La mémoire émotionnelle et ses conséquences

Ouvrir sa conscience, c’est permettre à l’intelligence suprême de pénétrer en nous et de nous éclairer sur nos manques d’amour, de paix, d’abondance, de liberté, de santé et de compassion.

Tous, nous savons que, profondément, nous sommes des êtres d’amour et de lumière. Alors qu’est-ce qui nous retient ou nous empêche de réaliser cette conscience d’être amour et vérité? La mémoire émotionnelle.

La plupart des gens sont mal à l’aise avec eux-mêmes ou encore, sont effrayés d’écouter ce qui se passe en eux, de peur d’y découvrir des parties d’eux jugées inacceptables. La vérité, c’est que la plupart d’entre nous avons abusé de pouvoir. C’est pourquoi nous souffrons de culpabilité et tentons par différents moyens de garder secrètes ces expériences passées. Comme rien ne peut rester caché puisque nous créons notre réalité à partir de nos ressentis et de nos pensées, nous devenons ainsi prisonniers de notre non-acceptation ou de notre manque d’amour envers nous-mêmes.

Il est primordial de prendre conscience du mouvement de la mémoire émotionnelle parce qu’elle influence les pensées et les pensées créent notre réalité physique. Par ailleurs, nos créations produites par nos pensées et soutenues par notre centre émotionnel viennent nous refléter notre moi souffrant.

Je ressentirai alors exactement ce qui vibre en moi. Si c’est de la tristesse, la tristesse sera présente chez les gens autour de moi et aussi dans mes activités. Si c’est de la colère, la colère sera présente chez les gens autour de moi, et aussi dans mes activités et ainsi de suite. C’est comme tourner autour du pot autrement dit, avoir peur de dire la vérité. Plutôt que de réagir au monde extérieur, il est préférable de bien identifier les différents miroirs t cibler les émotions à libérer et les pensées à transformer.

Existe-t-il des moyens efficaces pour contrer toutes ces créations qui rendent la vie si pénible et si lourde parfois?

Oui, fort heureusement il en existe plusieurs. Cependant pour avoir accès à ces moyens, il est essentiel de s’ouvrir à l’amour et sa lumière. Avec l’amour vient plusieurs moyens comme : l’accueil, l’ouverture, la compassion, le lâcher-prise, le non-jugement, la confiance, la patience, l’abondance, la santé, la liberté et plusieurs autres. À nous de les découvrir au fur et à mesure que l’amour prend de l’expansion dans nos vies. Pour reconnaître l’amour, je dois expérimenter l’amour.

Mais par où commencer direz-vous? En s’aimant soi-même. Comment? En se respectant. Premièrement, s’exercer quotidiennement à ressentir le langage émotionnel et décoder ses messages. Par exemple : quelqu’un me propose une activité, je ne me sens pas très en forme, mais je suis incapable de refuser. Par conséquent (par amour pour moi) je questionne l’émotion qui m’empêche de dire ma vérité. Peut-être que j’aurai comme réponse que ce n’est pas poli de refuser une invitation (croyance) ou encore si je refuse, peut-être que cet ami ne me rappellera plus (peur d’être abandonné).

Dans cet exemple, les choix possibles sont : soit que je réalise ma croyance et que je choisisse de la conserver ou l’abandonner. Si je choisis de l’abandonner, je prends conscience que je choisis de me respecter (m’aimer) et si je choisis d’y répondre, je choisis de me nier (me rejeter).

Il est essentiel ici, de ne pas se juger, que j’opte pour l’un ou l’autre des choix, je m’accepte tel que je suis.

L’amour ne juge pas!
Toutefois, prendre conscience ici, que la peur d’être rejeté est activée par le rejet intérieur de ma vérité. C’est comme si je résistais à ma propre lumière et ensuite dans mes expérimentations (forcées), je ressens différents malaises et j’en arrive à croire que je suis abandonné et à supplier le ciel de me donner de l’amour. L’amour est vérité! Et c’est uniquement par la vérité avec moi-même que je peux renouer avec l’amour qui a toujours été présent.

L’important ce n’est pas d’être soumis ou insoumis à des croyances, mais plutôt de se respecter de l’intérieur. Lorsque je ne me sens pas l’énergie de répondre à une invitation, l’amour m’invite à dire la vérité à cet instant précis. Si le doute m’habite, il est sage de dire à la personne que l’on prendra quelques instants pour y réfléchir et faire cette mise au point sincèrement avec soi-même. Ensuite, informer la personne franchement sur notre décision.

Le deuxième point à développer, c’est la maîtrise des formes pensées. Une façon très simple de maîtriser les pensées, c’est de stopper celles qui ne correspondent pas à mes aspirations profondes. Lorsque se présente une pensée limitée ou négative, je dis : stop! Cette pensée ne correspond pas à mes buts élevés; et je tourne mon esprit plutôt vers des pensées d’abondance, de réussite, de paix, etc. puisque je suis un être d’amour illimité.

Un troisième point à rajouter est celui de laisser l’intelligence se manifester naturellement. C’est-à-dire de ne pas entretenir d’attentes, mais plutôt rester le cœur ouvert et rempli de reconnaissance pour toutes les manifestations réalisées dans le lâcher-prise et la confiance absolue. L’univers est bon et bienveillant!

Comment accéder à l’amour de soi?
Premièrement, cela doit être un choix conscient. En affirmant que dorénavant l’amour est ma motivation essentielle de vivre, consciemment j’affirme : je m’accepte tel que je suis maintenant. Je pratique l’amour sans tarder ici et maintenant. L’accueil et l’acceptation de soi sont comme un soleil ardent qui permettra à toutes les énergies denses ou lourdes comme la colère, la jalousie, la peine, etc. de se dissoudre. J’imagine chaque énergie négative comme une glace et l’accueil, comme un soleil; alors je visualise cette glace (énergie dense) se dissoudre sous la chaleur de l’acceptation (énergie subtile).

Cette pensée : je m’accepte tel que je suis maintenant répétée plusieurs fois par jour, et je te suggère même de l’écrire et l’afficher à plusieurs endroits pour ainsi y revenir souvent durant la journée, transformera ta vie. Pour activer le processus, utilise cette affirmation vis-à-vis des autres aussi. Je t’accepte tel que tu es maintenant. L’autre recevra énergétiquement cette acceptation et l’aidera à s’accueillir. Si tu choisis de lui faire ce cadeau, fais-le dans l’amour inconditionnel, c’est-à-dire sans attente. Ensuite, ouvre-toi pour recevoir cet amour multiplié qui te reviendra. Puisque l’univers fonctionne ainsi tout retourne toujours à la source.

