Je ne fais que t’aimer

Hommage à tous les parents qui accompagnent­ actuellement des
adolescents ou de jeunes adultes dans leur choix de carrière

Même si mes questions te tracassent
Même si mes demandes te semblent exigeantes
Même si mes cadeaux ressemblent à des suggestions
Et même si mes silences peuvent être préoccupants

Rassure-toi, mon enfant, je ne fais que t’aimer

Tu es le capitaine de ton destin
Tu es la maîtresse de tes pensées
Tu es le propriétaire de tes paroles
Et tu es la commandante de tes gestes

Chaque fois que je t’interroge, c’est parce
que je veux apprendre à mieux te connaître
Chaque fois que je te partage mes besoins,
c’est pour mieux soutenir les tiens

Chaque fois que je t’offre de l’information, c’est pour collaborer avec toi
Et surtout, chaque fois que je garde le silence, c’est pour mieux te respecter

Alors, n’en doute jamais, ma belle, je ne fais que t’aimer

Je ne veux pas te mettre de la pression
Je ne veux pas choisir à ta place
Je ne veux pas décider de la manière dont tu t’y prends pour atteindre tes buts
Et je veux encore moins m’occuper de tes problèmes

Lentement, je veux cocréer une relation de confiance avec toi
Humblement, je veux t’accompagner dans tes découvertes
Simplement, je veux vivre des moments de complicité
Et, en fait, ce que je veux le plus, c’est avoir le privilège d’être en ta présence

Alors, rappelle-toi, mon trésor, dans chacune de mes actions, je ne veux que t’aimer

Nous sommes ok comme nous sommes
Nous avons les ressources en nous pour atteindre ce que nous voulons
Nous faisons toujours le meilleur choix que nous pouvons
Et nous agissons toujours avec des intentions positives

C’est donc à toi de choisir les attitudes qui soutiennent ton bien-être
C’est aussi à toi de sélectionner les croyances qui favorisent ton évolution
C’est surtout à toi de privilégier les actions qui t’amènent au bonheur
Et enfin, c’est à toi de stimuler les sentiments qui aident à ta réussite

Moi, je suis là pour t’écouter, t’accepter et te rendre la tâche facile

Et pour moi, ma grande, c’est ça t’aimer…

Se (re)construire consciemment : devenez un archéologue de l’esprit

J’aimerais vous inviter à faire cet hiver un voyage – non pas un voyage dans un pays chaud, mais plutôt un voyage énergétique dans votre profondeur intérieure, dans la partie submergée de l’iceberg de votre psyché. Oui, je sais, il fait bien moins chaud dans ce lieu, mais la pratique spirituelle que je vous propose pour votre cocooning cet hiver a la capa­cité de faire fondre cette glace figée dans la noirceur et de faire rayonner le soleil à l’intérieur de vous.

Cette pratique est celle de devenir un archéologue de l’esprit et d’entamer un processus d’excavation de vos structures identitaires. Qui sait quel trésor vous pourriez découvrir parmi les roches et la poussière du passé auxquelles vous vous êtes identifiés! Car, derrière votre manière d’être, de penser et d’interagir se trouve tout un univers de croyances à déloger et à faire remonter à la surface du soi.

Pourquoi accomplir un tel travail intérieur? Eh bien, pour vous cons­truire consciemment! Aussi longtemps que ces croyances restent bien enfouies, elles ont une incidence déterminante sur votre expérience­ de la réalité, des autres et de vous-mêmes. Entreprendre ce genre d’excavation, c’est prendre l’une des plus impor­tantes décisions de votre vie, c’est-à-dire prendre en main votre pouvoir de décider qui vous êtes et, au besoin, ériger une nouvelle fondation pour votre demeure intérieure, ce lieu dans et par lequel votre âme s’exprime par le biais de votre person­nalité et de vos valeurs.

Pour revenir à la métaphore du voyage, ne jamais prendre le temps de faire une intériorisation de ce genre est comme laisser un étranger préparer vos valises avant de partir en voyage, sans jamais vérifier le bien-fondé des choix qui ont été faits ni les conséquences potentielles de ces choix.

Comment faire un tel recensement des valeurs? Une chose très importante à réaliser est que certaines des valeurs dont nous avons hérité – de nos familles, de notre société – peuvent non seulement s’opposer les unes aux autres, mais être littéralement contradictoires, donc impossibles à respecter. Prenez quelques secondes pour penser à l’état dans lequel cela peut vous mettre intérieurement… Indice : un état de conflit intérieur qui peut, dans certains cas, être présent en permanence et qui s’exprimera dans vos gestes et votre relation à vous-mêmes et aux autres.

