Les bienfaits du coloriage

Les livres de coloriage gagnent en popularité auprès des adultes depuis quelques années. C’est ainsi qu’on trouve, dans le palmarès des meilleures ventes en librairie, des livres « anti-stress » qui présentent des dessins non enfantins, parfois même très complexes et exigeant beaucoup de précision. Pourquoi cet engouement pour le coloriage? Parce que les gens ont de plus en plus besoin de retourner au papier? Parce que le coloriage nous permet de prendre rendez-vous avec nous-mêmes? Et si ce n’était que la démarche et le plaisir qui comptaient?

Pourquoi colorier?
Le coloriage se pratique à notre propre rythme, où que nous soyons. À la maison, au bureau, dans un parc, nous n’avons besoin que d’un cahier et de crayons. C’est non seulement une activité peu coûteuse et facile d’accès, mais le fait de colorier ne nous place pas devant le même stress que lorsque nous nous trouvons face à une page blanche. Cela signifie que le coloriage ferait appel à notre créativité sans pour autant que cela nous mette de pression : nul besoin d’être un artiste pour savoir colorier.

Le coloriage est également un acte gratuit dont la seule finalité est l’instant passé à l’accomplir. Il se pratique seul ou en groupe et peut même combler les écarts entre les générations puisqu’enfants et grands-parents peuvent s’y adonner dans un moment de partage et de complicité. Le coloriage permet de se détendre, de se vider la tête et, pendant que nous nous concentrons sur le dessin et sur le choix des couleurs, cela crée un espace en nous comme en ceux qui pratiquent la méditation. Cette évasion nous détend et nous libère donc de la tension mentale. C’est peut-être ce qui expliquerait que cela nous aide à lâcher prise et à plonger dans l’ici et maintenant, mais aussi à nous connecter à notre monde intérieur, dans un état de pleine conscience.

Pour colorier, nous ressentons parfois le besoin de nous isoler afin d’entrer en relation avec nous-mêmes. C’est aussi une façon de retourner à l’enfance et au bonheur tout simple de mélanger des couleurs. D’ailleurs, cette explosion de couleurs sur la page nous donne la liberté de verbaliser nos émotions et de calmer nos angoisses. Ainsi, au terme de notre coloriage, en plus d’avoir maintenu notre mobilité fine, nous avons non seulement passé un bon moment, mais nous avons également amélioré notre estime de soi en commençant et en terminant une œuvre créative.

Quelques ouvrages

Claudette Jacques présente une collection de livres qui permettent d’explorer un thème en particulier au moyen de 15 mandalas à colorier. Chaque livre est un outil d’accompagnement pour diverses situations, comme la grossesse, le deuil, les enfants ou le pardon, et certains thèmes sont regroupés dans un seul ouvrage (Le Grand Livre à colorier des Mandalas). Dans son dernier livre, Mandalas pour expérimenter… Ho’oponopono, l’auteure propose des dessins mandalas explorant cette méthode ancestrale hawaïenne qui nous sert à libérer les mémoires qui encombrent notre subconscient. Les avantages de cette collection : chaque dessin est accompagné d’une réflexion sur le thème, et les lignes de chaque mandala sont très pâles, ce qui donne, au final, un résultat des plus spectaculaires.

Jardin secret : carnet de coloriage et chasse au trésor antistress. Johanna Basford en a vendu plus de 1,5 million d’exemplaires dans le monde. Les dessins sont complexes, un peu fé­ériques et représentent des animaux, des fleurs et des jardins tous plus magnifiques les uns que les autres. D’une page à l’autre, c’est un projet qui commence, une aventure qui ne demande que les couleurs de notre imagination. Même si les dessins sont recto-verso sur chaque page, le papier résiste bien à nos « gribouillages » et même aux crayons-feutres. Un plaisir à s’offrir absolument du coloriage.

Pour ne pas alourdir le texte, les références seront fournies sur demande.

Autre référence : https://coloriages-enfants.fr/bienfait-coloriages-pour-enfants/

Adieu 2016, bienvenue 2017

C’est le temps des adieux, le temps de laisser aller 2016 pour n’en garder que des souvenirs.

Bien sûr, il a probablement fallu que ça brasse un peu pendant l’année 2016 (année 9 en numérologie) puisqu’elle nous invitait à faire un ménage intérieur pour être mieux alignés sur notre Soi divin et vivre de façon plus sereine les nouveaux paradigmes qui sont en train de s’implanter.

