Le mouvement qui libère

De nombreux sages croient que nous sommes des êtres spirituels venus vivre une expérience terrestre. Si tel est le cas, est-ce que cela ne démontre pas à quel point cette matière que mon âme habite est importante? Un esprit sain dans un corps sain : oui, j’approuve, mais le contraire également. Pourquoi ne pas chercher l’équilibre et l’harmonie entre la matière et l’immatériel? Mon cheminement m’a amenée à comprendre que pendant que la spiritualité cherche à s’incarner, la matière cherche à s’élever.

Dans les temps passés, l’Église donnait préséance à l’esprit. Le corps, relégué au second plan, devint par conséquent le serviteur de l’esprit. Les ascètes sont un exemple parfait de cette discipline sévère qu’ils se sont imposée. Ce fut à coup de mortifications, de vie rude et austère que leur corps fut maté.

Cette dualité entre l’esprit et le corps a engendré une séparation entre la science et la religion. Pendant que l’Église s’occupait de la santé de nos âmes en nous montrant le chemin de la rédemption, la science voulait comprendre cette machine corporelle d’un point de vue purement biologique.

À travers un regard holistique, nous savons maintenant que tous les aspects de notre être sont indissociables. Les enseignements venus d’anciennes traditions spirituelles démontrent que l’être humain a, autour de son corps physique, des corps appelés subtils. Pour les besoins de l’article, ceux qui nous intéressent sont les corps émotionnel et mental. 

Le corps émotionnel est le réceptacle de nos émotions. Il reflète notre façon de gérer celles-ci. Le corps mental contient nos pensées, nos croyances, nos réflexions. Ces corps subtils, connectés au corps physi­que, sont reliés entre eux par des circuits appelés « nadis ». Par conséquent, tout ce qui se passe dans un des corps affecte l’autre. À titre d’exemple, si nous ne liquidons pas nos émotions, celles-ci finissent par se cristalliser dans le corps physique. Il en va de même avec les pensées : certaines pensées lourdes et cons­tamment ressassées se cristallisent dans notre matière.

Comprenant la nécessité de poser un regard holistique sur l’humain, l’humanité a vu naître des approches pour retrouver une santé émotionnelle et mentale. Malgré toutes ces belles méthodes, il ne faut pas oublier que notre corps accuse les coups et les souffrances que nous avons vécus dans nos autres corps subtils. Malgré notre démarche pour guérir nos malaises émotifs et mentaux, il arrive souvent que nos cellules physiques portent encore en elles ces mémoires. À ce moment, on se doit de tendre l’oreille à notre corps et de laisser remonter ces souffrances, ces cristaux d’émotions et de pensées troubles.

Mais comment l’écouter? La première chose à se rappeler est que le corps a été conçu pour permettre à l’être humain de se mouvoir. C’est donc par le mouvement cons­cient que nous pouvons l’aider à libérer ces cristaux. Le mouvement cons­cient commence par la volonté d’exprimer, par notre corps, une émotion. Tendre l’oreille à l’émotion, la laisser remonter et permettre au corps d’effectuer le mouvement désiré devient alors thérapeutique. Certains utiliseront une musique pour exprimer la danse de leurs émotions. Cette expression cons­ciente du mouvement libérateur remet en circulation la vie au cœur de chacune de nos cellules. 

N’oublions pas : notre être spirituel est venu ici prendre chair et a donc besoin de notre corps pour sentir la vie qui vient du Divin. Nous sommes venus exprimer la lumière de vie, et notre corps a été conçu pour nous faire vivre cette expérience. Notre chair peut vibrer jusqu’à l’extase, joie pure et profonde de notre âme.

Alors, tendrez-vous l’oreille à la danse de vos émotions?

Le piège de la rationalisation de nos émotions

La rationalisation est un méca­nisme défensif qui consiste à faire appel inconsciemment à la raison pour résoudre des problèmes d’ordre émotif ou affectif. Autrement dit, nous rationalisons parce que nous avons peur de l’émotion qui surgit et que nous n’acceptons pas de la laisser vivre. C’est un des mécanismes de défense les plus utilisés dans les relations humaines. En effet, il bloque le processus relationnel parce qu’il décroche l’individu de son vécu et de lui-même.

