L’écriture inspirée : un pas vers plus grand que soi  

Il y a, au fond de notre cœur, une ouverture plus grande que ce que l’on pense, une inspiration.

Qu’est-ce que l’écriture inspirée?
L’écriture inspirée, qu’on appelle également écriture canalisée ou écriture guidée, c’est lorsqu’on écrit pour se brancher à plus grand que soi, au souffle porteur de Vie qui bouillonne et qui ne demande qu’à jaillir de soi. Il y a, au fond de notre cœur, une ouverture plus grande que ce que l’on pense, une inspiration. Il y a des chemins encore inexplorés, des sentiers à découvrir. Par le biais de l’écriture inspirée, on fait un premier pas sur ce sentier, on écarte le rideau qui le cache. C’est comme un mouvement de l’âme, une source de lumière qui jaillit au bout de nos doigts. Pour s’y adonner, il faut d’abord apprendre à nous rebrancher, à respirer dans le moment présent. Ces quelques instants permettent de nous connecter à notre source, de prendre ancrage. Puis, l’écriture peut monter, d’abord doucement ou encore impérieuse et précise.

L’écriture inspirée est une façon d’écouter notre cœur, d’écouter notre âme, notre guide intérieur. Dans cette ère de grands changements, l’écriture inspirée est vue comme un moyen de reconnexion, de retour à la Source, comme la lumière d’un phare qui soudainement balaie tout l’horizon au lieu de se concentrer sur un seul point.

Pourquoi s’adonner à l’écriture inspirée?
Écrire, c’est prendre le temps de s’écouter et créer un espace de guérison et de libération. Pratiquer l’écriture inspirée permet d’entreprendre un voyage au plus profond de notre être : en nous coupant de notre mental, on permet à plus grand que soi de prendre la parole, à la lumière de briller. Cette lumière a toujours été là, en nous, mais nous ne lui laissons pas beaucoup de place. En s’adonnant à l’écriture inspirée, on ouvre une porte sur une Vérité universelle, une voix qui vibre à l’unisson de la Vie. Plus que cela, nous prenons consciemment le chemin de cette Vérité, nous l’accueillons dans nos vies à bras ouverts. L’écriture inspirée permet  de s’unir à la Source, de devenir Elle, de se fondre dans les flots qui bouillonnent. Écrire, c’est guérir et renaître enfin.

Par où commencer?
L’idéal est de trouver un moment pour soi, par exemple le matin, ou encore le soir avant de dormir. Pour laisser place à l’écriture inspirée, il faut d’abord se donner la place à soi, prendre du temps pour soi, l’ancrer dans la routine comme un espace non négociable, un rendez-vous avec soi-même. Puis, nous précisons nos intentions d’écriture, nous prenons le temps de respirer, de nous brancher. Nous pouvons même écrire notre question ou notre sujet comme s’il s’agissait de transcrire une discussion entre deux personnes. Nous écrivons ensuite les premiers mots qui montent naturellement, sans chercher à les combattre ou à les comprendre. Il n’y aura pas toujours de sens au tout début, et les mots peuvent sembler sans profondeur. Puis, il y a un moment où le déclic se passe, où le mental se tait tout à coup pour laisser place à plus grand que soi. C’est comme si les mots jaillissaient de l’Être et non plus de la tête : de l’âme et non plus de l’égo. Il y a une vérité qui soudainement se couche sur le papier, et ce que nous écrivons se met tout simplement en place. Sans forcer.

Que peut-on apprendre sur soi, sur sa vie?
Il y a tant à découvrir! Nos vies ont été façonnées par des croyances et des illusions qui nous bercent depuis notre conception. L’écriture inspirée permet donc de prendre conscience de ces croyances, de les verbaliser, de les intégrer pour enfin les liquider en douceur et à notre rythme. Les illusions également nous apparaissent pour ce qu’elles sont : des histoires issues de notre mental. L’écriture inspirée nous replace dans l’équilibre de ce qui est et nous aide à nous retrouver tels que nous sommes :  des Êtres vibrants de lumière.

Article rédigé en partie en séance d’écriture inspirée.

Le Tantra de Jung :  l’exploration symbolique de l’âme 

« Votre vision ne deviendra claire que lorsque vous regarderez dans votre cœur. Qui regarde au dehors, rêve. Qui regarde en soi, s’éveille ».
Carl G. Jung

Issus de cultures et d’époques très éloignées, le Tantra indien et la psychologie analytique jungienne livrent un message d’une étonnante similitude. Ces deux voies de connaissance nous rappellent que l’épanouissement psychospirituel est une aventure nécessaire mais paradoxale, hautement symbolique, qui exige curiosité, courage… et une capacité quasi apnéique à explorer les profondeurs de l’âme.

Les travaux visionnaires du psycha­nalyste Carl Jung (1875-1961) ont marqué la pensée occidentale. Son exploration de l’âme humaine (la psyché) l’a conduit à formuler un certain nombre d’hypothèses capitales, fruit d’une démarche rigoureuse et empirique. Pensons aux notions de synchronicité, d’archétype ou d’inconscient collectif, passées depuis dans le langage courant. À une époque où le matérialisme scientifique dominait les esprits, l’œuvre révolutionnaire de Jung élucidait la réalité de la psyché, invitant chacun à s’engager dans la grande aventure de la connaissance de soi. Selon Jung, se connaître, c’est accepter le dialogue déstabilisant avec l’inconscient afin de favoriser l’individuation, le processus de maturation psychique qui permet  de devenir pleinement soi-même.

