De quelle façon puis-je communiquer moi-même avec mes proches décédés?

Voilà la question qui m’est le plus fréquemment posée lors de mes rencontres. La bonne nouvelle est que la canalisation (l’action de communiquer avec les personnes décédées, les guides, les anges, etc.) est accessible à tous, sans exception. Eh oui, elle vous est accessible! N’avez-vous pas déjà su qui vous téléphonait avant même de décrocher le combiné? Ne vous êtes-vous pas déjà senti mal à l’aise en présence d’une personne chère à votre cœur qui vivait, sans que vous vous en doutiez, une épreuve difficile? Nous sommes tous énergie, et la télépathie permet justement le transfert de cette énergie d’une personne à une autre ou d’une âme à une autre. C’est sur ce transfert que reposent les bases de la canalisation.

Pour certaines personnes, comme un médium, la canalisation est une action naturelle, mais qui nécessite tout de même un travail continu sur soi pour perfectionner ce qu’on appelle communément son don, car, comme vous, le médium doit faire face quotidiennement à ses peurs humaines qui freinent la libre circulation de l’énergie et, par conséquent, la canalisation. Ce sont ces mêmes peurs qui vous empêchent de ressentir la présence de vos proches décédés. Nous préférons, pour la plupart, cacher notre tristesse, notre colère et nos ressentiments enfouis profondément à l’intérieur de notre cœur, et, bien que nous pensions ainsi nous en protéger, cette façon de faire est souvent la principale cause de la difficulté que nous avons à canaliser. Devons-nous être libres de tout souci pour arriver à le faire? Bien sûr que non, mais la connaissance de soi et l’acceptation de ce que nous sommes, avec nos qualités et nos défauts, sont primordiales. Voilà qui n’est pas chose facile à réaliser, mais ne sommes-nous pas sur terre pour apprendre et pour cheminer sur le plan spirituel?

C’est bien beau tout ça, me direz-vous, mais par quoi dois-je commencer? La réponse se résume très facilement : par la méditation. Alors, méditez, ne serait-ce que quelques minutes par jour! C’est par l’intermédiaire de la méditation que nous prenons contact avec notre cœur et avec notre âme, avec ce que nous sommes réellement, sans notre enveloppe charnelle. Alors, vous êtes prêts? Choisissez un endroit calme, où vous ne serez pas dérangé; allu­mez quelques bougies; faites jouer une douce musique d’ambiance; installez-vous confortablement, puis respirez. Concentrez-vous sur votre respiration. Voyez l’air qui entre par votre nez et qui ressort par votre bouche. Faites le voyage avec votre respiration et vous vous sentirez rapi­dement calme et paisible. C’est dans cet état d’esprit que les messages de l’autre dimension pourront vous être transmis. Méditez sans attendre de résultats concrets, car ces derniers ne sont que les désirs de votre tête, alors que c’est par l’intermédiaire de votre cœur que la canalisation prendra forme. Même si vous ne canalisez pas l’énergie de vos guides ou celle de vos proches décédés, soyez assurés qu’ils communiqueront avec vous lorsque vous vous y atten­drez le moins, car la méditation appor­tera assurément dans votre vie un calme qui vous permettra de recevoir leurs messages à tout moment de la journée.

Lorsque vous méditerez, vous aurez peut-être des visions, vous entendrez peut-être des paroles, vous ressentirez peut-être des sensations physiques et des émotions qui ne vous appartiennent pas. C’est par leur entremise que vous découvrirez vos forces et qu’il vous sera possible de les développer. Soyez assuré que vos proches décédés vous entendent et qu’ils seront heureux de commu­niquer avec vous. La mort est une suite, et non une fin. Sachez en découvrir­ la beauté, et vous en serez à jamais transformé.

La spiritualité : un état d’être

J’ai eu le privilège et la responsabilité d’enseigner le cours Psychologie de l’expérience spirituelle durant le semestre de l’hiver 2016 à l’Université Saint-Paul, à Ottawa. Je suis content de vous faire part de quelques réflexions et recherches au sujet de la spiritualité. À cause de la sécularisation de la société, le religieux a accordé une importance plus grande à la spiritualité. Elle est reconnue comme une dimension essentielle de la personne. La spiritualité forme un tout avec les autres dimensions humaines, soit biologiques, psychologiques, sociales et religieuses. Il est essentiel de considérer l’expérience humaine dans sa globalité. Le spirituel n’est pas un plus, un à-côté ou un ailleurs. C’est essentiellement intégré dans tout notre être.