Pour démontrer le bien-fondé des croyances que vous allez vous-mêmes excaver, voici comment procéder. Pour chaque valeur que vous jugez importante, posez-vous les questions suivantes :
• Cette valeur m’appartient-elle vraiment ou fait-elle partie de l’héritage que j’ai reçu?
• Cette valeur offre-t-elle un soutien bénéfique à ma vie et aux objectifs que je me donne?
• Cette valeur est-elle en harmonie avec mes autres valeurs? Dans la négative, quel est le conflit?
• Cette valeur implique-t-elle, pour être honorée, une dépendance envers autrui?

Profitez de l’énergie de l’hiver, si propice à l’intériorisation, pour vous laisser guider dans ce processus d’excavation. Amusez-vous à être l’archéologue de votre esprit, celui qui interprète les découvertes et détermine leurs valeurs nécessaires à la reconstruction de votre être intérieur. Rendu au printemps, il sera temps de (re)construire l’architecture de vos relations et les rôles que vous y jouez à partir d’une nouvelle fondation. Pourquoi? Parce que les rôles ont été influencés par les valeurs qui vous gouvernaient. Et mainte­nant qu’elles ont été examinées, il y aura un petit (ou un grand) ménage du printemps à faire pour paver la voie à l’expression de votre nouvelle configuration.

Il y a en nous un espace qui n’a besoin d’aucune guérison

Il existe dans ce monde de nombreuses façons d’aborder nos maux, blessures et états quotidiens. Entre autres, il y a des pratiques répandues qui nous proposent de les scruter, de les décortiquer, de les analyser, de les transformer et de les transmuter. Par ailleurs, il existe aussi cette suggestion, moins connue peut-être, qu’un espace différent, inaltérable et sain nous est accessible dès maintenant. C’est cette voie que j’explore dans le cadre de mon travail intuitif d’intermédiaire avec nos guides du monde spirituel et que je vous fais partager dans cet article.

Qui est blessé?
D’un point de vue humain, nous avons d’infinies raisons de nous sentir blessés, que ce soit sur le plan physique, émotif ou psychologique. En ce qui a trait à l’âme telle qu’on l’entend, par exemple dans le concept de réincarnation, il nous arrive également de ressentir ou de conce­voir des blessures que l’on porte et qui n’ont aucune origine apparente dans cette vie, mais qui, néanmoins, nous affectent et nous influencent dans notre quotidien.

Dans le cadre de mon travail avec les guides, j’ai été amenée à concevoir la physiologie d’un individu non pas seulement comme un rapport humain-âme, mais également comme des niveaux de conscience appartenant à un même Être, des niveaux s’élevant de la conscience humaine jusqu’à Dieu ou la Source. Plus notre niveau de conscience s’élève, plus on se rapproche de la Source de Vie et plus on vit en harmonie avec cette réalité d’invulnérabilité, de perfection et d’amour.

Vous commencez à comprendre où se trouve cet espace sain, exempt de blessure? Au-delà de notre identité humaine, du petit moi, au-delà même de l’idée d’âme, mais faisant tout de même partie intégrante de notre Être, existent divers aspects de nous qui sont exempts de toute blessure. Entrer en contact avec ces aspects, s’y reconnaître et s’y identifier plus que l’on s’identifie au petit moi, voilà de quoi nous parlent les guides.

Comment accéder à cet espace?
Cet espace nous est accessible en tout temps. Nos nombreuses pensées et croyances sont nos principales limites à habiter cet espace. On se croit indigne de l’habiter lorsqu’on ressent de la colère ou encore lorsqu’on vit une faiblesse du corps. Comme si nous devions être punis d’un quelconque échec ou encore rejetés pour notre impureté.

Mettez de côté ce que vous pensez de vous, ce que vous connaissez de vous, ce qu’on peut dire de vous. Revenez à la vie en vous, celle qui anime chacune de vos cellules sans que votre volonté y soit pour quoi que ce soit.

Permettez-vous de ressentir cette vie, cette force intelligente qui vous habite, celle-là même qui fait pousser vos ongles, régénère vos cellules, anime vos organes à chaque instant. Ramenez votre attention sur sa présence dans votre corps et, ce faisant, laissez votre présence s’intensifier. Laissez-la prendre de l’ampleur. Vous en êtes parfaitement dignes.

De cette intense présence n’émane aucune blessure; seulement et simplement la vie. Et plus vous vous reconnaîtrez en elle, plus vous vous identifierez à elle, plus vous serez libre, sain et paisible. Voilà la porte d’accès à cet espace. Et, surtout, prenez plaisir à vous exercer, car le résultat n’est pas le but; c’est le processus qui compte.

