Choisir le bonheur

Je ne m’ennuie jamais parce que je suis toujours en train d’explorer des choses qui me fascinent. Clarence Birdseye

Une des caractéristiques des gens heureux, c’est leur capacité d’émerveillement, de gratitude, de curiosité face à la vie. Les gens heureux sont des gens qui s’émerveillent! Les gens heureux ont appris à goûter chaque moment, à apprécier l’odeur d’une fleur, la saveur d’une bonne soupe chaude, le rire d’un enfant et la beauté d’un coucher de soleil. Ils ont appris à goûter les choses simples de la vie, à s’en émerveiller et prennent souvent plaisir à partager cette joie avec les autres. Ils sont pleins de gratitude pour tout ce qui leur arrive et prennent le temps de remercier.

Une histoire bouddhiste qui m’a toujours fascinée est la suivante : Un jeune moine était poursuivi par un tigre. Il court, il court, et arrive au bord d’un précipice. Il aperçoit une vigne qui s’accroche à la falaise et décide de sauver sa vie en descendant le long de cet arbuste. Arrivé à mi-chemin, il regarde en bas et voit un lion qui l’attend pour le dévorer. Il s’arrête, reprend son souffle et aperçoit une fraise des champs qui pousse sur le flanc de la falaise. Il la prend, la regarde, la sent et finalement la déguste avec lenteur en se disant : « C’est la meilleure fraise que j’ai goûté de ma vie ». Souvent, nous sommes pris entre tigre et lion, entre un passé difficile et un futur incertain. La capacité de profiter de chaque joie que nous apporte le moment présent s’avère alors une habileté capitale pour continuer à être heureux et à profiter de la vie.

Pour développer cette attitude de bonheur, il est important de lâcher prise sur le passé, de le guérir. Il est important aussi de se préparer au futur avec confiance et sérénité, confiance en soi et en l’univers. Comme disait avec humour un de mes amis : « Le pire n’est pas toujours certain ». Profiter du moment présent peut nous aider à atteindre sérénité et confiance.

Une cliente atteinte d’un cancer terminal me confiait : « Je regrette de mourir, mais grâce à ce cancer, je peux aussi dire que j’ai vécu les deux plus belles années de ma vie. Lorsque j’ai su que la mort m’attendait, j’ai fait la paix avec mon passé parce que j’ai réalisé le peu d’importance de ces querelles de famille, je n’ai jamais pris autant de risques, je n’ai jamais trouvé le ciel si bleu, je n’ai jamais vécu avec autant d’intensité et autant apprécié chaque chose que je vois ». Pourquoi attendre? Ne sommes-nous pas tous des êtres de passage?

Les gens heureux ont, plus que les autres, développé l’aptitude à voir le beau, le positif dans les événements et dans les gens. Ma petite fille de deux ans, riant de bonheur, me déclare : « Oh Maman! C’est une belle journée : les poubelles vont passer et il reste une pâtisserie d’hier dans le frigidaire ». (Regarder fonctionner les camions qui ramassent les ordures constituait une fascination permanente pour elle) À son image, les gens heureux se permettent un regard neuf, un regard d’enfant sur le monde. Ils admirent la belle feuille d’automne tombée sur la vitre de leur automobile ou l’amour d’un père qui fait traverser la rue à son enfant en le tenant par la main. Ils s’intéressent à tout ce qui les entoure, ils sont curieux de tout. Ils veulent apprendre, voir, connaître, comprendre, goûter. Cette attitude d’émerveillement, de curiosité les amène à développer des intérêts, des passions, des connaissances qui, à leur tour, leur permettent de trouver des choses intéressantes partout où ils vont.

Les gens heureux savent que chacune de nos phrases a un impact. Les mots sont des transporteurs d’énergie. Ils augmentent notre force et celle des autres, ils touchent et affectent nos cœurs, nos corps et nos âmes. Ils utilisent donc la parole pour signaler les forces et la beauté de ce qui les entoure. Ils prennent le temps d’exprimer leur excitation, leur émerveillement, leur gratitude et leur curiosité.

Ils ne disent pas : « Comment peut-il penser comme cela? Ça n’a pas de sens! ». Ils disent : « Tiens, c’est intéressant, il pense différemment de moi, comment en est-il arrivé à ce point de vue? ».

Ils manifestent de l’ouverture face à tout ce qui se passe autour d’eux et prennent le temps de s’arrêter et d’apprécier, de savourer. Ils remercient non pas par politesse, mais parce qu’ils apprécient vraiment tout ce que la vie et les gens leur apportent. Et cette gratitude a comme premier effet non pas de combler les autres, mais bien de les combler eux-mêmes de joie. Ils choisissent de focusser sur ce qu’ils ont au lieu de focusser sur ce qu’ils n’ont pas.

Et même face aux gens qui critiquent, il est possible de s’émerveiller, d’apprécier leur capacité à voir sans cesse ce qui pourrait être amélioré. Et d’ailleurs, rien de les transforme plus qu’un grand sourire devant leur critique et un joyeux (et sincère) : « Merci beaucoup de ton commentaire, je vais en profiter pour m’améliorer » ou le cas échéant : « Merci de porter autant d’attention à ce que je fais ». Même si je dois avouer que de temps en temps je préfère éviter ces gens qui voient toujours le ver dans la pomme.

Cette attitude d’émerveillement, je dirais d’enfance, nous amène aussi à être capable de jouer, de nous amuser, de rire, parfois même au cœur des choses les plus difficiles. Les gens sont toujours attirés par les gens qui rient. Ils sentent instinctivement que cela leur fait du bien. Une des pionnières du travail sur le rire disait : « Ce n’est pas parce que je suis heureuse que je ris, c’est parce que je ris que je suis heureuse ». Cette phrase illustre bien cette attitude où l’on choisit de rire, d’être positif, de s’émerveiller et ce choix nous mène au bonheur. Par exemple : dans une tempête de neige, la circulation est super lente, je suis en retard et un peu de mauvaise humeur. Je choisis d’admirer la beauté des flocons de neige qui tombent, de rire en repensant à un souvenir heureux et tout d’un coup, je suis de bonne humeur.

Il ne s’agit pas de nier les problèmes, mais bien de vivre avec, en gardant sa joie intérieure. Un sage chinois disait : « Pour atteindre une véritable paix de l’esprit, nous devons reconnaître nos fautes et nos erreurs. Nous devons entendre toutes les bombes qui font tic-tac dans nos armoires intérieures et jouir de notre Éden malgré tout. Ce n’est pas l’absence de problème, mais bien comment on vit les problèmes qui est la clé ».

Comme toute autre habileté, cette attitude d’émerveillement est une discipline, une discipline qui demande de faire des choix avec constance et courage. Chaque choix est un pas sur le chemin du bonheur.

En résumé, je voudrais vous donner les dix conseils suivants pour vous aider à pratiquer cette attitude d’émerveillement :

  • Regardez le beau, le positif et parlez-en.
  • Permettez-vous un regard neuf sur le monde.
  • Utilisez l’humour pour dédramatiser.
  • Intéressez-vous à ce qui vous entoure, soyez curieux de tout.
  • Continuez sans cesse d’apprendre.
  • Considérez tout ce qui vous arrive comme une occasion d’apprentissage, de croissance.
  • Osez être vous-même et suivre vos fantaisies.
  • N’arrêtez jamais de jouer, de vous amuser, de rire.
  • Prenez le temps de vous rappeler vos souvenirs heureux.
  • Prenez le temps de savourer les joies de la vie, de vivre à fond le moment présent.

Les livres de la vie

La poursuite du bonheur

Ça sert à quoi, une vie? Quelle est notre raison d’être? Pourquoi sommes-nous sur terre? Bien des philosophes et des experts de toute sorte ont essayé de répondre à ces questions sans pourtant nous satisfaire. Cette chronique vous propose d’explorer ces questions essentielles en vous offrant diverses expériences transformatrices racontées par divers individus qui se sont tous posé cette question : Elle sert à quoi ma vie?