L’œuvre de Jung, empreinte d’anthropologie, d’alchimie et de religion, est l’écho moderne d’une quête archétypale et universelle : l’exploration de la conscience. Depuis l’aube des temps, l’homme cherche en effet à pénétrer le mystère de son existence. Pourquoi vivons-nous? Qui sommes-nous réellement? Comment échapper à la souffrance et accéder à un bonheur authentique? Les réponses à ces questions, c’est éventuellement en lui-même que l’homme s’est résolu à les chercher, désillusionné par l’impermanence et l’inconstance du monde. Par cet acte radical de conversion, c’est-à-dire de retour à son intériorité, l’homme s’est ouvert à la possibilité de résoudre l’énigme de son existence.

Jung est ce que la tradition tantrique appelle un Rishi, un être éveillé aux vérités subtiles de la vie. Dans l’Inde ancestrale, les Rishis consacraient déjà leur existence à l’exploration de la psyché, recourant à des disciplines aussi variées qu’intenses. Cette vie ascétique générait en eux une énergie grandissante et purificatrice qui, tel un feu intérieur, symbolisait l’attisement de la nature réelle de l’homme.

Les disciplines ésotériques regroupées sous l’appellation de Tantra imprègnent la culture indienne depuis des millénaires. Étymo­lo­giquement, la fonction du Tantra est de libérer et d’élargir la conscience humaine. Dans l’univers tantrique, l’adepte doit ainsi s’affranchir de ses conditionnements et actualiser sa nature véritable. Le problème fondamental qui afflige l’homme est l’ignorance (avidya). Cette ignorance­ n’est pas d’ordre intellectuel mais ontologique : hypnotisé par le monde des apparences, l’homme souffre d’aliénation et oublie son  essence. Cette ignorance le con­damne à recher­cher vainement le bonheur dans les possessions, les relations ou les honneurs, alors qu’ironiquement le trésor qu’il convoite est enfoui au cœur de  sa psyché.

Tout comme la psychologie des profondeurs jungienne, le Tantra est une voie d’exploration de l’âme qui cherche à en révéler les potentialités latentes. L’ascèse tantrique (sadhana)­ permet d’instaurer une relation dynamique avec la source de vitalité et de conscience, le Soi authentique.

Selon Jung, la connaissance de soi nécessite d’entendre la voix de l’inconscient, dont le langage est éminemment symbolique, prélogique et archaïque : il se manifeste ainsi dans nos rêves, nos élans créatifs, les synchronicités ou les symptômes qui nous agitent. Devenir pleinement­ soi-même, c’est s’engager dans l’alchimie des émotions, intégrer sa part d’ombre et se réapproprier les énergies de peur, de résistance et  de chaos qui nous tyrannisent.

L’adepte tantrique ne rejette rien lui non plus, car ultimement tout est l’expression d’une seule et même énergie divine. Il convient non pas de réprimer, mais d’accueillir et d’intégrer le matériel psychique. Le Tantrika crée donc lui aussi une relation avec les forces archétypales de la psyché, symbolisées par la pléthore de divinités hindoues. Il utilise pour ce faire des techniques souvent déroutantes pour le non-initié : méditations, rituels, récitation de formules mystiques (mantras), contemplation de structures géométriques sacrées (yantras)…

Le Tantra indien et la psychologie jungienne proposent ainsi une vision d’une fascinante parenté, qui éclaire le chemin difficile mais nécessaire que l’homme doit parcourir vers la découverte de son âme : celui de la voie symbolique et du dialogue avec notre intériorité.

La voie du Tao :  une quête du mode être 

Être vivant revient à sentir et à penser. Y a-t-il quelque chose de plus? Être soi, juste soi, juste être au sommet de l’être.

La voie du Tao tente de vous conduire­ vers la forme la plus pure de votre Être, au-delà de la pensée et du ressenti. Elle vous incite à toucher ce lieu vierge intérieur où se trouve un inébranlable contentement. Seulement, pour y accéder, il faut utiliser le mode « être » plutôt qu’« avoir » et retourner vers la cons­cience intérieure en passant par une acceptation totale de qui vous êtes.

La conscience intérieure évolue toujours et elle se meut vers une qualité de présence qui vous dit où vous devez mener votre quête — pas à l’extérieur, dans le monde, mais en vous-mêmes. Se tourner vers l’intérieur ne se fait pas d’un seul coup… Il peut falloir des milliers de jours, de vies ou un seul instant pour savoir qui vous êtes essentiellement, mais chaque regard conscient, bien qu’il vous semble minuscule, a un effet cumulatif et participe à dépouiller tous les aspects irréels de vous-mêmes afin que vous puissiez vous remplir totalement du potentiel réel de votre essence.

Étant épouillés, sortis de l’image de qui vous croyiez être, vous vous détournez de la notion du « je » personnel et vous devenez simplement la conscience, un regard sans visage sur le monde; il ne reste que votre essence, précieusement mystérieuse et invisible, qui vous unifie à tout. Et, bien que vous continuiez d’avoir des pensées, des sentiments et des sensations, ce nouveau regard change tout, car il vient du fait de considérer la vie comme elle est déjà, émergeant­ du point immobile inté­rieur. Enfin, vous vous émerveillez de voir la conscience pure s’épanouir dans son infinie diversité.

