Comment cultiver la véritable patience?

Aujourd’hui, j’ai décidé d’explorer une vertu qui gagne à être développée à l’intérieur de chaque personne : la patience.

Pourquoi? Simplement parce que cette qualité est une clé très importante et essentielle pour avancer sur le chemin de la vie et de l’éveil à vous-même.

Qu’est-ce que réellement la patience? La patience pour moi, c’est un état d’ouverture, d’observation et de détachement concernant toutes les situations de la vie. Dans cet état d’esprit, des transformations et des changements magiques se produisent en vous. Simplement parce que vous créez intérieurement une terre fertile où vous allez faire pousser tout ce que vous souhaitez réaliser et qui vient de votre cœur.

Pensez-vous que les fleurs dans la nature vivent de l’impatience quand le soleil n’est pas présent? Bien sûr que non, elles ne connaissent pas l’impatience parce qu’elles prennent le temps de vivre et de se laisser porter par la vie et d’accueillir ce qui est présent. Quand il pleut, il pleut; quand il neige, il neige; quand il vente, il vente; tout cela est utile pour la vie. Les fleurs acceptent avec amour et détachement les différentes manifestations de la vie. Et vous dans votre vie, quand c’est désagréable, que faites-vous?

Quand ils sont impatients et centrés uniquement sur leur nombril, les humains créent des énergies d’impatience inconsciemment sur la terre et à l’intérieur d’eux. Lorsque cet état est présent, ils arrosent et font pousser la graine de l’impatience dans leurs corps et cette semence grandit. Un jour, elle prend la forme d’une forte énergie qu’ils ne peuvent plus contrôler et qui agit à l’intérieur d’eux, au-delà de la volonté. À cette étape, il y a bien souvent des coupables; c’est à cause des enfants, du conjoint, du père, de la mère ou bien des éléments externes… que je suis impatient. Ils ont tout simplement oublié que ce sont eux qui ont arrosé et fait grandir la graine de l’impatience dans leurs corps.

Comment développer la vraie patience? Et bien, c’est simple : lorsque vous sentez l’impatience cogner à la porte, je vous invite à détourner votre attention de la cause de cette impatience et de votre nombril. Portez votre attention sur ce qui est présent autour de vous et ce qui est d’une grande beauté (personnes, objets, odeurs, couleurs, paysages, votre respiration, qualité…). Soyez tout simplement curieux et ouvert à observer ce qui vous calme. Lorsque vous l’avez trouvé, posez votre attention sur votre découverte et observez comment l’impatience se transforme en patience et comment vous pouvez, en quelques instants, devenir centré comme la plus belle des fleurs qui accepte et observe ce qui est présent…

Je vous souhaite de continuer d’arroser, d’entretenir cette fleur magique de la patience qui est en vous et qui a la force de transformer.

Pulsion de vie

Combien de fois avons-nous souri ou même ri aujourd’hui? La joie nous dynamise et nous donne le goût de vivre. Elle est naturelle et potentiellement présente à l’intérieur de chacun de nous. Elle provient, en bonne partie, de notre pulsion de vie. Elle s’anime spontanément à travers nos gestes et nos attitudes. Il nous est plus facile d’être joyeux quand nous sommes spontanés.

La présence à nous-mêmes et la spontanéité sont nécessaires pour être joyeux, car la joie se vit dans le moment présent. Si nous projetons notre mental dans le futur, celui-ci s’active et crée de la distorsion. Nous avons alors de la difficulté à expérimenter la joie. De même, si nous sommes préoccupés par des « j’aurais dû faire ceci ou cela », nous limitons, en nous, la circulation de l’énergie de la joie.

Il nous est possible d’éprouver de la joie par le toucher, car le fait de toucher consciemment une personne, un animal ou encore une plante nous enrichit intérieurement. La vue stimule aussi la joie lorsque nous sommes conscients que nous regardons. Si le décor de notre vie défile devant nous, sans échanges nourrissants, c’est que nous ne sommes pas conscients que nous observons. Par la qualité de notre présence, nous captons, ici et là, le contact vivifiant d’un regard, d’une couleur, d’une fleur, d’un sourire, d’une situation cocasse, etc.

À l’audition de certains sons, nous nous sentons nourris et ravis quand nous sommes attentifs et présents. Certains sons activent des zones du cerveau reliées à la joie et au plaisir. Les sons sont des particules vibratoires variées dans leur forme et leur dimension qui pénètrent à l’intérieur de nous, par chaque fibre de notre être. Ils peuvent, par leur répétition, programmer la joie, la détente, la colère, l’agressivité en nous. Soyons attentifs aux sons qui sont diffusés dans notre environnement de vie.

Très souvent, nous expérimentons la joie de vivre à travers ce que nous goûtons. Chaque aliment représente une somme de vibrations. Nous ne pouvons goûter ce que nous mangeons si nous ne sommes pas présents à ce que nous absorbons, alors nous éprouvons le besoin de consommer des aliments en grande quantité. Amenons notre conscience dans notre bouche, dans nos yeux, dans notre sens de l’odorat lorsque nous mangeons. De plus, chaque fois que nous sourions, nous nous plaçons en état d’ouverture à la communication. Choisissons de sourire, car chaque sourire augmente le bien-être et la joie.

Le sens externe de l’odorat contribue également à notre joie de vivre. Les essences parfumées produisent, en nous, des sentiments et des sensations variées. Chaque odeur correspond à une somme vibratoire en particulier. Certaines favorisent l’épanouissement, d’autres, le bien-être, d’autres, la détente et d’autres, l’élévation de nos vibrations qui nous donne la paix. Soyons attentifs aux odeurs qui produisent en nous ces états d’expansion. Multiplions-les consciemment.

En somme, tout ce qui nous ravit et nourrit notre âme, que ce soit l’odeur d’un parfum, l’écoute d’une musique, la contemplation d’une œuvre d’art, le silence ou le dépouillement matériel, tout ce que nous captons par nos sens externes, tout ce qui crée du ravissement dans notre cœur stimule notre joie de vivre.

La détente aide à la joie. Les tensions intérieures que nous ressentons nous torturent. La détente augmente la compétence, la capacité d’attention, la concentration et le plaisir que nous éprouvons en effectuant une tâche.

La joie profonde s’exprime, aussi, par la satisfaction que nous ressentons lorsque nous savons que nous réalisons ce que nous avons à réaliser. Elle est, également, une attitude intérieure de reconnaissance et de satisfaction que nous éprouvons pour tout ce que nous nous sommes créé dans le moment présent.

Le rire, le jeu et l’humour nous aident à ne pas nous prendre au sérieux. Ainsi, deux minutes continues de rire peuvent nous permette de transcender une charge émotionnelle. Un éclat de rire de quelques secondes a un effet très libérateur, car il crée une harmonisation énergétique.