Merci au lecteur Gilles Caron d’avoir répondu à l’appel lors de la dernière chronique.

Je pourrais parler de bonheur, mais le bonheur, c’est pour les autres. D’ailleurs, il existe seulement aussi longtemps qu’on ne le connaît pas à plein temps.

Je pourrais parler de passion, mais je me contenterai de dire que le bonheur n’existe pas sans elle. Je pourrais aussi ajouter que si vous ne connaissez ni ne vivez vos passions, vous avez tout un défi en avant de vous.

Je pourrais parler d‘objectifs de vie, mais je me limiterai à oser vous dire que si vous ne vivez pas vos passions, vos objectifs ne valent pas grand-chose…

Alors, fermez vos yeux… mais non… parce que vous ne pourrez pas continuer à lire… mais vous savez ce que je veux dire… Simplement imaginez que votre vie est simplement le cheminement de la réalisation de vos rêves et de vos passions et que le reste n’a qu’une importance secondaire. Imaginez les moments de bonheur qui feraient partie de votre existence…

Mais évidemment, on dira que les passions, c’est pour les autres parce que vous devez gagner votre pain, vous occuper des enfants, vous occuper de vos souffrances et des gens qui souffrent autour de vous. Mais se pourrait-il que ceci ne soit que de belles excuses pour éviter le bonheur…

Parce que le bonheur, ça fait peur! Ça demande des efforts! Ça demande de prendre le temps de comprendre ce qu’on aime et de trouver comment faire sa vie de ça! Alors, c’est pour les autres, pour les chanceux qui ont le temps, eux!

Mais vous vous demandez peut-être qu’est-ce que tout ça a à voir avec « Les livres de la vie ». Je me risque à répondre que je ne connais personne dont le livre de la vie n’est pas une quête de bonheur. Par contre, il semble que peu de gens aient le courage de vraiment entreprendre la merveilleuse aventure sur le sentier qui y mène.

Parce que l’inconnu fait peur, parce que les risques semblent énormes. Imaginez que votre cheminement vous amène à remettre en question votre travail, certaines de vos habitudes, certains de vos amis… C’est insécurisant! Imaginez qu’ensuite, votre travail soit une aventure de plaisir et de croissance chaque jour, que vos habitudes néfastes soient disparues, que votre vie soit devenue l’exaltation du moment présent et de la gratitude envers l’univers qui vous entoure. Pensez-vous vraiment que c’est pour les autres? Pensez-vous vraiment que notre présence sur cette terre soit pour autre chose que d’aller au bout de soi-même?

Un petit secret. Il y a une espèce de magie à tendre vers nos rêves et nos passions. Plus on lâche prise, plus on se laisse couler dans ce que nous sommes vraiment, plus la vie elle-même se met de notre côté et nous aide. Et nos grandes peurs s’évanouissent et la vie prend soin d’elle-même.

D’ailleurs connaissez-vous des personnes qui ont bâti des fortunes sans au préalable être passionnées et avoir un rêve? Il y a cette espèce de bonus qui fait que la santé financière accompagne celui (ou celle) qui poursuit la grande aventure de ses passions.

Le hic, c’est qu’il n’y a pas de recette magique que l’on peut simplement suivre. On peut s’inspirer de l’expérience des grands, et on devrait le faire. Mais nous devons trouver notre propre voie, notre propre cheminement, et c’est ce qui rend l’aventure si extraordinaire.

Enfin, pourquoi se casser la tête avec toutes ces histoires? Je suis bien dans ma petite vie. Tiens, je vais allumer la télé et oublier tout ça! Ou peut-être que dirais-tu de prendre un crayon, un papier et faire la liste de ce que tu aimes, tes rêves, tes projets…?

Est-ce que tu continues avec moi? D’abord, as-tu fait ta liste?… Je savais!

Notre vie est la construction de notre biographie. Il n’est pas important qu’on la publie. Il est surtout important qu’elle serve au mieux-être de ceux qui nous entourent. C’est là que l’on retrouve la magie : c’est en donnant que l’on reçoit et que le bonheur s’en mêle. En d’autres mots, c’est par la générosité que l’on connaît le succès et la prospérité, et que le bonheur s’en mêle.

Mais attention, ça ne commence pas là! Ça commence par avoir le courage de bien cerner tes rêves et de décider de les poursuivre! Je le sais – je me répète! Mais ce n’est qu’en se mettant à la poursuite de nos rêves que l’on devient authentique, que ça prend un sens, que nos objectifs réels prennent forme, et que le bonheur s’en mêle! Et ça ne commence pas là non plus! Ça commence par le courage de décider simplement de cesser de vivre sa vie à s’occuper de choses qui ne correspondent pas à ce que nous sommes. Et la joie et la libération qui accompagnent ce geste font partie des plus beaux moments de la vie. Et c’est à partir de là que l’on peut encore mieux identifier nos passions et nos rêves. Mais ça fait peur, c’est comme lâcher prise sur l’inutile – AYOYE!

Bon, assez de paroles sages! Le modèle qui guide mon livre de vie est, comme un bon marin, de faire le point, chaque jour, avec toutes les coordonnées disponibles, pour m’assurer de bien garder le cap, même au travers des tempêtes. À partir des objectifs fixés ou de la liste mentionnée plus haut – (celle que tu n’as pas encore complétée!!!) – réserve-toi un moment chaque jour pour prendre conscience de ton état d’être – évalue comment bien tu as rencontré tes objectifs d’hier – absorbe les leçons apprises – précise ta vision de vie – définis tes objectifs pour le prochain jour – sois reconnaissant envers les êtres et les événements – établis un objectif de santé. En accomplissant cette démarche chaque jour, tu tiendras toujours le cap et progressera très rapidement vers la réalisation de tes rêves. Et le bonheur va s’en mêler!

Mais ce sont 100 000 mots qui seraient nécessaires pour bien exprimer le fond de cette approche. En attendant, quel est ton rêve le plus profond qui pourrait devenir le centre de ta vie – tout de suite? Tu vas pas allumer la télé!

Dans le silence du désert

Marche et ressourcement dans le silence du désert


Qui n’a pas rêvé de partir dans un désert?

J’ai eu ce privilège de vivre un voyage de ressourcement dans le Sahara marocain avec un groupe de douze personnes, en tant qu’animatrice.

Je souhaite partager quelques moments précieux qui emplissent mon cœur encore aujourd’hui.

La découverte

Lorsque je me retrouve dans l’avion pour Casablanca, je dois me pincer. Et oui, je pars marcher dans le désert pendant plus d’une semaine. Ce rêve est en train de devenir réalité!

Neuf heures plus tard, nous nous retrouvons dans un dépaysement qui ne fait que commencer. La langue arabe sonne délicieusement à mes oreilles. Lors de la récupération des bagages, je vois arriver un homme habillé dans une magnifique gandoura bleue avec un turban sur la tête. C’est notre guide Mohamed, un berbère, qui est venu nous chercher à l’aéroport. Après les salutations d’usage, nous voilà tous dans une grande jeep, en route vers Zagora.

Les paysages défilent, tous plus grandioses que les autres. Les maisons sont en terre séchée couleur ocre. Les dattiers sont gorgés de fruits prêts à être cueillis.

Un premier choc culturel

Lors de notre arrivée à Zagora, dans un hôtel décoré de tapis et de coussins brodés, nous sommes tous invités dans la famille de notre guide pour y déguster un couscous royal.

Avez-vous déjà mangé un couscous sans ustensiles? Je regarde la dextérité de nos hôtes; cela n’a pas l’air si compliqué. Il s’agit de prendre un peu de couscous dans les mains, les rouler dans ses doigts pour en faire une belle boule et ensuite s’organiser pour que cette boulette atteigne votre bouche sans dégât. Nous sommes plusieurs à faire nos expériences. Quant à moi, j’ai plus de couscous sur mes bras que dans ma bouche ce qui ne m’empêche pas d’avoir du plaisir et éclater de rire et de continuer mon apprentissage.

