L’âme et la peur

Et si on faisait fondre la peur, tel un bloc de glace au soleil?

Il existe dans le corps astral de la planète, des égrégores qui se nomment peurs. Ainsi, l’égrégore de la peur de perdre, par exemple, est un amas d’énergie qui s’est développé, cristallisé, par l’ensemble des humains éprouvant la même peur, et ce, depuis que le monde est monde! Chaque fois que nous ressentons la peur de perdre et que nous lui donnons notre pouvoir, nous participons à alimenter, entretenir l’égrégore de cette peur, à l’échelle planétaire! Elle est une portée vibratoire vivante dans notre inconscient collectif.

Voilà pourquoi, il est important pour nous de démystifier, d’exorciser nos peurs. Car la peur nous entraîne dans un engrenage sans fin. Nous nourrissons nos peurs et nos peurs nous nourrissent et ceci devient un cercle vicieux qui se répète constamment et nous développons la peur d’avoir peur… de nos peurs!

Connaissez-vous vos peurs ou avez-vous trop peur de les reconnaître? Certains individus vont camoufler leur peur sous l’égide de l’orgueil. D’autres, laissant leur ego spirituel les évaluer, vont se croire dans leur lumière, au-dessus de la masse, donc au-dessus de leur peur. D’autres feindront de les ignorer par peur de toucher l’insécurité qui les habite. D’autres vont fuir. Certains vont devenir violents pour prendre le contrôle, le pouvoir. D’autres connaissent leur peur et désirent la garder par attachement. Enfin, il y a ceux et celles qui choisissent de s’en libérer pour prendre leur envol, avancer dans le chemin de leur destinée, poursuivre leur mission d’âme. Car tel est le cadeau de la libération de la peur…, la liberté d’être, dans la manifestation de notre âme, de notre essence.

Il y a trois types de peur. La première est celle de la survie, une réaction instinctive à une situation de danger, réaction de survie. La survie est relative. Des êtres humains peuvent vivre très confortablement et se sentir constamment en état de survie. Vous êtes sur la défensive, votre système nerveux central est continuellement en éveil et votre sommeil est affecté. Vous vivez dans l’attente d’être attaqué. Vous n’arrivez plus à vous détendre. Tel est l’état de survie! Vous ressentez la peur d’être attaqué ou la peur de mourir, la peur de la maladie ou la peur de ne pas survivre. La peur crée un enchaînement énergétique qui entraîne de plus en plus la survie. Vous resté figé dans la survie et dans la peur. Votre système nerveux central, votre cerveau ont pris ce conditionnement et le maintiennent. Telle est l’anatomie de la peur! Elle inhibe, paralyse, cristallise votre action, entraînant une paralysie interne de vos systèmes, de vos cellules. Si vous choisissez de passer à l’action pour vous guérir, la première réaction sera la peur. La peur est une réaction à l’action, contrôlée par votre ego!

Prenons conscience que nous sommes tout le temps bombardés de l’extérieur, pour nous aider à développer, maintenir et entretenir la peur de la survie, à l’intérieur de nous-mêmes! La radio, la télévision, les journaux, les films, les livres, les croyances, notre milieu de vie la véhiculent à un rythme effarant. Combien de fois dans une journée seulement, nous entendons parler de meurtres, de maladies, de pénuries, d’insécurité financière. Dans nos propres familles, comment la peur de la survie était-elle vécue? De quelles peurs avons-nous héritées qui ne nous appartiennent pas, au départ?

L’état de survie est créé par une insécurité. L’insécurité est créée par un manque d’autonomie interne. Un manque d’amour envers soi-même, ne reconnaissant pas notre âme, notre divin. Nous avons oublié totalement qui nous sommes! Des êtres de lumière! Des êtres d’amour! L’amour que nous avons à l’intérieur de nous-mêmes est beaucoup plus puissant que toutes nos peurs réunies. Nous avons la capacité de nous libérer, autrement, l’évolution perdrait tout son sens. Cessons d’être des automates.

Le deuxième type de peur, sont les peurs karmiques. Lorsque notre âme arrive sur la planète terre, elle revêt son manteau karmique. Ces peurs, vécues de vie en vie, se répètent aujourd’hui, pour les transformer. Nous recréons nos peurs, et, par le fait même, nous les vivons déjà. La peur d’être rejeté, la peur d’être abandonné, la peur de perdre, la peur de quitter le plan terrestre, sont les peurs principales. De ces peurs découlent la peur de souffrir, la peur d’aimer, la peur d’être blessé, etc. La liste est longue.