Entretenons-nous la croyance que le jeu n’est destiné qu’aux enfants? Croyons-nous qu’un adulte, qui a passé le stade de l’enfance, ne doit jouer que lorsqu’il accompagne un enfant dans son jeu? Nous amusons-nous à faire rire les autres par nos mimiques, sans nous ridiculiser ou ridiculiser qui que ce soit, tout simplement par amour du jeu, de la liberté d’être et dans le but de dépasser nos limites? Nous permettons-nous de jouer plusieurs fois par semaine? Il n’y a pas d’âge pour rire, pour être enjoué, pour courir ou encore pour sauter. Depuis combien de temps n’avons-nous pas fait de mimique? Croyons-nous qu’un adulte ne puisse pas le faire? Nous offrons-nous la liberté de nous faire sourire ou de nous faire rire sans avoir peur d’être ridicule? Osons-nous être enjoué et développons-nous notre potentiel d’humour?

Il y a des liens importants à conscientiser entre l’humour et l’amour. Si nous sommes capables de lâcher prise et de jouer, de nous amuser, alors nous sommes aussi capables d’aimer spontanément. Développons notre type d’humour personnel et acceptons de rencontrer nos préjugés, nos croyances et nos peurs.

Le bonheur profond est bien au-delà des états d’effervescence. Il se manifeste dans les états de bien-être intérieur, de quiétude, de paix, de silence, de contemplation, de recueillement et de contentement. Prenons le temps d’être présents à nous-mêmes dans tous nos petits plaisirs quotidiens.

Accueillons pleinement les états de joie que nous vivons spontanément. Stimulons notre joie de vivre et entretenons des attitudes intérieures qui la favorisent. Multiplions les petits moments où nous sommes heureux. Ainsi, nous développons une habitude à être heureux et satisfaits. Nous pouvons, également, bénéficier de la joie de vivre qu’émanent les autres lorsque nous éprouvons de la difficulté à être joyeux. Conscientisons que ce sont certaines de nos façons d’être et de faire qui nous empêchent de ressentir la joie de vivre.

Nous seuls pouvons créer notre joie de vivre et notre bonheur. Faisons-nous plaisir, amusons-nous. Répandons autour de nous des sourires égayés, des regards accueillants, des touchers chaleureux. Soyons une présence émanant la joie de vivre. Faisons-le pour nous, mais aussi par amour pour tout ce qui existe sur notre planète.

Choisir le bonheur

Le but de toute éducation et de nous apprendre à aimer la beauté. Platon, La République

Bonheur et environnement

Y a-t-il une relation entre bonheur et environnement, entre bonheur et écologie? Bien sûr que oui! Il y a du bonheur dans le fait de nous sentir en harmonie avec notre environnement et de sentir que nous participons à créer un environnement sain, beau et prometteur de vie. Qui de nous n’a jamais ressenti le bien-être que procure une marche dans la nature, l’appréciation d’un beau coucher de soleil ou la joie de respirer l’air pur de la montagne ou de la mer? Le contact avec la nature nous met en contact avec nous-mêmes, il nous aide à atteindre la paix intérieure et représente une source de joie.

Mais, il y a certaines conditions pour que cette relation humain/environnement soit harmonieuse. La première condition et d’être conscient de cette loi de l’écologie qui dit que « tout est dépendant, la séparation n’existe pas ». Le bonheur obéit aussi à cette loi. Nous sommes liés à ce qui nous entoure, nous réagissons à notre environnement et nous l’influençons, que cet environnement soit physique, psychologique, intellectuel ou spirituel. Pour arriver au bonheur, il faut accepter d’entrer en communication, je dirais même en communion avec notre environnement, avec la vie sur notre planète, avec tout ce qui nous entoure et tout ce qui se passe à chaque instant. Communion, c’est-à-dire ouverture, partage, sensibilité à l’environnement, à l’influence de l’environnement sur soi et à notre influence sur l’environnement.

Une de mes clientes atteinte d’un cancer du foie était venue me consulter pour apprendre à visualiser. Cette cliente, partie de rien, avait consacré presque toute l’énergie de sa vie à devenir multimillionnaire, ce qu’elle avait réussi. En visualisation, elle a fait des promenades dans la nature, elle s’est détendue, elle a appris à apprécier la vie. Elle a aussi appris à devenir attentive à ce qu’elle ressentait dans son corps et à utiliser l’énergie de la nature pour stimuler sa propre énergie. De ces séances de visualisation, elle ressortait calmée, énergisée, plus heureuse. Elle a survécu près de deux ans au lieu du trois mois annoncé par le médecin. Et peu avant sa mort, je lui demandais si elle croyait que sa thérapie avait valu la peine puisqu’elle allait mourir de toute façon. Elle m’a répondu : « Jamais le ciel ne m’a paru si bleu et les fleurs si belles. Je reviens de chez moi, en Gaspésie, et la mer m’a parlé comme jamais. J’ai enfin pu me sentir attachée à cet univers, j’ai pu l’apprécier. Non! Ces deux ans de sursis m’ont permis de reconnaître ce qui est vraiment important dans la vie. Le monde est beau et j’avais oublié de le remarquer ».

Cette cliente avait appris à ne plus vivre « dans » l’univers, mais à vivre « avec » l’univers et elle en avait retiré beaucoup de joie.

Un autre avantage est que plus cette communion est active et impliquée, plus elle nous apportera de bonheur. Admirer la beauté est une source de joie. Créer de la beauté est une source de joie encore plus importante, c’est un antidépresseur naturel. J’ai souvent observé combien moi-même, mes amies et des clients dépressifs ou malheureux tiraient du plaisir à produire une pièce d’artisanat, une peinture, un vitrail, un meuble, à redécorer ou créer de leur main un nouvel environnement. Les plaisirs de l’horticulture ou du jardinage sont connus de bien de gens et leur éloge n’est plus à faire. Toute interaction avec la vie, la nature, la beauté, l’environnement élève notre âme, la transporte et augmente notre capacité à nous sentir heureux, en paix, bien dans notre peau. Lorsque j’enseignais à l’université, je donnais un cours de créativité et l’un des travaux impliquait la création d’une œuvre d’art avec des matériaux cueillis dans la nature. J’étais toujours surprise et enchantée des résultats. Au début, les étudiants doutaient de leur talent : « Je ne connais rien à l’art. Je ne suis pas un artiste ». Puis ils s’attaquaient à la tâche et découvraient la joie que procure la création et l’interaction… Avec des matériaux tout simples, ils créaient de la beauté. Ils apprenaient à mieux observer et admirer la nature et certains gardent encore leur production avec fierté après de nombreuses années. Plonger les deux mains dans la terre, l’eau ou le sable nous aide à concrétiser et à rendre plus vivante notre relation à l’environnement.