Dans cet article, je vous invite à prendre un moment pour faire un examen rétrospectif de votre année 2016. Quels en ont été les moments marquants? Que laissez-vous aller avec 2016? Quels étaient vos objectifs en début d’année et que sont-ils devenus? Par la suite, écrivez une lettre de gratitude à 2016 puisque, d’une façon ou d’une autre, les événements survenus en cours d’année vous ont fait grandir en sagesse.

Soyez prêts maintenant à accueillir en toute conscience l’année 2017, une année qui marquera le début d’un nouveau cycle universel (année 10/1 en numérologie) branché sur ce qu’il y a de plus profond à l’intérieur de vous. L’âme veut s’exprimer, elle crie haut et fort qu’elle est présente et qu’il est impératif qu’elle se réalise.

Pour laisser votre âme vous guider, je vous propose de créer votre mandala 2017. En janvier, lors d’un après-midi où vous vous sentirez inspiré, installez-vous dans une pièce que vous aimez et créez une ambiance méditative avec une musique douce, quelques chandelles, un peu d’encens si vous en avez. Ayez quelques revues que vous pouvez découper et des ciseaux. Pendant 15 à 30 minutes, feuilletez-les et découpez les images qui vous attirent intuitivement, sans jugement et sans vous questionner sur le pourquoi de votre choix. Ensuite, prenez un carton (12 po x 18 po serait une bonne grandeur), faites un cercle que vous diviserez en deux. Pour la première moitié du cercle, fermez les yeux et laissez votre main vous guider vers l’image qui représente le message de votre âme. Puis, divisez la moitié restante en trois parties. La première représente ce qui est là pour vous en 2017; la deuxième, le message portant sur vos relations (familiales, amicales, amoureuses) et la troisième, une action à mettre en œuvre ou un projet à réaliser dans la prochaine année. Fermez les yeux et prenez une image pour chacun de ces trois thèmes.

Collez maintenant vos quatre ima­ges à leur endroit respectif, ajoutez des mots, mettez-y votre couleur de l’année, décorez votre mandala. Une fois ces étapes terminées, laissez-vous aller à écrire vos réflexions. Donnez un titre à votre collage et placez-le de façon à ce que vous puissiez le voir en tout temps. Rendez­-le vivant en ajoutant tout au long de l’année des mots, d’autres images, des symboles. Il sera le témoin, le miroir, le sage reflet de vous en cette période de renouveau.

Que la Lumière éclaire votre route et votre âme et vous donne le courage de vous ouvrir davantage à votre grand potentiel divin.

La mort : changement de décor sur l’éternel chemin de la vie

La mort nous interpelle et nous bouleverse. Plusieurs questions nous assaillent, et diverses émotions nous envahissent quand nous voyons mourir nos proches ou quand nous envisageons notre propre mort. Mais quelle que soit notre réaction, la mort est inévitable. Aussi bien l’apprivoiser.

C’est ce qu’ont fait Socrate, Platon, Épicure, Cicéron, Plotin, Montaigne et plusieurs autres philosophes qui en sont venus à penser que philosopher, c’est apprendre à mourir. Le sens de la mort découle de celui que l’on donne à la vie. Si nous pensons que l’existence humaine trouve son accomplissement ultime dans l’expérience sensorielle ou la performance intellectuelle, la destruction du corps marque évidemment la fin de tout et suscite un effroi bien légitime. À l’opposé, si nous pensons que l’univers répond à une finalité spirituelle et que l’âme est immortelle, la peur de la mort s’estompe. Elle apparaît alors comme une transition vers une autre forme de vie, un simple changement de décor sur l’éternel chemin de la vie.

Deux penseurs québécois, décédés au tournant des années 2000, ont exprimé par écrit les sentiments que leur inspirait la venue prochaine de leur propre mort. « On n’est pas athée par courage. J’admets que la mort paraît souvent plus facile à apprivoiser pour ceux qui croient profondément à une survie de la personne ou de l’âme […]. Pour l’athée, la mort sera une fin absolue et sans appel. Une petite fin du monde. »

Laurent-Michel Vacher, l’auteur de ce témoignage est décédé en 2005. Ses dernières réflexions donnent l’impression que ses convictions athéistes avaient faibli. « Vivre jusqu’à la fin le moins mal possible, goûter la joie de l’instant présent […], communier avec l’énigme de l’univers, se percevoir comme partie prenante du grand tout qui nous porte et nous emporte. »1

L’autre penseur québécois dont les propos sur la mort donnent à réfléchir est Doris Lussier, le célèbre « Père Gédéon » : « Il me semble impensable que la vie, une fois commencée, se termine bêtement par une triste dissolution dans la matière, et que l’âme, comme une splendeur éphémère, sombre dans le néant après avoir inutilement été le lieu spirituel et sensible de si prodigieuses clartés, de si riches espérances et de si douces affections. »

Je soumets la profondeur de ces témoignages à la réflexion du lecteur. Que l’on soit athée ou croyant, on ne peut pas esquiver la méditation sur la mort.