La spiritualité, une façon d’explorer nos dimensions à la fois plus profondes et plus élevées, constitue une voie d’éveil et de croissance. Elle favorise un voyage ou une exploration vers son Soi plus profond. Elle n’a rien d’une vérité toute faite et invite chaque personne à découvrir qui elle est en profondeur et à se former sa propre vérité. La spiritualité est une quête de sens, d’espoir et de libération. Comme l’exprimait Jean-Luc Hétu, le spirituel, c’est l’intérieur qui se distingue de l’extérieur, c’est l’essentiel qui se distingue de l’accessoire, des appa­rences 1. Les réalités du monde matériel peuvent manifester l’ouverture au plus grand que soi, par exemple la Nature.

L’intériorité fait rentrer en soi-même afin de se connaître et de se comprendre. La démarche spirituelle nous conduit ainsi vers un lieu intime et secret dans notre espace intérieur sacré. La vie spirituelle devient une manière d’être, une recherche et une ouverture d’une voie de réalisation du bonheur, lequel est un état fugitif et passager, mais combien épanouissant. Toute spiritualité est au service de soi, des autres, de la Nature, du Transcendant. Être à la fois pour soi et pour autrui aussi. La spiritualité nous permet de nous reconnecter à notre essence profonde, laquelle nous aide à unifier tout notre être. Comprendre et accepter que nous sommes les acteurs de notre vie constitue un pas important de notre évolution spirituelle.

Se décentrer de soi, après être rentré en soi, amène à se définir en tant qu’être-en-relation avec soi tout d’abord, puis avec les autres et avec le Transcendant tel que chacun(e) l’entend. Ceci implique certainement dialogue, réciprocité, échange, accueil. La transcendance du Soi suppose la capacité de se dépasser soi-même, d’établir une relation authentique avec les autres, de se consacrer à des causes humanitaires et de réaliser un projet imprégné d’un sens profond. Christian Bellehumeur précise de la façon suivante la quête personnelle : chercher à comprendre, faire appel à l’expérience subjective et obtenir des réponses à des questions fondamentales relati­ves à la vie, au sens et à propos des relations avec le Sacré ou le Trans­cendant 2. Les besoins spirituels de base : sens de la vie, amour, confiance, espoir, pardon, paix intérieure.

Dans un prochain article, je décrirai en quoi consiste une expérience spirituelle, laquelle est le processus d’entrer en relation avec cette réalité beaucoup plus vaste que l’expérience que nous en faisons, soit la spiritualité. Je conclurais l’article d’aujourd’hui en mentionnant que la spiritualité est cette qualité de ce qui est esprit, de ce qui est dégagé de la matérialité tout en restant connecté à la réalité matérielle. Il s’agit donc d’une voie intérieure permettant à une personne de découvrir l’expérience de son être et de vivre une expérience spirituelle.

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1 Hétu, Jean-Luc. (2001). L’humain en devenir, une approche profane de la spiritualité. Montréal, Fides.
2 Bellehumeur, Christian. Cours Spiritualité et développement humain. Université Saint-Paul, Ottawa.

L’alchimie spirituelle

Dans la conception populaire, l’alchimie est une science hermétique visant la fabrication du « grand œuvre », ou pierre philosophale, dont la propriété est de transformer les métaux vils en or précieux. Un autre but est la recherche de la Panacée, élixir d’immortalité. Ancêtre de la chimie moderne, l’alchimie tente d’appréhender la nature et d’en contrôler les états fluctuants par divers procédés complexes relevant plus de la magie que de la science.

On identifie des idées et des pratiques de type alchimique depuis plus de 2 500 ans, et ce, aux quatre coins du monde, y compris en Chine et en Inde. L’alchimie occidentale voit le jour en Égypte vers l’an -100. Plusieurs traditions philosophiques en sont issues au cours du Moyen Âge, donnant naissance aux mythes que l’on connaît aujourd’hui. Au-delà­ de l’apparente complexité de la recherche alchimique, le fil conduc­teur en reste le souci d’unifier des principes à prime abord disparates et chaotiques en un tout glorifié, purifié et divinement organisé.

Outre l’étude des astres, des plantes médicinales et des éléments, l’alchimie se penche spécialement sur les archétypes masculin (le mercure) et féminin (le souffre) en relation avec un élément neutre et stable (le sel). L’alchimie est fonda­mentalement un processus de séparation, de transformation et d’intégration. En opérant sur la Materia Prima (matière première), on en isole les matériaux bruts qui seront à leur tour purifiés, puis réunifiés en un Magnum Opus. La réciprocité des opposés est un thème prédominant : en étudiant la nature du monde extérieur, on contemple en fait notre nature intérieure. En appréhendant le microcosme, on donne un sens au macrocosme.

