très accentués lors de leur redescente sur terre et pour pallier è ces malaises, les ingénieurs de la NASA ont installé depuis des générateurs d’ondes de Schumann dans leurs appareils et les symptômes ont disparu.  Certaines vibrations nous sont donc vitales.  De l’infiniment petit à l’infiniment grand, nous arrivons, grâce à la science, à prendre conscience de la musique universelle qui nous constitue et que nous constituons et dans certaines conditions, nous pouvons même l’écouter.

S’harmoniser avec la symphonie de l’infini : Quoi de plus beau ensuite que de s’harmoniser avec toutes ces vibrations et de pouvoir pratiquer les sons thérapeutiques à l’aide de sa voix, le plus bel instrument?  Nous pouvons par exemple renforcer la vibration de nos organes internes grâce aux sons taoïstes, faire résonner nos glandes endocrines grâce au chant des voyelles et en particulier notre hypophyse grâce au « son univers » Aôm.

Chanter l’univers : En effet, si vous chantez le son Aôm en plaçant une de vos mains au sommet de votre crâne, vous pourrez alors sentir vibrer soudainement toute votre tête.  Votre cerveau lui-même va entrer en vibration et sous l’action de ses mêmes vibrations, la glande pituitaire ou hypophyse, ainsi que l’hypothalamus, vont libérer des endorphines et des enképhalines.  Ces substances sont reconnues médicalement pour leur capacité à soulager le stress et la douleur et provoquer des états euphorisants.  Leur effet est en fait plus puissant que l’héroïne et la morphine, sans en avoir la toxicité.  D’autre sons interagissent aussi avec la matière et l’énergie qui nous constituent.  Certains d’entre eux ont un effet harmonisant et curatif.  Nous pouvons aussi combiner la pratique des sons avec la contemplation de mandalas par exemple, ou encore avec la visualisation et la prière.

Dans certaines conditions, les sons et les fréquences peuvent être même utilisés pour renforcer notre terrain et aider le corps à lutter de manière plus efficace pour nous libérer de la maladie.   Elle est alors dissoute soit par renforcement du système immunitaire ou par l’effet de la vibration sympathique qui « réduit le mal en poussières », appelée « biorésonance ».  Le même principe vaut lorsqu’une cantatrice fait briser un verre au seul son de sa voix, à condition qu’elle chante la même note que le son du verre évidemment!  Le verre se met alors à vibrer et si la vibration par son amplitude dépasse le seuil de résonance critique du verre, il se brise.  Ce domaine de recherche et d’application des sons et des vibrations pour la santé est un domaine d’avenir pour la médecine.  Ce sujet passionne l’équipe du Dr Gimzewski de l’UCLA.  Ce dernier envisage même de pouvoir diagnostiquer des maladies, simplement en écoutant le son émis par nos cellules qui émettent donc une musique différente selon leur vitalité…

Pratiquer la sonologie ou toucher par les sons : Dans l’enseignement de la sonologie, ou science des sons thérapeutiques, nous abordons différentes techniques d’harmonisation utilisant les sons et les vibrations.  Nous apprenons à nous laisser « toucher par les sons », à les ressentir et à découvrir leur structure mathématique appelée harmoniques.  D’ailleurs plusieurs techniques vocales dont le « chant de gorge » ont justement pour but d’amplifier les harmoniques naturelles de la voix et ainsi de découvrir les capacités acoustiques insoupçonnées de notre corps-instrument.  La pratique de ces techniques a pour but l’autoguérison et l’harmonisation par effet de biorésonance.

La voie des sons est un merveilleux chemin pour s’harmoniser avec l’infini, développer notre conscience et devenir une personne.

En route vers l’illimité : mettre à jour notre base de données…

J’ai lu un jour ceci dans le bouquin très avant-gardiste de Gitta Mallatz intitulé Dialogues avec l’ange ceci :

L’homme préhistorique était à peine conscient.

L’homme d’aujourd’hui n’est qu’à moitié conscient.

L’homme de demain sera pleinement conscient de sa nature humaine et divine.

Et un peu plus loin, dans un chapitre traitant du nouveau, l’auteur rajoute :

Ce qu’on a reçu jusqu’ici n’est qu’une base, une préparation. L’enseignement de lumière ne peut venir qu’après. Le nouveau est au-delà des connaissances de base. Qu’est-ce que le nouveau? C’est le jamais encore vécu. Le jamais encore pensé. Le jamais encore nommé.

Lorsque j’ai lu ces passages, mon cœur s’est rempli de joie devant tout le merveilleux chemin qu’il me restait encore à faire. J’y ai trouvé une très grande motivation à persévérer dans ma démarche vers le nouveau et l’illimité. En effet, si on se maintient trop longtemps dans le connu, dans l’ancien, c’est comme si on se contentait de la base de données originelle de notre ordinateur, c’est comme si on n’osait jamais faire de mise à jour de nos logiciels de peur de ne plus savoir comment s’en servir. Puis, on a rajouté à cette base originelle les connaissances qu’on nous a apprises de gré ou de force, des croyances qu’on nous a inculquées à coup de dogmes et qu’on a juré être la pure vérité venue tout droit d’en haut, des lois supposément universelles auxquelles il ne fallait pas déroger.

Comme la masse des gens y est encore bien installée comme dans un nid douillet, les aventuriers de l’inconnu qui, comme nous, osent s’aventurer dans des sentiers non battus sont très vite débusqués et étiquetés de fous ou de visionnaires déconnectés de la réalité – évidemment, la réalité connue, acceptée et approuvée par la majorité. Mais si ces explorateurs de l’illimité, ces enfants d’un monde nouveau, avaient découvert un peu de vérité nouvelle. Si on prêtait l’oreille aux idées avant-gardistes qu’ils apportent, même et surtout celles qui peuvent nous paraître saugrenues et irréalistes, si on étudiait sérieusement ce qu’ils rapportent au lieu de tout rejeter du revers de la main comme le font les éternels sceptiques de ce monde?

