Mon corps, mon plus précieux allié

Que l’on veuille y croire ou non, immanquablement notre âme a choisi comme véhicule d’évolution dans son incarnation terrestre, le corps. Dès les premiers moments de notre vie, inconsciemment, nous sommes déjà soumis à des expériences qui trouveront siège dans les cellules de notre corps. Au fil des années, au fil des expériences de la vie, le corps emmagasine dans sa chair blessures physiques et psychiques et aussi les effets du stress liés à divers facteurs. Et puis un beau jour, après tant d’accumulations, notre corps nous fait un petit signe, puis deux et trois… et vlan! On croit, à tort, que du jour au lendemain, notre corps fait volte-face alors que les signes avant-coureurs se sont échelonnés sur plusieurs mois, voire même années. Ils nous étaient presque servis sur un plateau d’argent! Malheureusement, pour la majorité d’entre nous, nous attendons trop souvent d’être confrontés à un grand appel du corps, soit par le biais de la maladie ou de grandes souffrances physiques ou psychiques, avant d’agir. Nous sommes alors devant le choix de se prendre en main ou bien celui de ne rien changer et d’attendre qu’un miracle s’opère.

Eh bien, le miracle, nous seul pouvons l’accomplir, et ce, avec la collaboration de notre corps, même s’il nous fait défaut. Il est là, il attend depuis les premiers symptômes d’être entendu, d’être pris en charge par son propriétaire, il est prêt à entamer le dialogue. Il suffit d’ouvrir la brèche pour lui permettre de laisser œuvrer son intelligence innée et d’éveiller le potentiel de guérison qui repose en chacun de nous. Pour ce faire, nous devons aller à la rencontre de ce corps, entrer en relation intime avec lui, en prendre conscience et écouter ce qu’il a à dire.

Pour nous ouvrir à toute expérience de guérison, nous devons certes aller à la rencontre de notre corps, mais nous devons aussi rencontrer et accueillir les parties ombres de nous-mêmes qui demande à être entendues et accueillies. À partir du moment où le dialogue entre le corps et l’être est amorcé, les véritables changements s’opèrent. La perception de notre corps change, notre personnalité s’éveille à sa véritable nature, l’acceptation et l’amour de soi s’installent et nous pouvons enfin nous ouvrir à une nouvelle vie, la vie inspirée par ce que nous sommes, ce qui nous anime, la voix de notre être, la voie de notre âme.

À partir du moment où l’on prend conscience des messages de notre corps, que l’on se met à son écoute, il devient alors plus facile d’agir sur soi, sur sa vie. N’oublions pas, notre corps est notre plus précieux allié.

Les essences vibratoires pour le bien-être émotionnel, le développement de l’âme et la santé du corps-esprit

Les essences vibratoires sont une modalité de guérison spécifique. Les plus connues sont les essences de fleurs de Bach qui ont leur origine dans les années 1920 et 30 dans le travail d’Edward Bach, un médecin anglais. Depuis ce temps, un grand nombre d’essences ont été créées. Nous pensons par exemple à celles qui viennent des fleurs, des arbres, d’organismes marins et de pierres précieuses.

Que sont les essences énergétiques ou vibratoires? D’où viennent-elles? Comment les prépare-t-on? Comment agissent-elles et de quelle nature est leur action? Pourquoi devons-nous les prendre?

Lorsque nous disons que les essences sont de nature vibratoire ou énergétique, c’est vrai. Ce n’est pas une métaphore.

Tout comme l’être humain, l’arbre ou la fleur possèdent des qualités tout à fait uniques. Nous pourrions même parler de leur nature essentielle ou même de leur esprit. Permettons-nous de prendre l’exemple du bouleau jaune (un arbre retrouvé dans le parc de la Gatineau). Lorsqu’en sa présence, nous y portons particulièrement attention, nous pouvons ressentir certaines des qualités que nous ne retrouverions pas en la présence d’un autre arbre. Une essence vibratoire de bouleau jaune peut être perçue comme une impression énergétique de l’arbre ou une façon d’enregistrer sa présence, sa musique et toutes ses qualités.

L’infusion subtile est préparée, n’utilisant qu’une petite quantité de feuilles et de fleurs de bouleau jaune (environ une poignée). À noter : dépendamment de l’arbre, nous utilisons soit les fleurs, les feuilles, les bourgeons, les cônes ou d’autres parties de l’arbre sans jamais l’abîmer.

C’est un processus de méditation et de cocréation (l’arbre étant impliqué dans ce processus) et il est conçu afin de permettre à l’arbre d’imprégner l’infusion de sa présence. L’infusion originale est connue comme la teinture mère et celle-ci est diluée quelques fois de plus pour finalement obtenir un niveau de dilution qui peut être ingéré oralement. Ce niveau de dilution ne contient tout au plus que des quantités infinitésimales de résidus physiques tout en retenant la mémoire ou l’impression énergétique de l’arbre. Elle nourrit et supporte l’individu tout en adressant différentes questions sur le bien-être émotionnel, le développement de l’âme et la santé du corps-esprit.

Il est important de noter que les essences vibratoires n’ont ni odeur, ni goût et elles n’agissent pas du tout à un niveau physiologique. Par contre, il ne faudrait pas confondre les essences vibratoires des plantes avec les huiles essentielles, qui sont des substances végétales hautement concentrées et aromatiques (la partie de la plante qui lui donne son arôme caractéristiques). Il ne faudrait pas non plus les confondre avec les teintures de plantes qui favorisent surtout la guérison du corps.

Les lecteurs qui connaissent l’homéopathie, une autre forme de guérison énergétique, se demanderont peut-être si les essences vibratoires en font partie. En gros, la réponse est non : ce sont deux modalités de guérison distinctes, que l’on regroupe sous la rubrique de la guérison vibratoire. En fait, l’homéopathie est une système médical fondé à la fin du 18e siècle par un médecin allemand nommé Samuel Hahnemann. Elle utilise des préparations dynamisées provenant de sources diverses, dont un bon nombre, mais pas toutes, sont des substances naturelles. L’homéopathie repose sur la loi des similitudes (guérir le mal par le mal).