Très subtilement, nos hôtes ont compris que des cuillères sont les bienvenues. Des nouvelles habitudes culturelles ont besoin de temps pour être intégrées.

L’entrée dans le désert un pas à la fois

Le lendemain, nous faisons route vers le désert. Nous rejoignons les dromadaires et les chameliers au pied des montagnes Jbel Bani. Je propose le rituel quotidien avec quelques exercices pour nous ramener à l’intérieur de nous-mêmes, réveiller la flexibilité et demander à chacun de réfléchir à l’intention du jour avec laquelle sera vécue notre première traversée. Je les invite à prendre conscience de leur corps, à entrer en résonnance avec ce paysage grandiose qui nous entoure et à apprivoiser le silence lors de la marche.

Nous franchissons notre premier col et commençons à entrer dans le désert de pierres. Le rythme est lent, mais la montée est difficile pour certains. La devise d’un pas à la fois prend alors tout son sens. La beauté du paysage reste indescriptible. Nous paraissons si petits dans cette immensité. Le désert enseigne sa première leçon d’humilité.

Une expérience solidaire et généreuse

Chaque soir, nous prenons un moment pour partager nos expériences en lien avec notre intention du jour. Le désert offre une belle opportunité de lâcher ce qui nous pèse pour retrouver la simplicité et la légèreté. Chacun en témoigne à sa façon. La démarche est individuelle pourtant la solidarité est présente en permanence.

Lors de nos marches silencieuses, certains vivaient diverses émotions. Je me souviens avoir été très touchée lorsqu’une des participantes est venue donner la main à une autre qui vivait beaucoup de peine et pour laquelle chaque pas était difficile. Il en fut de même lorsque nous devions franchir des dunes; il y avait toujours une ou deux mains charitables qui nous attendaient pour nous hisser vers le haut. Ces élans de solidarité ont contribué à souder le groupe.

La générosité était aussi présente dans l’équipe marocaine. Ces hommes du désert étaient heureux de nous partager leur amour de cet environnement familier. Un jour, arrêtés en haut d’une dune, je regardais au loin s’approcher les chameliers qui chantaient des chants berbères. Je me suis mise à pleurer de gratitude envers ces hommes qui prenaient tant de soin pour nous rendre le voyage agréable. À la grande surprise et satisfaction de nos guides, effectuer une corvée de ramassage de déchets laissés par des humains non scrupuleux a été une belle façon de témoigner à notre tour notre solidarité envers eux.

En conclusion

Lors de nos retrouvailles quelques mois après notre retour, chacun restait encore habité par les prises de conscience révélées par l’expérience du désert. Les apprentissages marquants restaient ces rendez-vous avec la lenteur et le silence et les témoignages de solidarité. Ce voyage aura été une belle opportunité de cheminer au cœur de soi tout en rencontrant l’autre différent de soi. Cela pourrait être ma définition de la spiritualité. Spiritours me donne la chance d’y retourner cet automne et j’ai bien hâte!

Les propriétés thérapeutiques des gemmes

Extrait du livre Thérapie par les gemmes à paraître en 2003

Dans le cours normal de l’existence, la personne « moyenne » est souvent dépourvue face à certains défis de la vie. Une alimentation équilibrée et un mode de vie sain ne suffisent pas toujours à lui assurer la sérénité et le bonheur. La thérapie par les gemmes permet de renforcer et de revitaliser le système nerveux souvent mis à rude épreuve.

La connaissance des qualités astrales des gemmes remonte à plusieurs milliers d’années comme en font foi les Vedas, les saintes écritures de l’Inde. Les références à l’utilisation thérapeutique des gemmes abondent dans plusieurs autres civilisations.

Bien que subtile, l’action des gemmes n’en est pas négligeable pour autant.

La vibration énergétique des gemmes joue un rôle nutritif en fournissant un apport supplémentaire de minéraux au corps physique. Elle a un effet curatif sur les déséquilibres énergétiques, qu’ils soient sur le plan physique, mental, affectif ou spirituel. De plus, elle protège contre les influences négatives extérieures. Les gemmes adéquates aident à rétablir l’équilibre souhaité, que ce soit au niveau conscient, subconscient ou supraconscient.

Les qualités thérapeutiques varient d’une gemme à l’autre, au même titre que leur couleur ou leur composition chimique. Toute gemme ne convient donc pas à tous. Lorsqu’une gemme convient, elle sera pleinement efficace. Par contre, elle pourra produire des effets contraires à ceux désirés si elle est mal choisie. Ceci montre l’importance d’une analyse sérieuse. Cette analyse peut se faire à l’aide de différents outils éprouvés, comme la chirologie védique ou l’astrologie védique.

Parmi les gemmes que la nature met à notre disposition, en voici neuf dont la combinaison a fait ses preuves. Cette combinaison, connue sous le nom de Navaratna, comprend les gemmes suivantes : le rubis, le saphir, l’émeraude, le saphir jaune, le corail, le diamant, la perle, le chrysobéryl œil-de-chat et le grenat hessonite. Le Navaratna, qui est toujours serti dans l’argent, agit comme bouclier de protection, les gemmes qui le composent fournissant une énergie pure et rétablissant l’harmonie.

Le rubis, accroît le développement spirituel en équilibrant l’énergie vitale. Il réalimente les zones du coccyx (le centre de Shakti) et du cœur, éliminant les doutes, les soupçons et les sentiments négatifs. Les vibrations du rubis sont liées à celle du Soleil situé au centre du système solaire.

Le saphir, lié aux vibrations de Saturne, attire l’assistance matérielle et l’âme sœur, car Saturne, force neutre relie les pôles positif et négatif qui sont en nous, ce qui constitue une grande force d’attraction. Il aide à acquérir la gratitude et une saine attitude d’esprit.

L’émeraude, confère la capacité de se dissocier des bénéfices de toute action. Elle favorise l’altruisme et le détachement. Elle apporte la satisfaction du travail accompli et la joie de l’âme dans le service. L’émeraude est liée à Mercure.

Le saphir jaune, élève le niveau de conscience et règle les problèmes de relations créés par la vanité et l’ego. Il rend conscient de l’existence de l’âme. Ses vibrations sont liées à celle de Jupiter.

Le corail, lié aux vibrations de Mars, fournit un puissant soutien. Il aide à transcender la colère, et à trouver le calme et l’équilibre du corps et de l’esprit. Il donne aussi le désir de s’extérioriser pleinement.

Le diamant, confère la réceptivité nécessaire pour atteindre la puissance spirituelle. Il stimule l’amour et l’appréciation de soi, ainsi que le désir de s’unir à quelqu’un. Le diamant est lié à Vénus.

La perle, est associée à la Lune. Elle guérit de différentes façons de l’abus qu’on fait des courants astraux. Elle peut favoriser l’intuition, de même que renforcer et raffiner les émotions.

Le chrysobéryl œil-de-chat, est particulièrement conseillé à ceux qui ont hérité d’un lourd karma et qui ne peuvent s’en détacher. Il recueille et renforce l’énergie, fortifiant l’individu. Ses vibrations sont liées à celles de Ketu, le Nœud Sud de la Lune.

Le grenat hessonite, est lié à Rahu, le Nœud Nord de la Lune. Il aide à développer la confiance en soi, la fiabilité, la coordination, la concentration et l’équilibre. Il éveille la conscience, stimule l’enthousiasme et aide à s’acquitter des tâches du passé plus rapidement. Elle est particulièrement efficace dans le cas d’allergie.

Il existe de nombreuses autres gemmes dont la valeur thérapeutique est éprouvée, telle l’améthyste, le jaspe sanguin ou la tourmaline.

Pour être pleinement efficaces, toutes les gemmes employées à des fins thérapeutiques doivent être serties dans le métal qui leur convient, et être en contact direct et constant avec la peau. Elles doivent également être pures et dénuées d’imperfections.

Seule une analyse objective et minutieuse permet une sélection et une combinaison bénéfique des gemmes. Leur vibration pourra alors éclairer la route d’un individu, dissolvant au passage les blocages énergétiques et renforçant les qualités recherchées.

