Bienvenue dans le silence

Voici le temps de l’année où la nature nous entraîne dans un mouvement de lenteur, de sobriété et de tranquillité… comme une douce invitation à rentrer à la maison. Nous sommes cette Nature qui nous entoure; elle est en nous. Seulement, notre société semble oublier ce lien lorsqu’elle poursuit son rythme effréné qui va à l’encontre du rythme ralenti de l’hiver. Tout ce qui nous entoure nous appelle à la tranquillité intérieure. Et si notre quotidien venait à répondre à cette invitation de la nature à entrer en intimité chez soi, avec soi? Si on prêtait attention au silence qui vibre en nous afin d’entendre son chuchotement?

Quand on rencontre le mot « silence », nous vient d’emblée à l’esprit la définition la plus courante : le silence est le contraire du bruit. Ce n’est pas ce silence qui nous intéresse ici, car ce silence-là est sans vie, fabriqué, « un silence de mort » comme le dit l’expression. C’est plutôt de l’autre silence, beaucoup plus rare celui-là, un silence bien vivant et bien vibrant, dont il est question. Ce silence embrasse tous les bruits, toutes les paroles et tous les cris. C’est dans ce silence que naissent et meurent tous les sons sans exception. Organique et lumineux, il nous invite à plonger en nous-mêmes dans un mouvement vertical sans équivoque qui échappe au mouvement horizontal de la pensée. En effet, lorsque notre attention suit nos pensées, c’est un peu comme si notre regard suivait notre main allant et venant devant nous. Lorsque cesse ce mouvement, le véritable silence s’installe aussitôt.

Pénétrer dans la demeure de ce silence bien vivant, c’est indiquer la porte de sortie à nos pensées et entrer dans un état de quiétude qui nous est naturel. Là, juste là, se trouve une paix, une sérénité accessible que nous sentons rapidement; il agit du retour à notre véritable nature. En fait, ce silence nous cherche; il nous connaît bien. De sa voix lointaine, il nous appelle à rentrer à la maison. Bien patiemment, il attend que nous lui accordions notre attention. La constante disponibilité et l’extrême simplicité de cet espace de tranquillité intérieure étonnent. Ce silence est irrésistible de par sa façon de faire surgir en nous la question essentielle : « Qui suis-je? » Comme notre mental ne sait pas répondre à cette question, il se tait et, en secret, le silence nous prend par le cœur et nous conduit dans son mystère. On goûte alors à une connexion à soi d’une intimité insoupçonnée. La question « Qui suis-je? » semble connaître le chemin… celui du silence.

Et si c’était là la réponse à cette question identitaire si fondamentale qui émerge tôt ou tard dans la maturité de notre quête de sens? Apprenons à entendre la beauté discrète de ce silence qui se manifeste dans un vide complètement plein. Un jour, nous sommes enfin prêts à le suivre sur la route qui mène vers la souvenance de qui nous sommes vraiment, vers la source de la vie. En visitant cette demeure intérieure du silence, nous pouvons ultimement commencer à percevoir une présence… un sentiment intense d’être en vie… une présence bienveillante et éveillée.

Dans sa grande humilité, le silence nous donne accès à ouverture remarquable, à une capacité d’aimer absolue et infinie. Il est une invitation sacrée à vivre de cette ouverture qui unifie tout ce qui est présent. Cette porte ouverte nous mène vers une nouvelle façon de vivre qui est insoupçonnée et inédite, une manière de vivre dans la réalité de ce qui est, et non dans notre mental qui rêve et qui s’illusionne de croyances et de pensées de toutes sortes.

Dans son secret, le silence nous ouvre les portes de la liberté intérieure!

Engagez-vous dans votre relation amoureuse!

L’un des plus importants besoins fondamentaux de l’être humain est le besoin de sécurité affective. Dans votre relation amoureuse, il est nécessaire que ce besoin soit satisfait parce que c’est sur lui surtout que repose le sentiment d’être aimé. Il est cependant très difficile de vous sentir sécurisé si vous doutez constamment de l’amour de votre conjoint et si vous ne lui donnez pas votre confiance. Une relation de couple ne peut pas se construire si elle est vécue dans l’insécurité. Vous devez être conscient de cette réalité et placer en priorité la satisfaction de votre besoin de sécurité affective si vous voulez réussir votre vie à deux.

