Vibrer de tout son être

Vibrer, n’est-ce pas être touché? Se faire vibrer, c’est un pouvoir qui nous est donné, le pouvoir de reconnaître ce qui nous convient en tant qu’être « non conditionné » afin d’agir en fonction de notre réa­lité intérieure. Par exemple, s’il vous prend une envie d’exprimer quelque chose et que vous vous sentez jugé, une interférence ternira votre expression. Et les gens sentiront votre combat intérieur, ce qui rendra votre personne moins agréable.

La transparence et l’intégrité sont des états fondamentaux qui font vibrer votre être sans le bloquer. Pour vibrer, il faut donc apprendre à sortir du conditionnement. Un truc pour y parvenir est de vous assurer que vous parlez à partir de l’énergie du cœur. Votre cœur traduira immédiatement votre degré de transparence; il ne pourra pas réprimer vos divers sentiments d’oppression.

Cette oppression vient de l’accumulation des mémoires de l’âme, en tant que bande enregis­t­reuse de toutes vos expériences passées, bonnes ou mauvaises. Ces mémoires contiennent les valeurs du bien et du mal que vous avez imprimées. Votre âme « ressent » le bien et « ressent » le mal : elle est conditionnée par les deux. C’est pour cette raison que nous éprouvons souvent le besoin d’exprimer notre sentiment d’oppression en faisant vibrer notre âme, comme pour balayer les mémoires qui interfèrent avec notre moi pur, non conditionné.

Nous pouvons nous connecter à notre vibration sur deux plans : les sens et les perceptions extrasensorielles.

Les sens « interférence » de l’âme
Lorsque nous faisons vibrer notre âme sur le plan des sens, c’est la part de nous qui a besoin de danser, de chanter, de peindre, de se mouvoir pour ressentir son corps et le libérer du sentiment de confinement souvent lié à nos schémas familiaux. Tous les sens sont investis dans l’expression de l’âme. Nous éprouvons parfois des désirs inexplicables qui, lorsque nous osons les exprimer, nous libèrent de l’oppression. Faire vibrer notre âme est une étape intermédiaire à la liberté.

La vibration source
Sur le plan extrasensoriel, c’est notre propre esprit qui vibre. Il est notre source libre. Évidemment, tant que nos jugements, nos peurs et nos doutes interfèrent, le conditionnement bloque la fluidité de notre esprit. Pour faire vibrer notre être, il faut abandonner notre passé et être à l’écoute de l’instant présent.

Il faut plusieurs années pour atteindre un tel degré de liberté, mais dans chacune de nos vies, nous sommes à même d’identifier certains moments de grâce. Ces moments nous confirment que nous avons tous bel et bien l’aptitude innée de faire vibrer notre être sur le plan de l’esprit.

Par exemple, lorsque vous parlez à quelqu’un d’un sujet très intime et que vous vous révélez spontanément à l’autre, vous pouvez tous les deux être traversés d’un frisson. C’est la vibration de votre esprit qui s’exprime et qui vous confirme que vous avez débloqué une interférence et que vous êtes connecté à la source.

Pourquoi faire vibrer l’esprit?
Pour devenir authentique, renouveler votre énergie vitale, vous autoguérir, faire éclater toute oppression issue des valeurs « mortes » du passé, créer l’harmonie à chaque instant. Bref, pour devenir et rester un être libre.

Pour y parvenir, écoutez d’abord votre cœur, conscientisez les pensées qui restreignent votre capacité à le faire vibrer (fausses responsabilités, jugements et comparaisons). Puis observez vos réactions face aux autres, constatez à quel point vous tombez (facilement) dans le conditionnement bien-mal. Enfin, osez commencer à exprimer ce qui résonne pour vrai dans votre cœur.

À l’instar du violoniste, vous apprendrez à maîtriser votre son (émotion), à jouer les bonnes notes (intégrité) pour faire vibrer votre violon (être).

La Biodanza, une pratique de santé globale

Contempler notre santé de façon globale, c’est d’abord s’émerveiller devant la profonde cohérence de notre organisme vivant et reconnaître que la santé holistique est notre droit le plus fondamental. La santé n’est pas tant un objectif à atteindre qu’un chemin à retrouver, un chemin vers notre vraie nature, vers ce que nous sommes profondément : des êtres remplis de vie! Notre société malade sonne l’alarme et cherche toutes sortes de façons d’en retrouver les clés.

La médecine reconnaît quatre sphères de la santé globale : biologique (santé physique), psychologique (santé mentale), sociale et spirituelle. Comment arriver à répondre à nos besoins dans chacune de ces sphères? Je vous propose avec enthousiasme une approche avant-gardiste, la Biodanza, dont la méthodologie finement structurée vise à rétablir une santé optimale. Ce processus de développement humain agit au cœur de nos potentialités génétiques. Il accélère l’intégration de l’être ainsi que l’expression de son identité. En résonance avec l’intelligence des forces de vie qui nous habitent, la Biodanza nous permet de retrouver l’unité et le bien-être au quotidien, améliorant ainsi notre qualité de vie.