Toutefois, je suis d’accord qu’il peut se glisser quelques hurluberlus dans le lot, mais, heureusement, ils ne font pas légion et ils sont facilement reconnaissables par l’incohérence de leurs propos. Je parle de s’attarder plutôt à ces gens qui savent cueillir des perles rares dans des endroits inconnus de la plupart des gens et qui sont des précurseurs du nouveau. Ne renions jamais ce que nous avons appris dans le passé, mais, de temps en temps, offrons-nous des pauses pour séparer le bon grain de l’ivraie. L’ancien est toujours une préparation au nouveau, mais encore faut-il lui faire de la place.

Toute destruction amène automatiquement une nouvelle création, explique d’ailleurs la sagesse hindoue.

Trop de gens se campent dans la sécurité de ce qu’ils ont appris il y a des décennies et ne jurent désormais que par cela. Ils se réfèrent inlassablement au passé, ressortant, surtout lorsqu’ils sont à bout d’arguments, des citations anciennes ou des phrases tirées de livres sacrés – qui ont pourtant été écrits par des hommes comme vous et moi, ne l’oublions pas, et peut-être même dans des buts très précis qui en feraient rougir plus d’un… Les anciennes croyances limitatives sont comparables à des ancres bien cramponnées au fond de la mer qui gardent le navire sur place et l’empêchent de poursuivre sa route. L’attachement inconditionnel au passé rend difficile, voire impossible, toute navigation en eau nouvelle.

Pour accéder à l’illimité, il faut avoir le courage de lever l’ancre et de se laisser entraîner par le courant en toute confiance et en pleine conscience. Le seul effort à fournir consistera à se maintenir le plus possible au centre du cours d’eau et à éviter la tentation de rebrousser chemin, ce qui nous obligerait à ramer à contre-courant. C’est tout ce qui compte. Il est un fait indéniable que notre présent est enrichi des enseignements du passé et de tout ce qui a été vécu, mais si on s’y attarde trop, on risque de perdre de vue la forêt qui se cache derrière l’arbre sur lequel on a le nez rivé.

Dites donc merci au passé, aujourd’hui même, pour tout ce qu’il vous a appris, mais ne vous y complaisez plus outre mesure, sinon vous sombrerez dans le JE SAIS, le plus terrible écueil qui guette les chercheurs de vérité, même les plus sages d’entre eux. Car aussitôt qu’on croit savoir, on arrête d’écouter les autres, on s’immobilise et on s’isole sur notre île de sagesse. On jette alors l’ancre et on s’installe à demeure dans le calme plat de la sécurité du connu. Mais, vous savez, après un certain temps et à force de ne plus bouger, la coque de notre navire s’effrite lentement et se met à pourrir et le bateau jadis magnifique commence à couler sans que personne ne s’en aperçoive, et cela, juste parce qu’un jour il a arrêté sa course. Il est dorénavant trop tard pour réagir. Levez donc dès maintenant les amarres et sachez quitter, ne serait-ce que momentanément, votre port d’attache avant que votre havre de paix ne vous avilisse trop.

Le cœur des hommes

« D’une mère, un héros attend protection et refuge contre l’âpreté du monde. D’une dame, il reçoit l’inspiration à la vaillance et à l’honneur » – Jacqueline Kelen

Je voudrais tant savoir aimer avec toutes les lettres de mon être, aimer sur tous les registres, tous les chakras, avoir des orgasmes si différents qu’à aucun moment je ne confondrais l’amour charnel avec l’amour maternel ou fraternel. Mais voilà, la langue française est bien pauvre en ce qui concerne les déclinaisons de l’amour. J’aime, je t’aime, toujours le même verbe qu’il faut enrober de qualificatifs subtils pour comprendre ce qu’on ressent pour un enfant ou pour un amant.

Tout a été si confondu dans mon cœur.

Pourquoi ne pas dire « je maternaime » quand il s’agit d’un amour maternel? Bien sûr, je « paternaime » aussi (mon père) et « je fraternaime » (mon ami ou mon frère). Je « maritaime » très fort (mon mari) et « j’aimatière » beaucoup le chocolat à l’orange. Pour l’amour érotique, je « sexaime » beaucoup celui qui me fait jouir.

C’est vrai que ces mots sont un peu lourds et que l’amour a besoin de légèreté.

Alors pourquoi ai-je besoin de découper le mot aimer en mille morceaux?

Parce que je me suis souvent trompée, mélangeant aimer et materner, simplement parce que j’ai ce don inné de faire sortir de mon ventre un être dont il faut que je prenne soin. J’ai pris mes partenaires pour des enfants à dorloter, à protéger, à contrôler. Longtemps, je me suis trompée mélangeant aimer et soutenir, et il fallait que, dans tout amour, je sois forte pour ne jamais faiblir. Hommes, je vous ai pris sur mon sein pour vous nourrir de ce que je voulais de bien. Pardonnez-moi cette arrogance qui cache l’impuissance des mères à protéger leurs enfants de la misère.

Jusqu’au jour où j’ai touché le cœur des hommes, un soir d’automne quand la lumière du jour laissait la place à un feu qu’ils avaient allumé pour retrouver leur virilité. J’ai touché le cœur de tous ces hommes sortis du bois avec la joie d’être ce qu’ils sont, sans retenue ni pardon, sans explication ni abus. La délicatesse de leur poignet qui cassait les branches, la fluidité de leur danse pour déposer autour du foyer des pierres de sécurité, la certitude absolue qu’il maîtrisait le feu sans avoir de compte à rendre, tout cela rendait le cœur des hommes si beau que j’ai voulu le toucher.

Voir cette force incarnée dans ce muscle cardiaque qui n’a que faire de la volonté, me donnait envie de poser ma main sur cette partie de leur anatomie. Doucement, sans effraction, une demande tacite pour venir poser ma main droite sur leur poitrine offerte aux dons. Je gardais la main gauche qui reçoit, appuyée sur mon ventre comme pour faire une connexion entre la terre en moi et le ciel en eux. Ils ont tous accepté avec leur propre révérence, cette main inconnue qui se posait sur eux. Et dans mon cœur chantait le même refrain de reconnaissance pour ce qu’ils étaient, tous des inconnus que je connaissais.

