Le féminin sacré en nous

Maintenir et cultiver cette connexion
Pour nous qui vivons en pays nordique, les mois d’hiver semblent favoriser l’introspection et l’équilibre entre engagements extérieurs et quête intérieure. Est-il possible de maintenir cet équilibre dans le mouvement accéléré de notre été? Que nous soyons homme ou femme, pouvons-nous garder contact avec le féminin sacré en nous, tout en vivant dans un tourbillon d’activités et de rencontres? Comme cette « essence » fait partie intégrante de notre être, nous le souhaitons. Regardons par quel sentier nous pourrions voyager avec cet espoir.

Déesse-Mère : La Matrice

La sagesse féminine collective des âges passés est un trésor immense que nous pourrions sans doute définir par : accueil, tendresse, naissance, nourriture, guérison, présence, communion à la terre et au ciel. Pour se développer en totalité et pour que cesse la dualité féminin/masculin, chaque être humain a besoin de puiser à ce trésor, de le reconnaître en soi et de s’en nourrir.

L’Accueil, un premier défi

Pour accueillir, il faut avoir de l’espace : dans son cœur, dans sa tête, dans son âme, dans son quotidien. Si notre espace est envahi par la peur qui engendre les préjugés, par le désir d’avoir toujours raison, toujours plus de pouvoir, toujours plus de biens, il n’y a plus tellement de place pour accueillir qui ou quoi que ce soit. Nous serions alors un carrousel tournant sans fin sur lui-même. Concrètement, nos actions seraient alors dirigées vers une fermeture même si nous rencontrions et recevions une grande quantité de gens, contacts, amis, famille avec une apparente cordialité. Les événements et les interactions risqueraient souvent de nous heurter par manque d’espace.

L’accueil chaleureux, heureux est davantage un état intérieur qui laisse l’autre « être », sans porter de jugement, sans rien lui demander, en considérant sa présence comme un cadeau, comme un partage. Pour cela, il en faut beaucoup de l’espace et si nous n’en n’avons pas vraiment créé pour nous-mêmes, comment pourrions-nous devenir accueil? Comment pourrions-nous cultiver une connexion qui n’existe pas?

Ce contact s’établit donc à partir d’une démarche d’élagage intérieur où nous rencontrons également nos forces, nos talents, nos espoirs, nos buts, où nous découvrons notre potentiel. L’accueil et la reconnaissance de ce que nous sommes est la base sur laquelle s’appuie notre ouverture et toute notre contribution.

Présence nourrissante

La Déesse-Mère a souvent été représentée comme une matrice contenant l’univers en devenir. Ce qu’il y a de plus vivant, de plus puissant en nous se révèle comme chaleur aimante et agissante. Le petit enfant vous offre une bouchée de son repas ou une fleur, ou un caillou qu’il trouve beau comme geste d’affection spontané; un adolescent se découvre et apprend le sens du partage dans une équipe de sport; un adulte contacte à chaque jour les milliers de visages que la vie utilise pour lui apprendre à s’ouvrir, à goûter, à participer. Dès que nous reconnaissons notre appartenance au grand cercle de la vie, nous devenons une « présence » consciente de recevoir et heureuse de donner, d’instruire, de bâtir, de nourrir.

Quel que soient nos origines, notre milieu social, notre travail, nous vivons dans l’espace intérieur que nous choisissons et ce choix se révèle dans chaque action posée : repas, rencontres, travail, repos. Partout et toujours, il se peut que nous soyons juste en train de « faire », à la course même, sans trop réfléchir, un peu comme sur commande automatique : c’est le choix le plus difficile parce qu’il nous laisse l’impression de ne rien choisir du tout et c’est assez frustrant. L’autre alternative, c’est une conscience, une connaissance de ce que nous sommes et de tout ce que nous représentons dans l’univers, de ce que nous sommes en mesure d’offrir. C’est un état qui peut devenir permanent, un état d’attention commandé par le cœur; à le cultiver, nous devenons cette « présence nourrissante », aimante et efficace.

Racine d’humanité

Pour maintenir et cultiver en nous la connexion avec le féminin sacré, peut-être faut-il simplement suivre le chemin devant soi en état de conscience et de reconnaissance envers la vie. Que ce soit en faisant une cuisson de repas sur le barbecue, en tondant le gazon, en recevant des amis, qu’on soit en vacances ou au travail, en voyage ou dans son jardin.

Faire des choix conscients, du plus simple au plus important, les porter ces choix, les devenir, à la fois avec rigueur, compassion et tendresse; cela me semble ce qui se rapproche le plus du message de nos racines d’humanité.

Vivre avec la conscience-une

Le chemin menant à la conscience de l’être est à l’inverse de notre éducation contemporaine. Dans notre jeune âge, nous apprenions à être dans le monde du faire et à travailler fort à l’école, ça s’est poursuivi dans notre vie professionnelle afin de se bâtir un nom et d’avoir une certaine sécurité financière nous permettant enfin d’être bien. On nous enseigne donc à faire pour avoir afin d’être.

La voie conduisant à la source est l’INVERSE DE CELLE APPRISE. Dans un premier temps, apprenons à contacter l’être en nous qui est le lien avec la source originelle. Nous en imprégnant, nous serons témoin de l’émergence de talents, de dons. De se réaliser en cultivant nos talents et nos dons, tel est le travail qui nous mettra en lien avec la grande abondance cosmique. En bref, tout part de l’être. Être en lien avec la source, pour faire évoluer nos dons et avoir accès à l’abondance cosmique.