Premièrement, la Biodanza améliore la santé physique, car on entre dans le mouvement dansé dans le plaisir et la facilité, chacun à son rythme. Cette méthode a pour objectif d’éveil­ler le naturel dans nos mou­vements; chacun bouge donc à sa façon. Elle redonne à notre orga­nisme le plein potentiel du fonctionnement de ses systèmes : digestif, immunitaire, respiratoire, musculaire, etc. Elle recrée intelli­gemment, d’une séance à l’autre, la courbe naturelle de la santé de l’organisme; grâce à la stimulation de l’énergie vitale par des danses euphorisantes, l’organisme réapprend à se reposer. Notre société fortement axée sur la performance stimule excessivement le mécanisme de défense qu’est notre système de lutte et de fuite. Il est par conséquent important de rétablir l’équilibre en redonnant sa juste place au système de détente. Par la même occasion, on reçoit un cocktail d’hormones du bien-être, dont l’ocytocine, une merveilleuse créatrice du lien social.

Sur le plan psychologique, la Biodanza fonde sa méthodologie sur la « vivencia », soit notre capacité innée de vivre un moment avec intensité. L’hypothèse posée par son créateur, Rolando Toro, est que ce qui est dansé avec émotion a une action transformatrice immédiate. Ce sont les enchaînements précis de gestes, dansés sur une musique donnée, qui donnent son intensité à la « vivencia ». Celle-ci, dans son vaste éventail de nuances, est miraculeuse; elle permet de rétablir les chemins courts, de reprogrammer les conditionnements et de tracer un nouveau sentier. Selon Toro, la meilleure façon de modifier notre perception de la réalité consiste à s’offrir une nouvelle expérience, la connaissance immédiate du fait vécu et ressenti dans l’ici et maintenant étant plus puissante que toute élaboration mentale.

La Biodanza se pratique en groupe et procure une véritable réhabilitation affective. Elle restaure notre santé sociale en créant une communauté aimante au sein de laquelle tous sont accueillis dans un esprit de pleine permission d’être soi-même. La Biodanza tisse des liens avec soi, avec les autres et avec le monde à partir du cœur, redonnant ainsi aux rencontres entre humains leur fonction poétique et sacrée.

Sans idéologie aucune, une séance de Biodanza s’avère une cérémonie célébrant la vie, au sens sacré du mot. Elle est une véritable invitation à retourner vers un état d’enchantement et d’émerveillement. Grâce à la danse, aux gestes et aux rencontres s’ouvrent des portes qui nous font dépasser les limites de l’égo et qui nous relient au grand Tout, au divin, au cosmos.

Les bienfaits de la pratique de la Biodanza vont jusqu’à nous faire recouvrer notre santé existentielle. La Biodanza vient en effet « ré-en­chanter » notre quotidien et nous permettre de retrouver un art de vivre. En accélérant notre processus d’épanouissement, elle nous accompagne sur le chemin d’un retour vers cette santé pleine et entière dont nous sommes les héritiers légitimes. Nous sentons alors s’élever en nous une profonde joie de vivre!

De la compulsion à la compassion

Il existe, chez tout être humain, un profond désir de connaître l’Infini et de se reconnaître dans l’Infini. Cette soif naturelle d’expansion, qu’elle soit consciente ou incons­ciente, se cache derrière chacun de nos désirs et se manifeste malgré nous. Il s’agit de la moksha, cette quête de délivrance de notre âme dont il est question dans des textes anciens et sacrés. L’aspiration à la liberté et à la paix est considérée par la plupart des gens comme le but spirituel ultime. Mais ce qu’il faut comprendre, c’est que notre nature fondamentale est libre lorsque nous laissons agir l’esprit. Et, l’esprit est libre tant qu’il est neutre. Apprendre à cultiver une neutralité grandissante, avec compassion, est ce qui permet de garder l’esprit vivant et vibrant.

Sortir de la quête pour se libérer
C’est uniquement l’idée que ce qu’on vit est un problème qui encourage la quête de liberté, car la liberté nous habite. Ce qui entrave l’accès à la véritable liberté, c’est notre tendance à définir ce qui pourrait nous libérer, que ce soit le pouvoir, l’argent, l’amour, le voyage, la santé, la connaissance ou les plaies causées par les dépendances et la consommation compulsive.

