Vivre vivante

La même scène s’impose à moi à chaque fois : avril 2006, il est environ 21 h, je suis seule dans ma chambre. J’ai 28 ans et je joue avec une poupée. Ma poupée. Celle qui n’existait pas une heure auparavant et qui danse, bien vivante et réelle sous mes yeux surpris et émerveillés. Dans cet objet, j’aperçois ma propre image; un objet dit inanimé et qui pourtant est en vie. Je ressens alors en moi une petite étincelle en éveil, un pouvoir oublié depuis longtemps qui se réveille, peut-être.

Cette poupée, ces poupées, car d’autres naîtront les soirs suivants, deviennent mes bouées et l’espoir qui me poussera à me relever. Oui, je me sens faible, éteinte, morte-vivante. Je me suis peu à peu enlisée dans une situation où je m’éloigne de plus en plus de moi, et de mes rêves profonds. J’ai, à mon insu, doucement mis de côté mes passions et certaines de mes valeurs pour essayer de construire une vie de couple et de famille qui sera superbe demain. Tout à coup, cette poupée me rappelle que je transporte la vie, et que la vie veut être en vie. Maintenant. Petit à petit, une force s’installe en moi. Lorsque tout semble chavirer autour de moi, je reviens vers mon nouveau navire, la couture, et je crée. Ces créations nourrissent mon âme et me chuchotent qu’il y a d’autres possibles. L’idée de ces possibles encore nébuleux, m’amène peu à peu à dire non à ce qui est et oui à autre chose.

Puis, l’idée de créer ma propre entreprise émerge. Quelques mois plus tard, je pars vers l’inconnu les mains pratiquement vides avec simplement cet élan vers une autre moi.

… Et je mets sur pied ma petite entreprise. Je surprends mon entourage en réussissant à obtenir de l’aide financière pour le démarrage de ce projet marginal. C’est la naissance officielle de Papoum, papoum…

Quelques semaines après ce tournant, je participe à la foire artisanale de Noël de mon village. Mon étal est plus petit que les autres et occupe peu d’espace. Je me sens très intimidée. J’ai l’étrange impression d’être une petite fille qui veut montrer ses beaux dessins. Et, surprise, je vends presque tout!

Imparfaites, croches, inégales, mes poupées semblent toucher les gens. J’en déduis que ce nouvel élan de vie, cette petite pousse qui perce, s’est faufilé dans mes poupées, tel un petit cœur en chacune. Cette découverte donne encore plus de sens à mon projet. Je ressens, par l’entremise de mes poupées, une connexion avec les gens. Et surtout je suis heureuse de donner un peu de qui je suis réellement au-delà de tous mes rôles.

Quelques années après ce certain soir d’avril 2006, je me sens totalement, complètement vivante. Bizarrement, je me retourne et je vois deux personnes : l’ancienne moi et la nouvelle moi. Et, Papoum, papoum… (les petits cœurs qui battent) continue à faire partie de ma vie.

Ce dialogue avec une de mes créations a donc de façon inattendue, éclairé une partie de moi qui était dans l’ombre : ce pouvoir créateur, capable de créer des objets, mais aussi une autre vie. Cela m’aura poussée à faire de grandes remises en question sur mes croyances. Par exemple, est-ce que la vie que j’étiquetais comme idéale l’était réellement? Étaient-ils vraiment rentables, ces sacrifices de certaines parties de moi, déboursés pour acheter ce futur dit reluisant? La création de ces petits êtres, m’a amenée à me définir davantage, et, surtout, m’a permis d’amorcer l’expression de ma propre voix.

Voilà comment, créer une poupée a su transformer ma vie.

Aujourd’hui, je souhaite que mes poupées apportent chaleur, tendresse et réconfort, et aussi, qu’elles inspirent doucement les gens, qu’elles leur chuchotent à l’oreille : oui, c’est tout à fait possible et réalisable de vivre vivant!

Éléments-Terre, mon cher Watson… et si on ramènerait toutes situations à leurs éléments de base?

Dans toutes les grandes traditions, nous retrouvons les enseignements des Éléments-Terre. Que ce soit les Amérindiens avec leur roue de médecine, le Tarot avec l’arcane mineur, la médecine chinoise avec les méridiens, l’Ayurveda… Il en ressort que, toutes formes de vie sur cette magnifique planète sont créées à partir d’une base de cinq éléments : feu, terre, air, eau, et éther. Ce qu’on nomme  » Éléments-Terre  », ce sont les énergies créatrices de ces cinq éléments.

Et ceci dit, qu’est-ce qu’on en fait? Je vous invite à porter à votre cœur la considération suivante – si on ramenait toutes situations à notre base de création? à une pratique du langage commun entre tous les êtres et existences sur Terre? à une dynamique de cocréation respectueuse et harmonieuse? Comme le disait si bien Sherlock Holmes à son associé Watson, c’est Éléments-Terre! Lorsque nous ramenons toutes situations à ses piliers de création de base, tout devient clair et tout devient beaucoup plus facile à gérer. Et oui, même nos plus grandes questions et nos plus intenses émotions.

Avec toutes les exigences que nous portons, avec tous les changements qui surgissent dans multiples aspects de nos vies, il est si facile pour nous de se sentir déconnecter, éparpiller, et distrait de nos visions…

Je vous invite à sentir votre connexion avec la Mère-Terre et à ses Éléments de base. Soyez avec la Nature et les Éléments-Terre; laissez-les vous guider, vous ressourcer de votre propre nature.