Écrit en collaboration avec Colette Hemlin.

Qu’est-ce que l’antenne de Lecher?

L’antenne de Lecher est un instrument scientifique allemand de haute précision qui permet de faire la lecture des énergies. Le principe fut découvert par M. Ernst Lecher, physicien autrichien ayant travaillé en Allemagne. Il date du début du siècle et l’antenne s’utilise depuis plus de vingt ans en Europe (Allemagne et France). Déjà, plusieurs découvertes sont à son actif et de multiples problèmes ont été résolus avec l’aide de cette antenne. Cet appareil est un outil qui permet à un individu de faire des lectures précises et efficaces dans des domaines qui relèvent des énergies physiques et subtiles. De même, il permet l’émission d’ondes pour harmoniser lesdites énergies ou pour trouver des harmonisants, évaluer leur compatibilité et définir comment, quand et quelle quantité prendre pour une solution durable.

Est-ce que ton corps « énergétique » est bien centré avec ton corps « physique »?

Quand ton corps énergétique est à l’extérieur de ton corps physique, ça peut causer certains maux physiques, psychologiques ou autres… : nervosité, fatigue, manque d’énergie, difficulté à passer à l’action, épuisement même après une bonne nuit de sommeil, perte de joie de vivre, submergé par ses émotions, sentiment d’impuissance face à une situation…

Quand tu es bien centré et bien connecté avec le cosmo-tellurique, tu deviens en pleine possession de tes moyens, tu profites de ton sommeil, tu es à l’écoute, tu rayonnes de joie de vivre, tu passes à l’action et concrétises ce que tu veux… vraiment, tu te sens bien dans ta peau. Tu attires, dans tous les domaines de ta vie : amour, prospérité, santé, joie, énergie, argent, bonheur, etc. et tu crées ta chance et ta vie.

Le corps humain est vibration.

Selon André Simeneton, auteur de « Radiation des aliments, ondes humaines et santé », le corps humain vibre à environ 6 500 angströms, alors qu’un organisme ayant la grippe vibre à 4 475 angströms et le rhumatisme à 3 250 angströms. Un aliment qui vibre à plus de 6 500 angströms permet au corps de se régénérer alors que s’il est au-dessous, il favorise la dégénération du corps humain.

  • L’angström est une unité de mesure reconnue internationalement pour évaluer les énergies. L’angström est une mesure de longueurs d’onde et de dimension atomique égale à 1/10 000 de millimètre. Par exemple, la lumière visible vibre entre 4 000 (ultraviolet) et 6 500 (infrarouge) angströms. Les charcuteries oscillent à environ 3 000 et les grains biologiques germés atteignent 9 000 angströms.

Cette antenne a été utilisée par les Européens pour faire des lectures seulement pendant une quinzaine d’années. Au Québec, j’ai eu l’occasion de vivre une expérience qui a changé ma vie et qui a permis à la science d’évoluer sur le plan des énergies.

Vacances à Nassau

Lorsque j’ai connu l’antenne dans un salon de santé, je me devais de connaître cet instrument scientifique puisque Pierre m’avait confirmé que je pourrais lire les énergies des réseaux telluriques : Hartmann et Curry. Après avoir suivi le cours, j’avais planifié des vacances au Ashram de yoga shivannanda sur Paradise Island de Nassau, c’était à la fin de février.

En arrivant sur les lieux, par un vol de nuit, Ottawa-Nassau, j’ai été accueilli par une amie qui suivant un cours d’instructeur international de yoga depuis deux semaines. Sachant que je devais suivre le cours d’antenne, elle me demande : « As-tu apporté ton antenne? ». Je lui ai répondu par l’affirmative parce que je voulais lire les énergies telluriques du Sud. Elle a répliqué en disant : « Il y a une fille avec qui je suis le cours de yoga, qui est tombée à la renverse dans le bateau du Ashram. Elle ne s’est rien brisé, mais elle a beaucoup de difficultés à marcher. Peux-tu faire quelque chose avec ton antenne? ». Comme j’avais suivi ce cours dans le but de faire de la géobiologie, je ne m’étais pas trop préoccupé des particularités concernant les lectures sur les humains. Je lui ai répondu que je ne le savais pas, mais que je voulais bien essayer le lendemain. Nous avons donc pris rendez-vous pour l’heure du repas, vers 10 heures le lendemain, après la méditation de 6 h à 8 h et la pratique de yoga de 8 h à 10 h.

Fidèle au rendez-vous, sous un soleil des tropiques, j’observe les étudiants qui, tout joyeux, s’approchent pour le repas. J’aperçois une petite dame qui, à l’aide de deux cannes, se déplace dans ma direction avec beaucoup de peine. Arrivée près de moi, elle me regarde dans les yeux en me disant : « Peux-tu faire quelque chose pour moi? ». À cette époque, j’étais un sauveteur, je voulais sauver tout le monde (sûrement dans le but de me sauver moi-même, mais je ne le savais pas encore…). Ne voulant pas perdre la face, ni refuser à une femme l’aide qu’elle me demande, je dis que c’est la seule fois dans ma vie que l’orgueil a servi. Je ne pouvais pas dire « NON », je ne savais pas le dire… J’ai donc demandé à la petite dame de se placer un peu à l’écart et je lui ai dit que j’essayerais de faire quelque chose.

Ayant déposé ses cannes, elle attend devant moi que je fasse ce quelque chose. Personnellement, je panique (à l’intérieur, mais me gardant bien de le laisser savoir…), je ne sais pas quoi faire, j’ai appris à replacer l’énergie avec des huiles essentielles, des phytofluides ou avec d’autres produits naturels et je n’ai rien de tout cela. Tout à coup, je sens dans mon intérieur quelque chose qui se passe et c’est comme si j’entendais une voix qui me dit d’utiliser tel taux vibratoire et de faire tel geste. Surpris, je m’exécute sans tarder, c’est ma seule porte de sortie. Je fais des lectures d’énergie, et la voix m’indique comment les manipuler et les corriger. Je continue ce petit manège pendant environ 5 minutes et tout d’un coup, ça s’arrête. J’avais pris le temps de constater la blessure qui formait une bosse de la grosseur d’un pamplemousse, mais violette, dans le dos de ma cliente…

Je lui dis que j’avais fait le tour de ce que je savais. Elle me demande : « qu’est-ce que je vais faire? ». Spontanément, je lui réponds : « marche ». Elle me demande ses cannes, et je lui suggère d’essayer sans canne. Timidement, elle avance la jambe droite et ensuite la jambe gauche et se tourne vers moi et me dit que ça semblait lui avoir fait du bien. Elle revient, se penche, prend ses cannes, les pend sur son bras et s’en va vers le réfectoire. Elle me redemande : « que me suggères-tu de faire? ». Je lui ai répondu d’aller se reposer et que nous reprendrions l’expérience le lendemain matin à la même heure.

J’ai eu un « black-out… », je ne me souviens pas de ce qui s’est passé dans les minutes qui ont suivi… et je l’ai perdue de vue. J’ai pris mon repas et comme j’étais « workoolique », j’avais accepté de prendre ces vacances parce que je devais aider à faire les plans de la cuisine commerciale, la boutique, les bureaux et une cabine téléphonique qui s’intégrerait bien dans l’environnement. J’ai donc été chercher les données et me suis mis au travail.

Le lendemain matin, mon antenne en poche, j’attends de voir arriver ma petite dame avec ses cannes…; les minutes s’écoulent, tous les jeunes, de partout dans le monde, s’affairent à leur repas du matin. Le temps me semble interminable…, je commence à broyer du noir : « qu’est-ce qu’il lui est arrivé? Est-ce que ces énergies sont malsaines, est-elle malade? Ou encore pire, serait-elle paralysée dans son lit? ». Ça devient de plus en plus noir… jusqu’à ce que j’arrive à penser qu’elle est peut-être… MORTE!

