Je re-traite ma vie et vous?

La retraite! Les voyages! Le temps de vivre! Se permettre de se laisser séduire par du travail à mi-temps, selon notre disponibilité, selon notre horaire, selon notre goût… Quelle belle étape de vie, bien méritée! Voilà où j’en suis rendue, comme plusieurs d’entre vous. Et il y a eu ce jour, ce jour où j’ai été curieuse, intriguée, sensibilisée à une autre vie, celle de la pauvreté, la vraie, la dure réalité de peuples plus marqués que nous. Étais-je égoïste dans le passé? Je sais qu’il y a pire que moi, pire que nous, ailleurs, cet ailleurs bien loin de ma réalité, de notre Québec, de notre hiver froid. Oui, il y a pire qu’ici et je ne voulais pas le voir avant aujourd’hui! La carrière occupait toute la pensée, tous les instants de réflexion, ça roulait vite et puis les jours filaient, les soirées et les nuits défilaient et les lendemains revenaient sans cesse jusqu’au jour où j’ai décidé d’aller voir les autres. Comme infirmière de profession j’ai côtoyé la douleur des autres, comme enseignante j’ai accompagné la peur des échecs et maintenant comme re-traitée je désire vivre l’autre réalité et tenter de m’adapter à ce nouveau rythme de vie, ce nouveau décor quotidien, cette nouvelle manière d’aborder la vie comme elle se vit, à chaque jour, à chaque seconde dans un autre pays. Ce sera un grand défi, peut-être le plus difficile à vivre pour moi. Je n’en sais rien encore! Je verrai! Je pars et tenterai d’être avec le peuple du Honduras pendant 2 mois. C’est un vieux rêve de jeunesse qui renaît; la solidarité internationale. L’organisme non gouvernemental (ONG) Mer et Monde offre aux 50 ans et plus cette orientation de vie, ce stage de 2 mois pour « être avec » le peuple démuni en argent mais riche en vécu et en courage. Je fais confiance à cet organisme qui œuvre depuis 25 ans pour la collaboration internationale. Je dois apprendre l’espagnol pour communiquer avec les gens, un noble but d’apprentissage. J’entends la critique! Oui, je l’entends déjà! Pourquoi aller si loin quand il y a tant de pauvres ici, au Québec? Mer et Monde offre l’aide à nos personnes fragilisées par la vie, ici au Québec, vous le saviez? Le centre Berthe Rousseau, vous connaissez? Une ferme écologique accessible pour nos gens fragiles. Contribuer à Mer et Monde, c’est aider notre peuple mais c’est aussi ouvrir nos horizons aux autres peuples. Je partirai 2 mois et je tenterai de communiquer à chaque semaine avec tous ceux et celles qui voudront s’informer de mon cheminement personnel sur mon blog dont voici l’adresse : http://carolecharlebois.blogspot.com/. Si toutefois vous n’utilisez pas l’internet comme outil de lecture, vous pourrez lire dans la prochaine parution de cette revue Cheminement, un article sur mon arrivée et quelques réflexions personnelles sur la vie aux approches de Noël et ensuite à mon retour, un autre article sur les répercussions de cette aventure dans ma vie quotidienne.

Je remercie la revue Cheminement pour cette belle occasion de sensibiliser d’autres gens comme moi à la solidarité internationale.

Être transparent

Chaque jour, il devient de plus en plus évident que nous évoluons maintenant dans une ère de transparence. La corruption de nos gouvernements et corporations partout dans le monde est en train d’être exposée et ce que l’on croyait la réalité de ce monde se révèle comme une illusion. Dans les temps à venir, beaucoup plus encore sera dévoilé et le niveau de confiance que nous avons eu dans le monde extérieur sera remis en question. Nous vivons une période de grande dualité et seulement par notre propre discernement, nous pourrons reconnaître la vérité.

C’est une période où, en toute honnêteté, nous ne pouvons plus nous qualifier d’êtres spirituels tout en nourrissant, envers nous-mêmes et les autres, des jugements et/ou des pensées et émotions négatives. Nous parlons d’unicité et d’amour inconditionnel, mais nous persistons toujours à placer des conditions pour ceux avec qui nous partageons cet amour et cette attention.

Le temps est ici et maintenant pour que l’humanité s’éveille à la réalisation de qui nous sommes, non seulement à temps partiel durant la méditation, en prière, en atelier ou à l’occasion d’une bonne journée, mais à temps plein, à chaque moment. Impossible dites-vous? Bien, la première étape de notre formation et reprogrammation est de modifier notre langage et de réexprimer cette pensée d’impossible en fort probable : affectueusement, j’appelle ce processus le camp d’entrainement spirituel. Une bonne amie dit souvent : « Nous sommes semblables à des bulbes de tulipes, qui ont été plantés à l’envers ». Jusqu’à ce que nous devenions conscients que nous devons faire de nouveaux choix, nous avons de la peine à voir la lumière. Seulement par le contact et le ressenti du divin intérieur, nous pouvons évoluer de la croyance à la connaissance que nous sommes des être spirituels menant une vie dans un environnement humain. Tout être de ce monde désire l’amour, la joie, la prospérité, la santé et l’abondance, mais trop peu d’entre nous avons reconnu que c’est notre droit divin. Nous pouvons tout réaliser en évoluant au-delà de la conscience de pauvreté.