Des êtres de Dieu, blessés d’Amour autant que nous les femmes nous le sommes. Des êtres de Dieu aussi sensibles que nous les femmes nous le sommes. Des humains en quête d’un chemin de vérité, si pareils à moi-même dans leur essence que je me demande encore pourquoi il y a une guerre des sexes. J’ai senti les mêmes blessures d’amour, ni plus fortes, ni moins douloureuses, les mêmes envies d’aller vers l’autre à condition de se donner la main pour ne pas s’accuser des erreurs du chemin.

J’ai touché le cœur des hommes un soir d’automne et le ciel qui était mon témoin, a pleuré pendant plusieurs jours, des étoiles filantes de pur amour.

J’ai alors senti qu’ils avaient assez de force eux-mêmes pour se défendre, assez de ressources pour se regrouper en clan quand le besoin se faisait entendre, assez de pudeur pour dire ce qui était dans leur cœur, assez de sueur pour pleurer comme des êtres vulnérables. Assez de conscience pour prendre soin de leurs besoins et ne plus me demander d’être leur mère chaque matin.

Mais pour comprendre tout cela, il a fallu des hommes courageux sortis du bois avec leurs propres lois et des femmes venues de la forêt sans peur de montrer ce qui les effraie.

Quand j’ai touché le cœur des hommes, j’ai senti palpiter sous ma main, la vie qui coule dans des rivières qui sont les mêmes chez tous les humains.

J’ai senti la même vie qui circule en moi, ses hauts et ses bas qui n’ont pas sexe, mais qui cherchent tous la même adresse : celle d’un cœur doux sans amer, un cœur fou sans misère, un cœur qui plonge dans la terre pour voir le ciel à l’envers.

Un nouveau monde

Bien que je n’adhère pas à aucune technique spécifique, je médite occasionnellement lorsque le besoin se faire ressentir. Un des mes endroits privilégiés pour méditer se situe à notre chalet. J’aime bien m’asseoir sur le quai en face du lac et contempler la beauté de la nature. Lors de cette période méditative, je me sens particulièrement sereine et calme. Plus souvent qu’autrement, je me centre simplement sur ma respiration et je fais de mon mieux pour laisser aller toutes les pensées apparaissant à ma conscience… et mon Dieu qu’il y en a!

Le mois dernier, je me prépare, je m’habille, je descends les marches pour me rendre sur le quai et je m’assois pour méditer. Notre fameuse chienne Kina, s’amusait pendant ce temps, à courir, à sentir et à se rouler dans un mélange douteux de neige et de boue, à s’éclater quoi. Pendant ces moments de liberté totale pour Kina, je n’existe plus; les stimulations sont beaucoup trop attrayantes malgré mes appels et mes sifflements pour la ramener vers moi. Je la laisse donc explorer avec enthousiasme son territoire en toute liberté. Je ferme les yeux et je m’applique à être tout simplement présente, le fameux « ici et maintenant ». Parfois, pendant la méditation, il se produit un moment merveilleux dans lequel mon cœur déborde de gratitude, de paix et d’amour. À ce moment, je ressens une impression que le monde est parfait tel qu’il est. Malheureusement, dans mon cas, cet état de perfection ne demeure pas très longtemps…

Cet état de béatitude est apparu, le mois dernier, lorsque je méditais au chalet. Kina, qui s’amusait à vagabonder et à sentir un peu partout, s’amène alors et s’assoit calmement à mes côtés. J’en prends conscience à ce moment, car elle me signale qu’elle est là en me léchant le visage… beurk… ce que je n’apprécie pas du tout! Je la regarde et je constate qu’elle est totalement paisible. Toute stimulation qui auparavant l’excitait et la rendait fébrile, semble maintenant la laisser complètement indifférente. Elle semble en paix, connectée elle aussi à l’univers. Ma question est la suivante : comment ce chien fait-il pour connaître (ou peut-être ressentir) le moment particulier de la méditation où je sens une paix infinie et un amour si grand pour tout ce qui vit? Est-ce un hasard? Peut-être…

Ceci me rappelle que lors du Tsunami en 2004 en Thaïlande, il a été mentionné qu’aucun corps animal ne fut retrouvé parmi les décombres. Les animaux ont-ils donc une connexion spéciale avec l’univers? Ont-ils reçu ou développé un sens que nous les humains n’avons pas ou n’écoutons plus? Est-ce simplement qu’ils suivent sans questionnement ce que leur cœur leur dicte et qu’ils agissent selon cet instinct? N’ayant pas d’ego ou de mental, les animaux ne raisonnent pas ce qu’ils doivent faire ou qui ils doivent être. Ils sont authentiques et agissent, c’est tout. Chez eux, la culpabilité, la dévalorisation, le jugement d’avoir agi incorrectement n’existe pas. Chez les humains, par contre, c’est une autre paire de manches. Peut-être est-il temps de laisser aller la voix du jugement, de la dévalorisation et de la culpabilité, pour simplement écouter plus attentivement ce que nous murmure la voix du cœur pour ainsi être, ressentir et agir consciemment par la suite. À quoi ressemblerait la terre si tous les humains prenaient le temps d’écouter en toute conscience? C’est peut-être cela finalement la fin du monde en décembre 2012. On verra émerger un nouveau monde peuplé d’êtres humains paisibles et heureux, ayant écouté et trouvé le sens de leur vie au lieu de vivre de plus en plus rapidement, en cherchant un sens à leur vie.

Cheminer vers l’harmonie, un état d’esprit!

Les 4 phases majeures d’apprentissage

« Tout dégouline ces jours-ci! La spiritualité dégouline! Me dites-vous que je ne peux pas donner un sens à ma vie parce que je n’aspire à aucune réincarnation? »

Tel était les propos de Pierre Foglia, journaliste pour La Presse, le samedi 15 novembre dernier. Ce constat, fait par une personne qui se dit athée, est bien représentatif de l’état dans lequel se trouve la société d’aujourd’hui, cette société encore bien ancrée dans le dualisme, encore en train de chercher des réponses dans ce monde. Cherche et ne trouve pas…

Et pourtant, ce fameux monde dans lequel nous cherchons et où nous pensons être, n’est qu’un reflet, selon les physiciens quantiques, d’une expérience locale par des êtres non locaux, vous. Vous avez l’impression d’être ici et vous avez peut-être l’air d’être là, mais l’espace n’est qu’une idée de séparation, de dualité, comme le temps. Tout dans cet univers nous ramène au mode de pensée dualiste, où ce que l’on vit, semble bon seulement en comparaison avec le mauvais. Le beau semble beau seulement en comparaison avec le laid. Le gentil ne peut exister que si un méchant existe aussi. Que serait le gentil si le méchant n’existait pas? Il serait, tout simplement!