Nous cherchons toujours à nous dépasser, à combler nos désirs, à être ailleurs qu’où nous sommes et à surmonter ce que nous percevons comme des obstacles, des barrières. La quête prend son sens lorsque nous nous établissons dans la vague qui nous pousse vers l’infini, puisque celle-ci exprime la force évolutive de la vie. Toutefois, au lieu d’obéir à la pulsion naturelle du mouvement d’expansion de la vie, en agissant de façon responsable et créative, nous cherchons à remédier à un sentiment d’insatisfaction au moyen de réactions compulsives.

La qualité de notre vie est déterminée par notre responsabilité, plus précisément notre capacité d’agir plutôt que de réagir face à diverses situations auxquelles nous devons faire face dans notre vie. Si notre capacité d’agir avec intelligence, créativité et sensibilité est compromise, nous demeurerons sous l’emprise de la situation.

Nous pensons que la liberté est le résultat d’un travail qui devrait faire disparaître toutes les choses et les expériences qui semblent poser des problèmes. Nous réagissons donc compulsivement, en nous basant sur des schèmes de pensées et des émotions qui entretiennent cette perception.

En réalité, la liberté et la paix sont ce qui reste quand plus rien en nous ne prétend qu’il y ait un quelconque problème à régler.

Être pleinement conscient
Être pleinement responsable veut dire être pleinement conscient. Au travers des expériences que nous vivons, la vie tente de nous aider à nous libérer de l’idée que certaines choses sont des problèmes, et ce, que nous le voulions ou non. Quand plus rien n’est considéré comme un problème, aucune recherche de solution, de paix ou de libération n’est nécessaire. La vie nous présente toujours ce qu’il y a de mieux pour nous; lorsque nous parvenons à le voir et à le reconnaître à chaque instant, il ne nous reste alors qu’à accueillir tout ce qui se présente dans la joie, la paix et l’amour.

Reconnaître l’infini par la neutralité
Enfin, pour entrer en contact avec la liberté qui nous habite, nous sommes invités à reconnaître ce qui est illimité et infini en nous. Nous sommes appelés à cultiver une neutralité intérieure face à ce qui surgit dans notre vie. Accepter d’être responsa­ble, c’est transformer la compulsion en compassion envers nous-mêmes, et la réaction en création. La création n’est qu’une manifestation de notre liberté, car nous gagnons le choix d’agir ou non afin de nous réaliser autrement. Nous devons accepter de faire face consciemment au présent et de nous vider la tête de toutes les histoires qui nous éloignent de la liberté de nous recréer. Ainsi, notre monde extérieur deviendra incapable de déterminer qui nous sommes puisque notre monde intérieur se sera mis en résonance avec la liberté de l’infini.

Le négatif d’être positif

On dit souvent qu’il faut être positif dans la vie et voir le bon côté des choses. Pourtant, à la suite d’une séance privée de techniques de respiration neurologique, une patiente me confiait qu’elle avait réalisé que dire des choses négatives lui avait fait le plus grand bien. En exprimant des choses négatives mais vraies, elle était libérée de la pression d’être parfaite. Quel soulagement! On oublie souvent d’admettre où nous sommes, hélas!…

C’est en prenant conscience, en reconnaissant et en acceptant ce qui se passe en ce moment que nous bâtissons une fondation solide pour avancer dans la vie. Nous avons le droit de dire les vraies choses sans embellir ni déformer la réalité.

Prendre conscience
Nous ne pouvons pas résoudre un problème dont nous ne sommes pas conscients. En voulant être positif, nous passons à côté de ce qui se passe réellement. Il ne s’agit même pas d’être positif ou négatif dans la vie, mais bien d’être réaliste. Il y a la réalité psychologique que nous nous créons, et il y a la réalité qui est indépendante de notre perception du moment et de ce que nous voudrions voir.

Voici comment j’en fais prendre conscience à mes patients.

Isabelle est étendue sur le ventre. Je vois qu’elle respire bien dans le bas du dos et dans le haut du dos, mais pas au milieu (entre les omoplates). Malheureusement, elle n’en est pas consciente et, qui plus est, elle croit que tout va bien. Je place ma main à l’endroit où la respiration n’est pas adéquate et demande à Isabelle d’inspirer sous ma main pour qu’elle en prenne conscience. Tout bouge — bassin, hanches, bas du dos, haut du dos — sauf la zone qui nous intéresse. Je lui demande donc de n’inspirer qu’à cet endroit, nulle part ailleurs. Encore une fois, elle en est incapable, même si elle essaie de toutes ses forces. Sauf que, cette fois, elle en prend conscience.

Reconnaître
Nous avons le droit d’être imparfaits. Connaître ses faiblesses est une grande qualité. Cela n’est pas négatif mais réaliste. Une preuve de puissance intérieure est d’être vulnérable sans que cette vulnérabilité ne cause d’inconfort. Pour cela, il faut reconnaître où nous sommes.