Le grand défi du 21e siècle n’est pas de verrouiller la porte, de décrocher le téléphone, de s’isoler dans notre chambre et d’entrer en méditation pour contacter l’être en nous. Bien que l’expérience de ce lien est une chose des plus agréables, le véritable défi est de maintenir ce niveau de conscience tout en étant présent à nos occupations. Puisque la fréquence de cette conscience supérieure en est une d’amour et de paix, convenons qu’il serait impossible de vivre la pleine conscience dans un quotidien au service d’un travail qui n’est pas en harmonie avec nos talents et nos dons et où nous serions malheureux.

Puisque la conscience de l’être en nous en est une de paix et d’amour, un grand maître ayant vécu il y a deux mille ans a dû faire la paix avant de s’unifier à la source. Juste avant de mourir, il cria : « Père, pardonnez-leur, car ils ne savent ce qu’ils font! ». Si ce grand maître devait être en paix avant d’entrer dans la conscience divine, n’allons pas croire qu’il en sera autrement pour nous.

Notre processus d’être un avec l’un commence par un grand nettoyage dans notre vie. Ce faisant, nous allons probablement créer un désert dans celle-ci en y enlevant tout ce qui n’est pas ou n’est plus en harmonie avec notre être intérieur. Puis nous serons invités à rebâtir notre vie en étant au service de notre âme, de nos désirs profonds, non ceux que nos parents ou la société nous ont projetés, ceux qui précédaient notre incarnation. Dans ce monde à l’image de nos aspirations, nous aurons le cœur plus léger et nous pourrons demeurer plus aisément en lien avec la conscience de l’être tout au long de la journée. Le meilleur de nous n’est plus au service de notre carrière, mais au service de notre évolution, laquelle peut passer par le perfectionnement de nos talents. Arrêtons tout ça! Nous sommes à échelonner des étapes vers une conscience supérieure sans avoir défini cette dernière.

La grande puissance universelle du bien est en chacun de nous. Nos faiblesses aspirent à elle. Notre mental limité aspire à sa connaissance. Nous avons aussi besoin de sa foi pour calmer nos peurs. Quelque part dans notre évolution spirituelle, il nous faudra nous abandonner avec nos faiblesses, nos peurs et notre dénuement à cette puissance.

Notre foi en cette puissance amène cette dernière à réagir semblable à une loi du bien travaillant pour nous. C’est par le biais de cette loi du bien que nous pouvons exercer notre pouvoir de cocréateur avec la source. L’Esprit est la cause et tout ce qui existe en est l’effet. Tous autant que nous sommes représentons les multiples mentalités du mental absolu qui lui est toujours un. C’est parce que ce mental-un de la source coule en nous que nos pensées ont un pouvoir créatif. Notre ego peut aller se rhabiller, il n’y est pour rien…

L’humain est un centre individualisé de la pensée universelle. Au moyen du centre individualisé que nous sommes, l’univers trouve un nouveau point de départ pour que la puissance cosmique opère sa grande loi créative. Grâce à elle, nous avons un pouvoir d’autorité sur notre propre vie. Nous ne pouvons changer la loi qui a créé tous ces éléments indésirables qui nous ont réduit à l’esclavage affectif, professionnel ou autres, mais nous pouvons nous affranchir de ce qui nous avait enchaîné. Par notre pensée, nous pouvons causer une nouvelle chaîne de causation. Il n’y a qu’un mental et notre vie est le reflet de l’emploi que nous en faisons. Tout ce que la vie fera pour nous, c’est ce qu’elle fera par nous. Si je ne mets pas mes pensées au service de mes aspirations, la vie ne le fera pas pour moi.

Vivre dans la conscience originelle, c’est vivre en état d’amour. La conscience-une se tourne vers nous, lorsque nous vibrons à la fréquence de la paix et de l’amour universel. Puisque nous avons du pouvoir par la pensée, nous pouvons choisir de voir ce qui est beau et ce qui est bon en toutes choses, en toutes situations et en toutes personnes; un peu comme si nous étions à la recherche constante de la conscience-une dans tout le manifesté. Notre quête vers elle, la fera descendre en nous. Et c’est dans cet état de grâce que nous irradierons la paix et l’amour dans ce monde. Au service de l’un en nous, devenons un fleuve de paix, d’amour et de lumière pour l’humanité.

Les huiles essentielles, une alternative aux antibiotiques

Les grandes multinationales pharmaceutiques ont maintenant épuisé leurs ressources pour contrer efficacement les infections bactériennes. En effet, les antibiotiques les plus puissants, ceux de la dernière génération, sont eux aussi, dans bien des cas, reconnus par les bactéries qui leur deviennent alors résistantes. L’époque mémorable de leur apparition, où ils ont enrayé la pneumonie (souvent mortelle) est maintenant révolue. Cet exploit magistral avait fait oublier pour un temps toutes les recherches et expériences réalisées avec les plantes et leurs extraits les plus concentrés, soit les huiles essentielles. Heureusement, la planète et toute sa pharmacopée nous est toujours disponible, en grande partie du moins. De plus, nous avons aujourd’hui toute la technologie nécessaire pour prouver l’efficacité des huiles essentielles (aromatogramme, spectomètre, etc.).

En utilisant les huiles essentielles, on apprend vite que leur activité la plus importante est celle d’enrayer les parasites, bactéries, virus et autres indésirables. Les huiles essentielles font cela avec une grande compétence pour plusieurs raisons. Je n’exposerai ici que les 3 principales.