Comment se manifeste la rationalisation? Nous utilisons inconsciemment ce procédé défensif lorsque nous contenons nos émotions pour entrer dans la justification, la généralisation, l’explication, l’intellectualisation, la morale. Il y a, dans certaines manifestations de la rationalisation, une tendance à exercer un pouvoir sur l’autre; en effet, celui qui généralise et inter­prète se présente très souvent comme le détenteur de la vérité. La rationalisation exprime aussi un certain manque de confiance en soi. L’émotion étant le cœur du processus relationnel, il est évident qu’exprimer ses émotions, par le fait même, manifester son essence et sa différence, ce qui suppose une capacité à s’aimer assez pour être à l’écoute de soi et à se reconnaître suffisamment pour se manifester tel que l’on est dans sa subjectivité profonde. 

L’intervention de la raison a, bien sûr, sa place dans toute démarche d’organisation, de structure, de pla­nification, de conscientisation sans lesquelles notre vie serait chaotique, désordonnée, déréglée. Toutefois, dans le monde des émotions, qui ne relève pas du domaine de la raison, elle n’est utile que pour nous aider à comprendre notre structure relationnelle, et surtout pour nous permettre de comprendre notre vécu émotif dans l’ici et maintenant de la relation. Dans ce dernier cas, la raison travaille en harmonie avec l’émotion plutôt que de se couper d’elle par la rationalisation. En tant qu’intervention défensive, la rationalisation a pour effet de fausser la réalité, de déplacer la cause des problèmes et de couper, du moins pour un certain temps, les liens de la relation. 

Un autre danger de la rationalisation est qu’elle peut nous conduire dans des systèmes qui nous servent de croyances. Parfois, à force de justifications et d’explications, nous nous servons à nous-mêmes et aux autres des arguments rationnels que nous finissons par croire et par prendre pour des vérités absolues. Certaines personnes, dans le but de fuir l’émotion qui les fait souffrir, finissent par se faire croire à elles-mêmes, par exemple, qu’elles ne sont pas émotives, qu’elles n’ont pas besoin d’amour ou qu’elles n’ont peur de rien, ou même qu’elles ne sont pas du tout défensives. Cette attitude les rend rigides, fausses et impersonnelles et rend impossible toute relation authentique.

Pour échapper à la souffrance, l’humain utilise plusieurs moyens de rationalisation. Lorsqu’ils inter­viennent de façon inconsciente, c’est-à-dire en tant que mécanismes de défense, les moyens de rationalisation ont un effet positif temporaire parce qu’ils favorisent la servitude plutôt que la libération. C’est le cas de toutes les techniques qui ont pour objectif la maîtrise des émotions. Ces techniques de rationalisation ont le même effet sur la relation que la plupart des médicaments chimiques sur le corps. Elles anesthésient la douleur pour un temps, mais n’en travaillent pas la cause. Les techniques de maîtrise du vécu émotif et de pensée positive, de même que certaines pratiques de nature spirituelle, ne sont d’un secours inestimable que si elles ne sont pas utilisées en tant que systèmes défensifs de rationalisation de la souffrance, mais comme moyen de création. Autrement, elles coupent l’individu de lui-même et lui enlèvent la possibilité de mieux se connaître et de découvrir la puissance libératrice et créatrice de son monde émotif. 

Les exemples de rationalisation sont nombreux. Chaque fois qu’on géné­ralise, qu’on moralise, qu’on interprète les autres, qu’on se justifie ou qu’on sent le besoin de s’expliquer dans une situation porteuse de conflit, on perd contact avec le vécu et, conséquemment, avec l’autre. La rati­onalisation, bien que personne n’y échappe, mérite d’être conscien­tisée afin d’assurer des relations vraies, saines, intenses et longues. Les difficultés relationnelles naissent en grande partie d’attitudes défensives qui coupent la communication.

Guérir et grandir avec le champ quantique du cœur

Quand on découvre le champ quantique du cœur, on comprend que chacun peut avoir accès à sa puissance infinie de création, de guérison et de transformation. Se connecter au cœur quantique transcende la conscience de la dualité pour installer la santé, la paix et la joie dans notre réalité.

Comment le cœur est-il quantique?
En termes simplifiés, la science quantique est la science de l’infiniment petit et des infinies possibilités. C’est le monde subatomique, l’endroit où se trouvent les particules élémentaires jusqu’aux photons (ondes de lumière sans matière). Les scientifiques ont démontré que ces particules existent comme une infinité de possibilités. La particule (ou matière) se manifestera dans la réalité physique lorsqu’elle sera observée. Quand l’observateur pose son attention dans le champ quantique, toutes les possibilités des ondes dans l’espace et le temps se concrétisent dans un événement spécifique. C’est ce qu’on appelle une réalité quantique. Une autre observation pourrait créer une différente réalité quantique. Dans chaque cas, il y a un changement d’état spontané (un saut quantique).