Isabelle n’était pas encore prête à reconnaître qu’elle était faillible. Je lui demande donc de dire la phrase : « Ici, ça ne respire pas » et d’inspirer. Elle s’exécute à contrecœur et, comme par magie, la respiration devient tout à coup harmonieuse dans le milieu de son dos.

Cependant, le mental est puissant. Isabelle me dit que cette phrase est négative et que ce n’est pas vrai : elle est capable d’accomplir tout ce qu’elle désire. D’accord. Cette fois, je lui demande de dire la phrase : « Ici, ça respire très bien » et d’inspirer. Rien ne bouge. C’est à cet instant qu’un déclic se fait dans son esprit. Elle reconnaît à ce moment-là qu’elle n’est pas parfaite et que son corps peut agir ou non indé­pendamment de son positivisme.

Accepter
C’est à cette étape que l’on accepte la situation telle qu’elle est. Pas comme on voudrait qu’elle soit. Dans l’acceptation, nous devenons réalistes. Nous réalisons à quel point nous avons tenté d’éviter la douleur ou la souffrance en déformant la réalité. Nous ne nous jetons plus de poudre aux yeux pour ne pas voir.

Isabelle accepte donc qu’elle est imparfaite et qu’elle a le droit de l’être. Un poids de moins sur ses épaules. Puis, elle inspire une dernière fois dans le milieu de son dos en disant et en acceptant la phrase : « Ici, ça ne respire pas ». Son corps se met à respirer de façon uniforme dans tout son dos. Comme s’il disait : « Enfin, Isabelle m’a compris. »

En terminant, c’est en prenant conscience, en reconnaissant et en acceptant réellement où nous sommes en ce moment que nous construisons une fondation solide pour avancer. Bonne route!

Les types d’intelligence

Tous les êtres humains n’ont pas le même type d’intelligence. J’ai observé, à la suite d’une recherche­ systématique qui s’est échelonnée sur plus de 25 ans au cours de ma carrière d’enseignante, de formatrice, d’animatrice et de thérapeute, qu’en fonction des modes d’apprentissage et de compréhension de la réalité, on peut distinguer, chez l’ensemble des êtres humains, trois types d’intelligence : l’intelligence spé­culative, l’intelligence pratique et l’intelligence artistique.

Pour qu’un aidant soit à la portée d’un élève ou d’un client, il est essentiel qu’il respecte son type d’intelligence. C’est en passant par les modes de perception d’un aidé que l’intervenant peut l’aider de façon non directive. On entre chez quelqu’un par sa porte à lui et non par la nôtre. J’ai donné une appel­lation précise aux gens qui se caractérisent par un type particulier d’apprentissage. J’appelle « ration­nels » ceux qui ont une intelligence spéculative, « pragmatiques » ceux qui sont dotés d’une intelligence pratique et « esthètes » ceux qui possèdent une intelligence artistique. Il importe de préciser que cette classification doit être considérée comme un pont pour aborder nos élèves ou nos clients. Enfermer quelqu’un dans le carcan d’un seul type est très néfaste et risque même de retarder ou de bloquer son évolution. Il s’agit d’un moyen pour aider l’intervenant à comprendre l’aidé et à le respecter dans ce qu’il est et non d’un moyen pour étiqueter et encadrer qui freine l’avancement au lieu de le stimuler.

L’aidant soucieux de respecter les modes de compréhension du monde des aidés doit savoir que les caracté­ristiques de chacun des trois types d’intelligence font partie du potentiel de chaque personne et qu’elles peuvent être développées à tout moment. D’ailleurs, le type « pur » n’existe pas. Généralement, chaque personne a développé, selon son bagage génétique, l’éducation qu’elle a reçue, les influences qui ont agi sur elle et son état psychique, les caractéristiques d’un type particulier plus que celles des autres types. Il est toutefois fondamental et indis­pensable de ne pas cultiver de préjugés favorables ou défavorables par rapport à l’un ou l’autre des types d’intelligence. De tels préjugés mènent inévitablement au jugement et produisent des effets négatifs sur les aidés en contribuant à dévaloriser leurs forces et à les fermer à toute forme d’évolution. Cela dit, il y a de grands avantages à connaître les types d’intelligence. En plus de nous aider à respecter les intérêts et les modes de perception des aidés, ils nous permettent de favoriser la prise de conscience des forces, des aptitu­des, des talents inhérents à chaque type, de développer le respect des différences et des limites, de faciliter l’exploitation de toutes les ressour­ces d’un individu et d’un groupe, d’encourager la complémentarité des échanges, de souligner la reconnaissance et la valorisation des aptitudes individuelles, quelles qu’elles soient, d’assurer l’ouverture et l’acceptation de soi et des autres, de cultiver l’éducation au goût de la recherche et de la découverte de soi-même.

