La magie des plantes

Les plantes qui nous entourent ont leur raison d’être.

Au moment où vous me lisez, les arbres sont probablement couronnés d’un vert profond. J’espère que vous avez été de ceux qui ont pris le temps d’assister à la magie du printemps. C’est au moment de cette renaissance que j’ai la pleine certitude que nous sommes tous des enfants de la terre.

Aux premiers signes de chaleur, alors que nous ne savons encore que faire de nos mitaines et de nos tuques, les rues se remettent à vivre, les couples s’y promènent, les rires des enfants nous parviennent des ruelles, les amis se rencontrent, les oiseaux gazouillent… Nous sommes alors emplis d’une énergie montante, de bonheur, de vitalité.

Nous ne sommes pas les seuls à être ébranlés par ces changements, la nature attendait elle aussi cette occasion de se montrer le bout du nez. Les crocus sont les premiers à colorer nos pelouses encore inertes, puis suivent les tulipes et une multitude de plantes décoratives que je ne pourrais nommer. Je dois vous avouer que j’ai plus d’affinités avec les mauvaises herbes!

La sève monte dans les arbres tout comme la vie monte en nous. C’est lorsque leurs bourgeons éclosent que l’on peut assister, selon moi, à l’une des plus belles expressions de la vie. Avez-vous déjà remarqué la beauté de la luminosité matinale à travers le vert tendre des feuilles nouvelles? Et bien, je vous suggère d’y être plus attentif l’an prochain.

Cela faisait un moment que je rêvais de pique-niques et de robes à bretelles lorsque la vie s’est métamorphosée de la sorte. Les saisons passent si vite, j’ai bien peur de me réveiller demain sous un drap de neige immaculée.

En tant qu’herboriste en devenir, j’avais bien hâte de pouvoir renouer avec nos chers pissenlits, orties, trèfles rouges et compagnie. Je sais que pour certains les herbes sauvages sont plutôt dérangeantes. Nous avons oublié que, dans sa générosité, la mère nature a pensé à tout, elle a mis à notre disposition des remèdes accessibles, gratuits et inoffensifs. Je tiens à préciser par contre, qu’effectivement certaines plantes sont toxiques et que leur usage est à prohiber. Mais j’ai la ferme conviction que ce qui pousse autour de nous a sa raison d’être.

Effectivement, nous sommes de plus en plus intoxiqués en raison de l’air que nous respirons, des pesticides, produits chimiques et autres, pas étonnant que nous ayons de la difficulté à nous départir des pissenlits et du trèfle rouge. Ce dernier est utilisé depuis des lustres pour remettre en circulation les toxines que nos cellules accumulent, mais comme il ne favorise pas leur élimination du corps, on le jumelle souvent avec le pissenlit, celui-ci est un excellent diurétique et favorise l’excrétion des toxines via les reins.

Par contre, avant d’entreprendre un traitement de la sorte, il faut s’assurer que les reins sont en mesure d’accomplir leurs fonctions, et c’est là que l’ortie entre en jeu. C’est une des seules plantes qui a la capacité de reconstruire les cellules des reins et donc de les tonifier. En plus, elle apporte beaucoup de minéraux, donc diminue le taux d’acidité du corps et le nourrit.

Si vous voulez en savoir plus, je vous invite à venir me rencontrer lors de l’évènement Flora en Fête qui aura lieu à Montréal le 20 juin 2009; entre-temps, j’espère que j’ai pu vous convaincre que les mauvaises herbes ne sont pas seulement bonnes à être désherbées et que vous profiterez pleinement de votre été!!

L’herboristerie au fil des saisons

On dit de l’herboristerie qu’elle est une médecine alternative, mais le terme complémentaire est, selon moi, plus approprié. Cet art, c’est celui d’utiliser les plantes médicinales à des fins curatives, et ce, tout au fil des saisons. Médecine ancestrale, traditionnelle, l’herboristerie demeure encore et toujours la médecine la plus répandue dans le monde. Le coût des plantes médicinales est de beaucoup inférieur à celui des médicaments de synthèse et leurs effets secondaires sont souvent moins prononcés. À l’instar du médicament, la plante porte en elle la synergie de ses principes actifs et non point une seule molécule qui, isolée, s’avère beaucoup plus dangereuse.

