Pourquoi la communication affecte notre santé?

D’abord, qu’est-ce que communiquer?  Au sens relationnel, communiquer c’est mettre en commun, mais mettre en commun quoi et comment?  Le « quoi » dépend de ce que nous choisissons de transmettre dans la relation.  Quant au « comment », nous communiquons par les messages qui circulent à travers la relation.  Il y a des messages qui sont positifs, c’est-à-dire qu’ils sont bons pour celui ou celle qui les reçoit, et il y a des messages négatifs qui, au contraire, ne sont pas bons pour la personne qui les reçoit.  D’une façon simplifiée, on peut affirmer que les messages positifs sont nourrissants, qu’ils donnent plus de vie et qu’ils nous énergisent.  Les messages négatifs eux sont faciles à reconnaitre, car ils nous prennent de l’énergie et suscitent en nous une gamme de  ressentis désagréables.

Alors, lorsque nous communiquons, nous sommes responsables des types de messages que nous choisissons d’envoyer vers l’autre à travers la relation.  Nous sommes également responsables de ce que nous faisons avec les messages que nous recevons de l’autre.  Si ces messages sont positifs, il nous appartient de développer notre savoir-accueillir afin de profiter au maximum de cette merveilleuse source d’énergie qui nous est offerte.  De même, lorsqu’un message négatif arrive à notre bout de la relation, il nous appartient d’apprendre à ne pas le garder en nous, car il est toxique.  Pour illustrer ce principe, imaginons le scénario suivant dans le contexte d’une relation de couple…

Adam et Ève aujourd’hui
Ève qui prévoit une sortie avec ses amies ce soir fait la demande suivante à Adam lorsqu’il rentre du travail : « Je sors avec des amies ce soir, alors après avoir fait la vaisselle, j’aimerais que tu nettoies le plancher de la cuisine, car il est très sale. »  Ève quitte donc pour sa soirée entre amies et Adam, après avoir lavé et rangé la vaisselle se sent trop crevé pour s’occuper du plancher de la cuisine.  Il faut dire qu’il a vécu une de ces journées épuisantes au travail.

Quand Ève rentre à la maison après sa sortie et constate que le plancher n’est pas nettoyé, elle devient furieuse.  Lorsqu’elle aperçoit Adam à demi endormi dans son fauteuil devant la télé, voici ce qu’elle lui dit : « Franchement, Adam, tu aurais pu te forcer un peu pour faire ce que je t’ai demandé!  C’est encore moi qui vais devoir me taper tout le travail! »  Puis elle s’enferme dans la chambre en claquant la porte.

Surpris par l’ampleur de la réaction d’Ève, Adam, qui ne s’attendait pas à cela de la part de son amoureuse, se sent très mal face à cette situation et ne trouve rien à dire sur le coup.  Pendant quelques instants, il se sent même coupable de n’avoir pas su répondre à la demande d’Ève.

Après s’être permis quelques instants pour accueillir le mélange de ressentis inconfortables qui se succédaient en lui et permettre à sa clarté d’esprit de revenir peu à peu, Adam souhaitait clarifier la situation avec sa compagne.  Vu l’heure devenue trop tardive, Adam qui préférait ne pas aller se coucher dans cet état décida d’écrire le message suivant à Ève qui pourrait en prendre connaissance le lendemain matin…

« Ève, je souhaitais te parler en lien avec la situation que nous avons vécue ce soir.  Étant donnée l’heure tardive, j’ai décidé de t’écrire ce message d’ici à ce que nous puissions discuter de cette situation ensemble.  D’abord, je veux te dire que j’ai bien entendu ta déception quant au fait que je n’avais pas nettoyé le plancher de la cuisine comme tu me l’avais demandé avant de partir.  Lorsque tu m’as dit que j’aurais pu me forcer un peu pour faire ce que tu m’avais demandé, j’ai surtout entendu ton commentaire comme un reproche et une accusation.  J’ai aussi ressenti de la culpabilité.  J’aurais préféré t’entendre simplement m’exprimer la déception que tu vivais.  Ça m’aurait donné la chance de pouvoir te raconter ce que j’avais vécu au travail aujourd’hui et qui faisait que je me sentais trop épuisé pour répondre à ta demande ce soir même.  Quand tu m’as exprimé ta crainte de devoir te « taper tout le travail », j’ai cru reconnaitre chez toi le désir que je m’implique avec toi.  Je voudrais te rassurer en te disant que pour moi, il est clair que je souhaite contribuer avec toi à l’entretien de notre espace de vie, car je m’en sens coresponsable avec toi. »

« Au fond, je crois que ce qui est arrivé ce soir n’est que le reflet du fait que nous ne sommes pas parvenus à communiquer et à partager nos états d’âme.  Nous ne nous sommes pas non plus offert la chance d’exprimer nos besoins et désirs respectifs. Je te propose qu’on s’en reparle ce soir après le boulot. Je te souhaite de vivre une belle journée… ».