En t’accueillant et t’acceptant, tu ressentiras rapidement un changement vibratoire. Lorsque tu ressentiras cet apaisement intérieur sous forme de paix et de sérénité, ajoute cette autre affirmation : je suis amour inconditionnel. Utilise toujours les affirmations au temps présent. Laisse aller ton imagination et tes rêves les plus chers en créant toutes les affirmations qui t’élèveront en pensée, en ressenti et en réalisation.

En terminant, j’aimerais préciser ceci : à chaque nouvelle création, par exemple, si tu désires plus d’argent, plus de temps, plus de connaissance, etc. termine toujours ta demande par : Je désire…, pour mon plus grand bien et celui de tous les autres. Voici un exemple : Je désire changer d’emploi pour mon plus grand bien et celui de tous les autres. Ainsi tu crées en résonance avec la suprême volonté divine.

Car telle est la suprême volonté, tes créations respecteront tes besoins et ceux des autres. Aucun déséquilibre ne sera engendré en restant proche de ton bien-être et de celui des autres puisque telle est la vibration de l’amour, bienveillante et respectueuse pour tout ce qui est.

Bonne démarche de libération! Dans la vibration de l’amour réalisé.

L’art du bonheur selon la philosophie bouddhiste tibétaine

Chaque être est à la recherche du bonheur. Même les animaux et les insectes, si petits soient-ils, tendent à rechercher le confort et éviter la souffrance. Si l’on prête attention à chacun de nos gestes, on verra qu’ils sont tous posés dans un seul but précis : être heureux. Pourquoi aime-t-on les bons plats, pourquoi préfère-t-on certains gens à d’autres, pourquoi se fâche-t-on parfois même? Tout cela parce qu’on veut plus de bonheur.

Dans notre désir de bien-être, nous sommes tous égaux. Alors pourquoi certains souffrent-ils plus que d’autres? Le Bouddha a enseigné que la cause profonde de la souffrance réside dans l’ignorance sur la nature de la réalité. C’est vrai : qui choisirait consciemment la souffrance s’il savait comment l’éviter? Bien que nous voulions être totalement heureux, nous ne savons pas comment y parvenir. Le Bouddha était auparavant dans la même situation que nous, a pris le temps de méditer sur la question et a finalement trouvé la paix véritable et est devenu un Bouddha. Dans sa grande compassion, il a décidé de partager ce qu’il avait réalisé et c’est une immense chance que son enseignement soit encore accessible jusqu’à nos jours.

Tout d’abord, il importe de comprendre que le bonheur, tout autant que la souffrance, provient de causes bien précises; il est donc primordial de les connaître. Si le bonheur pouvait se trouver dans l’abondance matérielle, alors nous saurions ce que nous avons à faire : nous diriger immédiatement pour acheter un billet de loterie! Comme nous le savons tous, cela est impossible, surtout lorsqu’on voit des célébrités s’engouffrer dans le monde de la drogue et qui vont même parfois jusqu’à s’enlever eux-mêmes leu vie qui est si précieuse.

D’où vient donc le bonheur? Le Bouddha a dit que le bonheur réside en notre esprit. Si notre esprit est dominé par des émotions perturbatrices telles que la colère, l’envie ou la jalousie, il est impossible d’être heureux. Pourtant, ces sentiments s’installent parfois en nous à notre insu. Il convient donc d’étudier l’enseignement du Bouddha pour savoir comment reconnaître ces vrais fauteurs de trouble, les émotions négatives et leur appliquer l’antidote approprié à chacune. Par exemple, face à la haine, pratiquer la compassion. Face à l’orgueil, pratiquer l’humilité, etc. C’est par la force de l’habitude et de l’entraînement uniquement que l’on peut voir s’opérer un changement en notre esprit. Une personne dont l’esprit est réellement entraîné reste heureuse même lorsque tout bascule autour d’elle et trouve la joie partout et en tout temps.

Toutes nos souffrances sont basées sur des modes incorrects de perception de la réalité, tandis que toutes les joies proviennent d’un mode de vue juste. Il est donc possible de déloger les afflictions mentales de notre esprit et de développer les qualités humaines telles que l’amour, la compassion et la sagesse de manière illimitée.

Tant que durera l’espace.
Tant qu’il y aura des êtres vivants
puisse moi aussi demeurer
Pour dissiper les souffrances du monde
Shantideva, maître bouddhiste indien du 8e siècle

Les nouveaux enfants et l’école

Les enfants sont maintenant différents. Je les nomme les nouveaux humains. Ils sont intuitifs. Ils appréhendent le monde différemment. Ils ont besoin de beaucoup d’amour. Ils veulent être respectés et connaître le pourquoi de nos demandes et exigences.

Ils sont très sensibles, ils ressentent les émotions des personnes qui les entourent. Les plus âgés ont une vision de ce que devrait être notre monde, si différent de ce qu’ils observent autour d’eux qu’ils sont souvent incapables de s’adapter à l’école d’abord et au monde du travail ensuite. Ils ont besoin d’être traités en êtres humains évolués.

Notre monde est en grande mutation. Comment peut-on le mieux aider nos enfants à vivre les grands bouleversements que nous observons déjà? Je vous convie à une petite réflexion bien humaine sur l’éducation de nos enfants.

L’enfant naît, on le traite comme un roi. Qu’il est beau ce bébé! Notre bébé est toujours le plus beau n’est-ce pas? Et c’est très bien comme ça. C’est l’amour inconditionnel des parents et de la famille immédiate qui se manifeste. Puis nous le couvrons beaucoup de soins. Nous le protégeons pour qu’il ne se blesse pas. Nous le nourrissons avec ce qu’il y a de mieux pour lui. Il nous fait souvent passer des nuits blanches, il pleure, c’est sa façon de communiquer. Malgré la fatigue, les parents ne le contraignent pas. Puis il commence à être autonome. Il sourit, il bouge, il rampe, il se tourne et voilà qu’il commence à se lever et un jour à marcher. Il fait des sons et à un moment les mots viennent. Quelle merveille! Pendant tout ce temps, nous l’observons et nous respectons son rythme d’apprentissage. Nous ne le forçons jamais à faire avant le temps les prouesses que nous souhaiterions qu’il fasse. Il a rampé quand il a été prêt et il a marché de la même façon. Nous l’avons soutenu et motivé. Nous l’avons placé en situation d’apprentissage. Nous l’avons aimé dans ses essais et dans ses incapacités momentanées. Nous avons été témoins de ses hésitations aussi bien que de ses prouesses. Nous le respectons. Nous l’éduquons en accord avec sa personnalité. Jusqu’ici, il n’y a pas de norme, d’obligation d’apprendre, ni de programme obligatoire à suivre, il a pourtant, par le jeu, appréhendé les fondements de la vie humaine.