Nous sommes affectés par la beauté et par la laideur. De la même façon que nous sommes calmés et régénérés par un bel environnement ou par un beau paysage, nous sommes déprimés par une maison sale et désordonnée, par un spectacle de laideur ou de destruction. Nous sommes mieux dans notre peau dans un environnement harmonieux et nous ressentons négativement les effets du bruit, de la pollution et d’un environnement dénaturé. Je m’efforce de faire de ma maison un lieu de beauté et un havre de paix et j’en suis bien récompensée quand les gens en entrant me disent : « Je me sens mieux, apaisé, plus calme tout simplement en mettant les pieds ici ». Un psychologue qui loue mon bureau à l’occasion m’a même affirmé : « J’ai l’impression de faire de meilleures interventions ici qu’aux autres endroits où je travaille. L’atmosphère de cette maison est tellement propice au calme et à la réflexion ». Nous interagissons avec la beauté et elle nous crée de la même façon que nous la créons.

La beauté est aussi dans le regard de celui qui regarde. Nous savons tous que nous trouvons les gens et les événements plus beaux lorsque nous sommes heureux et ouverts au moment présent. Lorsque nous sommes en amour, nous trouvons tout le monde beau. C’est pourquoi il est important de choisir et d’embellir notre environnement, mais il est aussi important d’éduquer notre regard, de devenir sensible à la beauté. Léonard de Vinci donnait le conseil suivant aux aspirants peintres : « Regardez les murs rongés par l’humidité et les roches aux couleurs inégales. Vous y trouverez des montagnes, des rochers, des ruines, des vallées, des batailles, des gens, une infinité de choses et de paysages ». En d’autres mots, apprenez à regarder et vous trouverez la beauté dans tout ce que vous regardez, et cette beauté vous rendra heureux.

Les environnements trop froids et encadrés, trop éloignés de la nature, trop bruyants ou trop semblables les uns aux autres ne nous stimulent pas au niveau sensoriel, affectif et intellectuel. Notre cœur, notre esprit a besoin de beauté, d’harmonie, de silence, de contact et d’interaction avec la nature et avec la beauté. Nous ne sommes pas séparés de notre environnement, nous sommes intégrés à lui et affectés par lui. Notre bonheur dépend aussi de notre lien, de notre interaction avec un univers vivant, mouvant, stimulant dont nous pouvons percevoir l’harmonie et la beauté.

Et voici mes petits conseils pour vous aider à profiter de votre environnement et être plus heureux :

  1. Allez prendre des marches dans la nature et prenez le temps de regarder autour de vous, d’être présent à votre environnement, de le contempler.
  2. Faites de la beauté une valeur, prenez le temps de vous entourer de beauté et de remarquer la beauté autour de vous.
  3. Cultivez un jardin et plantez des fleurs ou allez regarder les jardins de l’univers.
  4. Mettez des plantes dans votre maison et prenez le temps de la décorer à votre goût. Votre environnement contribue à votre bonheur.
  5. Développez votre regard et apprenez à voir la beauté dans chaque objet, dans chaque paysage, dans chaque personne, de façon délibérée.
  6. Entrez en communion avec l’univers, avec les autres, de la façon la plus impliquée possible. Il y a plus de plaisir à faire pousser des fleurs qu’à les acheter chez le fleuriste.
  7. Soyez curieux : explorez des choses nouvelles, stimulantes et différentes. La beauté vient aussi de la diversité. Nous ne remarquons plus ce qui est trop habituel. Nous avons besoin de nouveauté. Il faut changer d’air de temps en temps.
  8. Ouvrez vos fenêtres au sens propre et au sens figuré. Laissez entrer de l’air dans votre maison et dans votre vie. Prenez le temps de respirer.
  9. Développez ou entretenez un passe-temps qui vous met en contact avec le plaisir de créer de la beauté autour de vous.
  10. Souvenez-vous que vous êtes interdépendant avec l’air, avec l’eau, avec la terre, autant qu’avec les animaux, les plantes et les personnes qui vous entourent et que prendre soin de tout cela, c’est prendre soin de vous-mêmes.

Je m’épanouis… un peu, beaucoup, passionnément

On entend souvent l’expression « être épanoui sexuellement », qu’est-ce que cela veut dire exactement, à quoi faisons-nous référence? Est-ce la fréquence des relations sexuelles, le nombre ou le type d’orgasme qu’on a obtenu, le nombre de partenaires qu’on a eu, l’absence de dysfonction sexuelle ou le degré d’intimité souhaité?

C’est plutôt ce que je désire retrouver dans ma sexualité. Un partenaire à l’écoute de mes besoins, être bien dans sa peau, vivre du plaisir dans la vie quotidienne et dans sa relation sexuelle, être à l’aise de nommer ses besoins, ses désirs et non de tenter de répondre aux stéréotypes… Mais peut-on être totalement satisfaite ou insatisfaite au plan sexuel qu’on soit seule ou en couple?

C’est le niveau de satisfaction qui va nous dire si on est épanoui sexuellement. La satisfaction est le plaisir qui résulte de l’accomplissement de ce que l’on désire. Chaque être humain a un potentiel érotique, c’est-à-dire la faculté d’avoir une sexualité qui lui ressemble, à partir de ce qu’elle est comme femme ou comme homme. Donc, quels sont les ingrédients de ma satisfaction sexuelle? Qu’est-ce qui me permet de me laisser aller au plaisir sensuel, sexuel et érotique de ma sexualité? Qu’est-ce qui me permet d’être bien dans mon corps de femme ou d’homme, d’exprimer ma féminité ou ma masculinité? Qu’est-ce qui me permet de m’abandonner à l’autre et de me réaliser?

Pour être épanoui sexuellement, il faut évidemment être bien dans sa peau, par conséquent avoir une bonne estime de soi. C’est lorsque nous avons confiance en nous-mêmes que nous pouvons nous laisser aller, exprimer nos besoins, arrêter de focaliser sur la performance et ne pas nous inquiéter si nous mettons du temps à atteindre l’orgasme!

Nous devons nous responsabiliser par rapport à notre vie sexuelle, oser dire à l’autre ce qui nous plaît et nous déplaît. Oser aller chercher son propre plaisir au lieu d’en rendre l’autre responsable. Si nous demeurons « en attente », nous n’aurons pas une sexualité qui nous ressemble.

La notion de responsabilité inclut également l’équilibre entre donner et recevoir. C’est difficile de recevoir quand on cherche trop à faire plaisir à l’autre. Être responsable de sa sexualité suppose aussi prendre le temps de savourer le moment présent, de jouir du plaisir vécu pendant la relation sexuelle et de s’amuser!