Les herboristes ont de tout temps récolté les plantes, cultivées biologiques ou sauvages, afin de les utiliser telles quelles ou transformées. Ils en ont fait des infusions, des décoctions, des teintures, des vinaigrés, des glycérés, des onguents, des sirops, des élixirs et j’en passe. La plupart des propriétés des plantes ne sont pas prouvées scientifiquement, mais l’histoire n’est-elle pas l’étude la plus vaste et la plus concluante qui soit en ce domaine?

De nos jours, l’on remarque un intérêt croissant pour les médecines douces, incluant l’herboristerie. C’est le retour aux sources. L’herboriste guide son client vers une autonomie en santé. De philosophie holistique, il prend le temps de discuter avec son client, puis de déceler ses forces et ses faiblesses à travers ses habitudes de vie, son alimentation, ses croyances et son état d’esprit. Il travaille le corps physique tout comme le corps mental, car l’un ne va pas sans l’autre.

À chaque saison ses maux! Le printemps est synonyme de grand ménage, c’est pourquoi c’est le moment idéal pour s’offrir une cure de désintoxication. Les plantes aideront l’organisme à éliminer les toxines au niveau des intestins, du foie, des reins et du sang. Voici quelques plantes associées à chaque organe :

-Intestins : les laxatifs et régulateurs intestinaux tels que le cascara, le psyllium et les pruneaux.

-Foie : les plantes cholagogues et cholérétique, comme le pissenlit ou l’artichaut, qui permettent l’augmentation de la sécrétion et de l’évacuation de la bile.

-Reins : les diurétiques tels que le pissenlit et la verge d’or.

-Sang : la bardane et le trèfle rouge, des altératives (ou dépuratives) sanguines.

Je recommande de traiter les intestins les trois premiers jours, puis de jumeler les plantes foie-reins-sang pour le reste du traitement, soit 21 jours minimum, temps nécessaire au corps pour se détoxiquer. Débutez avec une tasse par jour la première semaine, deux la deuxième, puis trois. Les racines étant plus coriaces (cascara, pissenlit, bardane), il faudra en faire des décoctions : Déposez les plantes dans une casserole de verre puis recouvrez d’eau à raison d’une cuillère à thé par tasse. Portez le tout à ébullition, puis laissez frémir 20 minutes à feu doux avant de filtrer et déguster.

Alors qu’attendez-vous? Tous à vos plantes! Mais surtout, tous à votre herboriste, car il est conseillé de consulter avant d’entreprendre un traitement (surtout si vous prenez des médicaments ou souffrez d’un problème de santé). Fiez-vous aux conseils des experts, ainsi vous mettrez toutes les chances de votre côté pour atteindre l’état de bien-être que vous méritez.

Les maux d’hiver

Les mois d’hiver abaissent nos défenses immunitaires. Nous pouvons, avec de simples moyens, remédier à des malaises de l’hiver afin d’intervenir rapidement. Portez des vêtements chauds et lâches de préférence, en fibres naturelles, les pieds bien au chaud. Ne chauffez pas trop vos maisons.

Dès que vous ressentez les premiers symptômes, augmentez l’humidité des pièces (50 % à 55 %) et mangez léger. Éliminez également les produits laitiers, le sucre et diminuez la viande. Buvez beaucoup. Restez au chaud et prenez beaucoup de repos.

Gardez toujours les aliments suivants dans la maison : oignon, ail, cannelle, citron, chou, romarin, thym, gingembre, poivre de Cayenne, feuilles de menthe et d’achillée millefeuille (herbe à la dinde), sel de mer et glycérine. Voici maintenant certaines préparations que vous pouvez utiliser pour la grippe, qui sont disponibles dans les boutiques d’aliments naturels locaux :

Huiles essentielles: Lavande (lavendula angustifolia, calmant), eucalyptus radié (Eucalyptus radiata, mucolytique), citron (citrus limon, désinfectant), menthe poivrée (mentha x piperita, antalgique), le niaouli (Melaleuca quinquenervia ou viridifiora), le sapin baumier (Abies balsamea) et le romarin (Rosemarinus officinalis à 1,8 Cinéol) soulagent les pathologies du système respiratoire.

NOTE : Il est essentiel de choisir des huiles de qualité thérapeutique certifiées.

Aromathérapie : Diffusion d’huile essentielle de citron (Citrus limon) ou de sapin baumier (Abies balsamea) pour désinfecter les lieux.