Nous retenons sans cesse l’élan de l’amour que nous désirons vivre dans ce besoin essentiel d’aimer dans notre quotidien. Nous perdons notre spontanéité. Nous nous contrôlons très bien, consciemment ou inconsciemment, peur du ridicule, peur d’être jugé, etc. Nous sommes malheureux! Nous sommes fatigués et déçus car la fluidité de la décristallisation qu’est l’amour inconditionnel s’en trouve bloqué. Et pourtant nous sommes millionnaires à l’intérieur de nous-mêmes. Nous possédons tous, sans exception, un joyau inestimable, l’étincelle divine!

Le troisième type de peur, sont les peurs intra-utérines. Lorsque l’âme s’incarne dans le fœtus, tout, devient une vibration captée par celui-ci. Les peurs de la mère, du père, des êtres humains l’entourant peuvent devenir les siennes, car le fœtus développe une intelligence, une conscience de tout son environnement immédiat! Encore là, il est possible de s’en libérer.

Finalement, les peurs que nous rêvons la nuit sont des messages de notre inconscient pour nous aviser qu’il est grand temps que nous prenions conscience de cette peur qui entrave le mouvement de vie de notre âme, dans le moment présent.

L’antidote de la peur est l’amour! Ayez l’humilité de la reconnaître, enveloppez-la d’amour et passez à l’action, car le mouvement crée la décristallisation et la peur crée la séparation. Ne combattez pas votre peur, accueillez-la! S’accueillir dans sa peur la désamorce, la combattre la nourrit. Aimer et accueillir permet une circulation d’énergie. L’amour crée la fluidité. Votre âme sait, connaît ce que vous vivez et elle peut vous aider. Vos guides vous accompagnent toujours, vous aident et vous supportent si vous le demandez! Priez, à votre manière! Si votre âme vous dirige vers les régressions avec guérison pour les peurs karmiques très profondes, allez-y! Non seulement à ce moment-là, nous transformons notre karma, mais nous diminuons la peur dans notre inconscient collectif et dans l’égrégore des peurs. Telle est notre grandeur! Telle est notre puissance d’impact dans notre lumière!

Maintenant que la peur n’est plus un mystère, qu’en ferez-vous? À vous de choisir.

Si je pouvais revivre ma vie

J’aurais moins parlé, mais écouté davantage.

J’aurais invité des amis à venir souper même si le tapis était taché et le divan défraîchi.

J’aurais grignoté du maïs soufflé au salon et ne me serais pas souciée de la saleté quand quelqu’un voulait faire un feu dans le foyer.

J’aurais pris le temps d’écouter mon grand-père évoquer sa jeunesse.

Je n’aurais jamais insisté pour que les fenêtres de la voiture soient fermées par un beau jour d’été tout simplement parce que mes cheveux venaient tout juste d’être coiffés.

J’aurais fait brûler ma chandelle sculptée en forme de rose au lieu de la laisser fondre d’elle-même parce qu’entreposée pendant trop longtemps dans l’armoire.

Je me serais assise dans l’herbe avec mes enfants sans me soucier des taches de gazon.

J’aurais moins ri et pleuré en regardant la télé, mais davantage ri et pleuré en regardant la vie.

Je serais restée au lit lorsque malade plutôt que de prétendre que la terre cesserait de tourner si je ne travaillais pas cette journée-là.

Je n’aurais jamais rien acheté pour la simple raison que c’était pratique, ou encore à l’épreuve des taches ou parce que garanti pour durer toute la vie.

Au lieu de souhaiter la fin de mes neuf mois de grossesse, j’en aurais savouré chacun des instants en réalisant que la merveille grandissant en dedans de moi était la seule chance de ma vie d’aider Dieu à faire un miracle.

Lorsque mes enfants m’embrassaient avec fougue, je n’aurais jamais dit : « Plus tard. Maintenant va te laver les mains avant de souper. ».

Il y aurait eu plus de « Je t’aime »…, plus de « Je suis désolée »…, mais surtout, si on me donnait une autre chance de revivre ma vie, j’en saisirais chaque minute…, la regarderais et la verrais vraiment…, la vivrais… et ne la redonnerais jamais.

À la mémoire de Erma Bombeck qui a perdu son combat contre le cancer.

GPS et chemin de vie

Émettez votre intention et laissez l’univers s’occuper des détails. Faites confiance au processus*.
Il y a quelques mois, j’ai acheté un GPS, ce petit ordinateur de bord qui nous amènent à bon port, ma voiture et moi. Finis les détours inutiles, les erreurs de parcours et le temps perdu. Je ne peux plus m’en passer, surtout, qu’à chaque voyage, il me rappelle le processus de coaching, le pouvoir de l’intention et mon propre pouvoir (mon GPS interne) dans l’atteinte de mes objectifs.