Subitement, je suis sorti de ma noirceur par une étreinte… « Merci, merci, je suis tellement contente, je vais très bien, même mieux que depuis longtemps ». « Qui es-tu? » lui dis-je, stupéfait… « C’est moi, c’est moi, Caroline, c’est moi que tu as traitée hier matin avec ton antenne, tu vois, je peux bouger, me déhancher, j’ai passé mon examen de yoga et j’ai réussi à faire le scorpion que je n’avais jamais réussi à faire auparavant, qu’est-ce que tu m’as fait??? » « Je ne sais pas » lui dis-je, encore sous le choc de la voir.

Elle, qui la veille ressemblait à une vieille dame, et là devant mes yeux, une séduisante jeune femme rousse, pleine d’entrain et de gratitude. Ouf! Je me ressaisis et lui demande de me montrer la bosse qu’elle a dans le dos. « Plus rien, plus rien, je n’ai plus rien, je n’ai plus aucun mal » En levant son T-shirt, je remarque qu’il n’y a que quelques petites couleurs jaunâtres, juste pour me dire que je n’avais pas rêvé. J’en avais la chair de poule dans le dos à mon tour, et je me demandais bien qu’est-ce que c’est que cette antenne « magique ».

Je ne connaissais l’énergie que dans des livres, c’était la première fois que j’entrais en contact avec cette dimension. C’était également la première fois que j’écoutais mon intuition ou plutôt que je la découvrais sans l’intervention du mental… quel cadeau! Oui, depuis 1984, après avoir suivi des thérapies et ateliers, le thérapeute disait toujours : « descendez à l’intérieur, sortez de votre tête ». C’est beau à dire, mais comment on fait? Pour satisfaire, mon mental (toujours au niveau de la survie…), m’avait créé une intuition/mentale qui me comblait. De temps en temps, je me posais la question à savoir si c’était l’intuition ou le mental. J’arrivais même à trouver la différence… quelle farce! Aujourd’hui, je sais que je m’en passais des petites vites, mais c’était ce que j’avais comme outil à ce moment.

Suite à cette expérience, j’ai pris conscience que c’est plus important de travailler, d’abord sur le premier corps (physique) que sur le troisième (la maison). J’ai commencé à vivre toutes sortes d’expériences qui m’ont permis de découvrir des nouvelles manières d’utiliser l’antenne. J’ai développé ainsi mes perceptions extrasensorielles et un protocole qui donnaient de plus en plus de résultats efficaces et durables.

Ce n’est là qu’une petite expérience, comparé à ce que j’ai vécu depuis. Mon travail consiste, maintenant, à harmoniser les personnes et les lieux, et à donner de la formation pour celles et ceux qui ont le goût de vivre ce genre d’expérience.

Le plus grand moteur de la spiritualité : la gratitude

Nous avons l’habitude de remercier les gens qui nous rendent service. C’est la moindre des choses. Mais il serait peut-être plus important de dire merci à ceux que nous aidons. Paradoxal, n’est-ce pas? Laissez-moi vous expliquer. Au cours d’une tournée de conférences en France, j’ai rencontré, à Aix-en-Provence, un ami du nom de Georges que je n’avais pas vu depuis des années. J’avais appris par une tierce personne qu’il venait de sortir d’une grave maladie. Aussi lui ai-je offert, sans trop savoir pourquoi, de lui faire un traitement énergétique. Aussitôt que je posai mes pouces sur son dos, Georges sentit une forte énergie sortir de mes pouces et investir chaque cellule de son corps. Comme il était déjà très réceptif à cette énergie que je laissais couler naturellement de mon âme à la sienne, il en retira naturellement tous les bienfaits en quelques minutes. Lorsque j’eus terminé, je m’attendais à recevoir un gros merci de sa part. Mais ce ne fut pas le cas. Il me regarda avec ses yeux d’ange et me dit : « Ce fut merveilleux André, et je me demande qui doit dire merci à l’autre. » Je suis resté bouche bée, me demandant quelle mouche l’avait piqué et je fis semblant d’en rire. Puis le temps a passé, et j’ai oublié l’incident. À mon retour au Québec, alors que pour une énième fois je remettais en question ma participation à ces tournées éreintantes de conférences et de stages, je reçus de mon ami Georges un courriel qui allait m’aider à y voir plus clair. Comme par hasard, j’avais passé une partie de la nuit à m’interroger : « Est-ce que je devrais arrêter de donner des conférences? Pourquoi m’entêter à vouloir expliquer des vérités toutes simples à des gens qui les reçoivent uniquement avec leur mental et qui ne semblent pas comprendre mon langage? Pourquoi ne pas me contenter de ne rien faire, d’être tout simplement, au lieu de parcourir le monde en parlant de sagesse? N’est-ce pas dans l’inaction que je pourrais évoluer le mieux? Et pourquoi ai-je tendance à m’enliser dans l’inaction aussitôt que je m’arrête pour souffler un peu? » C’était le genre d’interrogations qui me hantaient à ce moment-là…

Voici donc le message intégral que m’envoya mon Esprit par l’intermédiaire de mon bon ami Georges ce matin-là où j’étais prêt à tout lâcher : « Depuis l’époque des chevaliers du Moyen Âge jusqu’à celle des Templiers, une vieille légende retrace l’histoire du saint Graal. Ce calice aurait contenu le sang du Christ lors de la Dernière Cène. Les Frères de la lumière auraient conservé ce réceptacle afin d’abreuver les hommes qui recherchaient justement cette lumière (la fameuse quête du Graal). Le saint Graal n’a de raison d’exister que s’il remplit sa fonction : se remplir à ras bord et se vider ensuite, pour se remplir de nouveau et se vider à nouveau, et cela, ad vitam aeternam. Il en est de même pour l’homme : ce vase doit se remplir d’énergie pour qu’il puisse vivre, s’en abreuver à satiété et donner aux autres ce qu’il a reçu. Après avoir fait le vide en lui, l’homme a besoin de se remplir de nouveau et de redonner cette énergie. Et ainsi de suite…

Tout ce qui existe dans l’univers est sans cesse dans l’action, comme le ressac des vagues sur la grève. C’est un processus qui se renouvelle à chaque instant. Dès que l’homme a pris la décision de donner, il ne cesse de se renouveler. Jusqu’à ce qu’il devienne un instrument du Grand Architecte de l’univers, un nouveau Frère de la lumière. La maladie ou tout autre aspect négatif n’existe plus en lui, car il renaît à chaque instant de sa vie. Le mouvement ainsi créé chez l’humain élimine les impuretés et régénère automatiquement son corps. Les gens qui demeurent statiques, les indolents ne se fragilisent que dans l’inaction : ils meurent à petit feu. » Ce message arrivait à temps. Il me fit comprendre, entre autres choses, que le fait de cesser mes activités me mènerait à l’inaction, donc à ma perte. Mon rôle était d’abreuver ceux qui avaient soif et de me laisser ensuite remplir par le Grand Architecte, comme mon ami Georges se plaisait à appeler le Créateur.