Tisane « GRIPETTE » : thym, romarin, cannelle, poivre de Cayenne (une pointe couteau suffit), gingembre, ail; branches de sapin baumier, de cèdre ou d’épinette. Ajouter du jus de citron dans la tasse au moment de boire.

Sirop pour la toux : oignon et sucre ou miel en parties égales. Laissez macérer la nuit sur le comptoir, filtrez et buvez 1/2 cuillère à thé au besoin entre les repas et au coucher.

Toux sèche : placez 100 grammes de carottes râpées dans un litre d’eau; laissez mijoter, filtrez et buvez toutes les 1/2 heures par petites quantités. Buvez aussi de l’eau froide. Prenez de la tisane de thym additionnée de miel. Utilisez des capsules de gomme de sapin baumier avec de l’eau chaude une ou deux fois par jour. Ajoutez une demi-cuillère à thé de Cayenne dans 250 ml d’eau; amenez à ébullition, remuez et filtrez. Mettez une cuillère à thé de ce mélange dans votre tisane.

L’éco-village TerraVie

Cheminer dans la vie de… Nicole Fafard

Entrevue réalisée pour la revue Cheminement par Manon Duguay

Nous savons que tu es naturothérapeute, herboriste et peintre.  Nous savons aussi que tu travailles avec les semences ancestrales.  Et surtout, que TerraVie, ton grand projet d’éco-village, avance à grands pas.  Tu es une femme d’action qui travaille concrètement pour l’environnement.  Tu es aussi la gagnante canadienne 2008 du prix Terre de femmes offert par la Fondation Yves Rocher.

NF : Oui, j’ai cheminé d’une façon très concrète pour vivre dans des projets d’éco-villages et des projets communautaires.  Je me suis consacrée à mettre des semences dans la terre, et à voir passer les cycles de la nature.  C’est beaucoup plus réel de voir ce mouvement vers la nourriture, la santé.

MD : Où a commencé ton cheminement?  Où as-tu commencé à prendre conscience de l’environnement?

NF : J’ai étudié en littérature et en théâtre.  Mais mon cheminement n’était pas l’école, je ne m’y sentais pas bien.  Ce n’était pas ma façon naturelle d’apprendre.  J’avais le goût de voyager, alors je suis partie.  J’ai passé quelques mois dans l’Ouest canadien à apprendre l’anglais.

Puis, je me suis blessée en ski.  Une longue convalescence.  Je prenais des médicaments pour la douleur.  J’avais le nerf sciatique tellement endommagé que les médecins voulaient m’opérer.  Ils me disaient que je ne pouvais plus faire de sport, et les sports ont été un tremplin important dans ma vie.  Donc, dire que mon corps a besoin d’aide m’a demandé toute une introspection.  J’avais une décision à prendre et cet accident m’a menée vers les médecines alternatives.  Ça m’a ouvert la porte à la spiritualité.  Je considère la découverte des médecines alternatives comme un cadeau du ciel.  Tout ce questionnement m’a conduite en Californie où j’ai appris de plus en plus sur les médecines alternatives.

La vie nous guide.  J’ai fait des rencontres qui m’ont amenée à partir pour l’Australie.  Là-bas, j’ai travaillé comme gérante d’artiste pour le gouvernement australien.  J’adorais travailler avec les groupes d’un peu partout dans le monde.  Et l’aspect autochtone me parlait.  J’étais fascinée par leurs valeurs pures.  Après l’Australie, j’ai encore beaucoup voyagé, puis j’ai voulu connecter avec les peuples autochtones.

Et quand nos désirs sont clairs, la magie agit.  De retour à Vancouver, j’ai rencontré des gens qui s’en allaient visiter les indiens Hopis.  Je suis partie avec eux.  Ça été le début d’un cheminement avec les autochtones.  J’ai passé du temps avec les amérindiens au Nouveau-Mexique, et en Arizona.

Après une escale d’un an au Québec, je suis allée à Mont Shasta, un endroit reconnu pour sa spiritualité, très nature.  J’ai senti que je me reconnectais avec la nature.  Je me suis dit que si un jour je revenais au Québec, ce serait à partir de la nature.