L’homéopathie s’utilise pour stimuler d’une façon précise la réaction de guérison du corps, et ses remèdes ne sont prescrits qu’après une évaluation complète de l’ensemble des symptômes. L’homéopathie possède une énorme pharmacopée.

La guérison au moyen d’essences vibratoires diffère de l’homéopathie d’un certain nombre de façons : même si les essences vibratoires sont ingérées, elles ne devraient pas être perçues comme des médicaments. Elles ne s’utilisent pas pour traiter des maladies, mais elles touchent « des questions profondes relatives au bien-être émotionnel, au développement de l’âme et à la santé du corps-esprit ».

Les essences vibratoires agissent selon le principe de la résonance; elles nous nourrissent des qualités d’un arbre, d’une fleur, d’une pierre précieuse ou d’une créature marine. Elles nous offrent la possibilité d’explorer et d’épanouir les qualités intérieures que nous souhaitons voir en nous-mêmes. L’attention est une nourriture. Les qualités comme l’amour, l’appréciation de la beauté, le calme, le contentement et la force intérieure s’épanouissent lorsque nous leur accordons de l’attention. Guérir au moyen d’essences vibratoires suppose donc une participation consciente à un processus de guérison continuel et dynamique, le voyage de toute une vie. Elles nous aident à voir, à reconnaître, à absorber et à éventuellement abandonner les éléments de nous-mêmes que nous pourrions qualifier de négatifs. Elles nous aident à devenir conscients des paires de qualités opposées comme amour/haine, force/faiblesse intérieure, et ainsi de suite.

Les essences vibratoires remplissent un vide important dans l’éventail des guérisons, un vide qui n’est pas rempli par d’autres modalités. Bien que l’avenir décide si elles deviendront une approche communément acceptée, nous vous invitons à faire connaissance des merveilleuses essences disponibles.

Éveil de soi – Témoignage

J’aimerais vous raconter une grande expérience de guérison que j’ai vécue cet hiver, par le biais de ma « Liste de sagesse », dans laquelle je partage les brins de sagesse qui viennent me chercher au plus profond de mon être lors de mes lectures et mes méditations quotidiennes.

Depuis le début de mon parcours de guérison, j’ai cheminé à travers des douzaines de techniques différentes, chacune avec leurs points forts et leurs points faibles, mais toujours, semblait-il, j’en arrivais au même point névralgique : une incapacité quasi insurmontable à laisser aller la souffrance. À chaque fois que j’en arrivais à ce point, je blâmais la technique de guérison même – comme si c’était sa faute que je ne voulais pas lâcher prise! Et je partais à la recherche d’une nouvelle technique plus puissante, plus apte à me forcer à guérir… Évidemment, après quelques mois à suivre une nouvelle technique, le même « problème » se présentait à nouveau.

Un jour, en pleine méditation à ce sujet, tentant de parler avec mon enfant intérieur pour le convaincre de laisser aller son amertume et son attachement envers la souffrance, le dialogue est devenu tellement agité que ce petit être blessé en moi a hurlé : « Je REFUSE de lâcher prise car si je fais ça, ça veut dire que toute ma souffrance a été pour rien! Je REFUSE d’oublier, je REFUSE de laisser aller le blâme que je porte envers ceux qui m’ont blessée. Ils ne méritent PAS que je leur pardonne leurs erreurs!!! ». Et, croyez-moi ou non, je l’ai vu, par mon troisième œil, se plier les bras autour du cœur et me tirer la langue! J’étais hors de moi!!! Véritable petit monstre celle-là!!! Comment allais-je réussir à lui montrer que toute cette souffrance était inutile???

C’est à ce moment que j’ai commencé la « Liste de sagesse », espérant qu’en me concentrant sur des lectures supplémentaires, je trouverais la phrase clé qui allait désarmer cette petite fille, si belle, si frustrée. J’ai plongé tête première dans des écrits sur le pardon, et lentement mais sûrement, ma pensée au sujet de ce dont j’avais besoin pour guérir s’est transformée. J’ai compris une chose incroyable : le pardon n’existe pas!

La plus grande impasse à devenir un être qui crée sa vie de façon consciente, c’est l’acceptation intégrale du fait que personne ne nous fait souffrir autant que nous-même, c’est-à-dire, nous sommes tous pleinement responsable de notre souffrance. Souffrance et inconscience vont main dans la main, tous deux consistent à chercher à l’extérieur de nous la cause de ce qui se passe à l’intérieur de nous. Penser que l’on doit pardonner les autres est donc une projection de notre propre croyance envers le fait qu’on ne peut guérir à moins de se pardonner. Et c’est envers cette croyance que la petite Julie se révoltait, car elle savait déjà que sa libération impliquait que moi, la grande Julie, je me libère de cette croyance de la nécessité du pardon, intérieur ou extérieur.

La seule chose que nous avons besoin de nous pardonner, c’est d’avoir oublié notre statut d’artiste, de créateur. Personne ne peut véritablement nous blesser à moins que le portrait que nous nous sommes faits de nous-mêmes le permette. Et voilà où se trouve la beauté cachée des miroirs que les autres nous offrent : ils nous montrent les failles de notre propre portrait! Loin d’avoir à être pardonnés, il faudrait plutôt les célébrer, eux et leur subconscient critique! Et notre propre subconscient? C’est une véritable fête qu’il faudrait lui préparer – une fête de remerciement et non de pardon – car qui a donné à notre conscience les informations de base pour construire ce portrait?