Le courage de partir ou… de rester

Mylène reçoit des menaces de la part de clients insatisfaits. Elle en parle à la direction qui fait la sourde oreille. Le temps passe, et rien ne change.

Robin reçoit régulièrement des critiques de son nouveau patron qui lui enlève des dossiers importants sur lesquels il travaillait. Son estime personnelle est en chute libre.

Isabelle n’occupe pas les fonctions qu’on lui avait promises. Elle est démotivée et ne se sent pas utilisée à son plein potentiel.

Chaque année, des dizaines de professionnels me consultent pour ces raisons. L’environnement de travail ne convient plus, et les conditions de travail sont stressantes et deviennent insupportables engendrant ainsi de nombreux questionnements, des remises en question et une gamme d’émotions.

Pourtant, la question pourrait se résumer à deux possibilités : partir ou rester.

Dans le présent article, je vous présente trois questions stratégiques que vous pourrez vous poser pour prendre la meilleure décision, celle qui soutiendra votre cheminement de carrière et vous apportera la sérénité tant recherchée.

1- Qu’ai-je à apprendre de cette situation?
D’entrée de jeu, sachez qu’il peut être intéressant de profiter de situations difficiles pour faire un cheminement­ personnel. Pour y arriver, vous pouvez dresser la liste des irritants et déterminer les mesures que vous auriez pu prendre ou que vous pourriez prendre à l’avenir. Il peut s’agir d’une occasion de découvrir de nouvelles façons de travailler, de revoir votre schéma de réponses et, surtout, de développer une nouvelle compétence en fonction du défi auquel vous faites face.

2- Comment puis-je apprendre de cette situation?
Une fois établie la liste des irritants et des mesures à prendre, VOUS seul pouvez déterminer les meilleures conditions pour soutenir votre apprentissage. Vous pouvez penser aux aspects professionnels, tels l’environnement de travail, les responsabilités, les collègues, les clients, les partenaires, la gestion. Vous pouvez également penser aux aspects personnels, comme la santé, la famille, le couple, la situation financière, les biens matériels. N’hésitez pas à nommer tout ce dont vous avez besoin pour réussir et à mettre en place des stratégies qui détermineront la façon de vous y prendre pour y arriver.

3- Suis-je prêt à profiter de cette situation pour découvrir, faire évoluer et changer des croyances qui me limitent?
Vous avez mis en place une nouvelle stratégie visant à relever le défi? Si c’est le cas, ne faites plus comme si vous tolériez la situation. Passez à l’action dès maintenant et songez à obtenir du soutien (par exemple, un coach) pour vous appuyer dans votre apprentissage et vous aider à traver­ser cette période en toute sérénité.

Si ce n’est pas le bon moment pour vous, respectez-vous et faites tout de même un choix conscient. Trop de gens restent dans des situations insatisfaisantes et déploient des efforts en vain. Soyez vigilant parce que le fait de rester dans un milieu de travail malsain peut nuire à votre santé mentale de façon très subtile. Prenez votre décision même si elle vous semble difficile.

Ces trois questions illustrent une chose : un changement s’impose. Comme aucune des deux possibilités n’est meilleure que l’autre, elles exigeront toutes deux du courage de votre part :

• partir ne signifie pas nécessaire­ment­ fuir. Il s’agit plutôt d’une façon de vous protéger, de prendre soin de vous, d’honorer vos besoins de sécurité et de vous assurer d’un environnement qui répond à vos besoins actuels;

• rester ne constitue pas pour autant une décision déraisonnable puisqu’il faut beaucoup de courage pour amorcer le changement, effectuer la transition nécessaire, développer de nouvelles capacités et gravir de nouveaux sommets.

Sachez tirer parti des situations placées sur votre route même si vous préféreriez qu’il en soit autrement.

Les deux pôles de votre personnalité

Le principe de l’effet miroir est de retrouver dans l’autre une partie de notre contenu qui nous est reflétée, en retour, par cette personne. Peu importe le type de relation, chaque personne miroir aura un rôle à jouer afin de nous faire connaître notre propre mécanisme de fonctionnement.

Pour évoluer, il est primordial de garder l’esprit ouvert à l’apprentissage en provenance de chaque personne avec qui vous choisissez d’être en relation. Il y aura des moments où vous serez le professeur et d’autres où ce sera l’inverse et que: vous serez l’étudiant, ce qui veut dire que la personne avec laquelle vous serez en relation vous amènera à entrer en contact avec vos deux pôles (positif/négatif ou, si vous le préférez, lumière/noirceur).