La personne dont le besoin de sécurité n’est pas comblé devient inquiète, voire angoissée. Elle peut alors se défendre contre ses malaises par l’investigation, l’envahissement, le reproche, la culpabilisation, le contrôle, la victimisation, quand ce n’est pas par des sollicitations constantes et inappropriées à son besoin réel. Il est donc important que, dans votre couple, chacun de vous prenne la responsabilité de s’occuper de ce besoin en indiquant la manière dont il aimerait être sécurisé et en formulant des demandes claires et précises à ce sujet.

S’engager dans une relation de couple, c’est choisir de s’investir dans la relation avec ce qu’elle comporte de joies, de peines, de responsabilités, de problèmes et de moments d’extase. Le véritable engagement résulte d’un choix conscient : le choix de vivre à deux ou de rester seul. Quel que soit votre choix, le tout est de l’assumer pleinement et d’en accepter les conséquences, parfois agréables, parfois désagréables.

Le principal obstacle à l’engagement dans la vie à deux réside dans la peur de perdre sa liberté. Je crois que cette peur est mal fondée, puisque la véritable liberté résulte d’un choix. Dans la vie, quand nous ne choisissons pas, dans quelque domaine que ce soit, nous stagnons et nous souffrons parce que nous entretenons le doute en nous. Celui qui ne choisit pas et ne prend pas de décision n’est pas libre parce qu’il se laisse mener par les circonstances extérieures ou par ses peurs. Il est donc important que vous arrêtiez des choix pour vous libérer des malaises causés par l’incertitude chronique et pour passer à l’action, pour vous réaliser et pour réaliser votre vie. Sachez que ce n’est pas l’engagement qui vous emprisonne dans un couple, c’est le doute et l’indécision, c’est-à-dire, paradoxalement, le manque d’engagement.

Certaines personnes croient naïvement, comme le suppose l’adolescent, qu’être libre, c’est faire ce qu’elles veulent, quand elles le veulent et avec qui elles le veulent. Cette forme de liberté n’existe pas parce qu’elle est limitée par les autres. Avec une telle croyance, il est impossible de vivre une relation affective à long terme avec un être humain, quel qu’il soit. Le sens accordé au mot « liberté » entre ici en cause. Être libre en couple, c’est choisir de s’engager envers l’être aimé et aussi envers soi-même.

L’engagement envers soi s’avère indispensable. Pour l’actualiser, il faut impérativement que vous restiez vous-même avec l’autre, c’est-à-dire que vous ne trahissiez jamais votre vérité intérieure. C’est en cela que la plupart des amoureux perdent leur liberté. Ils se trahissent par peur de perdre, par peur du conflit ou par peur du rejet, du jugement ou de l’humiliation. Inconscients de ce fonctionnement émotionnel, ils mettent en cause leur relation, rendent leur conjoint responsable de leur sentiment d’étouffement et essaient de changer celui-ci, alors que la source et la solution à leur problème se situent en eux.

Finalement, entrez à fond dans la vie de couple! N’ayez pas un pied dedans et l’autre dehors. La vie de couple apporte ses contraintes,bien sûr, mais, pour qui choisit de s’y investir, elle est aussi une source intarissable de satisfactions, d’apprentissages, d’approfondissement et de propulsion.

Sortir de sa zone de confort, pourquoi pas?

En tant qu’êtres humains, nous réagissons à nos perceptions, à nos croyances et aux limitations que nous nous imposons. Pourquoi? Parce que notre cerveau réagit en fonction de nos expériences passées et de nos perceptions en lien avec elles. Ainsi, deux personnes assistant simultanément au même évènement réagiront de façon complètement différente. Leur récit respectif de l’évènement divergera l’un de l’autre en fonction de leurs perceptions, de leurs croyances et des limitations qu’elles s’imposent. Nous vivons quotidiennement en fonction de notre propre façon de percevoir les choses. Alors, comment apporter du nouveau à notre quotidien? En sortant de notre zone de confort. En faisant quelque chose dont on a envie depuis longtemps, mais dont nous rejetons l’appel par manque de confiance, par peur ou tout simplement par ignorance.

Vous désirez expérimenter le défi Je sors de ma zone de confort? Alors, n’attendez plus, puisque vous serez le premier à en ressentir les bienfaits. Vous apprendrez à vous connaître au moyen de projets que vous croyiez jusqu’alors inaccessibles. Votre confiance en vos capacités s’accroîtra considérablement. Vous ressentirez de la fierté et vous le mériterez bien. Plus vous tenterez de nouvelles expériences, plus vous aurez envie d’en vivre.