Consciemment ou non, nous sommes tous intimement liés aux Éléments-Terre.

Toute la nature nous démontre à tout moment leur danse constante…

Observons avec tous nos sens chacun des Éléments-Terre : Le feu (le Soleil, la chaleur dans notre environnement et notre propre chaleur/énergie corporelle) nous enseigne la transformation, nous facilite l’expression de notre créativité et de notre vérité. La terre (le monde minéral, nos structures, nos os) nous offre la clarté de nos valeurs, le bien-être dans notre ancrage corporel, et la pratique de l’appréciation. L’élément de l’air (le vent, notre respiration) nous guide à l’utilisation harmonieuse de nos pensées en connexion avec notre cœur. L’eau (l’élément le plus commun sur Terre et le plus prévalent dans notre corps aussi) nous facilite la connexion à toutes choses de par nos émotions, elle nous guide aussi à couler aisément et efficacement avec les divers aspects de notre vie. Et finalement, l’éther, cette pure source d’énergie avec un élan continuel de création, elle est à la fois mystérieuse et force potentielle de manifestation.

Allez-y maintenant! Comment bouge l’Éléments-Terre dans votre environnement en ce moment? et dans votre corps? Je vous invite à poser cette question régulièrement, et aussi souvent que votre cœur en chante. Observez et soyez avec la Nature, et laissez l’information de la Vie vous inspirer.

La pratique de l’alignement avec les Éléments-Terre est une pratique de connexion avec la Mère-Terre et de cocréation en respect et en amour avec la Vie.

J’ose même vous répéter ce que les grands maîtres affirment : votre alignement avec les Éléments-Terre peut vous sembler si simple que vous mettez cette pratique de côté. Pourtant, c’est votre base. Et ainsi, votre source de puissance et de création harmonieuse aussi. Bonnes et joyeuses cocréations!

La géobiologie maintenant

Oui, le moment présent, c’est le seul que je peux vivre et avec lequel je peux m’accomplir dans cette incarnation. Depuis des décennies, je m’intéresse à la géobiologie, au Feng Shui, à l’environnement et depuis les dix dernières années, j’intègre toutes ces connaissances à l’humain.

Tout est synergie. Tout influence le tout et tout est influencé par TOUT. J’en conviens, ça fait bien des toutous…

Mais, justement parce que je prends conscience de cela, je me rends compte que tout mon environnement est le reflet de ce que je vis à l’intérieur de moi. Pour savoir si je vis dans un environnement sain, je n’ai qu’à évaluer ma condition de santé dans tous les domaines de ma vie. Cette observation m’amène à constater dans mon environnement les choses que j’ai à changer. S’il y a un objet que je n’aime pas, pourquoi est-ce que je le garde? Si telle ou telle chose ne me convient pas, pourquoi je persiste à me convaincre que je dois la préserver? Quand je fais du ménage dans ma maison, c’est en moi que je fais également ce ménage (première intervention en Feng Shui). Quand je réaménage tel ou tel secteur de ma propriété, je change ce secteur de ma vie… Si j’accumule des choses (des au cas où…), je fais stagner le Chi et je bloque la circulation énergétique dans ma vie et dans mon corps.

Je me rends compte que j’évolue de plus en plus et que le lieu où j’habite s’harmonise et devient celui que je veux créer. Mon environnement se modèle à ce que « je suis » ou bien je me modèle à mon environnement. Lequel est lequel? Ce n’est pas important puisque les deux agissent en synergie et crée ma vie. Ma programmation m’amène à me faire vivre des choses qui demandent des efforts. Je sais, avec ma tête, que dans les lois spirituelles du succès de Deepak Chopra, il y a celle du moindre effort. C’est cette loi que je m’efforce d’ailleurs de pratiquer. Quand mon énergie est en synergie harmonique avec mon environnement, je peux me créer une vie avec facilité et sans effort, dans l’abondance, l’amour et le bonheur.

Comme j’ai toujours privilégié les études et l’apprentissage des connaissances, je me suis longtemps accroché à cette opportunité d’apprendre. Je constate que seul mon mental fut comblé de ces connaissances. J’apprenais et je me gargarisais de mon savoir sans intégrer ces études à ma vie.

L’univers, ayant le sens de l’humour, m’a permis de me créer des expériences pour mettre à exécution le processus d’intégration. Je me rends compte que tout ce que j’apprends et tout ce que j’enseigne provient de la vérité d’une ou de quelques personnes…

J’ai donc choisi de prendre du recul face à la formation et d’intégrer ce que j’avais appris depuis des décennies. Par cette recherche, j’apprends à créer ma vérité. J’ai remarqué avec des recherches, des expériences et des pratiques basées sur ces techniques, sciences, approches, connaissances des autres, conférences, etc. que chacun construit sa vérité en fonction de ses besoins, de ses goûts, de ses aspirations et de sa propre quête de la vérité.

« Tout ce que j’ai appris, je le remets en question, je ne prends rien comme une valeur absolue. » Je m’ouvre donc à apprendre de plus en plus vers ma vérité.

Je me permets de recommander ceci à chacun : oubliez tout ce que vous avez appris dans votre vie et choisissez de vivre ce que vous avez vraiment le goût de vivre, en honnêteté avec vous-mêmes, tout en respectant votre environnement.