Comment Ève a-t-elle réagi en lisant son message le lendemain matin?  Malheureusement, elle n’est pas présente pour nous le raconter!  Mais vous… comment auriez-vous réagi si vous aviez reçu un tel message?

Êtes-vous en mesure d’identifier les messages positifs et les messages négatifs dans ce scénario?

Avez-vous une idée maintenant de comment la communication peut avoir un effet sur la santé?

Entrez dans votre zone de découvertes!

Depuis trois ans, un événement important intitulé Le forum des artisans du changement a lieu. Le saviez-vous? Après Montréal en 2011 et Val-Morin en 2012, c’est à Québec que s’est déroulé le forum 2013 en novembre dernier.

Le forum des Artisans du changement est le plus grand rassemblement de personnes qui se posent des questions et désirent poser des actions pour créer une société inspirante, une société où nos actions sont des déclencheurs pour les autres.

À quand remonte la dernière fois où vous avez été un déclencheur dans la vie de quelqu’un, en racontant un projet réussi et duquel vous êtes fier?  Jusqu’à quel point réalisez-vous la différence que vous pouvez faire dans la vie des gens? Qu’est-ce que vous êtes prêt à accomplir pour raconter votre expérience et entraîner d’autres personnes dans l’action? Voilà le but du forum des Artisans du changement : partager, s’exprimer, écouter et mettre en commun  des expériences enrichissantes et des projets nourrissants. Il n’y a pas de petits ou de grands projets, il y a des projets, ceux qu’on a réussis et ceux qu’on veut entreprendre.

Si un jour il vous est arrivé de vous lever, de vous retrousser les manches et de vous dire : « je vais faire quelque chose pour mon quartier, ma ville, mon milieu de travail, ma planète » alors, vous êtes déjà un artisan du changement car vous portez l’intention. Pour passer à l’action, joignez-vous à d’autres artisans du changement lors du forum de 2014. L’originalité du forum? Chaque participant peut contribuer à la programmation!

Le forum des Artisans du changement, ce n’est pas un mouvement politique, c’est un mouvement collectif pour créer des projets et tisser des liens! En participant au forum des Artisans du changement, vous rencontrerez des personnes issues de domaines très variés, vous ferez grandir votre réseau et vous aurez un impact plus grand dans votre milieu.

Un rassemblement où l’énergie positive est un moteur de changement, c’est extraordinaire.

« On se rencontre avec l’intention d’agir ensemble », affirme Marie Couture. Pour sa part, Richard Cormier s’empresse de dire : « C’est là où on apprend vraiment que l’expérience de l’un peut nous être bénéfique et vice-versa. Qu’est-ce qu’on attend pour se connaître? ».

Se brancher sur une énergie créatrice, c’est puissant et ça nous sort des sentiers battus. Le miroir du changement, quand on s’y regarde, c’est pour y voir une métamorphose, si petite soit-elle. Richard et Marie sont des artisans du changement. Et vous, comment serez-vous un artisan du changement?


NOTE : Un merci spécial à Carole Verdon, pour son apport précieux à la rédaction de cet article lesmotsdanslencrier@gmail.com

Marie Couture et Richard Cormier

Le yoga dans toute sa beauté

UNE VOIE DE  TRANSFORMATION PERSONNELLE

Je  pratique le yoga depuis ma tendre enfance. Ma mère yogini était en charge d’un centre de yoga dans les années soixante-dix à Thedford Mines dans les Cantons de l’est.

Une époque où le yoga avait une approche plus spirituelle.

J’avais beaucoup de plaisir à l’observer faire toutes sortes de postures aussi étranges les unes que les autres. Ce qui me fascinait davantage dans sa pratique journalière était sa discipline, sa rigueur, son calme, la beauté et une maîtrise dans l’exécution des postures. Que c’était beau !