Notre conscience vibre avec la connaissance de qui nous sommes. Tant que nous n’aurons pas accepté que nous sommes créateurs de notre réalité, et tant que nous vivons dans la peur, le doute, le jugement et toutes les pensées et émotions négatives et limitantes de l’humain, c’est ce que nous allons continuer à attirer dans notre vie. Notre réalité est une réflexion de notre monde intérieur : tout dépend du choix que nous faisons de placer notre attention sur le positif ou sur le négatif. Ne te concentre pas sur où tu ne veux pas aller! Choisir le positif demande de la volonté, un engagement et de la foi : on commence par choisir le positif de plus en plus et éventuellement, ça devient une seconde nature. Une fois que nous réalisons que nous sommes nos pensées et notre ressenti, et que nous rayonnons cette vérité vers le monde extérieur, comme un aimant, cette vérité est ce que nous attirons de retour dans notre vie.

Être transparent, c’est quand nos pensées, nos paroles et nos actions sont en harmonie. Nous changeons notre monde en rayonnant le pouvoir, l’amour et la lumière que nous sommes.

Ferme tes yeux. Amène ta conscience au centre de ta poitrine, le cœur cosmique. Visualise ou ressens quelque chose de beau qui t’amène de la joie et de la paix. Ressens la sensation que cette beauté t’apporte et dis-toi, je suis amour pur… je suis lumière pure… je suis lumière cosmique… et reconnais que tu es divin.

La maison-miroir ou le Feng shui à l’Occidentale

Toutes les civilisations ont eu leurs heures de gloire autant que leurs moments de décadence. Certaines ont été patriarcales et d’autres matriarcales. Depuis la nuit des temps, l’humanité est passée d’un extrême à l’autre, évoluant comme dans une danse : un petit pas en avant, un petit pas en arrière et un autre côté…

Le Feng Shui, tel que nous le connaissons dans notre société occidentale, est un art de la Chine ancienne qui signifie « vent et eau » et qui date d’environ 2 500 ans.

Utilisé à son origine dans les cimetières pour la disposition des tombes, il s’est étendu par la suite aux demeures des vivants, abordant la maison sous l’angle de l’énergie vitale.

Cette notion d’énergie vitale est importante quand on sait que la qualité de l’énergie qui circule dans une maison peut affecter notre bien-être en tant qu’habitant. Mais encore faut-il adapter cette discipline à l’être humain de notre époque et surtout à notre mode de vie et de pensée occidentale.

C’est ce que propose la « maison-miroir » ou le Feng shui à l’Occidentale qui est un prolongement et une réactualisation du Feng Shui traditionnel.

Son principe de base consiste à harmoniser la circulation de l’énergie dans une maison (ou un bureau) et à équilibrer les polarités (Yin/Yang ou Féminin/Masculin). Son originalité vient du fait qu’il considère notre maison comme étant un moyen de mieux se connaître et ainsi mieux comprendre comment y harmoniser l’énergie et la polarité. En effet, s’ouvrir à l’image-miroir que nous renvoie notre maison permet d’établir une relation consciente avec celle-ci. Elle invite à se questionner pour découvrir pourquoi nous vivons dans telle type de maison plutôt qu’une autre. (Le concept de la maison-miroir été créé par Luc Antoine, architecte et auteur du livre La maison-miroir ou le Feng Shui à l’Occidentale paru aux éditions De Mortagne.)

Pour mieux comprendre ce principe, nous nous baserons sur la polarité et prendrons comme exemple le cas d’une maison « ouverte » et d’une maison « fermée ».

Une maison « ouverte » pourra être caractérisée par les éléments suivants : maison à 1 niveau, grandes fenêtres, absence de clôture entourant le terrain, pas ou peu de séparation entre les pièces, pas d’entrée, salon donnant directement sur la rue, etc.

En positif, ce type de maison renverra à ses occupants des qualités d’ouverture, d’écoute et d’accueil envers les autres. En négatif, ils pourront avoir tendance à se disperser et avoir des problèmes de concentration.

Une maison « fermée » pourra être caractérisée par les éléments suivants : maison à plusieurs niveaux, petites fenêtres, clôture importante entourant la maison, présence d’une entrée, pièces séparées les unes des autres, etc.

En positif, ce type de maison reflètera à ses occupants des qualités de concentration et une capacité à ne pas se laisser influencer facilement et à délimiter leur propre espace. En négatif, ils pourront avoir tendance à se refermer sur eux-mêmes et à rejeter les autres.

Comme on peut le voir dans cet exemple, la maison renverra une image qui sera le reflet de l’état intérieur de ses occupants.

En apprenant ainsi à communiquer avec sa maison et à décoder les messages qu’elle nous envoie (au travers de sa forme, mais aussi de ses « incidents » tels que : fissures, inondations, humidité, problèmes de ventilation, égouts bouchés, coupure de courant, etc.), nous pourrons alors ressentir quelle qualité nous devons développer pour rééquilibrer notre énergie et celle de la maison.

Il ne restera plus alors qu’à passer à l’action en toute conscience en faisant les transformations souhaitées (peinture, réaménagement de l’espace, agrandissements, etc.).

Dans notre exemple de la maison « ouverte », il pourra s’agir simplement de déplacer quelques meubles pour canaliser l’énergie, repeindre telle pièce d’une couleur chaude, éventuellement créer un espace pour symboliser l’entrée. Dans le cas de la maison « fermée », il suffira d’améliorer l’éclairage de l’entrée ou de la repeindre d’une couleur claire pour qu’elle soit plus accueillante.

Aucune maison n’est parfaite et pour qui s’intéresse à ses messages, elle devient alors un terrain de jeu riche en prises de conscience. Seul notre désir de nous améliorer et de comprendre l’image-miroir qu’elle nous renvoie fera naître en nous une créativité insoupçonnée. Celle-ci nous permettra alors de transformer notre maison en un lieu vivant qui nous ressemble en profondeur.