La première est en soi extraordinaire et l’homme n’est pas près de trouver son équivalence en produits de synthèse. En effet, les huiles essentielles non seulement détruisent l’intrus, mais, dans un même mouvement, renforcissent les cellules saines contre les attaques de cet intrus. Ce facteur est plus qu’intéressant en cette période où l’humanité voit son système immunitaire complètement hypothéqué pour toutes les raisons que nous connaissons. Quand on est conscient que tout est uni, on conçoit mieux l’importance de son terrain versus son capital-santé. À mon avis, il est urgent de rendre au corps sa capacité originelle à se défendre seul. J’ai constaté plus d’une fois dans ma pratique que des personnes présentant une faiblesse chronique, par exemple au niveau des poumons (rhumes, grippes, sinusites fréquentes), se trouvaient immunisées presque totalement à ces maux après un traitement adéquat aux huiles essentielles.

La deuxième raison est mathématique. Vu la nature polymoléculaire de la majorité des huiles essentielles, la molécule qui agit sur l’envahisseur, ne peut être reconnue par celui-ci parce qu’elle est accompagnée de tant d’autres qu’il ne sait plus où donner de la tête. Dans sa perfection, dame nature nous fait voir qu’elle est aussi rusée que David dans son combat contre Goliath. Donc, peu de chance que les huiles essentielles n’agissent plus.

Enfin, la troisième raison et non la moindre est un état de fait : utilisées dès les premiers symptômes, les huiles essentielles peuvent contrôler voire enrayer l’infection en moins de 24 heures. De plus, on ressent dans les minutes qui suivent l’utilisation si l’huile essentielle choisie aura un effet bienfaisant ou si elle sera neutre. De nombreuses huiles essentielles nous approvisionnent en molécules anti-infectieuses. Sans aucun doute, origanum compactum (carvacrol), thymus vulgaris (thymol), satureya montana (carvacrol) et eugenia caryophyllus (eugénol) sont parmi les meilleures représentantes dans le domaine. Toutes quatre peuvent combattre plusieurs ennemis à la fois et ont un large spectre d’action. De plus, toutes quatre proposent des molécules anti-infectieuses qui sont très positives donc toniques et stimulantes. Mais attention, car toutes quatre peuvent irriter et même brûler la peau.

Citons maintenant la très prisée cinnamosma fragrans mieux connue sous le nom de ravensara aromatica (antivirale), le melaleuca alternifolia ou tea-tree (antibactérienne majeure) et bien sûr, au Québec, plus de 36 huiles essentielles qui sont maintenant distillées dont deux monardes (anti-infectieuses) et plusieurs conifères que j’utilise presque toujours dans mes synergies pulmonaires. Essayez un mélange savoureux à diffuser dans la maison : une part égale de mélèze, pruche, épinette blanche et pin sylvestre. En plus d’aseptiser l’air, vous vous sentirez bien.

Les huiles essentielles sont vivantes, vibratoires et subtiles. Elles nous offrent un moyen doux en même temps que puissant de soigner aussi bien le corps que le cœur.

À chacun ses lettres de noblesse

Toutes les civilisations ont eu leurs heures de gloire autant que leurs moments de décadence. Certaines ont été patriarcales et d’autres matriarcales. Depuis la nuit des temps, l’humanité est passée d’un extrême à l’autre, évoluant comme dans une danse : un petit pas en avant, un petit pas en arrière et un autre de côté…

Les hommes ont versé dans le trop-plein de pouvoir, de compétition et de folie des grandeurs.

Les femmes, quant à elles, ont mal utilisé leur pouvoir de séduction, leurs dons psychiques ou alors se sont enfermées dans leur monde intérieur.

Parmi les épisodes récents, le mouvement féministe du 20e siècle est un phénomène très intéressant à observer, pour peu que l’on prenne un peu de recul. Alors que le royaume masculin est presque à son apogée, une petite portion du monde féminin crée un soulèvement en brandissant les inégalités criantes dont on retrouve des exemples dans toutes les couches de la société.

L’histoire est sur le point de se répéter pour la nième fois…

Pourtant, après quelques décennies de révolte et de bataille sur la base de l’ancien modèle (dualité et affrontement), un éveil commence à poindre au cœur de la vie des femmes, éveil qui ne se sent pas nécessairement sur la place publique.

D’un côté, les revendicatrices poursuivent leur œuvre de conscientisation de la masse. De l’autre, les femmes de la classe moyenne commencent à se percevoir autrement et transforment petit à petit leur rapport à l’homme, à la famille et à la société.

Nous nous retrouvons aujourd’hui avec une société où les hommes sont de moins en moins oppresseurs et les femmes de moins en moins victimes. Les premiers ont gagné en sensibilité et les secondes en capacité de s’affirmer.

Examinons maintenant ce tableau sous l’angle de l’énergie.

Nul besoin de préciser que nous vivons sur une planète de dualité où les contraires peuvent autant s’attirer que se repousser. À quoi donc riment toutes ces batailles entre le féminin et le masculin?

Nous savons que ces 2 pôles sont représentés sous diverses formes dans notre univers. Or, comme chaque être humain est une manifestation de la vie, il est forcément habité par l’énergie féminine autant que par l’énergie masculine. Ceci implique que les multiples contrastes et complémentarités des 2 principes se retrouvent en chacun de nous.

Il n’y a qu’à jeter un coup d’œil sur le tableau ci-dessous pour réaliser l’étendue des possibilités qui s’offrent à l’être humain.

Notre défi majeur n’est-il pas alors de réussir à harmoniser nos composantes masculines et féminines en un dosage qui nous est propre, car chaque Blue Print est unique.

Que s’est-il donc passé quand les femmes ont brandi leurs soutiens-gorge?

Elles étaient dans l’action, tournées vers l’extérieur; elles agissaient avec force, courage et persévérance, toutes des caractéristiques masculines.