Après mes multiples insistances et mes multiples questions, j’ai fait mes classes auprès d’elle. Je garde en mémoire des souvenirs impérissables de nos séminaires de yoga à Stow dans le Vermont.

Après le décès de ma mère en 1996, avec une certaine résistance, j’ai fait un retour à mes racines en 2007 dans un centre de la région. Wow, quel changement! J’étais complètement déboussolée et agressée par le rythme rapide d’exécution. J’ai alors ouvert mon esprit afin de permettre une adaptation progressive au changement.

Le yoga c’est avant toute chose d’apprendre à respirer. C’est taire les fluctuations du mental.

C’est du bonheur, c’est une rencontre de soi, un moment d’écoute, de conscience. Un respect du corps. C’est le garder jeune et beau.

L’éveil spirituel est accessible à tous et salutaire. La transformation que suscite le yoga fait jaillir le vrai Soi et nous permet d’aimer avec une plus grande profondeur.

Il s’agit d’un outil thérapeutique puissant pour aider à solutionner des problèmes physiques et psychologiques, à libérer l’énergie sexuelle, acquérir une force et une flexibilité pour d’autres activités, améliorer l’apparence, la posture, la peau, la tonicité et la vitalité.

Kripalu est une voie d’enseignement privilégiée, une voie philosophique de compassion, de non jugement, une façon méditative d’entrer dans les postures physiques pour permettre aux postures de révéler qui nous sommes.

Le plus beau des cadeaux réside dans cet espace temps où votre totale attention se porte sur ce que vous avez de plus précieux, votre corps, ce véhicule tout terrain, ce temple d’amour.

Vivement le yoga !

Exprimez vos couleurs, votre style

À TRAVERS VOS VÊTEMENTS, GRÂCE À UNE STYLISTE

Une styliste dans votre vie vous apportera bien-être et bonheur, mais tout est dans la manière en créant un environnement propice au changement. Une approche à l’écoute de ce que vous êtes physiquement, mentalement et émotionnellement en respectant votre rythme. Chaque jour apporte un défi en ouvrant sa penderie. Le vêtement nous définit, tout dépend de nos états d’esprits au moment de nos choix d’aujourd’hui.

Peut-être êtes-vous de ceux bien organisés qui sortent leurs vêtements la veille tout inspirés! Quelle surprise de vous retrouver le lendemain pas du tout intéressé de porter vos vêtements si soigneusement préparés. Se vêtir devient un plaisir, il suffit de s’y attarder en reflet à ce que nous sommes en réalité.

Le regard qu’on porte sur soi se reflète à travers nos vêtements. Apprivoisez vos courbes en miroir bonheur. Exprimez ce que vous êtes en corps-à-cœur!

Silhouette tu m’enveloppes, seconde peau tu me réconfortes.
L’art vestimentaire est avant toute chose une connaissance de sa morphologie. C’est mettre en lumière ce que nous aimons de soi. La silhouette parfaite est la nôtre, modelée, ajustée, selon nos formes avec goût pour notre confort et notre aisance.

Le vêtement crée l’harmonie avec la silhouette et non un déguisement. Se sentir enveloppée de matières confortables est bien plus qu’une question de mode, c’est un sentiment de confiance, d’assurance, de bien-être qui se reflète dans toutes les sphères de notre vie.

Vous accordez peut-être beaucoup de temps et d’argent à vos soins corporels, votre coiffure, vos divertissements, mais vous accordez-vous suffisamment du temps pour approfondir la relation que vous entretenez avec votre corps et par le fait même avec votre penderie?

Se vêtir est une célébration de couleurs, de créativité. Ayez du plaisir à choisir vos vêtements chaque jour!

La mode se démode, le style jamais (Coco Chanel)

Faire un chemin de paix et de compassion avec sa fourchette

Le chemin spirituel est depuis longtemps assimilé aux longues pratiques méditatives ou de prière, aux pratiques ascétiques telles que le jeûne, parfois aux charbons ardents, aux fakirs et aux sacrifices. Mais connaissez-vous le chemin de la fourchette? Comment cet ustensile si banal pourrait-il nous creuser un chemin spirituel? C’est très simple. Ah…vous perdrez intérêt? C’est vrai que le mental a horreur de la simplicité. Bon, disons pour vous piquer un peu que ce chemin de la fourchette n’est pas celui des épicuriens, pourtant, il n’est pas contre. Heu… soyons plus spécifiques :