Soyons prêts

En ces temps de grands changements, une importante prise de conscience s’impose face aux valeurs que nous désirons inculquer à nos enfants. Notre gouvernement canadien dans www.preparez-vous.ca nous propose des préparatifs à faire en cas de sinistres et de catastrophes naturelles potentielles. C’est un avertissement sérieux dont la population devrait tenir compte.

L’accès dès l’enfance aux mondes virtuels (ordinateur, jeux vidéo, etc.) plonge nos enfants dans une fausse réalité. Ces appareils nous mettent en contact avec une source d’information gigantesque. Ces données contiennent tous les paramètres pour apprendre à créer et à vivre dans un monde meilleur. Mais elles contiennent également tous les paramètres pour créer un monde illusoire.

Le devoir des parents est d’utiliser ces supports pour enseigner les valeurs intrinsèques de base. Le défi est d’éviter de se servir de ces appareils comme moyens compensatoires pour occuper leur progéniture. Le mode de vie des parents actuels, axé sur la surconsommation et submergé par le tourbillon illusoire de la vie, limite le temps disponible au transfert des connaissances essentielles qui font partie d’une saine réalité.

Les parents doivent prendre conscience que l’éducation doit se faire d’abord à la maison. Les systèmes scolaires et sociaux ne sont que des supports. Ils apportent un supplément de connaissances programmées. Les vraies connaissances et valeurs transmises par nos ancêtres disparaissent avec le départ des arrière-grands-parents et des grands-parents. Leurs enfants ont choisi la facilité et l’illusion du monde de consommation qui les rendent victimes et tributaires du système…

Ces catastrophes potentielles annoncées par nos gouvernements seraient-elles un moyen détourné que la vie prend pour éveiller notre conscience afin de sauver notre humanité avant sa destruction totale par nos inconséquences?

La vie prend souvent des détours incompréhensifs aux êtres humains pour nous garder sur la lancée de la création.

À l’aube de ces temps nouveaux, nous faisons face à un choix…

Sommes-nous prêts en tant qu’humanité à faire un pas vers la maturité et la conscience et à agir avec respect pour le maintien de notre équilibre social et de l’équilibre écologique de notre planète? Avons-nous besoin de grandes catastrophes mondiales pour nous éveiller et faire le pas vers un avenir plus sain?

Nous sommes présentement face à ces décisions et c’est chacun de nous par son attitude et ses actes qui influencera le cours des événements.

N’est-il pas temps de retourner aux sources? Nos enfants sont prêts et intéressés. Dans mes ateliers, des parents aussi bien que leurs enfants se sont montrés soucieux d’apprendre : les plantes indigènes comestibles et médicinales, la fabrication de savons écologiques et toutes les techniques pour être prêts…

Redécouvrir les manières simples de vivre apporte toujours avec elles la joie et le plaisir. Le contact avec la nature nous apporte de plus grandes satisfactions qu’une image de plante sur Internet.

Le plus grand investissement qu’un parent peut faire est de transmuter sa consommation illusoire de ce monde, en une transmission mature et consciente des valeurs intrinsèques à la plus grande richesse que l’humanité possède, SES ENFANTS!

Pourquoi la recherche intérieure maintenant

Depuis des siècles, les traditions spirituelles ont prévu que le temps que nous vivions actuellement serait un temps de changement majeur au niveau de la conscience. Si l’on observe ce qui se passe autour de soi, il ne fait aucun doute que nous sommes dans un temps de changement accéléré. À tous les niveaux, il semblerait qu’aujourd’hui tout va plus vite. Les générations précédentes vivaient dans un contexte social humain, et même géographique, qui changeait peu et très lentement. Cette lenteur donnait l’impression d’une relative stabilité à la vie extérieure. Par contre, actuellement, le fait que tout autour de soi peut changer très rapidement fait qu’on ne peut plus se rattacher aussi facilement à cette illusion de sécurité et de permanence que donnait le monde extérieur.

De plus, nous sommes tous soumis à une avalanche d’informations ce qui, bien que présentant de sérieux inconvénients, ouvre malgré tout l’esprit en offrant la possibilité de contacter des aspects très divers de la vie.

Un autre aspect de notre monde actuel est qu’il s’est construit durant le siècle dernier à partir d’un point de vue matérialiste. On nous a fait croire que le bien-être matériel nous apporterait le bonheur. Ceci a généré une société de recherche du plaisir à court terme à travers des satisfactions extérieures : possessions matérielles, loisirs, apparence entraînant la séparation, la compétition et générant une montagne de stress et d’anxiété. Dans nos pays industrialisés, beaucoup sont arrivés à posséder un certain confort matériel en jouant le jeu de la consommation, pour s’apercevoir que cela ne réglait en rien ni leur besoin de bonheur ni leur besoin de liberté.

Face à cette déception et au milieu de ce tourillon de changements et d’informations venant de tous côtés, beaucoup sont amenés à se poser de plus en plus intensément les questions fondamentales qui résident au cœur de chaque être humain : qui suis-je? À quoi sert ma vie? Qu’est-ce que je fais sur cette planète? Quel est le sens véritable de mon existence? S’apercevant que le monde extérieur ne peut nous assurer ni sécurité ni bonheur profond et durable, de plus en plus de personnes choisissent maintenant de se tourner à l’intérieur d’elles-mêmes pour trouver des réponses qui soient plus vraies et plus authentiques que celles que le monde extérieur nous donne de façon stéréotype.

Ce changement majeur d’attitude n’est pas seulement l’apanage de quelques individus. Il se retrouve dans le monde entier et il est essentiel qu’il se propage de plus en plus. En effet, tout le pouvoir matériel qu’a développé l’humanité doit être accompagné d’un changement de conscience, sinon l’humanité se dirige vers des temps de plus en plus difficiles.