Ne passons pas à côté de ce qui est réellement important à vivre et à ressentir dans cette belle énergie de plaisir et de sensualité qui nous habite car…

Être épanoui, c’est de se réaliser sur tous les plans de notre vie, non seulement au plan sexuel mais aussi dans les autres dimensions de sa vie comme dans ses amitiés, ses loisirs, professionnellement…, autrement dit, de nous accomplir en tant que personne, en tant qu’être sexué et d’être à l’écoute d’abord de soi et de vivre ce qui est « in » pour soi.

Appréciez votre cheminement

« La qualité de notre Vie est directement proportionnelle à l’intensité de notre désir à constamment progresser. »

Avez-vous déjà remarqué que les objectifs que l’on veut tant atteindre sont souvent insatisfaisants? Que l’atteinte de ces destinations rêvées pâlie faiblement lorsqu’on la compare à l’appréciation du cheminement parcouru afin d’y parvenir?

Pourquoi avons-nous tendance à vouloir davantage dès l’obtention d’un désir, à allonger le tunnel de la Vie dès que l’on touche aux premiers rayonnements de la sortie?

Ces réflexes imagés représentent le besoin fondamental de l’être humain à progresser constamment. Rien n’est plus important pour développer le sentiment de bonheur tant recherché qu’un cheminement légèrement ardu et parsemé d’obstacles.

Encore faut-il l’apprécier!

Nous entendons souvent parler de la nécessité à « apprécier le moment présent» sous prétexte que c’est un cadeau que l’on développe à chaque instant. Nous ne pouvons changer le passé, ni prévenir le futur donc, aussi bien se concentrer sur l’élément temporel que nous pouvons contrôler. Que dis-je, où nous avons le plus grand pouvoir de décision.

Il est vrai, je l’accorde, que le présent, le moment que vous vivez dès maintenant et qui disparaîtra dans un simple clin d’œil, est l’instant qui importe le plus : tout s’y passe, se crée et se perd. Avant est Histoire et Après n’est qu’Opinion.

Cependant, j’aimerais attirer votre attention sur le fait que le présent doit être cultivé et bien utilisé pour être avantageux. C’est dans ce présent que l’on peut regretter amèrement quelques actions passées ou s’imaginer une conséquence désastreuse qui nous paralyse l’existence; deux possibilités qui ne génèrent que des émotions négatives. Le même instant devrait nous permettre, dans ces cas, de se pardonner ou de laisser l’éclair de génie qui transforme la situation nous traverser.

Bref, il serait avantageux d’utiliser le présent à nos fins au lieu d’y être malmené.

Mais, comment faire!?

On aurait davantage de plaisir à se rappeler que nous, en tant qu’être humain, sommes des « Êtres » justement, que notre principale caractéristique est d’être nous-mêmes. Une de nos plus grandes forces détermine notre présence sociale : le respect de notre identité. Malheureusement, il y a un mouvement de société qui nous tend vers l’Avoir et le Faire afin de justifier notre valeur. Avoir davantage et en Faire plus remplacent Partager et Contribuer. Il est primordial que l’on revienne à un niveau d’Être supérieur, que l’on se retrouve intérieurement pour nous permettre d’y consacrer les énergies nécessaires afin d’y cultiver le bonheur.

« La question se pose toujours », me direz-vous, « Comment faire? »

La solution consiste à générer un progrès constant.

La seule façon que l’on peut utiliser afin de maximiser le moment présent qui s’offre à nous est d’avancer d’un ou de plusieurs pas le long de notre cheminement, de s’ouvrir à de nouvelles possibilités, de finalement saisir les opportunités présentes.

Pensez-y quelques minutes…

À quel moment de votre Vie vous êtes-vous senti le plus épanoui? Est-ce parce que vous avez atteint un objectif élevé ou parce que vous avez parcouru une distance importante et surmonté des obstacles de taille?

C’est le cheminement qui compte. Ce sont les efforts que l’on investit dans l’atteinte de l’objectif qui nous rendent fier de nous et confiant de nos capacités. C’est la personne que l’on devient dans la réalisation de nos rêves qui nous procure ce sentiment de bonheur tant recherché.

L’Être dépassera n’importe quel Avoir et Faire en tout moment de la Vie.

L’appréciation du cheminement est essentielle pour nous permettre de reconnaître ce que l’on devient. C’est au travers des obstacles que l’on découvre nos forces et faiblesses. C’est le progrès, l’agrandissement de notre zone de confort, qui nous guide vers notre destination ultime.

Le véritable ennemi du bonheur est l’accumulation d’habitudes inconscientes. En fonctionnant tel un robot programmé, nous nous coupons du plaisir de choisir et, du même coup, de la satisfaction d’accomplir du nouveau. Nous laissons notre Vie passer sous silence sans comprendre que le bonheur s’y échappe en nous glissant entre les doigts.

De là, l’importance de « prendre sa Vie entre ses mains» et de se responsabiliser envers ses actions. Ainsi, nous sommes davantage conscients des bénéfices que nos décisions engendreront et nous posons les gestes adéquats afin de maximiser le moment présent. Ce petit instant qui nous appartient brièvement nous permet de repousser délibérément nos limites pour grandir et être davantage.

Il n’y a pas de moments ordinaires. Aucun d’entre eux n’est vide de sens. Profitez pleinement de celui-ci pour y découvrir votre propre personne dans toute sa splendeur.

EXERCICE

En quelques étapes, entamez le progrès nécessaire au sein d’une habitude inconsciente et « re »dévoilez une facette cachée de votre Vie.

  • Choisissez un domaine de votre Vie que vous voulez améliorer et déterminez-y une habitude néfaste que vous répétez inconsciemment. (exemple : « Ma Santé Physique = Aussitôt le souper terminé, je m’assoie devant la télé. »)
  • Déterminez comment cette habitude est 1) néfaste, 2) inconsciente. (exemple : « 1) Je perds une belle occasion pour bouger davantage. » « 2) C’est un réflexe ; aucune alternative me vient en tête ; il n’y a rien qui m’intéresse à regarder. »)
  • Constatez que cette habitude néfaste et inconsciente vous apporte une certaine satisfaction soit en vous assurant un confort, soit en vous procurant un moment de relaxation ou d’absence d’effort, ou autrement.
  • Demandez-vous si vous voulez garder cette menue satisfaction ou si vous préférez maximiser le potentiel de ce moment présent afin d’Être davantage pour vous et vos proches.
  • Élaborez deux actions que vous pouvez prendre dès maintenant afin de renverser la vapeur et de vous diriger vers de nouveaux objectifs plus satisfaisants.
  • Imaginez ce que vous allez ressentir lorsque ces deux actions seront accomplies. Imaginez ce que vous ressentiriez si vous ne les accomplissiez pas. Quelle situation vous semble plus attirante?
  • Maintenant que le choix est clair, prenez les actions nécessaires afin d’apprécier davantage cet instant… ainsi que votre Vie!