1 Laurent-Michel Vacher, Une petite fin du monde, Carnet devant la mort, Montréal, Liber, 2005.

Douceur et lenteur cocooning pour l’âme

Comme après un long voyage, il est important de nous déposer et de nous reposer pour nous ressourcer et nous recentrer. En tant qu’Êtres divins incarnés, nous pouvons choisir de voir chaque journée comme un voyage.­ Chaque moment présent est une expérience pour notre être sur tous les plans : physique, émotionnel, mental, énergétique et spirituel.

Que l’expérience soit perçue comme bonne ou mauvaise, elle nous fait vivre une vaste gamme de sensations et d’émotions. Pour notre âme, l’expérience est tout simplement et totalement expérience.

La partie de nous qui a besoin de comprendre, de rationnaliser, de contrôler et d’identifier est notre mental. Nous n’avons pas appris à le contrôler ni à choisir les pensées qu’il crée. Il est souvent très critique et peut provoquer des réactions dans notre corps physique. En pleine cons­cience, nous avons la possibilité de reprendre le contrôle de cette partie de notre être à chaque instant, en choisissant d’y ajouter de la douceur.

Choisir d’amener de la douceur dans notre mental en y ajoutant des pensées douces envers nous mêmes et d’en amener aussi dans notre façon de penser, de voir, d’entendre, d’accueillir, de donner, de communiquer, de partager. La douceur fera s’ouvrir notre cœur.

Au début, notre mental aura peut-être besoin de repères extérieurs :

Par exemple, écrire le mot douceur pour l’avoir sous les yeux à la maison, au travail et dans la voiture ou encore réciter ou chanter le mot douceur comme un doux mantra aura une influence bénéfique sur plusieurs plans.

En centrant notre attention sur la douceur, les autres pensées perdront de leur importance et de leur influence. Au début, cela peut avoir l’air d’une discipline, mais avec un peu de pratique, centrer notre attention sur la douceur deviendra une habitude simple et facile.

Choisir de faire preuve de douceur envers notre corps physique, ce temple sacré de notre âme, sous la forme de l’écoute et du respect de ses limites et besoins. De la douceur pour tous nos sens : les massages, les câlins, le rire, un sourire, de la musique qui nous transporte et nous fait vibrer, le chant des oiseaux, les parfums qui stimulent notre odorat, les aliments à savourer, les activités qui nous font plaisir, le repos dans notre chaise préférée, la contemplation de la beauté qui nous entoure, être en pleine conscience du vent sur notre peau lors d’une marche dans la nature. En fait, tout ce qui peut nous faire plaisir et nous faire vibrer est de la douceur qu’on s’offre à chaque instant.

Et être en pleine conscience ici, maintenant et en soi nous met en contact intime avec tout notre Être jusqu’à notre âme et transforme notre vision de l’expérience; elle devient encore plus complète, intéressante et sacrée.

Inspirer consciemment la douceur de l’air est essentiel pour s’habiter pleinement et est sans doute l’outil de méditation et de maîtrise de soi le plus simple et le plus puissant.

Et ralentir, ne serait-ce que quelques minutes à la fois, nous permet de mieux voir, de mieux entendre, d’être simplement et totalement présent à soi et à ce qui nous entoure. Pour savourer la beauté et la contempler pendant quelques minutes avec conscience et gratitude. En reconnaissant que tout est divin, amour et sacré. Tout. Même nous.

Douceur en votre être.

Ta vie idéale en images

En cette fin d’année, je vous invite à prendre le temps de faire le point. Êtes-vous là où vous voulez être? Mais la question la plus importante selon moi est, aimez-vous qui vous êtes? Êtes-vous heureux, généreux, altruiste, créatif, serein, enjoué, enthousiaste, énergique…? Avez-vous exploité votre plein potentiel? Si oui, bravo! Sinon, qu’elle action pourriez-vous prendre pour réaliser vos rêves?