En effet, un symbole très répandu de la tradition égyptienne et qui s’apparente directement à l’étude alchimique est le caducée (ou bâton d’Hermès, symbole présent dans un nombre incroyable de civilisations et encore très répandu de nos jours comme emblème du corps médical). Représentées dans le caducée, les polarités sont parfaitement équilibrées. Circulant librement le long d’un bâton central (représen­tant la colonne vertébrale) et se croisant en différents points pour finalement atteindre le sommet, parfois représenté par une pomme de pin (glande pinéale), ces serpents atteignent leur apogée s’ouvrant sur une paire d’ailes (symbole de l’illumination). En effet, même dans la tradition hindoue, l’énergie vitale de la Kundalini, également symbolisée par un serpent dormant enroulé à la base de la colonne (Sushumna), une fois élevée à travers les chakras (centres énergétiques du corps), est attribuée à l’éveil spirituel du yogi.

Caché dans une pléthore de symbo­les et de procédures plus ésotériques les uns que les autres, se dévoile peu à peu le sens profond de la recherche alchimique. En étudiant la purification de la matière, l’initié accomplit à son insu une toute autre transmutation : celle de son âme. En plongeant au cœur de la matière, il est finalement témoin de lui-même.

L’alchimiste véritable est donc un chercheur contemplatif versé dans la science de la transformation personnelle et dans l’art de la magie intérieure. L’alchimie est en fait une interprétation alternative, spirituelle­ et philosophique de la vie, qui en englobe de manière holistique les aspects physiques, émotionnels et mentaux. Elle est une vision du monde profonde et élégante, toujours d’actualité dans la vie contemporaine.

L’alchimie spirituelle est une grande expérience que vous effectuez sur vous-même avec introspection critique et inquisition objective afin de découvrir votre nature profonde ainsi que de vous guérir vous-même à tous les niveaux.

Au final, l’alchimie est une voie accélérée pour la maîtrise et la réalisation de Soi.

S’imprégner de ce qui est beau et bon : un élan de liberté

Imaginez que vous êtes parvenu à accomplir une journée complète de tâches qui vous procurent un sentiment de satisfaction, mais que vous avez commis une gaffe. Qu’est-ce qui vous collera à l’esprit au moment du coucher? Probablement la gaffe… même s’il s’agissait d’une futilité!

En effet, votre cerveau a un penchant négatif, et ce phénomène ne relève pas forcément de vous, mais de son évolution.

Le long parcours d’évolution, sur plusieurs millions d’années, a laissé ses traces dans votre cerveau. Les tendances du mental, façonné par les défis de survie au fil du temps, ont fait basculer le pendule perceptif vers le négatif. Le mental réagit donc plus fortement aux situations désagréables qu’aux situations agréables d’égale intensité. Or, votre cerveau est prêt à basculer dans le négatif n’importe quand pour vous aider à survivre. Malheureusement, ce mode de fonctionnement persiste et réapparaît à la moindre occasion dans le quotidien, quand vous êtes au volant de votre auto, quand vous payez vos factures ou réglez un problème avec votre conjoint… Le penchant négatif s’inscrit dans un cercle vicieux dont il est difficile de sortir. Sachez que le déclenchement biochimique prove­nant du fait de vous sentir stressé, inquiet, irrité ou blessé aujourd’hui vous rend plus vulnérable à ces mêmes sentiments demain, et encore plus après-demain. Bref, vous vivez l’impact des vestiges du cerveau primitif au détriment de votre bien-être et de votre paix intérieure.

Comme il est important, mais évidemment plus difficile, de mettre en perspective la seule chose qui va mal par rapport à toutes les choses qui vont bien, je vous propose de pratiquer une maîtrise du mental en trois temps pour mieux vous imprégner de ce qui est beau et bon. Le cerveau est comme un muscle qui s’assouplit et se renforce à mesure qu’on l’exerce. Par conséquent, reconnaître ce qui est bon en nous, en les autres, dans le monde, et apprécier les petits riens de la vie redonne à la vie un air de fraîcheur, plus de dynamisme et de liberté. Pencher pour le beau ne signifie pas nier le mauvais, mais le faire coexister avec le bon dans votre conscience pour atténuer son aspect négatif et pour augmenter votre capacité d’être de plus en plus conscient de toute la vérité, de tous les carreaux de la mosaïque de la vie.

