Réharmonisation par le son et l’image

La musique détient un pouvoir qui provoque une réaction d’ordre émotionnel. Elle peut ainsi communiquer directement avec les sentiments le plus profondément enfouis dans la mémoire et l’imaginaire.

Le corps est souvent comparé à un instrument de musique. Fragile et sensible, il peut être désaccordé par une émotion découlant d’un événement perturbant. On remarquera alors une fatigue plus accentuée, son esprit s’assombrira et s’il ne retrouve pas l’harmonie, la maladie s’installera doucement.

La visualisation guidée et de la musique vibratoire sont d’excellents outils pour atteindre un bien-être intérieur. On peut se servir de cette alliance comme thérapie de l’âme. Avec le bol tibétain, on peut augmenter notre taux vibratoire pour sortir du mental et ouvrir les portes de l’inconscient. Le son de cet instrument de musique prépare notre conscience à rencontrer les personnages blessés qui sont en nous et qui influencent notre vie d’aujourd’hui. Ces personnages sont parfois reliés à d’autres vies. Ainsi, grâce à la musique, on peut faciliter la communication télépathique et se transporter par l’image intérieure exactement à la période où l’émotion s’est cristallisée.

On peut, grâce à certains instruments de musique créer un son pour décristalliser l’émotion et réharmoniser le champ d’énergie de l’être humain. Le didgeridoo est souvent favorisé dans l’exercice du déblocage émotif. Et pour ce qui est de l’harmonisation, on peut choisir le violon, la cornemuse ou une chanson qui fait vibrer notre cœur. Il s’agit alors d’imaginer que le personnage blessé reçoit une belle boule d’amour offerte par quelqu’un qui nous aime. Cette boule vient alors illuminer le personnage et cicatriser la blessure émotive.

On a souvent l’impression d’assister à tout un cinéma que notre imaginaire nous envoie, mais le résultat de cette pratique est tellement efficace que les sceptiques ne peuvent que remarquer de grands changements dans leur vie actuelle.

Alors soyons notre propre médecin de l’âme et laissons-nous bercer par la musique qui fait vibrer notre cœur et imaginons-nous heureux!

Bon cinéma!

Vairaagya, le non-attachement

Nous pouvons aisément comprendre que la joie et la tristesse sont des émotions de nature transitoire. Tout ce qui existe subit l’influence d’une fluctuation constante, leur existence étant momentanée. Il demeure donc essentiel de méditer sur le non-attachement. Le Vairaagya n’implique pas l’abandon de nos relations, ni de notre travail, non plus de se réfugier dans la forêt ou dans un monastère. Il ne s’agit que de saisir que la nature de l’univers est transitoire et, par conséquent, nous désirons réaliser que notre être véritable réside derrière le sens du Je et de l’attachement, et que lui seul nous offre de la stabilité. En effet, dans son essence, notre être intérieur ne change pas.

Les quatre niveaux du non-attachement :

  1. Devenir conscient du fait que notre mental est malléable, qu’il transporte des idées et concepts, des mémoires (bonnes et mauvaises, et leurs effets) ainsi que du potentiel qui repose en nous.
  2. Après quelque temps, la pratique de la méditation nous transforme, nous devenons plus sensibles et conscients. L’ignorance et ses manifestations deviennent plus évidentes. Ce fait est inévitable.
  3. Si nous persévérons, nous réalisons un fait puissant : le monde entier réside dans notre esprit. De là, nous débutons une pratique personnelle, en acceptant que chaque individu a une leçon à apprendre qui lui est propre, une voie à suivre. Nous travaillons dès lors sur nous-mêmes, sur notre propre état de conscience, plutôt que de travailler sur celui des autres. Nous saisissons que nous pouvons faire une différence, si nous vivons avec plus de conscience, avec un état de conscience plus équilibré. Ainsi, nous devenons une source d’inspiration pour notre famille et nos proches, et nous parvenons simultanément à apprécier notre vie, avec satisfaction.
  4. Et si l’on persévère sur la voie du non-attachement, nous atteignons un état de maîtrise, de sagesse. Le contentement séjourne à ce niveau. La joie demeure, en fait, elle augmente, car elle est inspirée d’une clarté et d’un équilibre intérieur.

Néanmoins, il ne faut pas faire l’erreur d’associer le non-attachement à l’austérité, à un état de froideur ou d’insensibilité. Lorsque nous progressons et que nous atteignons une maîtrise croissante, nous voyons que nous n’avons renoncé qu’à l’indésirable, nous nous sommes libérés de besoins ou de désirs imaginaires.