Avec une connexion spécifique au cœur, nous pouvons amener ces propriétés quantiques à notre échelle de la réalité. C’est ainsi que les changements se feront par sauts quantiques et non par résonance vibratoire comme dans les soins énergétiques. C’est pourquoi ils sont pratiquement instantanés tout en respectant la capacité de la personne de pouvoir intégrer les changements.

En résumé, la réalité est le produit de la conscience, car le fait d’observer une onde la transforme en particule, donc en matière. On crée notre vie, on crée les changements sur lesquels on attire notre attention et le paradigme quantique nous permet d’accélérer ce processus.

Transcender la dualité à l’aide de la connexion quantique du cœur
La conscience de la dualité, notre réalité quotidienne, est la séparation entre le moi et le reste du monde. Elle est fondée sur la peur. On ne se rend pas compte que l’extérieur est un reflet de nous-mêmes. On a tendance à vivre dans le passé, en ruminant nos expériences douloureuses ou dans le futur en espérant une amélioration.

La pensée dualiste divise. On sépare les gens entre ceux qui pensent ou sont comme nous et les autres. Ce mode de pensée est contrôlé par notre ego (notre personnalité) qui essaie de se protéger et qui juge tout en fonction de ses croyances conscientes et inconscientes. On appréhende, on réagit, on se bat.

Sur le plan de la santé, la pensée dualiste excessive engendre une polarisation énergétique qui cause beaucoup de stress et nous rend malade.

La connexion au champ quantique du cœur initie un mouvement vers l’unité, une perspective élargie qui transcende la dualité et accepte la diversité. C’est un état d’être qui nous fait prendre conscience que tout est UN (comme l’a démontré la physique quantique) et qui nous fait vivre dans le présent. Cet état repose sur le ressenti du cœur et un savoir intérieur. Quand on l’atteint, c’est comme un moment de grâce, d’amour pur et de libération de nos schémas dualistes.

On a alors accès au champ infini de possibilités, on peut soigner et guérir des maux physiques, émotionnels et spirituels. On peut attirer nos aspirations profondes et créer notre vie.

Le champ quantique du cœur, une source infinie de transformation

Au-delà de la dualité, il y a l’unité, là où l’humain et le divin sont réunis. C’est un état préalable au monde énergétique.

Sa source est dans le cœur, siège de la sagesse intérieure. Il faut se connecter au champ quantique du cœur, qui permet d’accéder à l’état d’unité derrière tout, à la source, à l’état d’amour inconditionnel. Il entraîne la guérison là où se portent notre attention et notre intention. L’amour pur a un pouvoir infini de guérison.

Se connaître à travers l’alimentation

Votre alimentation peut vous aider à devenir conscient de l’amour que vous vous portez. C’est un moyen parmi d’autres d’apprendre à vous connaître davantage. En effet, la façon dont vous répondez aux besoins de votre corps physique reflète votre degré d’amour de soi, car elle indique la manière dont vous nourrissez également vos corps émotionnel et mental.

Une minorité de personnes ne mangent que lorsqu’elles ont faim et donnent à leur corps ce dont il a besoin. La majorité mange pour une ou plusieurs des raisons suivantes.

MANGER PAR HABITUDE.
Par exemple, manger à la même heure ou la même chose régulièrement. Ce comportement signifie que vous vous fondez sur ce que vous avez appris au lieu de vérifier quels sont vos besoins réels.

MANGER PAR PRINCIPE.
Par exemple, boire du thé vert pour ses bienfaits (et non par plaisir) ou manger les restants pour ne pas gaspiller. Agir ainsi signifie que vous vous laissez influencer par le bien, le mal, les apparences ou l’opinion des autres.

MANGER PAR GOURMANDISE.
Par exemple, vous ne pouvez résister lorsqu’on vous offre quelque chose d’appétissant. Ceci indique que vous vous laissez influencer par les autres, que vous écoutez leurs besoins avant les vôtres.

MANGER PAR ÉMOTION.
Par exemple, à la suite d’une discussion ou d’un désaccord avec quelqu’un, vous avez une envie soudaine de manger. Si ceci vous concerne, c’est qu’au lieu d’exprimer vos émotions, vous les refoulez ou les niez par peur de souffrir.

MANGER PAR PARESSE.
Par exemple, manger des aliments préparés vous paraît plus simple que de cuisiner ce dont vous avez réellement besoin. Si vous vous reconnaissez, c’est que vous manquez d’estime de vous-même, que vous ne croyez pas en votre valeur personnelle. Vous ne prenez donc pas le temps de répondre à vos réels besoins.