Ce texte entier se révèle en quelques mots : Appréciez votre cheminement. Personne ne peut changer le passé et vous ne pouvez pas prédire le futur. Le présent est TOUT ce que vous avez. Votre objectif devrait être de l’utiliser pleinement afin d’atteindre vos rêves récoltant le maximum de bonheur et de moments heureux qui vous coupent le souffle.

Tout comme ce texte : la version finale est très intéressante, bien sûr, sauf que le cheminement que j’ai dû accomplir, jumelé aux quelques prises de conscience qui ont fait surface, pour réussir à vous livrer ce message est tout simplement magnifique. Définitivement, je grandis avec vous.

Je vous souhaite un magnifique Temps des Fêtes. Prenez bien soin de Vous, Cher(ère) Ami(e)!

Choisir le bonheur

« Il faut être présent au présent. » David Milot

Dans tous les livres de spiritualité, on parle de l’importance de vivre au moment présent pour atteindre la sérénité intérieure. Qu’est-ce que cela veut dire exactement et comment doit-on traiter le passé et le futur dans cette perspective?

Passé, présent, futur, chacun à sa façon est à la fois une menace au bonheur et un ajout au bonheur.

Le passé est un obstacle au bonheur quand on cultive la culpabilité ou la colère face à ce qu’on ne peut pas changer. Si j’avais su…, j’aurais dû…, je n’aurais pas dû…, il aurait fallu que…, sont des phrases inutiles qui nous amènent à ressasser des sentiments négatifs et à nous sentir impuissants. Une autre forme de ce recours au passé est le piège de l’imagination embellissante : Quand j’étais jeune… Quand mon mari (ou mon enfant) vivait… Si j’étais resté à telle ou telle place… Si telle ou telle chose n’était pas arrivée… Ce genre de réflexion amène les gens à se morfondre face aux pertes réelles ou imaginaires qu’ils ont subies et à voir le temps comme un ennemi qui nous dépouille de notre bonheur.

D’autre part, si nous regardons notre passé comme une source d’apprentissage, alors chaque épreuve même la plus dure peut devenir une source d’enrichissement personnel. Les Chinois ont un proverbe qui dit : « Après deux ans, même un malheur peut servir à quelque chose ». Après deux ans, parce qu’il est normal de ne pas crier de joie lorsqu’on passe à travers une épreuve et qu’il nous faut un certain temps pour faire nos deuils et avoir la distance nécessaire pour en retirer la leçon. C’est une habitude intéressante que de regarder après coup les événements du passé et de se demander : « Qu’est-ce que j’ai appris de cela? ».

Un exercice que je trouve intéressant est de se demander à chaque fois qu’il nous arrive quelque chose de désagréable : « Quels sont dix bons côtés de cette mésaventure? ». C’est une pratique qui nous apprend à voir l’apprentissage plutôt que le seul désagrément dans chaque situation.

Victor Frankl, prisonnier dans un camp de concentration observait que les gens qui gardaient vivants leurs bons souvenirs étaient plus aptes à passer à travers la souffrance et le stress. Le passé peut donc être une source d’apprentissage et de consolation si on laisse de côté les émotions négatives de colère et de culpabilité et qu’on accorde le pardon à soi-même et aux autres.

Le futur peut aussi se révéler une malédiction ou un cadeau selon la manière dont on le traite. Si on se crée des scénarios catastrophiques avec tout ce qui pourrait aller mal, on se crée des émotions d’anxiété, de peur, d’incertitude. Et si je n’avais plus d’argent…, si j’étais malade…, si mon enfant (ou mon conjoint) ne se trouve pas d’emploi…, si je n’obtiens pas telle chose que je désire… De nouveau, toutes ces pensées sont inutiles et ne changeront rien à notre destin tout en volant notre énergie et notre joie de vivre.

Une autre illusion que nous pouvons cultiver face au futur, c’est encore l’illusion embellissante. « Un jour ce sera mon tour. » Un mirage non connecté au présent où tout sera beau, où tout ira mieux, où nous vivrons dans une société parfaite, dans une vie parfaite. Ou encore lorsqu’on reporte notre bonheur à un temps futur où les choses iront mieux et où certains désirs seront accomplis. Je serai heureux quand… (j’aurai mon diplôme, j’aurai un chum, j’aurai perdu vingt livres, etc., à l’infini). Tous ces pièges du futur font de nous des gens tendus, anxieux, attachés de façon beaucoup trop intense à nos buts et objectifs.

D’autre part, si nous regardons le futur comme une suite du présent, on peut se demander lorsqu’on désire, lorsqu’un projet ou une vision nous vient à l’esprit : « De combien de façons puis-je me préparer à cette éventualité? ». Et l’on peut s’engager dans une action qui exige travail, patience, persévérance et vision à long terme pour se réaliser. Un futur bâti non sur la peur de nos scénarios internes, mais sur le plaisir de créer ce qui nous tient le plus à cœur. Et le cadeau du futur sera alors de nous fournir l’énergie pour la réalisation de notre projet. Nous connaissons tous l’histoire de personnes âgées qui survivent presque miraculeusement jusqu’à ce qu’un projet qui leur est cher soit achevé. Un chercheur à qui son médecin annonçait qu’il avait un cancer terminal et qu’il serait mort dans trois mois lui répondit : « Mais, je ne peux pas, mon dernier livre n’est pas fini. Et il prit presque deux ans pour finir son livre, après quoi, il mourut tranquillement, ayant accompli son œuvre et tenu tête à son médecin.

Une vision du futur nous donne une intention, un idéal, une motivation pour vivre et agir. Victor Frankl faisait remarquer que si une des caractéristiques des « survivants » dans les camps de concentration était d’avoir des souvenirs heureux, une autre de leurs caractéristiques était d’avoir des projets ou des visions dans le futur. Il raconte qu’à un moment donné, il était à moitié mort de froid et de faiblesse, les pieds en sang, souffrant de diarrhée et de faim, plié en deux par une toux à fendre l’âme. Il se rendait au travail dans le camp de concentration sous l’œil du fusil des gardiens nazis. Et l’idée lui traversa l’esprit : « Si je me laissais tomber à terre, ils tireraient pour m’achever et toute cette souffrance serait finie ». Et il ajoute : « J’ai pensé aux recherches que j’étais en train de faire et je me suis vu dans une salle de conférence en train d’expliquer mes théories. Presqu’inconsciemment, je me suis redressé et j’ai continué à marcher ». Le futur nous apporte ainsi le courage de passer à travers les moments difficiles, c’est son cadeau, si on ne cède pas à la peur.

Le présent quant à lui est aussi porteur d’une malédiction et d’un cadeau. La malédiction, c’est lorsque nous décidons de nous perdre dans la spontanéité du moment présent sans nous préoccuper des conséquences. Lorsque nous vivons l’excitation de ne plus penser et de faire ce que l’on désire dans ce moment même. Je connais des jeunes bourrés de talent qui recherchent le plaisir instantané et ne sont pas capables de refuser la satisfaction immédiate au nom d’une réalisation à plus long terme. « Je n’ai pas envie… » disent-ils.