Pour en connaître davantage sur les types d’intelligence : Relation d’aide et amour de soi, 6e édition.
ISBN 978-2-897210-74-8

Percevoir le TDAH de manière positive

La perception est une fonction fascinante de l’esprit. Mais la perception que nous avons du trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité (TDAH) est souvent peu reluisante.

Il est, par conséquent, difficile de prêter attention à ce qu’il y a d’éclatant quand le côté obscur est mis de l’avant.

Ce qui est toutefois extraordinaire est qu’il nous est possible de modifier cette façon de voir la chose.

Beaucoup de gens ignorent le facteur multiplicateur qui accompagne le TDAH, c’est-à-dire que ceux qui le vivent : sont passés maîtres dans l’art de ruminer; portent par défaut leur attention sur leur difficulté à accom­plir quelque chose; ont besoin qu’on leur rappelle ce dans quoi ils sont doués pour que l’information s’imprègne.

Heureusement, il est possible de changer ce facteur multiplicateur en un scénario plus léger et plus agréable.

Tout comme le comédien répète quotidiennement son texte pour le mémoriser et s’en imprégner, la personne qui vit le TDAH doit miser sur ses forces en s’exerçant.

Et comme les aspects moins relui­sants du TDAH varient énormément selon les situations, les événements ou les circonstances, ils se manifestent de façon semblable, mais différente pour chacun.

Les avantages à changer sa perception sont nombreux, moins d’anxiété; moins de stress et une meilleure estime de soi, entre autres.

Une perception axée sur les forces plutôt que sur les faiblesses permet également de créer une nouvelle vision de soi-même.

Plus facile à dire qu’à faire? Peut-être bien, mais nous en avons tous la capacité.

La première chose à mettre en pratique est d’observer les mots, les phrases et les expressions utilisées pour parler du TDAH, ainsi que les pensées connexes.

Vous connaissez ce fameux discours qui joue en boucle dans notre tête :

• Je n’ai pas de mémoire;
• Je ne m’en rappelle pas;
• Je ne m’en souviens pas;
• J’ai oublié ou j’ai encore oublié;
• J’oublie toujours;
Avant que j’oublie;
• J’ai de la difficulté à me concentrer;
• J’ai perdu ma concentration;
• Je procrastine toujours;
Je n’arrive pas à être à l’heure à mes rendez-vous;
• Je ne suis pas bon;
• J’ai toujours eu de la difficulté à commencer ou à terminer une tâche.

La deuxième chose est de trouver l’équivalent positif, comme rem­placer avant que j’oublie par pendant que j’y pense. Ou encore je n’arrive pas à l’heure à mes rendez-vous par je fais des efforts pour arriver à l’heure.

La troisième chose est de trouver quelque chose de positif sur laquelle diriger son attention dès que le discours négatif se manifeste. Ce peut être une citation motivante, quelque chose qui vous rappelle une réussite dont vous êtes fiers ou tout simplement un compliment qu’on vous a fait.

Finalement, en prenant le temps de répondre aux questions qui suivent, vous serez en mesure de créer une liste d’éléments à laquelle vous référer au besoin :

• En quoi suis-je bon?

• Qu’est-ce que je parviens à faire qui me vient presque naturellement?

• Lorsque mes proches me disent que j’ai du talent dans quelque chose, de quel talent s’agit-il?

Tout est une question de perception, et notre façon de penser et de réagir aux événements et aux épreuves influencent grandement notre perception.

Percevoir le TDAH de manière positive est une pratique et un défi de tous les jours.

Choisirez-vous d’accorder plus d’importance au côté éclatant ou au côté obscur? Auquel accorderez-vous plus d’importance?

Éveiller nos sens à la beauté de l’été

La voici enfin, cette splendide saison de soleil qui nous réchauffe le cœur! Depuis le temps qu’on en rêve! La voilà arrivée dans ses robes toutes aussi séduisantes les unes que les autres : robe aux mille couleurs de fleurs et robe brillante de lumière; tenue de soirée, douce et parfumée…

Dans nos quotidiens, courant sans arrêt, nous avons tendance à courir aussi après nos vacances, croyant que l’intensité se trouve toujours ailleurs… comme dans les manèges vertigineux! Or, l’intensité nous attend tranquillement dans notre capacité d’être simplement présents à l’instant. Cela, nous le savions naturellement lorsque nous étions enfants. Lorsque nous étions petits, l’été semblait durer une éternité. Vous vous en souvenez? Mainte­nant que nous sommes adultes, nous ne connaissons que trop son caractère éphémère. On peut avoir l’impression que l’été passe si vite que l’on en vient à ne plus savoir comment profiter de sa luxuriante et fugace beauté…