À partir de mon point d’origine, je n’ai qu’à préciser à mon GPS où j’ai l’intention d’aller. Je peux même programmer plusieurs destinations en même temps puisqu’il les garde en mémoire. Je n’ai pas à me préoccuper de l’entre-deux car des satellites, quelque part dans l’univers, se chargent de me diriger dans la bonne direction, de m’indiquer les principales étapes à franchir et, si nécessaire, les endroits où me reposer et me restaurer. Pour ma part, je n’ai qu’à me concentrer sur le moment présent tout en imaginant avec joie comment sera ma vie à destination.

L’univers a entendu votre intention et se met au travail pour amener dans votre vie les gens, les lieux et les événements qui concrétisent votre intention. Il existe un terme décrivant cette ouverture : la réceptivité*.

Pour m’accompagner et me faciliter la tâche, une petite voix, à travers le GPS, me prévient à l’avance où et quand tourner, quelle direction prendre et, parfois aussi, quel itinéraire alternatif privilégier pour éviter les accidents de parcours ou, mieux, faire de merveilleuses découvertes.

Je crois que si vous écoutez la voix de votre cœur, les portes s’ouvriront là où vous ne saviez même pas qu’il y avait des portes*.

Si je me trompe, si je m’embourbe sur le chemin ou si je désire simplement faire un détour, la petite voix s’empresse de me rappeler quel itinéraire j’ai choisi. Je suis toujours libre de la faire taire, mais nous pouvons aussi, ensemble, choisir de modifier mon parcours si celui que j’ai choisi ne me convient plus autant, si je souhaite aller moins vite ou explorer davantage d’autres possibilités avant de poursuivre ma route.

Mon GPS interne, ce fil invisible qui m’attache à mes objectifs et à mon chemin de vie, en collaboration avec la petite voix, mon intuition, m’ouvrent alors un nouveau chemin. Confiante en eux, je n’ai pas peur de m’aventurer dans l’inconnu.

Paradoxalement, ce que nous désirons survient exactement au moment où nous cessons d’avoir peur*.

Une belle métaphore à utiliser en coaching, non? Et une histoire que je vous invite à poursuivre!

* Les citations proviennent de : Carol Adrienne. Votre mission de vie, Éd. du roseau, 1999.

Lâcher prise

Lâcher prise ne signifie pas arrêter de se soucier des autres, mais refuser d’agir à leur place.

Lâcher prise, ce n’est pas de me détacher, mais c’est de me rendre compte que je ne peux diriger quelqu’un d’autre.

Lâcher prise, ce n’est pas enseigner à autrui, mais c’est lui permettre d’apprendre les conséquences de ses actes.

Lâcher prise, c’est admettre son impuissance, ce qui signifie que le résultat ne dépend pas de moi.

Lâcher prise, ce n’est pas essayer de changer ou de blâmer quelqu’un d’autre, je peux seulement me changer moi-même.

Lâcher prise, ce n’est pas s’occuper de quelqu’un, mais s’intéresser à quelqu’un.

Lâcher prise, ce n’est pas décider pour autrui, mais c’est d’être un soutien.

Lâcher prise, ce n’est pas juger, mais permettre à un autre d’être un être humain.

Lâcher prise, ce n’est pas essayer de déterminer tout ce qui va arriver, mais c’est permettre aux autres d’influer sur ce qui va leur arriver.

Lâcher prise, ce n’est pas être protecteur, mais permettre à un autre d’affronter la réalité.

Lâcher prise, ce n’est pas renier, mais c’est accepter.

Lâcher prise, ce n’est pas harceler, gronder ou argumenter, mais c’est chercher mes propres défauts et les corriger.

Lâcher prise, ce n’est pas adapter toutes choses à mes désirs, mais c’est prendre chaque jour comme il vient.

Lâcher prise, ce n’est pas diriger et critiquer autrui, mais essayer de devenir ce que je rêve d’être.

Lâcher prise, ce n’est pas regarder le passé, mais grandir et vivre pour l’avenir.

Lâcher prise, c’est craindre moins et aimer davantage!

Auteur inconnu

La culpabilité, un poison

Qui ne s’est jamais senti coupable?
Nous nous sommes tous sentis coupables, un jour ou l’autre et à des degrés différents. Plusieurs d’entre nous avons été manipulés par d’autres personnes, parce qu’on se sentait coupable, soit de certaines paroles, soit de certains gestes ou comportements. Lorsqu’on se sent coupable et qu’en plus on a honte, on se sent enchaîné par des émotions négatives et on ne peut être nous-mêmes.

La culpabilité a été semée en nous par la religion et notre éducation, tant à l’école que par la société, pour nous contrôler. À chaque fois que nous agissions de façon contraire aux règles établies par d’autres, la graine de la culpabilité semée en nous, se développait de plus en plus et nous devenions faciles à manipuler.