Le cadeau du présent, c’est lorsque je suis présent à ce que je suis. Je suis un être-dans-le-temps. Je suis né, je suis, je vais mourir. Je suis, j’ai été et je veux être.

Dans ce présent, je dois intégrer les leçons du passé sinon, ce sont des leçons vides et je n’ai rien appris. Dans ce présent, je me projette dans le futur, ce qui me donne une direction et un sens. Ce qui me rend conscient aussi de l’impermanence de toutes choses.

Et pour jouir du présent, je dois être présent au présent, être là, conscient de tout ce que je suis, attentif à ce que j’ai de plus profond, conscient que je ne suis pas éternel, conscient aussi que je suis relié et partie prenante de tout ce qui a été et de tout ce qui sera.

Vivre au présent, c’est vivre en paix avec son passé et son futur, c’est s’accepter tel que l’on est, c’est accepter son passé tel qu’il est et son futur tel qu’il se présentera.

Vivre au moment présent, c’est rejeter les peurs et les illusions, les rêves catastrophiques ou glorieux pour être tout simplement soi. Bien dans sa peau, s’acceptant soi-même, acceptant ses forces et ses limitations. Présent à soi-même, présent au présent.

La maîtrise de l’attention et du changement

La saison d’été m’a donné l’occasion de rêver sur le sable chaud de plages des provinces maritimes, me laisser caresser par les douces brises du mois de juillet, enfin de me retirer pour quelques semaines de la vie d’un citadin occupé, pressé et prendre du temps pour moi-même. C’est durant cette belle saison estivale qu’il m’est plus facile de faire le vide intérieur, visualiser et former de nouvelles pensées créatrices afin de créer des changements futurs souhaités. Suite à mes voyages de camping, à mes rencontres imprévues ou encore mes lectures stimulant l’imagination, septembre, la saison propice au renouvellement de soi, nous invite au changement. Avec ses changements cycliques, l’automne se donne un revêtement multicolore, des températures plus froides, des vents nordiques et voilà que Dame Nature devient un exemple exceptionnel de changements, de renouvellement et d’adaptation au cycle saisonnier. Par l’observation et l’appréciation des cycles annuels de notre Mère-Terre, je deviens plus conscient des changements possibles dans mon cheminement et ceux auxquels j’ai le défi de m’adapter (gérer le temps, mon budget, ma santé, mes énergies, mes revenus, et mes sorties).

Qui suis-je vraiment? Si je place l’attention sur l’entité spirituelle dont je suis, j’ouvre une nouvelle porte ou une plus grande porte au changement. Comment introduire un ou des changements souhaitables dans ma vie? Quel pouvoir est-ce que je possède sur l’état de ma vie intérieure et extérieure? Étant essentiellement un être divin, dont l’attention et mon savoir-être relève de l’éternité du moment présent de l’âme, je possède la capacité de me réinventer; si j’ose imaginer, prévisionner ma vie actuelle comme une séquence programmable d’opportunités de renouvellement, de dépassement et de réalisation de soi, tout m’est possible. J’entre dans l’ominiprésence, l’omniscience et l’omnipuissance de l’amour divin. Par ce processus, la conscience s’ouvre au changement, l’attention se focalise dans le moment présent de ma vie, l’attitude devient positive, souple et adaptable. Je deviens plus conscient de mes choix d’initiative et des circonstances du changement qui est en harmonie avec mon évolution humaine et spirituelle.

Tout changement devient un événement spécial à coordonner de l’intérieur ou de l’extérieur de soi vers un plus grand épanouissement personnel. Si je choisis une croissance mieux adaptée aux conditions de mon existence (être, avoir et faire), je récupère mon pouvoir et les forces nécessaires pour accomplir les changements désirés en sachant parvenir à un équilibre entre l’état d’être au présent, la confiance d’avoir les ressources nécessaires et les habiletés de faire de son mieux pour l’accomplissement éventuel des projets à réaliser.

Tout changement se précise en prenant conscience de notre capacité de diriger l’attention sur les meilleurs choix possibles et de savoir discerner les différentes options qui nous viennent de l’intérieur. Placer l’attention au moment présent est facile. Il s’agit de focaliser la conscience du moment présent sur un état à l’intérieur de soi ou sur un objet à l’extérieur de soi. L’image d’un guide, d’un être de lumière (ange) ou encore une personne décédée que l’on aimait beaucoup en qui on a vraiment confiance sont des points de repère intérieurs à visualiser afin de consolider la maîtrise de l’attention sur un point d’ancrage intérieur. Certaines personnes utilisent une flamme de chandelle à fixer avec les yeux ou un point noir sur une page blanche ou même d’être à l’écoute d’une musique dont les vibrations élèvent la conscience comme source extérieure d’ancrage. Pour certains, les dimensions visuelles et auditives combinées augmentent leur contact avec le divin. Pour réussir à perfectionner son pouvoir d’attention, l’assouplir et le projeter dans le temps avec plus d’aisance, il est souhaitable de recréer en soi un état d’amour divin. Fusionner avec cette source d’amour, avoir pleinement confiance dans cette source inépuisable d’amour et passer à l’action en choisissant de faire seulement quelque chose avec amour pour recréer un changement permanent en soi qui influencera de façon positive tous nos liens avec la vie.

Placer l’attention sur l’amour de soi et l’amour de la vie, attire vers soi toutes les circonstances et opportunités de changements souhaités, car nous sommes tous des dynamos vibratoires d’amour, visant à parfaire l’harmonie avec toutes les vibrations de l’univers en accord avec une intention claire. Ensuite de la source d’amour, l’abondance que l’on a choisi de recevoir, nous est donnée aussi longtemps que nous acceptons de nous détacher des résultats finaux du changement souhaité et d’être à l’écoute intérieure et extérieure des différentes étapes que l’on traverse dans la maîtrise de l’attention, du changement et de l’amour divin.

Tout ce processus se réalise dans l’omniprésence de l’amour divin. Il s’agit d’avoir confiance, être à l’écoute, faire comme si tout est déjà réalisé ici et maintenant, reconnaître et accueillir ce qui nous vient, ce qui est. Cela nous est toujours donné dans un esprit de partage afin de l’offrir en cadeau à la vie. Je vous souhaite de faire l’expérience de la maîtrise de l’attention dirigée et du changement choisi et manifesté dans un esprit d’amour et de partage. Vous pourriez en découvrir de nombreux avantages dès maintenant. Votre retour aux activités quotidiennes risque de se transformer en occasions de renouvellement, de dépassement et de réalisations. Je vous souhaite de bons changements!