Et si on ralentissait un peu? Si on sortait du temps des horloges pour se baigner dans l’éternité, celle des vacances de notre jeunesse? Car saviez-vous qu’une deuxième enfance nous attend au seuil de la maturité? Une enfance qui rappelle certes la première, mais à laquelle s’ajoute une conscience qui sait apprécier et savourer pleinement les délices de l’existence. Il n’est pas nécessaire d’aller bien loin pour goûter à l’ici et maintenant, bien au contraire! Il suffit d’offrir à la vie ce que nous avons de bien précieux : notre temps et notre attention. Il suffit de se laisser ravir le cœur par la joie des oiseaux chanteurs, de se laisser émouvoir par la caresse de la brise sur notre peau nue, de se laisser envoûter par les nuances mouvantes des coloris du soleil couchant, de se laisser enivrer par le mélange exquis des parfums des fleurs du jardin, de se laisser séduire complètement par la saveur d’un petit fruit bien mûr… La « belle » saison, comme on l’appelle, offre à nos sens une véritable symphonie de plaisirs! Nous n’avons qu’à les cueillir… qu’à nous laisser érotiser par cette magnifique danse de l’été! Et alors, ne soyons pas surpris quand des choses toutes simples de notre quotidien nous enchantent et se remplissent de sens.

Offrir des moments de pleine pré­sence à nos perceptions sensorielles nous permet de nous ouvrir au sacré de la vie. Nos sens sont en fait la voie royale par laquelle la qualité divine de la vie qui nous habite et qui nous entoure se reconnaît et se célèbre à l’infini. Ce retour à la sensibilité de nos sens permet à l’existence de se dévoiler dans toute sa poétique beauté. Ne sommes-nous pas ce grand organe sensoriel merveilleusement assemblé pour jouir de la vie? Et l’été nous offre la plus grandiose des fêtes pour nos sens! Voir, entendre, goûter, sentir et ressentir la vie par le cœur permet de nous émerveiller de sa splendeur. Lorsque nous prenons le temps de vivre et de sentir, nos sens nous ouvrent leurs portes sur la beauté du monde. Ils enrichissent miraculeusement l’expérience de vivre. Et soudain, nous sommes dans une telle intimité avec l’ici et maintenant que nous arrivons au paradis, le paradis sur terre! En succombant au ravissement de nos sens, comme il devient facile de tomber éperdument amoureux de l’été! L’éveil de nos sens cache dans son mystère une histoire d’amour sans fin avec la vie!

S’imprégner de ce qui est beau et bon : un élan de liberté

Imaginez que vous êtes parvenu à accomplir une journée complète de tâches qui vous procurent un sentiment de satisfaction, mais que vous avez commis une gaffe. Qu’est-ce qui vous collera à l’esprit au moment du coucher? Probablement la gaffe… même s’il s’agissait d’une futilité!

En effet, votre cerveau a un penchant négatif, et ce phénomène ne relève pas forcément de vous, mais de son évolution.

Le long parcours d’évolution, sur plusieurs millions d’années, a laissé ses traces dans votre cerveau. Les tendances du mental, façonné par les défis de survie au fil du temps, ont fait basculer le pendule perceptif vers le négatif. Le mental réagit donc plus fortement aux situations désagréables qu’aux situations agréables d’égale intensité. Or, votre cerveau est prêt à basculer dans le négatif n’importe quand pour vous aider à survivre. Malheureusement, ce mode de fonctionnement persiste et réapparaît à la moindre occasion dans le quotidien, quand vous êtes au volant de votre auto, quand vous payez vos factures ou réglez un problème avec votre conjoint… Le penchant négatif s’inscrit dans un cercle vicieux dont il est difficile de sortir. Sachez que le déclenchement biochimique prove­nant du fait de vous sentir stressé, inquiet, irrité ou blessé aujourd’hui vous rend plus vulnérable à ces mêmes sentiments demain, et encore plus après-demain. Bref, vous vivez l’impact des vestiges du cerveau primitif au détriment de votre bien-être et de votre paix intérieure.

Comme il est important, mais évidemment plus difficile, de mettre en perspective la seule chose qui va mal par rapport à toutes les choses qui vont bien, je vous propose de pratiquer une maîtrise du mental en trois temps pour mieux vous imprégner de ce qui est beau et bon. Le cerveau est comme un muscle qui s’assouplit et se renforce à mesure qu’on l’exerce. Par conséquent, reconnaître ce qui est bon en nous, en les autres, dans le monde, et apprécier les petits riens de la vie redonne à la vie un air de fraîcheur, plus de dynamisme et de liberté. Pencher pour le beau ne signifie pas nier le mauvais, mais le faire coexister avec le bon dans votre conscience pour atténuer son aspect négatif et pour augmenter votre capacité d’être de plus en plus conscient de toute la vérité, de tous les carreaux de la mosaïque de la vie.