Vous était-il déjà apparu que les féministes étaient en majeure partie dans leur énergie masculine?

Une fois que l’on admet que nous sommes tous et toutes habitées par les 2 principes, il devient impossible et complètement désuet d’accuser les hommes ou les femmes de quoi que ce soit!

À la lumière de cette connaissance, nous pouvons observer les tendances dans le cours de notre histoire, autant générale que personnelle. Bien sûr, il y a des époques où les hommes étaient très polarisés dans leur énergie masculine et les femmes dans leur énergie féminine. Et cela a, comme nous le savons, produit les plus grands excès.

Ce qui différencie notre époque des autres est un phénomène d’éveil chez une masse grandissante d’individus. Les transformations se font maintenant à la base. La montée en popularité de la psychologie, de la médecine holistique, des approches énergétiques et des démarches de cheminement personnel est assurément très liée à ce phénomène. Nous constatons que ces domaines relèvent du principe féminin, et il est intéressant d’observer que de plus en plus d’hommes sentent le besoin de se rapprocher d’eux-mêmes, c’est-à-dire de leur principe féminin. Ce faisant, les hommes se rapprochent des femmes et les 2 parties commencent à mieux communiquer.

Le mouvement a été déclenché par des femmes en réaction à un excès de pouvoir masculin. Et ceci est tout à fait normal! Lequel des 2 va crier, entre celui qui écrase un pied et celui (celle) qui se fait écraser le pied? Mais il ne sert à rien de chercher des coupables, pas plus que des héros. Tout cela fait partie de notre mandat. Car nous avons collectivement accepté (bien que plusieurs soient encore amnésiques…) de nous incarner dans une situation de dualité, justement pour apprendre non seulement à dépasser les contraires, mais à les unir.

Ne serait-ce pas cette profonde aspiration de nos âmes qui nous pousse à chercher à reformer un couple, même après des échecs répétés?

Ne serait-ce pas elle également qui rend l’attrait pour la sexualité tellement irrésistible?

En définitive, que représente cette dernière, sinon l’union parfaite du masculin avec le féminin…

Et n’avons-nous pas dans l’expérience de l’orgasme un avant-goût suave de ce que sera l’union intérieure entre nos composantes masculines et féminines?

L’avenir est à l’unification!
N’est-il pas grand temps de redorer le blason de la masculinité autant que celui de la féminité!

Comprendrons-nous enfin que tout jugement, tout manque de respect ou mauvais traitement envers l’un ou l’autre revient à nous discréditer nous-mêmes!

Nous avons grand besoin de l’un comme de l’autre et aucun n’est supérieur à l’autre, pas plus que les 2 pôles en électricité…

Pour ma part, je peux évaluer l’évolution d’un être humain à la profondeur de son respect pour le sexe opposé, et pourquoi pas l’appeler dorénavant le sexe complémentaire…

PRINCIPE MASCULIN – Yang PRINCIPE FÉMININ – Yin
Amour Sagesse
Émetteur (donner) Récepteur (recevoir)
Actif Passif
Expression Perception
Tourné vers l’extérieur Tourné vers l’intérieur
Tourné vers l’objet Tourné vers le sujet
Faire Être
Rationnel, logique Intuitif, impulsif
Intellectuel Sensoriel
Pensée linéaire Pensée globale
Analyse Synthèse
Civilisé, organisé Sauvage, naturel
Compétition Coopération
Pouvoir Avantages mutuels
Visuel Auditif, tactile
Sympathie Empathie
Volonté Désirs
Force Délicatesse
Puissance Tendresse
Courage Charme
Noblesse Sentiments
Grandeur Beauté
Bravoure Douceur
Justice Pureté
Assurance Vulnérabilité
Devoir Plaisirs (arts)
   
Son Silence
Chaleur Froid
Lumière Obscurité
Feu Eau
Lourdeur Légèreté
Verticalité Horizontalité
   
Influence le côté droit du corps Influence le côté gauche du corps

Les nouveaux enfants et l’école

Les enfants sont maintenant différents. Je les nomme les nouveaux humains. Ils sont intuitifs. Ils appréhendent le monde différemment. Ils ont besoin de beaucoup d’amour. Ils veulent être respectés et connaître le pourquoi de nos demandes et exigences.

Ils sont très sensibles, ils ressentent les émotions des personnes qui les entourent. Les plus âgés ont une vision de ce que devrait être notre monde, si différent de ce qu’ils observent autour d’eux qu’ils sont souvent incapables de s’adapter à l’école d’abord et au monde du travail ensuite. Ils ont besoin d’être traités en êtres humains évolués.

Notre monde est en grande mutation. Comment peut-on le mieux aider nos enfants à vivre les grands bouleversements que nous observons déjà? Je vous convie à une petite réflexion bien humaine sur l’éducation de nos enfants.