MANGER PAR RÉCOMPENSE.
Par exemple, vous mangez quelque chose que vous aimez après une dure journée de travail. Puisque vous vous êtes efforcé de dépasser vos limites, vous ressentez le besoin de vous récompenser. Quand vous agissez ainsi, c’est que vous avez été trop exigeant envers vous-même; votre perfectionnisme a pris le dessus.

Ces quelques exemples démontrent six façons de manger parmi d’autres.

Il est très important de vous souvenir que toutes ces significations devraient servir à vous connaître davantage et non à vous critiquer.

Au moyen d’une rétrospective quotidienne, vous pourrez observer quelles sont vos façons de manger, dans le but de vous accepter et non pas de vous changer. La rétrospective sert à vous montrer l’influence des croyances et des peurs que vous entretenez depuis votre enfance.

En vous donnant le droit d’être ainsi, vous verrez que graduellement, il y aura une transformation dans vos façons de manger.

Quand vous observez que vous mangez par faim, vous pouvez en conclure que dans d’autres domaines de votre vie vous êtes aussi à l’écoute de vos besoins, c’est-à-dire que vous avez la sagesse de vous poser des questions avant d’agir, de parler ou de prendre une décision. Si vous mangez par faim la moitié du temps, cela indique qu’en général, vous écoutez vos vrais besoins la moitié du temps. Le reste du temps, vous agissez par émotion, par habitude, par paresse, etc.

Chaque jour, dites merci à l’Univers d’avoir la chance de vous connaître par le biais de votre alimentation, même si vous n’êtes pas d’accord avec ce que vous avez mangé ou bu. Cette attitude est préférable pour votre corps et votre âme que vos accusations habituelles. Plus vous vous donnerez de l’amour, plus vous serez énergisé. Cette nourriture spirituelle est aussi importante que toute nourriture physique.

Profitez pleinement de 2019!

La tendance des dernières années n’est plus d’associer la nouvelle année à des résolutions, mais plutôt à la notion de nouvelles possibilités. Mais qu’en est-il dans la réalité? Même si je trouve l’idée stimulante, après les premières semaines de janvier, bien souvent, la routine reprend son cours, et l’idée semble avoir été rangée en même temps que les décorations de Noël (comme la notion de résolution). Dans cet article, je vous présente donc de petites actions que je mène au quotidien afin de rester à l’affût des possibilités qu’offre la vie. J’espère qu’elles vous inspireront à mettre en place des mesures pour profiter pleinement de la nouvelle année, vous aussi.

– Je dis « oui » à tout ce qui m’attire, même si cela m’effraie. Par exemple, j’ai choisi de donner une conférence sur le bonheur au travail même si elle n’est encore pas conçue.

– Je me lance des défis comme monter les marches deux à deux, manger des champignons (même si je n’en raffole pas) et terminer une tâche dans un délai serré.

– Je refuse d’être en mode « pilote automatique ». J’observe mon quotidien et, lorsque je prends conscience que je fais les choses de façon automatique, je cherche une nouvelle façon de faire ou encore je modifie l’activité pour la rendre plus stimulante.

– Chaque jour, je m’efforce de faire au moins deux choses que je n’aime pas faire juste pour me discipliner. Cela peut prendre la forme de tâches domestiques que je préférerais reporter à un autre jour ou encore faire un appel difficile à un fournisseur.

– Je m’intéresse à de nouveaux sujets comme la structure algébrique qui force mon cerveau à penser différemment. Je lis des articles et des livres qui me permettent d’approfondir mon domaine d’expertise.

– Je cherche des façons d’améliorer ce que je fais déjà bien en demandant l’avis des autres, en faisant des recherches ou en suivant des formations spécifiques. Par exemple, je me suis inscrite à des formations hebdomadaires pour améliorer mes compétences de coach.

– Je me force à découvrir au moins une nouvelle chanson ou un nouveau film chaque semaine.

– Au début de chaque journée, je lis une programmation qui précise les capacités et les qualités que je veux développer. Ainsi, lorsque les occasions se présentent au cours de la journée, je les accueille comme des cadeaux précieux.

– Je prends note de toutes les idées qui défilent dans ma tête et les mets en pratique dans les 48 heures. Par exemple, j’ai réalisé que lorsque je commande un smoothie au resto du coin, on me le sert dans un verre en plastique, ce qui est néfaste pour la planète. J’ai donc pensé à glisser une tasse réutilisable dans mon sac. Désormais, je l’utilise chaque fois que je commande une boisson.