J’en étais arrivée là dans mon élan de compréhension. J’étais bien fière de moi car je ressentais déjà un changement en moi. Mon enfant, la petite Julie, était moins frustrée et plus apte à me laisser célébrer la vie et moi, la grande Julie, je célébrais! Je croyais avoir trouvé la clé qui résoudrait mon « impasse de souffrance ». Or, il manquait encore un élément important : la clé ne pouvait tourner car la serrure était tellement rouillée qu’elle avait figé. Et c’est suite à cette constatation que je suis tombée sur une citation qui a tout changé :

« Oublier est le secret des existences fortes et créatrices » Honoré de Balzac, 1799-1850.

En l’envoyant sur la « Liste de sagesse », je l’ai moi-même pleinement reçu. J’ai compris au plus profond de mon être que le pardon n’existe pas, qu’il n’y a rien à pardonner, et que la véritable force de l’humain est sa capacité de changer de portrait quand il veut – c’est-à-dire, oublier ce qui était afin de créer ICI et MAINTENANT ce qui sera. Du jour au lendemain, j’ai senti le poids de la résistance partir de mon être, me libérant de ces archétypes typiques de l’Ère du Poisson que je traînais comme des boulets le long de mes épaules et de mon dos : Victime, Sauveur, Martyr…

Et depuis lors, la petite et la grande Julie en moi célèbrent la vie à tous les jours, sachant que quand le portrait ne convient plus à notre bonheur, c’est le temps de s’amuser à le détruire et à en créer un autre! Nous sommes tous, après tout, des créateurs de vie, non?

Se connecter au féminin sacré

Se connecter au féminin sacré en soi favorise l’expression de son principe féminin. Les pouvoirs féminins tels que le pouvoir de l’écoute, le pouvoir de la douceur, le pouvoir de la lenteur, le pouvoir de l’intuition, le pouvoir de la sensibilité deviennent des forces permettant d’être en relation d’amour avec soi et les autres. Le principe masculin découvre alors une dimension sacrée de l’humain et de l’humanité.

Tous, hommes et femmes, nous pouvons naître à notre féminité, naître à nos pouvoirs féminins.

Se connecter au féminin sacré en soi favorise la guérison du corps, du cœur et de l’âme.

Les pouvoirs féminins ouvrent la porte du cœur et celle de la voie de la guérison en éveillant le potentiel de s’autoguérir, en apprenant à écouter son corps, son cœur et son âme. Les « maux » du corps expriment les « mots » de l’âme et du cœur. L’écoute de l’âme, l’ouverture du cœur favorise une grande guérison du corps. L’énergie de guérison est en nous et nous avons tous le pouvoir de l’éveiller.

Tous, hommes et femmes, nous pouvons naître à la guérisseuse et au guérisseur en nous!

Se connecter au féminin sacré en soi favorise l’enracinement à la mère terre. Se créer des racines terrestres offrent sécurité, force et stabilité dans le monde de la matière. Les pouvoirs féminins tels que le pouvoir de se nourrir, le pouvoir de gérer la matière, le pouvoir d’être enraciné deviennent des forces permettant d’être relié aux forces de la nature. Inspirons-nous de la spiritualité amérindienne qui a développé différents rituels pour remercier et honorer la mère terre. La nature a un grand pouvoir de guérison et nous avons tous ce pouvoir de nous guérir avec ce qu’elle nous offre : les plantes, les animaux, les minéraux, l’air, l’eau, le vent, la terre, la pluie, les fleurs, etc.

Tous, hommes et femmes, fils et filles de la mère terre, nous pouvons naître à la (au) chamane en nous et utiliser la médecine de la terre!

Se connecter au féminin sacré en soi favorise une relation sexuelle épanouie. Faire l’amour permet d’honorer l’autre dans ce qu’il a de plus beau, de plus vrai, de plus intime, de plus grand. La sexualité peut alors devenir un art sacré où l’on rencontre l’autre en unissant son corps, son cœur et son âme. Reconnaître la dimension sacrée de la sexualité permet de la spiritualiser et d’avoir accès à des grands moments d’extase, d’amour infini et d’illumination.

Tous, hommes et femmes, nous pouvons naître à la sexualité sacrée!

Se connecter au féminin sacré en soi favorise une plus grande conscience de sa raison d’être sur la terre. Nous sommes tous nés pour contribuer et faire une différence dans le monde. En se rapprochant de son essence, de son être, de son âme, on peut entendre la réponse à : « Qui suis-je? Quelle est ma mission? Que puis-je créer? ». Entendre la voix de son être et agir en fonction de son être donne un sens à son incarnation sur la terre, une raison de vivre, une passion de vivre, un goût de vivre sa vie.

Tous, hommes et femmes, nous pouvons naître à notre mission, à notre créativité.

Se connecter au féminin sacré en soi favorise une plus grande maîtrise de soi. Nous avons tous à développer l’estime de soi, la confiance en soi, l’affirmation de soi. Nous naissons et nous grandissons en développant différents pouvoirs intérieurs dont le pouvoir d’aimer, d’ouvrir son cœur à soi et à l’autre, le pouvoir d’oser être qui nous sommes et le pouvoir de nous exprimer dans le monde et de créer notre vie qui correspond aux valeurs de notre féminin sacré.

Tous, hommes et femmes, nous pouvons naître à la maîtrise de soi et à nos nombreux pouvoirs intérieurs.

Se connecter au féminin sacré en soi favorise la sagesse intérieure. Nous avons toutes les réponses à l’intérieur de nous. L’écoute de soi par des temps de silence, de méditation, de contemplation, permet d’entendre les messages de notre corps, de notre cœur, de notre âme et même des messages de l’Univers et de d’autres âmes. Entrer dans sa grotte intérieure favorise l’écoute, tel un ours qui hiberne en entrant dans une période d’introspection.

Tous, hommes et femmes, nous pouvons être guidés par notre sagesse féminineet naître à notre déesse intérieure.

Se connecter au féminin sacré est le parcours d’une vie, une voie d’amour, de transformation et de guérison pour le corps, le cœur et l’âme!