Êtes-vous sincèrement prêt à vous donner l’occasion de prendre place dans ces deux rôles afin de vous permettre de cheminer et de grandir au sein d’une relation, ou votre désir s’arrête-t-il au fait de demeurer professeur sans jamais être étudiant? Préférez-vous donner les leçons afin de rehausser votre estime de soi? Car, en devenant étudiant, vous aurez peut-être peur de perdre votre pouvoir ou de vous sentir petit, démuni ou trop vulnérable face à la personne avec qui vous êtes en relation, et ce, au point de croire entendre quelqu’un vous faire la leçon, tout comme dans le temps où vous étiez sous la tutelle de vos parents et professeurs…

Et si, justement, votre façon de superposer les gens de votre passé et les gens de votre présent vous empêchait de voir clairement ce que la vie tente de vous enseigner afin de vous permettre de vous défaire de vos vieilles croyances, programmations, limitations, peurs, et de votre manque de confiance en relation? Si la vie tentait de vous donner une 2e, 3e ou 4e chance et que vous préfériez rester accroché à vos vieilles racines, de peur de ne pas avoir une identité bien à vous en faisant confiance à la personne avec laquelle vous êtes en relation?

Si vous n’êtes pas en mesure d’assumer les deux facettes de votre personnalité et d’en faire un tout, vous ne pourrez pas atteindre l’équilibre que vous recherchez chez l’autre pour tenter de créer votre propre équilibre. C’est en vous investissant dans votre propre bien-être et votre propre bonheur que vous parviendrez à créer un espace de choix conscient et un juste milieu qui vous empêchera de vivre constamment des montagnes russes émotionnelles.

Si vous êtes constamment en dualité ou en rivalité avec vos propres facettes, vous le serez également avec chacune des personnes qui croiseront votre route. L’équilibre parfait n’existe pas, mais il est possible de trouver un « certain » équilibre entre vos deux pôles. Il n’est pas obligatoire que ce soit tout noir ou tout blanc. Il existe une zone grise où vous pouvez vous permettre de faire la part des choses et d’instaurer bien-être, harmonie et stabilité. Si vous n’avez pas encore appris à développer votre zone grise pour créer de la splendeur dans votre vie au jour le jour, il n’est pas trop tard pour le faire!

À quoi servent les émotions?

Vous êtes-vous déjà demandé à quoi servent nos émotions? Pas facile de répondre à cette question. D’aucuns pourront rétorquer qu’elles sont une nuisance, mais ils sont incapables de dire à quoi elles servent. Et pourtant, elles ont des raisons d’être très importantes pour nous aider à créer une vie agréable.

Alors, pourquoi est-il si important de connaître la réponse? Parce que les émotions sont notre système de guidage. Ce système est fait pour nous laisser savoir que nos besoins ne sont pas comblés et nous motive à prendre les mesures nécessaires pour les satisfaire. Lorsque nous ignorons nos émotions, nos besoins ne sont pas satisfaits, et nous devenons frustrés.

Il est important de savoir que toutes nos émotions sont bonnes. Eh oui, vous avez bien lu, toutes sans exceptions sont bonnes, même si certaines sont perçues comme mauvaises, notamment la tristesse ou la colère que les gens ou la médecine moderne veulent neutraliser au moyen de médicaments.

Comme société, nous avons perdu de vue la signification de nos émotions. Nous avons une longue tradition de suppression des émotions. Prenons les premiers colons, qui vivaient dans des circonstances difficiles; ils devaient ignorer la douleur émotionnelle et faire ce qu’il fallait pour survivre. Si nous regardons les gens que nous prenons comme modèles, bien souvent, ils sont stoïques. Plusieurs ont été élevés dans des familles où exprimer ses émotions n’était pas permis (je vais t’en donner une raison de pleurer!). Dans certaines familles, il n’est pas permis d’être trop heureux ou optimiste, car cela peut seulement apporter le désappointement. L’enfant apprend très jeune qu’exprimer colère ou peur n’est pas permis et s’entraîne à réprimer ses émotions. Les garçons apprennent qu’ils ne doivent pas pleurer. Les filles apprennent qu’exprimer la colère n’est pas féminin. Cette négation ou répression des émotions refait surface à l’âge adulte sous forme de toxicomanie, de compulsions ou de problèmes de santé.

Les émotions sont générées dans notre subconscient, tandis que notre inconscient génère les sensations que nous associons aux émotions. Notre subconscient est comme une vaste banque de données. Il contient toutes nos expériences et croyances et provoque des réactions émotionnelles suivant nos expériences passées, croyances, perceptions et le sens que nous donnons à ces expériences.