Quelle incidence ces nouvelles possibilités ont pour moi? Eh bien, chaque jour, j’ai le sentiment de profiter pleinement de la vie. Je m’émerveille devant les plus petites choses et je m’ouvre au changement avec paix et réceptivité. Lorsque j’adopte cette attitude, je réalise que je mets de côté les peurs de mon égo et que je me libère des croyances dont je me suis nourrie au fil du temps. Ces nouvelles possibilités me ramènent à mes aspirations de jeunesse où la foi et l’assurance d’un monde meilleur régnaient sur ma vie. À vous d’essayer maintenant pour constater l’incidence que ces nouvelles possibilités ont sur vous.

Vivre avec le goût du risque

Le calendrier 2018 s’effeuille, et une page blanche comme la neige s’étale à perte de vue, infinie de possibilités… Dans les cœurs, s’éveille le désir de s’améliorer. La tradition des résolutions de la nouvelle année commen­çant à perdre en popularité, n’y aurait-il pas une façon différente de faire les choses? Si nous profitions de cet élan de renouveau qui nous habite en ce temps fort de l’année pour oser vivre avec audace?

Nous, les humains, sommes des êtres d’habitude. Il y a des contextes où l’habitude est de service : comme celle de s’arrêter au feu rouge. Mais la plupart du temps, l’habituel manque de présence, de fraîcheur et de saveur. Lorsque l’année s’ouvre, toute neuve, nous ressentons un désir de changer nos habitudes et de nous réinventer. Dans ce désir, il y a celui de se réaliser pleinement, celui de se sentir enfin vivre.

Alors, qu’est-ce qui nous paralyse et nous empêche de sauter dans l’inconnu de la page blanche? C’est possiblement la peur de l’erreur ou pire, celle de l’échec. Or, n’y aurait-il pas là une croyance à démasquer afin de nous ré-approprier notre vie? En effet, notre éducation nous a appris qu’il y avait cela de souhaitable appelé le succès et cela qui est regrettable appelé l’échec.

Pourtant, si nos erreurs étaient soulignées en rouge dans nos cahiers d’écoliers, tous les apprentissages du quotidien de notre enfance nous donnaient plein droit à l’erreur : apprendre à marcher, à rouler à bicyclette, à nager… Alors, qu’est ce que cette histoire de succès et d’échecs? Avons-nous été conditionné à recevoir des applaudissements et des étoiles dans nos cahiers? Probablement, oui. Nous avons alors vécu de succès en succès en prenant de moins en moins de risque de nous tromper. L’habitude de la réussite a fini par s’habiller d’ennui…

Si nous cessions de séparer nos expériences en succès et en échecs? Si nous nous donnions la permission d’embrasser le processus de la vie? Si le vrai succès était en fait d’échouer? Bien sûr, en continuant à marcher à quatre pattes, nous ne risquions pas de tomber par terre. Mais nous nous sommes levés sur nos deux petites jambes et nous sommes tombés maintes et maintes fois avant de maîtriser la marche. La possibilité de croissance de l’être se situe immanquablement dans le risque de faire une erreur. Car grandir, c’est justement sortir de sa zone de confort. C’est sauter dans l’inconnu, dans quelque chose que nous ne connaissons pas. Ce faisant, nous allons échouer, c’est certain, et de nombreuses fois même. Explorer, se réinventer, c’est oser se fixer des objectifs complètement déraisonnables. La découverte, la créativité se situe toujours bien en dehors de la zone confortable de l’habituel, celle qui sait bien faire les choses.

Sur la page blanche de la nouvelle année, osons alors écrire un nouveau chapitre de notre vie, un chapitre surprenant de courage et de hardi­esse. Lorsque nous cessons de trop réfléchir et que nous nous branchons sur l’intuition du cœur, le courage arrive tout de suite au rendez-vous. Parfois, il est bon d’agir deux fois avant de penser, car la pensée sait trop bien ramener le passé et ne peut construire l’inconnu. C’est dans le cœur que se situe l’énergie du cou­rage nécessaire à sortir de notre zone de confort. La page blanche de 2019 nous regarde et se demande si nous avons envie d’oser enfin vivre avec le goût du risque…

L’écriture qui dénoue les blocages

« Ce que nous portons de vieilles blessures, de problèmes non résolus, de regrets et de souffrances devient comme une force souterraine susceptible de contaminer notre vitalité et d’entraver le flot naturel de la créativité. »  − Anne-Marie Jobin, Créez la vie qui vous ressemble

L’écriture est une forme d’art accessible à la plupart d’entre nous et nous avons accès à cet outil presque en tout temps : dès le réveil, au travail, dans un restaurant, au lit…

Les mots sont les matériaux de l’écriture. À travers eux, le sens, les souvenirs, les désirs, les émotions surgissent. Pour déjouer l’autocensure et les blocages, certaines techniques existent, entre autres l’écriture à l’aide de la main non dominante.