À cause de toute cette technologie, l’humanité se trouve dans une situation telle que, pour la première fois dans l’histoire qu’on lui connaît, elle a la possibilité de créer une abondance sans précédent, mais aussi la possibilité de s’autodétruire. La présence des armements nucléaires et le phénomène de la pollution, pour ne citer que ceux-là, sont deux conditions qui menacent le sort de l’humanité. L’état de pauvreté de milliards d’êtres humains, l’esclavage qui règne encore dans beaucoup de parties du monde, avec la violence et la peur, font que l’avenir de l’humanité semble parfois très précaire. D’un autre côté, nous sommes capables de générer une abondance sans précédent, chose qui est rarement reconnue. Une statistique très simple illustre bien ce fait : pour assurer la nourriture, les soins médicaux et l’éducation de base à l’ensemble de la population du monde, il suffirait de prélever 4 % du montant des 225 plus grosses fortunes existant actuellement dans le monde*. Cela aussi fait réfléchir. Pourquoi des milliards d’individus continuent-ils à vivre dans le dénuement et la souffrance? Ce n’est pas une question de manque de moyens, mais une question de manque de conscience. Lorsque l’humanité sera collectivement en mesure de vivre dans le respect, le partage, la compassion, la créativité, l’intelligence aimante, le sens du service et la non-séparativité, alors tous les problèmes seront résolus. Le changement de conscience que beaucoup font actuellement à travers une recherche intérieure authentique, est le levain** qui devrait permettre ce changement de conscience collectif. La véritable recherche intérieure n’est donc pas seulement une affaire personnelle, une recherche pour son propre bien-être et son propre « salut ». Cette recherche, qui devrait permettre l’installation de justes relations humaines par la manifestation concrète des valeurs de l’âme dans le quotidien, est maintenant essentielle à la survie même de la planète et à la création d’un monde nouveau de paix et de liberté.

*  Statistiques des Nations Unies, rapportées dans Le monde diplomatique, novembre 1998.

**  Voir : La liberté d’Être

Le portail de l’âme

Mais où est donc passée cette femme modèle qui fut tant décrite par les poètes? Celle qui, d’un simple sourire ou un doux regard redonnait courage à son homme? Celle qui, par sa seule présence disait-on, ennoblissait son entourage? Sans doute qu’elle nous habite toujours, mais qu’elle est quelque peu émoussée en ces temps difficiles.

La terre entière est secouée par d’importants bouleversements causés par les changements climatiques, la pollution, les cataclysmes, les conflits et les guerres. Certaines personnes ne semblent pas encore touchées par ces événements, mais ces effets les rejoindront tôt ou tard, car prédisent plusieurs observateurs, ce ne serait qu’une question de temps avant d’en percevoir les effets chez nous.

Une sensibilité plus affinée
Toutefois, dans quelque pays que ce soit, la personne susceptible d’en être le plus conscientisée, voire touchée, reste la femme. C’est pour elle une grande préoccupation de savoir dans quel monde vivront ses enfants, ceux-là même qui deviendront les adultes de demain.

La femme est le « portail » permettant l’entrée d’une âme humaine venue se développer et se perfectionner sur terre. Par sa sensibilité plus affinée que celle de l’homme, c’est-à-dire sa capacité intuitive à ressentir davantage les choses grâce à une liaison marquée avec la nature, elle détient dans ses mains l’avenir de l’humanité. De ce fait, elle est le « pont » transmettant les valeurs spirituelles, c’est-à-dire les « qualités de cœur » à son entourage, entre autres celles de respect, de bienveillance et de dignité humaine.

Parfaire sa propre évolution
Elle est une main aidante. Sa responsabilité est d’autant plus grande qu’avec tous ses dons, elle peut parfaire non seulement l’éducation de ses enfants et de son entourage, mais contribuer aussi à leur essor spirituel en aidant à améliorer leurs faiblesses et à développer davantage leurs forces. Toutefois, malgré ses capacités innées, elle doit aussi travailler sur elle-même, s’améliorer pour parfaire sa propre évolution. Elle doit se libérer d’anciens « patterns » transmis par les générations passées, tout en recherchant de nouvelles avenues avec une solide confiance en la vie.

Les premières victimes
Dans certaines sociétés, des pratiques violentes sont faites aux femmes comme étant chose « normale ». Certaines vivent même comme des esclaves, pensant qu’elles ne valent pas mieux. On voit la violence s’accentuer de plus en plus, et souvent ce sont les femmes et les enfants qui, souffrant de maints préjudices, en sont les premières victimes. Mais alors, certaines questions se posent : « Qui en est responsable? Qui éduque ces enfants qui deviendront plus tard des adultes agressifs et insatisfaits? ». Cette violence permet d’engager une réflexion sur notre rôle en tant que femme, et/ou mère, et de voir si nous avons bien saisi nos devoirs et responsabilités. Certes, cette responsabilité n’incombe pas seulement à la femme, car le rôle de l’homme est très important, mais c’est elle qui a la capacité de donner le ton.

Devenir une femme nouvelle
Je pense que c’est en reprenant courage et en cherchant ses valeurs spirituelles, que la femme irradiera à nouveau la paix dans son milieu, sa famille, et ne tolérera plus aucune violence. Si elle le désire sincèrement, elle en a le pouvoir et les hommes apprendront à respecter ses valeurs humaines.