Comme on l’a vu plus tôt, toutes nos émotions sont bonnes, car elles constituent une forme de communication. Quand elles sont comprises, elles fournissent de l’information qui nous est bénéfique. Pour bien comprendre, utilisons la métaphore du tableau de bord d’une auto. Une auto a besoin d’essence et d’huile pour bien fonctionner. Pour s’assurer que l’on réponde à ces besoins, l’auto est munie d’un tableau de bord dont les cadrans et les voyants lumineux nous indiquent si tout va bien. Lorsque le voyant d’huile s’allume, c’est pour nous avertir que le niveau d’huile est trop bas et qu’il faut remplir le réservoir. Nous sommes comme des autos : nous avons des besoins qui doivent comblés pour bien fonctionner. Pour une auto, c’est facile. Le voyant d’huile s’allume, et le mot « oil » est même écrit dessous. On va au garage et on remplit le réservoir. Malheureusement, nos émotions ne viennent pas avec une petite étiquette, et nous avons perdu la capacité de comprendre le langage des émotions. Sachons que nos émotions nous indiquent quel besoin doit être comblé. Se sentir bien est signe que les moyens que nous avons pris pour satisfaire un besoin ont été efficaces. Se sentir mal est signe qu’un besoin n’a pas été satisfait et est une invitation à passer à l’action pour satisfaire ce besoin.

Donc, nos émotions nous fournissent l’information, l’orientation et la motivation nécessaires pour nous aider à vivre et à créer une vie satisfaisante. Par exemple, si vous vous sentez seul, cette douleur émotionnelle est là pour vous faire savoir que vous ne répondez pas à votre besoin d’être en relation amicale ou amoureuse. Il n’y a pas un sac de chips ou une tablette de chocolat qui puisse combler ce besoin. Il faut passer à l’action.

L’importance des valeurs

« Ces nouvelles sont excellentes, et ce que tu récoltes est le fruit de tes investissements basés sur tes valeurs »

Si j’ai choisi de partager avec vous ce court extrait d’un suivi de coaching, c’est parce qu’il introduit à merveille le thème des « valeurs », un thème qui fait partie intégrante de la vie de chaque personne, qu’elle en soit consciente… ou non!

Dans un parcours de vie, il est très fréquent qu’une personne soit en quête du sens de sa vie personnelle ou professionnelle ou qu’elle se questionne à ce sujet! Savez-vous que, bien souvent, elle trouvera des réponses dans la mise à jour de ses valeurs?

Les valeurs, ce sont des croyances bien ancrées en nous qui expliquent nos motivations et qui peuvent servir à mieux comprendre nos besoins. Ce sont elles qui orientent nos choix de vie, nos comportements, nos actions.

La majorité de nos valeurs sont acquises au contact de notre milieu familial, éducatif, social, culturel et politique et elles font partie de notre identité. Les valeurs sont implantées durant notre petite enfance, de la naissance jusque vers l’âge de sept ans, au contact de nos parents. Vient ensuite l’étape du modelage (8-13 ans), qui se fait consciemment ou inconsciemment en copiant les amis. Les valeurs les plus importantes, les valeurs fondamentales, se créent vers l’âge de dix ans. Puis, c’est l’étape de socialisation (14-21 ans), qui sert à découvrir les valeurs qui affectent nos rapports avec les autres. Par la suite, tout en demeurant des éléments stables de notre identité, elles évoluent quelque peu au cours de notre existence.

Si de nombreuses valeurs (amour, famille, santé, réussite, bonheur, paix, engagement, respect, couple, richesse, sécurité, aventure, stabi­lité, entre autres) suscitent l’intérêt général, ce sont plus ou moins huit valeurs qui donnent une direction, guident les comportements, motivent à agir et donnent un sens aux activités quotidiennes.

Lorsqu’on fait en sorte de respecter nos valeurs et de les faire respecter par autrui, non seulement nos choix de vie deviennent durables, mais ceux-ci nous apportent bien-être et confiance. En contrepartie, nous devons assumer la responsabilité de nos choix!

Cependant, lorsque nous y dérogeons, nous nous sentons mal, déstabilisés, coupables et nous doutons bien souvent du fondement de nos actions et de nos choix de vie.

Il est à noter que les valeurs changent selon le contexte. Par exemple, dans un milieu de travail, une personne pourrait valoriser engagement, succès, efficacité, esprit d’équipe, plaisir et créativité, tandis que, dans un contexte de vie de couple, ce qui pourrait être le plus important pour cette même personne serait amour, fidélité, respect, ouverture d’esprit, et peut-être aussi plaisir et engagement!

À la lumière de ces brèves explications sur les valeurs, pensez-vous connaître les huit valeurs qui orientent votre vie personnelle ou professionnelle?