Ainsi, la géobiologie, le Feng Shui, les différentes approches de santé et de mieux-être deviendront pour vous des outils que vous pourrez utiliser pour votre plus grand bien et non pour vous créer des obligations à agir, faire, changer ou être comme certaines personnes ont décidé que vous deviez agir, faire, changer ou être…

« Le gros bon sens »
Chaque personne possède ce que je nomme le gros bon sens. Il fluctue d’un humain à l’autre, mais dans l’ensemble, on arrive à un dénominateur commun qui respecte tout un chacun. Évidemment, l’ego des hommes prend souvent le dessus pour imposer sa vérité.

Faisons une petite réflexion…
« Je suis seul dans un lieu où une catastrophe naturelle a balayé la terre. » Je suis dans ce lieu et je choisis de vivre et de me créer ma vie… Quel est mon premier réflexe? Comment je choisis d’agir? Qu’est-ce que je recherche en premier lieu? Quel besoin j’essaie de combler? Est-ce que je passe ma journée à faire des réunions pour décider qu’est-ce que les autres doivent faire pour moi?… Il n’y en a pas d’autres, je suis seul,… actuellement…

Qu’est-ce que je fais dans ma vie actuelle qui ne répond pas à ces questions ou qui répond à ces questions???

Je crois que je commence par respirer, regarder le ciel et les environs où je peux trouver l’eau qui va m’abreuver. Je regarde si la nature a quelques pousses qui peuvent me nourrir et je cherche dans l’environnement immédiat les matériaux nécessaires pour me construire un abri. Pour cet abri, je choisis un lieu protégé des froids du nord, des vents dominants, tout en laissant entrer la lumière et la chaleur du soleil. Je n’ai pas besoin de boussole, ni d’instruments précis ou compliqués, seulement mon intuition, mon intelligence et du gros bon sens. Ainsi, mon environnement me fournit tout ce dont j’ai besoin pour me permettre de vivre de mieux en mieux.

C’est là, la base du Feng Shui et de la géobiologie, le gros bon sens. Ce ne sont pas les dragons, tortues, tigres, animaux ou amulettes de toutes sortes qui m’apportent ce dont j’ai besoin, seulement mon pouvoir intérieur.

Comment est-ce que je me sens face à de telles éventualités?

Est-ce que je sais quelle plante peut me nourrir sainement en évitant les empoisonnements, allergies ou incompatibilités?

Est-ce que je connais les matériaux dont j’ai besoin pour me vêtir ou pour construire l’abri qui me protégera?

Est-ce que je connais un moyen de purifier l’eau rapidement pour m’abreuver?

Est-ce que je connais un moyen de faire du feu sans briquet ou allumette?

Enfin, quelles sont les connaissances simples que je dois acquérir pour vivre heureux?

Ce n’est pas nécessaire d’attendre une catastrophe pour vivre heureux. La plupart des gens s’inquiète de manquer d’argent pour payer le loyer ou l’hypothèque, pour payer l’auto, les cartes de crédit, etc. Alors qu’on ne mentionne jamais l’inquiétude face à l’air qu’on respire…

Savez-vous que si demain, l’argent disparaît de la planète, on commence à vivre; mais que si l’air disparaît, nous mourrons tous… Je crois qu’on met les valeurs à la mauvaise place, la plupart du temps…

Pour ce numéro spécial sur les valeurs de base de notre vie, la qualité de l’air, RESPIRER, la qualité de l’eau, S’ABREUVER, la qualité de la terre, SE NOURRIR, les produits de notre environnement, S’ABRITER, il est essentiel de revenir à cette source qui nous est offerte par notre mère-terre, mais que nous négligeons toujours… Revenir à la source, à la base de la pyramide de Maslow pour répondre aux besoins essentiels, avant de faire des éclats d’ego avec nos trouvailles mentales.

Merci de m’avoir lu, bon Feng Shui et vivez que diable!

Ces passions du mental qui nous détruisent

Nous savons tous que dans les mondes spirito-matériels et spécialement dans notre monde physique, deux forces contraires s’affrontent continuellement, la force positive et la force négative. Notre mental est le terrain de la guerre entre ces deux forces. La force négative essaie de nous contrôler et de contrôler notre vie intérieure et extérieure, en se servant de ses armes de destruction, les cinq grandes passions. On sait que le rôle de la force négative est de maintenir l’âme, c’est-à-dire nous, le plus longtemps possible dans un état de conscience limité et centré sur l’extérieur. Cette force sait très bien que lorsque nous nous concentrons sur l’extérieur, nous ne pouvons pas évoluer spirituellement et nous apprenons très peu de nos expériences.

Les cinq passions du mental qui nous empêchent d’évoluer et qui nous détruisent intérieurement sont :

L’orgueil (vanité) : c’est la passion la plus difficile à faire disparaître de notre vie. La vanité nous empêche de voir la vérité, d’admettre nos fautes et nos faiblesses. Elle nous rend très sensible à la critique et nous fait souligner les fautes des autres. La vanité nous fait vivre dans une image que nous projetons et nous empêche d’être nous-mêmes. Nous donnons beaucoup d’importance à ce que les autres pensent de nous, ce qui fait que le mensonge et l’hypocrisie deviennent nos compagnons de vie, car nous avons donné notre pouvoir aux autres.