La maîtrise du mental

1. Cultivez la pleine conscience
– Ce changement par lequel vous ramenez votre attention sur le cœur de votre expérience, ce qui vous permet de ressentir et de percevoir bien plus que ce qui se trouve sous vos yeux. Cette pratique permet de dépasser votre conscience limitée en vous détachant de ce qui va mal, de diriger votre attention vers là où vous voulez la maintenir et de la déplacer lorsque vous le souhaitez. Être pleinement conscient, c’est choisir de vous ouvrir intérieurement pour inclure tout dans votre esprit et dans votre cœur. Sachez qu’il y a toujours du beau et du bon qui flotte dans votre perception.

2. Repérez le positif dans le négatif – La pratique consciente du recadrage de votre perception, afin de voir clairement les faits de la situation et le sens que vous leur accordez, a pour effet de réorganiser les circuits du cerveau pour accueillir la nouveauté. Il n’est pas question de minimiser vos expériences désagréables, mais d’exercer la souplesse d’esprit nécessaire pour intégrer les possibilités d’apprentissage et de maturation de l’âme.

3. Enrichissez une expérience positive pour mieux vous imprégner du beau et du bon – Il ne s’agit pas de poursuivre l’agréable pour fuir le désagréable, mais plutôt de faire se prolonger et d’enrichir les sentiments de paix, de sécurité, de satisfaction, de joie, d’amour, de gratitude et d’émerveillement en les mainte­nant en vie dans votre conscience afin qu’ils pénètrent profondément en vous comme vous en eux.

S’imprégner de ce qui est bon vous ramène au cœur de votre intimité, à un épanouissement de votre esprit, à une ouverture confiante à la vie qui transforme votre réalité intérieure. Enfin, c’est une démarche consciente grâce à laquelle vous prenez plaisir à vous découvrir!

Les deux pôles de votre personnalité

Le principe de l’effet miroir est de retrouver dans l’autre une partie de notre contenu qui nous est reflétée, en retour, par cette personne. Peu importe le type de relation, chaque personne miroir aura un rôle à jouer afin de nous faire connaître notre propre mécanisme de fonctionnement.

Pour évoluer, il est primordial de garder l’esprit ouvert à l’apprentissage en provenance de chaque personne avec qui vous choisissez d’être en relation. Il y aura des moments où vous serez le professeur et d’autres où ce sera l’inverse et que: vous serez l’étudiant, ce qui veut dire que la personne avec laquelle vous serez en relation vous amènera à entrer en contact avec vos deux pôles (positif/négatif ou, si vous le préférez, lumière/noirceur).

Êtes-vous sincèrement prêt à vous donner l’occasion de prendre place dans ces deux rôles afin de vous permettre de cheminer et de grandir au sein d’une relation, ou votre désir s’arrête-t-il au fait de demeurer professeur sans jamais être étudiant? Préférez-vous donner les leçons afin de rehausser votre estime de soi? Car, en devenant étudiant, vous aurez peut-être peur de perdre votre pouvoir ou de vous sentir petit, démuni ou trop vulnérable face à la personne avec qui vous êtes en relation, et ce, au point de croire entendre quelqu’un vous faire la leçon, tout comme dans le temps où vous étiez sous la tutelle de vos parents et professeurs…

Et si, justement, votre façon de superposer les gens de votre passé et les gens de votre présent vous empêchait de voir clairement ce que la vie tente de vous enseigner afin de vous permettre de vous défaire de vos vieilles croyances, programmations, limitations, peurs, et de votre manque de confiance en relation? Si la vie tentait de vous donner une 2e, 3e ou 4e chance et que vous préfériez rester accroché à vos vieilles racines, de peur de ne pas avoir une identité bien à vous en faisant confiance à la personne avec laquelle vous êtes en relation?

Si vous n’êtes pas en mesure d’assumer les deux facettes de votre personnalité et d’en faire un tout, vous ne pourrez pas atteindre l’équilibre que vous recherchez chez l’autre pour tenter de créer votre propre équilibre. C’est en vous investissant dans votre propre bien-être et votre propre bonheur que vous parviendrez à créer un espace de choix conscient et un juste milieu qui vous empêchera de vivre constamment des montagnes russes émotionnelles.