Puis c’est l’entrée à l’école. Pour les grands, il doit être contraint à apprendre. Son rythme d’apprentissage, ses capacités et ses goûts n’ont plus d’importance. Les grands ont décidé, de la hauteur de leur science, que l’enfant devait se conduire comme un adulte. Il doit passer des heures sur une chaise dans une classe avec de nombreux autres jeunes de son âge. Il doit apprendre ce qu’on a décidé qu’il devait apprendre. On n’a pas demandé au jeune ce qu’il en pensait ni comment il se sentait dans cette situation. Il doit se plier aux normes et s’il en est incapable il est vite pris à part et on trouve un remède à cette « anormalité », c’est alors la médication et les services spéciaux. Le but, le faire entrer dans la « norme ».

Que se passe-t-il dans nos têtes d’adultes pour accepter que notre enfant devienne ainsi l’objet d’un système qui, au lieu de l’aider à développer ses dons, ses habiletés, sa personnalité, ses goûts et ses aptitudes, le place en observation constante et en étude de sa performance en regard de normes arbitraires.

Nous sommes très sévères pour nos jeunes. Nous prétendons qu’ils sont paresseux, qu’ils sont des enfants rois à qui on a tout donné et qui ne savent pas qu’il faut se sacrifier, faire des efforts et travailler pour réussir dans la vie.

On fait de l’instruction. L’éducation, la partie humaine, a été laissée de côté. On accepte que nos enfants entrent, dès l’âge de 6 ans, dans la grosse machine du système économique. Notre enfant doit se préparer à la vie, il doit avoir un diplôme qui va lui permettre de trouver un emploi bien rémunéré.

Quand on regarde autour de nous, on voit de plus en plus de personnes, les grands eux-mêmes, qui sont mal en point. Les désarrois de toute nature nous sautent aux yeux. Les gens sont malades physiquement, psychologiquement et émotionnellement. Ils font des fautes en écrivant et en parlant. Ces personnes sont pourtant passées par ce système scolaire qu’on a jugé si performant qu’on cherche encore à le reproduire. On doit bien se rendre compte que ça n’a pas fonctionné.

J’ai moi aussi fait partie de ce système. J’ai enseigné et dirigé des écoles à l’élémentaire. J’ai été directeur général de commissions scolaires dans la région de Québec. J’ai beaucoup de respect pour toutes les personnes qui travaillent dans le système scolaire et pour les parents qui ont choisi d’élever des enfants à cette époque de l’évolution humaine. Je veux ici provoquer la réflexion et pourquoi pas l’action. N’est-il pas le temps d’humaniser nos valeurs éducatives? Nous sommes conviés à faire le premier pas vers l’humanisation de notre société. C’est un des grands défis que les nouveaux humains viennent nous demander de relever.

Les douze caractéristiques des gens heureux

À travers mon cheminement, j’ai pu constater que les gens heureux ont certaines caractéristiques en commun. J’ai appliqué ces principes dans ma vie et ils m’ont été très bénéfiques. Il me fait plaisir de les partager avec vous.

1. Ils vivent le moment présent
Les gens heureux ne sont pas constamment en attente du bonheur, ils le vivent dans l’instant présent. Ils ont compris que le passé a fui, que le futur est absent et que seul le présent est à eux. La vie est courte même si parfois certains bouts nous semblent longs.

2. Ils sont responsables et se prennent en main
Les gens heureux savent que leur bonheur est leur entière responsabilité et ils n’imposent à personne le fardeau de les rendre heureux. Ils comptent sur leurs propres ressources et actions pour atteindre le niveau de bonheur qu’ils croient mériter.

3. Ils sont eux-mêmes
Les gens heureux sont bien dans leur peau, ils sont eux‑mêmes, c’est‑à‑dire qu’ils sont vrais. Ils ne cherchent pas à donner une fausse image de qui ils sont. Selon eux, il vaut mieux dire que ça ne va pas au lieu de faire semblant que tout va. Ils sont capables de dire « j’ai mal » lorsque c’est le cas. Comme ils n’agissent pas en victimes, ils ne cherchent pas à se faire plaindre, mais plutôt à faire connaître leur vrai état d’âme.

4. Ils sont passionnés
Les gens heureux s’adaptent aisément aux changements. Ils ne se sentent pas menacés par eux, ils les acceptent d’abord et cherchent à s’y adapter ensuite. Ils vont même en provoquer pour susciter du mouvement, de l’énergie dans leur vie. Ils sont tout le contraire des chenilles africaines.

5. Ils dédramatisent
Les gens heureux ont la capacité de dédramatiser les événements désagréables qui surviennent dans leur vie parce qu’ils ne tolèrent pas très longtemps les mauvaises périodes et n’ont pas du tout tendance à s’apitoyer sur leur sort. J’ai appris cela avec le temps et la capacité de dédramatiser est devenue pour moi comme une seconde nature.

6. Ils sont réalistes : ils font face au problème et peuvent reconnaître leurs torts
Les gens heureux ne fuient pas la réalité, ils font face aux situations qui se présentent. Ils n’ont pas peur d’analyser la situation et s’ils constatent qu’ils ont eu tort, ils ont l’humilité de l’avouer. Les orgueilleux qui se croient parfaits et sans failles sont bien loin du bonheur.

7. Ils communiquent aisément leurs idées et leurs émotions
Les gens bien dans leur peau respectent les autres. Les mots qu’ils choisissent ne sont ni blessants, ni dévalorisants. De fait, les gens heureux ne cherchent pas à rendre les autres malheureux ni à se venger ou à se défouler sur eux. Ce sont habituellement ceux qui souffrent intérieurement qui agissent ainsi.

8. Ils axent leurs pensées sur la solution et non sur le problème
Il est certain que les gens heureux adoptent un comportement positif face aux épreuves qu’ils ont à surmonter. Subissent‑ils moins d’épreuves que les autres? Sûrement pas, mais c’est définitivement leur attitude positive et leur optimisme face aux problèmes qui les aident à les régler mieux et plus vite.