Le dualisme est le domaine du sujet et de l’objet, le mode de pensée de ce monde, de cet univers dans lequel nous semblons vivre. Il y a vous et les autres. « Il y a vous et Dieu, apparemment séparés l’un de l’autre ». Cette attitude dualiste, très bien expliquée par la physique newtonienne, nous amène à croire que Dieu est à l’extérieur de soi. Ainsi, Dieu est lui aussi considéré avec une attitude dualiste; il est bon ou mauvais, il aime ou il punit ou les deux en même temps… selon son humeur! Ceci décrit bien le conflit par lequel passe chaque être humain en cheminement vers l’harmonie. Cette vision dualiste est un état d’esprit, une attitude intérieure qui décrit la première phase majeure d’apprentissage de l’être humain sur le chemin de la spiritualité.

La seconde phase est une forme plus douce de dualisme. Ici, l’esprit accepte que Dieu soit amour, mais l’esprit reste encore en conflit avec cette idée car si Dieu est amour, est-ce qu’il peut détester? Si Dieu est amour, peut-il être imparfait? Si Dieu aime son fils, est-ce qu’il va le punir? Ce mode de pensée, que l’on pourrait appeler semi-dualiste, en est un où l’esprit commence à perdre une partie de sa peur secrète de Dieu. Dieu semble moins menaçant. Il est encore à l’extérieur de soi, mais on sent qu’il n’est pas nécessairement la cause de notre situation.

Viens par la suite la troisième étape d’apprentissage qui est représentée par la vision spirituelle non dualiste. Celle-ci nous amène à remettre en question sérieusement notre croyance en la séparation. Nous prenons conscience de l’effet miroir (l’extérieur de soi est à l’intérieur de soi et vice-versa) et du principe de l’unité où tout est relié. Il n’y a plus de sujet, ni d’objet, nous ne faisons qu’un…, mais avec qui ou avec quoi? « Presque tous ceux qui se posent cette question y répondent en disant que c’est avec Dieu ». Le non-dualisme peut sembler répondre à la satisfaction de plusieurs êtres qui sont en quête de vérité et de maîtrise de leur esprit, comme l’a effectivement fait Bouddha. Mais le non-dualisme ne reste encore qu’une imitation de l’unité authentique, le non-dualisme pur. Il n’en demeure pas moins que le non-dualisme traditionnel est une étape nécessaire, car il éveille chez les gens la capacité de remettre en question tous leurs jugements et toutes leurs croyances. Ainsi, ils reconnaissent le principe de l’unité, ce qui est un pas dans la bonne direction. La physique quantique démontre très bien cette idée de non-séparation et d’illusion par le simple fait que la pensée crée, que l’on ne peut même pas observer une chose sans causer un changement en elle au niveau subatomique. « Tout est dans l’esprit, y compris notre corps. » Par contre, il y a une vérité qu’aucune philosophie n’enseigne, sauf une et qui est rarement bien acceptée dans ce monde; « c’est que cet esprit est lui-même une illusion ». L’erreur du non-dualisme est de présumer que l’être humain et cet univers tout entier ont été créés dans leur forme présente par Dieu, ce qui permet de les légitimiser plutôt que de les abandonner éventuellement.

Si l’unité seule existe, tout autre chose qui paraît exister doit avoir été inventée. Abandonner l’idée que Dieu est l’auteur du monde est la prochaine étape à franchir pour atteindre la quatrième phase d’apprentissage de l’être, le non-dualisme pur. Si Dieu est parfait et éternel, tout ce qu’Il crée doit l’être également. Nous ne pouvons pas avoir à la fois notre univers et avoir Dieu. « Ils s’excluent mutuellement. Tout ce qui vient de Dieu doit être exactement comme lui. Le non-dualisme pur ne fait aucun compromis sur cet énoncé ». Dieu ne pourrait rien créer qui ne soit pas parfait. Cette logique est sans faille. Mais c’est quelque chose que pratiquement personne ne veut réellement étudier et apprendre. Ça effraie tout le monde inconsciemment (et consciemment!), puisque ça implique l’abandon de toute individualité ou identité personnelle. Et pourtant cette étape nous apprend que l’on ne perd rien pour recevoir tout (ou le TOUT!). Si Dieu est amour, Il n’est rien d’autre et nous non plus. Le non-dualisme pur nous fait prendre conscience que nous n’existons même pas individuellement, à aucun niveau, qu’il n’y a même pas d’âme individuelle ou séparée. Il n’y a que Dieu… ouf, pas facile à digérer! Il ne faut pas oublier que chacune des quatre phases majeures d’apprentissage est un long chemin vers la paix, un chemin imprévisible, parfois difficile et à travers lequel un individu interprétera un même texte de façon différente, selon la phase d’apprentissage dans laquelle il sera engagé. Toutes ces phases ne sont qu’une attitude intérieure, un état d’esprit qui nous amène à cheminer vers l’harmonie.

Découvrir ce qui donne une âme à sa maison

En pénétrant dans une maison (le terme maison englobe ici tout lieu de vie ou de travail), on peut parfois arriver à ressentir l’énergie qu’elle dégage. On peut même y ressentir la vie. Cette notion d’énergie vitale est importante quand on sait que la qualité de l’énergie qui circule dans une maison peut affecter notre bien-être en tant qu’habitant.