Le chemin de la fourchette, est le passage de paix et de compassion creusé par chaque bouchée que je mange. Lorsque je mange des aliments sains, je me sens bien. En fait, je me sens très bien lorsque je mange des aliments entiers, biologiques, le plus souvent vivants et préparés le plus simplement possible. On pourrait dire que ça me ravit tout simplement. Nous avons tous entendu l’adage « Un esprit sain dans un corps sain ». Rien de nouveau sous le soleil… Nous sommes tous d’accord. Mais voilà, le chemin de la fourchette commence vraiment après cela. Lorsque chacune des bouchées que nous mettons dans notre fourchette est remplie de paix, c’est-à-dire qu’elle est exempte de toute souffrance, lorsque de la terre à l’assiette, aucune souffrance n’a été engendrée,  nous savons que nous pratiquons un véritable chemin.

Chacun d’entre nous doit déterminer ce qui constitue la part de souffrance qui est dans notre fourchette pour l’éliminer. Souffrance pour le corps et souffrance pour la planète. Personnellement, j’ai remarqué que lorsque je mange du sucre raffiné, mon corps devient sujet aux inflammations, je deviens moins stable émotionnellement, et j’ai tout à coup envie de manger toutes sortes de cochonneries qui ne me tentent pas habituellement. Le sucre crée une souffrance dans mon corps. Les aliments stimulants aussi, j’ai remarqué que lorsque je buvais du café, je devenais impatiente et irritable. Donc, pour moi, exit les aliments pleins de sucre et les produits stimulants comme café et chocolat si je veux rester paisible. Le chemin de la fourchette amène la paix du corps.

Pour certains, il est entendu que les aliments du commerce équitable doivent figurer au menu, on sait tous même sans être des experts, à quel point il y a des inégalités sociales liées aux achats des produits agricoles venant des pays du sud. L’achat d’aliments du commerce équitable est une bonne manière de manifester le fait que nous sommes conscients que tout le long de la chaîne du commerce, il doit y avoir une rétribution juste. Les aliments sains qui remplissent notre fourchette ne sont pas issus ni n’engendrent la souffrance pour les êtres autour de nous… et même pour ceux qui sont loin et que nous ne voyons pas…

Il y a aussi l’agriculture biologique ou même biodynamique qui respecte la terre et la plante aussi, rien à voir du tout avec l’agriculture industrielle dont les motivations sont le profit, et qui met en cause la santé de la terre ainsi que la santé des populations. Dois-je ajouter que l’industrie des animaux crée énormément de souffrances? Ouf!… j’entends déjà des protestations… j’avais oublié de dire que le chemin de la fourchette, chemin de conscience et de compassion est un chemin à la fois très difficile et très facile. Personnellement, je suis toujours heureuse de tomber sur un paradoxe, je sais que je touche à quelque chose réellement lié à la vie. Mais voilà, sans prétendre ne jamais tomber dans les ornières, je tente de marcher sur ce chemin de paix et de compassion pour notre corps et pour la planète entière et je vous invite à vous y aventurer aussi.

Le plus grand artiste de l’Univers

  • Regardez le soleil!
  • Ce n’est pas le soleil, c’est la lune. Me répondent-ils.
  • Nous vivons ici depuis plus de 40 ans; depuis quand est-ce que la lune apparaît à l’Ouest en fin de journée? Je vous dis que c’est le soleil!
  • Mais non! C’est impossible. C’est la lune. Répète ma mère.
  • Elle est beaucoup trop haute pour être le soleil. Ajoute mon fils.
  • Avez-vous déjà vu la lune aussi rouge qu’un drapeau japonais? Nous en sommes à la fin juin, le soleil est à son plus haut et les journées sont les plus longues. Je vous dis que c’est le soleil!
  • Je n’ai jamais vu un soleil comme celui-là! Ni une lune à bien y penser. Déclare mon frère d’un ton perplexe.

Une quinzaine de minutes plus tard, l’astre non identifié a suivi la trajectoire que le soleil couchant fait avec aise depuis des millénaires. Je regarde les membres de ma famille que j’adore avec mon air de « j’vous l’avais dit! ».

  • Incroyable! C’est féerique! S’écrie ma mère.
  • Tu avais raison, Nath. C’est mon beau-frère le soleil!