Si nous voulons évoluer spirituellement, nous devrons un jour, prendre la décision de faire un pas de plus et nous débarrasser de cette chaîne qu’est la culpabilité. Une façon de faire est de comprendre que dans le chemin de notre évolution, on ne fait jamais d’erreurs, nous ne faisons que des expériences plus ou moins réussies. Dans chaque expérience, nous prenons les décisions selon notre niveau de conscience du moment. La ou les décisions que j’ai prises sont ma responsabilité et comme le stipule la loi du karma (je dois récolter ce que j’ai semé), je devrai, un jour ou l’autre en vivre les effets, que je les vois comme positifs ou négatifs. Une des meilleures façons de me faire vivre de la culpabilité est de me juger aujourd’hui pour quelque chose que j’ai fait dans le passé. Dans le moment présent, je n’ai pas le même niveau de conscience que j’avais à ce moment-là, alors mon jugement est faussé. Au lieu de me juger, il est préférable que je me serve de cette expérience pour m’enrichir intérieurement et développer ma sagesse.

Le grand maître Rabazar Tarzs disait à un chercheur « la culpabilité et la honte sont les deux plus grands obstacles que les maîtres spirituels ont à faire face, lorsqu’ils veulent aider une âme à évoluer ».

Prenons la décision de nous débarrasser de ce poison qu’est la culpabilité et apprenons de nos expériences pour devenir un jour, nous aussi des maîtres de sagesse et d’amour.

Éternel… aimant

Passe le temps…  Toujours plus vite, surtout à la fin de l’été quand les jours raccourcissent en affolant nos cœurs, soit parce qu’ils redoutent la noirceur à venir, soit parce qu’ils regrettent les couleurs que leur âge avancé ne pourra plus raviver.  Névrosés toujours accrochés au poteau du passé et anxieux déjà projetés sur la ligne d’arrivée du futur…

Si nous vivons la rentrée d’automne dans une hyperactivité d’écolier inquiet, c’est que notre vision du temps ressemble fort à celle de nos ancêtres qui croyaient que la terre était plate!

La vision du temps linéaire avec un début et une fin ne peut se concevoir que dans le monde matériel, visible, tout comme l’horizon pouvait laisser croire que la terre se finissait là.  Dans cette réalité visible, passé et futur règlent une histoire où tout est prévisible d’avance, selon les lois de cause à effet.  Le plaisir du présent et d’être là au bon moment demande de sortir de la vision linéaire.

En astronomie, on peut prédire la trajectoire de deux planètes aussi loin qu’on le désire dans l’avenir.  Si l’on raisonne en terme de dualité (visible-invisible, bien-mal), on peut faire des prévisions sur ce qui arrivera, car dans cette optique tout est programmé en terme de survie.  C’est grâce à cela que les papillons monarques qui naissent en cours de migration, connaissent par instinct leur destination.  Tout est prévu à l’avance.

Mais lorsqu’un astronome regarde trois planètes à la fois, il n’arrive pas à déterminer quelle sera leur course dans quelques millions d’années.  Lorsque la Trinité prend sa place (Dieu l’unité, le Fils le visible et le Saint Esprit l’invisible) le présent ne contient pas l’avenir.  Il est.  Le programme n’est plus dans la survie, mais dans l’expression de l’âme et celle-ci se révèle dans l’instantanéité.

Pour que la trinité vive en nous, notre esprit accède à un niveau quantique de perception, là où la matière et les pensées prennent forme, dans une zone intermédiaire entre la réalité et Dieu.  Dans ce niveau de conscience où se vivent les miracles, apparitions, voyances, coïncidences, guérison spontanée, etc…, le temps n’est que le moment présent.  À ce niveau, il est possible de tout faire, chaque chose peut se réaliser, sans empressement, sans retard non plus.  Tout est fluide, comme une mécanique cosmique bien huilée.  Nous sommes là au bon moment, à la bonne place dans la synchronicité pour créer.  Le temps devient circulaire, sans passé, sans futur, juste une roue qui tourne selon les cycles régis par l’univers.  C’est dans ce niveau de vibration que « le dépassement des conflits est inscrit dans l’évolution naturelle des choses à condition que le moi ne s’oppose pas au TAO » c’est-à-dire que notre moi ne soit pas à contretemps du rythme cosmique.  Jung, dans son approche orientale, parlait déjà de notre pouvoir guérisseur en précisant la nécessité pour le moi d’être en harmonie avec l’univers, comme une corde qui vibre à la même fréquence que la note céleste que l’âme choisit avant de s’incarner.  C’est l’ego qui doit s’articuler sur l’univers et non pas l’univers qui doit être maltraité par les apparences et la superficialité de l’être.