La maîtrise du mental

1. Cultivez la pleine conscience
– Ce changement par lequel vous ramenez votre attention sur le cœur de votre expérience, ce qui vous permet de ressentir et de percevoir bien plus que ce qui se trouve sous vos yeux. Cette pratique permet de dépasser votre conscience limitée en vous détachant de ce qui va mal, de diriger votre attention vers là où vous voulez la maintenir et de la déplacer lorsque vous le souhaitez. Être pleinement conscient, c’est choisir de vous ouvrir intérieurement pour inclure tout dans votre esprit et dans votre cœur. Sachez qu’il y a toujours du beau et du bon qui flotte dans votre perception.

2. Repérez le positif dans le négatif – La pratique consciente du recadrage de votre perception, afin de voir clairement les faits de la situation et le sens que vous leur accordez, a pour effet de réorganiser les circuits du cerveau pour accueillir la nouveauté. Il n’est pas question de minimiser vos expériences désagréables, mais d’exercer la souplesse d’esprit nécessaire pour intégrer les possibilités d’apprentissage et de maturation de l’âme.

3. Enrichissez une expérience positive pour mieux vous imprégner du beau et du bon – Il ne s’agit pas de poursuivre l’agréable pour fuir le désagréable, mais plutôt de faire se prolonger et d’enrichir les sentiments de paix, de sécurité, de satisfaction, de joie, d’amour, de gratitude et d’émerveillement en les mainte­nant en vie dans votre conscience afin qu’ils pénètrent profondément en vous comme vous en eux.

S’imprégner de ce qui est bon vous ramène au cœur de votre intimité, à un épanouissement de votre esprit, à une ouverture confiante à la vie qui transforme votre réalité intérieure. Enfin, c’est une démarche consciente grâce à laquelle vous prenez plaisir à vous découvrir!

Mission de vie

Qui ne sest jamais questionné sur la raison de sa présence sur terre et sur le pourquoi des obstacles et des émotions auxquels il faut faire face au quotidien? En fait, nous avons tous choisi dexpérimenter des épreuves et des obstacles en préparant notre mission de vie avant de nous incarner. Alors, pourquoi navons-nous pas plutôt choisi une vie toute simple et bien remplie de moments de pur bonheur? Parce que nous nous aimons, tout simplement, et parce que le but de notre plan de vie est de grandir, dévoluer spirituellement et daugmenter notre niveau vibratoire pour tendre, à chaque heure du jour, vers un bien-être absolu. Cela peut sembler bien difficile à croire, mais il nous est tout à fait possible datteindre ce formidable état de conscience pendant notre incarnation. Comment? En changeant tout simplement notre perception des obstacles qui sont placés sur notre parcours terrestre.

Si vous saviez que le voisin colérique et antipathique qui vous empoisonne la vie est votre âme sœur spirituelle et quelle a choisi avec beaucoup damour avant son incarnation de jouer ce rôle auprès de vous afin de vous permettre dexpérimenter le contrôle de soi et lempathie envers les autres, agiriez-vous de la même façon envers lui?

Si vous saviez que votre conjoint(e) a fait, avant de sincarner, le choix difficile de devoir mettre un terme à votre union de longue date en vous laissant derrière lui (ou elle), le cœur en miettes, pour vous permettre de développer votre autonomie et la confiance en vos capacités, le (ou la) verriez-vous de la même façon?

Est-ce donc dire que les obstacles qui sont placés sur votre parcours terrestre perdent de leur importance lorsque vous comprenez quils font partie de votre mission de vie et que vous les surmonterez pour le bien de votre évolution spirituelle? Bien sûr que non, car, bien que votre perception de ces obstacles ne sera plus jamais la même, lintensité des émotions quils provoqueront en vous sera, quant à elle, bien réelle. Il vous est essentiel de vivre dabord pleinement ces émotions. Vous vous pencherez sur la raison de leur présence ensuite seulement, lorsque vous serez plus calme. Soyez rassurés, je ne vous propose pas ici de vous venger ou de vous faire justice personnellement, mais plutôt de vous permettre de vivre lampleur de ces émotions à lintérieur de vous sans les refouler et en considérant avec amour leur importance. Sachez quil est inutile de précipiter les choses, car, au moment opportun, vous saurez consciemment admettre leur raison dêtre pour ensuite être en mesure de vous en libérer.

Nous entendons tous fréquemment des gens autour de nous dire : « Cest du passé maintenant, je me relève et je recommence. » Si ces personnes ne se sont pas autorisées à vivre pleinement les émotions que les obstacles ont générées en elles, elles éprouveront inévitablement, un jour ou lautre, des malaises physiques ou des troubles mentaux dont elles pourront difficilement identifier la source. Noubliez pas que votre corps, dont vous êtes le seul maître, est avant tout votre allié et quil vous indique ce qui va bien ou non en vous. Il est votre baromètre et votre meilleur ami.