Si vous êtes constamment en dualité ou en rivalité avec vos propres facettes, vous le serez également avec chacune des personnes qui croiseront votre route. L’équilibre parfait n’existe pas, mais il est possible de trouver un « certain » équilibre entre vos deux pôles. Il n’est pas obligatoire que ce soit tout noir ou tout blanc. Il existe une zone grise où vous pouvez vous permettre de faire la part des choses et d’instaurer bien-être, harmonie et stabilité. Si vous n’avez pas encore appris à développer votre zone grise pour créer de la splendeur dans votre vie au jour le jour, il n’est pas trop tard pour le faire!

La voie du chaman : un outil de guérison et d’évolution spirituelle

Chez les peuples chamaniques, on croit que le Grand Esprit a mis tout le nécessaire à la disposition de lHomme afin quil puisse mener une vie riche, abondante et en santé. On croit également que lHomme est au centre dénergies transformatives venant de deux mondes différents, soit celui den Haut et celui den Bas.

Le Monde den Haut serait le Monde des Esprits, et celui den Bas, le Monde de la Terre et de la Nature. LHomme, qui vit dans le monde du milieu, serait donc au cœur dune grande danse cosmique des différents mondes où tout est animé et possède une énergie, une vibration, une conscience et un pouvoir propres. Cette danse fluide aurait pour but dharmoniser lHomme avec la sagesse de la terre et de la nature et celle des dimensions spirituelles.

Mais quest-ce que le Monde den Haut et le Monde den Bas? Pour les Peuples de la Terre, le monde den Haut est lendroit où se rendent les gens après leur mort. Ces peuples croient que leurs aïeux qui baignent dorénavant dans la lumière et la sagesse du Grand Esprit peuvent leur offrir guidance et assistance.

Il en va de même pour le monde den Bas, représenté par la Nature. On croit que toutes les composantes de la nature, quelles soient animale, végétale ou élémentale, sont dotées dun esprit représentant le Grand Esprit et que ces composantes sont des messagers afin daider lHomme à reprendre contact avec le Sacré extérieur à lui et celui faisant partie de lui.

La voie chamanique est donc un outil de cheminement spirituel et de guérison, et nul besoin dêtre chaman pour faire appel à votre aventurier spirituel. Ceci étant dit, est-ce que la voie chamanique est pour vous? Je crois que le Divin a de multiples façons datteindre le cœur des hommes et, comme tous les chemins mènent à Rome, la voie chamanique nest quun outil parmi tant dautres.

Ce que jaime, par contre, des sagesses chamaniques, cest quelles nous ramènent à la terre. Elles obligent un enracinement essentiel à la matérialisation de notre étincelle divine, et je crois fermement que, si nous voulons avoir un impact concret sur notre vie et notre environnement, nous devons, tel un grand chêne, nous enraciner profondément dans Terre-Mère pour ensuite monter haut dans les sphères célestes afin de prendre contact avec Père-Ciel.

En résumé, la beauté de la voie chamanique, cest quelle permet à la matière de sélever tout en permettant à la spiritualité de sincarner. Et cest bien ce dont cette planète et ses habitants ont besoin : sélever afin de ramener ici-bas cette lumière divine.

Bonne route,

Mission de vie

Qui ne sest jamais questionné sur la raison de sa présence sur terre et sur le pourquoi des obstacles et des émotions auxquels il faut faire face au quotidien? En fait, nous avons tous choisi dexpérimenter des épreuves et des obstacles en préparant notre mission de vie avant de nous incarner. Alors, pourquoi navons-nous pas plutôt choisi une vie toute simple et bien remplie de moments de pur bonheur? Parce que nous nous aimons, tout simplement, et parce que le but de notre plan de vie est de grandir, dévoluer spirituellement et daugmenter notre niveau vibratoire pour tendre, à chaque heure du jour, vers un bien-être absolu. Cela peut sembler bien difficile à croire, mais il nous est tout à fait possible datteindre ce formidable état de conscience pendant notre incarnation. Comment? En changeant tout simplement notre perception des obstacles qui sont placés sur notre parcours terrestre.

Si vous saviez que le voisin colérique et antipathique qui vous empoisonne la vie est votre âme sœur spirituelle et quelle a choisi avec beaucoup damour avant son incarnation de jouer ce rôle auprès de vous afin de vous permettre dexpérimenter le contrôle de soi et lempathie envers les autres, agiriez-vous de la même façon envers lui?

Si vous saviez que votre conjoint(e) a fait, avant de sincarner, le choix difficile de devoir mettre un terme à votre union de longue date en vous laissant derrière lui (ou elle), le cœur en miettes, pour vous permettre de développer votre autonomie et la confiance en vos capacités, le (ou la) verriez-vous de la même façon?