9. Ils ont continuellement des buts à réaliser
Les gens heureux savent rêver tout en demeurant réalistes parce qu’ils ne croient pas au succès instantané. Ils savent passer à l’action et investir les efforts nécessaires pour atteindre leurs objectifs. Pour toi, la même règle s’applique : Tu auras beau avoir les meilleures intentions du monde, mais rien ne se produira si tu ne passes pas à l’action. La vie est remplie de grands parleurs et de petits faiseurs.

10. Ils souhaitent être encore plus heureux
De fait, le bonheur n’a pas de limites. Les gens heureux peuvent devenir encore plus heureux et tout peut être amélioré, surtout si on adopte la mentalité de vouloir prévenir au lieu de guérir. Les Orientaux ont une avance sur nous en ce sens : par exemple, ils prennent des tisanes par prévention pour ne pas être malades, tandis que nous, les Occidentaux, on avale des pilules pour guérir, une fois devenus malades.

11. Ils aiment donner et faire plaisir aux autres
Les gens heureux ont compris que de faire plaisir aux autres procure un bien-être intérieur incroyable et porte à demeurer une bonne personne remplie d’amour. Il est important de donner un peu de tout : que ce soit de ton temps, de ton écoute, de ton amour, eh oui, même de ton argent aux moins fortunés.

12. Ils ont une confiance inébranlable en leur potentiel
Le plus souvent le fait de passer à l’action apporte plus de confiance que de ne rien faire. Ceux qui savent s’évaluer de façon réaliste, en tenant compte de leurs forces et de leurs limites, peuvent réaliser de grandes choses, car en sachant miser vraiment sur leur potentiel, ils ne risquent pas d’échouer parce qu’ils se seraient surestimés.

Les gens ne croient tout simplement pas en leur potentiel.

Cela s’avère aussi vrai dans ta vie, pour ta propre situation et même en amour. Pourquoi ne pas chercher un meilleur emploi pendant que tu en as déjà un? C’est le meilleur moment. Pourquoi restes‑tu avec un partenaire qui ne te respecte pas et qui n’est pas digne de ton amour? Ton poêlon est‑il trop petit pour le bonheur?

Peu importe que ce soit le découragement ou l’inspiration qui t’habite : prends‑toi en main, augmente ta confiance en tes capacités, crois en toi! N’oublie jamais qu’on a tous du potentiel, et toi aussi comme les autres. Prends en conscience.

L’intimité

… Est-ce possible?… Lorsque je me suis enfermé dans un monde d’illusions…

… Je t’aime. Cette parole magique qui déclenche l’illusion que celui ou celle qui la prononce devient le dieu capable de combler tous les besoins, de répondre à tous les désirs, de donner une identité, de confirmer la valeur… l’absence de cette parole ou de toute autre marque affective dans l’enfance est-elle responsable de ce grand vide qui habite l’humain?

… Quel lien y a-t-il entre ce vide générateur de souffrance et la difficulté de se lier intimement à un partenaire idéalisé depuis la tendre enfance?

— Pourquoi y a-t-il autant de confusion lorsque le moment de la passion illusoire doit céder la place à la réalité du quotidien?

— Quelle est cette pulsion qui élève les barrières défensives et les marques alors que la ferme intention et la promesse du début d’une relation est d’être vrai?

… Il n’y a pas de réponse magique à ces questions… pas de potion miracle pour accéder à l’intimité… un seul processus détient la clé. C’est Arnaud Desjardins, dans son livre « L’audace de vivre » qui le résume ainsi : « Vous ne pouvez pas aimer si vous ne vous aimez pas vous-même. Vous ne pouvez pas vous aimer vous-même si vous avez peur de vous-même. Vous ne pouvez pas éviter la peur de vous-même si vous vous fuyez. Et si vous vous fuyez, vous vous épuisez pour demeurer à la surface de l’existence. Comment voulez-vous atteindre la profondeur? ». La profondeur, c’est ça l’intimité… et ça commence par moi!

Concrètement, je dois accéder à mon identité et pour ce, je dois faire tomber les barrières que j’ai érigées une à une et qui ont pour nom : souffrances, drames, attachements, émotions, pensées, peurs…

… peur d’aimer, peur d’être envahi, peur de ne pas être correct, peur d’être abandonné ou rejeté.

Ces peurs n’étaient pas là à la naissance. Je me souviens comme il était facile de me faire des petits amis, de m’exprimer lorsque j’étais jeune! Ce n’est qu’au contact de la répression provoquée par les murs de défense des parents et/ou éducateurs que ces peurs ont surgi, masquant ma vraie identité. Choisir de me vivre, c’est donc affronter mes peurs, devenir conscient de tout ce qui m’habite, apprivoiser ma vie intérieure… devenir intime avec moi. Et ça, c’est le prérequis à l’intimité avec l’autre!

L’intimité dans une relation est un processus : « Je reste moi, tu restes toi, nous nous rencontrons dans le « nous »». De là, la nécessité d’être deux personnes, vivantes, distinctes, proches, intimes d’elle-même, en mouvement et qui vont se permettre de se vivre et d’être différentes, et ce, dans le ici et maintenant. L’être humain qui a grandi dans une famille nourrissante lui fournissant le milieu favorable au développement d’une image positive de lui-même et l’accession à son identité, n’aura pas trop de misère à entrer dans ce processus d’intimité, Par contre, la personne issue d’un milieu dysfonctionnel où l’émotion de base est la peur non exprimée (niée par surcroît) et dont le résultat est un sentiment de honte toxique, ne peut pas développer cette estime de soi indispensable pour faire suffisamment confiance à un être différent, pour risquer de devenir vulnérable et partager la vérité sur ce qu’elle ressent, ce qu’elle fait – les bonnes comme les moins bonnes choses – et lorsque les deux partenaires d’une relation le font également, il y a alors liberté et énergie, il y a connexion intime.

… Pour y arriver, il vous faudra le courage pour surmonter les obstacles à l’intimité avec vous et avec un autre : les peurs, les relations non terminées, l’absence de l’identité (dépendance affective), et la peur de l’engagement.

Photo 101 :  As-tu vu?

Quand nos passions sont réunies, ça donne généralement de la magie! Et bien, je vous présente les miennes : la photographie, la communication sous toutes ses formes et la croissance personnelle. Pour cet article, je vous propose donc un doux mélange de réflexions à saveur à la fois spirituelle et visuelle!