Le bonheur

Et si nous prenions le temps de réfléchir un peu sur la vie avant qu’elle ne s’envole…

La vérité, c’est qu’il n’y a pas de meilleur moment pour être heureux que le moment présent. Si vous n’êtes pas heureux maintenant, quand le serez-vous? La vie sera toujours pleine de défis à relever et de projets à terminer. Il est préférable de l’admettre et de décider d’être heureux de toute façon. Un jour, Alfred D. Souza a dit : Pendant longtemps, j’ai pensé que ma vie allait enfin commencer. La VRAIE vie! Mais il y avait toujours un obstacle sur le chemin, quelque chose qu’il fallait résoudre en premier, un thème non terminé, un temps à passer, une dette à payer. Et alors, là, la vie allait commencer! Jusqu’à ce que je me rende compte que les obstacles étaient justement MA VIE! Cette perspective m’a aidé à comprendre qu’il n’y a pas de chemin qui mène au bonheur. Le bonheur EST le chemin. Ainsi, amasse chaque moment que tu as, et, plus encore, partage ce moment avec quelqu’un de spécial, suffisamment spécial pour partager ton temps, et rappelle-toi que le temps n’attend pas. Alors arrête d’attendre de terminer l’école, qu’on augmente ton salaire, de perdre dix livres, de te marier, d’avoir des enfants, que tes enfants partent de la maison ou, simplement, que ce soit vendredi soir, ou dimanche matin, qu’arrive le printemps, l’été, l’automne ou l’hiver, ou encore de mourir… pour décider qu’il n’y a pas de meilleur moment que maintenant pour être heureux. Le bonheur est une trajectoire et non une destination.

Auteur inconnu

Se récréer en se recréant?

Savons-nous vraiment nous récréer ou nous accorder des récréations? Sont-elles de bonne qualité? Nos loisirs et nos divertissements devraient-ils avoir un but spécifique : reprendre des forces ou se renouveler?

Dans l’expression « se récréer », les mots « réjouir et divertir » en sont les sens premiers selon la définition donnée sur la toile par wiktionnaire. S’y rajoute, la notion de « stimulant» au sens figuré.

Le terme « recréer » signifie reconstruire, refaire. Nous l’employons généralement dans le sens figuré, comme dans les expressions, « il s’est recréé une vie », ou celle-ci, « toujours, il recrée le même scénario ». Pourtant, l’humain voit toute l’importance de se renouveler, d’évoluer, d’avancer et surtout d’innover. En fait, n’est-ce pas là, le vrai sens du mot « vivre »? Pourrions-nous arriver à nous récréer tout en nous renouvelant, et tout en étant vraiment vivant.

Ce qui semble difficile pour la plupart, est de différencier la meilleure façon d’arriver à se récréer et à se recréer. L’un ne découle pas nécessairement de l’autre : le repos bien mérité ne nous amène pas toujours à nous renouveler, ou à créer, ou à imaginer de nouveaux scénarios.

Se récréer et se recréer devraient se faire la tête reposée.

Afin que nos moments de récréation nous soient vraiment profitables pour se recréer, il nous faudrait d’abord être détendu et serein. Trop souvent, ces périodes sont décidées pour se remettre en forme, ou se reposer, ou reprendre son souffle, et par le fait même, avons-nous l’habitude de penser, pour se renouveler et se recréer. Ce qui à mon avis, n’est pas tout à fait juste.

L’épuisement est porteur de biens mauvais conseils. Comment éviter les périodes de stress et de fatigue? C’est assez simple. À partir du principe où nous vivons chaque moment consciemment, c’est-à-dire avec une attention éveillée, ces périodes sont alors de beaucoup diminuées. Toute notre pensée se doit d’être complètement vouée à chaque instant, à chaque moment, à chaque « ici et maintenant ». Bref, il nous faut être attentif à ce que nous faisons, disons, sentons, vivons, etc. Une telle pratique et une telle attention permettent d’écarter la fatigue. Celle-ci a alors inévitablement beaucoup moins d’emprise sur nous. Pourquoi? Tout simplement parce que l’instant présent devient notre seule et unique tâche, et principale activité. Conséquemment, il transforme ou transcende le quotidien en récréations et recréations lesquelles, il va sans dire, deviennent sources de créations et de renouvellement. Comment? Nos journées sont alors allégées de toute difficulté puisqu’en une seule minute, et en un seul instant, les problèmes sont nettement diminués et évidemment beaucoup moins lourds à porter. Dorénavant, recréer, inventer et se renouveler sont des actions facilement envisageables. Il n’en reste pas moins qu’il nous faille être vigilants pour s’assurer d’une attention « attentive » à chaque instant vécu.

La récréation ne doit pas être de tout repos. La récréation sera alors choisie et notée à l’agenda non pas pour s’accorder un temps de repos ou un temps pour reprendre son souffle, mais plutôt pour choisir de vivre des moments de très haute qualité, différents de ceux reliés à nos tâches usuelles. Et ce temps, et ces conditions privilégiées seront sources de nouvelles idées, projets, et plans. Tout bonnement sans avoir à remettre tout en question ou en branle-bas de combat, les idées jaillissent, sans heurts, sans conflit tout comme l’eau creusant son nid. L’acteur principal se verra doublement gagnant : heureux et reposé pour bien profiter de ce temps de qualité en récréation, en moments de grâce et d’extase. En plus, il verra son intuition se raviver, des idées stimulantes nettement plus claires rejaillir, et sa vision totalement différente et innovatrice l’amener vers de nouveaux horizons.

Qu’en est-il alors du repos du guerrier bien mérité? Vivre et surtout bien vivre, c’est se reposer dans le présent, dit un proverbe indien. S’épuiser, c’est penser à hier ou à demain. C’est aussi regretter le passé, et avoir peur du lendemain. Dorénavant, chaque jour et chaque instant seront définitivement colorés de joie et de légèreté sans aucune attache avec le passé et le futur. Ainsi, ils se changeront en suite d’espaces de renouvellement. Par conséquent, les loisirs et les récréations seront des périodes propices à l’imagination et à la nouveauté, encore faut-il, ne pas être épuisé, ou au bout du rouleau.

Dorénavant, il faudra s’appliquer à vérifier notre attention afin que celle-ci soit toujours attentive à « l’Ici et Maintenant ». Ce faisant, se récréer deviendra un moment favorisé non pas pour se reposer ou reprendre ses forces mais plutôt pour se recréer. Ces périodes seront d’excellentes sources de création, propices à des idées innovatrices, originales et prolifiques. Se récréer permettra alors, non seulement de se recréer, mais de voir plus clair. Activer des agents libérateurs et bienfaiteurs, développer de nouveaux créneaux seront aussi d’autres agréables effets non négligeables. En plus, il sera beaucoup plus aisé de prendre de nouvelles avenues jusqu’alors impensables pour le développement de notre entreprise ou pour l’amélioration de nos propres aptitudes.