En cette période de l’année, c’est tradition de prendre des résolutions. Faites-vous un vœu en pensée ou préférez-vous écrire vos résolutions pour pouvoir les relire régulièrement afin de vous motiver? Êtes-vous audacieux? Peut-être que vous déclarez vos résolutions à haute voix devant famille et amis? Faire une déclaration devant témoins augmente significativement vos chances de réussir parce qu’en l’annonçant, vous vous rendez imputables à d’autres. C’est prouvé! Plus on en parle ouvertement, plus on est motivé à changer.

Une autre façon d’augmenter les chances de réaliser ses vœux est d’engager son cerveau droit dans un exercice de vision. Le cerveau gauche est linéaire, logique, ration­nel et pragmatique. Le cerveau droit est imaginatif, créatif et intuitif. C’est avec le cerveau droit qu’on peut concevoir ce qui pourrait sembler impossible avec le cerveau gauche de prime abord.

Pour allumer votre cerveau droit, je vous invite à faire un tableau de vision. C’est un moyen remarquable de visualiser ses objectifs et d’activer sa motivation! Le tableau de vision active la loi de l’attraction. Selon cette loi, on attire dans sa vie tout ce à quoi nous accordons de l’attention, de l’énergie, de la concentration, que ce soit positif ou négatif. Chacun peut diriger cette puissante loi de l’attraction de manière à attirer ce qu’il ou elle désire.

Comment faire un tableau de vision?
1. Réservez-vous une période d’une heure ou deux sans interruption.
2. Matériel nécessaire : une pile de vieilles revues, un ciseau, un bâton de colle et un grand carton sur lequel vous allez coller vos images.
3. Créer l’espace : préparez-vous une tisane ou un bon café. Écoutez de la musique qui vous fait du bien. Vous pouvez aussi allumer une chandelle ou faire brûler de l’encens. Bref, créez une atmosphère qui vous inspirera à imaginer de nouvelles possibilités.
4. Courte méditation : Prenez quelques respirations profondes et laissez-vous rêver à tout ce que votre cœur désire pour l’année 2017.
5. En gardant ces rêves en tête, feuilletez les revues et découpez les images et les mots qui vous interpellent. Laissez votre cœur vous guider plutôt que votre tête. C’est préférable d’éviter d’analyser ou de débattre vos choix. Faites confiance à votre intuition.
6. Collez vos images sur le carton.
7. N’oubliez pas de signer votre œuvre et d’y inscrire la date.
8. Exposez votre tableau de vision bien en vue dans un endroit où vous passez beaucoup de temps tous les jours. Votre inconscient enregistre les messages positifs contenus dans vos images et dans vos mots et vous guidera tout doucement vers leurs réalisations.

Quand je regarde mes tableaux de vision après un an ou deux, je suis toujours émerveillée de constater que la plupart de mes rêves se sont réalisés. Certains rêves sont mûrs pour s’actualiser et ils se concrétisent rapidement. D’autres rêves prennent plus de temps avant d’éclore parce qu’on vient tout juste de planter la petite graine de potentiel dans le sol. Il faut savoir faire confiance à la vie.

Allez-y, rêver grand! La seule chose qui peut imposer une limite à ce que vous pouvez accomplir est votre capacité de l’imaginer ou pas.

La musique traduite en sons, une médecine à découvrir!

L’utilisation du son comme modalité de guérison n’est pas chose nouvelle. À l’origine, le didgeridoo, instrument joué par les aborigènes du nord de l’Australie, est un usage très ancien qui remonte à l’âge de pierre (20 000 ans).

Fabriquée à partir d’un tronc d’eucalyptus creusé naturellement sur toute sa longueur par des termites, cette trompe en bois fut utilisée comme instrument par lequel la vibration émise, obtenue par le pincement des lèvres à l’embouchure, peut produire un son de l’octave supérieur du bourdon de base (drone). On peut obtenir un son mesurant 65 Hz et, en augmentant la tension des lèvres, il est possible d’obtenir des survibrations plus aiguës pouvant imiter le timbre d’un bourdon.

Différentes cultures utilisaient le didgeridoo afin d’imiter les sons produits par la nature. Les vibrations produites pouvaient êtres ressenties par le corps humain. Le drone (son continu) crée un environnement sonore qui invite à l’intériorité; il favorise un état propice à la méditation. Les perceptions auditives qu’il produit ont une forte dimension corporelle. Le son modifie les battements cardiaques ainsi que les ondes qui traversent le corps, les muscles, les tissus et le squelette. Il agit également sur le cerveau et il peut modifier l’activité cérébrale.