Associée à l’écriture automatique où on laisse couler les mots sans restriction, cette technique favorise le lien avec l’hémisphère de notre cerveau auquel on a un accès moins direct. L’être entier sort de sa zone de confort en déjouant l’habitude et il relâche ses défenses. Ce qui apparaît sur la feuille n’est pas filtré par la logique, les peurs ou les croyances.

On peut se servir de cette technique pour écrire une lettre. Votre papa est décédé et la petite fille en vous n’a jamais pu lui dire qu’elle l’aimait ou qu’elle lui en voulait? Donnez-lui ce droit. Le collègue qui vous fait souffrir ne lira jamais vos mots, mais ils vous soulageront d’un poids. Ce qu’on exprime ne moisit pas en dedans… En mettant par écrit tout ce qui nous passe par la tête et par le cœur, nous prenons conscience d’éléments demeurés inconscients et qui drainent notre énergie.

Nous pouvons aussi nous écrire à nous-même, que ce soit à la personne que nous sommes dans le présent, à l’enfant que nous avons été, ou à la personne que nous serons au moment de mourir. Cela peut aider à clarifier des intentions, à valider des opinions, à nous pardonner. Dans cette démarche, soyons notre meilleur ami et disons-nous les choses telles qu’elles sont, sans gants blancs ni malice.

On peut écrire seul ou être accom­pagné, ou encore se servir de nos écrits comme complément à une autre approche, après un rendez-vous plus bouleversant chez un thérapeute­ ou pour mettre en lumière ce qui nous turlupine avant de rencontrer­ un thérapeute. Si écrire fait monter des sentiments intenses, l’accompagnement peut permettre d’approfondir la démarche en toute confiance.

Pour les gauchers qui ont été forcés de troquer leur « vraie » main dominante pour la main droite sur les bancs d’école, écrire librement de la main gauche peut contribuer à guérir certains traumatismes. Pour eux, je dédie la chanson de Danielle Messia :

Je t’écris de la main gauche
Celle qui n’a jamais parlé
Elle hésite, est si gauche
Que je l’ai toujours cachée

Écrire de la main non dominante est un exercice puissant, mais exigeant. Les muscles de la main non dominante se fatiguent vite et les doigts deviennent crampés. Il faut conti­nuer, quitte à prendre une minute de pause. Par contre, plus on reste concentré sur l’exercice, plus l’effet est intense puisqu’on ne donne pas la chance à la logique d’occuper l’espace. On peut même illustrer nos écrits… toujours avec la main non dominante!

C’est aussi un exercice de lâcher-prise : devant les lettres mal formées et les lignes croches, notre esprit cartésien risque de se rebeller. Laissons-le taper du pied. Le but n’a rien d’esthétique, c’est une communication avec des parties de nous qui sont trop souvent ignorées. Redonnons-leur un espace, une lettre à la fois.

Le livre Écrire. Un plaisir à la portée de tous de Faly Stachak propose 350 techniques d’écriture créative pour inspirer ceux qui souhaitent écrire pour eux-mêmes ou pour être lus, peu importe la main choisie…

Astrologie, au-delà des apparences

L’astrologie, discipline millénaire, est une grille de lecture du ciel, de nativité et d’instants. Le ciel d’un moment, qu’il s’agisse d’un thème de nativité ou d’un événement, reflète les configurations du ciel dans un instant précis. Il est établi selon la date, l’heure précise et les coordonnées terrestres : latitudes et longitudes du lieu.

Une carte de nativité établit les rythmes du natif, ses potentiels, ses périodes d’expansion, d’introspection, de crises et les étapes dans sa trajectoire professionnelle, comme personnelle. Un ciel de nativité repose sur des rythmes de durées variables, dont certains sont très éloignés des repères créés par l’homme : les calendriers. En effet, l’élection d’une carte du ciel enregistre des configurations astrologiques disposant d’une validité bien au-delà d’une année civile. Ainsi, au cours de la vie, des contextes astrologiques durables sensibilisent la personne à des expériences. En raison de leur persistance et de leur caractère, ces expériences, plus ou moins rapidement conscientisées, participent à l’évolution de l’être.