Vous vous débarrasserez de vos peurs. Avec le défi Je sors de ma zone de confort, la peur liée aux nouvelles expériences s’estompera d’elle-même. L’étape la plus difficile est de faire le premier pas, de se lancer dans le vide. Si la peur incite l’être humain à la stabilité et au confort, sortir de sa zone de confort donne au fil des expériences l’envie de sauter à pieds joints dans la vie.

Vous serez de meilleure humeur et vous aimerez davantage votre vie. L’être humain crée de façon inconsciente une routine dans sa vie. Bien qu’il la trouve parfois ennuyante et monotone, elle est pourtant pour lui très sécurisante. En adoptant le défi Je sors de ma zone de confort, une sensibilité jusqu’alors inconnue s’installera en vous, vous invitant à vivre de nouvelles aventures. Quoi de mieux que de profiter pleinement d’une expérience en prévoyant déjà la prochaine? N’hésitez plus, votre vie vous semblera beaucoup plus intéressante et enrichissante!

Rencontrez de nouvelles personnes qui vous ressemblent. Quoi de mieux que de vivre des expériences enrichissantes avec des gens qui ont les mêmes affinités que nous? Osez provoquer des rencontres et permettez-vous de vivre de formidables émotions!

Profitez du moment présent. Lorsque l’être humain expérimente quelque chose de nouveau, toute son attention est dans le moment présent. Dans le cadre de votre défi Je sors de ma zone de confort, décrochez de votre quotidien et savourez le moment présent comme s’il n’allait jamais se reproduire!

J’ai expérimenté le défi Je sors de ma zone de confort en me joignant à une ligue d’improvisation pour sortir de ma routine ennuyante et monotone. J’étais à ce point anxieuse à ma première improvisation qu’aucun son n’est sorti de ma bouche. J’ai persévéré, avec l’aide de mes coéquipiers, jusqu’à ce que j’y arrive. Je suis extrêmement fière d’enseigner désormais ce bel art de la scène. Les nouveaux défis, parfois bien loufoques, font désormais partie de ma vie. Mon objectif principal est de m’amuser et de sortir des réalités de mon quotidien.

Comme le dit si bien le dicton, on n’a qu’une vie à vivre. Alors, profitez-en!

À l’école de la vie

La rentrée! Voilà un mot qui réveille une ribambelle de souvenirs. En cette période de l’année sise entre deux saisons, nous nous rappelons tous la sensation enivrante du renouveau. À la rentrée, tout était neuf : cahiers, souliers, crayons, sac d’école, classe, amis, professeur, etc. Encore aujourd’hui, comme si le temps s’était arrêté en ce beau mois de septembre, nos cœurs d’enfants vibrent devant de nouvelles possibilités. Où que nous soyons dans notre parcours, nous nous réjouissons de commencer quelque chose de nouveau, de nous donner la permission de reprendre à zéro et de redevenir un apprenti.

Alors, peut-être le jour est-il arrivé où nous sommes prêts à faire notre rentrée à la plus belle des écoles : l’école de la vie. Bien timide dans notre âme secrète, une part de nous est suffisamment éveillée pour entendre sonner la cloche et avoir l’envie irrésistible de répondre à l’appel. À ce moment même, et malgré la quantité de connaissances déjà acquises, la tête avoue ne plus rien savoir. C’est avec une humilité joyeuse que nous sentons un ardent désir de retourner sur les bancs de l’école de la vie afin d’apprendre ses leçons et de donner plein sens à notre existence.

Dès la rentrée, nous découvrons que l’école de la vie n’a pas de murs, mais un horizon de liberté; pas de devoirs, mais plutôt des permissions; ni examens ni échecs, mais des succès et des célébrations. Nous passons le portail de cette étonnante école à ciel ouvert avec la confiance que chaque expérience, chaque chose qui nous arrive n’est pas un test, mais bien une occasion de démontrer notre maîtrise de la vie. Il s’agit d’un enseignement hautement personnalisé. Qu’est-ce que je suis appelé à apprendre ici? Quel est le cadeau qui se cache sous cette difficulté qui se présente à moi? La vie invite tous ses élèves à embrasser les défis tels des possibilités, car il n’y a pas d’épreuves. C’est ainsi qu’elle enseigne ce qu’il y a à voir au-delà de l’expérience.