Cette notion d’énergie, appelée Feng Shui (mot qui signifie « vent et eau ») n’est d’ailleurs pas récente puisque les Chinois l’utilisait déjà il y a 2 500 ans dans les cimetières pour la disposition des tombes. Ce n’est que plus tard qu’il s’est étendu aux demeures des vivants, abordant la maison sous l’angle de l’énergie vitale.

L’énergie vitale! Car il s’agit bien ici de vie! Ne serait-ce pas cette vie qui confère à la maison sa propre couleur, son ambiance, son essence, son âme!

Mais comment rendre une maison vivante?

Habiter une maison, c’est avant tout considérer son lieu de vie (ou de travail) comme un « être vivant » avec qui l’on va entamer une relation à plus ou moins longue échéance. Comme on ne rencontre pas quelqu’un par hasard, on n’habite pas une maison par hasard. Dans cette optique, il peut être intéressant de se demander pourquoi l’on vit dans tel type de maison plutôt qu’un autre et de considérer notre maison comme une image-miroir de nous-mêmes.

Le phénomène miroir part du principe qu’on ne peut être « touché » que par quelque chose qu’on porte en soi, et que toutes les personnes que nous rencontrons ~ et situations que nous vivons ~ ne sont pas le fruit du hasard.

Qu’elles soient agréables ou désagréables, elles nous reflètent, comme un miroir, les bonnes et les moins bonnes parties de nous-mêmes (pour en savoir plus sur le phénomène miroir, voir le livre de Pierre Lassalle « Astrologie et relations humaines » aux éd. de Mortagne).

En ce qui concerne la maison, c’est la même chose. Notre maison est porteuse de « qualités » et de « défauts » dont nous sommes également porteurs intérieurement.

Aussi, pour rendre une maison vivante, il faut que la relation habitant/maison soit vivante, c’est-à-dire qu’on accepte de s’ouvrir à l’image-miroir qu’elle nous renvoie de nous-mêmes.

Pour cela, on peut regarder comment l’énergie y circule. Est-elle trop rapide ou trop lente? Au niveau de la polarité, notre maison est-elle plutôt ouverte ou plutôt fermée? Une maison « ouverte » pourra être caractérisée par les éléments suivants : maison à un niveau, grandes fenêtres, absence de clôture entourant le terrain, pas ou peu de séparation entre les pièces de vie, pas d’entrée, salon donnant directement sur la rue, etc. Une maison « fermée » pourra être caractérisée par les éléments suivants : maison à plusieurs niveaux, petites fenêtres, clôture importante entourant la maison, présence d’une entrée, pièces de vie séparées les unes des autres, etc. Comment les pièces s’organisent-elles les unes par rapport aux autres? Y a-t-il une entrée? Est-elle petite et sombre ou grande et lumineuse? La cuisine est-elle plutôt à aire ouverte donnant sur le salon ou indépendante et fermée? Etc.

Ainsi, après avoir énuméré les « qualités » et « défauts » de notre maison, nous pourrons essayer de voir en quoi nous portons ces mêmes qualités et défauts. Dans notre exemple de maison « ouverte », cela pourra renvoyer en positif aux occupants des qualités d’ouverture et d’accueil. En négatif, ils pourront avoir tendance à se disperser ou à se laisser envahir par les autres n’osant pas leur imposer certaines limites.

Dans le cas d’une maison « fermée », l’image positive du lieu pourra renvoyer aux occupants par exemple des qualités de concentration et une capacité à délimiter leur propre espace. En négatif, ils pourront avoir tendance à se refermer sur eux-mêmes et à rejeter les autres.

C’est en faisant cet effort de se découvrir grâce à l’image-miroir que nous renvoie notre maison qu’il se crée alors un lien privilégié avec elle. Connaissant nos points forts et nos points faibles, nous pourrons alors entamer en toute conscience des transformations dans notre maison en fonction de nos transformations intérieures. Ainsi, en décidant de transformer tel défaut ou de développer telle qualité, nous saurons comment transformer notre maison de façon harmonieuse puisque cette transformation fera écho à notre être intérieur.

Et c’est de cette conscience entre l’âme de la maison et l’individualité de l’habitant que naîtra une relation vivante et que notre maison deviendra vivante. Et de cette relation intime, naîtra l’harmonie.

Thierry Seurre

Thierry Seurre est technologue professionnel en architecture et consultant en Feng Shui à l’Occidentale.

Courriel : tseu@delasagesse.qc.ca

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L’Oméga ici et maintenant!

La pensée scientifique newtonienne, celle que nous avons apprise dès le primaire, explique l’univers comme étant un gros sac de billes colorées. Les bleues pour l’eau, les brunes pour la terre, les rouges pour les pommes, et les jaunes pour la lumière. Tout est morcelé, séparé et indépendant. Les mouvements sont désordonnés, voués au hasard et à une bataille sans fin entre l’énergie et l’inertie.

Une grosse bille dure peut écraser une petite bille friable. Cette loi-là, on la connaît bien : c’est celle de Darwin et de l’évolution des espèces en fonction de la survie du plus fort, du plus adapté au milieu. De plus, grâce aux travaux de Lipton, par exemple (La biologie des croyances), on commence à reconnaître que les cellules et les individus qui fonctionnent en groupe, en association, survivent mieux. C’est la loi de la coopération, la loi de la fourmilière, ou celle du troupeau.

On sent déjà, dans cette deuxième loi, comme une aération. On a même l’impression illusoire de sortir de cette vieille énergie de la loi du plus fort. On rêve d’une société où tout fonctionnerait d’une façon fluide, chacun ayant sa mission, son rôle bien défini. Mais les humains ne sont pas des fourmis ou des moutons. Demandez à n’importe quelle personne qui a vécu dans un pays communiste ou un écovillage, et vous verrez que la vie de ruche humaine n’est pas une sinécure. Mais qu’est-ce qu’ils ont de si différent, ces satanés humains, pour ficher en l’air toute tentative d’organisation logique? Rien ne fonctionne et rien n’a jamais fonctionné, avec ces chimpanzés améliorés! L’intelligence et l’inconscience font un bien curieux mélange! La terre craque de partout, sous la pression de ce macaque sagace qui détruit son milieu à qui mieux mieux, à coups de bombes atomiques, d’OGM, de chemtrails et de vaccins épicés au HIV. Mais où va-t-on et que ferons-nous quand toute la planète sera rendue physiquement invivable?