Après le Mont Shasta, j’ai vécu 7 ans à Hawaï.  J’ai vécu dans des structures naturelles, dans la nature, avec une communauté un peu Mauï.  Au début, on était peut-être une quinzaine de personnes.  Il y avait plusieurs petites communautés avoisinantes avec beaucoup d’échanges et de collaboration.

Je sentais que je faisais quelque chose de positif.  Ça été une période magnifique.  J’ai pris le temps de m’asseoir, de regarder les grenouilles, de regarder comment fonctionnent les insectes, de reconnecter avec la nature.  J’ai pris le temps d’observer.  Là-bas, nous vivions à l’énergie solaire avec des structures qu’on construisait nous-mêmes.  Nous faisions des jardins, avec beaucoup de plantations.

J’y ai rencontré deux grands-mères très près des plantes avec lesquelles j’ai appris l’herboristerie.  Elles me disaient que ce sont les plantes qui nous enseignent et qui communiquent avec nous.  Ce n’est pas dans les livres qu’on apprend.  C’est comme ça que j’ai appris le plus au niveau de la naturopathie.

J’ai découvert les esprits de la nature, qu’ils appellent les petites algues de la nature.  J’ai pris le temps d’être là, d’ouvrir mes sens à une communication plus intime avec la nature.  Je me suis impliquée socialement.  J’y ai acquis mon expérience d’éco-village ou d’éco-communauté.  En l’an 2000, j’ai ressenti le besoin de voir ma famille, de revenir ici.  C’était difficile.  Je ne voulais pas partir des tropiques.  Mais toute ma vie j’ai fait confiance à mon intuition, alors je suis revenue.

Je suis allée chercher mes licences en naturopathie et en herboristerie.  Je me suis remise à travailler.  J’ai loué une maison pour essayer de m’habituer à cette vie.  Je n’étais pas capable.  J’étais trop imprégnée par la vie communautaire.  La vie dans la nature me manquait.  Alors graduellement, j’ai regardé ce qui se passait au Québec.  Je cherchais des projets d’éco-village, de communautés écologiques.  Je n’ai pas trouvé ce que je cherchais.

Plusieurs personnes me disaient rêver d’une telle communauté.  J’ai fait des recherches et TerraVie a commencé à mijoter.  Dans ce temps-là, j’habitais à Val-David.  J’avais loué une grosse maison qui est devenue un genre de maison collective.  Tout de suite, il y a eu beaucoup de musique.  Je parlais de communautés.  Je demandais est-ce qu’on fait un éco-village?  C’était oui.  On a commencé à être plus concrets.  En décidant de revenir au Québec, je savais que je revenais pour accomplir quelque chose.  Je me suis dit que j’allais construire un éco-village.  Je l’ai pris au sérieux.

MD : Bâtir une communauté, c’est beaucoup de travail.

NF : À Hawaï, j’habitais sur des terrains où les gens avaient déjà fait le travail.  Ils étaient dans le quotidien du financement.  Un aspect que je n’ai jamais touché.  La mise en forme de TerraVie a été vraiment progressive.  Nous regardions des terrains en même temps que le processus évoluait.

TerraVie, c’est faire un éco-village.  Construire une petite maison écologique tout en regardant l’aspect collectif.  Quand j’habitais en Californie, et à Hawaï, j’avais assisté à des rencontres sur les fiducies foncières.  J’étais intéressée par leur fonctionnement.  J’ai fait des recherches au Québec sur les communautés basées sur des fiducies foncières habitables, il n’y en avait pas.

Au Québec, les projets étaient souvent privés.  Donc des gens qui achetaient des terrains et qui s’organisaient en communautés.  J’ai rencontré plusieurs anciens du mouvement par l’entremise de TerraVie.  Je partais d’un contexte de vivre dans la nature à Hawaï, vraiment pieds nus dans la nature.  Pour moi c’était ça l’environnement.  Et me voilà à monter une structure légale, organisationnelle et administrative, avec les gouvernements.  Il y a eu une rencontre avec André Boisclair, alors ministre de l’Environnement.  Nous avons parlé de zonage indigo et de fiducies foncières communautaires.  La réunion a été formelle, mais super sympathique.

Mettre TerraVie en place, était un besoin personnel.  Je sentais qu’il fallait être plus local ou autonome par rapport à nos ressources naturelles.  Je voulais faire des jardins, faire des échanges, comme à Hawaï où il y avait énormément de troc.  J’étais bien dans l’aspect communautaire.