Cultiver le mode être, c’est : Sortir de votre tête et habiter votre corps afin d’apprendre à expérimenter directement le monde, débarrassés du perpétuel commentaire de la pensée.

  1. Voir les pensées comme des formes mentales qui vont et viennent dans l’esprit comme les nuages dans le ciel. L’idée que vous êtes sans valeur, indignes d’amour et bons à rien peut enfin être vue pour ce qu’elle est – une idée – et pas comme la vérité, ce qui va la rendre plus facile à rejeter.
  2. Commencer à vivre ici et maintenant, dans l’instant présent, avec une qualité de présence égale. Quand vous cessez de vous appesantir sur le passé et de vous projeter dans l’avenir, vous restez branchés sur l’essentiel.
  3. Éviter la cascade d’événements mentaux qui vous tirent vers le bas. En développant votre conscience, vous deve­nez capables de reconnaître très vite les moments où vous risquez de glisser vers une humeur sombre ou un état anxieux et vous apprenez à ne pas vous laisser entraîner.
  4. Cesser de vouloir changer la vie, mais laisser les choses être et expérimenter. 
  5. Débrancher le pilote automatique qui est dans votre tête. Une meilleure conscience de vous-mêmes, par vos sens, vos émotions et vos pensées, permet de déplacer le pôle d’attention interne vers un lieu supérieur de conscience habituellement négligé car non perçu. 
  6. Expérimenter cet arrière-fond de conscience silencieuse et immobile, le champ de force créateur qui vous habite, c’est expérimenter la joie stable qui demeure. Cette expérience permet d’être en lien avec ce qui est,­ de sortir de la quête de l’objet perdu, du désir et de l’attachement. Il consiste alors en une découverte de la liberté complète « d’être soi-même » en ce monde.

La voie du Tao tente de vous conduire vers la forme la plus pure de votre Être.

Pour lire le texte intégral, aller sur www.lavoiedutao.com

La géobiologie, comment peut-elle vous aider?

Qu’est-ce que la géobiologie?
C’est un savoir très ancien mais qu’on peut classer comme science nouvelle pour l’homme contemporain. Le mot provient de l’union de la racine grecque « géo » (terre) et du mot « biologie » (étude de tout ce qui est vivant). La géobiologie s’intéresse à ce qui peut nuire au développement harmonieux de la vie (humaine, animale et végétale).

Depuis quand existe la géobiologie?
Officiellement, depuis les années 1950, quand le docteur Ernst Hartmann, un pionnier des recherches en géobiologie, a découvert à la surface du sol la présence d’un vaste réseau de rayons électroma­gnétiques semblable à une immense toile d’araignée.

Énergies tellurique et cosmique
Tout est vibration : notre corps, notre environnement, y compris la planète et le cosmos, qui sont deux forces primordiales dites énergies. L’énergie tellurique provient du centre de la terre, et l’énergie cosmique, de l’espace. Ces énergies (cosmo-telluriques) sont parfaitement naturelles et ont toujours existé. Où que nous soyons sur la terre, nous subissons en permanence l’influence de ces deux énergies.

Le rayonnement de la terre a une influence sur les cellules de notre corps parce que l’humain est une « antenne » très réceptive aux vibrations cosmo-telluriques qui l’entourent. Nous sommes donc en interaction avec notre environ­nement. Nos lieux de travail ou d’habitation peuvent être perturbés par des ondes liées aux champs magnétiques et électriques (courants d’eau souterrains, réseaux métalliques, failles géologiques, cheminées cosmo-telluriques, nœuds de Hartmann et de Curry ainsi que matériaux de construction et formes architecturales). Les personnes qui vivent dans ces zones perturbées peuvent devenir malades à cause de leur environnement et souffrir d’électrosensibilité.

Les objectifs de la géobiologie
La géobiologie permet de mieux comprendre comment ces facteurs peuvent exercer une influence négative et nuire à notre bien-être : sommeil déficient, fatigue au réveil, tensions, migraines, irritabilité… La géobiologie, qu’on pourrait aussi appeler médecine de l’habitat, permet de trouver et de corriger les ondes vibratoires négatives dans notre environnement pour enfin vivre dans un lieu qui nous revitalise au lieu de vous épuiser.

Les actions du géobiologue

  • Analyser maisons, appartements et lieux de travail et identifier les éléments perturbants;
  • Repérer les champs électromagnétiques qui sont émis par les installations électriques afin d’en réduire les effets négatifs sur nous;
  • Détecter les ondes magnétiques ou telluriques ainsi que la radio‑activité qui peuvent nous affecter;
  • Repérer les nuisances : veines d’eau souterraines, fissures, cheminées cosmo‑telluriques négatives, courants telluriques, courants Hartmann, Curry, etc.;
  • Utiliser des instruments pour effectuer une évaluation vibratoire des lieux et une analyse des courants telluriques perturbateurs;
  • Conseiller judicieusement les gens au sujet du terrain avant d’y construire une maison;
  • Faire des recommandations d’usage, par exemple éviter un long séjour sur les nœuds et lignes telluriques où l’énergie est trop forte (nœuds de Hartman ou de Curry);
  • Équilibrer les zones perturbées en plaçant un dispositif d’harmonisation cosmotellurique efficace en des points précis;
  • Assainir, du point de vue énergétique, notre espace vital afin que l’énergie circule librement dans les espaces occupés.