Mieux se connaître pour vivre en bonne santé

Quand on vit un traumatisme, que ce soit un problème de santé physique ou un problème émotionnel, on cherche toujours à mieux comprendre. Pourquoi ça m’arrive à moi?

Ayant eu l’occasion d’approfondir mes recherches et surtout ayant eu des clients qui m’ont fait confiance, je me rends compte combien l’étude de l’iris (iridologie) peut nous aider à mieux nous connaître et à identifier nos comportements.

Bien comprendre à quel type de constitution une personne appartient donne une compréhension immédiate du genre de maladie congénitale qu’une personne peut développer pendant sa vie. La constitution peut également nous aider à prévenir, à établir un programme et à traiter les conditions dont souffre une personne.

Cependant, l’analyse de l’iris ne se limite pas à identifier les faiblesses génétiques. Avec son type de constitution, la personne hérite d’un bagage de questions, de conflits et d’événements non résolus des générations antérieures. Ceci peut être soit un obstacle, soit un stimulus à redoubler les efforts et atteindre des sommets nouveaux. Il faut considérer les tendances comme des indicateurs dont nous ne pouvons pas nous passer. Ils sont des signes indispensables sur le chemin de la guérison. Ils nous dirigent vers les affaires inachevées des générations antérieures.

Pour mieux comprendre ce que signifie « type de constitution », voici un exemple apporté par Harri Wolf, cofondateur de l’association nationale sur la recherche en iridologie : « même si par hasard deux joueurs d’une même équipe décidaient d’utiliser une même stratégie durant un jeu, ces deux participants pourraient jouer une partie complètement différente selon leur participation, leur force physique, leur endurance et leur présence d’esprit ».

Voilà pourquoi je suis convaincue qu’il est important de mieux se connaître afin de bien participer au jeu de la vie.

Le moi créatif et passionné

« Le plaisir engendre la passion, la passion crée l’émulation, la créativité et le dépassement professionnel », citation de Jean-Luc Tremblay, auteur du livre « La performance par le plaisir ».

J’ai présenté une conférence à l’Université du Québec en Outaouais le 14 novembre dernier, intitulée : « Rire et plaisir… utile ou futile? ». J’ai amené mon sujet en énonçant un paradigme perdu :

  • croire qu’une vie sans malheur est la quintessence du bonheur,
  • croire que l’on naît heureux.

En effet, même si je l’ai longtemps pensé moi-même, il est illusoire de croire que le bonheur se définit par l’absence de malheur. Selon le Dr Murray Banks, psychiatre et auteur, « On ne naît pas heureux… on apprend à l’être. On apprend à s’adapter à la vie comme on apprend à jouer au tennis ou à danser », dit-il.

Cela dit, pourquoi parler du rire et du plaisir comme expression du moi créatif et passionné? Pour ma part, j’ai découvert qu’il y avait des pistes propulsantes du côté du plaisir. Je n’ai pas fait le tour de la question, bien sûr! Cependant, je m’y intéresse vivement, car le rire et le plaisir ont un effet puissant sur la passion et la créativité, et sur la santé physique et psychique, en général. Le plaisir est une force vive qui nous aide à nous réaliser à notre plein potentiel. C’est une pulsion qui nous rend vivant, vibrant. Faut-il le rappeler, la créativité et la passion ont conduit l’homme aux confins de la planète, à la conquête des étoiles et l’ont mené aux plus grandes découvertes scientifiques et technologiques que nous connaissons aujourd’hui. La passion et la créativité ont aussi donné au monde ancien et moderne les plus grands penseurs, les plus grands créateurs dans toutes les sphères de l’activité humaine.

Sur les traces de l’optimiste!
Au départ, les personnes optimistes traversent la vie avec entrain et sont en meilleure santé que les autres. Des recherches menées à l’Université de Pittsburgh ont montré que les optimistes avaient une pression sanguine plus basse que les pessimistes. De plus, les patients optimistes sont ceux qui récupèrent le mieux à la suite d’une opération et qui reprennent le plus rapidement leurs activités professionnelles.

Vous l’avez sûrement observé aussi : les optimistes sont enthousiastes, actifs et confiants en la vie. Ce sont des bâtisseurs! Ils pavent la voie et on aime les suivre. Ils nous entraînent dans leur sillage, car ils savent voir le beau côté des choses. Les optimistes font preuve d’ouverture; ils vont spontanément vers les autres, sans masque. Ils ont une capacité à être eux-mêmes, collés à la réalité ici et maintenant. Les pessimistes, eux, appréhendent la prochaine tuile qui leur tombera sur la tête. Ils se croient perpétuellement dans un monde plus hostile qu’il ne l’est en réalité. Au moindre échec, ils se replient sur eux-mêmes. Ils ont peur du rejet au point de vivre en retrait, figés dans l’évitement. Ils rongent leur frein en blâmant le monde entier de leurs malheurs. Alors, sachant que « l’on est ce que l’on pense », on doit prendre conscience de ses pensées négatives si l’on veut changer sa perception des choses et de la vie. Il y a donc un état d’esprit à transformer. Cette transformation découle d’un choix rationnel et conscient : cultiver des pensées positives afin de faire face aux adversités avec courage. « Le bonheur se trouve au fond de soi, dans une âme sereine », affirme le Dr Murray Banks.

Dans son livre « La guérison par le plaisir », le Dr Yvon Saint-Arnaud, psychologue, parle de la « jouissance d’exister ». Cette « jouissance d’exister » dit-il, « passe par la jouissance de faire ». Par exemple, faire des études, du sport, du jardinage, du bricolage, de la peinture, du bénévolat et le reste, amènent « la jouissance d’être, d’exister ». Il y a forcément dans le passage à l’action, un sentiment d’accomplissement, de réalisation de soi. Ce sentiment d’accomplissement répond à des besoins psychiques fondamentaux tels les besoins de liberté, de créativité, d’amour, de reconnaissance, entre autres. Voilà donc pourquoi il importe de changer le dialogue intérieur avec l’inconscient. Commençons par regarder ce que l’on a au lieu d’envier le voisin. Tâchons de faire preuve d’humilité afin d’assumer notre part de responsabilité dans ce que nous vivons, sans pour autant nous taper sur la tête. Ne perdons pas de vue que, chaque geste posé et chaque parole prononcée tissent notre bonheur ou notre malheur.