La colère : la colère engendre la rancune et la haine vient nous habiter et nous gruge intérieurement comme un cancer. La colère détruit la paix, réduit l’amour en cendres et monte les gens les uns contre les autres. Elle déforme notre jugement et nous amène à tomber dans les commérages, la calomnie, la moquerie, les jurons et le ressentiment. Rebazar Tarzs, un grand maître spirituel, a déclaré : « Il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises colères et il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises raisons de se mettre en colère ».

L’avarice : en nous concentrant sur l’accumulation de biens matériels, l’avarice nous enchaîne à tout ce qu’on peut posséder et fait descendre un voile sur les valeurs supérieures de l’existence. Nous devenons des esclaves du monde matériel et la peur de perdre quoi que ce soit nous amène à tricher, à mentir, à la corruption, la supercherie, etc.

La luxure : la luxure produit un appétit anormal pour les actes destructifs et dégradants de la vie. Cela peut être un désir brûlant pour les drogues, l’alcool, le tabac, la gloutonnerie et aussi le sexe anormal, La luxure nous fait redescendre au niveau animal et nous maintient dans cet état de conscience.

L’attachement : l’attachement est une aberration mentale, qui contrairement aux autres passions, s’insinue lentement dans la vie de ses victimes. Le but de l’attachement est de nous fixer sur les valeurs inférieures de l’existence, y compris celles de notre environnement, de nos associations et de nos relations avec autrui. L’attachement excessif à une personne, un bien ou à une position installe en nous la peur de perdre, l’anxiété, la jalousie et nous cause de très grandes douleurs, pouvant aller jusqu’au suicide et au meurtre en cas de perte. L’attachement fausse la vérité et nos évaluations.

Ces cinq passions, lorsqu’elles ne sont pas contrôlées, nous détruisent physiquement, émotionnellement, mentalement et spirituellement. La majorité de nos souffrances y sont rattachées.

La meilleure façon de s’en débarrasser, est de nous concentrer sur leurs opposés, les cinq grandes vertus de l’âme. Elles sont l‘humilité, le contentement, le non-attachement, le discernement et la tolérance (patience).

Pour bien pratiquer ces vertus, on doit comprendre et accepter que nous sommes responsables de ce qui nous arrive et sortir de l’état de victime de la vie et des autres.

Bonne évolution!

La nature au service de l’homme ou le contraire?

La notion d’harmonie avec la nature a été délaissée depuis belle lurette. L’homme tue, altère la nature sans aucune raison, excepté pour l’argent! La nature a été créée pour être au service de l’humain, et non pas pour en être l’esclave. Tout arbre, toute fleur, ont pour but d’aider l’homme coûte que coûte. L’arbre a une vie. Il est aussi vivant que l’homme lui-même. Seule sa forme de vie est différente. L’arbre devrait être pour l’homme un point de référence pour canaliser et étudier la valeur de ses agissements. L’arbre est bien enraciné dans la terre qui l’a fait naître et ses branches s’élancent vers le haut. Il a besoin de la terre et du ciel pour grandir. Enlevez l’un ou l’autre, et l’arbre périra. En quelque sorte, la terre en est la mère, le ciel en est le père. L’homme n’échappe pas à la règle. Souvent ses pieds sont très enracinés dans la terre, mais hélas son regard se dirige également vers le bas. Il n’aspire pas à plus haut, contrairement à l’arbre. Quand l’homme n’aspire pas vers le haut, vers son évolution, et quand il ne cherche plus à grandir, alors il stagne, à ras la terre, et il meurt aussi petit qu’à sa naissance.

La nature étant ce que l’homme est, elle a besoin de respect. Et c’est cette notion de respect de la nature qu’il est essentiel à l’homme d’aujourd’hui de retrouver, non à travers de grandes philosophies, mais à travers des gestes simples et concrets de tous les jours. La nature a en elle-même tout ce qu’il lui faut pour se développer avec les moyens mis à sa disposition. L’homme, lui, trouve que la nature ne produit pas assez, ne grandit pas à son goût. Il veut la mâter comme on mâte un chien. Alors, il ajoute à la terre toutes sortes de produits chimiques hautement concentrés, sans penser une seconde que la terre est intelligente et qu’elle sait aller chercher elle-même ce qu’il lui faut, mais à son rythme.

Force de constater que l’homme agit avec la terre souvent comme il le fait avec son corps. Quand son corps est malade, au lieu de lui laisser le temps de se remettre par le repos et des moyens naturels, il se gave d’antibiotiques et de remèdes chimiques de toutes sortes afin d’être sur pied le plus vite possible… pour se diriger vers une autre maladie, causée par sa totale ignorance des lois de la nature.

On pourrait parler durant des heures et des heures sur ce sujet, mais ce qui est important de comprendre, c’est le principe du respect de la nature. Servons-nous de la nature, elle a été créée pour être à notre service, pas notre esclave. Chaque fois que nous nous en servirons, faisons-le avec respect et avec amour, d’égal à égal. Considérons-la comme l’être que nous aimons le plus au monde, et elle nous le rendra…

Être soi-même pour contrer le bitchage! Chapeau

Demeurer soi-même au sein de son milieu de travail n’est pas chose facile. Pourtant, l’effort en vaut le coup! Parmi les nombreux avantages, celui de défier le bitchage demeure très salutaire par les temps qui courent.

En considérant le nombre d’heures passées au bureau avec les collègues, il va de soi de conclure que notre vie professionnelle représente un apport plus qu’important dans notre univers. Voilà pourquoi nous avons tout à gagner de demeurer nous-mêmes, sinon notre rôle d’« acteur » devient lourd, notre personnage nous pèse avec les années. Par ailleurs, s’amuser à jouer à quelqu’un que nous ne sommes pas offre une emprise incroyable pour les âmes tristes qui cherchent à saboter leur entourage.