« Nous sommes des organismes autonomes alimentés par la sagesse des astres » ce qui veut dire que nous sommes des musiciens indépendants devant jouer une pièce que nous avons non seulement oubliée à la naissance, mais que nous devons en plus jouer en harmonie avec tous les autres, au-delà des différences de style et de rythme.  D’où une liberté toute relative quant à notre véritable capacité de choisir notre vie.  Sans déterminisme excessif ni hasard absolu, la liberté que nous avons n’est-elle pas dans la soumission, se mettre sous sa mission, accepter d’œuvrer pour un principe supérieur et reconnaître notre responsabilité dans la création.  Seule l’âme peut communiquer avec le niveau quantique et c’est pour cela que nous avons besoin d’être à l’écoute des cycles, cycles des astres, des saisons, mais aussi cycles personnels ou transgénérationnels, car ils sont un reflet de l’éternité qui se manifeste dans l’alternance de toute chose.  Ils sont des indices semés dans la roue du temps pour nous harmoniser avec la partition choisie, pour que le froid ne nous déprime pas, que le soleil ne nous brûle pas, que la sécheresse de l’âge ne ride pas notre amour.  La sagesse des astres devient alors une aide précieuse pour accorder le piano de notre âme et nous faire entrer dans la danse de la réalité.

« Vis pour ce monde comme si tu devais y vivre éternellement et pour l’au-delà comme si tu devais y mourir demain. » poème soufi

Quelles techniques d’intériorisation choisir?

En ce début de millénaire, les approches traditionnelles vers une paix intérieure semblent dépassées ou du moins pas suffisamment appropriées aux réalités d’aujourd’hui. Ce qui ne veut pas dire qu’il est impossible d’atteindre la paix intérieure par le biais de ces moyens.

Afin d’y arriver, il est nécessaire de transcender les interdits et les incohérences de l’environnement surtout quand le livre valorise l’expérience.

Je suis coach de vie, mais j’ai occupé, de 1980 à 1988, les fonctions de ministre du culte et d’aumônier au sein d’une dénomination protestante. Avec le recul, je prends conscience que durant toutes ces années de ministère, j’ai incité mes paroissiens à se diviser entre le correct et le pas correct, le bien et le mal, le péché et la vertu. Je visais l’épanouissement de la vie. Étant pris dans un milieu ecclésiastique fermé, j’empêchais ainsi les gens (y compris moi-même) d’avoir accès à une véritable paix intérieure. Cette paix croulait sous un amas d’interdits, de méfiance face à la vie et même face aux autres. La paix intérieure véritable passe par l’unification de l’être. En fait, j’enfermais la vie dans un immobilisme rempli de craintes, d’anxiété et d’étouffement de la nature humaine. La paix intérieure était donc inaccessible sauf à certains moments de grâce qui n’étaient que de courte durée. Je travaillais contre la Vie plutôt que de favoriser son épanouissement.

Aujourd’hui, en tant que coach, je préfère utiliser les concepts appropriéet nonapproprié, permettant ainsi d’avancer vers une plus grande paix intérieure et une plénitude de l’être faite d’apprentissages (essais–erreurs) et d’expériences basées sur, comme le disaient si bien nos grands-parents, le gros bon sens.

En PNL, une des présuppositions de base est que toutes les ressources se retrouvent dans la personne. Par conséquent, celle-ci a donc la sagesse nécessaire pour vérifier ce qui est approprié du moins pour son écologie intérieure. Cependant, parmi toutes les techniques d’intériorisation offertes sur le marché, quelques pistes peuvent nous aider à choisir une approche correspondant mieux à nos besoins.

Premièrement, nous ne sommes pas des êtres désincarnés. Toute approche qui incite à rejeter le corps devrait être sérieusement mise en doute. Selon Stephen Gilligan, auteur de « Le courage d’aimer », il existe un point où la vie passe par le corps, par le centre, un point sensible et vulnérable. Quand nous ne sommes plus en contact avec ce centre de nous-mêmes, par où se manifeste le Soi, l’Esprit, la Vie ou Dieu, nous devenons piégés par le mental et par nos vieilles manières de penser et d’agir. Nous sommes donc coupés de nos ressources et de nos certitudes car nous ne sommes plus en contact avec cet endroit de notre corps qui nous permet d’être régénéré, plein de ressources et de confiance. Le corps est aussi l’outil idéal pour nous garder dans le moment présent. Il nous donne des signes par le biais de notre ressenti physique pour rester dans le « Je suis », là maintenant, et trouver ainsi notre voie vers notre paix intérieure et enfin vivre en authenticité.