La vie devient vraiment une école passionnante lorsque nous réalisons que nous marchons vers le mystère de soi. Bientôt, nous ne voulons plus rater une seule journée ni une seule occasion. « Présent!… Présente! » crions nous en chœur! « Connais-toi toi-même » nous renvoie l’écho des textes anciens. La vie a soigneusement placé en chacun de nous une clé qui nous permet de faire le voyage de retour vers notre vraie nature : la clé de la compassion.

Cette compassion qui nous rend capable d’observer les évènements sans les juger et de réunir les fragments de soi oubliés çà et là tout au long de notre route. Au moyen du pardon et de la bénédiction, la compassion permet la libération de vieux schémas, de vieilles croyances et de mécanismes de défense qui ne nous servent plus. Nous passons alors d’élèves à maîtres, car nous arrivons à créer des programmes inédits, à trouver des façons de faire face aux défis quotidiens et à choisir la voie de l’amour et de la bienveillance et non celle de la peur.

L’école de la vie est une école où liberté rime avec engagement. C’est en nous engageant à devenir responsables de nos choix, de nos émotions, de nos actions, de nos pensées et de nos relations que nous trouvons notre potentiel infini. Compagnes et compagnons de l’ici et maintenant, bonne rentrée!

La foi, une puissante alliée

Même si vous l’ignorez, la foi est nécessaire dans la vie. Elle joue un rôle plus important qu’on serait porté à le croire du fait qu’elle se manifeste dans l’action, qu’elle soit positive ou négative. Dans les deux cas, il s’agit bien de la foi.

Presque toutes les lois scientifiques sont basées sur la foi, mais une foi rationnelle. Par exemple, vous faites autant confiance à votre comptable qu’à votre avocat, à votre médecin qu’à votre banquier. En vérité, vous ne feriez rien si vous n’aviez pas foi. C’est la base de la vie. Le jeune enfant a d’abord la foi en ses parents avant d’atteindre, plus tard, un âge où il pourra choisir par lui-même. Le trait caractéristique des gens qui ont la foi est qu’ils s’en remettent à l’invisible auquel ils se sentent tous liés. Une part de leur croyance ne se voit pas, mais existe assurément. Ainsi, on peut, au quotidien, entrer en relation avec cet aspect invisible au moyen de la méditation mystique.

Deux identités en vous
Il existe, en chacun de vous, deux identités. La première est l’identité temporaire provenant des conditionnements de la société, une identité qui a habituellement une estime de soi limitée. La seconde est l’identité du vrai moi. C’est l’étincelle qui fait qu’on est en vie. Elle fait partie d’une réalité infinie qui existe en toutes choses et qui est l’Ultime ou la Véritable Identité de votre propre identité.

Vous devez vous rappeler que vous n’êtes pas seul pour agir. Souvent, les gens se freinent parce qu’ils se sentent seuls ou parce qu’ils ont l’impression de ne pas avoir l’inspiration nécessaire pour concrétiser leurs idées. Pourtant, au moment voulu, l’Esprit Supérieur ou Intelligence Cosmique vous guidera en vous donnant les moyens nécessaires pour aller de l’avant. Au moment de concrétiser l’idée, sachez que ce n’est pas vous qui le faites, mais bien votre Intelligence Supérieure qui agit à travers vous. C’est la foi qui vous pousse à passer à l’action.

Voici un conseil : visualisez que, par l’intermédiaire de votre Esprit Supérieur ou Intelligence Cosmique, vous possédez votre idée de départ et que vous êtes déjà en train de la vivre comme un fait accompli.

Chaque jour, dites-vous : « Le succès et le bonheur sont des idées réalisées dans ma vie. » C’est votre Intelligence Supérieure qui a fait le travail.

Votre intellect personnel (ou esprit conscient) devrait se comporter comme un observateur qui loue la sagesse qui s’exprime par le biais de votre Esprit Supérieur. Gardez cela en tête lorsque vous rencontrerez quelqu’un. Puis, continuez à y penser en sa présence. Le fait de pouvoir conserver une attitude positive dans la vie crée un état d’esprit conscient qui aide votre Intelligence Supérieure à vous activer. C’est ce que je souhaite à tous.