L’état de non-attachement n’est pas de l’indifférence, nous ne le dirons jamais assez souvent. Certains rejettent parfois l’objectif de cette philosophie, la qualifiant d’inhumaine ou d’égoïste car ils imaginent qu’il s’agit d’une voie qui rejette tout, ayant un objectif égoïste : sa propre libération.

Il est important de comprendre que le résultat de cette pratique est l’approfondissement suprême d’un amour et d’une compassion véritables.

Quelle est la façon la plus facile d’obtenir le non-attachement? Il ne faut qu’entamer une pratique régulière de la méditation. Cette vie introspective mène à la force intérieure, à l’éveil de la conscience.

Dès lors, le moment présent est saisi dans toute sa plénitude. Loin d’engendrer de l’indifférence, notre amour pour ceux qui nous entourent est inclus dans notre objectif.

Enraciner le corps dans le Divin!

Comment nous enraciner dans notre corps pour vivre notre essence? Quelles sont les avantages? Pourquoi nous libérer de nos blocages pour élever notre conscience? Je ne sais pas pour vous, et parfois pour moi, quand les blocages inconscients deviennent conscients, ça peut être difficile, un peu comme une sensation d’être dans une machine à laver! Reconnaissez-vous la sensation?

Pendant plusieurs années, j’ai voyagé de par le monde à la recherche de réponses. Réponses à des questions telles que : Pourquoi sommes-nous sur terre? Pourquoi est-ce que je ressens si fortement que la vie est autre chose que le 9 h à 17 h? Qu’est-ce qui fait vibrer l’être humain? Quel est le plein potentiel humain? J’ai lu des centaines de livres, vécu dans des monastères Bouddhistes et côtoyé plusieurs traditions et cultures; toutes plus enrichissantes les unes que les autres. Malheureusement, peu de temps après avoir pris la résolution de mettre en application ce que j’avais appris auprès de tous ces sages ou dans les livres, j’oubliais. Je n’arrivais pas à continuer, comme si mes « programmes par défaut » revenaient au galop! Familier?

Pourtant, j’ai toujours ressenti que la « recherche » en valait la peine (ou la chandelle)! Quelle peine et quelle chandelle? Pendant longtemps, il me semblait que méditer m’apportait énormément pendant le temps que durait la méditation. Mais quand je revenais dans mon corps, la vie retrouvait son voile gris. Je ne savais pas comment intégrer mes connaissances et mes expériences dans ma vie de tous les jours. Je trouvais cela très souffrant car l’état d’expansion et la sensation de faire partie du Tout que j’ai vécus en méditation ou parfois dans un moment spontané dans ma vie, s’effaçaient éventuellement, plus ou moins rapidement.

J’ai donc modifié ma recherche, changé mon questionnement. D’aussi loin que je puisse me rappeler, la question qui surgissait continuellement en moi se résumait à : « Qu’est que l’illumination (ou l’ascension)?  ». J’ai commencé à m’interroger sur le corps, la vie humaine et sur le lien entre l’humain et le divin. Comment vivre le divin dans un corps humain? Je ne pouvais pas me douter de ce que la vie allait m’enseigner à travers ce qui semble à priori un simple changement d’angle sur un même thème. Ce changement d’angle s’est avéré une toute nouvelle expérience de vie!

J’avais déjà entendu dire que si nous voulons nous sentir bien, nous n’avions qu’à penser à donner un cadeau à quelqu’un et un sentiment de bien-être nous envahira et d’autres « trucs » comme celui-là! La pensée positive à tout prix! Il y a juste un problème, je ne peux pas penser à de belles choses à longueur de journée et être branchée sur le moment présent! Je voulais sincèrement me libérer de ce qui me bloquait et vivre naturellement un sentiment de sérénité, de paix intérieure, de joie de vivre et d’abondance…

J’ai toujours eu l’impression que toute la joie, la sagesse et l’amour étaient en-dedans de moi (et en chacun de nous) et que je n’y avais pas accès pour quelque raison que ce soit. J’ai toujours cru que chacun d’entre nous est un diamant à la naissance, un être extraordinaire d’ouverture, d’amour, de joie. Quand nous regardons un bébé, notre cœur s’ouvre, la joie nous envahit, nous sommes dans le moment présent! Dans l’essence de notre Être! Qu’est-ce qui fait que nous n’y avons pas accès à chaque moment? Qu’est-ce qui fait que nos souffrances émotionnelles prennent le dessus et que nous réagissons à partir de nos vieux « patterns » et non pas à partir de notre essence! Comme si l’être humain portait en même temps toute la beauté du monde et toute la souffrance du monde. Mais comment nous sortir de cette souffrance, comment la guérir pour que notre état inné d’amour et d’ouverture puisse se révéler et ce dans tous les aspects de notre vie?