À partir du moment, où l’on porte toute notre attention sur le moment présent, nous créons, et nous nous récréons. Et ces conditions magiques sont aussi essentielles et importantes que de se nourrir, se vêtir, manger, dormir, etc. Ces périodes n’auront alors qu’un seul but : bien les vivre pour bien créer. Un souffle nouveau et merveilleux se manifestera alors au travers des créations et récréations.

La joie de vivre

Combien de fois avons-nous souri ou même ri aujourd’hui?

La joie nous dynamise et nous donne le goût de vivre. Elle est naturelle et potentiellement présente à l’intérieur de chacun de nous. Elle provient, en bonne partie, de notre pulsion de vie. Elle s’anime spontanément à travers nos gestes et nos attitudes. Il nous est plus facile d’être joyeux quand nous sommes spontanés.

La présence à nous-mêmes et la spontanéité sont nécessaires pour être joyeux, car la joie se vit dans le moment présent. Si nous projetons notre mental dans le futur, celui-ci s’active et crée de la distorsion. Nous avons alors de la difficulté à expérimenter la joie. De même, si nous sommes préoccupés par des « j’aurais dû faire ceci ou cela », nous limitons, en nous, la circulation de l’énergie de la joie.

Il nous est possible d’éprouver de la joie par le toucher, car le fait de toucher consciemment une personne, un animal ou encore une plante nous enrichit intérieurement. La vue stimule aussi la joie lorsque nous sommes conscients que nous regardons. Si le décor de notre vie défile devant nous, sans échanges nourrissants, c’est que nous ne sommes pas conscients que nous observons. Par la qualité de notre présence, nous captons, ici et là, le contact vivifiant d’un regard, d’une couleur, d’une fleur, d’un sourire, d’une situation cocasse, etc.

À l’audition de certains sons, nous nous sentons nourris et ravis quand nous sommes attentifs et présents. Certains sons activent des zones du cerveau reliées à la joie et au plaisir. Les sons sont des particules vibratoires variées dans leur forme et leur dimension qui pénètrent à l’intérieur de nous, par chaque fibre de notre être. Ils peuvent, par leur répétition, programmer la joie, la détente, la colère, l’agressivité en nous. Soyons attentifs aux sons qui sont diffusés dans notre environnement de vie.

Très souvent, nous expérimentons la joie de vivre à travers ce que nous goûtons. Chaque aliment représente une somme de vibrations. Nous ne pouvons goûter ce que nous mangeons si nous ne sommes pas présents à ce que nous absorbons, alors nous éprouvons le besoin de consommer des aliments en grande quantité. Amenons notre conscience dans notre bouche, dans nos yeux, dans notre sens de l’odorat lorsque nous mangeons. De plus, chaque fois que nous sourions, nous nous plaçons en état d’ouverture à la communication. Choisissons de sourire, car chaque sourire augmente le bien-être et la joie.

Le sens externe de l’odorat contribue également à notre joie de vivre. Les essences parfumées produisent en nous des sentiments et des sensations variées. Chaque odeur correspond à une somme vibratoire en particulier. Certaines favorisent l’épanouissement, d’autres le bien-être, la détente ou bien l’élévation de nos vibrations qui nous donne la paix. Soyons attentifs aux odeurs qui produisent en nous ces états d’expansion. Multiplions-les consciemment.

En somme, tout ce qui nous ravit et nourrit notre âme, que ce soit l’odeur d’un parfum, l’écoute d’une musique, la contemplation d’une œuvre d’art, le silence ou le dépouillement matériel, tout ce que nous captons par nos sens externes, tout ce qui crée du ravissement dans notre cœur stimule notre joie de vivre.

La détente aide à la joie. Les tensions intérieures que nous ressentons nous torturent. La détente augmente la compétence, la capacité d’attention, la concentration et le plaisir que nous éprouvons en effectuant une tâche.

La joie profonde s’exprime aussi par la satisfaction que nous ressentons lorsque nous savons que nous réalisons ce que nous avons à réaliser. Elle est également une attitude intérieure de reconnaissance et de satisfaction que nous éprouvons pour tout ce que nous nous sommes créé dans le moment présent.

Le rire, le jeu et l’humour nous aident à ne pas nous prendre au sérieux. Ainsi, deux minutes continues de rire peuvent nous permettre de transcender une charge émotionnelle. Un éclat de rire de quelques secondes a un effet très libérateur, car il crée une harmonisation énergétique.

Entretenons-nous la croyance que le jeu n’est destiné qu’aux enfants? Croyons-nous qu’un adulte, qui a passé le stade de l’enfance, ne doit jouer que lorsqu’il accompagne un enfant dans son jeu? Nous amusons-nous à faire rire les autres par nos mimiques, sans nous ridiculiser ou ridiculiser qui que ce soit, tout simplement par amour du jeu, de la liberté d’être et dans le but de dépasser nos limites? Nous permettons-nous de jouer plusieurs fois par semaine? Il n’y a pas d’âge pour rire, pour être enjoué, pour courir ou encore pour sauter. Depuis combien de temps n’avons-nous pas fait de mimique? Croyons-nous qu’un adulte ne puisse pas le faire? Nous offrons-nous la liberté de nous faire sourire ou de nous faire rire sans avoir peur d’être ridicule? Osons-nous être enjoués et développons-nous notre potentiel d’humour?

Il y a des liens importants à conscientiser entre l’humour et l’amour. Si nous sommes capables de lâcher prise et de jouer, de nous amuser, alors nous sommes aussi capables d’aimer spontanément. Développons notre type d’humour personnel et acceptons de rencontrer nos préjugés, nos croyances et nos peurs.

Le bonheur profond est bien au-delà des états d’effervescence. Il se manifeste dans les états de bien-être intérieur, de quiétude, de paix, de silence, de contemplation, de recueillement et de contentement. Prenons le temps d’être présents à nous-mêmes dans tous nos petits plaisirs quotidiens.

Accueillons pleinement les états de joie que nous vivons spontanément. Stimulons notre joie de vivre et entretenons des attitudes intérieures qui la favorisent. Multiplions les petits moments où nous sommes heureux. Ainsi, nous développons une habitude à être heureux et satisfaits. Nous pouvons également bénéficier de la joie de vivre qu’émanent les autres lorsque nous éprouvons de la difficulté à être joyeux. Conscientisons que ce sont certaines de nos façons d’être et de faire qui nous empêchent de ressentir la joie de vivre.

Nous seuls pouvons créer notre joie de vivre et notre bonheur. Faisons-nous plaisir, amusons-nous. Répandons autour de nous des sourires égayés, des regards accueillants, des touchers chaleureux. Soyons une présence émanant la joie de vivre. Faisons-le pour nous, mais aussi par amour pour tout ce qui existe sur notre planète.