Comment le géobiologue peut-il détecter les réseaux telluriques?
En se rendant sur les lieux avec des instruments de mesure tels que l’antenne de Lecher.

Quand faire appel à un géobiologue?

  • Avant l’acquisition d’un terrain, d’une maison ou d’un appartement;
  • Avant des travaux de rénovation ou d’agrandissement;
  • Lorsque vous développez des symptômes récurrents : sommeil perturbé, irritabilité, fatigue inexpliquée, difficultés de concentration, apparition de stress en rentrant chez vous;
  • Lorsque, dans l’environnement extérieur, s’ajoutent des poteaux électriques ou des antennes-relais;
  • Quand vous avez besoin de vous sentir mieux chez vous.

Retrouvez l’harmonie avec votre environnement : voilà comment la géobiologie peut vous aider.

Le programme Écoles écocitoyennes de l’Outaouais

Toute une aventure écologique a été vécue de 2013 à 2015 dans 16 établissements scolaires de la région. Ces écoles primaires, écoles secondaires et centres d’éducation des adultes ont participé à un projet pilote du tout nouveau programme Écoles écocitoyennes de l’Outaouais; (www.ecoles-eco.ca) d’une durée de deux années scolaires.

Unique dans la région, ce programme vise deux buts complémentaires : tout d’abord, développer le sens éco­­­­citoyen chez les jeunes et, ensuite, appuyer l’amélioration des bilans écoresponsables des établissements scolaires.

Pourquoi faire tout cela? Avant tout, l’éducation relative à l’environnement (ERE) auprès des jeunes est une des clés de tout changement social en faveur d’une société qui comprend mieux les enjeux de développement durable et qui agit concrètement en faveur d’une amélioration de la santé humaine et environnementale. D’autre part, les commissions scolaires et les écoles du Québec doivent envisager d’apporter certains changements en vue d’atteindre les objectifs du Plan d’action de développement durable fixés par le Ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS) (<ahref= »http://www.mels.gouv.qc.ca/fileadmin/site_web/documents/PSG/politiques_orientations/PADD_2013p.pdf »>http://www.mels.gouv.qc.ca/fileadmin/site_web/documents/PSG/politiques_orientations/PADD_2013p.pdf). Enfin, les jeunes eux-mêmes réclament plus d’actions écologiques dans leurs écoles et se sentent interpellés par les thèmes entourant le développement durable (https://drive.google.com/file/d/0B_ob7STW0jIEdFlzVkpwX1lfbGs/edit?pli=1).

Six thématiques environnementales sont privilégiées par le programme pour atteindre les objectifs susmentionnés :

  • Travail d’équipe et synergie
  • Éducation relative à l’environnement et rapprochement avec la nature
  • Gestion des matières résiduelles
  • Gestion de l’eau
  • Verdissement des terrains d’écoles et protection des milieux naturels
  • Gestion de l’énergie

Le mode de fonctionnement du programme est fort simple : chaque école inscrite dispose d’une « banque d’heures » bien à elle et l’utilise à sa guise, selon ses besoins. Dans la banque d’heures, l’école choisit à la carte :

    • Des animations pédagogiques relatives à l’environnement, en classe, pour les élèves;
    • Des animations publiques, à la cafétéria, dans l’agora ou dans la cour par exemple;
    • Des formations spécifiques à l’intention du personnel ou des comités de parents;
    • Du temps de services-conseils en développement durable pour la direction ou pour le comité vert;
    • De la présence d’accompagnement pendant une activité organisée par l’école;
    • Du temps de recherche d’informations, de financement ou de fournisseurs;
    • De l’appui à la gestion de projets verts pour l’école.

Le programme a donné de très beaux résultats durant la période 2013-2015, près de 10 000 élèves de la région ayant été sensibilisés. Il s’est avéré que la plupart des écoles ont demandé un appui particulier pour la gestion des matières résiduelles, qui constitue une priorité pour elles. Ainsi, presque toutes les écoles ont eu droit à des animations de caractérisation des déchets devant les élèves et le personnel, ce qui a favorisé une amélioration notable des compéten­ces en matière de tri du recyclage et du compostage au sein des établissements scolaires. Certaines écoles ont implanté des nouveaux services de collecte de matières recyclables oucompostables, tandis que d’autres se sont concentrées sur des projets de verdissement de leurs terrains, pour améliorer laqualité de vie de tous. En bref, le programme a su appuyer les écoles, enseignants et élèves qui avaient envie de mettre en œuvre des initiatives concrètes de sensibilisation et d’action en faveur de la santé de l’environnement!