Votre corps vous parle

Le corps reflète ce qui se passe à l’intérieur de soi. Comme la plupart des gens en sont peu conscients, ils ne comprennent pas son langage.

Parmi les trois corps du plan matériel (mental, émotionnel, physique), le corps physique, de par sa nature tangible, est celui dont nous sommes le plus conscients et que nous pouvons entendre le plus facilement.

Une personne peut parfois mettre 50 ans à réaliser que sa façon de penser (corps mental) lui est néfaste. Et des mois, voire des années, sont nécessaires pour qu’elle se rende compte qu’une émotion encombre son corps émotionnel et finit par créer un blocage, une blessure physique qui alors ne passe pas inaperçue.

Il peut aussi arriver que nous nous blessions sans même nous en rendre compte. Par exemple, nous découvrons un hématome ou une égratignure dont nous ignorons la provenance.

Lorsque nous sommes conscients, nous nous rendons compte rapidement des gestes qui nous sont nuisibles. Nous pouvons alors agir autrement plutôt que de continuer à souffrir des conséquences de ces gestes. Je vous suggère donc fortement d’écouter votre corps physique pour conscientiser plus rapidement.

Vos malaises et maladies
Chaque fois que le corps physique a mal, il vous dit que vos corps émotionnel et mental ont mal.

Lorsque vous avez mal, il y a dysharmonie, c’est-à-dire que vos corps ne sont plus au service de votre être et tentent de diriger votre vie sans sa guidance, laquelle est nécessaire pour mener à bien cette tâche.

Lorsque votre être veut quelque chose, vos trois corps ont des fonctions distinctes :

• le corps mental utilise ses ressources pour manifester ce que vous voulez;
• le corps émotionnel désire et ressent ce que vous voulez;
• le corps physique peut faire les gestes en fonction de ce que vous voulez.

Voici deux exemples de dysharmonie :
• Une personne souhaite changer d’emploi. Elle s’empêche de le faire parce que son mental ramène une mémoire qui est en contradiction avec ce qu’elle souhaite à présent. Cette mémoire lui dit de ne pas avancer, car il pourrait lui arriver des imprévus ou des obstacles qu’elle pourrait regretter. Elle laisse la mémoire d’une expérience désagréable diriger sa vie au lieu de faire ce qu’elle souhaite réellement. Et voilà comment cette personne se retrouve avec un mal de jambes.
• Une mère de famille qui a la charge des enfants, de la maison et du budget désire plus de soutien. Elle s’empêche de demander de l’aide, car elle croit que ces responsabilités lui reviennent en tant que mère. Elle développe ainsi un mal de dos qui s’aggrave quand elle ose demander de l’aide et qu’on la lui refuse. Cela renforce sa croyance « je dois tout faire moi-même », et son fardeau s’alourdit. Cette mère n’a pas mal au dos parce qu’elle manque de soutien, mais bien parce qu’elle croit que, pour être une bonne personne, elle doit tout faire seule. C’est cette croyance qui a pour conséquence l’absence de soutien des autres. Il nous arrive toujours ce que nous croyons. Le corps a l’intelligence d’avoir mal dans la partie ayant un lien avec la pensée qui empêche un désir de se manifester.

Comme vous pouvez le constater dans ces deux exemples, vous pouvez devenir conscient beaucoup plus rapidement grâce à ce qui se passe dans votre corps physique.

Il existe également d’autres moyens de mieux vous connaître : la morphologie de votre corps, votre façon de marcher, de vous vêtir, de décorer votre maison, de conduire votre voiture, etc.

N’est-il pas merveilleux de constater à quel point votre corps peut devenir un ami de tous les jours?

L’Alchimie de l’Âme : transformer les blessures du passé en trésors du présent

Je vous ai parlé d’Archéologie de l’Esprit; j’aimerais maintenant vous parler d’Alchimie de l’Âme, car ce sont deux disciplines connexes qui permettent d’aller « fouiller » dans nos structures psychiques pour y déceler des énergies (croyances et programmations) qui affectent notre liberté d’Être. Là où les excavations archéologiques visaient la prise de conscience de l’héritage que nous avons reçus de notre environnement familial et social (les valeurs que nous avons reçues, les rôles que l’on nous a enseignés), l’Alchimie de l’Âme prend la relève pour aller encore plus loin dans nos profondeurs.