Deuxièmement, tout enseignement de techniques venant à l’encontre de notre liberté de juger par nous-mêmes les informations présentées, devrait aussi être remis en question. Nous avons en nous toute la sagesse pour savoir si les voies enseignées, les vérités ou les demandes qui nous sont faites nous conviennent. Plusieurs vérités circulent en ce monde, mais il y en a une incontournable : celle que nous avons le pouvoir et la responsabilité de choisir et de vérifier par nous-mêmes ce qui nous convient. Trop souvent par manque de confiance en soi, des hommes et des femmes remettent à des gourous ou à des leaders leur pouvoir de vérifier les informations enseignées. Tout un chacun a le devoir de respecter son intuition, son intelligence et ses signaux corporels pour s’assurer que ce qui est présenté convienne vraiment à son écologie intérieure.

Troisièmement, l’encadrement ou l’environnement dans lequel se pratiquent ces techniques doit être également considéré. Toutes formes d’élitisme à outrance, de philosophies utilisant la culpabilité, la manipulation, l’intimidation, l’humiliation et le non-respect de la personne devraient être jugées comme inquiétantes. La technique ou les croyances qui l’accompagnent peuvent être excellentes, mais il est nécessaire que l’environnement de formation ou de croissance soit approprié.

Par ailleurs, une technique convenant à une personne peut très bien ne pas convenir à une autre. Nous sommes tous uniques et nous avons tous un paysage intérieur différent. Certaines personnes sont plus kinesthésiques, d’autres plus auditives ou d’autres plus visuelles; il y a donc des techniques pour chaque type de perception. Par exemple, le kinesthésique sera plus à l’aise avec une technique faisant appel au corps tandis que l’auditif choisira plutôt les approches utilisant la parole et enfin, le visuel se sentira mieux avec les formes de spiritualité qui font appel à des images et des symboles. Il faut donc se connaître et surtout ne pas culpabiliser si une technique nous semble moins accessible. Il se peut fort bien qu’une approche ne convienne nullement à notre type de perception ou à notre personnalité.

En conclusion, il importe d’être à l’écoute de soi et du Soi avant d’employer quelques techniques pour cultiver sa paix intérieure. Si vous en pratiquez une et que vous n’êtes toujours pas en paix, eh bien, il y a possiblement une évidence qui mérite d’être prise en considération. Nous sommes à l’heure des communications, alors au moindre doute, lisez, faites des recherches, posez des questions, consultez ceux qui ont déjà pratiqué ces approches. Si les réponses ne semblent pas vous satisfaire, soyez vigilants. Fiez-vous aux signes de votre corps, à votre intuition et respectez votre intelligence. Soyez ouvert à ce que la Vie vous présente pour cheminer vers une paix intérieure tout en restant responsable de vous-mêmes. De plus, votre sage intérieur, votre Soi, l’Esprit ou tout autre terme poétique, peut vous guider vers la meilleure approche. Cela ne diminue en rien votre responsabilité ainsi que votre pouvoir de vérifier et de choisir.

Amadouez le stress

Le stress est une réaction physiologique qui permet au corps de s’adapter en situation menaçante. Pour Hans Selye, qui a consacré sa vie à la recherche sur le stress, cette réaction est unique, ou non spécifique, et vise l’adaptation à un problème, sans tenir compte de ce que peut être ce problème.

Les agents stressants (ou chocs), eux, sont très variés; ils vont des changements climatiques aux produits chimiques, en passant par les agressions physiques et les émotions. Notons que le pouvoir de l’agent stressant dépend parfois de l’interprétation que l’on en fait. Les défis considérés contrôlables ne sont pas nuisibles et s’avèrent même stimulants. Pa contre, une situation dans laquelle on se sent pris au piège peut causer un stress chronique qui mettra la santé en péril. Voici comment.

Lorsqu’un agent stressant affecte l’organisme, le cerveau l’analyse et produit une réponse qui sera transmise à l’hypothalamus. Cet organe, qui relie le cerveau au système glandulaire, met en branle le jeu hormonal, qui lui mettra le corps en alerte afin de répondre adéquatement à la sollicitation. Plusieurs changements physiologiques permettent alors à l’organisme de fuir ou de combattre le danger : accélération du rythme cardiaque, transpiration, dilatation des conduits bronchiques, réduction de la production d’urine, ralentissement des systèmes sexuel et digestif et augmentation du taux de sucre sanguin. Une fois l’organisme hors de danger, les taux hormonaux se rétablissent et tout rentre dans l’ordre. Vie et mort d’un stress aigu…

Par contre, si le choc se prolonge, se répète ou est trop intense, le stress chronique s’installe. Ce type de stress, entretenu par des chocs que l’individu ne peut ni fuir ni combattre, entraîne un déséquilibre glandulaire et des réactions adaptatives inadéquates. S’ensuivront la destruction de la résistance, puis la maladie.