Voici deux pistes de travail parmi d’autres pour vous aider à identifier vos valeurs :

1. Arrêtez-vous un moment et faites comme si vous preniez une photo instantanée de votre vie actuelle en choisissant votre contexte. Selon vous, quels sont les huit mots qui reflètent ce que vous voyez?

2. Dans un moment propice à la réflexion, posez-vous la question suivante : « Qu’est-ce qui me pousse à agir ou qui me fait sortir du lit le matin? »

À partir de l’une ou l’autre de ces pistes, vous aurez identifié ce qui est vraiment important pour vous dans le contexte choisi. Pour que votre mise à jour des valeurs soit « opérationnelle », poursuivez votre réflexion en nommant les croyances qui alimentent vos valeurs.

Dessiner pour se transformer : Le désir de créer

Le besoin de créer est un besoin fondamental de la personne. Que ce soit par les arts (peinture, écriture, musique, etc.), le travail ou même la cuisine, l’humain a le constant besoin de créer et de s’exprimer. Ce besoin existe depuis l’aube de l’humanité. Il suffit de penser à nos lointains ancêtres du Neandertal et leurs dessins sur les murs des grottes préhistoriques pour nous en convaincre.
(Clément Boily, Extrait du texte Le besoin de créer)

« Je ne suis même pas capable de faire une ligne droite! » Voilà une phrase que j’entends très souvent de la part de personnes ayant le profond désir de s’adonner à une activité artis­tique mais n’osant jamais. Ce seul commentaire dénote un préjugé très courant envers la création artistique. Il présuppose d’abord qu’il devrait être facile de faire ainsi une ligne droite. Ce qui est évidemment faux. Personne, même les plus grands artistes, ne peuvent faire une vraie ligne droite, à moins d’utiliser une règle.

En réalité, ce commentaire est rarement la vraie raison qui empêche les gens de pratiquer quelque chose qu’ils désirent. Il exprime en fait l’attitude avec laquelle la personne aborde le dessin ou la peinture. Cette expression signifie en fait « je ne veux pas dessiner si je ne peux pas obtenir le résultat que je veux ». L’attention est totalement portée sur le résultat et non sur le plaisir tout simple de dessiner. On veut que le résultat ait une utilité, qu’il y ait une raison au moins esthétique. On laisse ainsi dans l’ombre toute la partie « plaisir de faire », le processus même de création.

Pour illustrer ce point, pensez à une autre activité que vous pratiquez régulièrement pour le plaisir. Par exemple, vous aimez peut-être le jogging ou la natation ou toute autre activité similaire. Pensez à ce qui vous fait plaisir dans la pratique de cette activité. Comment conciliez-vous, par exemple, le fait d’aimer faire du jogging alors que vous êtes incapable de faire le marathon de New York? La raison en est très simple, vous mettez peu d’emphase sur le résultat et beaucoup plus sur le plaisir de « simplement courir ». Vous n’essayez pas de vous comparer à Bruni Surin. Vous vous comparez à vous-même. Vous portez attention à l’effet bénéfique que l’activité a sur vous et non à un résultat extérieur.

Si vous abordez la création artistique­ avec le même esprit, en mettant de l’importance sur le processus (le plaisir de créer) et non sur le résultat, vous verrez une profonde différence. Une certaine détente dans la cré­a­­tion­ va s’installer pour faire place au plaisir simple de créer. Et le meilleur résultat sera à l’intérieur de vous: vous aurez permis l’expression « sacrée et libre » de votre créativité.

Ce commentaire du début exprime aussi autre chose. Il cache la per­ception que la personne a d’elle-même : elle considère qu’elle n’a pas de talent artistique. Pour elle, le fait de ne pas savoir faire une ligne droite illustre bien son manque de talent. Voilà ici un autre préjugé important concernant la création artistique. On confond toujours créativité et habileté. Le fait d’être plus ou moins habile en dessin ne veut pas dire qu’on n’a pas de créativité. Et qui plus est, c’est souvent l’opposé. J’ai souvent constaté qu’avoir de la facilité à dessiner vient limiter la créativité en ce sens qu’on a tendance à simplement « reproduire » ce que l’on voit. Il sera très difficile d’aller au- delà et de laisser exprimer sa créativité plus librement. C’est cette libération de la forme, que les premiers artistes de l’art moderne ont eu le courage d’entreprendre. Et de la même façon, ça nous demande un certain courage pour oser créer en ne se souciant pas de l’exactitude des formes dessinées.

J’ai illustré ici quelques exemples de blocages qui peuvent inhiber vos élans de création. Il y en a bien d’autres. En voici quelques-uns dont certains trouveront sûrement un écho en vous :

Les croyances erronées 

  • pour dessiner il faut avoir du « talent »,
  • quand je dessine, je dois nécessairement produire quelque chose de « beau »,
  • ce n’est pas utile,
  • je n’ai pas le temps, c’est une perte de temps,
  • je n’ai aucune créativité.