L’enfant naît, on le traite comme un roi. Qu’il est beau ce bébé! Notre bébé est toujours le plus beau n’est-ce pas? Et c’est très bien comme ça. C’est l’amour inconditionnel des parents et de la famille immédiate qui se manifeste. Puis nous le couvrons beaucoup de soins. Nous le protégeons pour qu’il ne se blesse pas. Nous le nourrissons avec ce qu’il y a de mieux pour lui. Il nous fait souvent passer des nuits blanches, il pleure, c’est sa façon de communiquer. Malgré la fatigue, les parents ne le contraignent pas. Puis il commence à être autonome. Il sourit, il bouge, il rampe, il se tourne et voilà qu’il commence à se lever et un jour à marcher. Il fait des sons et à un moment les mots viennent. Quelle merveille! Pendant tout ce temps, nous l’observons et nous respectons son rythme d’apprentissage. Nous ne le forçons jamais à faire avant le temps les prouesses que nous souhaiterions qu’il fasse. Il a rampé quand il a été prêt et il a marché de la même façon. Nous l’avons soutenu et motivé. Nous l’avons placé en situation d’apprentissage. Nous l’avons aimé dans ses essais et dans ses incapacités momentanées. Nous avons été témoins de ses hésitations aussi bien que de ses prouesses. Nous le respectons. Nous l’éduquons en accord avec sa personnalité. Jusqu’ici, il n’y a pas de norme, d’obligation d’apprendre, ni de programme obligatoire à suivre, il a pourtant, par le jeu, appréhendé les fondements de la vie humaine.

Puis c’est l’entrée à l’école. Pour les grands, il doit être contraint à apprendre. Son rythme d’apprentissage, ses capacités et ses goûts n’ont plus d’importance. Les grands ont décidé, de la hauteur de leur science, que l’enfant devait se conduire comme un adulte. Il doit passer des heures sur une chaise dans une classe avec de nombreux autres jeunes de son âge. Il doit apprendre ce qu’on a décidé qu’il devait apprendre. On n’a pas demandé au jeune ce qu’il en pensait ni comment il se sentait dans cette situation. Il doit se plier aux normes et s’il en est incapable il est vite pris à part et on trouve un remède à cette « anormalité », c’est alors la médication et les services spéciaux. Le but, le faire entrer dans la « norme ».

Que se passe-t-il dans nos têtes d’adultes pour accepter que notre enfant devienne ainsi l’objet d’un système qui, au lieu de l’aider à développer ses dons, ses habiletés, sa personnalité, ses goûts et ses aptitudes, le place en observation constante et en étude de sa performance en regard de normes arbitraires.

Nous sommes très sévères pour nos jeunes. Nous prétendons qu’ils sont paresseux, qu’ils sont des enfants rois à qui on a tout donné et qui ne savent pas qu’il faut se sacrifier, faire des efforts et travailler pour réussir dans la vie.

On fait de l’instruction. L’éducation, la partie humaine, a été laissée de côté. On accepte que nos enfants entrent, dès l’âge de 6 ans, dans la grosse machine du système économique. Notre enfant doit se préparer à la vie, il doit avoir un diplôme qui va lui permettre de trouver un emploi bien rémunéré.

Quand on regarde autour de nous, on voit de plus en plus de personnes, les grands eux-mêmes, qui sont mal en point. Les désarrois de toute nature nous sautent aux yeux. Les gens sont malades physiquement, psychologiquement et émotionnellement. Ils font des fautes en écrivant et en parlant. Ces personnes sont pourtant passées par ce système scolaire qu’on a jugé si performant qu’on cherche encore à le reproduire. On doit bien se rendre compte que ça n’a pas fonctionné.

J’ai moi aussi fait partie de ce système. J’ai enseigné et dirigé des écoles à l’élémentaire. J’ai été directeur général de commissions scolaires dans la région de Québec. J’ai beaucoup de respect pour toutes les personnes qui travaillent dans le système scolaire et pour les parents qui ont choisi d’élever des enfants à cette époque de l’évolution humaine. Je veux ici provoquer la réflexion et pourquoi pas l’action. N’est-il pas le temps d’humaniser nos valeurs éducatives? Nous sommes conviés à faire le premier pas vers l’humanisation de notre société. C’est un des grands défis que les nouveaux humains viennent nous demander de relever.

La boutique du ciel

Il y a de nombreuses années, au hasard d’une promenade, j’ai remarqué un panneau qui disait : Le magasin d’approvisionnement du ciel.
Je me suis approché et, à ma grande surprise, les portes se sont ouvertes toutes grandes
.

Une fois que j’ai eu repris mes esprits, je me suis rendu compte que je me tenais debout à l’intérieur. Il y avait des anges à perte de vue Ils étaient partout. L’un deux m’a tendu un panier et m’a dit : « Mon enfant, magasine avec soin. ».

Ce magasin d’approvisionnement contenait tout ce dont un humain pouvait avoir besoin. Il était permis de revenir si l’on ne pouvait tout apporter du premier coup. Premièrement, je me suis procuré de la patience, et de l’amour… c’était dans la même rangée! Un peu plus loin, j’ai acquis de la compréhension – on a besoin de ça partout. Je me suis pris une boîte ou deux de sagesse, un sac ou deux de foi. J’ai évidemment ramassé de la charité – on a besoin de ça aussi. Je n’ai pu ignorer le Saint-Esprit – il était partout! J’ai également mis la main sur la force et du courage afin de terminer la course. Mon panier était presque plein lorsque je me suis souvenu que j’avais besoin de grâce d’état J’ai ensuite ajouté du salut dans mon panier – c’était gratuit! J’ai essayé d’en prendre assez pour toi et moi. Je me suis ensuite dirigé vers le comptoir pour payer ma facture d’approvisionnement. Je me sentais équipé pour réaliser les volontés du Maître. En remontant l’allée, j’ai vu de la prière et j’en ai mis dans mon panier, car je savais que j’allais pécher une fois sorti du magasin d’approvisionnement. La paix et la joie, les dernières marchandises sur la tablette, abondaient. Le chant et la louange se trouvant tout à côté, je me suis servi de ça également.