Quand je dis profondeur, ce n’est pas celle du subconscient dont je parle, mais celle encore plus profonde, si profonde qu’elle inclut et transcende le « sub » du conscient! Nous entrons dans le grand univers, vaste et multidimensionnel, de l’Âme. Et quand je dis grand, je veux dire vraiment grand, comme supraconscient grand, car l’Âme en nous chemine depuis des lustres, à travers des milliers de vies antérieures. Elle a accumulé une multitude de connaissances, de talents et de pouvoirs, tous emmagasinés dans nos corps subtils, côte à côte avec des blessures, des croyances erronées et des peurs profondes.

Afin d’accéder aux multiples trésors enfouis dans nos corps énergétiques, l’Alchimie de l’Âme propose la transformation de fréquences de peur (très basses) en fréquences d’amour et de conscience (très hautes) : le plomb devient de l’or, les blessures deviennent des grandes forces, les peurs se transforment en sagesse, les émotions difficiles se métamorphosent en Amour Universel, et une vision plus juste de nous-mêmes et de la Vie dont nous faisons partie se révèle. C’est là le but ultime de cette pratique alchimique : reconnaître, guérir et pleinement éveiller l’Être Divin en nous, et sa nature illimitée, afin de transformer notre expérience terrestre en une expérience de pure divinité!

L’Alchimie de l’Âme offre une façon structurée et bien particulière d’entrer en contact avec l’âme qui sommeille en nous : une plate-forme symbolique qui se présente sous la forme d’un paysage naturel, avec un arbre et une rivière qui coule à ses côtés. L’arbre représente la partie de l’Âme qui est la plus accessible et la plus proche du corps physique (le moi supérieur), et la rivière est la source de l’énergie vitale (chi, prana, etc.). J’aimerais vous initier à cette pratique en vous offrant un petit exercice alchimique que vous pouvez faire cet été, tout en profitant du soleil et du beau temps!

Pour accéder au paysage symbolique / énergétique de l’âme :

• faites monter l’énergie à partir du chakra racine jusqu’au chakra de votre 3e œil,
• une fois bien installé dans le 3e œil, imaginez un arbre et une rivière qui coule à ses côtés,
• lorsque l’impression visuelle de ces deux composantes se stabilise, vous allez vous projeter entre elles en utilisant une spirale turquoise reliant votre 3e œil à l’espace entre l’arbre et la rivière,
• vérifiez le courant de l’eau en vous mettant face à la rivière; il devrait aller de la droite vers la gauche (sinon sautez par-dessus la rivière et allez trouver l’arbre plus gros de l’autre côté),
• installez-vous au pied de l’arbre, collez votre dos contre son tronc, ressentez son énergie; vous pouvez fusionner avec l’arbre et vous ancrer dans la terre avec ses racines, et dans l’univers avec ses branches,
• avant de quitter ce lieu, baignez-vous dans la rivière afin de faire le plein énergétique de votre aura,
• revenez souvent visiter ce lieu intérieur; sa luminosité augmentera, et votre arbre prendra de l’ampleur.

Le simple fait d’accomplir ces deux actions peut déjà vous apporter beaucoup de paix intérieure. Qui sait quels trésors, enfouis dans vos profondeurs, vous pourriez trouver en allant vous saucer les pieds dans le paysage de votre Âme et en lui laissant savoir que vous êtes prêts à vous éveiller?

Une âme… dans un corps physique

On nous répète sans cesse que nous sommes des êtres spirituels incarnés pour vivre l’expérience humaine, que nous sommes avant tout une âme. On nous répète également que, pour évoluer et grandir de nos expériences terrestres, qu’elles soient joyeuses ou éprouvantes, nous devons nous connecter à notre être profond, à notre source, afin de découvrir qui nous sommes et la raison de notre incarnation. Ce qu’on oublie malheureusement souvent de nous dire, et qui est pourtant essentiel, c’est que nous sommes des êtres humains empreints de toutes les caractéristiques humaines.