Il est prouvé que les vibrations produites par le son ont un effet positif sur le sang. Grâce aux transducteurs (dispositifs qui convertissent le son en vibrations), la musique est traduite en fréquences spécifi­ques qui peuvent êtres appliquées directement sur le corps et permettre une réduction de l’inflammation, une stimulation des cellules sanguines, une baisse de la tension artérielle, une détente sur les plans physique, mental et émotionnel. La vibration agit sur le corps énergétique et peut donc servir à équilibrer les chakras.

De nos jours, la thérapie vibroacoustique est un traitement utilisé en clinique privée que certains hôpitaux commencent aussi à utiliser. Grâce à une harpe branchée à un matelas muni de transducteurs, il est possible de traiter un corps qui présente des symptômes physiques ou de créer tout simplement un état propice à la guérison. Dans les hôpitaux, cette thérapie est également utilisée pour réduire le stress avant une opération ou durant des soins palliatifs.

La voix, un instrument peu coûteux, peut également être utilisée comme modalité vibratoire afin de créer un état propice à la guérison ou pour équilibrer le corps humain. Celle-ci peut émettre des fréquences vibratoires qui peuvent être ressenties par le corps humain. Nul besoin de savoir chanter! Les voyelles sacrées font partie d’une technique vibratoire créée par la voix qui permet d’activer et d’augmenter la fréquence des champs énergétiques appelés les chakras. Les chakras étant des champs morphogénétiques (qui représentent des organes) du corps humain, ils servent de porte d’entrée pour traiter les organes qu’ils représentent.

La musique et le son, une médecine créative et innovatrice efficace!

De quelle façon puis-je communiquer moi-même avec mes proches décédés?

Voilà la question qui m’est le plus fréquemment posée lors de mes rencontres. La bonne nouvelle est que la canalisation (l’action de communiquer avec les personnes décédées, les guides, les anges, etc.) est accessible à tous, sans exception. Eh oui, elle vous est accessible! N’avez-vous pas déjà su qui vous téléphonait avant même de décrocher le combiné? Ne vous êtes-vous pas déjà senti mal à l’aise en présence d’une personne chère à votre cœur qui vivait, sans que vous vous en doutiez, une épreuve difficile? Nous sommes tous énergie, et la télépathie permet justement le transfert de cette énergie d’une personne à une autre ou d’une âme à une autre. C’est sur ce transfert que reposent les bases de la canalisation.

Pour certaines personnes, comme un médium, la canalisation est une action naturelle, mais qui nécessite tout de même un travail continu sur soi pour perfectionner ce qu’on appelle communément son don, car, comme vous, le médium doit faire face quotidiennement à ses peurs humaines qui freinent la libre circulation de l’énergie et, par conséquent, la canalisation. Ce sont ces mêmes peurs qui vous empêchent de ressentir la présence de vos proches décédés. Nous préférons, pour la plupart, cacher notre tristesse, notre colère et nos ressentiments enfouis profondément à l’intérieur de notre cœur, et, bien que nous pensions ainsi nous en protéger, cette façon de faire est souvent la principale cause de la difficulté que nous avons à canaliser. Devons-nous être libres de tout souci pour arriver à le faire? Bien sûr que non, mais la connaissance de soi et l’acceptation de ce que nous sommes, avec nos qualités et nos défauts, sont primordiales. Voilà qui n’est pas chose facile à réaliser, mais ne sommes-nous pas sur terre pour apprendre et pour cheminer sur le plan spirituel?

C’est bien beau tout ça, me direz-vous, mais par quoi dois-je commencer? La réponse se résume très facilement : par la méditation. Alors, méditez, ne serait-ce que quelques minutes par jour! C’est par l’intermédiaire de la méditation que nous prenons contact avec notre cœur et avec notre âme, avec ce que nous sommes réellement, sans notre enveloppe charnelle. Alors, vous êtes prêts? Choisissez un endroit calme, où vous ne serez pas dérangé; allu­mez quelques bougies; faites jouer une douce musique d’ambiance; installez-vous confortablement, puis respirez. Concentrez-vous sur votre respiration. Voyez l’air qui entre par votre nez et qui ressort par votre bouche. Faites le voyage avec votre respiration et vous vous sentirez rapi­dement calme et paisible. C’est dans cet état d’esprit que les messages de l’autre dimension pourront vous être transmis. Méditez sans attendre de résultats concrets, car ces derniers ne sont que les désirs de votre tête, alors que c’est par l’intermédiaire de votre cœur que la canalisation prendra forme. Même si vous ne canalisez pas l’énergie de vos guides ou celle de vos proches décédés, soyez assurés qu’ils communiqueront avec vous lorsque vous vous y atten­drez le moins, car la méditation appor­tera assurément dans votre vie un calme qui vous permettra de recevoir leurs messages à tout moment de la journée.