Geneviève Carrier, Directrice Enviro Éduc-Action

Le chanvre : un tissu écoresponsable à découvrir

Vous êtes à la recherche d’un vêtement qui fait du bien à porter, autant sur le plan des sensations que sur le plan éthique? Le chanvre est fait pour vous! La fibre de chanvre, en plus d’être agréable sur la peau, constitue une option écologique. Cette merveilleuse plante aux mille et une vertus peut être transformée en papier, en cordages, en cosméti­ques, en peintures ou vernis, en résine plastique, en pétrole (et tous­ ses dérivés), en produits d’habitation, en nourriture, en médicaments ainsi qu’en tissus. Le chanvre produit une fibre souple totalement naturelle qui est respirante, confortable et extrêmement résistante : une autre merveille de la nature.

Pas moins de 80 % de tous les textiles et tissus, ainsi que toiles et cordages, étaient faits de chanvre avant sa prohibition, en 1938. Les vêtements de chanvre sont plus soli­des, plus chauds et plus absorbants que la plupart de ceux faits d’autres fibres. Le chanvre ne produit pas d’électricité statique et il bloque les rayons UV. La culture d’un hectare de chanvre produit jusqu’à 1 000 kilogrammes de fibre, soit environ deux fois plus que le coton et le lin. De plus, il n’appauvrit pas le sol; il lui redonne jusqu’à 60 % de ses nutriments lorsqu’on laisse les feuilles et les racines se décomposer dans les champs après la récolte. Comme toute plante, le chanvre consomme, durant sa croissance, du CO2 (gaz carbonique) pour créer ses cellules. De ce processus se dégage de l’oxygène qui enrichit l’atmosphère et assainit l’air, contrairement à la production de tissus issus de l’exploitation pétrolière (nylon, polyester, lycra, spandex). Un autre avantage écologique impor­tant :­ la culture du chanvre ne nécessite pas l’usage de produits chimiques. Le chanvre peut être cultivé dans presque tous les pays; il peut pous­ser dans à peu près tous les climats. Le Canada et les pays de l’hémisphère Nord produisent une fibre de qualité supérieure. Le coton étant plus soyeux,­ on voit souvent l’alliage coton/chanvre. Ce mélange naturel donne un vêtement à la fois confortable et résistant, tout en réduisant la pollution causée par la production du coton. La fabrication d’un tissu 50 % chanvre/50 % coton favorise une réduction de 50 % des herbicides, pesticides et fongicides couramment utilisés. En Amérique du nord, la culture du coton est responsable de pas moins de 50 % des produits chimiques utilisés dans le domaine de l’agriculture. Le coton est une plante très sensible et vulnérable, contrairement au chanvre.

Cette fabuleuse plante est l’alliée de l’humain depuis belle lurette! Selon les experts, elle est la plus ancienne fibre utilisée par l’homme; des hiéroglyphes égyptiens et des idéogrammes chinois en  attestent. De nos jours, plusieurs compagnies l’utilisent dans la confection de vêtements stylisés des plus confortables. Au Québec, nous avons la chance d’avoir les compagnies Abaka et Respecterre, et Nomads Hemp Wear en Colombie-Britannique. De plus en plus de compagnies se spécialisent dans l’usage de la fibre de chanvre partout dans le monde. Merci à tous ces protagonistes!

Le chanvre est une option des plus sensationnelles du point de vue de l’écologie; l’avenir nous réserve assurément un retour vers cette ressource naturelle. En étant des plus accessi­bles, grâce à sa capacité de croissance­ rapide et vigoureuse sur toutes les surfaces cultivables de la planète, elle garantit une production constante sans aggraver l’état de notre environnement. Cette plante aux usages multiples nous fournit une fibre naturelle et organique qui respire et qui peut être recyclée. Les entreprises qui l’exploitent sont ferventes de l’écologie, et les gens qui l’adoptent, des amoureux de l’environnement. Le vêtement de chanvre est agréable à porter contre la peau tout en ayant le potentiel de nous la sauver. Il est un mariage parfait de l’esthétique et de la cons­cience environnementale. L’essayer, c’est l’adopter!

Partez à la découverte du chanvre :
-www.abaka.ca
-nomadshempwear.com/

Le bénévolat, une ressource inestimable!

Saviez-vous, qu’au Québec, plus de 2 millions de personnes âgées de 15 ans et plus font du bénévolat? Ces Québécoises et Québécois, jeunes ou moins jeunes, consacrent en moyenne 123 heures par année au bénévolat. Sans le soutien de toutes ces personnes engagées dans leur collectivité, plusieurs organismes ne pourraient pas continuer d’offrir l’aide et les services qui sont souvent considérés comme essentiels pour certaines personnes vulnérables.

De plus, nous n’en sommes pas toujours conscients, mais les bénévoles sont présents dans toutes les sphères de notre société. Que ce soit le réseau de la santé et des services sociaux, les sports, les loisirs, les arts et la culture, la protection de l’environnement, les secours aux sinistrés, le développement international ou encore l’éducation, tous ces secteurs bénéficient de l’apport de ces gens qui contribuent à poser les fondements de nos collectivités­ locales et régionales. Disons-le franchement, les bénévoles sont le ciment de notre société! Nous ne le dirons jamais assez, mais nous remercions tous ces héros du quoti­dien pour le travail colossal qu’ils accomplissent au sein de notre collectivité.