À l’instar du thème de nativité identifiant les phases d’évolution, l’astrologie mondiale cerne les rythmes à échelle collective. Les configurations mondiales reflètent les périodes d’essor ou de ralentissement économique et social, de crises, de stagnation, de renouveau ou de prises de conscience collectives. Les configurations astrologiques mondiales, avec leurs différents rythmes, entrent en résonance avec les cartes de nativité. Le thème astrologique de naissance évolue alors dans ce grand tout.

Le temps d’une vie
La pratique de l’astrologie requiert patience et assiduité pour son assimilation. En moyenne, une quinzaine d’années sont nécessaires pour comprendre la complexité du mécanisme et la subtilité des aspects astrologiques.

Aucun don n’est requis pour acquérir des connaissances en ce domaine. L’astrologie et la voyance sont deux pratiques distinctes, la première s’étudiant et la seconde résultant d’un don. Cependant, la lecture astrologique permet de cerner des périodes et peut se révéler complémentaire à la voyance.

À travers le monde, différents courants et écoles astrologiques composent l’astrologie à laquelle l’étudiant adhère selon sa pensée et sa philosophie. Le temps d’une vie, on n’aborde qu’une parcelle de l’immensité de l’astrologie. La course de certains astres et cycles astrolo­giques autour du Zodiaque est si lente qu’une personne ne peut les voir en intégralité de son vivant.

La discipline repose sur les bases issues du savoir des anciens astrologues, puis s’enrichit des expériences apportées au fil des générations. Nul doute que le savoir astrologique actuel, dispensé par les astrologues contemporains, sera affiné par les futures générations.

Au-delà des apparences
La pratique de l’astrologie propose un voyage au cœur de l’être. Lire un ciel fait vaciller les idées préconçues, car la lecture astrologique va au-delà des apparences. Elle met en exergue l’origine des attitudes et des réactions.

L’astrologie identifie les mécanismes intérieurs et les sensibilités de l’être humain. Les configurations retranscrivent ses rythmes, ses aptitudes, ses élans, son adhésion à un mode de vie, ainsi que ses points de force et de vulnérabilité.

Sa pratique invite la personne à se voir sous un nouvel angle et à poser un autre regard sur les autres. L’astrologie est une expérience éveillant la tolérance. Découvrir sa carte de nativité et celles de ses proches est une plongée dans les coulisses émotionnelles.

En raison de sa capacité à identifier les périodes, l’astrologie offre une perspective telle une vue en hauteur des situations. Elle permet de relativiser les épisodes délicats de l’existence qui sont à l’origine de changements positifs.

Accueillir l’astrologie
Encore décriée dans notre société, dans le folklore populaire, elle incarne l’image d’une pratique basée sur la superstition ou les croyances. Des idées reçues et entretenues par les générations et un manque d’information sur les capacités de l’outil astrologique nourrissent une image erronée. Réduite à l’horoscope, sa dimension reste encore méconnue du grand public.

L’astrologie est reçue différemment selon les zones du globe comme en témoigne sa reconnaissance en tant que science en Inde en 2011. Souhaitons que le xxe siècle continue d’accueillir convenablement cet outil intelligent.

La voix de la vérité

Le célèbre guérisseur et hypnologue américain le Dr Parkus Quimby déclarait un jour : « C’est une mauvaise compréhension dans l’esprit des gens qui déclenche la maladie. » Alors, lorsque nous mentons à autrui et surtout lorsque nous nous mentons à nous-même en refusant de voir les choses comme elles le sont vraiment, lorsque nous croyons tout ce qu’on nous dit sans faire appel à notre propre jugement,­ notre Subconscient est par consé­quent mal programmé et il ne pourra nous accorder que ce que sa programmation contient.

Étant donné que près de 90 % des maladies ont une cause psychique, on ne peut que donner raison au Dr Quimby; une mauvaise compréhension engendrera des mauvaises réactions et ainsi de suite…  Aussi, un métaphysicien pratiquant se doit de lever le « Voile de maya » et d’aller voir ce qui se cache derrière la forme, derrière les mots, cela  afin de connaître les vraies intentions ou motivations des gens avec lesquels il établit des relations intimes ou interpersonnelles.

Malheureusement, la plupart des gens n’accordent que très peu d’importances aux choses de l’esprit; faisant partie de cette conscience collective manipulée par les médias, la majorité des gens s’abandonnent corps et esprit à ceux qui tirent les ficelles de notre devenir. Pourtant, une petite voix intérieure n’attend qu’un signal de leur part pour les éclairer et les guider à travers les nombreuses décisions difficiles qu’ils doivent prendre durant leur vie d’être humain.