Tout d’abord, j’ai pensé vous faire une introduction « Photo 101 », les bases de la photographie. Au-delà de posséder un appareil photo et de prendre des ateliers, une mise au point s’impose, pourquoi ne ferions-nous pas quelques exercices, question de se dégourdir un peu? Commençons!

En lisant ce paragraphe, levez les yeux de cette revue, et regardez autour de vous (oui-oui maintenant). Qu’y a-t-il? Une table, une tasse de café, une pile de livres, des arbres, votre conjoint à côté de vous dans le lit? Prenez une profonde respiration par le nez et hop : Regardez à nouveau autour de vous. Qu’y a-t-il maintenant? Ah, il y a des textures de nœuds dans la table en bois, des miettes de pain à côté de votre tasse de café, des bouts de pages pliées dans un des livres et une tache d’encre sur l’autre, une fourmi travaillante qui monte sur l’écorce abîmée de l’arbre ou une lueur intéressante bleutée que la lampe de chevet émet à côté de vous…Ah?

Vous me direz peut-être que je fume du bon « stock » et à quoi ça sert de voir les miettes de pain à côté de la tasse de café, je vous l’accorde, l’exercice est anodin, mais, vous l’aurez compris, je parle ici de voir. Voir avec un grand « V ». Cette capacité exceptionnelle que nous avons et que nous oublions parfois, soit par le rythme rapide de notre société ou par nos tourments personnels. Souvent trop facile parfois de se placer en mode de « pilote automatique »… Donc, s’arrêter un peu, quelques secondes. Regarder rapidement en surface, on balaye des yeux. Puis lentement en détails, on s’arrête, soudainement on voit.

Plein de conditions externes, mais surtout internes, deviennent des filtres que nous installons devant nos yeux, la plupart du temps, inconsciemment. Aujourd’hui, je porte le filtre gris, car je suis en conflit avec le voisin d’en arrière. En ce moment, je porte le filtre noir, car je vis le décès d’un être cher. Ce matin, je portais le filtre brun, car j’ai oublié mon sac à « lunch » sur le comptoir en quittant pour le bureau. Tous ces filtres, à chaque seconde de notre vie, nous bloquent de voir ce qui nous entoure et d’être totalement présent. Demandons-nous, est-ce que mon esprit est assez dégagé ou libre pour voir en ce moment?  Suis-je grognon ou déprimé? Suis-je triste ou enragé? En amour ou débordant de gratitude? Ces émotions, toutes aussi importantes les unes que les autres, viennent teinter notre réalité du moment et notre vision du monde. Il n’y a pas de recette miracle, mais un truc intéressant est tout d’abord de s’en rendre compte. Pas si simple vous me direz. Être conscient. « Ah? Je suis triste ce matin, mon garçon s’est cassé un bras en jouant au soccer, mon filtre doit donc être teinté un peu… ». Quoi? Vivre dans le conscient, en permanence? Ouch! Vraiment?

Ce matin, je conduisais et je me suis prise à regarder dans le vide (oups) et à un moment donné, j’ai aperçu au loin, comme lorsqu’on arrive de Calgary et qu’on voit les Rocheuses pour la première fois en conduisant vers Banff, une chaîne de nuages blancs incroyables qui ressemblaient à des montagnes juste en face de moi. Wow! Incroyablement beaux. Je me suis sentie légère soudainement, absorbée par les nuages douillets et captivants, ils m’ont plongé dans le présent : Je suis dans le présent et consciente de l’être. Yeah! Je ressens mes pieds sur les pédales, je ressens mes doigts sur le volant, ma tête est calme, mon attention est sur la route avec un fond de nuages au loin, je suis dans mon corps, et je suis tranquillement plus calme. Je prends une grande respiration profonde par le nez. Je suis là. Et j’y suis parce que j’ai vu d’abord.

Un autre truc est de prendre un élément de référence stable ou qui ne bouge jamais dans son environnement. Regarder cet objet tous les jours, puis « évaluer » votre état du moment. Comme citoyenne dans la belle Capitale-Nationale, mon point de référence à chaque matin, en traversant le pont du Portage en direction d’Ottawa, je regarde la tour de la Paix du Parlement canadien, et je lui dis « Merci ». Oui, c’est un peu fou! C’est le Premier ministre qui serait content! Pourquoi merci? Je la remercie d’être simplement encore là, oui symboliquement, malgré mes états d’âme, mes chagrins ou mes joies. Dans cette constante inconstance, cette tour est là. Simplement. Chaque matin. Sous un ciel bleu ou gris. Chaque matin, je la vois pour un instant. Puis lorsque je suis capable de m’accorder quelques secondes pour voir quelque chose, je suis donc en mesure de « me » voir aussi. Je m’accorde donc ces secondes à moi-même. Comprendre où j’en suis. Apprécier le moment pour ce qu’il est. Me suivez-vous?

Voir est une façon particulièrement intéressante de se « grounder » dans le moment. D’être reconnaissant de ce qui nous entoure, nous pouvons aussi décrire ce que nous voyons en mots, ou en pensées. Je vois une pomme devant moi. Cette pomme est rouge. Cette pomme de forme arrondie est posée sur un banc de parc. Cette pomme qui a reçu des centaines d’heures d’ensoleillement dans un verger. Cette pomme qui a été cueillie, puis transportée chez un cultivateur. Cette pomme qui fut ensuite probablement triée, empaquetée et livrée dans mon marché. Cette pomme qui a donc reçu des dizaines d’heures de soins et qui a généré des revenus à son cultivateur, à son transporteur, à son marché. Cette pomme devant moi, comment ne pourrais-je pas apprécier sa forme, sa texture lisse et bientôt le goût, en ce moment bien précis? Lui donner le temps d’arrêt et l’attention qu’elle mérite en la regardant comme il faut…Je te vois.

Après ces petits moments de conscience et de gratitude, je vous le confirme, vous serez certifié photographe dans mon cours de « Photo 101 ». Photographe du présent. Photographe reconnaissant. Photographe qui voit vraiment. Puis éventuellement, la technique suivra. Simplement!

Trouver son chemin…

Il arrive un moment dans la vie où nous nous trouvons dans une forêt épaisse; nous avons perdu notre chemin.

Quelle direction allons-nous prendre? À quel carrefour sommes-nous? De quel endroit arrivons-nous? De la naissance à la mort, la vie nous apporte des joies, des peines, des occasions et des leçons particulières pour nous permettre de nous transformer.