S’imposer tel que nous sommes au sein d’un groupe

Selon les intérêts personnels de chacun, il est fréquent d’observer que de petits groupes se forment soit à l’arrivée le matin, aux pauses-café ou à l’heure du lunch. Ce principe d’attroupement, qui se transforme parfois en meute, est tout à fait normal, notre côté animal… Pourtant, ce qui l’est moins, c’est lorsque l’on se laisse influencer par le plus fort de la meute afin de se ranger à l’opinion de la masse.

Avant de fraterniser avec un groupe, voyons si l’idée générale véhiculée n’entre pas en conflit d’intérêt avec nos valeurs profondes. Ce mécanisme de vérification se déclenchera automatiquement si nous savons demeurer, autant que faire se peut, en harmonie avec nos propres valeurs et nos convictions. Ceci nous permet de lutter contre l’envie – initiée par notre subconscient –, d’adhérer à un clan quelconque afin d’éviter le rejet à tout prix. Dans le cas où nous décidons de nous immiscer au sein d’un groupe, il faut savoir le faire de manière honorable, c’est-à-dire en nous présentant tel que nous sommes.

Est-il nécessaire de rappeler que le fait de défendre nos valeurs et nos positions impose, par le fait même, un certain respect de la part de nos collègues? Évidemment, il est préférable d’exposer nos points de vue et de prendre position sans agressivité ni frustration et de manière honnête. Prendre position en respectant ses convictions profondes peut sembler laborieux au début, mais il s’agit d’intégrité, qui justement a peut-être été négligée jusqu’à ce jour.

Protéger notre intimité et assurer notre intégrité

Lorsque nous nous mêlons à un groupe, il n’est pas rare de remarquer qu’un sujet de conversation glisse tout à coup vers du placotage contre un absent. À première vue, les commentaires peuvent paraître inoffensifs et il est tentant d’emboîter le pas. Cependant, en revenant plutôt à nos propres valeurs, nous nous rendons compte que nous sommes en désaccord avec les propos énoncés et même aurons-nous le goût de défendre l’absent, ne serait-ce que par principe de justice. Il s’agit d’une excellente manière de contrer le bitchage et cela contribue à nourrir une ambiance saine au bureau pour nous, nos collègues et notre employeur. De plus, cela peut éviter de devenir une cible un jour ou l’autre.

Être soi-même n’est pas synonyme de « grand livre ouvert », au contraire. Puisque nous passons le plus clair de notre temps avec les collègues, la tentation est grande de nous révéler et d’ouvrir des pans de notre vie secrète, ne serait-ce que pour alléger notre fardeau. Sachons que ceci n’est pas la meilleure chose à faire. Nous devons, le plus possible, demeurer soi-même en étant ouvert aux autres sans les laisser pénétrer dans notre jardin secret, comme une porte toute grande ouverte sur notre vie personnelle.

Savoir départager la vie privée de la vie professionnelle n’est pas aisé à cause justement des heures passées au travail, soit au bureau ou à la maison. Incidemment, nos collègues deviennent rapidement nos complices ou nos ennemis. Être soi-même veut également dire avoir suffisamment confiance en soi pour effectuer des choix judicieux de fréquentation afin de ne pas simplement se laisser choisir par les plus puissants.

Soyons conscients que notre milieu de travail représente une microsociété dans laquelle nous devrons œuvrer, et il est de notre responsabilité d’apprendre à frayer avec les différentes personnalités de notre entourage sans nous perdre, sans nous noyer ou, pire, se faire noyer. Une méthode assez efficace est de demeurer le plus possible professionnel en évitant de déverser dans de grandes émotions.

L’honnêteté demeure notre meilleure arme

Utilisons un exemple bien concret : si nous apprenons qu’un collègue parle contre nous, le meilleur moyen de retrouver notre équilibre est certainement d’aller directement à la source pour vérifier l’information. Ce geste fait appel évidemment au courage, ce qui n’est pas toujours simple, mais nous respectons notre intégrité en plus d’agir rapidement sur la situation. La volonté, ouvertement démontrée, de gérer un conflit fait souvent perdre pied à l’assaillant. Ainsi, on ne lui offre d’autre choix que d’être à son tour honnête sinon de revoir son tir. L’authenticité désarme… malheureusement, nous négligeons très souvent cette arme non violente et fort simple à utiliser. Demeurer soi-même nous protège contre d’éventuelles attaques de la part des âmes tourmentées, car l’emprise devient presque inexistante. En étant soi-même avec nos collègues, nous plaçons ainsi les cartes sur table : le jeu devient honnête et sans ambiguïté. La force serait-elle issue de l’authenticité?

La chose la plus précieuse au monde

Le temps est plus précieux que l’argent.

On peut toujours gagner plus d’argent, mais jamais plus de temps.

En pleine récession, où nous sommes tous touchés de près ou de loin par cette crise, je ne peux voir que des opportunités. Bien que rempli de compassion pour les gens qui se font déstabiliser par la perte de clients ou la perte de leurs emplois, je vois cette période creuse comme l’opportunité rêvée de réajuster notre tir. Non seulement au niveau du travail, mais sur la qualité de notre vie dans son ensemble. D’ailleurs, on ne le fait jamais assez souvent.