La persévérance, une piste…
Il importe de concentrer nos efforts dans tout ce que nous entreprenons et jusqu’au bout! Pourquoi sortir de la zone de confort? Pourquoi dépasser les peurs? Eh bien, pour rester vivant! La vie est une adaptation constante face aux différents défis qui se posent à nous, quotidiennement. Retenez bien que tout ce qui débute par une passion, un rêve, doit être soutenu par un degré substantiel d’enthousiasme et de persévérance. En clair, il ne suffit pas de rêver. On doit maintenir les efforts, multiplier les démarches jusqu’à ce que notre objectif, notre rêve aboutissent.

Un tissu d’enchantement
Tendez la main, offrez un sourire, cultivez l’humour, ouvrez votre cœur; vous tisserez de l’enchantement autour de vous. Vous verrez, c’est contagieux!

Pouvons-nous vivre dans l’abondance et faire une démarche spirituelle en même temps?

Il existe deux écoles de pensée à ce sujet.  Certains croient que pour être spirituels, ils doivent être capables de vivre dans le plus grand dénuement possible.  Pour eux, le dénuement est synonyme de détachement.

D’autres croient que l’argent et les biens matériels sont le symbole matériel de l’énergie divine.  L’abondance en argent et en biens matériels les aide à devenir de plus en plus conscients de leur grande puissance divine, ce qui les aide d’autant plus à créer davantage d’abondance.

Personnellement, j’adhère à cette dernière école de pensée.  Il va de soi qu’il y a des avantages et des désavantages aux deux systèmes de croyances.  En autant que nous choisissions de croire à ce qui est bénéfique pour soi et non croire à quelque chose parce que quelqu’un d’autre nous l’a suggéré.

La personne qui possède peu de biens matériels a beaucoup plus de facilité à vivre dans le détachement, ce à quoi l’être humain veut en arriver un jour.  Cependant, cela peut être difficile de faire un cheminement intérieur à travers des cours et des lectures ou encore de prendre du temps pour soi afin de connaître davantage si une personne est uniquement occupée à survivre dans ce monde matériel.  Qu’on le veuille ou non, nous vivons sur une planète où le matériel fait partie de notre dimension physique et nous ne pouvons vivre sans un toit sur la tête.  Ces besoins matériels sont absolument essentiels et doivent donc se payer.

La personne qui vit dans l’abondance matérielle a plus de facilité à faire sa démarche spirituelle, car elle vit dans un confort physique qui ne peut faire autrement que l’aider.  Cependant, cette même personne peut en arriver à trop s’attacher à son argent ou à ses biens et avoir ainsi beaucoup de difficulté à vivre dans le détachement.

L’idéal, c’est d’en posséder beaucoup et d’utiliser cet avoir pour nous aider à être heureux et non à faire de ce dernier le but de notre vie.  C’est aussi de savoir au plus profond de soi que si, présentement, je suis parvenu à ce niveau d’abondance matériel et que, du jour au lendemain, je le perds, je peux réussir tout de même à être heureux, car je sais comment recommencer.  C’est cela le détachement, en avoir, mais ne pas en dépendre pour son bonheur.

Comment arriver à cette abondance?

Pour débuter, il est important de développer une attitude de prospérité plutôt que de viser l’abondance pour l’abondance seulement.

Vivre dans l’abondance signifie avoir en quantité supérieure à nos besoins, de quoi répondre aux nécessités de la vie.  La prospérité est un état d’être.  Cela ne signifie pas seulement avoir de l’argent ou encore posséder des biens matériels, c’est avant tout une façon de penser et de vivre.  Il s’agit du contraire de la pauvreté qui est également une façon de penser et de vivre et non seulement un manque d’argent ou de biens.

Celui qui possède une attitude prospère peut arriver facilement à l’abondance s’il le désire véritablement.  Il se révèle beaucoup plus généreux, car il sait qu’il y en aura toujours.  Il croit fondamentalement à l’inépuisable source divine.  Il se trouve beaucoup de personnes qui n’ont pas tellement de surplus et qui, pourtant, sont très heureuses, car leurs besoins sont toujours comblés grâce à cette attitude de prospérité.

De l’autre côté, beaucoup de gens qui ont de l’argent ou des biens en abondance sont très malheureux, car ils vivent dans la peur de perdre ce qu’ils ont.  Ils agissent généreusement, seulement s’ils peuvent en profiter.

Pour la plupart d’entre nous, quel est le plus grand obstacle pour avoir du surplus?  C’est notre mental qui adhère à des croyances non bénéfiques, et ce, dès notre jeune âge.  Nous étions entourés de gens qui disaient alors des choses comme :

  • « Je ne suis pas riche, mais je suis en santé ».  Ce qui veut dire « Être riche = être malade ».
  •  Les riches sont des voleurs » ce qui laisse entendre que seuls les pauvres sont honnêtes.
  •  Les riches ont de la difficulté à entrer au ciel ».  Nous ne savions pas que le ciel est un état d’être, l’état d’être heureux et non un endroit spécifique.
  • « L’argent est à la source de tout mal ».  Comme si quelque chose d’inerte pouvait créer du mal.  C’est plus l’amour de l’argent et notre dépendance envers lui qui créent un mal-être.

Dans la vie, il ne nous arrive pas ce que nous voulons, il nous arrive plutôt ce à quoi nous croyons.  Si vous ne vivez pas dans l’abondance voulue, vérifiez à l’intérieur si vous vous sentez prospère ou pauvre.  Sachez que vous avez adhéré à des croyances qui ne sont plus bonnes pour vous et qui font que vous n’obtenez pas le résultat voulu.