Que vous l’appeliez roue de la vie, roue du karma, la voie, le grand mandala, l’horloge de la destinée, le cycle des saisons, nul n’échappe à la loi de la nature, personne ne peut nous libérer de ce processus de transformation où le passé se fond dans le présent et en retour le présent fusionne avec le futur. Pour tous, il est nécessaire de connaître les stades de cette métamorphose; pour les femmes, c’est essentiel parce qu’elles vivent ces différentes saisons de l’âme, en premier lieu dans leur corps.

Parcourons donc ensemble les 4 directions de la vie, l’est, le sud, l’ouest et le nord. Chaque direction doit être honorée, parce qu’en empruntant chacune d’elles, nous découvrons sa valeur en nous laissant pénétrer de ses enseignements.

Imaginons que la durée idéale du parcours de la vie d’une personne sera de 84 ans, le cycle de révolution d’Uranus, la planète de l’individualité.

De la naissance à la 21e année, nous empruntons la voie de l’est qui correspond à l’élément air dans la nature, au mental. Durant l’enfance et l’adolescence nous voyageons à l’est. Temps d’apprentissage scolaire où nous apprenons à nous exprimer avec des mots justes et à échanger des idées avec les autres, temps de la découverte de l’autre et du tissage de liens entre amis.

De 21 à 42 ans, nous nous déplaçons vers le sud qui correspond à l’élément feu de notre vie, nos passions et notre intuition. Nous affrontons le monde avec beaucoup d’enthousiasme et de confiance. Nous sommes alors habités d’une expression créatrice, alliée à une énergie presque inépuisable et à une incessante activité. Nous sommes orientés vers l’avenir que nous envisageons toujours avec beaucoup d’espoir.

Entre 42 et 63 ans, nos pas se dirigent vers l’ouest qui correspond à l’élément eau, c’est-à-dire nos sentiments et nos émotions. Nous affrontons alors la crise de la quarantaine, la nuit obscure de l’âme. La grande sensibilité et la grande vulnérabilité que nous vivons durant cette période nous amènent à être inconstants et instables. Nous ne voulons ni reculer, ni avancer, ni aller vers le haut, ni vers le bas, ni changer de place. Nous circulons, nous glissons, nous tombons, nous nous relevons. Des frémissements, des frissons, des tremblements, des spasmes nous traversent le corps. Nous ne pouvons plus suivre la cadence de ce ballet mascarade qui nous oblige à revêtir différents masques. Nous tournons en rond! Durant cette période qui est la plus cruciale de la vie, parce qu’elle nous permet d’entreprendre le processus de l’individuation, c’est-à-dire de devenir réellement soi-même, des forces psychiques sont souvent en action. Il en résulte des angoisses sans fondement et une certaine hypersensibilité. Nous devons respecter notre besoin de solitude, de calme et de paix avant d’entreprendre la prochaine étape.

De 63 à 84 ans, si nous avons pris soin de notre corps et de notre âme durant la période précédente, nous atteignons le nord qui correspond à l’élément terre, la maturité, l’ici et maintenant. Nous devenons réceptifs à l’énergie cosmique. Nous circulons alors avec lenteur, économisant nos forces, en harmonie avec la terre et ses créatures, en particulier les femmes, ces gardiennes de la connaissance ancestrale. Cette période de la vie représente un lieu secret et sacré où nous pouvons transmettre la sagesse que nous avons acquise à travers les jeux de notre langage, le feu de nos passions, la force de nos émotions et la guérison de notre corps.

Mais le parcours de toutes les personnes suit-il toujours cet itinéraire? Non, évidemment! Certains cheminements conduisent à des voies sinueuses, où la route est dangereuse, étroite, glissante, tortueuse, parfois impraticable, aboutissant à des impasses. Durant leur traversée, d’autres personnes accueillent les embranchements qui mènent à des panneaux de signalisation, d’interdiction, d’obstacles, d’obligation ou de localisation. D’autres parcours exposent à des signaux lumineux, fixes, clignotants, des arrêts, des sens interdits, des sens uniques, des déviations, une circulation bloquée, intense, difficile, dangereuse.

Certaines personnes conduisent leur vie comme leur voiture. Elles tiennent le volant de façon ferme, tiennent leur droite, respectent les limitations de vitesse, observent les signaux, roulent en file, cèdent le passage, n’empruntent jamais de route secondaire, leur cheminement est agréable bordée d’arbres, ensoleillé, pittoresque, sans virages.

Même si nous empruntons différents chemins, notre destination est toujours la même. Celle du personnage du fou dans le tarot. La mort, le détachement suprême, la fusion avec la divinité.

À la cinquantaine, nous arrivons à un carrefour; l’heure de la prise de conscience a sonné, Souvent nous n’avons pas encore accouché de nous-mêmes. Nous vivons les ténèbres en plein midi. La vie a perdu son insouciance et son éternité. Comment affronter cette noirceur?

Comment retrouver son chemin?
Encore une fois, les approches sont multiples. Mais il est un sentier que tous nous devons emprunter, la voie de la maturité, de l’individuation, l’itinéraire vers le nord, la sagesse de la grande mère de l’univers. Le but ultime du passage de la noirceur à la lumière est de nous guérir et de nous faire évoluer.

En Grèce, la religion ancienne, permettait de faire des rituels où les disciples de la grande déesse empruntaient de longs couloirs sombres qui symbolisaient ce passage.

Déchiffrer les secrets de la mort pendant que nous sommes en vie
L’épreuve du milieu de la vie débute toujours par la désintégration de quelque chose. Que ce soit la perte d’une relation, d’un travail, de notre santé, cet éclatement survient pour nous faire comprendre que ces vieux attachements et ces vieilles habitudes ne sont plus utiles à notre développement. Cette cassure peut aussi se produire au niveau psychologique, lorsque des circonstances nous forcent à réévaluer notre système de croyances qu’il soit spirituel, philosophique ou intellectuel. Nous nous sentons alors désorientés, fragmentés, incapables de nous concentrer et de prendre des décisions.

La seconde étape de ce processus de transformation se nomme purification. Nous laissons aller nos concepts, nous purifions nos émotions et nous acceptons notre douleur. La souffrance devient notre compagne et nous plongeons parfois dans la dépression. Nous ne pouvons retrouver le fil d’Ariane pour sortir du labyrinthe. C’est un temps pour pleur et pour ouvrir nos cœurs à la peine des autres.

Le dernier stade nous conduit à la renaissance. Nous retrouvons le nord que nous avions perdu, nous réclamons notre pouvoir de créer et de transmettre. En transformant nos démons intérieurs, en accueillant notre ombre, nous permettons à la lampe de psyché d’éclairer notre futur.