Son beau-frère le soleil? Je suis sa seule sœur … et pourtant, je ne lui ai jamais dit le surnom que j’ai donné à l’homme que j’aime et qui m’a fait vivre le vrai bonheur … Est-ce une prédiction? Mon Dieu! Faites que oui!

Le soleil était d’un rouge écarlate intense, canalisant audace et passion. Cette boule de feu irréel dans un ciel poudreux semblait flotter sur son éphémère lit de plume. Nous étions tous en état de jubilation devant la fenêtre, à l’abri des billions de maringouins et de maringouines, à contempler le chef-d’œuvre miraculeux que peignait le maître artiste sur son grand tableau dans le ciel.

Au bout d’un peu plus d’une heure, le seigneur signa sa toile avec des orangés et des violets, puis il tamisa la lumière doucement avant de l’éteindre complètement. Puis, il laissa place aux 88 constellations. Ces gazillions de veilleuses se mettaient à l’œuvre pour nous protéger contre la nébulosité et sa malveillance.

Bonne nuit  Andromède!

Bonne nuit Compas! Bonne nuit Grande Ourse! Indien! Peintre! Petit Renard! Sculpteur! …  Et bonne nuit à vous tous! Faites de beaux rêves!

N.B. Ma caméra était incapable de capter cet instant magique. L’image ne reflétant aucunement la béatitude du moment. Je dois me contenter du souvenir dans ma mémoire.

Quel est votre remède?

« Au sein de plusieurs sociétés chamanistes, si l’on exprimait au chaman que nous étions démoralisé, abattu ou dépressif, il nous posait l’une des quatre questions suivantes :

Quand avez-vous cessé de danser? Quand avez-vous cessé de chanter? Quand avez-vous cessé d’être enchanté par les histoires? Quand avez-vous cessé de trouver le bien-être dans le silence?

C’est lorsque nous avons cessé de danser, chanter, d’être enchanté par des histoires ou de trouver le bien-être dans le silence, que nous nous sommes éloignés de notre âme. La danse, le chant, raconter des histoires et le silence sont quatre baumes universels. »

~Angeles Arrien, docteur anthropologue

Quel est votre remède? Prenez une pause. Écoutez votre sagesse intérieure et vous découvrirez que vous le savez déjà.

Le mouvement physique tel que la danse et le yoga nourrit, renforce et libère le corps, l’esprit et l’âme. La chanson, le chant et la musique inspirent, réduisent le stress et cultivent la joie et l’esprit de communauté. Le silence améliore la concentration, amène la clarté, la conscience et le calme.

La prochaine fois que vous vous sentez coincé, mal à l’aise ou que vous désirez simplement bonifier le niveau de joie dans votre vie quotidienne, pourquoi ne pas faire l’expérience de ces baumes pour l’âme?

Dansez au milieu du salon ou dans la rue, fredonnez dans l’ascenseur et chantez sous la douche. Rassemblez-vous autour d’un conte ou d’une histoire. Entrez dans le royaume du silence.

Mais soyez avertis! Ces remèdes pourront vous laisser des effets secondaires positifs et contagieux, mais sans risque de surdose. Le rire est recommandé aussi souvent que nécessaire.

Quel meilleur présent pour soi et pour le bien-être collectif que celui de se nourrir, se ressourcer et se guérir avec les baumes universels que sont le yoga, la danse et la musique?

Choisir ses mots : un atout majeur dans l’art de communiquer

« On ne peut pas ne pas communiquer. »

C’est ce que Paul Watzlawick, théoricien reconnu de la communication, a simplement mais brillamment énoncé. Cette idée exprime peut‐être une évidence, mais souligne à la fois une notion fondamentale : l’être humain est en constante communication avec ses pairs. Il émet des signaux verbaux et non verbaux quand il interagit avec un interlocuteur. Il se différencie des animaux et des autres espèces naturelles en raison de sa capacité à communiquer verbalement, entre autres. C’est pourquoi il doit accorder de l’importance aux mots qu’il choisit dans ses échanges autant personnels que professionnels.

L’être humain est unique : choisissez la meilleure approche
Chaque personne a une éducation, une culture, une dynamique interne et un passé différents. C’est ce qui fait d’ailleurs son unicité. Lorsque cette personne est en contexte communicationnel, elle doit prendre ces variantes en considération afin de favoriser un dialogue harmonieux et enrichissant.

Éducation
Si, par exemple, votre interlocuteur a reçu une éducation catholique soutenue, vous devrez tenir compte de sa foi, de son regard altruiste, de ses valeurs de compassion et de pardon, etc. Vous saurez que certains mots ou concepts pourraient vous le mettre à dos.