Bien sûr, il existe toujours la fuite. On se vautre dans les petits problèmes mesquins, les évasions fiscales, cocaïnomanes ou orgasmiques et on oublie le grand, le gros, le seul problème : qui est l’Homo sapiens, cet « homme sage » dont la proverbiale sagacité l’a amené au bord du précipice? Et si cette descente aux enfers était non seulement voulue, mais nécessaire pour atteindre le fameux point Oméga?

Teilhard de Chardin, philosophe, scientifique et théologien a écrit en 1955 « Le phénomène humain », où il présente pour la première fois son Point Omega. Selon lui, « L’évolution est une montée vers la Conscience ». Et cette conscience, elle vit dans l’humain et possède une triple propriété : « 1) de tout centrer partiellement autour de soi ; 2) de pouvoir sur soi se centrer toujours davantage ; et 3) d’être amenée, par cette surcentration même, à rejoindre tous les autres centres qui l’entourent ». Chez l’humain, l’égocentrisme est à son paroxysme. C’est moi, moi et encore moi! Mais cette tendance est parfaite. Elle a une raison d’être puisqu’elle permet de se connecter ultimement à tout. Et cette fusion de l’humain avec le Tout divin, ce passage de la conscience individuelle à la conscience collective, que Teilhard de Chardin entrevoyait comme la suite logique de l’expérience humaine, il l’a appelée le Point Oméga, de la dernière lettre de l’alphabet grec.

« Omega (…) ne peut être qu’un centre distinct rayonnant au cœur d’un système de centres. » (Teilhard de Chardin, « Le phénomène humain »)

OK, je sais que cette explication n’apporte pas du bacon sur la table. Elle ne vous enlève pas votre mal de tête et encore moins votre mal de vivre. Aurobindo a pu éclairer ma lanterne avec des explications un peu plus précises, heureusement. Je vais vous résumer ses idées en un éclair… L’évolution a toujours eu un but ultime. L’augmentation de la conscience. Le divin est partout, partout, et en moi itou. Il est dans l’améthyste, la fourmi, l’éléphant, et le chimpanzé amélioré que je suis. La différence, est que l’éléphant ne sait pas qu’il est divin et moi OUI – en tous cas, certains d’entre nous le savent et les autres s’en doutent! Si je sais que je suis divine, je peux décider de me comporter différemment, en être divin, justement. Et c’est là que ça devient intéressant :

« Je deviens ce que je vois en moi-même. Tout ce que la pensée me suggère, je peux le faire ; tout ce que la pensée me révèle, je peux le devenir. Telle devrait être l’inébranlable foi de l’homme en lui-même, car Dieu habite en lui.» (Satprem, « Sri Aurobindo ou l’aventure de la conscience »)

Là, je commence à allumer. Tant que je me prends pour un animal intelligent, je me comporte comme tel. Je travaille, je souffre, je vieillis et je meurs. Je suis dans la survie jusqu’au cou. La survie, c’est la route de la mort. Je pense constamment au pire et je le planifie à longueur de journée. « On ne sait jamais… Un accident est si vite arrivé! » Prudence, méfiance, prévention et protection sont des mots de singe peureux qui pense pouvoir atteindre l’illumination par la méditation, le végétarisme et l’amour inconditionnel avec la voisine d’en face plutôt que de faire face à ses vraies peurs et les régler une fois pour toute. Tant que je pensais que j’étais faite d’un paquet de petites molécules, je comptais mes calories et je mangeais bio pour rester mince et ne pas mourir intoxiquée. Mais depuis que la physique quantique m’a prouvé que la matière est une illusion vibratoire et que le petit sac de peau que j’appelle mon corps est relié à tout… depuis que je comprends que ce que j’appelle la réalité est un gros jeu vidéo 4-D (longueur, largeur, profondeur, temps), je commence à entrevoir la vie d’une autre façon et je peux alors choisir de me comporter différemment.

Donc, selon Teilhard de Chardin, Aurobindo et bien d’autres, je suis divine et je suis en pleine transformation. Point de départ : le singe! Point d’arrivée : l’être divin incarné dans la matière! « Oui, c’est bien joli, tout ça, mais avons-nous des indices que ce phénomène est à portée de la main? » Je pense que nous sommes entourés d’indices! On n’a qu’à regarder le taux de divorces et de suicides, le nombre de « drop-out », de contestataires, de déprimés, de drogués, ou de chialeux! On dirait que c’est toute l’humanité qui se réveille d’un long sommeil simiesque pour monter à l’assaut de sa nouvelle conscience. C’est le brouhaha final qui précède le Point Omega (T. de Chardin), l’homme supramental (Aurobindo) ou la jument ailée (Ghislaine). Il y a une raison à tout ce bordel, parce que c’est quand ça va mal que je me pose des questions et que je passe à l’action. Comment? Teilhard de Chardin est ténébreux dans ses explications. Aurobindo parle de foi, de sincérité et d’abandon. Personnellement, j’aime bien la solution suivante :

« Pourquoi me transformer? POUR M’ACCOMPLIR. Voilà le but ultime de ma démarche et de ma présence sur terre.

À chaque fois que je me guéris d’une peur, d’une croyance, d’une émotion, je transforme de l’ombre en lumière. (…) Ce que je fais en moi se manifeste sur la planète toute entière.

Plus je m’accomplis, plus j’élève mon taux vibratoire, et plus j’élève le taux vibratoire de la planète.

(Ghislaine Lanctôt, « Que diable suis-je venue faire sur cette terre? »)

Pourquoi la « planétisation » est inévitable?

L’idée d’un thème sur la planétisation m’est venue soudainement. À ce moment-là, je n’avais encore aucune idée de ce que le mot « planétisation » voulait dire. Lorsque j’ai mentionné ce terme à l’équipe de Cheminement, personne d’autre n’avait encore entendu ce terme, mais nous étions tous intrigués par sa signification implicite. Depuis, j’ai découvert que le mot avait été inventé par Teilhard de Chardin, le philosophe-théologien-scientifique renommé qui a bâti sa réputation en posant comme hypothèse l’idée que l’évolution était tout autant un processus spirituel que biologique.