Les attentes

  • je veux que le résultat soit certaine façon, je suis déçu si ce n’est pas le cas,
  • j’ai peur de ne pas « réussir » ce que je veux entreprendre,
  • je voudrais faire comme les artistes professionnels, je me compare.

Les critiques et les jugements

  • je ne suis pas bon,
  • ce que je fais n’est pas beau,
  • je suis incapable de faire ceci ou cela,
  • etc.

Chacune de ces affirmations (ou négations) mériterait d’être scrutée et approfondie pour en découvrir les peurs cachées, les croyances incon­­s­cientes, les jugements sous- jacents, etc. Dites-vous simplement que derrière toute « excuse » justifiant votre non action envers votre désir de création, se cachent des raisons plus profondes et souvent incons­cientes qui elles briment votre liberté d’expression.

Vous constaterez ici que, juste l’idée de s’adonner au dessin ou à la peinture déclenche déjà des réactions, des jugements, des peurs. Imaginez maintenant ce que le fait de passer à l’action pourrait alors provoquer.

C’est justement là le miracle de l’expression par les arts : une transformation personnelle. Une fois passée la peur du départ, l’activité de création devient un merveilleux instrument d’expression, de découverte et de transformation de soi.

L’été, ses désirs et ses petits plaisirs

Tout le monde croyait que l’Été avait perdu la tête, car soudainement, sans aucun avertissement, il était devenu sans réserve et sans pudeur. C’est la faute du Printemps. C’est lui qui s’était montré le bout du nez trop tard. Les gens en avaient assez de ce froid interminable. Ce n’est pas étonnant qu’une fois que la chaleur est arrivée, la majorité d’entre eux se soient empressés d’enlever quelques épaisseurs pour exposer un peu de peau.

L’été a fait perdre la décence à plusieurs aussi. Il y a ceux qui enjambent leur cheval de métal et se laissent chatouiller par la vibration du moteur et ceux qui préfèrent les randonnées en vélos ou en patins à roues alignées, qui accueillent la fraîcheur et se laissent envahir par les odeurs de la nature en pleine reproduction. Les voisins et les amis, comme bien d’autres, se réjouissent à l’idée de mettre les doigts dans la terre pour préparer le jardin et les plates-bandes dans le but de recevoir des semences. Non, rien ni personne n’était à l’abri de la sensualité du printemps. Si le printemps était humain, il serait le Miley Cyrus des saisons : provocateur, instigateur, stimulant, renversant, bref, un sex-symbol! Choquant? Non, pas vraiment.

L’arrivée de l’été a réveillé les parties qui étaient engourdies par le gel de tous les êtres vivants : les plantes, les animaux et les humains. Les garçons ont mis leurs jeux vidéo de côté pour accorder une très grande importance à la musculation parce qu’ils savent que, si leurs bras sont durs comme le roc et que leur ventre a l’air d’une tablette Caramilk, ils se feront remarquer par les filles à la plage. Les filles se sont mises à des régimes et à des programmes d’entraînement afin de bien paraître en maillot devant les garçons.

Pourquoi ne pas tirer leçon des adolescents et se donner la permission d’oser, d’aller un peu plus loin, de devenir voyeur et exhibitionniste? Et si on se donnait le droit de s’amuser, de lâcher prise sur « ce que le monde va dire »? Et si nous étions libres d’exprimer notre créativité au travers de tous nos sens? Et si un univers de fantasmes pouvait devenir réalité d’un simple accord? Est-ce que ça ouvrirait un monde de possibilités? Il y a tellement de nuances aux probabilités de s’accorder le droit d’être totalement déraisonnable. Juste le fait d’y penser est excitant!

Malheureusement, nous associons trop souvent plaisir avec souffrance. Nous accordons trop d’importance à cette peur primaire qui nous hypnotise et qui crée des barrières entre nous et le bonheur. Pourquoi voulons-nous tant éviter les extravagances qu’offre la vie? La créativité, ça passe par la sensualité. Alors, jetez vos vieilles pantoufles dans le poêle à bois! Il est temps de retrouver votre spontanéité de jeunesse et de savourer pleinement chaque instant! Sortez vos froufrous et vos flaflas. Il est temps d’évoquer des sensations intenses, remplies de désirs et de romance. C’est le moment parfait pour s’extérioriser, se faire voir et s’offrir des petits plaisirs!

C’est l’été! Aimez-vous!