Devenir une femme nouvelle, c’est développer ces qualités féminines comme la douceur, la compassion, l’entraide, la compréhension, mais aussi une juste fermeté. C’est apporter un support aimant aux enfants et au père ou conjoint, tout en se faisant respecter.

Ainsi, si chacune faisait ces efforts, et nous en avons les capacités, nous pourrions dans un futur rapproché, voir poindre une humanité qui pourrait changer la face du monde. La femme deviendrait alors, l’espoir et l’exemple à suivre.

La femme révélatrice

Plus que jamais, l’archétype du féminin éternel se fait prévaloir. Nous lui concédons enfin sa place sacrée en face de l’univers.

Dans l’ordre universel, l’énergie féminine l’emporte sur le masculin. Le plus doux l’emporte sur le plus dur. Le refus de la violence, le goût du raffinement s’organise autour d’un centre organique qui régule la force féminine.

En tant que femmes, à travers nos propres mutations physiologiques et sociales, nous préparons l’aube d’un monde nouveau. Nous portons la conscience de l’énergie créatrice et, par le fait même, nous contribuons largement à la mutation humaine.

Le rythme de la femme est cyclique, et ses étapes de vie sont successivement épanouissantes. Comme la nature, cela fait d’elle un élément de transformation.

Ainsi notre destin de femme s’inscrit solidement dans cette ère de transformation. Nombreuses sont les femmes qui ne connaissent pas encore la valeur qu’elles détiennent ni l’immense pouvoir qu’elles exercent. Comme l’eau qui contourne le roc, l’esprit féminin épouse avec sagesse les différents appels de la vie.

Femmes, nous jouons un rôle de révélatrice! À travers nos périples, de la puberté à la maternité et jusqu’à la ménopause nous faisons preuve d’une force d’adaptation inébranlable. Être femme signifie d’être férocement persévérante. Des visions nouvelles nous propulsent sans cesse dans une énergie émergeante et passionnante de changements.

Or, la sagesse d’être femme, c’est comprendre qu’il n’y a pas de fin. La force mystique du féminin réside avant tout dans le cœur. En fait, tout ce qu’il y a apprendre sur la vie passe par le cœur. En lui sommeille la réceptivité, l’intuition, la paix, l’amour, la générosité, le respect, le pardon, la compassion, la sensibilité, la joie….

L’impact universel du resurgissement du féminin nous remet tous et toutes en contact avec notre divinité. Les différentes circonstances de l’existence ainsi que les précieuses leçons de la réalité qu’une femme est appelée à vivre et à faire vivre participent à l’ouverture de l’espace sacré de l’âme.

Choisir la force féminine ne doit pas évoquer une appropriation. L’homme est très présent dans nos réflexions. Nous invitons les hommes à s’unir à l’énergie intuitive et transformatrice avec nous. Bien que la vérité nous soit plus perceptible, on se doit de faire la liaison avec les deux forces féminines et masculines. C’est une condition pour atteindre l’unité. Sans aucun doute, l’esprit féminin n’a pas encore atteint son apogée.

C’est à nous les femmes de rayonner avec dignité, de consolider notre identité, de nous réjouir dans l’expérience renouvelée de notre corps et notre esprit. Il est essentiel pour la femme de nourrir sa reconnaissance personnelle, de retrouver sa place et d’exprimer sa vraie voix pour l’amour de l’humanité.

Un vent de changement s’installe

Le monde dans lequel nous vivons est en perpétuel changement depuis le début des temps. Les cultures se font et se défont. Certaines espèces disparaissent alors que de nouvelles font leur apparition. Les mentalités et les valeurs changent de sorte que le visage du monde se modifie. L’humanité va de l’avant, dans une évolution qui se fait de plus en plus rapidement, évoluant non pas vers une catastrophe écologique ou une impasse économique, mais plutôt vers une conscientisation de l’être et une ouverture accrue du cœur.

Chacun de vous avez une influence sur ceux et celles qui évoluent autour de vous. En vous éveillant, vous devenez une étincelle qui embrasera les autres et qui influencera la conscience collective. Les changements individuels précèdent toujours les changements collectifs. Chacun de vous contribue à la beauté de cette transformation mondiale en vous transformant vous-même. Plus vous portez votre attention sur ce qu’il y a de positif, moins vous laissez de place à la négativité. N’oubliez jamais que vous pouvez changer la vie de quelqu’un simplement en lui offrant un sourire ou des paroles réconfortantes au moment où il en a le plus besoin.

Nous sommes actuellement plongés dans une ère de changement et ce changement de mentalité génère parfois beaucoup de résistance. La plus grande résistance que vous rencontrerez sera celle qui vient de votre intérieur, de votre fermeture d’esprit et qui vous garde prisonnier de vos fausses croyances. Ne résistez pas au changement, c’est l’essence même de la vie. Accueillez avec amour les alternatives qui s’offrent à vous dans un processus d’éveil, d’illumination et d’évolution. Utilisez simplement votre discernement en vous centrant sur votre cœur et suivez cette voix. Ne jugez pas ceux qui empruntent une voie différente de la vôtre, car chacun chemine à sa façon et à son rythme.

L’humain actuel n’est pas le dernier maillon de la chaîne évolutive et il sera dépassé. Ce processus est déjà commencé. Ce prochain bond évolutif laissera derrière lui les humains « animaux » alors que les humains conscients seront projetés vers l’avant. Tous les bonds évolutifs se sont vécus de cette façon alors que de nouveaux êtres naissent et certains restent derrière ou disparaissent. Tous les habitants de notre planète doivent se préparer à mourir à leur ancienne réalité et mentalité. Ceux qui en prendront conscience survivront alors que les autres seront emportés par la maladie ou tout autre désastre naturel. L’humanité est à l’aube d’un grand bouleversement et les changements physiques de la terre ne sont rien en comparaison de la refonte des consciences humaines.