En préparant son incarnation de l’au-delà, l’âme décide du rôle qu’elle jouera sur Terre. Mais avant d’accomplir quoi que ce soit, une fois incarnée, l’âme doit apprivoiser l’être physique qu’elle est devenue. Comment? En acceptant de vibrer beaucoup plus lentement que dans l’au-delà. En possédant un égo qui agit en fonction des expériences vécues, qu’elles soient bonnes ou mauvaises. En possédant un instinct de survie qui dépasse toutes croyan­ces sur la vie après la mort. En étant limitée par les cinq sens humains et, ultimement, en acceptant d’être un être d’émotions. Apprivoiser l’être physique est d’autant plus difficile pour l’âme avancée qu’elle a déjà vécu l’expérience terrestre à plusieurs reprises.

La société dans laquelle nous évo­luons nous apprend rapidement que nous devons agir avec notre tête, que la réussite sociale est liée à notre compte bancaire, à notre lieu de résidence, à un emploi dit conve­nable, à une famille équilibrée et à notre capacité à en faire état pour générer une pointe d’envie chez les autres. Ce que cette société oublie est que nous sommes des êtres d’émotions et que ces dernières nuisent à notre stabilité et à notre prévisibilité. Pour cadrer dans les normes de la société, nous refoulons nos émotions et devenons des êtres imperturbables.

Au quotidien, l’être humain est confronté aux émotions. Lorsque positives, elles sont souvent sujettes à un certain contrôle, car se permettre d’être trop heureux ou de réagir trop impulsivement peut être mal perçu par nos semblables et perturber l’impression favorable qu’ils ont de nous. La tristesse, qui n’a pas sa place en société, se vit la plupart du temps dans un endroit isolé du jugement humain. Lorsqu’une personne exprime de la colère à l’endroit d’une autre, elle est irrespectueuse et se place alors en situation de contrôle. La colère fait peur et crée des dommages considérables à la personne vers qui elle est dirigée et à ses proches.

Mais pourquoi en est-il ainsi des émotions? Parce que nous refusons de vivre ce qui nous dérange. Nous croyons qu’en ne les assumant pas, elles disparaîtront d’un coup de baguette magique. Malheureusement, la magie n’est qu’un subterfuge, et les émotions non libérées s’installent dans nos corps physique et énergétiques et les squattent jusqu’à prendre la forme de maladies, de dépression ou d’anxiété. Le corps physique a ses limites, et si ces dernières ne sont pas respectées, il perdra inévitablement de sa vigueur et de ses capacités.

Comment pouvons-nous changer notre attitude envers nos émotions? En prenant conscience qu’elles font partie de nous, que l’être humain est un être de raison ET d’émotions et que la seule façon d’être bien dans notre peau est de trouver un équilibre entre les deux, bien que cela s’avère très difficile. Pour y arriver, il faut prendre conscience de l’être humain que nous sommes et nous permettre d’être nous-mêmes. Je vous invite à partir à la découverte de la fabuleuse personne que vous êtes, une âme qui vit une expéri­ence terrestre, avec tout ce que cela comporte…

Je ne fais que t’aimer

Hommage à tous les parents qui accompagnent­ actuellement des
adolescents ou de jeunes adultes dans leur choix de carrière

Même si mes questions te tracassent
Même si mes demandes te semblent exigeantes
Même si mes cadeaux ressemblent à des suggestions
Et même si mes silences peuvent être préoccupants

Rassure-toi, mon enfant, je ne fais que t’aimer

Tu es le capitaine de ton destin
Tu es la maîtresse de tes pensées
Tu es le propriétaire de tes paroles
Et tu es la commandante de tes gestes

Chaque fois que je t’interroge, c’est parce
que je veux apprendre à mieux te connaître
Chaque fois que je te partage mes besoins,
c’est pour mieux soutenir les tiens

Chaque fois que je t’offre de l’information, c’est pour collaborer avec toi
Et surtout, chaque fois que je garde le silence, c’est pour mieux te respecter

Alors, n’en doute jamais, ma belle, je ne fais que t’aimer

Je ne veux pas te mettre de la pression
Je ne veux pas choisir à ta place
Je ne veux pas décider de la manière dont tu t’y prends pour atteindre tes buts
Et je veux encore moins m’occuper de tes problèmes

Lentement, je veux cocréer une relation de confiance avec toi
Humblement, je veux t’accompagner dans tes découvertes
Simplement, je veux vivre des moments de complicité
Et, en fait, ce que je veux le plus, c’est avoir le privilège d’être en ta présence

Alors, rappelle-toi, mon trésor, dans chacune de mes actions, je ne veux que t’aimer