Voici quelques moyens pratiques pour arriver à changer votre attitude intérieure face à la prospérité et l’abondance.

  • Soyez conscient de vos paroles, de vos pensées, de vos sentiments et de vos actions.  À chaque jour, notez au moins trois choses concernant votre attitude dans ce domaine.  Ce que vous notez dénote-t-il de la prospérité ou de la pauvreté?  Une fois devenu conscient, constatez votre attitude comme étant temporaire et acceptez-la pour le moment.  Ne vous critiquez pas.  Sachez qu’il n’y a rien de permanent.
  • Remarquez si vous avez du mépris pour l’argent.  Vous arrive-t-il de penser ou de dire : « Maudit argent!  Si seulement ça ne coûtait pas si cher!  Si seulement il y avait un autre système et que je n’avais pas à toujours en faire arriver! ».  Apprenez à considérer l’argent comme une énergie divine, un moyen d’échange utilisé sur cette planète.
  • Remarquez si vous vous sentez coupable quand vous vous payez un surplus.  Cette attitude vous informe que vous ne croyez pas mériter de surplus.  Décidez de croire que vous êtes une personne spéciale qui mérite un surplus autant que ceux qui y croient.
  • Apprenez à avoir plus de gratitude.  Dites merci même pour les petites choses.  Accueillez l’abondance comme naturelle.  Voyez l’abondance dans tout : un compliment, un sourire, un repas payé au restaurant, une pièce de monnaie trouvée par terre, etc.
  • Soyez heureux quand quelqu’un d’autre vit dans l’abondance.  Ne les enviez pas.  Souhaitez de l’abondance à quelqu’un à tous les jours.  Comme nous récoltons ce que nous semons, ce que vous souhaitez sincèrement pour quelqu’un vous revient toujours.
  • Pour développer une attitude prospère, considérez d’abord la valeur que vous accordez à ce que vous voulez acheter plutôt qu’à son coût d’achat.
  • Faites circuler cette énergie divine.  N’accumulez rien qui ne vous est plus utile.  Tout ce que vous n’avez pas utilisé depuis un an, donnez-le à quelqu’un qui saura s’en servir.  Faites de la place pour du nouveau.
  • Gardez une attitude prospère en payant vos comptes.  Au lieu de critiquer que tout coûte trop cher, remerciez pour les services reçus.  Soyez heureux d’envoyer de la prospérité aux autres en payant vos impôts, téléphone, électricité, taxes, loyer, nourriture, etc.
  • Donnez sans attentes.  Sachez que tout vous revient.  N’essayer pas de contrôler comment, quand et par qui cela va vous revenir.  Ayez confiance en la loi du retour, cette grande loi de cause à effet toujours présente et qui gère tout ce qui vit.  Le vrai don, et celui qui rapporte le plus, est celui qui demande un sacrifice ou un effort.  Lorsque c’est facile, c’est plutôt à vous-même que vous faites plaisir.
  • Soyez conscient d’où vient ce que vous donnez plutôt que de vous préoccuper de ce que vous donnez et à qui vous le donnez.
  • Apprenez aussi à recevoir.  Reconnaissez votre valeur.  Quand vous refusez de recevoir quoi que ce soit, vous enlevez l’opportunité à quelqu’un de donner.  Savoir donner et savoir recevoir est un des meilleurs moyens pour s’ouvrir à l’abondance.  Ne pas savoir comment recevoir se remarque davantage chez les gens qui font une démarche spirituelle.  Il y en a même qui ont des dons de guérison ou d’autres capacités d’aide d’ordre spirituel et qui se sentent coupables de se faire payer pour leurs services.  Pour être avocat, médecin, coiffeur ou cuisinier, cela nécessite également un don particulier.  Trouvez-vous cela intelligent de s’attendre à ce que ces gens offrent leurs services gratuitement?  Ils ont besoin de gagner leur vie.  Il en va de même si c’est votre cas.  Vous avez autant droit d’utiliser vos dons pour atteindre l’abondance.  Appréciez davantage votre divin et arrêtez de vous tourmenter à ce sujet.
  • En conclusion, il est important de réaliser que l’être humain est beaucoup plus heureux à donner en sachant qu’il y en aura toujours là d’où cela vient.  Il n’est donc pas intelligent d’être pauvre, car nous nous mettons dans une position de dépendance face à autrui et nous nous privons du grand bonheur de donner.
  • Ouvrez-vous à l’abondance dans tous les domaines : l’amour, le succès, les amis, l’affection, les compliments, les biens, l’argent, etc.
  • Apprenez à vous aimer et à aimer tous ceux qui vous entourent en vous servant de votre argent et de vos biens; et non pas aimer votre argent et vos biens en vous servant de ceux qui vous entourent.

La réponse à la question du tout début est OUI!  Oui, nous pouvons vivre dans l’abondance en nous rapprochant sans cesse de Dieu.  L’être humain peut et doit profiter avec amour et joie de ce que Dieu a créé.  L’humanité s’est beaucoup nui en croyant que les biens matériels étaient incompatibles avec l’élévation spirituelle.  Cette croyance a été la cause de beaucoup d’émotions et de culpabilités et a contribué davantage à retarder l’humain plutôt que de l’avoir aidé à avancer.

Heureusement que nous devenons plus conscients et que nous acceptons de nous défaire de nos fausses conceptions pour entrer dans une époque d’abondance et de prospérité en tout.

Votre maladie, votre douleur, pourrait bien vous sauver la vie

« Doc, j’ai mal, je n’en peux plus, faites quelque chose. » Si nous intervenons que pour vous soulager, nous vous nuirons. Laissez-moi vous expliquer. La nature et la sagesse de votre corps ont choisi ce mal ou cette maladie pour vous orienter vers la vie qui vous devriez mener. Lorsque quelqu’un intervient pour changer ou transformer le message de votre corps, nous vous privons de la possibilité d’améliorer votre vie.