Culture
Si, par exemple, votre interlocuteur a été élevé au sein d’une famille pour qui le déploiement de l’intellect est essentiel, vous comprendrez que traiter de faits terre à terre (la maison, le magasinage, les troubles sur votre voiture, la température) ne pourra le garder longuement en haleine.

Dynamique interne
Si, par exemple, votre interlocuteur montre une personnalité pleine d’effervescence, sympathique et explosive, vous l’ennuierez probablement avec des démonstrations analytiques qui traînent en longueur.

Passé
Si, par exemple, votre interlocuteur a, dans le passé, vécu de graves agressions verbales, celui‐ci aura plutôt tendance à déserter une conversation enflammée dont le ton monte sous le signe de la colère.

Bref, la communication est également un vecteur de la psychologie. Que vous souhaitiez discuter d’un problème de couple ou convaincre un nouveau client de profiter de vos services, vous augmenterez vos chances de communiquer efficacement à prendre quelques notes sur la personne et à préférer certains mots à d’autres.

Pensez à reconfirmer!
En plus d’être unique, un individu ne connaît pas nécessairement la définition exacte des mots que vous utilisez. Bien que cela puisse paraître étrange, surtout au cœur d’une même culture identitaire, il est effectivement vrai que, d’une personne à l’autre, la signification d’un mot peut différer. Le poids émotif des mots est un facteur, comme la connaissance, la fréquence d’utilisation de ce mot, les croyances linguistiques généralisées, le secteur d’activité, etc.

Pour ces raisons, mieux vaut toujours reconfirmer. N’hésitez pas à interroger votre interlocuteur sur votre compréhension de son discours. Dites‐lui ce que vous avez compris et si cela reflète avec justesse ce qu’il veut vous transmettre. Demandez‐lui aussi de reformuler dans ses mots ce qu’il a retenu de vos propos. Vous constaterez qu’il existe souvent des divergences de sens et de connotation. On le remarque d’ailleurs fréquemment entre employeur et employé, client et fournisseur. Le donneur d’ordres réclame l’exécution d’une tâche ou d’un mandat alors que celui qui doit répondre à sa demande le fait, en fin de compte, plus ou moins et avec des résultats mitigés parce que la directive n’a pas été entendue de la même manière. L’usage de mots adéquats, appropriés à la situation et à la personne, dont la compréhension mutuelle a été confirmée est donc de mise en tout temps.

Soyez précis!
Un échange de paroles vagues, évasives et dont la signification porte à interprétation peut mener à des mésententes, voire des conflits. On relate cela régulièrement dans le bilan des causes d’une chicane de couple ou d’une résiliation de contrat. En effet, une réponse embrouillée, une explication confuse ou un choix de mots mal adapté peut conduire à des critiques erronées et des actes inopportuns.

Par exemple, si votre partenaire, qui doit vous emmener dîner, vous écrit : « Je vais chez toi à midi. » Est‐ce que cela signifie qu’il quittera le lieu où il se trouve à midi, qu’il sera à votre porte à midi ou qu’il passera vous récupérer sur l’heure du dîner? Si vous croyez qu’il sonnera chez vous à midi – ce qui vous convient parce que vous avez une rencontre à 13 h – et qu’il sonne réellement à midi, les circonstances sont favorables. Par contre, s’il arrive à 12 h 45 – prenant « midi » comme « heure du dîner » ‐, il est possible que vous soyez déçue, peut‐être fâchée, d’autant plus si d’autres problèmes de communication ont fait surface dernièrement.

Ainsi, lorsque vous communiquez à l’oral ou à l’écrit, soyez immanquablement précis! Vous gagnerez sur le plan de la bonne entente, de l’évolution personnelle et professionnelle et même du bonheur!

L’université sans diplôme

Après avoir œuvré pendant 30 ans sur le marché du travail, à mon premier emploi professionnel en formation il y a 15 ans, je me suis heurtée à une cohorte de jeunes étudiants universitaires fraîchement embauchés qui se voyaient offrir — avant même la fin de l’été — des possibilités alléchantes de promotions et de postes sans que je puisse même concurrencer avec eux parce que je n’avais pas de diplôme universitaire.