La nature humaine est ainsi faite qu’on doit se retrouver en situation de crise pour réagir ou bouger. Le confort ou « pseudo-confort » endort. Le fait que l’essence se retrouve à 1,50 $ a fait qu’on s’est tous préoccupés de l’environnement et des moteurs à essence. Quand notre conjoint nous annonce qu’il ou qu’elle nous quitte, on dit être prêt à tout faire pour changer! Notre patron veut couper notre poste ou un client veut partir? Encore ici, on est prêt à tout pour améliorer la situation.

Je vous invite à prendre cette période plus difficile pour vous poser des questions sur vos relations. Surtout, sur la qualité de vos relations. Relations familiales, relation amoureuse, relations amicales et relations d’affaires. Passez-vous du temps de qualité avec des gens qui vous inspirent et qui partagent vos valeurs profondes? Ou passez-vous plutôt beaucoup de temps avec un peu tout le monde qui est sur votre passage.

On serait porté à croire qu’en affaires, tous les clients sont les bienvenus. Mais je me suis aperçu, après quelques années, que 20 % de mes clients drainaient 80 % de mon énergie. Et que 20 % de mes clients apportaient 80 % des revenus à l’entreprise. J’ai toujours tout fait ce que j’ai pu pour plaire à tous mes clients. C’est dans ma nature et dans la nature, je crois, de tous les entrepreneurs qui ont le souci du service à la clientèle et qui veulent réussir. Mais j’ai réalisé que certains clients étaient impossibles à satisfaire. Le meilleur de notre entreprise, nos meilleurs efforts collectifs, n’étaient pas encore assez bon pour eux. Je devais donc corriger la situation.

Je vous concède que je me trouvais complètement fou de considérer congédier un client. Mais la première fois que je suis passé à l’action, c’était comme si on avait enlevé un poids énorme de mes épaules. Et pour ceux qui s’interrogent, les revenus perdus ont été remplacés plus vite que je ne l’aurais imaginé. J’étais revenu aux principes de base de la loi d’attraction qui enseigne de focaliser sur le bon, le positif. Et depuis, j’hésite beaucoup moins avant de laisser aller un client.

Dernièrement, j’ai même écouté un prospect pendant 20 minutes nous expliquer dans nos bureaux ce qu’il faisait et comment nous devrions faire notre travail pour l’aider. Oui, oui! Il nous disait ce qu’il attendait de nous et ce que les autres, avant nous, avaient fait. Alors à la seule occasion où j’ai pu émettre mon opinion, il s’est vite empressé de me couper la parole pour reprendre son monologue. Il a rejeté du revers de la main ce que j’avançais comme piste de solution. Finalement, quand il n’avait plus de souffle ou de mots à dire, j’ai pris mon courage à deux mains pour lui avouer que je ne croyais pas que nous étions un bon fournisseur pour lui. Vous auriez dû lui voir la « fraise »! Je l’ai senti insulté. Mais je peux vous assurer que nous nous sommes tous les deux sauvés beaucoup de temps et de complications futures en ne faisant pas affaires ensemble.

« Plus grand est l’obstacle, et plus grande est la gloire de le surmonter. » Molière

Avez-vous besoin de « congédier » un ami? Un conjoint? Un patron? Un membre de votre famille? Le temps est précieux et les heures que vous perdez à tenter de « passer au travers » de certaines situations ne seront jamais récupérables. Surtout que ce temps précieux est gaspillé et pourrait être utilisé à vous faire plaisir. À vous rapprocher de gens qui vous ressemblent et que vous aimez. Autant dans votre travail, avec des clients qui vous font confiance et qui veulent progresser dans la direction que vous proposez. Qu’avec des amis qui vous sont chers et qui ont des valeurs que vous partagez.

Jimmy Sévigny, un conférencier-motivateur, a perdu plus de 300 livres après avoir frôlé la mort alors qu’il était adolescent et que son poids était hors de contrôle. Il demandait à une famille lors d’une consultation, qu’est-ce que vous feriez avec 86 000 $ par jour si je vous disais que rien de ce montant ne peut être gardé pour le lendemain? Tous ont répondu : « on dépenserait tout! » Et Jimmy de répondre, c’est exactement ce que vous devez faire avec le temps. 86 000 secondes à tous les jours et quand la journée est finie, rien n’est transférable ou récupérable. Réfléchissez bien à comment vous « dépensez » vos 86 000 secondes.

Bon courage et n’attendez plus pour passer à l’action. Bâtissez la vie dont vous rêvez dès maintenant.

Célébrer le sacré de la vie

Ah! La voilà enfin la belle saison… celle où la nature se pare de toute sa beauté sous nos yeux d’humains émerveillés. Au cours d’une promenade, voilà que les couleurs nuancées d’une fleur nous vont droit au cœur. Mine de rien, quelque chose d’important se passe dans l’invisible : nous sommes touchés par la qualité sacrée de la vie. En effet, c’est bien le regard que nous portons sur les choses qui leur accorde leur dimension sacrée. Or, tout de la vie est sacré, sommes-nous en train de l’oublier?