Est-ce donc dire que les obstacles qui sont placés sur votre parcours terrestre perdent de leur importance lorsque vous comprenez quils font partie de votre mission de vie et que vous les surmonterez pour le bien de votre évolution spirituelle? Bien sûr que non, car, bien que votre perception de ces obstacles ne sera plus jamais la même, lintensité des émotions quils provoqueront en vous sera, quant à elle, bien réelle. Il vous est essentiel de vivre dabord pleinement ces émotions. Vous vous pencherez sur la raison de leur présence ensuite seulement, lorsque vous serez plus calme. Soyez rassurés, je ne vous propose pas ici de vous venger ou de vous faire justice personnellement, mais plutôt de vous permettre de vivre lampleur de ces émotions à lintérieur de vous sans les refouler et en considérant avec amour leur importance. Sachez quil est inutile de précipiter les choses, car, au moment opportun, vous saurez consciemment admettre leur raison dêtre pour ensuite être en mesure de vous en libérer.

Nous entendons tous fréquemment des gens autour de nous dire : « Cest du passé maintenant, je me relève et je recommence. » Si ces personnes ne se sont pas autorisées à vivre pleinement les émotions que les obstacles ont générées en elles, elles éprouveront inévitablement, un jour ou lautre, des malaises physiques ou des troubles mentaux dont elles pourront difficilement identifier la source. Noubliez pas que votre corps, dont vous êtes le seul maître, est avant tout votre allié et quil vous indique ce qui va bien ou non en vous. Il est votre baromètre et votre meilleur ami.

Est-ce que vous êtes de ceux qui traînent le boulet de leur passé, de leurs émotions refoulées et de leurs angoisses? Peu importe votre âge ou votre état de santé, vous avez toujours le choix de vous en libérer. Tout cela dans le but de réaliser ce qui vous tient particulièrement à cœur, votre mission de vie. Noubliez jamais que les obstacles sont des choix délibérés, mais que la souffrance nen fait pas partie. Voyez les obstacles placés sur votre parcours de vie autrement. Vous seul en avez le pouvoir!

À quoi servent les émotions?

Vous êtes-vous déjà demandé à quoi servent nos émotions? Pas facile de répondre à cette question. D’aucuns pourront rétorquer qu’elles sont une nuisance, mais ils sont incapables de dire à quoi elles servent. Et pourtant, elles ont des raisons d’être très importantes pour nous aider à créer une vie agréable.

Alors, pourquoi est-il si important de connaître la réponse? Parce que les émotions sont notre système de guidage. Ce système est fait pour nous laisser savoir que nos besoins ne sont pas comblés et nous motive à prendre les mesures nécessaires pour les satisfaire. Lorsque nous ignorons nos émotions, nos besoins ne sont pas satisfaits, et nous devenons frustrés.

Il est important de savoir que toutes nos émotions sont bonnes. Eh oui, vous avez bien lu, toutes sans exceptions sont bonnes, même si certaines sont perçues comme mauvaises, notamment la tristesse ou la colère que les gens ou la médecine moderne veulent neutraliser au moyen de médicaments.

Comme société, nous avons perdu de vue la signification de nos émotions. Nous avons une longue tradition de suppression des émotions. Prenons les premiers colons, qui vivaient dans des circonstances difficiles; ils devaient ignorer la douleur émotionnelle et faire ce qu’il fallait pour survivre. Si nous regardons les gens que nous prenons comme modèles, bien souvent, ils sont stoïques. Plusieurs ont été élevés dans des familles où exprimer ses émotions n’était pas permis (je vais t’en donner une raison de pleurer!). Dans certaines familles, il n’est pas permis d’être trop heureux ou optimiste, car cela peut seulement apporter le désappointement. L’enfant apprend très jeune qu’exprimer colère ou peur n’est pas permis et s’entraîne à réprimer ses émotions. Les garçons apprennent qu’ils ne doivent pas pleurer. Les filles apprennent qu’exprimer la colère n’est pas féminin. Cette négation ou répression des émotions refait surface à l’âge adulte sous forme de toxicomanie, de compulsions ou de problèmes de santé.

Les émotions sont générées dans notre subconscient, tandis que notre inconscient génère les sensations que nous associons aux émotions. Notre subconscient est comme une vaste banque de données. Il contient toutes nos expériences et croyances et provoque des réactions émotionnelles suivant nos expériences passées, croyances, perceptions et le sens que nous donnons à ces expériences.