La souffrance et la déception ressenties en les voyant passer devant moi malgré l’expérience acquise étaient si grandes que cela m’a poussée à passer à l’action. Je ne savais trop comment jusqu’au jour où une consultante en gestion de carrière, que j’avais engagée, s’est arrêtée à mon bureau pour me demander comment j’allais. « Pas très bien » lui dis-je, lui partageant mon sentiment d’impuissance par rapport à la situation. « Mais qu’est-ce que ça te prendrait pour enlever cet obstacle? » « L’Université je pense, mais je ne veux pas me retrouver sur les bancs d’école pendant des années à mon âge. » Du coup elle me dit : « Je connais une personne à l’Université qui peut t’aider. Va la rencontrer, c’est une bonne personne. » Je me suis dit, « on ne sait jamais, au point où j’en suis pourquoi ne pas explorer. »

Je prends rendez-vous. Je ne connais rien de son secteur de responsabilité. Elle commence par répondre à mes questions puis soudainement j’ai l’impression d’être en entrevue :

« Qu’avez-vous étudié depuis que vous avez quitté le collège? Quelle sorte de travail faites-vous? Quelle est votre conception de l’Éducation des adultes? »

Satisfaite de mes réponses, elle me dit : « Je pense que l’Université serait prête à vous accueillir dans des études de deuxième cycle. Nous profiterions de votre expérience et vous du milieu universitaire. » Je bredouille, hum… « Des études de deuxième cycle? Mais qu’est-ce que c’est exactement? Est-ce que ça prend un baccalauréat pour y être admis? » « Oui, madame. » « Mais je n’ai pas de baccalauréat! » « Qu’à cela ne tienne, dit-elle, l’Université serait prête à vous admettre sur la base des expériences professionnelles et des études acquises dans le domaine de l’Éducation des adultes depuis que vous avez laissé le collège. » Je n’en crois pas mes oreilles. Cette personne est en train de m’ouvrir toutes grandes les portes de l’Université.

Je me souviens encore du sentiment d’exaltation qui m’habitait ce soir-là en traversant le jardin de l’Université, à la belle étoile, en me disant : « Qu’est-ce qui vient de se passer? Je suis venue ici en exploration et me voilà admise à des études de deuxième cycle. Ce n’est pas croyable! » La tactique de la consultante avait fonctionné. « Va juste la rencontrer », m’avait-elle dit. En me rendant le choix simple et accessible, elle avait démystifié l’Université et la résistance était tombée.

J’ai terminé avec succès mes études de deuxième cycle, puis j’ai poursuivi à la Maîtrise que j’ai complétée à 60 ans! De quoi rendre mon père fier.

L’idée qu’on se « bâtit » soi-même, sans l’aide des autres, est une illusion. Elle nous empêche d’apprécier la façon dont la Vie nous soutient à chaque instant et de reconnaître que nous sommes aimés, même si ce n’est pas toujours de la façon dont on le souhaiterait, ni par la personne que l’on voudrait.

Sans l’intervention habile et attentionnée de cette consultante pour me guider et m’apprivoiser et l’ouverture d’esprit et la reconnaissance de la responsable à l’Université, j’aurais continué d’agir en fonction de mes limites, blâmant les autres pour mon infortune sans jamais réaliser l’éventail de possibilités qui s’offrent une fois que l’on prend charge. Einstein disait : « Il n’y a vraiment que deux manières de vivre sa vie, comme si rien n’est un miracle ou comme si tout est un miracle. »

J’ai choisi la deuxième. Et vous?

Le Cheminement Autoral en tant que Voie d’Éveil

De nos jours, peut-être comme jamais auparavant, pour beaucoup d’entre nous le besoin de bien-être et de bonheur ne rime non seulement avec la réalisation de Soi et du sentiment de se sentir justement positionné dans le moment présent, mais vibre avec une quête d’infini, là où l’Âme s’apaise, le cœur rentre en résonance, la pleine conscience vit de synchronicités entre collaboration et partenariat.

C’est bien là le besoin de s’ouvrir à cette vie profonde et réussie, à la fois intime et cosmique, à entendre ses appels, qui conduit à chercher un sens unifiant, décisif et fondamental, ainsi que des liens à l’existence. Ce cheminement s’accompagne donc d’une élévation de son niveau de conscience, d’une disponibilité aux exigences intérieures, un radical affranchissement du matérialisme, une orientation de sa vie en fonction d’un absolu qui peut prendre la forme d’une cause sociale ou politique, d’une recherche du beau, du bon, du juste et du vrai, d’un service à l’humain, entre humains en étant partenaires tout en étant fondamentalement Soi.