À nous regarder vivre en société, il est facile de constater que celle-ci n’agit pas en cohérence avec les valeurs de la vie. Des forces très puissantes, une espèce de culture antivie nous éloignent progressivement de tout ce qui est vivant. De la surcon­sommation d’objets inanimés à l’intelligence artificielle, des produits alimentaires vides de nutriments à nos amitiés désincarnées en médias sociaux… tout contribue à créer un écart grandissant entre nous et ce qui est vivant. Déjà, en 1934, Albert Schweitzer, médecin, pasteur et théologien, sonnait l’alarme en rappelant l’urgence de retrouver « la révérence à la vie ». Déjà, il tentait d’éveiller les consciences à cette réalisation : tout de la vie a de la valeur, et nous sommes unis à tout le vivant. 

Le sacré de la vie ne se trouve pas uniquement dans les églises et dans les temples. Il est partout autour de nous et surtout dans la simplicité de notre quotidien d’humains. Un grand mensonge culturel a-t-il réussi à désacraliser la vie? Car ce n’est que lorsque la vie est privée de sa qualité sacrée qu’elle perd sa valeur intrinsèque et qu’elle peut alors être malmenée, exploitée, même détruite. Il n’existe aucune séparation entre le sacré et le profane, car, encore une fois, tout de la vie est sacré affirme aussi Rolando Toro, créateur de la Biodanza (danse de la vie).

C’est en nous offrant des moments­ de pleine présence à la beauté du vivant que peut renaître cette révérence. Un seul moment d’émer­veillement peut suffire à nous rame­ner à cette sensation émouvante de faire partie intégrante de cette vie vivante qui nous entoure et nous contient. Prendre le temps de contempler un ciel étoilé a le pouvoir de rétablir immédiatement la connexion au mystère de la vie et d’éveiller en nous un sentiment de profond respect. Alors nos gestes, nos paroles, nos choix existentiels peuvent sortir de l’inconscience et replacer notre nature d’humain au cœur de la Nature. En effet, mettre le respect de la vie au centre de nos valeurs et des motivations qui orga­nisent nos comportements est, dans notre société, révolte pure. C’est pourtant le seul antidote qui ait du sens. Ainsi, une nouvelle définition s’impose : est bien ce qui protège la vie et est mal ce qui l’anéantit. C’est simple et subversif. Notre quête humaine d’une existence cohérente et gratifiante dépendrait largement d’une relation intime avec la nature. C’est en offrant notre regard attentif et rempli de respect que l’expérience du sacré de la vie viendra d’emblée inspirer nos efforts conscients de sauvegarder et de chérir notre magnifique planète vivante. 

Et si cet été nous nous attardions­ davantage en silence dans la nature…et ouvrions nos sens à l’émerveille­ment? Si nous disions un grand oui à être ravi par la beauté ineffable de tout ce qui vit? Après tout, nous sommes les enfants de ce paradis terres­tre, et notre destin est lié à toute la vie de la planète. Si nous faisions chacun une place en soi pour laisser entrer les merveilles de l’Univers? C’est ainsi que notre humanité renoue en un instant son pacte intime avec la vie.

Communauté, simplicité et non-violence

Dans cette chronique, nous vous présentons différentes initiatives relatives au mouvement des communautés intentionnelles au Québec et dans le monde. Ces initiatives représentent un mode de vie épanouissant et porteur de sens, de même qu’une solution aux problèmes environnementaux et sociaux.

Je viens de recevoir une lettre d’une communauté amie super inspirante, et cela me donne envie de vous la faire connaître. Il s’agit des randonnées à bicyclette des super-héros du Sanctuaire Stillwater, qui fait partie de l’Alliance des possibilités (traduction libre de Stillwater Sanctuary/Possibility Alliance Superhero Bike Rides).

Mission et vision
Mission simple et concise : « to uplift life ». En français, on dirait quelque chose comme « soutenir la vie, l’aider à s’épanouir ».

Cinq principes guident le développement :
1. Simplicité, toujours plus de simplicité;
2. Service et aide;
3. Engagement social et activisme non-violent;
4. Transformation personnelle et travail sur soi (la communauté est décrite comme « intoxication-free », c’est-à-dire libre de sources d’intoxication);
5. Joie, plaisir, folie, gratitude et célébration.

La simplicité en trois actes

1. Communauté n’utilisant aucun produit pétrolier
Les membres du Sanctuaire ne consomment que des produits locaux (rayon de 100 miles), ils fabriquent leurs vêtements, n’ont pas d’électricité et ne consomment pas de combustibles fossiles. Les résidents se promènent à vélo, utilisent des chariots ou autres tirés par des chevaux et voyagent par train. Ils ont un four solaire et un poêle à bois, mais pas de frigo, et leur alimentation est principalement crue, dans toute la mesure du possible. De plus, ils sont très « low-tech ». Leur recours à des moyens technologiques est très limité. Ils dorment sur des lits de paille et aiguisent leurs outils à la main, leurs malaxeurs sont manuels, ils fabriquent leur propre peinture à base de lait, ils s’éclairent aux bougies et n’ont pas d’accès Internet. Ils sont friands de musique, même s’ils ne disposent d’aucun système de son : alors, ils jouent eux-mêmes les instruments et ils chantent!

2. Économie du don
La communauté du Sanctuaire s’inspire d’une communauté établie en France et appelée l’Arche, projet basé notamment sur les valeurs gandhiennes de non-violence et sur des principes radicaux de simplicité : chaque année, toutes ses ressources sont distribuées. Comme cette communauté, le fonctionnement du Sanctuaire repose sur des dons. C’est ainsi qu’elle a obtenu la terre et la plupart des choses qu’elle possède.