Mais la leçon n’était pas terminée et je reçus le lendemain un second message qui venait compléter le premier : « Cher André, je n’ai été ou, plus humblement, il m’a été donné de n’être que l’étincelle qui a permis que te soit révélé ce qui était en toi mais dont tu n’avais pas conscience. Dans l’univers, les soleils s’éclairent entre eux, et dans l’infiniment petit, nous agissons exactement comme eux. Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. On pourrait longuement parler du saint Graal, mais tenons-nous en à l’essentiel : la quête que chacun entreprend un jour et à laquelle personne ne peut échapper, et qui consiste à s’élever vers la lumière comme l’arbre qui s’élance vers le ciel en se tournant vers le soleil. Le Dieu de notre cœur n’est-il pas justement un soleil? Je crois que le chevalier qui sommeille en nous se limiterait à ce seul et unique combat durant toute son existence. C’est probablement lui qui nous fait prendre conscience que tout, dans l’univers, obéit à cette loi : s’élancer et s’élever pour s’approcher le plus possible du soleil ou de la lumière. Il suffit d’observer les galaxies, les astéroïdes et les comètes pour comprendre quel sera notre chemin. Ne suivons-nous pas tous la même trajectoire à travers les étoiles? Seul le choix des mots fait la différence. »

Même pour le mot merci, il y a une prise de conscience à faire, car on y retrouve la notion de vide et de plein. Celui qui a reçu de l’énergie ­ j’utilise ce terme de façon générale, mais ce peut être un cadeau, un mot tendre, un sourire, un regard compatissant ­ dit merci parce qu’il avait un vide. Son manque a fait qu’il a pu recevoir. Il s’est rempli et, à cause de ce surplus d’énergie, il a eu envie de donner à son tour. Il a donné, puis s’est de nouveau vidé, créant un manque de ce qui allait de nouveau le remplir, comme la sève de l’arbre à la fin de l’automne et au début du printemps. Dès qu’il y a un peu de lumière et de chaleur, la sève remonte dans les veines de l’arbre et prépare la venue des fleurs et des fruits, qui donneront à leur tour des graines. C’est ainsi que la vie s’exprime et que l’univers nous parle : de l’inspire à l’expire, du flux au reflux. Tous des opposés, qui ne peuvent exister l’un sans l’autre, comme le bien et le mal d’ailleurs.

Il n’y a aucune vanité dans la question : « Qui doit dire merci? ». Car nous devrions tous nous remercier mutuellement. Il y a tant de choses à donner, tant de choses à recevoir. Selon moi, il faut dire merci à celui qui nous a permis de donner, car c’est grâce à lui qu’on existe en cet instant même, qu’on sert à quelque chose, qu’on accueille son acceptation et sa confiance. On s’est peut-être vidé de notre énergie pendant une fraction de seconde, mais c’est grâce à cela qu’on va se remplir à nouveau. Cette nouvelle énergie est comme l’eau fraîche que l’on va chercher au petit ruisseau qui descend de la montagne, et que l’on boit au petit matin. Après avoir lu ce message, croyez-vous encore que j’aie eu le goût de m’arrêter? Je me suis aussitôt remis à l’action.

Un nouveau monde

Bien que je n’adhère pas à aucune technique spécifique, je médite occasionnellement lorsque le besoin se faire ressentir. Un des mes endroits privilégiés pour méditer se situe à notre chalet. J’aime bien m’asseoir sur le quai en face du lac et contempler la beauté de la nature. Lors de cette période méditative, je me sens particulièrement sereine et calme. Plus souvent qu’autrement, je me centre simplement sur ma respiration et je fais de mon mieux pour laisser aller toutes les pensées apparaissant à ma conscience… et mon Dieu qu’il y en a!

Le mois dernier, je me prépare, je m’habille, je descends les marches pour me rendre sur le quai et je m’assois pour méditer. Notre fameuse chienne Kina, s’amusait pendant ce temps, à courir, à sentir et à se rouler dans un mélange douteux de neige et de boue, à s’éclater quoi. Pendant ces moments de liberté totale pour Kina, je n’existe plus; les stimulations sont beaucoup trop attrayantes malgré mes appels et mes sifflements pour la ramener vers moi. Je la laisse donc explorer avec enthousiasme son territoire en toute liberté. Je ferme les yeux et je m’applique à être tout simplement présente, le fameux « ici et maintenant ». Parfois, pendant la méditation, il se produit un moment merveilleux dans lequel mon cœur déborde de gratitude, de paix et d’amour. À ce moment, je ressens une impression que le monde est parfait tel qu’il est. Malheureusement, dans mon cas, cet état de perfection ne demeure pas très longtemps…

Cet état de béatitude est apparu, le mois dernier, lorsque je méditais au chalet. Kina, qui s’amusait à vagabonder et à sentir un peu partout, s’amène alors et s’assoit calmement à mes côtés. J’en prends conscience à ce moment, car elle me signale qu’elle est là en me léchant le visage… beurk… ce que je n’apprécie pas du tout! Je la regarde et je constate qu’elle est totalement paisible. Toute stimulation qui auparavant l’excitait et la rendait fébrile, semble maintenant la laisser complètement indifférente. Elle semble en paix, connectée elle aussi à l’univers. Ma question est la suivante : comment ce chien fait-il pour connaître (ou peut-être ressentir) le moment particulier de la méditation où je sens une paix infinie et un amour si grand pour tout ce qui vit? Est-ce un hasard? Peut-être…

Ceci me rappelle que lors du Tsunami en 2004 en Thaïlande, il a été mentionné qu’aucun corps animal ne fut retrouvé parmi les décombres. Les animaux ont-ils donc une connexion spéciale avec l’univers? Ont-ils reçu ou développé un sens que nous les humains n’avons pas ou n’écoutons plus? Est-ce simplement qu’ils suivent sans questionnement ce que leur cœur leur dicte et qu’ils agissent selon cet instinct? N’ayant pas d’ego ou de mental, les animaux ne raisonnent pas ce qu’ils doivent faire ou qui ils doivent être. Ils sont authentiques et agissent, c’est tout. Chez eux, la culpabilité, la dévalorisation, le jugement d’avoir agi incorrectement n’existe pas. Chez les humains, par contre, c’est une autre paire de manches. Peut-être est-il temps de laisser aller la voix du jugement, de la dévalorisation et de la culpabilité, pour simplement écouter plus attentivement ce que nous murmure la voix du cœur pour ainsi être, ressentir et agir consciemment par la suite. À quoi ressemblerait la terre si tous les humains prenaient le temps d’écouter en toute conscience? C’est peut-être cela finalement la fin du monde en décembre 2012. On verra émerger un nouveau monde peuplé d’êtres humains paisibles et heureux, ayant écouté et trouvé le sens de leur vie au lieu de vivre de plus en plus rapidement, en cherchant un sens à leur vie.

Le cadeau de ma mère

Le travail que l’on fait sur soi, pour essayer de comprendre ce que l’on vit et guérir nos blessures intérieures, finit toujours par porter ses fruits. J’en reçus la preuve au moment du décès de ma mère. Au cours des deux derniers mois de sa vie, j’ai vécu auprès d’elle des moments d’une infinie douceur qui effacèrent les quarante années de conflits que nous avions vécues.

Très jeune, je voyais ma mère comme une personne austère et contrôlante, qui exigeait que je lui obéisse et qui ne m’écoutait jamais. Je ne me souviens pas qu’elle m’ait serré dans ses bras ou qu’elle m’ait dit qu’elle m’aimait. Ce manque de communication me poussa à être incapable de lui parler de mes sentiments réels, j’étais en conflit permanent avec elle.

À vingt-sept ans, mon corps se rebella à son tour, face à toutes ces émotions refoulées. J’entrepris alors une recherche personnelle pour comprendre l’origine de cette maladie.

Pendant des années, mon cheminement évolutif se poursuivit à l’intérieur de plusieurs formations et consultations, dont la psychothérapie et la métamédecine. Je découvrais des pistes intéressantes pouvant expliquer mon conflit face à ma mère, pistes qui remontaient à l’événement le plus traumatisant de ma vie : ma naissance. Mais lorsque je questionnais maman, je n’obtenais jamais de réponses corroborant mes découvertes.

Ma mère me consultait de temps à autre, en tant que chiropraticien. Comme elle ne se sentait pas bien depuis plusieurs mois, mon père me demanda de la voir à mon bureau. En posant mes mains sur elle, je perçus que son corps était très mal en point et lui conseillai de se rendre de toute urgence à l’hôpital pour des examens.

On lui fit une chirurgie abdominale exploratrice le jour même pour découvrir qu’il était trop tard pour intervenir. Le cancer avait rongé ses intestins et s’était propagé aux autres organes. Elle refusa la chimiothérapie et choisit de mourir à la maison, entourée des siens.

Nous étions en état de choc, mon père, mon frère, mes sœurs. Voyant à quel point la famille était ébranlée, je proposai de nous réunir et de partager nos sentiments, afin de nous épauler mutuellement à travers cette épreuve. Tout en nous relayant au chevet de maman, nous avons donc pris le temps de nous asseoir régulièrement ensemble pour échanger sur ce que nous vivions individuellement.