Je me suis promenée dans plusieurs villes de Polynésie.  J’étais attirée vers les festivals autochtones.  Les Polynésiens sont des gens simples aux yeux brillants, toujours le sourire aux lèvres, et ils n’ont pas grand-chose.  Alors je me disais qu’il y a vraiment quelque chose, dans leur façon de vivre, qui est sain.  Le jet set moderne est plate.  J’étais toujours mieux quand je revenais dans le bois, dans la nature près de gens aux valeurs simples.  On ne peut pas retourner à la survie dans la nature où on se déconnecte des technologies.  Mais nous pouvons créer un équilibre… que ce soit un choix, comme le mouvement simplicité volontaire, ou choisir de moins consommer.  Ça veut dire être plus autoproductif au niveau de l’alimentation, encourager des produits et services locaux.

Ici, l’été, nous faisons partie des marchés à Val David.  Ils existent depuis 4 ans.  C’est le premier élan de marchés comme ça que je connais dans les Laurentides.  Les gens adorent aller acheter des produits directement des producteurs, même si ça coûte 50 cents de plus.

MD : Que cultivera TerraVie?

NF : Nous allons cultiver beaucoup de produits.  Nous étudions présentement la possibilité d’acquérir l’ancien magasin général du village.  Ça fait 10 ans qu’il est fermé.  On y ferait un café, un genre de place recyclée.  Pour les produits locaux.  Pas juste de nos projets.  TerraVie est un pont.  On veut encourager les gens locaux.  Ramener un peu cet élan de participation, de manière abordable.

Ici, au Lac des Becs-Scie, il y a beaucoup d’habitations, mais je connais peu de personnes car il n’y a pas d’endroit central pour rencontrer les gens.  Les gens se regroupent à travers les marchés qui commencent à prendre forme au Québec.  On le voit dans différentes régions.  Il y a un élan de retour à des produits sains.

Je reviens toujours à ce qui a motivé TerraVie.  Les bases sont le contact avec la nature.  Terravie est un organisme de conservation qui appartient à tout le monde.

MD : Où en est TerraVie dans son développement?

NF : TerraVie a mis en place l’aire protégée à Montcalm, la 2e aire protégée des Laurentides.  Le terrain est acheté sur les rives du Lac Brochet.  Nous avons 24 conventions vendues, pour 24 maisons pour 24 familles.  La coopérative est en place.  Les infrastructures seront aménagées cette année.  TerraVie commence à bâtir les maisons au printemps 2009, en partie avec des matériaux recyclés.  Celles-ci utiliseront l’énergie solaire.  Les plans sont faits, les critères de développement sont en place.  L’éco-village devient réalité.  TerraVie prévoit déjà l’achat de d’autres terrains.  Un modèle à suivre pour le développement d’une économie sociale durable et la création d’autres éco-villages au Québec.

MD : C’est fantastique.

NF : C’est fantastique.

Merci, Nicole!

Pour tous les détails sur le fonctionnement de TerraVie et leurs projets d’avenir, lisez l’entrevue en entier au www.cheminement.com. TerraVie : www.terravie.org.

Hibernation, l’hiver est le moment parfait pour prendre soin de soi

L’hiver, c’est le temps du repos, le moment de recharger nos réserves d’énergie, de passer plus de temps dans l’introspection et de mettre au clair nos intentions pour les mois d’activités à venir. C’est le moment de se dorloter, de manger des aliments réchauffants et riches en nutriments et de soutenir nos organes au moyen de plantes nettoyantes et nourrissantes.

À quoi servent nos organes?
Foie – Il filtre le sang et le nettoie des toxines, des bactéries et des médicaments pris tout au long de l’année. Il est responsable de la production d’énergie, régularise les hormones et le taux de sucre et transforme les toxines en non-toxines lorsqu’il fonctionne bien. Il sécrète la bile, laquelle est responsable d’une bonne digestion et de l’élimination.

Maintien de la santé du foie : réduire la prise de médicaments, la consommation d’alcool et de substances toxiques (colorants, pesticides, etc.). Augmenter la consommation de plantes et d’aliments amers, tels le pissenlit, le chardon béni et l’agripaume.

Reins – Ils filtrent le sang et éliminent l’excès d’eau et les déchets, ce qui allège le travail du foie.