La même chose s’applique aux croyances religieuses ou spirituelles. Chacune des religions ou sectes, invoque sa vérité, son gourou ou prophète, et/ou ses dogmes au nom d’un Dieu qui prend l’image qu’on lui attribue. La religion Catholique base ses enseignements sur la vie de Jésus, les Musulmans sur Mahomet, les Bouddhistes sur la vie et enseignements du Bouddha…

Mais nous métaphysiciens, qui avons étudié et médité sur le sens à donner à notre propre vie, nous savons maintenant que la seule vraie religion est celle qui a son site au plus profond de notre être.

Connaissez la Vérité, et cette vérité vous libérera. J. Christ

Les chakras, une fenêtre sur notre paysage intérieur

L’incidence du système de chakras sur notre évolution est fondamentale.

Notre structure bioénergétique étant en mutation, les chakras nous dirigent hors des anciens paradigmes et nous accompagnent vers les strates multidimensionnelles de notre être.

Nous avons sept centres énergétiques appelés chakras, mot qui signifie roue en sanskrit, et un réseau sophistiqué de nadis, ou méridiens. Les chakras métabolisent les énergies de la nature. Toutes les formes d’énergie qui soutiennent notre structure proviennent de cinq sources possibles : la terre, l’eau, le feu, l’air ou l’oxygène et l’éther ou le prana qui se veut une énergie biomagnétique.

Nous absorbons l’énergie de ces cinq sources de la manière suivante : le système digestif absorbe la terre et l’eau; les poumons absorbent l’air et l’oxygène; la peau absorbe le feu et la lumière du soleil, et les chakras absorbent le prana ou l’énergie.

L’énergie lumineuse traverse les réseaux éthériques et pénètre notre corps tout entier. Nous captons ses rayons lumineux décomposés en différentes fréquences colorées. Cette énergie lumineuse qui nous donne vie et que nous condensons anime les chakras.

La cohérence de notre matrice lumineuse dépend en grande partie de notre attention “awareness” et de notre intention (qualité de la conscience). Circulent donc dans cette matrice une myriade d’informations qualitatives et intangibles.

Ainsi, notre forme reflète les patrons d’énergie qui nous habitent.

L’endroit où s’accumule l’énergie et où elle se polarise détermine nos perceptions, nos comportements, nos prédispositions physiques, nos tendances émotionnelles et nos attitudes. Certains chakras en domineront d’autres en raison de l’héritage générationnel et des fixations karmiques que nous portons. Mais aucun n’est plus important que l’autre. En somme, les chakras influencent non seulement notre personnalité, mais aussi la nature des expériences que nous nous attirons dans la vie. Or, ce ne sont pas les événements de notre vie qui changent, mais bien notre perception.

Chaque chakra nous invite à relever des défis spécifiques à notre humanité et contient des mémoires cellulaires qui sont aptes à se libérer à condition que nous soyons disposés à élargir notre réalité et à guérir notre vie en acceptant la mosaïque de la vie humaine. Chacun nous livre sa mission, sa conscience, sa leçon de vie et son pouvoir. Enfin, chaque chakra contient une semence d’éveil pour parachever notre illumination. Ce que nous recherchons est l’unification des chakras afin de cultiver une convergence d’énergie menant à notre pleine réalisation.

Reconnu depuis des millénaires par les yogis et les shamans de diverses cultures, le système des chakras représente en quelque sorte une carte géographique de l’âme nous permettant de voir notre réalité selon différentes perspectives. Comme un prisme, les chakras nous reflètent de nombreuses possibilités et potentialités d’expression. Ils sont des puits de lumière au moyen desquels la conscience se déploie.

Ainsi, étant syntonisés sur une plage de fréquence déterminée, non seulement ils animent des organes et des glandes, mais ils dirigent aussi l’énergie de sorte que nous puissions accéder à un monde, à un univers bien précis, telle une sphère de vie et une réalité de perception.

En résumé, comme un musicien averti qui maîtrise son instrument, lorsque le système des chakras est équilibré et malléable, nous devenons libres de répondre aux situations de vie avec créativité, sans filtres de croyances ou de préférences. Nous commençons à unifier notre conscience et à nous éveiller à l’essence que nous sommes, rendant visible le spectre dégradé mais continu de la lumière de notre splendeur. Dans cette splendeur que nous sommes, où qu’elle soit, le sacré est présent.