Lorsque vous méditerez, vous aurez peut-être des visions, vous entendrez peut-être des paroles, vous ressentirez peut-être des sensations physiques et des émotions qui ne vous appartiennent pas. C’est par leur entremise que vous découvrirez vos forces et qu’il vous sera possible de les développer. Soyez assuré que vos proches décédés vous entendent et qu’ils seront heureux de commu­niquer avec vous. La mort est une suite, et non une fin. Sachez en découvrir­ la beauté, et vous en serez à jamais transformé.

L’Inde

Un voyage initiatique comporte au moins un des éléments suivants : des enseignements, des expériences, des rituels et des visites dans des lieux sacrés. Pendant un voyage initiatique, vous vous ouvrez à l’aventure et à la découverte au contact d’autres univers spirituels et, surtout, d’autres vérités que la vôtre.
 

Quand on pense « voyage initiatique », souvent l’Inde nous vient immédiatement en tête. Yoga, méditation, médecine ayurvédique. Les fleuves sacrés et les villes saintes. Les sâdhus, ces ascétiques qui se dépouillent de tout et qui sont vénérés partout où ils vont.

Pour la chronique de ce numéro, je me concentrerai sur les villes saintes de Varanasi et de Sarnath, situées à quelques enjambées l’une de l’autre.

Au cours de mes voyages en Inde, j’ai séjourné deux fois à Varanasi. Sans nul doute, cette ville sainte est de loin mon coup de cœur. On dit que c’est la plus vieille ville au monde qui a toujours été habitée. Sur la rive gauche du Gange, fleuve sacré, du côté où la ville s’est développée, il y a quelques kilomètres de ghats, ces escaliers de pierre qui descendent directement dans le fleuve. Les hindous y font leurs ablutions, y prient et y méditent. Les sâdhus y donnent leurs enseignements. L’endroit est aussi vénéré comme lieu de crémation pour les hindous : deux ghats y sont consacrés.

Tous les soirs a lieu un rituel hindou, le Gangâ Arti, en l’honneur de la déesse Gangâ, près du ghat de Dashashwamedh. Il est généralement accompagné de chants. Face au fleuve, les prêtres effectuent des gestes rituels avec de lourds chandeliers allumés et portés à bout de bras au milieu de l’odeur d’encens. Malgré la horde de tou­ristes sur le ghat et dans les barques en face du ghat, on ne peut qu’être saisi par la spiritualité qui se dégage de ce rituel. Un moment fort d’un séjour à Varanasi.

L’hôtel où je séjourne lorsque je suis à Varanasi est le « Temple on Ganges » (www.hoteltemple.com), situé à côté du premier ghat, le Assi Ghat. Tous les jours, à l’aube, on y donne des cours de yoga sur le toit-terrasse (avec vues directes sur le Gange et le lever du soleil). On offre aussi des sessions de méditation.

À Varanasi, il n’y a rien que je n’aime plus que de longer les ghats à l’aube, dans une barque louée. Le jour et le soir, c’est plutôt une longue promenade le long des ghats que je préfère.

Je ne peux ici passer sous silence l’auberge de charité Mukti Bhavan, qui accueille des hindous en fin de vie et désireux de mourir à Varanasi. Elle est dotée de douze chambres, dépouillées de tout, d’un temple et d’une petite pharmacie. Quelques membres de la famille peuvent y accompagner le mourant. J’ai déjà vu un documentaire très touchant sur ce lieu. Dans une chambre, une dame âgée de plus de 100 ans dormait dans les bras de son petit-fils. Celui-ci disait : « C’est son souhait le plus cher de mourir ici. Je veux qu’elle meure dans mes bras. »

Près de Varanasi, il y a la petite ville de Sarnath, connue principalement pour être le lieu du premier sermon du Bouddha et est de ce fait l’un des­ quatre lieux saints du boud­­dhisme. On y trouve entre autres les ruines d’un ancien monastère du XIIe siècle et un énorme stupa de pierre à l’endroit même où, selon la légende, le Bouddha aurait fait son premier sermon.