Ce qui nous est demandé à cette étape est de récolter la graine de la sérénité, de la semer dans un sol fertile et de l’arroser de nos pensées positives et de nos émotions chaleureuses afin de lui permettre de germer et de créer un futur merveilleux. Dans cette graine se trouve toute la sagesse acquise jusqu’à maintenant, notre karma, nos habitudes inconscientes et nos engagements pour un cycle nouveau et éternel.

À la dernière étape de la vie, nous devons examiner nos rêves et nos désirs. Ce que nous voulons faire pour nous-mêmes et pour les autres personnes qui se présentent dans notre vie, que nous accueillons maintenant avec compassion, et pour sauver la planète.

De notre cheminement de l’ombre vers la lumière, rien d’important ne pourra être accompli, si ce n’est à partir de notre centre.

La PNL, pour comprendre la différence

Le cerveau fonctionne un peu comme un ordinateur.  Nos sens (visuel, auditif, kinesthésiques, senti, émotions) sont des capteurs d’information que le cerveau utilise pour se faire une idée du monde.  La réalité est identique pour chacun, mais chaque personne s’en fait une représentation à partir du sens avec lequel est le plus à l’aise et habile et ce sont ces informations et ces perceptions qu’elle va transmettre pour décrire comment elle perçoit le monde autour d’elle.  Et dès ce moment, elle nous parle d’elle.

Une personne davantage visuelle remarquera les couleurs, les formes, l’apparence.  Elle aimera prendre des photos.  Elle dira « votre visage m’est familier ».  Une autre, davantage auditive, sera sensible aux sons, aux bruits, aux conversations.  Ce qu’elle entend dire des gens, des choses, des événements est plus important.  Elle dire « votre nom me dit quelque chose ».  Quelqu’un de plus kinesthésique sera frappé par les odeurs, les goûts, les sensations ou aimera l’activité.  Cette personne a besoin de prendre contact avec le monde.  Elle dire « j’ai l’impression de vous avoir déjà rencontré » ou « cette rencontre me laisse une drôle d’impression ».

On est souvent embarrassé et incommodé par la différence dans la communication et on aura tendance à la juger plutôt qu’à la comprendre.  Alors, quels sont les avantages de reconnaître les différences?

Laissez-moi vous raconter cette anecdote, très éclairante pour ma fille et moi à l’époque où elle vivait encore à la maison.  J’arrive chez moi après le travail et ma fille est assise devant l’appareil de télé à écouter une émission.  Juste au-dessus, sur l’étagère murale, il y a un hibiscus que quelqu’un vient de m’offrir avec une immense fleur orange dont on ne peut manifestement manquer de remarquer la présence.  Je m’adresse alors à elle : « Comment trouves-tu la fleur, n’est-elle pas assez belle? ».  Elle me répond avec tout le sérieux du monde : « Quelle fleur? ».  Un peu abasourdie par sa réponse, je lui pointe du doigt la fleur à mes côtés.  « Oh, dit-elle, il y a une fleur! »  Je me dirige alors vers la cuisine pour préparer le souper et je l’entends maugréer de l’autre côté du mur « Est-ce qu’il va enfin finir, comme c’est fatigant ».  « Qu’est-ce qui est fatigant, dis-moi? »  « Mais cet annonceur de balle molle, tu ne l’entends pas, il n’arrête pas d’annoncer les joueurs qui s’avancent au bâton. »  J’en reste bouche-bée.  Elle entend la voix de l’annonceur qui lui provient du parc à deux coins de rue de chez nous (alors que moi je n’entends rien) tout en écoutant son émission préférée, mais elle n’a rien vu de la fleur!!!

À partir de ce moment-là, on a commencé à s’amuser de nos différences plutôt qu’à les juger.  J’ai compris pourquoi étant davantage auditive, elle trouvait pénible le bruit que je faisais avec les portes d’armoire le matin en préparant mon petit déjeuner et elle a compris pourquoi, en bonne visuelle, je remarquais tout ce qui traînait dans la maison alors qu’elle n’y voyait rien.  À partir de ce moment-là, nos rapports ont pris un autre tournant.  On peut observer ici que ce qui est important ou évident pour l’un ne l’est pas pour forcément pour l’autre et cela n’a rien à voir avec une question de mauvaise volonté.  C’est simplement une affaire de préférence établie à partir de nos sens.  Si je reconnais les préférences de l’autre, il devient beaucoup plus facile et efficace de donner l’information à l’autre de la façon qui lui sied le mieux.

Conséquemment, j’ai plus de chance de plaire à ma fille en lui achetant un disque laser à sa fête qu’une peinture.

On peut imaginer la valeur unique pour un enseignant de reconnaître ces préférences chez un élève.  Un professeur davantage visuel qui passe son temps à écrire l’information au tableau et à donner l’information sous forme d’images ne comprendra pas pourquoi, après un certain temps, il perd l’attention des enfants auditifs et ne comprendra pas non plus l’agitation des enfants kinesthésiques qui ont besoin d’expérimenter pour apprendre.  Cet enseignant pourra croire à tort que l’enfant n’est pas intelligent ou pas intéressé et c’est ce que l’enfant finira par croire lui-même, alors que la méthode d’enseignement ne le rejoint tout simplement pas dans son mode préférentiel d’apprentissage.

J’aimerais vous partager une autre anecdote pour les parents qui aimeraient encore mieux rejoindre leurs enfants.  Une dame me confiait qu’elle désirait depuis longtemps passer une heure seule en compagnie de son fils.  Mais aussitôt qu’elle venait pour lui parler de façon un peu plus proche, celui-ci s’éloignait pour aller faire autre chose et elle se désespérait de ne jamais pouvoir avoir ce moment d’intimité avec lui.

Un jour qu’il était assis à la cuisine en train de faire un peu de construction, elle l’a observé de l’autre côté de la table et résistant cette fois-ci à l’envie de lui parler, pour éviter qu’il ne s’enfuie, elle décida d’aller chercher un tricot et de s’installer à l’autre bout de la table avec lui.  Que croyez-vous qu’il s’est passé?  Son fils est resté à la table avec elle à travailler pendant une heure.  A-t-elle atteint son objectif?  Étaient-ils en rapport?  Oui, sans l’ombre d’un doute. Mais il a fallu qu’elle ait la flexibilité de faire autrement pour rejoindre son fils alors qu’il aurait été beaucoup plus naturel et facile de parler.