La dimension émotionnelle de l’être humain peut paraître complexe. Je cherchais midi à quatorze heures à comprendre et à analyser. Pour finalement découvrir que c’est simple. Simple ne veut pas nécessairement dire facile. Nous sommes tellement conditionnés à ne pas ressentir nos émotions pleinement. Nous avons l’habitude de les cacher, les enfouir, les disperser en mangeant, en parlant, en faisant de l’exercice à l’extrême, en regardant la télévision ou en blâmant les autres, la vie ou nous-mêmes!

Nous n’avons pas appris à laisser les émotions nous traverser. Petit, nous nous sommes fait dire « Tu n’as pas de raison de pleurer! » « Tu n’as pas à avoir peur! » « Bien voyons, il n’y pas de quoi te choquer! ». Nous avons appris à ne pas faire confiance à nos émotions et, par le fait même, nous n’écoutons pas ce que notre corps nous dit. Nous ne lui faisons pas confiance! Une émotion est seulement de l’énergie qui veut passer à travers nous (énergie en motion)! Une sage a dit « C’est en restant dans le cœur de l’émotion que tu trouveras la sérénité tant recherchée. ».

Comment vivre dans un corps humain pour découvrir notre essence? La magie se produit quand nous laissons les émotions nous traverser. Une fois que l’émotion nous a traversé en étant ressentie pleinement, elle passe tout simplement! Et elle nous guérit sur son passage. Je ne parle pas ici de l’exprimer ou de la disperser, mais bien de la ressentir! De s’asseoir et de rester dans l’émotion! Non seulement l’émotion passe, ce qui reste une fois l’émotion passée, c’est notre essence! Nous pouvons Être facilement et naturellement au lieu de réagir à partir d’émotions refoulées. Nous pouvons être l’Être libre que nous sommes vraiment! Vivre dans le Tout en vivant dans notre corps, vivre dans toutes nos dimensions sur la terre! S’enraciner à la VIE sous toutes ses formes!

Feng shui et le grand ménage!

Le Feng shui est de plus en plus répandu. Pour certains, ça demeurera une mode de décoration ou d’aménagement harmonieux de nos maisons. Mais pour les personnes plus sensibles à l’énergie qui les entoure, le Feng Shui fera partie intégrante d’une qualité de vie au même titre qu’une saine alimentation.

Cette vieille science chinoise issue du Taoïsme nous enseigne que notre environnement influence fortement notre vie et notre destin. En appliquant les principes Feng Shui, nous favorisons la circulation de l’énergie vitale et améliorons de façon positive les divers secteurs de notre vie : amour, santé, richesse, etc.

Un des premiers principes, pour ne pas dire le plus important, est l’ordre.

Tout ce qui nous entoure, objets, meubles ou autres, est vibratoire et influence notre propre taux vibratoire; nous y sommes reliés comme par un fil énergétique. Partant de cette compréhension, il est simple de sentir à quel point il est primordial de faire le ménage de ce qui nous entoure avant même de réaménager nos maisons ou d’y installer des cristaux ou miroirs ou autres trucs qui accentuent l’énergie (positive ou négative).