On peut se rendre à Varanasi en avion­ (directement de Delhi ou de Mumbai) ou en train. Un train de nuit relie Delhi à Varanasi, une expérience en soi que je recommande à tous fortement, si toutefois le manque de confort et d’intimité ne vous rebute pas.

Si vous allez une seule fois en Inde, il faut faire un séjour à Varanasi. Le vrai dépaysement se vit ici plus intensément qu’ailleurs en Inde, je crois. Également, c’est à Varanasi que l’on peut prendre le pouls de l’hindouisme profond, celui des rituels (dont les crémations), des sâdhus et de la vénération pour ce fleuve sacré, le Gange. Une ville qui me fascinera toujours.

Les bienfaits d’un espace sacré

En spiritualité, tout commence par une panne (Richard Bergeron, Renaître à la spiritualité). Et il arrive que la panne se présente tout simplement sous une forme banale: « Je suis fatigué ». Il s’agit souvent plus que d’une fatigue physique causée par la dépense d’énergie quotidienne. Ce signal de fatigue indique une fatigue morale ou spirituelle qui peut se manifester à tout âge, à la suite des déceptions découlant des chemins parcourus.

Cette situation est une invitation à cesser de courir à longueur de journée, même durant nos journées de congé, pour emprunter de nouveaux chemins et ne pas oublier d’apprivoiser les espaces qui mènent à l’intériorité.

Il existe en chacun de nous un « espace sacré » à découvrir. Beaucoup craignent de s’avancer dans ce genre d’aventure comme s’il s’agissait de s’exposer à de vastes espaces où l’on risque de se perdre. On se met alors à chercher des guides extérieurs pour nous rassurer.

Il suffirait peut-être de commencer par apprivoiser le silence extérieur. S’arrêter, seul, dans la nature, à goûter le temps, à écouter la musique, à contempler la lumière ou les étoiles. Découvrir ou se créer des îlots de silence.

Tenter de faire un peu de silence intérieur par diverses formes de méditation ou de temps d’arrêt dans un lieu de calme choisi et apprécié. Fréquenter des ermitages ou des centres de retraite, pratiquer la marche silencieuse.

Offrir à l’âme agitée cette dose de calme quotidien qui nourrit non seulement le psychique, mais tous les niveaux de conscience, depuis les plus superficiels jusqu’aux plus comblants. Le silence parle fort; le silence me révèle le mystère que je suis, il est miroir et me reflète les secrets cachés, les désirs enfouis, les richesses inexploitées.

Dans un de ses sermons, saint Bernard affirmait que l’âme cesse d’être solitaire quand elle devient « sanctuaire ». Cela signifie que toute personne qui cultive l’ouverture intérieure peut aussi devenir un « espace sacré ».

Tout vivant conscient reçoit plus facilement les cadeaux de la vie lorsque tous les volets de sa maison sont ouverts pour laisser entrer toute forme de lumière.

De tous temps, les êtres spirituels, prophètes ou mystiques, ont désigné les chemins du sacré ; à tous les âges, ils ont cherché divers points de contact avec ce que nous appelons la Transcendance. On a attribué le nom de sacré à ce qui nous fait ressentir sa présence, nous induit à la contempler et à s’en émerveiller. L’actuelle désaffection pour le religieux institué n’implique pas la disparition des expériences de la transcendance. Elle les rend seulement plus difficiles à identifier.

Le témoignage de la vie de Jésus, comme celui de nombreux croyants provenant de toutes les cultures, pose la personne humaine comme réalité prioritaire, précieuse et inaltérable, sacrée. Toute sa pratique en témoigne : ses actes de guérison, ses attitudes d’accueil et ses enseignements éthiques privilégient toujours la personne et sa capacité de relation à Dieu.

Un témoin de chez nous, de réputation internationale, Jean Vanier, nous rappelle cette vérité dans le titre d’un de ses livres : Toute personne est une histoire sacrée.

Une urgence pour notre temps : reconnaître l’espace sacré que je suis, reconnaître l’espace sacré qu’est chaque personne humaine, même si elle est handicapée, migrante, d’une autre culture. La situation internationale de repli sur soi, de sécurité à tout prix, profiterait avantageusement d’une injection d’humanité en provenance des « sanctuaires » que nous sommes.

Marcher, c’est retrouver l’être essentiel

Merci au magazine Psychologies.com pour l’autorisation de publication.