Les premiers signes du stress
Lorsqu’insidieusement le stress commence à faire ses ravages, le corps envoie ses premiers signaux de détresse. Prenons le temps de l’écouter…

  • Diminution de la résistance à l’infection : vulnérabilité aux rhumes, grippes et autres infections;
  • Forte sécrétion d’hormones thyroïdiennes et stimulation du système nerveux sympathique : nervosité, tristesse, fatigue, dépression, insomnie et anxiété qui à leur tour peuvent causer de l’hypertension occasionnelle;
  • Réduction de la sécrétion d’endorphines : plus grande sensibilité à la douleur;
  • Réduction des hormones sexuelles : baisse de libido;
  • Désordres endocriniens : hypo et hyperglycémie;
  • Diminution de la mémoire, de la concentration et perte de motivation;
  • Contraction des organes digestifs : nausées, crampes d’estomac et diarrhée;
  • Mauvaise assimilation des nutriments : chute des cheveux.

La maladie s’installe…
Si les premiers signaux d’alarme n’ont pas été perçus comme tels, les problèmes chroniques s’installent faisant état du pouvoir destructeur du stress.

  • Réduction des réponses immunitaires : maladies auto-immunes, allergies et développement de cellules anormales (cancer);
  • Besoin chronique d’insuline : diabète;
  • Irritation chronique du système digestif : ulcères;
  • Taux de cholestérol systématiquement élevé : durcissement des artères et crises cardiaques;
  • Hypertension chronique et épaississement du sang : troubles cardio-vasculaires;
  • Forte sécrétion d’hormones pro-inflammatoires aux dépends des hormones anti-inflammatoires : arthrite rhumatoïde, asthme, colite ulcéreuse…

Quelques moyens simples et naturels pour affronter le stress

  • Consommer des aliments complets, non raffinés, exempts d’excitants et d’additifs. Les farines et céréales de grains entiers regorgent de vitamines B, essentielles à l’équilibre nerveux. Les huiles de première pression à froid améliorent la qualité des cellules nerveuses.
  • Prendre ses repas à heures régulières afin d’éviter les chutes de sucre sanguin. Un taux de sucre stable est indispensable à l’équilibre nerveux, le glucose étant, avec l’oxygène, le principal aliment des cellules nerveuses.
  • En période de stress, la prise de suppléments peut s’avérer essentielle. Un complexe de vitamines B ainsi que le magnésium permettent au système nerveux de mieux faire face au stress.
  • Les plantes adaptogènes, telles que l’astragale, les ginsengs, le suma, l’ashwaganda et le Rhodiola permettent une meilleure adaptation de l’organisme au stress. Elles aiguisent nos ressources physiques sans provoquer d’excitation, de nervosité excessive ou d’anxiété.
  • Avoir des heures de sommeil suffisantes (sept à huit) et régulières contribue à une meilleure résistance aux chocs. Le système glandulaire est conditionné par le rythme lumière/obscurité.
  • S’adonner régulièrement à une activité physique favorise l’élimination des hormones de stress et augmente l’oxygénation au cerveau.
  • Pratiquer la relaxation et la méditation contribue à l’appréciation du moment présent, ce qui réduit les sources de stress générées par notre tortionnaire intérieur, communément appelé mental…

Tout est passage…

En écrivant ceci, « Tout est passage… », je n’invente rien. De grands sages et des plus petits ont médité sur ce thème ainsi que des auteurs contemporains importants tels que Marie-Madeleine Davy, Christiane Singer, Jacqueline Kelen, Jean-Yves Leloup et tant d’autres. Certains livres des plus accessibles font aussi du passage un thème récurrent, si nous voulons bien ouvrir les yeux, pratiquer le langage du cœur, et lire l’essentiel, qui n’est pas toujours invisible, n’en déplaise à Monsieur de Saint-Exupéry. Pensez par exemple aux nuages qui viennent et qui disparaissent, aux ciels du soir, illuminés par un soleil qui s’endort lentement, aux autos qui sillonnent les autoroutes, aux joies et aux peines éprouvées, à la jeunesse, et j’en passe…