Comme on l’a vu plus tôt, toutes nos émotions sont bonnes, car elles constituent une forme de communication. Quand elles sont comprises, elles fournissent de l’information qui nous est bénéfique. Pour bien comprendre, utilisons la métaphore du tableau de bord d’une auto. Une auto a besoin d’essence et d’huile pour bien fonctionner. Pour s’assurer que l’on réponde à ces besoins, l’auto est munie d’un tableau de bord dont les cadrans et les voyants lumineux nous indiquent si tout va bien. Lorsque le voyant d’huile s’allume, c’est pour nous avertir que le niveau d’huile est trop bas et qu’il faut remplir le réservoir. Nous sommes comme des autos : nous avons des besoins qui doivent comblés pour bien fonctionner. Pour une auto, c’est facile. Le voyant d’huile s’allume, et le mot « oil » est même écrit dessous. On va au garage et on remplit le réservoir. Malheureusement, nos émotions ne viennent pas avec une petite étiquette, et nous avons perdu la capacité de comprendre le langage des émotions. Sachons que nos émotions nous indiquent quel besoin doit être comblé. Se sentir bien est signe que les moyens que nous avons pris pour satisfaire un besoin ont été efficaces. Se sentir mal est signe qu’un besoin n’a pas été satisfait et est une invitation à passer à l’action pour satisfaire ce besoin.

Donc, nos émotions nous fournissent l’information, l’orientation et la motivation nécessaires pour nous aider à vivre et à créer une vie satisfaisante. Par exemple, si vous vous sentez seul, cette douleur émotionnelle est là pour vous faire savoir que vous ne répondez pas à votre besoin d’être en relation amicale ou amoureuse. Il n’y a pas un sac de chips ou une tablette de chocolat qui puisse combler ce besoin. Il faut passer à l’action.

L’aventure de la foi

« La foi, c’est l’intelligence éclairée par l’amour. » Simone Weil

La foi, en général, est bienfaisante pour tous. Nous en avons besoin dans nos sociétés pour que la confiance et la loyauté règnent dans les échanges. Les racines latines du mot foi, fides, et du verbe croire, credere, expriment l’idée de confiance. On met sa confiance en quelqu’un, en quelque chose; on se confie, on se fie à un autre que soi. Et cela commence très tôt. Le petit enfant s’éveille normalement à la vie d’après la confiance qu’il développe envers sa mère, son père, les personnes qui l’entourent. Comment s’épanouir si on ne croit pas en soi et en les autres, si on ne fait pas confiance? Comment grandir individuellement et collectivement si nous accordons seulement la primauté au pouvoir et au savoir, alors que le « croire » est aussi une dimension importante de notre être?

La foi, disait la philosophe Simone Weil, « c’est l’intelligence éclairée par l’amour ». Elle mobilise tout ce que nous sommes et engage profon­dément notre existence. C’est un clair obscur qui précède le discours et qui approche le mystère avec sa propre logique. Elle nous fait entrer dans une autre dimension de sens, un axe vertical, comme si on voyait l’invisible. Elle ouvre la porte sur l’infini d’un amour, jusqu’à croire qu’on est aimé éternellement. La foi, qu’elle soit en soi, en l’autre, en Dieu ou dans le Christ, est liberté de l’esprit et ouverture de l’intelligence.

Quinze variations de la foi
Dans mon livre L’aventure de la foi (éd. Parole et Silence), je présente surtout la foi chrétienne comme un acte, un don, une vie, une expérience, une écoute, une réponse, un toucher, un regard, un doute, une nuit, une lumière, un savoir, un combat et un engagement. Croire, c’est accep­ter que notre vie se joue devant le mystère de Dieu qui nous échap­pera toujours.

Dans les évangiles, Jésus s’émerveille de la foi de ses interlocuteurs, mais il déplore aussi leur manque de foi. Pour lui, la foi ouvre les portes du salut et fait accéder la personne à son humanité profonde. Ce qui n’enlève pas le doute qui épure notre foi et nous libère des idées toutes faites sur Dieu. Le doute peut aider la foi en la protégeant du fanatisme, de l’arrogance. La foi n’est pas la pensée magique qui se barricade derrière une forteresse de certitudes et de lois, mais une relation de confiance qui tend la main vers l’autre pour mieux l’accueillir et l’aimer.

La joie de croire
La foi est une aventure singulière qui s’enracine dans le quotidien.