Ensuite, j’ai dit à l’ange : « C’est combien? ». Il a souri et dit : « Contente-toi d’apporter tout cela avec toi, partout où tu vas. ». Je suis revenu à la charge en disant : « Non mais, vraiment, je vous dois combien? ». « Mon enfant, a-t-il dit, « Dieu a payé ta facture il y a bien longtemps. ». »

Inconnu

Journal intime

Cette année 2011 se termine, et cette transition vers l’hiver s’accompagne, bien sûr d’une diminution de l’ensoleillement. Parfois on tente de retrouver son soleil intérieur. Comment faire?

Il suffit alors de prendre un temps d’arrêt, de retraite. Si l’on veut, on pourra s’asseoir et écrire… son journal intime. Ceci dans le but, de faire le point, de dialoguer avec soi-même, peut-être, dans certains cas, de faire un genre de rétrospective de l’année 2011, ou peut être simplement de se donner un compagnon de route, avec qui on peut tout partager. On choisit d’être témoin de soi-même, et aussi témoin de son époque. Peut-être souhaitez-vous exprimer des sentiments que vous n’avez pu livrer à des amis proches ou même au conjoint ou à la conjointe, ou à cette ancienne flamme qui a décidé de couper tout contact avec vous, ou à ce parent qui est décédé? Mais avant tout…

Qu’est-ce qu’un journal intime?

Selon Wikipedia, c’est un écrit qui aborde généralement les sentiments, pensées et aventures intimes de son auteur. Il a la particularité d’être rédigé régulièrement, souvent à un rythme quotidien, et ses entrées sont datées. Il peut ainsi relater des périodes variées de l’existence : maladie, travail, guerre, deuil, amours, problèmes familiaux…

Il est en général destiné à être gardé secret, temporairement ou définitivement. Il peut aussi être transmis à un fonds de conservation, tel que le propose l’Association pour l’Autobiographie. La lecture peut alors en être autorisée ou interdite, selon les souhaits de l’auteur. Pour l’instant, gardons à l’esprit que, d’une façon plus ou moins consciente, nous avons peut-être consigné certaines pensées sur nous, sur notre entourage, sur notre époque, comme bien d’autres l’ont fait avant nous à travers l’histoire de l’humanité. Faisons un mini-tour d’horizon de ce phénomène.

Dans la culture gréco-romaine des 1er et 2e siècles, c’est Épictète qui met en scène l’écriture comme exercice personnel de réflexion. Emmené à Rome, il passe son enfance comme esclave au service d’un maître cruel (il lui aurait cassé la jambe, d’où le surnom donné d’Épictète le boiteux). Il aurait prévenu son maître en disant « la jambe va casser » sans plus de plainte, et une fois le malheur arrivé, aurait conclu par un « je t’avais prévenu ».

Épictète combinait l’écriture du journal intime et la méditation, pour se préparer à affronter le réel, qui n’était pas toujours rose! Il est vrai que ces deux activités s’accompagnent bien.

Plus tard, Jean-Jacques Rousseau, qui a vécu de 1712 à 1778, s’est mis, comme Épictète, au journal intime. Il voulait montrer l’humanité à travers un homme particulier, mais un homme révélé dans son intimité et ses secrets. Lorsqu’il présente ses Confessions, il bouscule toutes les bienséances de l’époque, et se trouve en rupture avec les hommes de lettres parisiens qui le considèrent hors norme et irrévérencieux.

Les confessions de Rousseau constituent une biographie des 53 premières années de sa vie en 12 volumes. Stendhal qualifie même l’écriture autobiographique de complaisance vaniteuse. L’auteur du roman « Le rouge et le noir » écrit à sa sœur en 1805, qu’il trouve un peu dangereux « l’habitude blâmable de parler de soi. »

Plus tard, au cours du 19e siècle, on conseillera plutôt l’écriture du journal intime aux jeunes filles. Avec Jules Renard et Georges Sand, (Amantine Aurore Lucile Dupin, une femme qui écrivait sous le nom d’un homme), le journal intime sera réhabilité. Ce n’est que vers 1910 que le journal intime sera considéré comme un genre littéraire. Peut-être y a-t-il un côté impudique au journal de bord, que nous avons gardé dans l’inconscient collectif…

La période de la deuxième guerre mondiale permettra aussi, plus près de nous, à des jeunes filles d’utiliser le journal intime pour traverser leurs épreuves. Anne Frank, avec son Journal, est la plus connue. Il y a aussi Ruth Maier.

Le Journal d’Anne Frank témoigne de la vie d’une enfant juive pendant la Seconde Guerre mondiale, contrainte de se cacher dans une annexe d’un immeuble à Amsterdam pour échapper à la déportation. Il s’agit d’une œuvre majeure, et le document le plus lu dans le monde après la bible. Pourtant, Anne Franck disait dans son journal en juin 1942 : « Il me semble que, plus tard, ni moi ni personne ne s’intéressera aux confidences d’une écolière de 13 ans ».

Et pourtant…

Il faut comprendre que le journal d’Anne Frank, qui est morte en 1945 dans un camp de concentration, aura des vertus thérapeutiques, puisqu’il sera publié et vendu à plus de 100 000 exemplaires au Japon en 1953. Pour le peuple nippon, Anne Frank est une jeune victime qui invitait à espérer dans l’avenir plutôt qu’à s’enfermer dans un sentiment de culpabilité. Elle était attendue!

Quelques participantes à une conférence sur la thérapie par l’écriture, donnée en août 2011, m’ont confié, après ma prestation, ce goût de faire publier un journal intime, et ce goût de répandre cet espoir en l’avenir. Je souhaite que le monde de l’édition soit sensible à leurs prières. Nous avons tous besoin d’histoires inspirantes, d’histoires de transformations qui nous guérissent. Cette histoire, vous la portez peut-être en vous! Comme je l’ai portée en moi, et j’ai pu la partager, par les aventures de Caméléon, depuis septembre 2009.