La semaine dernière, après cette conversation avec une d’entre vous, elle me répond : « OK doc, je comprends, mais qu’est-ce que je fais en attendant? ». « En attendant quoi? » fut ma réponse. Elle me répondit : « En attendant que je retourne… » Il y a eu un silence. Elle venait de comprendre.

Elle voulait me dire « en attendant que je retourne à faire les choses qui m’ont rendue comme je suis ». Vous auriez dû voir son visage et son corps en état d’instabilité, ce qui permet une réorganisation à tous les niveaux, c’est-à-dire physique, mental, émotif et même spirituel. Son cerveau ne semblait pas avoir les programmes nécessaires pour intégrer la découverte qu’elle venait de faire. J’assistais à l’installation d’un nouveau programme sur son disque dur. Son cerveau était en train d’établir instantanément les connexions nécessaires à l’implantation de ces nouvelles connaissances. Une réalisation, une découverte qui permet une guérison globale.

Est-ce qu’elle était mieux à ce moment? Est-ce qu’elle souffrait moins? La réponse est non. Rien n’avait changé, cependant à partir de ce moment-là, tout pouvait changer. Elle SAVAIT qu’elle allait guérir. Il ne lui restait plus qu’à faire les changements qu’elle aurait dû faire depuis longtemps.

Les changements qu’elle avait à faire, elle les connaissait intuitivement, inconsciemment tout comme vous et moi. Avec la prise de conscience qu’elle venait de faire, les changements sont passés de l’inconscient au conscient dans une fraction de seconde. Les perceptions diffuses, embrouillées, sans mots se sont cristallisées, verbalisées dans un instant. Elle est passée de l’incertitude émotive à la certitude de l’action. Elle est passée instantanément devant mes yeux du stage 1 d’I.S.R. (souffrance) au stage 4 (reprendre son courage, pouvoir). Sa vie ne sera plus jamais la même.

Être malade est une opportunité. C’est un temps :

  1. D’ARRÊT : La douleur ou la maladie nous invite à l’introspection de notre vie. Qu’est-ce que je vais faire du reste de ma vie? Quelle est la vision de ma vie? Lorsque je serai sur mon lit de mort et que je regarderai ma vie, pourrais-je dire, j’ai accompli ce que j’avais à accomplir? Ou est-ce que ma réflexion sera dans le sens de « j’aurais donc dû », « j’aurais pu », « ah si les choses avaient été différentes »?
  2. DE RECONNEXION : La maladie nous permet de revisiter les parties de notre corps que nous avons oubliées, ignorées, abusées. La reconnexion permet de faire la paix et de prendre un nouveau départ. C’est un peu comme un conflit avec le conjoint. Au début, on est fâché, après on boude, on se calme, mais on ne veut pas abdiquer trop rapidement, on s’entête un peu plus. Puis on se dit qu’on devra en revenir un jour ou l’autre, aussi bien que ce soit aujourd’hui. On se retrouve, on se réconcilie et on fait, vous savez quoi. C’est de cette reconnexion personnelle dont je parle.
  3. D’AMOUR : C’est dans les moments de douleur et de maladie qu’on se sent seul. Pourtant, on ne peut être seul, même lorsque nous sommes seuls physiquement, ce n’est qu’une impression. Même lorsqu’on pense que Dieu nous a abandonnés, on est toujours accompagné. L’amour est toujours disponible. L’amour n’est pas un sentiment, mais une action. Il n’en tient qu’à nous.
  4. DÉCOUVERTE : C’est le temps de redécouvrir les choses simples de la vie. C’est le temps de regarder un coucher de soleil ou encore mieux, un lever de soleil. C’est le temps de sentir la fleur du jardin. Le temps d’aller au parc et de regarder les enfants jouer en espérant que les parents ne soient pas impliqués dans leurs jeux.
  5. DE PRÉPARATION : La maladie et la douleur nous permettent de nous préparer aux changements que nous avons à faire, à planifier et à nous organiser. Il y a deux façons de faire ces changements. Certains changent tout en même temps. C’est possible, mais difficile. D’autres changeront une ou deux choses à la fois. L’important dans un voyage de 1 000 km est le prochain pas.

L’art-thérapie, lorsque les mots nous manquent…

Qu’elle soit utilisée dans le contexte d’une démarche thérapeutique ou simplement pour découvrir ce qui se cache au fond de soi, l’art-thérapie met l’expression visuelle au service de la guérison de l’âme.

« Devant moi, une feuille blanche et des couleurs. En moi, des émotions, des idées, une sorte d’angoisse. Je regarde les couleurs plus que je ne regarde la feuille. Le violet m’attire, et pourtant c’est une couleur que je connais mal. Mais elle m’appelle. Je la prends et je laisse timidement une trace sur le papier tout blanc. Cela m’encourage. J’aime le contact du pastel sur le papier. J’aime ce que ma main ressent; et en moi, il y a quelque chose d’indéfinissable, une réponse à cette couleur, puis aux autres que j’applique. Ce que je ressens à l’intérieur de moi prend forme sous mes yeux. Je sens une sorte de libération, une pointe de satisfaction. Oui, cela commence à ressembler à ce que je porte en moi… »

Ce monologue pourrait être celui de ceux qui se laissent aller à se dire en images.

Exprimer en couleurs et en lignes des émotions, des idées ou des malaises indicibles peut sembler une tâche impossible, voire simpliste. C’est ne pas comprendre le pouvoir d’évocation, de réminiscence et d’intégration intérieure que peut avoir sur nous la création visuelle. Lorsque l’on cherche à exprimer un état d’âme, un traumatisme, un besoin, une émotion – surtout une émotion difficile comme la colère, la violence, la jalousie – il arrive que les mots nous manquent.