Les choses deviennent plus complexes

Selon les scientifiques et les philosophes, l’univers a commencé de façon simple et a évolué graduellement pour devenir quelque chose de plus complexe. C’est un de ces rares concepts sur lequel même théologiens et physiciens ultramodernes sont en accord : au début, l’univers n’était rien d’autre qu’un point d’énergie qui a explosé en d’innombrables particules de matière et d’énergie.

Ce nuage de matière et d’énergie a continué son évolution en se combinant en d’innombrables permutations pour former les étoiles, les planètes, les comètes et les astéroïdes. L’une de ces planètes était la Terre. À mesure qu’elle a évolué et changé, elle a donné naissance à la géographie qui nous entoure ainsi qu’à toutes les formes de vie avec lesquelles nous partageons cette belle sphère.

Tout ce que nous savons au sujet de la vie supporte l’idée que celle-ci a évoluée à partir de formes extrêmement simples (telles que les êtres unicellulaires) jusqu’aux êtres plus complexes (tels que les humains, les baleines et les dauphins). Étant donné le fait que l’évolution se poursuit depuis des milliards d’années, la terre et tous ses habitants vont continuer d’évoluer et de changer. Nous avons donc toute raison de croire que, pour les générations futures, notre génération actuelle paraîtra plutôt primitive et non évoluée.

Les choses s’accélèrent

Maintenant que nous savons que cette planète entière est impliquée dans un procédé continuel de changement, un facteur important à considérer est celui-ci : à quelle vitesse ce changement se produit-il? Encore une fois, il y a une évidence considérable qui indique que le processus d’évolution accélère sans cesse depuis le Big Bang. En d’autres mots, plus les choses changent, plus elles tendent à changer rapidement.

En outre, non seulement le changement se produit-il plus rapidement, il se produit à un rythme exponentiel : l’ampleur de chaque nouveau pas dépasse de beaucoup le pas précédent. Cette hypothèse semble être complètement supportée par des recherches continuelles qui se font dans les diverses branches de la science. Par exemple, il y a beaucoup d’évidence qui démontre que les virus peuvent muter à un taux alarmant. C’est ce qui leur permet de contrecarrer les antidotes que la science médicale moderne met dans leur chemin.

Cette accélération du changement s’effectue encore plus rapidement dans les domaines qui ont trait à l’humanité même. Tandis que toutes les sociétés ont démontré une capacité d’adaptation aux changements, la société moderne, elle, change à un taux ahurissant. Ce rythme de changement est encore plus accéléré par la rapidité accrue de notre développement technologique. Vous n’avez qu’à vous rappeler de tous les changements que vous avez vus durant votre propre vie. Quand était la dernière fois où vous avez utilisé un téléphone à cadran rotatif? Une machine à écrire? Ou une bande magnétique à 8 pistes? Ou encore, quand était la dernière fois ou vous avez utilisé une disquette d’ordinateur? La plupart des adolescents d’aujourd’hui peuvent à peine reconnaître ces instruments!

Les choses se diversifient

Non seulement les choses évoluent-elles à un rythme de plus en plus accéléré, elles se dispersent également dans toutes les directions et d’une façon telle que la vie et le monde qui nous entoure deviennent de plus en plus diversifiés. Encore une fois, il y a plein d’évidence pour supporter cette théorie dans tous les secteurs de la vie.

Au microscope, de nouvelles formes de vie apparaissent continuellement. Au niveau économique, la planète entière évolue de nouveaux modèles de production, de commerce et de consommation que personne ne pouvait concevoir il y a même quelques décennies. Des modèles semblables de diversification apparaissent également au niveau social et culturel à mesure que les diverses races et les cultures se croisent et se mélangent.

Évidemment, les innovations technologiques telles que l’Internet servent à alimenter cette diversification encore plus à mesure que les groupes et les individus de partout sur le globe découvrent que « c’est ok d’être différent ». Les blogs et les groupes de discussion prolifèrent partout. Le mantra qui domine dit : fais ta propre affaire.

Les choses convergent

Il est assez curieux de voir qu’autant les choses changent, accélèrent et se diversifient, la vie converge également de façon particulière pour refléter un autre aspect du processus d’évolution. En d’autres mots, juste comme les choses semblent s’éloigner de plus en plus, en réalité, celles-ci se rapprochent de plus en plus étroitement ensemble.

Afin de mieux comprendre ce concept particulier, il nous faut entrer dans le monde de la mécanique quantique, le monde d’Alice aux pays des merveilles. Dans le monde d’Alice, tout est actuellement l’opposé de ce qu’il semble être. Les choses qui apparaissent très larges sont actuellement très petites. Les choses qui semblent petites sont énormes. Les choses qui sont vites sont lentes, etc…

C’est un fait que, plus on observe le monde des particules quantiques, plus on s’aperçoit que le cosmos ressemble au monde magique et farfelu dont parlaient autrefois les légendes autochtones. Dans un tel monde, le détachement objectif auquel aspire tous les scientifiques est impossible puisque l’énergie obéit aux attentes de ceux qui les observent. Et plus, on s’acharne à expliquer la matière de façon ultra-scientifique, plus nos théories semblent abstraites, immatérielles et même « spirituelles »…

Il en résulte que le monde entier semble tourner à l’envers. Alors que les scientifiques s’expriment de plus en plus en termes de « conscience cosmique », certains théologiens commencent à accepter l’existence des phénomènes parapsychiques, les banquiers s’ouvrent à la sagesse du développement durable et les gourous spirituels prêchent la moralité de la prospérité et l’inévitabilité de l’expansion. Les urbanistes se précipitent à la découverte de nourriture biologique et les gens de la campagne voyagent à travers le monde par les raccordements d’Internet haute vitesse. L’est rencontre l’ouest. Le nord découvre le sud. Et les quatre coins de la planète se fusionnent ensemble dans de nouvelles combinaisons inattendues et des permutations jamais encore imaginées auparavant. Le démuni s’éveille à sa prospérité inhérente et le riche embrasse sa simplicité intérieure.