Merci de votre attention, et bonne quête de votre soleil intérieur par le journal intime!

Se connecter au féminin sacré

Se connecter au féminin sacré en soi favorise l’expression de son principe féminin. Les pouvoirs féminins tels que le pouvoir de l’écoute, le pouvoir de la douceur, le pouvoir de la lenteur, le pouvoir de l’intuition, le pouvoir de la sensibilité deviennent des forces permettant d’être en relation d’amour avec soi et les autres. Le principe masculin découvre alors une dimension sacrée de l’humain et de l’humanité.

Tous, hommes et femmes, nous pouvons naître à notre féminité, naître à nos pouvoirs féminins.

Se connecter au féminin sacré en soi favorise la guérison du corps, du cœur et de l’âme.

Les pouvoirs féminins ouvrent la porte du cœur et celle de la voie de la guérison en éveillant le potentiel de s’autoguérir, en apprenant à écouter son corps, son cœur et son âme. Les « maux » du corps expriment les « mots » de l’âme et du cœur. L’écoute de l’âme, l’ouverture du cœur favorise une grande guérison du corps. L’énergie de guérison est en nous et nous avons tous le pouvoir de l’éveiller.

Tous, hommes et femmes, nous pouvons naître à la guérisseuse et au guérisseur en nous!

Se connecter au féminin sacré en soi favorise l’enracinement à la mère terre. Se créer des racines terrestres offrent sécurité, force et stabilité dans le monde de la matière. Les pouvoirs féminins tels que le pouvoir de se nourrir, le pouvoir de gérer la matière, le pouvoir d’être enraciné deviennent des forces permettant d’être relié aux forces de la nature. Inspirons-nous de la spiritualité amérindienne qui a développé différents rituels pour remercier et honorer la mère terre. La nature a un grand pouvoir de guérison et nous avons tous ce pouvoir de nous guérir avec ce qu’elle nous offre : les plantes, les animaux, les minéraux, l’air, l’eau, le vent, la terre, la pluie, les fleurs, etc.

Tous, hommes et femmes, fils et filles de la mère terre, nous pouvons naître à la (au) chamane en nous et utiliser la médecine de la terre!

Se connecter au féminin sacré en soi favorise une relation sexuelle épanouie. Faire l’amour permet d’honorer l’autre dans ce qu’il a de plus beau, de plus vrai, de plus intime, de plus grand. La sexualité peut alors devenir un art sacré où l’on rencontre l’autre en unissant son corps, son cœur et son âme. Reconnaître la dimension sacrée de la sexualité permet de la spiritualiser et d’avoir accès à des grands moments d’extase, d’amour infini et d’illumination.

Tous, hommes et femmes, nous pouvons naître à la sexualité sacrée!

Se connecter au féminin sacré en soi favorise une plus grande conscience de sa raison d’être sur la terre. Nous sommes tous nés pour contribuer et faire une différence dans le monde. En se rapprochant de son essence, de son être, de son âme, on peut entendre la réponse à : « Qui suis-je? Quelle est ma mission? Que puis-je créer? ». Entendre la voix de son être et agir en fonction de son être donne un sens à son incarnation sur la terre, une raison de vivre, une passion de vivre, un goût de vivre sa vie.

Tous, hommes et femmes, nous pouvons naître à notre mission, à notre créativité.

Se connecter au féminin sacré en soi favorise une plus grande maîtrise de soi. Nous avons tous à développer l’estime de soi, la confiance en soi, l’affirmation de soi. Nous naissons et nous grandissons en développant différents pouvoirs intérieurs dont le pouvoir d’aimer, d’ouvrir son cœur à soi et à l’autre, le pouvoir d’oser être qui nous sommes et le pouvoir de nous exprimer dans le monde et de créer notre vie qui correspond aux valeurs de notre féminin sacré.

Tous, hommes et femmes, nous pouvons naître à la maîtrise de soi et à nos nombreux pouvoirs intérieurs.

Se connecter au féminin sacré en soi favorise la sagesse intérieure. Nous avons toutes les réponses à l’intérieur de nous. L’écoute de soi par des temps de silence, de méditation, de contemplation, permet d’entendre les messages de notre corps, de notre cœur, de notre âme et même des messages de l’Univers et de d’autres âmes. Entrer dans sa grotte intérieure favorise l’écoute, tel un ours qui hiberne en entrant dans une période d’introspection.

Tous, hommes et femmes, nous pouvons être guidés par notre sagesse féminineet naître à notre déesse intérieure.

Se connecter au féminin sacré est le parcours d’une vie, une voie d’amour, de transformation et de guérison pour le corps, le cœur et l’âme!

Même dans les temps de guerre, il y a toujours le soleil qui brille

Des ruisseaux coulent, des herbes qui scintillent, des fleurs qui embaument l’atmosphère, des oiseaux qui chantent d’une céleste harmonie, et des hommes qui vivent en frères.

De ce beau pays lumineux, l’amour désintéressé nous montre le chemin! Oui, le chemin lumineux et fraternel nous ouvre les portes vers le monde de l’espoir, de la paix, et du partage.

De tous les temps, il y a eu des êtres qui ont proné de par leur comportement d’amour et de sagesse, la voie vers l’ère nouvelle qui sera engendrée par des milliers d’êtres qui travailleront à rétablir en eux un ordre de paix et d’harmonie.