Note aux lecteurs : En raison de la longueur du texte de départ et de contraintes d’espace, nous n’en avons reproduit qu’un extrait. Vous trouverez le texte complet à l’adresse suivante : www.psychologies.com en inscrivant le titre de l’article dans la case recherche.

Plus qu’une simple activité physique, la marche est avant tout un précieux outil pour éveiller ses sens et se reconnecter avec sa nature profonde. Pierre-Yves Brissiaud, psychothérapeute et auteur de Marche et Méditation (Éd. Jouvence, 2005), revient sur les bienfaits insoupçonnés de nos balades.

En quoi la marche nous permet-elle de nous retrouver?
Pierre-Yves Brissiaud : Depuis toujours l’homme est en quête de sens. Sans sens, nous tombons dans l’absurde. Pourtant, la démarche mécaniste de nos vies nous a bien souvent mené à faire ce que nous avons à faire, sans chercher le véritable sens de nos actions. Marcher permet de s’installer dans une réflexion en créant un temps dans le temps, en créant une rupture, en entrant dans un autre rythme. Cette réflexion peut commencer par des questions simples : est-ce que je marche vite ou plutôt lentement? […]

Avant même d’être instigatrice de réflexion, la marche n’est-elle pas surtout un éveil des sens?
Pierre-Yves Brissiaud : Quand nous marchons, l’éveil de nos sens n’est pas forcément une finalité. Lors d’une balade, nous allons d’abord renouer avec la sensorialité. La marche va être le lieu d’échange entre notre environnement extérieur et intérieur, nous permettre de comprendre les interactions entre « le dedans » et « le dehors ». Le vert tendre d’une clairière peut m’apporter une grande sensation de tendresse, l’odeur de l’herbe peut réveiller des souvenirs et susciter une émotion profonde. Mais ce n’est là qu’une première étape. Car marcher va également nous permettre de mettre le corps en mouvement, de sortir de l’immobilisme et de réveiller l’être. C’est seulement alors que nous sommes à même d’écouter les sens pour méditer, de prendre conscience d’une profondeur supplémentaire de notre être, de nous éloigner des sentiments de surface. La méditation relève de cette intentionnalité posée entre moi et moi-même, c’est une autre recherche, une réflexion du sens ET de la spiritualité.

Est-ce la condition préalable à « la réconciliation profonde de notre nature avec Dame Nature » dont vous parlez dans votre ouvrage?
Pierre-Yves Brissiaud : Je pense qu’il faut revenir aux cultures ancestrales pour comprendre ce lien puissant entre la nature et nous. Selon la culture Tao, nous sommes le tout dans le tout, une partie de cet uni­vers. Identiquement, les Indiens d’Amérique ne concevaient pas de séparation entre Mère Nature et leur propre nature. Aujourd’hui encore, leur philosophie est omniprésente. […] Effectuée dans un lieu serein, la marche va nous permettre de renouer avec notre profondeur, notre environnement intérieur.

En quoi la marche est-elle, comme vous le décrivez, un acte « existentiel »?
Pierre-Yves Brissiaud : La marche nous met en relation avec l’essence même de l’existence, cette partie subtile de l’être dont le citadin est souvent coupé, du fait de son rythme de vie, de son environnement. Comme nous le mentionnions précédemment, marcher constitue l’acte de mettre l’être et la locomotion au ralenti, de créer une rupture de rythme pour mieux exprimer ce que nous sommes. […]

En quoi le chemin que nous empruntons en marchant symbolise-t-il notre cheminement intérieur?
Pierre-Yves Brissiaud : Il y a là une dou­ble problématique. La marche peut d’abord relever de la spiritualité : marcher d’un endroit à un autre, nous donner un but, c’est réveiller une partie de notre symbolique intérieure et nous permettre de cheminer avec elle. Mais nous pouvons aussi chercher à nous déplacer pour lâcher prise, marcher sans but pour nous « vider la tête ». C’est l’association de ces deux types de marche qui donne à la pratique tout l’intérêt et le plaisir que nous pouvons en tirer. La marche ne nous laisse jamais indemnes, elle a toujours un effet sur nous. […]

Au final, que peut nous apporter la marche, au quotidien?
Pierre-Yves Brissiaud : En nous reconnectant avec notre nature profonde, la marche va nous permettre de l’importer dans notre quotidien, de déplacer notre expérience de la profondeur dans une sphère habituellement plus légère. Après avoir marché, peut-être aurons-nous moins envie d’être influencés, la superficialité et l’apparence aurons moins d’importance, contrairement au partage et à la réflexion.