Le jour où nous saisissons dans nos réalités quotidiennes l’éphémère de nos angoisses, des plaisirs, de nos réussites et de nos échecs, la vie se transforme radicalement et j’ose dire, pour le meilleur. C’est d’une plate évidence diront certains, d’autres rétorqueront qu’il est inutile de s’arrêter à de telles réflexions. Et pourtant le malheur souvent surgit de cette impossibilité à accepter la vie comme elle se présente, dans ses habits du dimanche ou tout en guenilles. L’idée de toute-puissance et d’infaillibilité est tenace chez l’homme, le désir de demeurer en haut de l’échelle reste indomptable et de là ces déceptions, ce sentiment d’avoir raté quelque chose ou de vivre dans le remords. Faut-il donc dans ces circonstances cesser de désirer, de lutter, d’espérer ou de jouir de nos bons coups? Bien au contraire dirais-je. Il s’agit plutôt de tendre vers l’harmonie des contraires, de chercher l’équilibre, d’éviter en autant que faire se peut la culpabilité, de cesser de se réjouir du malheur des autres et de comprendre un jour que la vie ne se limite aucunement aux réussites matérielles, au pouvoir, en contrôlant ou en ayant l’illusion de contrôler l’incontrôlable. Réussir à accepter par le lâcher prise, avec courage et détermination, qu’il y a plus grand que nous, procure non pas un sentiment de liberté mais une liberté réelle. Demander à ceux et celles qui ont expérimenté ce chemin, insistez, car en général ces gens sont discrets et plutôt silencieux!

Et ce qui m’apparaît encore plus important, faites-en vous-mêmes l’expérience.

Voyez comme nous sommes loin de la soumission et de cette tendance généralisée à se prendre pour des victimes. Nous parlons ici d’autonomie, de cheminement, de joie profonde et d’un bonheur certain.

Nous pourrons ainsi accueillir et profiter délicieusement de l’automne qui vient, nous pourrons mieux apprécier les rencontres, profiter du moment présent et saisir d’un air heureux que tout est passagesauf l’éternité!

Les séquences essentielles de sa vie

Le printemps dernier, suivant une condition physique de déshydratation à la suite d’un tournoi de badminton, j’ai vécu une expérience personnelle où le champ de conscience de veille était modifié. Les événements extérieurs semblaient se dérouler au ralenti. Pour quelques semaines, avant que je puisse retrouver le niveau normal d’hydratation du corps physique nécessaire à l’équilibre humain, je me sentais plus vulnérable et fragile qu’à l’habitude sur le plan émotionnel et psychologique. Mes conversations entre amis et collègues de travail avaient une forme d’ouverture de cœur beaucoup plus affinée, adaptée et centrée à la situation du moment présent. L’un des phénomènes les plus remarquables et évidents qui prenait place dans mes pensées et dans mon imagination créatrice était une capacité de voir et même de prévoir toutes les programmations de l’esprit humain. Celles à l’état conscient et même d’autres à l’état subconscient (rêverie, rêves et demi-sommeil). J’appelle ces manifestations de l’esprit humain les séquences essentielles de la vie. Elles font partie d’expériences personnelles et spirituelles qui nous miroitent et nous reflètent la façon dont notre vie se structure et prend forme au fur et à mesure qu’elle se déroule devant nous. C’est aussi la p’tite routine de chaque jour (douche, toilette, petit-déjeuner, conduite de l’auto, travail au bureau, etc.) qui peut devenir des moments d’ancrage et d’actualisation de soi au moment présent de sa vie, lorsque l’on prend le temps de lui donner l’attention et l’état de conscience nécessaire pour faire de nos rituels journaliers des occasions d’éveil, d’enracinement dans la réalité physique, d’appréciation et de contentement. Une fois que l’état d’âme approprié est développé à l’intérieur de soi et que l’on voit clairement les séquences essentielles, les programmations souhaitées, inévitablement, vont se manifester des activités en accord et en harmonie avec celles-ci dans le dénouement de sa vie quotidienne. Nous devenons l’auteur de nos propres séquences essentielles, acteur dans l’extériorisation de celles-ci et aussi observateur de tout le processus. Dans le processus de champ de conscience modifié, j’étais à la fois conscient de ma fragilité humaine et aussi conscient de la force spirituelle qui accompagnait ces phénomènes de conscience altérée. Au-delà d’une épreuve physique se cachait d’innombrable cadeaux divins. J’étais vraiment à l’écoute du grand silence qui animait la vie intérieure et je cherchais à le rattacher à ma vie humaine, du moins dans ma compréhension et interprétation de celui-ci. Un silence rempli de paix, de sagesse et de liberté provenant d’une source qui alimente le cœur et anime l’âme humaine de tout ce qui est noble, exaltant, sensible et inspirant au dépassement et à la réalisation d’une conscience plus éveillée à l’essentiel. S’il y avait des personnes parmi les lecteurs de la revue Cheminement qui ont vécu des expériences semblables, vous êtes invités à me contacter pour un partage en toute discrétion.