Fusionnez vos corps physiques avec vos corps émotionnels et spirituels. Faites l’amour avec l’amour. Mettez vos vieilles croyances de perversité derrière vous et permettez-vous de développer le plaisir de vos sens, d’apprendre à vous fusionner l’un dans l’autre et de vivre des sensations intenses et amoureuses. Permettez-vous de jouir d’une sensualité extravagante.

L’Été est loin d’avoir perdu la tête. Il s’est tout simplement laissé aller. Il veut que vous fassiez comme lui. Laissez tomber les « qu’est-ce que les gens vont dire? » et écoutez votre cœur. Réalisez vos plus profonds désirs et gâtez-vous.

Non, l’Été n’a certainement pas perdu la tête; bien au contraire, il a retrouvé toute sa tête et son chapeau aussi… ce sont ses petites culottes qu’il a perdues.

Ton corps, sais-tu ce qu’il te dit?

Nos corps émotionnel, mental et physique parlent. Étant le plus tangible, le corps physique est plus facile à écouter.

Une personne peut avoir besoin de mois ou même d’années pour prendre conscience qu’une façon de penser (corps mental) lui est nuisible ou qu’une émotion encombre son corps émotionnel et crée un blocage. Par contre, une douleur physique ne passe généralement pas inaperçue.

Lorsque nous prenons conscience qu’une attitude ou une façon d’agir nous nuit, nous pouvons la transformer pour ne plus souffrir de ses conséquences. C’est pourquoi il est important de développer notre conscience et je suggère fortement d’utiliser le corps physique pour y arriver plus rapidement.

TA FAÇON DE T’ALIMENTER
L’alimentation est très révélatrice de l’attitude intérieure. Pendant minimum une semaine, je te propose de noter tout ce que tu as mangé et bu (à part de l’eau) au courant de la journée. Indique aussi si c’était par faim ou pour une autre raison.

Quand tu t’alimentes par habitude – à heures fixes, éviter le gaspillage, etc. – c’est que tu as tendance à agir également par habitude dans d’autres domaines. Au lieu de considérer tes besoins, tu te conformes à des croyances assimilées par ton mental. Quand tu manges par émotion, ça peut être pour combler un vide intérieur ou pour tenter de refouler des émotions difficiles à exprimer. Manger par gourmandise – quand l’un de tes sens t’y tente alors que tu n’as pas faim – veut dire que tu es facilement influençable par les autres.

Il est intéressant aussi d’observer ce que tu manges et d’attribuer une qualité aux aliments, ex. le café : stimulant, les épices : piquantes, le sucre : doux. Ton corps te dit que tu compenses pour un manque de piquant, de stimulation ou de douceur dans ta vie. Lorsque tu en prends conscience, tu peux choisir de répondre à ton véritable besoin au lieu de manger. Tu peux aussi vérifier le degré du manque affectif par la fréquence de tes envies.

TES MALAISES ET MALADIES
Chaque douleur physique exprime en même temps la souffrance des corps émotionnel et mental.

Pour être en harmonie, tes trois corps doivent être au service de ton ÊTRE qui les guide. Quand tu as mal, c’est que tes corps tentent de diriger ta vie sans SA guidance.

Lorsque tu veux quelque chose, chaque corps exerce une fonction particulière. Tu utilises les ressources du corps mental pour manifester ce que tu veux, celles du corps émotionnel pour désirer, sentir, et c’est avec le corps physique que tu passes à l’action.

Peu de gens créent leur vie en harmonie avec leur être. Voici deux exemples qui illustrent le processus de manifestation sans guidance intérieure.

• Une personne veut changer de travail ou investir de l’argent. Si elle écoute son corps mental raviver des mémoires désagréables du passé, elle s’empêchera de réaliser son désir par peur des imprévus et des obstacles. Elle laissera ainsi ses mémoires diriger sa vie au lieu de manifester ce qu’elle veut. C’est avec des douleurs aux jambes que son corps exprimera sa peur d’avancer.

• Une mère de famille a besoin d’aide et se refuse d’en demander parce qu’elle croit que les tâches lui appartiennent automatiquement. En pensant devoir en faire beaucoup, elle s’en demande trop et se crée un mal de dos. La douleur ne vient pas du fait que les autres ne la soutiennent pas. Ils participent uniquement à sa croyance en la laissant agir et cela lui permet d’expérimenter ce en quoi elle croit.

Ces deux courts exemples montrent comment le corps physique peut nous aider à conscientiser plus rapidement. La douleur s’exprime dans le corps physique à l’endroit où la croyance mentale bloque la manifestation d’un désir.

N’est-il pas merveilleux de constater comment ton corps, ainsi que tout ce qui se passe dans ton monde physique, peut servir à en apprendre sur toi-même?