Petit à petit, en parlant ouvertement de la mort, nous sommes arrivés à l’apprivoiser, à libérer nos émotions douloureuses et à diminuer notre sentiment de perte. Ces échanges contribuèrent aussi à resserrer les liens entre nous, à créer un véritable clan familial.

Pour ma part, ces deux mois passés au chevet de maman m’ont permis d’amorcer, pour la première fois de ma vie, un dialogue très intime avec elle. Elle me révéla enfin la vérité au sujet de ma naissance. Elle me raconta que je m’étais présenté plus vite que prévu et que le médecin n’était pas encore à l’hôpital. Voyant cela, les infirmières paniquèrent et lui refermèrent les jambes en lui demandant de me retenir jusqu’à ce que le médecin soit sur place. Maman m’a donc retenu la tête coincée dans son vagin pendant une vingtaine de minutes, avant de sombrer dans l’inconscience à l’arrivée du médecin.

Mon cerveau de nouveau-né a interprété ces événements à sa façon : maman me retient parce qu’elle a honte de moi. J’ai donc eu une peur viscérale. Maman me confirma ce jour-là que je ne m’étais pas trompé. Cela me rassura en me prouvant que j’avais suivi le bon chemin et que toutes ces années de recherche intérieure et de thérapies diverses n’avaient pas été inutiles.

La veille de sa mort, j’étais au chevet de maman. Elle reposait sur le côté, me tournant le dos, tandis que j’étais assis près de son lit. Le moment me semblait propice pour lui ouvrir mon cœur, et boucler la boucle avec elle avant qu’il soit trop tard. Je lui dressai le bilan de notre vie passée ensemble, prenant le temps de lui expliquer tout ce qu’elle m’avait offert. Je lui mentionnai les parties d’elle que j’avais aimées et celles que j’avais détestées sur le moment, mais que je percevais différemment aujourd’hui.

Par exemple, en jouant le rôle d’une mère contrôlante, elle m’avait incité à devenir autonome. Son manque de tendresse à mon égard m’avait forcé à aller vers les autres. Son attitude rigide et ses non-dits m’avaient stimulé à développer la communication avec les gens, et ainsi de suite. Je lui étais infiniment reconnaissant, car je réalisais que sans elle, je ne serais pas devenu l’homme que je suis aujourd’hui.

Je lui partageais mes sentiments, sans aucune attente, mais elle m’offrit en retour un cadeau inestimable. Dans un ultime effort, elle tourna la tête vers moi et prononça pour la première fois, ces mots merveilleux que je croyais ne jamais entendre de sa bouche : « Yves, je t’aime! ». Pleurant de gratitude, je la pris alors dans mes bras et la remerciai sincèrement.

Je la bordai tendrement ce soir-là et le lendemain matin, je sus en la voyant, qu’elle ne passerait pas la journée. J’en avisai mon père. Constatant qu’elle respirait difficilement, je la pris dans mes bras et lui soufflai doucement à l’oreille : « Maman, il est temps de partir. ». Elle cessa de respirer à l’instant même. Tout était désormais accompli entre elle et moi. Malgré mon chagrin, je me sentais paisible intérieurement. Je ressentais une immense gratitude face à ma mère qui m’avait offert le privilège de mourir dans mes bras. Je la gardai tout contre moi un moment, la remerciant encore une fois pour tout ce qu’elle m’avait apporté dans cette vie, puis je cédai la place à mon père afin qu’il puisse lui faire ses adieux à son tour.

Les derniers instants de ma mère ainsi que son décès furent la partie la plus apaisante de ma relation avec elle. Quarante années d’incompréhension fit place à une ouverture du cœur incroyable. Cela a permis de rééquilibrer le mouvement naturel mère-enfant, faussé dès le départ par une perception basé sur la survie. Cette expérience fut très enrichissante dans ma vie. Je suis conscient que ce moment de grâce, vécu avec ma mère dans les derniers instants de sa vie, n’est pas le fruit du hasard, mais la conséquence directe du travail intérieur que j’ai effectué pendant des années.

Avec plaisir!

Avec plaisir, par pur plaisir, pour le plaisir, sur le plaisir, dans le plaisir… Une petite réflexion à propos du plaisir.

La saveur des framboises encore chaudes de soleil; l’odeur délicieuse des fraises des bois qui s’écrasent sous mes petits pieds nus; la sensation voluptueuse des coulées de jus de nectarine sur mes lèvres de gourmande; le parfum enivrant des seringas dans la douceur des nuits de juin; la caresse délicate du vent chaud de l’été; la splendeur des magnolias; la beauté des cieux étoilés, des aurores boréales; l’inoubliable expérience de mon corps immergé dans les eaux limpides d’un lac du nord, d’une mer du sud, d’une froide rivière ou d’un bon bain chaud; l’émouvante grandeur de la musique de Gustave Mahler; le réconfort irremplaçable des bras de l’aimé, la merveille de son toucher, la profondeur de nos jouissances; le rire et la tendresse contagieuse de mon cercle de femmes; le jeu insouciant des enfants; par où commencer pour parler de plaisir

Qu’est-ce que le plaisir?

« Le plaisir est parfait. C’est pourquoi le plaisir perfectionne, embellit, réconforte, gratifie. » – André Moreau

Bien sûr, nous savons ce qu’est le plaisir! Expérience bienheureuse, sensation voluptueuse… Mais si on allait un peu plus loin, histoire de comprendre l’importance du plaisir dans notre réalité d’humain moderne.

Le plaisir est, en fait, une réaction organique, c’est-à-dire une réponse physiologique nous indiquant un état de satisfaction de l’organisme. Selon Antonio R. Damasio, neurologue et chercheur américain, les états de plaisir et de joie « …signifient que la coordination physiologique est optimale et que le cours des opérations glisse. Non seulement ils favorisent la survie, mais aussi la survie dans le bien-être. » Il prétend aussi que ces états de plaisir et de joie nous prédisposent à une plus grande aisance à agir. Le plaisir serait donc non seulement agréable, mais il constituerait une voie royale vers la réalisation de soi. Génial non? La réaction de plaisir, peu importe son déclencheur, demeure une expérience profondément physique et est liée à la production d’opiacées endogènes ou endomorphines. Ce sont ces substances biochimiques qui produisent en nous la sensation de bien-être qui définit l’état de plaisir. Mais, ce qui est vraiment merveilleux, c’est que comme le dit le Dr Gérard Leleu dans son Traité du désir, ces endomorphines « … non contentes de nous offrir l’état de jouissance, nous réservent d’autres bienfaits : elles apaisent l’anxiété, stimulent la bonne humeur, atténuent les effets du stress, calment la douleur et stimulent les facultés intellectuelles ». En plus, il semblerait que ces merveilleuses petites drogues autoproduites favoriseraient la régénération organique et la réparation des tissus. Un bain de jouvence!

Le pouvoir intégrateur du plaisir

Le plaisir est donc un mouvement fondamental de la vie, un instinct, un fantastique mécanisme que la vie elle-même a posé au cœur de nous pour assurer sa propre survie. Malheureusement, des millénaires de civilisation, de judéo-christianisme et de culture dualiste nous invitant à dissocier corps et esprit, ont eu raison de cet instinct de plaisir. Plaisir démonisé ou banalisé, plusieurs d’entre nous en avons perdu soit le respect, soit le chemin.

Recréer ce chemin, retrouver cet accès et ce respect me semble une priorité absolue pour chacun d’entre nous. En fait, retrouver ce droit fondamental au plaisir, c’est récupérer notre discernement, notre capacité à choisir ce qui est bon pour nous. C’est ce qui nous permet de construire notre vie à l’image de nos rêves et de nos désirs. C’est ce qui nous permet de sortir des impératifs sociaux, des modèles imposés ou appris pour enfin suivre les enseignements de la vie elle-même. Retrouver cette pleine permission au plaisir, c’est récupérer un droit de naissance, celui de la liberté.