3. Permaculture
Les membres du Sanctuaire possèdent 110 acres de terre qui sont exploités selon les principes de la permaculture :
• une portion est réservée aux bâtiments, à l’agriculture, à l’étang et à la vie quotidienne;
• la deuxième est une forêt exploitée pour ses ressources en bois et en nourriture;
• la troisième est un secteur protégé.

Mon impression
Lors de ma courte visite, en 2008, la communauté naissante m’a éblouie par les valeurs qu’elle défendait, par les principes mis en application jour après jour, par le courage et la force des gens qui mettaient sur pied, au prix de beaucoup d’énergie et avec peu de ressources, un projet si ambitieux et si merveilleux. Malgré leurs positions radicales face à la consommation de produits pétroliers, à l’économie, à l’orientation de l’agriculture, ces personnes étaient lumineuses, heureuses, pleines d’amour, de sourires et de chansons à partager!

Cette communauté compte aujourd’hui sept adultes et deux enfants qui vivent grâce à un budget annuel de 9 000 $. Elle reçoit chaque année près de 1 500 visiteurs qui assistent à des ateliers, à des formations ou à des évènements qui sont tous gratuits (même la formation en permaculture!), et tous ces visiteurs sont logés et nourris. Vingt pour cent des dons recueillis sont dirigés vers des personnes et des organismes dans le besoin.

Cette communauté, située dans le Nord du Missouri, déménagera dans le Maine, afin de mieux déployer son activisme.

L’Alchimie de l’Âme : transformer les blessures du passé en trésors du présent

Je vous ai parlé d’Archéologie de l’Esprit; j’aimerais maintenant vous parler d’Alchimie de l’Âme, car ce sont deux disciplines connexes qui permettent d’aller « fouiller » dans nos structures psychiques pour y déceler des énergies (croyances et programmations) qui affectent notre liberté d’Être. Là où les excavations archéologiques visaient la prise de conscience de l’héritage que nous avons reçus de notre environnement familial et social (les valeurs que nous avons reçues, les rôles que l’on nous a enseignés), l’Alchimie de l’Âme prend la relève pour aller encore plus loin dans nos profondeurs.

Quand je dis profondeur, ce n’est pas celle du subconscient dont je parle, mais celle encore plus profonde, si profonde qu’elle inclut et transcende le « sub » du conscient! Nous entrons dans le grand univers, vaste et multidimensionnel, de l’Âme. Et quand je dis grand, je veux dire vraiment grand, comme supraconscient grand, car l’Âme en nous chemine depuis des lustres, à travers des milliers de vies antérieures. Elle a accumulé une multitude de connaissances, de talents et de pouvoirs, tous emmagasinés dans nos corps subtils, côte à côte avec des blessures, des croyances erronées et des peurs profondes.

Afin d’accéder aux multiples trésors enfouis dans nos corps énergétiques, l’Alchimie de l’Âme propose la transformation de fréquences de peur (très basses) en fréquences d’amour et de conscience (très hautes) : le plomb devient de l’or, les blessures deviennent des grandes forces, les peurs se transforment en sagesse, les émotions difficiles se métamorphosent en Amour Universel, et une vision plus juste de nous-mêmes et de la Vie dont nous faisons partie se révèle. C’est là le but ultime de cette pratique alchimique : reconnaître, guérir et pleinement éveiller l’Être Divin en nous, et sa nature illimitée, afin de transformer notre expérience terrestre en une expérience de pure divinité!

L’Alchimie de l’Âme offre une façon structurée et bien particulière d’entrer en contact avec l’âme qui sommeille en nous : une plate-forme symbolique qui se présente sous la forme d’un paysage naturel, avec un arbre et une rivière qui coule à ses côtés. L’arbre représente la partie de l’Âme qui est la plus accessible et la plus proche du corps physique (le moi supérieur), et la rivière est la source de l’énergie vitale (chi, prana, etc.). J’aimerais vous initier à cette pratique en vous offrant un petit exercice alchimique que vous pouvez faire cet été, tout en profitant du soleil et du beau temps!

Pour accéder au paysage symbolique / énergétique de l’âme :

• faites monter l’énergie à partir du chakra racine jusqu’au chakra de votre 3e œil,
• une fois bien installé dans le 3e œil, imaginez un arbre et une rivière qui coule à ses côtés,
• lorsque l’impression visuelle de ces deux composantes se stabilise, vous allez vous projeter entre elles en utilisant une spirale turquoise reliant votre 3e œil à l’espace entre l’arbre et la rivière,
• vérifiez le courant de l’eau en vous mettant face à la rivière; il devrait aller de la droite vers la gauche (sinon sautez par-dessus la rivière et allez trouver l’arbre plus gros de l’autre côté),
• installez-vous au pied de l’arbre, collez votre dos contre son tronc, ressentez son énergie; vous pouvez fusionner avec l’arbre et vous ancrer dans la terre avec ses racines, et dans l’univers avec ses branches,
• avant de quitter ce lieu, baignez-vous dans la rivière afin de faire le plein énergétique de votre aura,
• revenez souvent visiter ce lieu intérieur; sa luminosité augmentera, et votre arbre prendra de l’ampleur.

Le simple fait d’accomplir ces deux actions peut déjà vous apporter beaucoup de paix intérieure. Qui sait quels trésors, enfouis dans vos profondeurs, vous pourriez trouver en allant vous saucer les pieds dans le paysage de votre Âme et en lui laissant savoir que vous êtes prêts à vous éveiller?