Nous sommes ok comme nous sommes
Nous avons les ressources en nous pour atteindre ce que nous voulons
Nous faisons toujours le meilleur choix que nous pouvons
Et nous agissons toujours avec des intentions positives

C’est donc à toi de choisir les attitudes qui soutiennent ton bien-être
C’est aussi à toi de sélectionner les croyances qui favorisent ton évolution
C’est surtout à toi de privilégier les actions qui t’amènent au bonheur
Et enfin, c’est à toi de stimuler les sentiments qui aident à ta réussite

Moi, je suis là pour t’écouter, t’accepter et te rendre la tâche facile

Et pour moi, ma grande, c’est ça t’aimer…

Se (re)construire consciemment : devenez un archéologue de l’esprit

J’aimerais vous inviter à faire cet hiver un voyage – non pas un voyage dans un pays chaud, mais plutôt un voyage énergétique dans votre profondeur intérieure, dans la partie submergée de l’iceberg de votre psyché. Oui, je sais, il fait bien moins chaud dans ce lieu, mais la pratique spirituelle que je vous propose pour votre cocooning cet hiver a la capa­cité de faire fondre cette glace figée dans la noirceur et de faire rayonner le soleil à l’intérieur de vous.

Cette pratique est celle de devenir un archéologue de l’esprit et d’entamer un processus d’excavation de vos structures identitaires. Qui sait quel trésor vous pourriez découvrir parmi les roches et la poussière du passé auxquelles vous vous êtes identifiés! Car, derrière votre manière d’être, de penser et d’interagir se trouve tout un univers de croyances à déloger et à faire remonter à la surface du soi.

Pourquoi accomplir un tel travail intérieur? Eh bien, pour vous cons­truire consciemment! Aussi longtemps que ces croyances restent bien enfouies, elles ont une incidence déterminante sur votre expérience­ de la réalité, des autres et de vous-mêmes. Entreprendre ce genre d’excavation, c’est prendre l’une des plus impor­tantes décisions de votre vie, c’est-à-dire prendre en main votre pouvoir de décider qui vous êtes et, au besoin, ériger une nouvelle fondation pour votre demeure intérieure, ce lieu dans et par lequel votre âme s’exprime par le biais de votre person­nalité et de vos valeurs.

Pour revenir à la métaphore du voyage, ne jamais prendre le temps de faire une intériorisation de ce genre est comme laisser un étranger préparer vos valises avant de partir en voyage, sans jamais vérifier le bien-fondé des choix qui ont été faits ni les conséquences potentielles de ces choix.

Comment faire un tel recensement des valeurs? Une chose très importante à réaliser est que certaines des valeurs dont nous avons hérité – de nos familles, de notre société – peuvent non seulement s’opposer les unes aux autres, mais être littéralement contradictoires, donc impossibles à respecter. Prenez quelques secondes pour penser à l’état dans lequel cela peut vous mettre intérieurement… Indice : un état de conflit intérieur qui peut, dans certains cas, être présent en permanence et qui s’exprimera dans vos gestes et votre relation à vous-mêmes et aux autres.

Pour démontrer le bien-fondé des croyances que vous allez vous-mêmes excaver, voici comment procéder. Pour chaque valeur que vous jugez importante, posez-vous les questions suivantes :
• Cette valeur m’appartient-elle vraiment ou fait-elle partie de l’héritage que j’ai reçu?
• Cette valeur offre-t-elle un soutien bénéfique à ma vie et aux objectifs que je me donne?
• Cette valeur est-elle en harmonie avec mes autres valeurs? Dans la négative, quel est le conflit?
• Cette valeur implique-t-elle, pour être honorée, une dépendance envers autrui?

Profitez de l’énergie de l’hiver, si propice à l’intériorisation, pour vous laisser guider dans ce processus d’excavation. Amusez-vous à être l’archéologue de votre esprit, celui qui interprète les découvertes et détermine leurs valeurs nécessaires à la reconstruction de votre être intérieur. Rendu au printemps, il sera temps de (re)construire l’architecture de vos relations et les rôles que vous y jouez à partir d’une nouvelle fondation. Pourquoi? Parce que les rôles ont été influencés par les valeurs qui vous gouvernaient. Et mainte­nant qu’elles ont été examinées, il y aura un petit (ou un grand) ménage du printemps à faire pour paver la voie à l’expression de votre nouvelle configuration.