Le plaisir nous permet d’appréhender la réalité par le biais de l’expérience personnelle. Le plaisir dont je parle ici n’est pas d’ordre intellectuel, ce n’est pas un concept ni une idée, mais une expérience vécue dans l’instant, profonde et unique à chacun. Bien sûr, dans une société où la raison a préséance et la réalité corporelle, le ressenti n’a plus ou peu de valeur, la notion de plaisir s’est pervertie et nous sommes passés du plaisir d’être au plaisir d’avoir ou de savoir…

Et Dieu vit que cela était bon…

Retrouver cette sagesse, celle du dieu créateur de la genèse qui constate la perfection du monde qu’il crée à partir du plaisir qu’il éprouve : l’invitation est lancée! Une invitation à revenir profondément habiter nos corps de chair, de sang et de mystère, à cultiver notre habilité à éprouver du plaisir, à rechercher le plaisir, à le débusquer dans les moindres gestes et événements de notre vie quotidienne. Trouver l’extra dans l’ordinaire et créer l’enchantement à chaque instant! La clef se trouve dans l’instant, dans le plaisir d’être plutôt que dans celui d’avoir. Et ce plaisir d’être vient nous guérir de bien des misères. Il nous permet de nous percevoir de l’intérieur.

De l’expérience du plaisir, de la réhabilitation de ce que j’aime nommer le corps de plaisir, naît l’émouvante sensation de gratitude d’être soi-même. Lorsque je jouis vraiment, je n’ai plus envie d’être quelqu’un d’autre.

La récupération de ce corps de plaisir nourrit l’amour du propre corps. Un corps de jouissance est un corps pour lequel nous éprouverons facilement de la reconnaissance et cette reconnaissance facilite grandement la reconstruction de l’image positive du corps. Et ce corps aimé nous procure plus de plaisir!

En fait, le plaisir nous amène à sortir de la tyrannie de l’image imposée, qu’elle soit culturelle ou sociale, de l’esthétique plastique pour entrer dans la perception de la beauté qui naît de l’expérience, l’esthétique anthropologique.

Retrouver notre sensibilité face à l’existence, nous abreuver de chaque source de plaisir, profiter de la douceur des draps sur notre peau, de l’onctuosité d’une crème de corps, de la chaleur du soleil, de la saveur des aliments, de la tendresse d’un regard, être touché, caressé tous les jours… faire comme le dieu de la genèse et constater que cela est bon… Beau projet de printemps!

Au plaisir!

Bibliographie :

Spinoza avait raison, Antonio R. Damasio, éd. Odile Jacob

Le traité du désir, Gérard Leleu, éd. J’ai lu

Orgasme et être, André Moreau, éd. André Moreau

Passer en 5e! (Shifting into 5th!)

Les humains sont des êtres de Lumière et nous partageons les mêmes composantes propres à la lumière : les particules et les ondes. C’est dans cette vérité que repose le grand défi de connaissance et d’éducation. Nous devons honorer notre existence individuelle avec son caractère unique et son potentiel miraculeux tout en honorant une réalité plus large : notre communauté, l’humanité, la terre et même plus loin…

Nos vies individuelles sont une danse composée de deux champs d’évolution qui s’entrelacent.

Premièrement, il y a en nous la somme de toutes les vies, de tous les corps et de tous les systèmes de croyances de nos ancêtres, de tous ceux qui nous ont précédés. Nous sommes le point culminant de cet arbre généalogique qui vit dans notre ADN. Nos prédécesseurs avaient comme croyances que la vie est un combat et que notre corps physique est limité. Ils croyaient en la dualité (bon-mauvais, esprit-corps, féminin-masculin, matière-spirituel, Eux-Nous). Ceci est notre héritage…

L’autre champ d’évolution est celui de l’âme individuelle qui choisit de s’incarner dans une lignée particulière dans le but d’aider cette dernière à se libérer des réalités basées sur la séparation et la lutte.

Pendant ce temps, l’humanité en tant qu’entité, a elle aussi travaillé à travers cette évolution.

D’abord, comme « Homo Érectus » qui se tient debout et qui s’éloigne du reste de notre famille terrestre et ensuite comme « Homo Sapiens » qui expérimente le monde à travers son intellect et la dualité. Le travail vers lequel nous allons est celui de « l’Homo Noëticus » à mesure que nous sommes capables d’expérimenter l’unicité et la non-dualité.

Les humains sont des êtres de Lumière et nous partageons les mêmes composantes propres à la lumière : les particules et les ondes. C’est dans cette vérité que repose le grand défi de connaissance et d’éducation. Nous devons honorer notre existence individuelle avec son caractère unique et son potentiel miraculeux tout en honorant une réalité plus large : notre communauté, l’humanité, la terre et même plus loin…

Le miracle et la bénédiction de notre interdépendance résident dans le fait qu’à chaque fois que nous prenons soin d’un individu, nous élevons l’humanité toute entière.

Nous devons accepter et comprendre la dualité avant de pouvoir la laisser aller avec amour. Le commandement de la bible « ton père et ta mère tu honoreras » nous pousse, dans les faits, à connaître et à comprendre les histoires de nos parents biologiques (et par conséquent, de nos ancêtres) et à accepter que nous avons été programmés avec les modèles (patterns) provenant de nos parents. Le seul fait d’observer comment se manifestent en nous les modèles de nos parents crée une distance entre nous et leurs réalités/dualités. Cette observation laisse de la place pour que naisse en nous la compassion envers nos parents au lieu d’une rébellion, d’un déni ou d’une résignation.

Elle nous offre la possibilité de véritablement sortir du nid parental. C’est alors que nous pouvons commencer cette aventure vers la découverte de qui nous sommes vraiment! Nous n’avons plus besoin d’accepter le scénario de la dualité qui consiste à choisir entre ceci ou cela. Nous pouvons créer nos propres recettes pour manifester nos propres réalités. Alors que nous nous glissons hors de la dualité, nous transportons avec nous tous nos ancêtres et la Terre entière puisque nos corps sont fabriqués à partir d’elle. Nous sommes la Terre en évolution à travers nos corps et nos vies!

La réalité de l’unicité est faite d’Amour, de Gratitude et de Compassion.

Tandis que la programmation de nos ancêtres se résorbe, nous n’avons plus besoin de ces identités basées sur la peur et la non-acceptation de l’Autre. Les relations basées sur des paradigmes de contrôle et de dominance vs le rôle de victime se transforment en de nouvelles possibilités infinies de donner et recevoir de façon inconditionnelle. À mesure que les murs de la séparation s’écroulent et que les cœurs s’ouvrent, nous pouvons laisser le passé derrière nous avec gratitude et aller en paix vers le futur…

Nous avons présentement l’honneur et la responsabilité d’être incarné dans une période de l’histoire de la planète attendue depuis très longtemps. Dans les traditions autochtones, ceci est vu comme le passage à la 5e ère, ou la 5e race de l’humanité.

En tant qu’individu, nous sommes face à un potentiel d’expansion extraordinaire de notre perception de la réalité. On pourrait dire que nos systèmes nerveux sont rebranchés afin de transporter un voltage beaucoup plus élevé. À mesure que le champ magnétique de la terre se transforme, il n’est pas surprenant de sentir que nous perdons notre sens de l’équilibre et de notre direction. En même temps il nous est demandé de finalement devenir des adultes dans notre relation avec le divin. La responsabilité de notre bien-être spirituel a longtemps été entre les mains des rabbins, des prêtres, shamans, gourous et autres figures d’autorité spirituelle parentales. Nous pouvons désormais, avec dignité, être responsables de notre spiritualité. Elle repose solidement sur nos propres épaules, nourrie par nos cœurs libres et ouverts.

Et plus il y a d’humains qui marchent sur notre Terre dans la manifestation claire de leur véritable Identité, avec un cœur ouvert, plus le monde se transforme. Ceci est le but de l’enseignement, tel que je le perçois…