Tout est question de but et de ce que l’on est prêt à faire pour l’atteindre.  La PNL nous rend davantage attentif aux différences et aux moyens à prendre pour maximiser le rapport entre les êtres et faciliter la communication.

En adaptant vos attitudes, et avec les connaissances appropriées, vous pouvez atteindre des résultats inespérés en très peu de temps, que ce soit dans votre milieu familial ou professionnel,.  Mais il faut y mettre un peu d’effort.  L’excellence dans la communication, cela s’apprend.  La satisfaction et les résultats que vous en retirerez à tous les niveaux de votre vie dépasseront de beaucoup l’investissement en temps et en argent que vous y mettrez.  Prenez soin de vos communications en 1998, elles vous le rendront bien.

Bonne année 1998.

La gestion du stress, un passeport pour votre santé

Saviez-vous que la fatigue peut affaiblir le fonctionnement de votre cerveau et nuire à votre santé? Un cerveau fatigué peut laisser passer des émotions « dites » négatives qui provoquent de vraies tempêtes chimiques dans votre corps. À long terme, cela peut conduire à un épuisement professionnel (burnout) ou même provoquer des maladies physiques.

Le stress provoque des dérèglements physiques
Selon le corps médical, il y a 7 maladies sur 10 qui sont reliées au stress. En situation de stress, vos glandes surrénales sécrètent de fortes doses d’adrénaline. Si cette énergie ne trouve pas d’échappatoire, elle se loge dans vos organes et dans vos muscles nuisant à leurs bons fonctionnements, les systèmes nerveux, cardio-vasculaire et digestif sont perturbés et l’irrigation de vos reins devient beaucoup plus difficile.

Identifier les situations à risques élevés
Si votre situation produit de l’angoisse, de l’anxiété, de l’hostilité, de la peur ou du ressentiment, les effets seront tout aussi dévastateurs sur votre santé que le tabac, l’alcool ou la drogue. Méfiez-vous particulièrement des situations émotives qui ont tendance à se prolonger dans le temps.

Apprenez à reconnaître et à accueillir vos émotions
Certaines émotions provoquent un manque d’air, des vertiges, une fatigue rapide, des pincements, des symptômes qui ressemblent étrangement à de l’angine de poitrine. L’insomnie ou un besoin exagéré de dormir est un indice que vous tardez peut-être à reconnaître et à accueillir vos émotions.

Exprimer ce que vous ressentez sans chercher à performer
Si vous croyez que le fait d’exprimer ce que vous ressentez a une connotation négative, sachez que lorsqu’une situation difficile se présente, d’ordre affectif ou professionnel, la pire attitude à adopter, c’est de tout refouler en dedans. Exprimer ce que vous ressentez sans chercher à performer. Vous pouvez vous pratiquer seul ou avec une autre personne. Même en écrivant, cela peut vous aider à amorcer un dénouement heureux.

Apprenez à vous détendre et à gérer votre niveau de stress
Quel que soit votre point de départ, il est toujours possible d’améliorer votre situation. Vous pouvez réapprendre à vous détendre pour vous régénérer sur les plans physique, mental et émotionnel. Vous pouvez réussir à réduire votre niveau de stress et apprendre à gérer vos émotions. Alors, il devient possible de retrouver, à nouveau, un sentiment de paix et de liberté.

Vairaagya, le non-attachement

Nous pouvons aisément comprendre que la joie et la tristesse sont des émotions de nature transitoire. Tout ce qui existe subit l’influence d’une fluctuation constante, leur existence étant momentanée. Il demeure donc essentiel de méditer sur le non-attachement. Le Vairaagya n’implique pas l’abandon de nos relations, ni de notre travail, non plus de se réfugier dans la forêt ou dans un monastère. Il ne s’agit que de saisir que la nature de l’univers est transitoire et, par conséquent, nous désirons réaliser que notre être véritable réside derrière le sens du Je et de l’attachement, et que lui seul nous offre de la stabilité. En effet, dans son essence, notre être intérieur ne change pas.

Les quatre niveaux du non-attachement :

  1. Devenir conscient du fait que notre mental est malléable, qu’il transporte des idées et concepts, des mémoires (bonnes et mauvaises, et leurs effets) ainsi que du potentiel qui repose en nous.
  2. Après quelque temps, la pratique de la méditation nous transforme, nous devenons plus sensibles et conscients. L’ignorance et ses manifestations deviennent plus évidentes. Ce fait est inévitable.
  3. Si nous persévérons, nous réalisons un fait puissant : le monde entier réside dans notre esprit. De là, nous débutons une pratique personnelle, en acceptant que chaque individu a une leçon à apprendre qui lui est propre, une voie à suivre. Nous travaillons dès lors sur nous-mêmes, sur notre propre état de conscience, plutôt que de travailler sur celui des autres. Nous saisissons que nous pouvons faire une différence, si nous vivons avec plus de conscience, avec un état de conscience plus équilibré. Ainsi, nous devenons une source d’inspiration pour notre famille et nos proches, et nous parvenons simultanément à apprécier notre vie, avec satisfaction.
  4. Et si l’on persévère sur la voie du non-attachement, nous atteignons un état de maîtrise, de sagesse. Le contentement séjourne à ce niveau. La joie demeure, en fait, elle augmente, car elle est inspirée d’une clarté et d’un équilibre intérieur.

Néanmoins, il ne faut pas faire l’erreur d’associer le non-attachement à l’austérité, à un état de froideur ou d’insensibilité. Lorsque nous progressons et que nous atteignons une maîtrise croissante, nous voyons que nous n’avons renoncé qu’à l’indésirable, nous nous sommes libérés de besoins ou de désirs imaginaires.

L’état de non-attachement n’est pas de l’indifférence, nous ne le dirons jamais assez souvent. Certains rejettent parfois l’objectif de cette philosophie, la qualifiant d’inhumaine ou d’égoïste car ils imaginent qu’il s’agit d’une voie qui rejette tout, ayant un objectif égoïste : sa propre libération.

Il est important de comprendre que le résultat de cette pratique est l’approfondissement suprême d’un amour et d’une compassion véritables.

Quelle est la façon la plus facile d’obtenir le non-attachement? Il ne faut qu’entamer une pratique régulière de la méditation. Cette vie introspective mène à la force intérieure, à l’éveil de la conscience.

Dès lors, le moment présent est saisi dans toute sa plénitude. Loin d’engendrer de l’indifférence, notre amour pour ceux qui nous entourent est inclus dans notre objectif.