En route vers notre Point Omega

Que penser de tout ça? Que va-t-il advenir de notre belle planète? Trouverons-nous une façon de vivre en harmonie avec ses innombrables espèces? Et quel sera le sort de l’humanité? Une chose est certaine : notre planète toute entière se précipite vers son avenir à un rythme de plus en plus acharné. Atteindrons-nous un point de destruction ou un point de perfection? Arriverons-nous à ce fameux « Point Oméga » dont parlait Teilhard de Chardin? Ce sont là des questions bien pertinentes dont les réponses sont encore en voie de devenir.

Ce qui importe le plus dans tout ça, est le fait qu’un nombre croissant d’entre nous sommes de plus en plus convaincus que tout est parfait et que tout se déroule comme il se devrait. En dépit de toutes les apparences du contraire, le monde n’est pas en train de se détruire, il est plutôt en train de se réinventer. Cette conviction est une perspective qui prend de l’essor dans maints milieux et est proclamée par des maîtres de diverses disciplines. Le gourou Esther Hicks résume la situation assez bien lorsqu’elle dit : « L’univers est en expansion parce que l’expansion est inévitable ». Ou, pour le dire encore dans les mots de Ramtha, un autre maître spirituel : chacun de nous est en train de découvrir la joie de « faire connaître l’inconnu ». Pour ma part, il m’est difficile d’imaginer une période plus excitante de notre histoire. Je me réjouis du fait que chaque nouvelle génération m’apparaît de plus en plus évoluée, de plus en plus connectée et de plus en plus prête à affronter le changement non pas comme une corvée, mais plutôt comme une occasion d’embrasser la vie et de célébrer l’univers.

Guérir du mal à l’âme

Mal de vivre… Mal d’aimer… Mal du siècle… Ce ne sont décidément pas les maux qui manquent, non plus que les mots pour le dire! La vie nous semble peut-être ingrate par moment, si ce n’est que nous sommes, bon gré mal gré, les seuls et uniques artisans tant de notre malheur que de notre bonheur. Comme le dit si bien Rousseau : « Insensés qui vous plaignez sans cesse de la nature, apprenez que tous vos maux vous viennent de vous ». Il est sans doute aisé – et souvent commode, ou à tout le moins tentant – d’en attribuer la cause à des facteurs externes, mais le fait est que nous sommes responsables à part entière de nos pensées, de nos paroles et de nos actes, de même que de leurs conséquences et des états d’âme qui en résultent.

Pour nous affranchir des dualités qui sous-tendent nos hauts et nos bas, nous devons tout d’abord comprendre qu’elles ne sont dues qu’à une conception matérielle de l’existence, ce que Victor Hugo avait lui-même bien compris : « Le mal, c’est la matière. ». Ayant de longue date oublié notre identité spirituelle, nous nous identifions en effet à notre corps comme si nous existions que par lui.

Pour guérir définitivement des maux du corps, du cœur et de l’esprit, il n’est d’autre avenue que de guérir du mal à l’âme. Négligée, notre identité spirituelle demeure en effet impuissante à guider l’intelligence, elle-même censée guider le mental et les sens de manière à harmoniser notre existence sur tous les plans. Il suffit pourtant d’apprendre à la connaître et de développer la conscience de son rapport à l’Absolu pour retrouver le vrai sens de la vie et percevoir sous un tout autre jour les incontournables joies et peines qui jalonnent notre quotidien.

Le bien-être et la paix intérieure sont au rendez-vous à chaque détour de notre existence, pour peu qu’on accepte de leur donner droit de préséance. Mais encore faut-il apprendre à cesser de pourchasser des chimères, tout en s’allouant le temps et l’espace nécessaires pour changer de paradigme. Car, ce n’est pas en courant sans relâche après la sécurité, le confort, la richesse ou la gloire qu’on trouvera la sérénité. Seule la connaissance de l’âme et de l’Absolu peut nous donner de percer les mystères qui hantent notre esprit depuis le début des temps. Alors pourrons-nous voir la fameuse lumière au bout du tunnel.

Quelques grains de sable : l’art de la méditation

La méditation sert d’outil pour apaiser l’esprit, pour créer un sentiment de paix profonde. Lorsque ceci est atteint, un nouveau type de conscience jaillit, une perspective qui ne peut pas être rejointe par un esprit superactif ou anxieux. Ken Wilber, un philosophe contemporain, dit : « La méditation démontre empiriquement des techniques qui accroissent l’estime de soi. » En effet, la méditation nous procure un sentiment de confiance en soi qui est paisible, stable et inébranlable. Cette confiance n’est pas fondée sur la supériorité, mais plutôt sur la reconnaissance de notre existence essentielle.

Le premier pas est d’apaiser l’activité mentale et d’approfondir vos méditations. Imaginez un aquarium avec du sable au fond. Prenez un bâton, et brasser l’eau; vous verrez des particules de sable tourbillonner, embrouiller l’eau. Les particules de sable sont vos pensées, l’eau votre esprit. En général, notre état d’esprit est embrouillé. Vous vous levez le matin et les pensées tourbillonnent : « Je dois faire ceci, aller là-bas… ». Trop souvent votre esprit est dans un état constant d’activité, occupé à planifier, à réfléchir, à anticiper, à s’inquiéter. Vous vivez dans le passé et dans le futur, mais rarement dans le présent. Lorsque vous méditez, vous enlevez temporairement le bâton de l’aquarium, et la première chose que vous voyez est la vitesse acquise et ça tourne! Au début, la vitesse du tourbillonnement peut même sembler pire, car vous la regardez directement. Mais pourtant, ça fonctionne comme prévu, soyez patient. Ce tourbillonnement va ralentir et toutes les particules de sable se déposeront dans le fond de l’aquarium, et vos pensées se seront calmées, Vous développerez un sentiment d’être un « observateur objectif » et ceci vous donnera plus de perspectives dans votre vie quotidienne. Vous n’aurez plus l’impression de tourbillonner. Votre stabilité réelle réside en vous, dans un esprit clair et présent.