Petite histoire du bénévolat
Le mot « bénévole » apparaît au Québec au XIXe siècle pour désigner les entreprises charitables; par contre, ce n’est que dans la seconde moitié du XXe siècle que l’on commence à parler réellement de béné­volat au sens où nous l’entendons aujourd’hui. Le bénévolat proprement dit n’existait tout simplement pas il y a cent ans! À travers notre histoire, c’est grâce à l’Église et à l’État que le mouvement bénévole s’est grandement développé au Québec. De nos jours, le bénévolat est bien ancré dans notre société. Un grand nombre de Québécoises et de Québécois font du bénévolat en donnant près de 300 millions d’heures de leur temps à des organismes afin de les aider à réaliser leur mission. Toutefois, le visage du bénévolat change. L’importance de redonner demeure, mais l’expérience bénévole peut être enrichie lorsque celui-ci peut mettre de l’avant ses compétences, son expertise, ses intérêts.

Plus qu’un engagement, une passion!
Une étude révèle que la principale motivation à faire du bénévolat est le désir de s’engager dans la commu­nauté. Le bénévolat est l’une des meilleures façons d’améliorer et de maintenir la qualité de vie d’une collectivité. De nombreuses autres raisons peuvent également motiver une personne à vouloir s’engager en tant que bénévole, que ce soit pour connaître de nouvelles personnes, pour élargir ses horizons, pour développer­ de nouvelles compéten­ces, pour développer son autonomie ou tout simplement pour avoir du plaisir. Le bénévolat peut répondre à différents besoins d’ordre personnel, professionnel, communautaire ou social. Mais, être bénévole, c’est d’abord et avant tout une question de passion. Une passion pour une cause ou pour un organisme; une passion pour l’humain.

Références :

1. Éric Gagnon, Andrée Fortin, Amélie-Elsa Ferland-Raymond, Annick Mercier, L’invention du bénévolat. Genèse et institution de l’action bénévole au Québec, 2013, Presses de l’Université Laval, 229 p.
2. A. Thibault, J. Fortier, et D. Leclerc, (2011). Bénévolats nouveaux, approches nouvelles, Montréal, Réseau de l’action bénévole du Québec, 63 p.

Témoignage
J’étais récemment assise au chevet de ma grand-tante de 94 ans qui me dit : « Merci de prendre la relève ».
Étant massothérapeute de métier, j’ai le plaisir depuis trois ans, à l’occasion de la Journée internationale de la femme, d’offrir des massages aux femmes victimes d’agressions à caractère sexuel. J’ai choisi d’offrir mon temps au CALACS francophone de l’est de l’Ontario, car j’ai un désir profond d’aider ces femmes à grandir et à s’épanouir comme des fleurs et, surtout, de réduire la douleur, la peur et l’angoisse d’être touchées. Lorsque je dépose mes mains sur elles en respectant doucement leurs limites, je me laisse guider par mon intuition. Au travers de mon toucher, je leur transmets lumière, amour inconditionnel et confiance.

Mon massage devient alors réconfortant, rassurant, un merveilleux moment de ressourcement. En échange, ces femmes m’offrent le plus beau cadeau : la force intérieure, le courage de continuer et l’espoir d’un monde meilleur. Elles sont une source d’inspiration. Ma grand-tante dit ensuite : « Nous avons tous un cœur pour donner ».

Chantal Faucher, massothérapeute agréée, chantalmassofleur@gmail.com

Pour une belle cohabitation

« Quand un vieillard meurt, c’est une bibliothèque qui brûle. »
Amadou Hampâté Bâ (extrait de « Amkoullel, l’enfant Peul »)

Au service Info-aidant, service-conseil téléphonique d’écoute, d’information et de référence destiné aux proches aidants d’aînés au Québec, on nous demande souvent quelles seront les conséquences d’une éventuelle cohabitation avec un parent. Certains proches aidants nous font part de leurs appréhensions à l’idée d’héberger un parent à la maison, ce qui est normal. Mais la cohabitation peut s’avérer enrichissante pour les diverses générations qui vivront sous le même toit.

Accueillir un parent âgé dans le nid familial s’est en effet révélé une expérience positive pour plusieurs proches aidants, et ce, à plusieurs égards. Le rapprochement entre grands-parents et petits-enfants est souvent un des avantages signalés, en plus du sentiment de sécurité que cette cohabitation peut procurer.

Selon une étude publiée par Statistique Canada en février 2015, 16 % des proches aidants d’aînés canadiens cohabitent avec un proche.1 On peut d’ailleurs s’attendre à une nette augmentation de ce pourcen­tage, puisque les aînés représenteront le quart de la population en 2036, comparativement à 13 % aujourd’hui, toujours selon Statistique Canada. C’est donc un mode de vie qui sera de plus en plus envisagé. Or, la cohabitation en soi n’est pas une mince affaire pour certains d’entre eux. Partager sa vie avec une personne en perte d’autonomie avec qui nous avons une relation affective­ significative peut comporter son lot de défis.

Par exemple, dans les entretiens que nous avons avec les proches aidants, nous les entendons souvent dire qu’une des principales difficultés dans cette aventure est le deuil de la relation parent-enfant, deuil auquel certains proches aidants­ doivent faire face à la perte d’autono­mie d’un parent. Les enfants peuvent aussi avoir tendance à s’oublier, à vouloir en faire trop pour la personne aînée, alors qu’il est important que celle-ci puisse continuer d’avoir ses propres activités.