Et que les maux nous restent… À ce moment, le langage visuel peut nous venir en aide. Il court-circuite le rationnel, permettant de dépasser des blocages et d’arriver à des prises de conscience initiatrices de transformations thérapeutiques profondes.

Les couleurs, utilisées en conjonction avec le ressenti, expriment l’émotion pure, non « traduite » par des mots. Pensez à certaines expressions populaires : avoir les bleus, voir rouge, être vert d’envie; les couleurs semblent tout indiquées pour concrétiser les émotions vécues. Il en est de même pour les traits; voyez ce qu’expriment pour vous les lignes brisées, zigzagantes, courbes, etc.

Dans la relation entre l’art-thérapeute et son client, l’objet créé est partie intégrale de cette relation. Le reflet de nos œuvres nous invite à nous regarder avec du recul, nous permettant ainsi de nous différencier de nos émotions. Une colère intense ainsi exprimée prend une vie autonome, extérieure à nous. Elle devient ainsi moins menaçante, nous pouvons la voir pour ce qu’elle est, une émotion qui nous habite et peut nous quitter si nous en prenons les moyens. Cette différenciation entre l’émotion et nous-même est essentielle pour guérir et grandir.

L’apprivoisement d’un mode d’expression privilégié et personnel favorise aussi notre croissance dans l’authenticité. Nos images nous appartiennent et seuls nous en détenons la clé. Nous pouvons choisir de partager leur signification ou de la garder pour nous. L’art-thérapeute joue un rôle de soutien, de témoin et de reflet du cheminement intérieur de son client à travers ses créations et doit l’aider dans les changements à opérer pour guérir.

L’art-thérapie s’adresse aux individus de tous âges, aux couples, aux familles et aux groupes. Au Québec, le titre « Art-thérapeute professionnel du Québec » (ATPQ) est réservé aux personnes ayant complété une maîtrise universitaire (M.A.) en art-thérapie ou une formation universitaire équivalente et reconnue par l’Association des art-thérapeutes du Québec (AATQ). En tant que professionnel en santé mentale, l’art-thérapeute répond au code de déontologie de l’AATQ et doit fournir un espace thérapeutique sécuritaire qui favorisera le développement de la confiance de son client.

Deux programmes d’études supérieures sont offerts au Québec : une maîtrise, à plein temps, à l’Université Concordia de Montréal et l’autre, un DESS en voie de devenir une maîtrise, à temps partiel, offert par l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue. Les deux programmes correspondent aux exigences de l’AATQ.

Prudence!
Certains professionnels utilisent parfois l’art dans leur démarche thérapeutique avec des clients. On doit le faire avec prudence. Les matériaux d’art peuvent susciter des réponses émotives intenses et profondes et une mauvaise utilisation peut entraîner des conséquences fâcheuses. Voici quelques recommandations à cet effet :

  • Prendre en considération les problèmes potentiels issus du matériel utilisé.
  • Le processus créateur peut être inhibé si on est trop préoccupé de l’ordre et de la propreté; utiliser un espace de travail qui peut être sali et facile à nettoyer.
  • Être familier et à l’aise avec le matériel et les processus employés afin de susciter chez le client une réponse conforme à la démarche thérapeutique poursuivie.
  • Encourager le client dans son expression personnelle; se voir comme un allié dans son processus créateur; ne pas imposer ses critères d’esthétique; traiter ses créations avec respect, les manipuler avec soin et se souvenir que c’est du matériel confidentiel.
  • Observer le client en création et noter tout changement d’affect ou de comportement.
  • Recevoir sans jugement ses craintes quant à l’utilisation de ce moyen d’expression et placer l’importance sur la valeur du processus plutôt que sur le produit.
  • Utiliser l’art comme aide visuelle et pour bâtir sur les forces du client.
  • Éviter l’analyse des productions artistiques; demander plutôt des impressions ou des questions ouvertes à partir des créations.

Le créateur d’images rend visible l’invisible…

Apprivoiser et aimer la vie

Aujourd’hui, je vous ouvre mon cœur en vous témoignant que la vie nous amène quelques fois des épreuves, mais il y a toujours une belle lumière et le bonheur qui vous attendent.

Ayant perdu mon père dans un accident de voiture alors que je n’étais encore qu’une enfant. Je me suis révoltée vers l’âge de 11 ans. Il était hors de question pour moi de faire ma confirmation puisqu’on m’avait enlevé mon père, à quoi bon faire cette partie de cheminement, ça n’avait aucun sens pour moi. Dans ces années, il n’y avait pas de question, pas de choix. Aussi, durant mon très jeune âge, j’ai subi des abus sexuels, je ne réalisais pas que ces épreuves changeraient le parcours de ma vie. Ces épreuves terribles que j’ai surmontées, font de moi, maintenant, une femme épanouie avec une belle personnalité que j’apprécie de jour en jour. Ceci a été un long cheminement, même quelques années de travail personnel, mais je n’ai jamais abandonné, je voyais toujours cette lueur d’espoir. Durant mon cheminement de guérison, j’ai rencontré la personne qui avait abusé de moi, je voulais aller au fond de choses, connaître les raisons qui l’avait poussé à commettre ces gestes. J’ai appris le pardon souvent pas facile à faire, mais qui nous libère de cette grande haine qui avait empoisonné ma vie jusqu’à ce jour. Dans cette même période, l’acceptation de la mort de mon père s’est faite de façon presque magique. La mort est difficile, imprévisible, mais aujourd’hui, mon père est mon ange, mon protecteur, mon guide… il me suit partout et me protège. Perdre un être cher ou vivre des moments tels que les abus, séparation, violence, etc. font partie de notre cheminement de vie. Aimer la vie, c’est vivre pleinement, c’est croquer dans chaque petit bonheur aussi petit qu’il soit, un sourire, un compliment, une caresse et j’en passe.

Fleur épanouie