Il y a toujours eu depuis le début des temps des emprises qui ont pour but de contrôler l’humanité. L’acquisition du pouvoir et de richesse naturelle est un vice de l’être humain qui l’a conduit à de multiples guerres et massacres désolants. Nous n’avons qu’à penser à l’emprise de l’Église catholique. Cependant, une emprise est toujours vouée à s’écrouler de par la corruption qui s’installe à l’intérieur même de cette emprise. L’emprise pharmaceutique n’y fera pas exception. Nul besoin de se battre contre elle. Elle s’écroulera d’elle-même!

Il y a également toujours eu de la corruption dans chaque système (politique, économique, médical, etc.) et cela ne changera pas, car l’être humain aura toujours le désir du pouvoir et de l’argent. Cependant, c’est chacun d’entre vous qui l’entretenez en vous précipitant chez le médecin dès qu’un bobo survient au lieu de vous arrêter et de faire une introspection de vous-même. Beaucoup de gens se plaignent du système médical, des vaccins, des médicaments et dès qu’ils deviennent malades, ils se précipitent chez le médecin. C’est une aberration totale, mais c’est la nature humaine de rechercher la facilité et de rester passif. Ce n’est qu’une question de choix. Les tibétains et les cultures spirituelles se soignent eux-mêmes et vivent beaucoup plus vieux que nous, Ils ne se plaignent pas du système médical. Au contraire, ils s’en réjouissent, car ils savent qu’il est là lorsqu’ils en auront besoin, mais qu’ils doivent d’abord et avant tout compter sur eux-mêmes. Vous devriez connaître votre corps mieux que n’importe quel professionnel de la santé que vous rencontrerez. Alors, pourquoi ne vous faites-vous pas confiance? Parce que vous n’avez pas de diplôme? Les diplômes ne veulent rien dire, ils sont là seulement pour l’ego de celui qui le possède.

Apprenez à écouter votre corps, à l’étudier, à l’analyser, à le soigner, à le purifier et à le remercier. Il existe tellement de méthodes alternatives pour guérir que les gens n’explorent pas parce que les médias n’en parlent pas ou en parlent en mal. La santé n’est pas un sujet qui suscite beaucoup de cote d’écoute comparativement aux émissions de télé-réalité. Les gens préfèrent s’intégrer dans la vie des autres au lieu de s’ingérer dans la leur.

Ce vent de changement qui est en train de s’installer demande que vous soyez disponible à l’appel de l’amour, disponible aux autres, disponible pour tout reconsidérer, à commencer par la façon dont vous vous comportez chaque jour. Un être humain qui s’aime ne va jamais consommer de drogues, de cigarettes ou de produits toxiques, car il sait pertinemment qu’il se détruit en agissant de la sorte.

Vous êtes tous porteur d’un message important, car c’est à travers chacun de vous qu’il faut guérir l’humanité. Comme dit le proverbe : « Changez-vous vous-même et vous changerez le monde ». C’est à travers la conscience collective et la prise de conscience de chacun d’entre vous que vous guérirez l’infection dont souffre l’humanité.

Sur cette vie terrestre, nous partons tous du même point commun qu’est notre naissance et finissons également au même point qu’est notre mort physique. Le cheminement entre les deux est unique à chacun et se nomme l’expérience. Je vous ai fait part du mien en espérant rendre le vôtre le plus agréable possible.

Comme disait Platon 400 ans avec Jésus Christ : « On ne peut guérir un organe sans guérir le tout. On ne doit pas soigner le corps séparément de l’âme, et, pour que l’esprit et le corps retrouvent la santé, il faut commencer par soigner l’âme. C’est une erreur fondamentale des médecins d’aujourd’hui de séparer dès l’abord, l’âme et le corps ».

Trouver votre sentier sacré à l’intérieur de vous

Ce n’est pas une tâche facile de prendre le temps requis pour nous connaître pleinement. Aller au-delà du mental et rechercher sa propre vérité requiert du courage et de la force, mais la récolte est toujours fructueuse. Aller à l’intérieur de soi signifie faire face à son propre soi pour y découvrir de vieux souvenirs qui ont pu nous faire souffrir ou pour affronter la douleur que nous avons laissé dormir à l’intérieur de nous, par peur de la ressentir à nouveau. Le processus que nous entreprenons nous amène à avoir une meilleure vision, à visualiser encore mieux qui nous sommes et enfin à nous faire comprendre ce qui est arrivé, sans focaliser sur les résultats. Tous, nous voulons les résultats, sans avoir à prendre le temps qu’il faut pour que cela s’accomplisse, mais c’est par le processus que nous croissons et que nous intégrons l’expérience. À partir du moment où nous disons « oui » à la vie, nous disons « oui » à chacune des parties de notre être. Puisque le fait de vivre une vie magnifique prend son origine à l’intérieur de nous, le chemin de la liberté vient donc d’un passé qui nous a fait sourire, d’un passé qui nous comble, nous donnant un futur que l’on crée en prenant la responsabilité de tout ce qui nous arrive et en sachant que nous sommes responsables de ce qui nous attend, créant ainsi ce que nous voulons.

Nous sommes si nombreux à être perdus, ne sachant pas ce que nous devrions faire, ni ce que nous devrions être. Vous pouvez trouver toutes vos réponses à l’intérieur de vous, en acceptant où vous êtes et en vivant pleinement ce qui se présente. Que ce soit d’anciennes émotions ou sentiments, acceptez où vous êtes, ce que vous ressentez et entendez, écoutez attentivement ce que votre corps et votre âme essaient de vous communiquer, cela vous amènera sur votre sentier sacré, sentier qui vous est personnel.