Tout projet de cohabitation exige des proches qu’ils prennent un temps d’arrêt pour réfléchir et pour bien cerner l’intensité de l’implication qu’ils souhaitent offrir. Il importe en effet de déterminer dès le départ les rôles et les responsabilités de chacun — quels sont nos besoins, nos attentes et nos limites. À chaque étape, il importe de répéter cet exercice de réflexion, de se donner le droit de rediscuter les rôles et les attentes de chacun. Plusieurs circonstances peuvent survenir et changer l’intensité du soutien à offrir.

Une des principales conditions pour vivre une belle cohabitation est de s’entendre. Il est préférable, par exemple, de sonder toute la famille pour s’assurer que chacun de ses membres est d’accord pour vivre sous le même toit. Il est aussi important d’envisager les situations de conflit qui peuvent surgir en cours de route et de réfléchir au préalable à tous les aspects qu’implique la vie commune, notamment les questions d’ordre financier.

Cette aventure comportera son lot de périodes difficiles pour chacune des personnes impliquées, mais comptera aussi, assurément, de précieux moments de bonheur. N’oublions pas que la personne aînée est une source d’enrichissement.

L’Appui Outaouais fait partie d’un réseau de 18 Appuis régionaux. C’est en 2009 que le gouvernement du Québec et la famille Chagnon ont soutenu la création d’un Fonds destiné au soutien des proches aidants. Un Appui a donc été créé dans chaque région du Québec, et chacun d’eux travaille à développer des services pour les proches aidants d’aînés, dont la ligne Info-aidant, accessible au 1 855 8 LAPPUI.
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1Martin Turcotte et al. Soins aux aînés : différences selon le type de logement, produit numéro 75-006-X au catalogue de Statistique Canada, p. 1.

Ma façon de changer le monde

Une série documentaire pour contrer l’homophobie

Quand les idées vont loin…
En 2012, assise devant mon ordinateur et procrastinant sur mes travaux universitaires, je recher­chais­ des documentaires concernant l’homophobie, un sujet qui me passionne. J’avais trouvé plusieurs films, mais très peu réalisés au Québec. L’idée folle de me lancer à la tête de la création d’une série documentaire sur ce sujet m’est alors venue.

Étudiante en enseignement de la musique, rien ne me reliait aux techniques nécessaires pour entamer un projet cinématographique de cette ampleur. Pourtant, le désir d’aider les autres en créant ce documentaire était plus fort que ma raison. C’est à cet instant que je me suis lancée dans une grande aventure, baptisée Homogène peu de temps après.

Encore étudiante et n’ayant pas de sous en poche, j’ai tenté ma chance pour obtenir une subvention auprès de la Table Jeunesse Outaouais. Lors de la découverte de cet organisme, j’ai su qu’il ne restait que deux jours pour envoyer tous les documents nécessaires : plusieurs lettres d’appui, une description détaillée du projet, la prévision budgétaire ainsi que l’appui d’un organisme de la région pour le projet. J’étais tellement déterminée à mettre au monde ce projet que j’y suis arrivée! Après quelques semaines d’attente, j’ai obtenu la subvention qui me confirmait que le projet initial deviendrait un projet d’une plus grande envergure.

J’ai été très chanceuse de rencontrer Isabelle Courville à mon emploi de l’époque. Étudiante en cinéma, Isabelle accepta volontiers de plonger dans ce projet avec moi. Ainsi, elle s’est occupée brillamment du côté technique. Sans son apport, Homogène ne serait pas ce qu’il est aujourd’hui! Je lui serai éternellement reconnaissante pour tout ce qu’elle a apporté au projet!

Homogène : une série de neuf épisodes de 10 minutes chacun
Nous avons choisi neuf personnes de l’Outaouais, âgées de 18 à 36 ans,­­­ pour témoigner de leurs expériences­­­ de vie devant la caméra. Chaque épisode traite d’un sujet différent : le coming out, les stéréotypes, le respect de la différence, l’intimidation, l’amour, la famille, le travail, l’acceptation, la société ainsi que l’identité. On découvre avec elles qu’être homosexuel, c’est rempli de questionnements et de quelques difficultés, mais surtout de moments de joie et d’amour!

Le 8 janvier 2015, une date mémorable 
Lancé sur le Web en janvier 2015, Homogène est maintenant inscrit à plusieurs festivals internationaux du film. La réalisation a d’ailleurs remporté une mention d’excellence au Festival international du film de San Francisco. Pour arriver au produit final, la micro-équipe bénévole est passée par toute une gamme d’émotions. Toutefois, avec le recul, la fierté et le sentiment d’accomplissement sont celles qui demeurent.

Je fais présentement la tournée des écoles secondaires de l’Outaouais pour présenter le documentaire aux adolescents. La jeune fille que j’étais n’aurait pas prédit cela : parler de ce sujet qui me gênait encore énormément! J’ai attendu deux longues années de travail pour ce moment-clé. La rencontre des ados et la discussion sont très enrichissantes. Les entendre s’interroger et échanger sur ce qu’ils voient, c’est ma paie. J’espère grandement aider certains à vivre leur homosexualité avec davantage de positivité et changer des perceptions négatives qui circulent sur l’homosexualité.