Est-ce que vous êtes de ceux qui traînent le boulet de leur passé, de leurs émotions refoulées et de leurs angoisses? Peu importe votre âge ou votre état de santé, vous avez toujours le choix de vous en libérer. Tout cela dans le but de réaliser ce qui vous tient particulièrement à cœur, votre mission de vie. Noubliez jamais que les obstacles sont des choix délibérés, mais que la souffrance nen fait pas partie. Voyez les obstacles placés sur votre parcours de vie autrement. Vous seul en avez le pouvoir!

À quoi servent les émotions?

Vous êtes-vous déjà demandé à quoi servent nos émotions? Pas facile de répondre à cette question. D’aucuns pourront rétorquer qu’elles sont une nuisance, mais ils sont incapables de dire à quoi elles servent. Et pourtant, elles ont des raisons d’être très importantes pour nous aider à créer une vie agréable.

Alors, pourquoi est-il si important de connaître la réponse? Parce que les émotions sont notre système de guidage. Ce système est fait pour nous laisser savoir que nos besoins ne sont pas comblés et nous motive à prendre les mesures nécessaires pour les satisfaire. Lorsque nous ignorons nos émotions, nos besoins ne sont pas satisfaits, et nous devenons frustrés.

Il est important de savoir que toutes nos émotions sont bonnes. Eh oui, vous avez bien lu, toutes sans exceptions sont bonnes, même si certaines sont perçues comme mauvaises, notamment la tristesse ou la colère que les gens ou la médecine moderne veulent neutraliser au moyen de médicaments.

Comme société, nous avons perdu de vue la signification de nos émotions. Nous avons une longue tradition de suppression des émotions. Prenons les premiers colons, qui vivaient dans des circonstances difficiles; ils devaient ignorer la douleur émotionnelle et faire ce qu’il fallait pour survivre. Si nous regardons les gens que nous prenons comme modèles, bien souvent, ils sont stoïques. Plusieurs ont été élevés dans des familles où exprimer ses émotions n’était pas permis (je vais t’en donner une raison de pleurer!). Dans certaines familles, il n’est pas permis d’être trop heureux ou optimiste, car cela peut seulement apporter le désappointement. L’enfant apprend très jeune qu’exprimer colère ou peur n’est pas permis et s’entraîne à réprimer ses émotions. Les garçons apprennent qu’ils ne doivent pas pleurer. Les filles apprennent qu’exprimer la colère n’est pas féminin. Cette négation ou répression des émotions refait surface à l’âge adulte sous forme de toxicomanie, de compulsions ou de problèmes de santé.

Les émotions sont générées dans notre subconscient, tandis que notre inconscient génère les sensations que nous associons aux émotions. Notre subconscient est comme une vaste banque de données. Il contient toutes nos expériences et croyances et provoque des réactions émotionnelles suivant nos expériences passées, croyances, perceptions et le sens que nous donnons à ces expériences.

Comme on l’a vu plus tôt, toutes nos émotions sont bonnes, car elles constituent une forme de communication. Quand elles sont comprises, elles fournissent de l’information qui nous est bénéfique. Pour bien comprendre, utilisons la métaphore du tableau de bord d’une auto. Une auto a besoin d’essence et d’huile pour bien fonctionner. Pour s’assurer que l’on réponde à ces besoins, l’auto est munie d’un tableau de bord dont les cadrans et les voyants lumineux nous indiquent si tout va bien. Lorsque le voyant d’huile s’allume, c’est pour nous avertir que le niveau d’huile est trop bas et qu’il faut remplir le réservoir. Nous sommes comme des autos : nous avons des besoins qui doivent comblés pour bien fonctionner. Pour une auto, c’est facile. Le voyant d’huile s’allume, et le mot « oil » est même écrit dessous. On va au garage et on remplit le réservoir. Malheureusement, nos émotions ne viennent pas avec une petite étiquette, et nous avons perdu la capacité de comprendre le langage des émotions. Sachons que nos émotions nous indiquent quel besoin doit être comblé. Se sentir bien est signe que les moyens que nous avons pris pour satisfaire un besoin ont été efficaces. Se sentir mal est signe qu’un besoin n’a pas été satisfait et est une invitation à passer à l’action pour satisfaire ce besoin.

Donc, nos émotions nous fournissent l’information, l’orientation et la motivation nécessaires pour nous aider à vivre et à créer une vie satisfaisante. Par exemple, si vous vous sentez seul, cette douleur émotionnelle est là pour vous faire savoir que vous ne répondez pas à votre besoin d’être en relation amicale ou amoureuse. Il n’y a pas un sac de chips ou une tablette de chocolat qui puisse combler ce besoin. Il faut passer à l’action.