Donnez-vous la permission de pleurer, de crier, de vous sentir frustré. Il est sain d’avoir ces sentiments, de traverser ces émotions et de les laisser s’échapper de vous. En les acceptant, nous pouvons les laisser aller, faisant ainsi place à de nouvelles expériences et à l’amour. Vous ne pouvez vraiment vous aimer que lorsque vous acceptez toutes les parties de vous-même, qui vous êtes, qui vous avez été et qui vous deviendrez. Prenez conscience que toutes les expériences, toutes les personnes que vous rencontrez dans votre vie sont un cadeau qui vous est offert à vous, personnellement. Toutes ces personnes sont des anges vous faisant cadeau d’une leçon qui vous fera croître. Ce que vous décidez de faire de ces expériences bâtit vos lendemains. Affronter vos peurs est le plus beau cadeau que vous puissiez vous faire, car nous sommes tous des êtres aussi importants les uns que les autres et tous, sans exception, nous possédons la vérité en nous. La lumière nous traverse tous lorsque nous nettoyons de plus en plus nos âmes et que l’intelligence suprême nous habite, nous donnant les réponses que nous recherchons tant.

Vous n’êtes pas votre personnalité, vous n’êtes pas votre ego. Nous sommes d’essence divine et nous possédons le pouvoir divin et la connaissance divine et ceux-ci attendent d’être éveillés pour être utilisés pour nous-mêmes et pour l’humanité. Nous devenons un avec la conscience divine lorsque nous laissons aller notre ego. La première étape vers l’intégration de notre vrai soi (qui est pur amour) est d’en devenir conscient. Et rappelez-vous qu’une fois l’intégration faite, vous n’avez plus jamais à refaire ce processus. Cette expérience n’a plus jamais à être répétée. La confiance et la foi croissent alors comme une fleur s’épanouissant à l’intérieur de vous. Nous pouvons finalement marcher consciemment sur notre sentier sacré, avec amour et connaissance, sur ce merveilleux plan terrestre, ensemble… unis.

Choisir le bonheur

La question la plus urgente et la plus persistante dans la vie est : « Qu’est-ce que vous faites pour les autres? ». Martin Luther King

Hier matin, à la piscine, je regardais un père qui avait amené ses trois petites filles se baigner. Elles avaient entre deux et six ans et le père avait fort à faire. Il accordait son attention surtout à la plus jeune. La plus vieille exécutait des plongeons et pirouettes en criant à chaque fois : « Papa! Papa! Regarde-moi! Regarde-moi! ». Mais le père levait à peine les yeux et sans dire un mot continuait à jouer avec la plus jeune. J’avais envie de lui dire : « Parle-lui! Parle-lui! Dis-lui que tu es là et qu’elle est importante, elle aussi. ».

Et, je me suis mise à réfléchir à ce besoin d’amour, de contact, d’attention, d’écoute que nous avons tous. Une grande partie de notre bonheur dans la vie vient de la qualité de nos relations avec les gens et nous-même.

Le contact est un des besoins les plus fondamentaux de l’être humain sur le plan psychologique. C’est l’équivalent de respirer sur le plan physique. Sans contact, nous dépérissons. Sydney Jourard dans son livre La transparence de soi montre comment il y a une corrélation directe entre notre quantité et notre qualité de contact et notre santé autant physique que mentale. Et que même le contact avec un animal peut contribuer à améliorer notre santé.

Privés de contacts aimants, les enfants se laissent parfois mourir (le syndrome d’hospitalisme de Spitz) et une recherche à l’hôpital Sainte-Justine a démontré que les enfants qui recevaient plus d’attention de leurs parents guérissaient plus vite avec moins de complications. De la même façon, les bébés prématurés que l’on touche prennent du poids rapidement et ont une meilleure chance de survie.

Une recherche sur le bénévolat montrait que cet acte d’amour pour les autres était aussi efficace pour la santé du cœur que l’exercice physique régulier. Aimer et être aimé est une des sources du bonheur, c’est aussi une source de vie et de santé.

C’est devenu une banalité de dire qu’il faut s’aimer soi-même pour être capable d’aimer les autres. En réalité, les deux démarches sont parallèles. Plus je m’aime et plus j’ai d’amour et de plaisir à rencontrer les autres et, plus je donne aux autres, mieux je suis avec moi-même. L’amour guérit celui qui le donne autant que celui qui le reçoit.

Quoi que nous en pensions, aucun de nous n’est isolé. Chacune de nos actions, chacune de nos pensées, chacune de nos émotions a une répercussion sur nos vibrations énergétiques et donc sur l’environnement dans lequel vivent les personnes qui nous entourent.

Petite, j’ai appris la notion de « corps mystique ». Nous faisons tous partie d’un même corps et dans ce sens, si une partie souffre, toutes les parties sont affectées. Mais cette notion me semblait bien abstraite.

Plus âgée, en tant que psychologue, j’ai pu constater l’importance que nos actions et nos paroles ont sur les autres. Combien de fois j’ai entendu des gens dont la vie a été transformée parce qu’ils se sont fait dire : « Tu es stupide! » ou au contraire « J’ai confiance en toi! ».

J’aime bien la blague du mari à qui sa femme dit qu’il ne s’exprime pas assez et qui répond : « C’est la faute des indiens! » et à sa femme interloquée, il réplique : « Mon arrière-arrière-arrière (etc.) grand-mère a été tuée par les indiens et mon arrière-arrière-arrière (etc.) grand-père s’est remarié avec une femme qui ne parlait pas et donc mon arrière-arrière-grand-père n’a pas appris à s’exprimer et n’a pas pu le montrer à mon arrière-grand-père et ainsi de suite jusqu’à moi.