Cette métamorphose nécessite donc de puiser dans ce spirituel qui dépasse l’ordre des considérations purement utilitaires et immédiates, celles de l’acteur et du système, pour accéder au domaine de l’altruisme et de la réalisation de Soi, de la cohérence et de la liberté intérieure, de la contemplation mais aussi de la croissance et de la confiance. Cette démarche est celle de l’Auteur, Auteur de sa Voie, qui incarne les passages du dépassement de Soi à la reconnaissance du plus grand que Soi. Mais qu’est-ce qu’être Auteur et pourquoi cela est-ce si primordial?

Les linguistes disent que le concept « d’Auteur » vient « d’autorité », et sa racine latine est « Auctor ». Selon eux, un Auteur est une personne qui œuvre, qui crée du nouveau : une relation, un langage, un état d’être, une réalité, un produit, une tonalité. L’autorité vraie, celle de l’auteur, ne découle donc pas d’un statut (simple autorité légale selon le modèle bureaucratique); elle ne provient pas non plus d’une expertise technique (la connaissance du solfège ne suffit pas pour composer une œuvre) ni d’actions dans un système (en référence à Crozier et Friedberg, 1977).

Elle prend sa source dans l’attitude (Habermas, 1986), l’intention et la pleine conscience (Rosenberg, 2007) d’une personne qui rompt avec les prévisions d’un système établi, dans ses facultés à se réaliser dans des expériences optimales, à collaborer et à communiquer avec son environnement, (Csikszentmihalyi, 2004), mais aussi devenir un leader dans un référentiel intégral tel que proposé par Hatala et Hatala (2000).

Or dans le cadre d’un monde en perpétuelle transition, si « prévoir » consiste à voir avant, et si « prévenir » c’est agir avant même de connaître (c’est-à-dire pour chaque personne dans son environnement, sans autre référence à une hiérarchie fonctionnelle ou opérationnelle, ni à un statut socioculturel et professionnel particulier), « l’état d’être » d’Auteur, c’est-à-dire d’exprimer le « Quantum Autoral » (Kauffmann, 2013), c’est puiser dans les caractéristiques du paradigme du leadership Quantique (Erçetin et Kamact, 2008) et générer une ascendance Autorale (Kauffmann, 2007).

Ces dernières sont essentielles en termes d’impacts, car elles permettent à l’Auteur de répondre aux exigences relationnelles, communicationnelles et partenariales au niveau :

  • prévisionnel (simulation de scénarios, avec objectifs, qualifications, contrôles et régulations) pour faire face aux aspects déterministes (notamment ceux de la maladie),
  • computationnel et de réseaux (batterie d’outils et d’exigences socioprofessionnels, d’obligation et de normes, d’activités stratégiques et de produits) pour faire face aux aspects interactionnistes traditionnels (pour répondre aux aspirations de transcendances),
  • du développement de conscience pour aborder les profonds changements dans les relations, avec Soi, mais aussi avec l’Autre, les organisations et la société (Senge, 1994; Senge, Scharmer, Jaworski et Flowers, 2005).

Ainsi être Auteur, c’est aussi et avant tout être responsable, établir des priorités et les communiquer, rechercher l’adéquation des moyens et des fins dans un développement soutenable, durable et équitable de Soi-même en collaboration avec l’Autre. C’est également s’impliquer par rapport aux objectifs personnels, sociaux et environnementaux (Augustin, 2010).

Mais comme le dit John Maynard Keynes pour dépasser la typologie de l’acteur dans son système, « les hommes d’action qui se croient parfaitement affranchis des influences doctrinales, sont d’ordinaire les esclaves de quelques théories passées… et la plus grande difficulté n’est pas pour les individus d’accepter de nouvelles idées, mais d’oublier leurs anciennes… » (Arena, 1993). Dès lors, pour réussir sa vie et être en santé il n’existe pas de meilleure Voie que celle de l’Autorat pour chacun de nous car elle nous recontacte avec ce qu’il y a d’essentiellement véritable en nous. Pour vivre et expérimenter le bonheur, nous avons tous besoin de liberté, de qualité authentique dans notre relation aux autres et au monde, mais aussi d’assumer entièrement le réel au-delà de nos peurs et de nos craintes, de nos insécurités et incertitudes.