Son côté surnaturel la rend suspecte à plusieurs de nos contemporains qui craignent le dogmatisme et le prosélytisme. Il y a ceux qui croient en Dieu et d’autres qui ne croient pas. Des deux côtés, il y a des nuan­ces, des questions, des ombres, souligne le chanteur Gilles Vigneault, dans un livre d’entretiens. Pour lui, « un athée, c’est un croyant qui se repose » (Un pays intérieur, Novalis). Et si Dieu croyait en nous beaucoup plus que nous croyons en lui?

Pour moi, le croyant est un aventurier de l’esprit qui arpente des territoi­res inconnus. Il ose l’aventure de la foi avec confiance, sans se laisser arrêter, si malaisée que soit la route. La foi devient alors une vie en abondance, un excédent de sens au quotidien, une expérience du sacré dans les réalités de tous les jours, une rencontre de Dieu. L’aventure de la foi devient l’aventure de la joie. Il y a une grande joie à croire, et cela se traduit dans l’engagement.

Le souffle, un outil de découverte de soi

Le souffle, véhicule du prana

Le souffle et la vie sont indissociables. À la base, la vie nous est prêtée, un souffle à la fois. Mais, hormis cette fonction physiologique, il existe la puissance de la science du souffle qu’on appelle « pranayama » ou respiration spirituelle.

Dans toutes les croyances de la planète, le souffle tire son origine du mot latin « spiritus », qui renvoie au principe de la vie, et son sens est souvent confondu avec celui d’esprit. Ici, l’esprit sera synonyme de prana (en sanskrit, « pra » signifie primordial et « na » signifie petite unité de lumière), qui nous rappelle­ le principe de vie primordial en tant que lumière représentant l’expérience la plus directe avec le divin. On dit qu’on n’inspire pas le prana, mais qu’en respirant on éveille la force de manifestation en nous. Devenant ainsi source primordiale de création, de beauté et d’expansion, le souffle engendre la vie, la protège et la perpétue.

L’éveil à la spiritualité par la respiration
Le souffle est créateur et recèle tous les secrets; en circulant librement en tout lieu, il devient l’expression divine. Savoir capter, diriger et maîtriser le souffle nous fait accéder à une part de la divinité contribuant à la maturation de la conscience.

Inspirer et expirer consciemment calme le mental et prépare le terrain pour la méditation profonde. En se concentrant sur l’espace entre l’inspiration et l’expiration, on invite la conscience à se tourner vers l’intérieur, favorisant la fusion avec l’espace de vacuité et de silence intérieur. Le souffle peut même transformer notre rapport au temps et nous faire basculer dans une dimension qui transcende le temps. En fait, le temps d’une respiration peut être ressenti comme le présent. En réunissant le corps, le mental et le souffle dans l’unité du temps, on s’immobilise et on s’immortalise.

À chaque souffle, la conscience s’imprègne de toutes les possibilités et s’harmonise avec la meilleure possibilité de manifestation du moment. C’est la clé de la réorien­tation du mental, soit l’ouverture de la conscience et du cœur.

Le souffle, révélateur de nos états d’âme
Le souffle révèle nos états d’âme et qualifie notre rapport à la vie. Bien qu’il soit facilement perturbé par la turbulence du quotidien, il finit toujours par nous ramener à l’essentiel. La pensée et le souffle sont intimement liés, et observer la qualité de sa respiration, c’est apprendre à se connaître, à se réapproprier la maîtrise de sa vie. Une difficulté à inspirer reflète d’une difficulté à recevoir et exprime un refus d’accueillir la vie. Une difficulté à expirer reflète une résistance à donner et exprime un désir de tout contrôler. Une difficulté à retenir le souffle peut signaler une peur du manque et un défaut d’équilibre dans sa vie.

Le souffle, de par sa position inter­médiaire entre la volonté cons­ciente et la régulation inconsciente, apparaît comme un moyen incomparable d’approche du corps, avec ses mécanismes internes et ses émotions les plus intimes. Dans son essor, l’inconscient est projeté dans la conscience, et c’est ainsi que le souffle s’avère le lien de communication entre le visible et l’invisible. En respirant consciemment, suivant différents rythmes (kriyas) selon les principes de la science du pranayama, nous pouvons réorganiser ce que nous pensons, ce que nous ressentons, ce que nous percevons, jusqu’à réinventer notre existence. Enfin, il suffit d’écouter, et de décoder le langage subtil du souffle pour mettre fin aux périples du mental et conquérir la résistance à se renouveler à chaque instant.

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