Même si cette blague veut illustrer jusqu’à quel point nous blâmons les autres de nos insuffisances, elle contient aussi une part de vérité. Nous sommes participants et héritiers de l’interaction d’une multitude de gens et de contacts et événements dont leur vie a été faite. Chacun de nos gestes a un impact.

Plus tard, en travaillant au niveau de la guérison énergétique, j’ai découvert que cette connexion était encore plus forte que je pensais. Chacune de mes pensées et de mes émotions fait que j’émets une vibration et cette vibration va influencer ceux qui entreront à son contact. Ma colère, comme une onde sonore qui fait exploser un verre de cristal, va aller réveiller la colère de l’autre. Mon amour, lui, va aller le guérir au plus profond de lui-même. Des recherches ont montré que si une localité a un certain pourcentage de gens qui méditent, le taux de criminalité baisse. La vision d’un film de Mère Thérèsa a un impact positif sur l’état mental et physique des spectateurs. Je suis maintenant extrêmement consciente de l’impact que même mes pensées ont sur les autres. Il n’y a pas de séparation. Un médecin américain, Larry Dossey, a effectué une recherche sur l’impact des groupes de prières sur des malades hospitalisés pour une intervention chirurgicale. Ses conclusions ont été tellement probantes qu’un collègue écrivait : « S’il existait un médicament aussi efficace que cette énergie d’amour, les gens feraient la queue à la pharmacie pour en acheter ».

Nos pensées affectent les autres et les influencent. Nous sommes tous dans la même soupe et si elle est trop salée, nous en sommes tous affectés.

C’est pourquoi le premier cadeau d’amour que nous pouvons faire à l’humanité, c’et de nous aimer et de nous guérir nous-même. Être heureux est la chose la moins égoïste que nous puissions accomplir dans notre vie.

D’abord parce que nous ne sommes plus un fardeau pour les autres, ensuite parce que nous leur donnons l’exemple et l’espoir qu’il est possible d’être heureux, et enfin parce que nous influençons tous ceux qui nous entourent et les aidons à faire de même sans même avoir à dire un mot.

M’aimer, c’est être à l’écoute de moi-même, de mes émotions, de mes désirs. M’aimer, c’est me respecter et respecter mes besoins. M’aimer, c’est m’accepter comme je suis maintenant et me traiter avec compassion et tendresse. M’aimer, c’est me pardonner mes erreurs, mon insuffisance, mon ignorance, mon imperfection, mon humanité. Aimer les autres, c’est leur accorder exactement les mêmes droits, le même respect et la même attention.

S’aimer et se guérir, c’et donc aimer et aider à guérir les autres et aimer les autres, c’est s’aimer. Tout le monde veut se sentir aimé. Le secret, c’est de s’aimer sans compter. Votre cœur sera alors rempli d’amour, votre propre amour. Quand les autres seront fâchés, accueillez leur colère et continuez à émaner de l’amour. De l’amour pour vous-même en ne vous blâmant pas ou en vous pardonnant vos erreurs et de l’amour pour l’autre en acceptant qu’il exprime maladroitement ou pas sa frustration et ses besoins. Accepter les autres comme ils sont et là où ils sont actuellement vous donnera la paix. Ce qui ne veut pas dire de vous écraser et de faire ce qu’ils veulent, mais de ne pas vous laisser envahir par la colère vous-même. La colère est un acide qui brûle le vase qui la contient. La haine est un poison pire que le cancer. Et je ne parle même pas du point de vue du bonheur, de votre bonheur. Vous, vous serez plus heureux si vous êtes dans une attitude d’amour, d’acceptation et de pardon face à vous-même et face aux autres.

Je me souviens d’une dame qui avait insulté ma mère en public et ma mère me dit alors : « Pauvre elle, elle ne doit pas filer très bien aujourd’hui ». Ma mère voyait toujours la souffrance sous la méchanceté et ne se mettait pas en colère ni ne se blessait elle-même, mais éprouvait seulement de la compassion.

Et les peines d’amour, les rejets, les pertes, les deuils? J’aime beaucoup cette phrase de Marie-Noël : « Le remède d’aimer, c’est d’aimer plus encore ». La mort de ma fille m’a déchiré le cœur. Et en le déchirant, elle l’a ouvert. Ouvert pour savoir que tous les enfants sont mes enfants et qu’au-delà de mon enfant, je peux aimer toutes les nouvelles personnes que la vie met sur mon chemin.

Voici donc ma petite liste de conseils pour vous aider à développer la deuxième condition du bonheur :

Amour et service :

L’amour guérit celui qui le donne autant que celui qui le reçoit.

  1. Prenez le temps de vous connaître, de vous aimer et de vous exprimer.
  2. Reconnaissez vos forces et acceptez vos faiblesses avec compassion.
  3. Intéressez-vous sincèrement aux autres, aimez et laissez-vous aimer.
  4. Prenez le temps de reconnaître vos besoins et d’y répondre.
  5. Prenez le temps de guérir vos vieilles blessures.
  6. Dans la mesure de vos forces et de vos possibilités, répandez l’amour et la bonté autour de vous.
  7. Prenez le temps de faire des contacts vrais et profonds avec les autres et avec vous-même.
  8. Admirez ce qu’il y a de beau en vous et dans les autres et faites des compliments.
  9. Nourrissez un désir sincère d’aider et de faire évoluer les autres autour de vous.
  10. Exprimez-vous et écoutez les autres.