Maintien de la santé des reins : boire beaucoup d’eau et réduire son apport de sel. Consommer des plantes telles que le persil, l’ortie, la racine de pissenlit, la verge d’or et l’écorce de bouleau.

Colon et intestin grêle – Ils sont la base d’une bonne santé. Leurs rôles consistent à éliminer les déchets, à récupérer l’eau, à maintenir l’équilibre hydrique et à absorber les éléments nutritifs, tels les vitamines et les minéraux. Environ 90 % de l’absorption des éléments nutritifs a lieu dans l’intestin grêle. Pour que l’organe fonctionne adéquatement, il est primordial d’avoir une flore bactérienne en bonne santé. Les aliments à haute teneur en prébiotiques et en probiotiques, les enzymes (lactofermentation) et les fibres y contribuent. Les antibiotiques de synthèse et les aliments aspergés au glyphosate (principalement les grains non biologiques, comme le riz, le blé, le soya et le maïs) s’attaquent aux bonnes bactéries qui cèdent la place aux mauvaises bactéries et aux champignons déjà présents dans les intestins, comme le candida.

Maintien de la santé du colon et de l’intestin grêle : une diète anti-candida est de mise, ce qui consiste principalement à couper les sucres, certains grains et les levures. Consommer des plantes telles que le topinambour, l’ail, le calendula, les racines de bardane, de pissenlit, de guimauve et d’aunée.

Réactions allergiques et histamine

Éruption cutanée, urticaire, démangeaison, enflure, yeux larmoyants, nez qui coule, mal de tête, difficulté à respirer, essoufflement sont quelques signes de réaction allergique que plusieurs d’entre nous connaissons bien! L’histamine, responsable de la réponse inflammatoire du corps, est une substance chimique libérée par le système immunitaire pour empêcher les dangereux envahisseurs que sont, par exemple, les virus et les bactéries, d’entrer dans notre corps.

Une réaction allergique est simplement une hypersensibilité du système immunitaire qui méprend des substances inoffensives telles que pollen, poussière, aliments, moisissures et acariens, pour des corps étrangers dangereux et qui, par conséquent, stimule la production d’histamine pour les éliminer. Un stress sur le corps, tel que l’absorption de produits chimiques, notamment des pesticides (dont le glyphosate qui se trouve principalement dans des grains non biologiques : riz, blé, soya, maïs, etc.), des aliments modifiés génétiquement (OGM) ou des médicaments, ainsi que l’épuisement mental ou physique peuvent aussi provoquer l’augmentation du taux d’histamine.

Les plantes nous offrent une belle panoplie de solutions, en commençant par les plantes adaptogènes, c’est-à-dire qui aident le corps à s’adapter aux divers stress et, surtout, qui modulent le système immunitaire. Viennent ensuite les plantes altératives et riches en chlorophylle qui vont permettre au corps de mieux éliminer les déchets, contribuant ainsi à un meilleur fonctionnement de nos organes. Et, bien sûr, nos antihistaminiques/anti-inflammatoires pour faire baisser le taux d’histamine et réduire l’inflammation.

Ortie – Riche en flavonoïdes, dont la quercétine, en minéraux, en chlorophylle et en enzymes. Elle est antihistaminique, adaptogène, nutritive, alcalinisante, anti-inflammatoire et altérative. Prise sous forme de teinture mère, elle est très efficace contre les allergies, mais on peut aussi en faire une tisane ou même la consommer fraîche dans nos plats.

Lierre terrestre – Riche en flavonoïdes, en huiles essentielles, en acide rosmarinique, en chlorophylle, en vitamine C et en antioxydants. Il est antihistaminique, anti-inflammatoire, tonique des muqueuses, expectorant/décongestionnant et altératif.

Champignons médicinaux (chaga, reishi, tramètes, etc.) – Riches en vitamines B, en flavonoïdes, en phénols, en minéraux et en enzymes. Ils sont adaptogènes, anti-inflammatoires et de puissants antioxydants.

Aunée – Riche en inuline et en huiles essentielles. Elle agit comme tonique respiratoire et aide à réparer les intestins.

Thym – Riche en flavonoïdes et en huiles essentielles. Il est antihistaminique.

Sureau – Riche en flavonoïdes. Il est anti-inflammatoire, immunomodulant, expectorant et altératif.