Le but initial du projet était d’aider et de sensibiliser les jeunes. Et je crois que c’est réussi! Nous recevons des commentaires et des messages de partout autour du globe, de gens de tout âge et de toutes les nationalités qui ont été touchés par la série. Alors voilà, c’est ma façon de changer le monde!

Pour visionner la série, rendez-vous au www.homogenedoc.com

« Kim m’a parlé de cette idée embryonnaire de série documentaire ayant pour but de contrer l’homophobie. J’ai été séduite par son enthousiasme sans bornes et son puissant désir de faire la différence. Des mois de tournage, des centaines d’heures d’images et de sons, un véritable casse-tête au montage, un projet Goliath que j’ai porté sur les plans de la réalisation, de la direction de la photographie et du montage. »
-Isabelle Courville, réalisatrice de la série et bache­lière en Cinéma de l’Université du Québec à Montréal.

L’approche socio-dynamique d’intégration par l’art (SDIA)

Quand l’art vient en aide aux personnes autistes
Vous connaissez l’approche socio-dynamique d’intégration par l’art­ (SDIA)? Il s’agit d’un mode d’intervention auprès des personnes autistes sur les plans de la communication, des interactions sociales ainsi que des activités et intérêts.

Tour d’horizon d’une approche élaborée par Mohamed Ghoul, intervenant psychosocial et résident de Rouyn-Noranda
Monsieur Ghoul a imaginé une approche qui repose sur les bases suivantes : promouvoir le développement de la créativité et les talents artistiques des personnes ayant des limitations et des besoins particuliers, tels que l’autisme. Et promouvoir l’intégration de ces artistes à la collectivité artistique québécoise en plus de reconnaître à sa juste valeur leur apport à la vie culturelle.

« Le développement des habiletés sociales, l’intégration de processus de résolution de conflits et les aider à découvrir leur réseau d’aide fait aussi partie de l’intervention, explique M. Ghoul. Il est aussi question d’aider l’individu à développer une meilleure estime de soi et à reconnaître son unicité. »

Il ajoute que l’estime de soi est défi­nie comme étant l’évaluation positive de soi-même. Celle-ci est basée sur la conscience de sa propre valeur et de son statut d’acteur social.

« De plus, c’est une chose d’avoir des qualités, des habiletés, des aptitudes et un savoir-faire, mais il s’agit avant tout de les connaître et d’en avoir conscience. » Il note que l’approche aide tout autant à gérer des situations de crise, de stress et d’anxiété qu’à faire diminuer les symptômes des troubles anxieux.

Objectifs spécifiques
Concrètement, la méthode SDIA permet d’aller encore plus loin :

• Intégrer les participants dans un milieu normalisant, tout en favorisant le développement à l’intérieur de ce milieu;
• Favoriser le développement au niveau de la communication, de la socialisation et de l’intégration, et ce, par un médium artistique qui joue le rôle d’outil de lien et de développement dans un contexte d’activités socioculturelles;
• Développer un sentiment d’appartenance en offrant un moyen alternatif de s’intégrer dans sa communauté;
• Développer de manière considé­rable l’estime de soi et la confiance­ en soi, et ce, par la réalisation d’œuvres artistiques créées par les participants;
• Donner à la clientèle cible une identité sociale au sein de sa communauté (musicien, créateur artistique, groupe de musique).

Former des intervenants
L’approche SDIA fournit aux intervenants l’opportunité de prendre des risques. Cette approche est basée sur la capacité de tout être humain à créer avec la possibilité d’observer, de comprendre, d’étudier et d’apprendre.

« Il est ici question que l’intervenant se considère comme un élément faisant partie d’un tout qui l’en­toure, avance M. Ghoul. Tous les individus sont influencés, et surtout influençables, selon les modes de com­munication et les sens qui sont en alerte. »

L’approche SDIA repose sur le concept de l’intégration personnelle et sociale dans une perspective socio-dynamique de l’intervention. L’intégration personnelle et sociale de tout individu à sa communauté est essentielle à son développement selon sa propre évolution.

Le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec considère que l’intégration sociale est une priorité pour les personnes présentant des incapacités ou des déficits. L’intégration sociale est une opération par laquelle un individu ou un groupe d’individus s’incorpore à une collectivité, à un milieu.

De plus, le Ministère a bonifié sa politique de soutien De l’intégration sociale à la participation sociale (2001) en spécifiant que la participation sociale implique un échange réciproque entre l’individu et la collectivité; elle met en cause, d’une part, la responsabilité collective de permettre à tous de participer activement à la vie en société et, d’autre part, la responsabilité individuelle d’agir en citoyen responsable.

Enfin, une approche comme la SDIA mérite d’être connue davantage. Qu’une personne autiste soit au cœur d’une telle démarche artistique nous permet d’apprécier la beauté de l’esprit autistique.

Pour en savoir plus
Visionnez les résultats d’une recherche sur cette approche menée par le professeur André Gagnon, de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue.

Le film l’Autiste au Tambour d’Yves Langlois : une odyssée improbable de quatre artistes autistes Québécois en tournée à Paris. Visionnez le film sur le site web ICI.tou.tv http://ici.tou.tv/l-autiste-au-tambour

Des ateliers sont donnés à Montréal, Rouyn-Noranda, Sainte-Thérèse et Gatineau. Pour de plus amples renseignements, écrivez à l’adresse mohamedghoul@hotmail.com