Bien sûr, le travail est de taille et cependant, il nous indique que pour créer des nations qui porteront le message de la grande fraternité humaine dans un esprit d’unité, il faudra tout d’abord rétablir cet état de paix dans notre vie intérieure. Beaucoup de politiciens, de scientifiques et d’humanistes ont parlé de la paix et pourtant sans succès. Car la guerre fait rage de plus en plus dans le monde.

Il y a donc une autre solution à trouver, plutôt que de la chercher à l’extérieur de nous, à travers des machines de guerre, qui elles-mêmes sont dans des états troublés, chaotiques et bien souvent avec des avis discordants… Ces méthodes anciennes n’ont amené aucun résultat, ou très peu. L’appel au vote, au regroupement des êtres d’amour et de bonne volonté est lancé.

Oui, il nous faut lutter contre la haine et la guerre en rétablissant la paix au cœur même de nos vies, remplacer l’égoïsme par l’amour et le partage, remplacer la haine par le pardon, remplacer les ténèbres par la lumière et tout cela d’abord et avant tout dans les tendances profondes de notre être qui garde encore les empreintes héréditaires de crainte, de haine, de doute…

Il existe une organisation unique et parfaite. Regardez l’organisme humain, le cœur ne bat pas pour lui seul, et l’estomac ne digère pas pour lui seul et les poumons ne respirent pas pour eux seuls… Comme on peut le remarquer, chaque organe fonctionne pour le bien de l’ensemble.

Il en est de même pour toutes les nations. Il faut que désormais chaque individu, chaque peuple, chaque nation, indépendamment de la race et de la religion, travaillent eux aussi pour le bien de l’ensemble, c’est-à-dire pour le bien de la terre-mère, et de tous ses enfants.

Le temps est venu de s’unir et de travailler ensemble dans la conscience de l’humanité-une, dans la conscience d’unité et de fraternité humaine. Oui, la paix s’installera dans le monde quand chacun de nous aura judicieusement harmonisé toutes les tendances intérieures de son être (pensées, sentiments et actes) unies vers un même but. Tous ensemble, et en même temps chaque individu séparément, nous contribuerons à rétablir cet ordre de paix et d’harmonie qui apportera joie, bonheur et santé à l’humanité tout entière.

Chacun de nous peut faire la différence. Que ce message d’espoir, de conscience et d’unité intérieure soit pour chacun l’objet d’une motivation sincère en vue de participer collectivement à une nouvelle humanité où il fera bon vivre pour les siècles à venir.

Je re-traite ma vie et vous?

La retraite! Les voyages! Le temps de vivre! Se permettre de se laisser séduire par du travail à mi-temps, selon notre disponibilité, selon notre horaire, selon notre goût… Quelle belle étape de vie, bien méritée! Voilà où j’en suis rendue, comme plusieurs d’entre vous. Et il y a eu ce jour, ce jour où j’ai été curieuse, intriguée, sensibilisée à une autre vie, celle de la pauvreté, la vraie, la dure réalité de peuples plus marqués que nous. Étais-je égoïste dans le passé? Je sais qu’il y a pire que moi, pire que nous, ailleurs, cet ailleurs bien loin de ma réalité, de notre Québec, de notre hiver froid. Oui, il y a pire qu’ici et je ne voulais pas le voir avant aujourd’hui! La carrière occupait toute la pensée, tous les instants de réflexion, ça roulait vite et puis les jours filaient, les soirées et les nuits défilaient et les lendemains revenaient sans cesse jusqu’au jour où j’ai décidé d’aller voir les autres. Comme infirmière de profession j’ai côtoyé la douleur des autres, comme enseignante j’ai accompagné la peur des échecs et maintenant comme re-traitée je désire vivre l’autre réalité et tenter de m’adapter à ce nouveau rythme de vie, ce nouveau décor quotidien, cette nouvelle manière d’aborder la vie comme elle se vit, à chaque jour, à chaque seconde dans un autre pays. Ce sera un grand défi, peut-être le plus difficile à vivre pour moi. Je n’en sais rien encore! Je verrai! Je pars et tenterai d’être avec le peuple du Honduras pendant 2 mois. C’est un vieux rêve de jeunesse qui renaît; la solidarité internationale. L’organisme non gouvernemental (ONG) Mer et Monde offre aux 50 ans et plus cette orientation de vie, ce stage de 2 mois pour « être avec » le peuple démuni en argent mais riche en vécu et en courage. Je fais confiance à cet organisme qui œuvre depuis 25 ans pour la collaboration internationale. Je dois apprendre l’espagnol pour communiquer avec les gens, un noble but d’apprentissage. J’entends la critique! Oui, je l’entends déjà! Pourquoi aller si loin quand il y a tant de pauvres ici, au Québec? Mer et Monde offre l’aide à nos personnes fragilisées par la vie, ici au Québec, vous le saviez? Le centre Berthe Rousseau, vous connaissez? Une ferme écologique accessible pour nos gens fragiles. Contribuer à Mer et Monde, c’est aider notre peuple mais c’est aussi ouvrir nos horizons aux autres peuples. Je partirai 2 mois et je tenterai de communiquer à chaque semaine avec tous ceux et celles qui voudront s’informer de mon cheminement personnel sur mon blog dont voici l’adresse : http://carolecharlebois.blogspot.com/. Si toutefois vous n’utilisez pas l’internet comme outil de lecture, vous pourrez lire dans la prochaine parution de cette revue Cheminement, un article sur mon arrivée et quelques réflexions personnelles sur la vie aux approches de Noël et ensuite à mon retour, un autre article sur les répercussions de cette aventure dans ma vie quotidienne.

Je remercie la revue Cheminement pour cette belle occasion de sensibiliser d’autres gens comme moi à la solidarité internationale.