  1. Commencez par faire le ménage de vos garde-robes, tiroirs, armoires de rangement, garde-manger, etc. et débarrassez-vous de tout ce qui n’est plus totalement en harmonie avec vous. Tout ce que vous n’avez pas porté ou utilisé au cours de la dernière année devrait disparaître.
  2. Les au cas où : ces objets, en plus de ne plus servir, créent de la stagnation d’énergie.
  3. Les souvenirs ou cadeaux reçus : assurez-vous que lorsque vous regardez ces objets, ils vous donnent de l’énergie au lieu de vous en prendre. S’ils vous retournent dans le passé, que vous vous sentez nostalgiques… ou si parce que tante Georgette s’annonce en visite, vous ressortez son cadeau de noces pour ne pas l’offusquer… débarrassez-vous-en. Faites place au présent, au nouveau.
  4. L’ordre au quotidien : lorsque vous avez terminé d’un objet, rangez-le à sa place, ça donne la satisfaction d’avoir terminé une étape et ça permet de le retrouver facilement. Vous avez des enfants? Que le rangement devienne partie intégrante du jeu et faites-leur grâce de ne plus les entourer de montagne d’objets et de jouets… D’ailleurs vous avez sûrement remarqué que les enfants utilisent toujours les mêmes jouets pour une certaine période et n’y reviennent plus. Ils sont friands du moment présent.
  5. Entourez-vous de choses vivantes : plantes, petits animaux…
  6. Faire un avec ce qui vous entoure : lorsque le gros du ménage est fait, assoyez-vous tour à tour dans chacune de vos pièces et sentez-y l’énergie, observez chaque objet et écoutez votre énergie. Est-ce totalement en harmonie avec vous? Est-ce agréable pour la vue, le cœur, le toucher? Pour les adeptes de la radiesthésie, à l’aide d’un pendule, vous pouvez vérifier le taux de résonnance entre vous et l’objet.
  7. Lorsque vous vous sentez en parfaite harmonie avec ce qui vous entoure, vous pouvez installer cristaux et miroirs qui stimuleront cette belle énergie.

Bravo! Ça demande du courage de faire le grand ménage, ça demande du lâcher-prise, mais c’est tellement libérateur que vous y prendrez goût. En plus de libérer, le grand ménage accentue et fait circuler l’énergie vitale; préparez-vous pour du bon changement!

Une règle d’or : moins c’est plus! L’énergie aime circuler.

Votre principe masculin est-il dominant?

Chaque personne est constituée d’un principe féminin et d’un principe masculin. Par contre, selon le plan de vie de chacun, il y en a un qui est présent plus souvent et qui donne le pas à l’autre.

Par exemple, une personne qui se dirige dans le domaine scientifique va devoir avoir un principe masculin dominant. Une autre qui est plutôt artiste vivra le contraire, son féminin sera plus actif. Si une personne se dirige dans l’aide aux autres, le domaine social, et si elle ne laisse pas l’intuition de son côté féminin se manifester, elle ne pourra pas être véritablement au service de l’autre, car elle s’accrochera surtout aux techniques apprises.

Voici quelques indices pour savoir à quel moment votre principe masculin est à l’œuvre.

  • Vous aimez prendre le temps de réfléchir avant de prendre une décision au lieu d’être spontané.
  • Vous voulez que les informations soient précises, vous donnez plein de détails pas toujours nécessaires pour les autres.
  • Quand vous désirez quelque chose, vous restez très persévérant, vous avez de la difficulté à changer d’idée.
  • Vous aimez les choses concrètes, si c’est trop vague ou irréel pour vous, vous ne vous sentez pas bien.
  • Vous êtes plus rationnel qu’intuitif.
  • Vous vous sentez plus à l’aise de donner que de recevoir.
  • Vous êtes gauche dans l’expression de vos sentiments. Vous préférez montrer votre force et votre courage.
  • Vous passez à l’action rapidement, sans savoir si cette dernière répond véritablement à votre besoin.

L’important est de se souvenir que lorsque votre principe masculin est à l’œuvre, si vous ne laissez pas votre principe féminin l’aider en quoi que ce soit, il s’avérera difficile pour vous de savoir si vous répondez véritablement à votre besoin.

Prenons l’exemple d’une personne qui réfléchit à ses futures vacances. La force de son principe masculin consiste à savoir les actions à prendre pour arriver à son but. Son principe féminin lui dira comment elle se sent avec les différents choix qu’elle a en tête. Le principe féminin saura également pourquoi elle veut prendre des vacances, c’est-à-dire à quel besoin cela répondra. Ensuite, c’est le principe masculin qui sait le meilleur moment ainsi que les actions à poser pour manifester ces vacances.

Donc, peu importe le principe prédominant (celui qui passe avant l’autre) si vous laissez les deux se compléter et s’entraider au besoin, tout se passera bien.

Revenons à l’exemple du thérapeute avec une dominance masculine, mais qui accepte son principe féminin. Il commencera la rencontre avec son client en utilisant les méthodes apprises et, peu à peu, il laissera sa capacité de sentir et son intuition le guider pour décider quelle méthode utiliser avec son client.

Si le thérapeute est dominant féminin, il débutera l’entrevue en posant des questions en se basant sur ce qu’il ressent de la personne et s’il ne veut pas accepter l’aide de son côté masculin, il risque de se laisser distraire par les propos du client et la consultation ira dans tous les sens. Il perdra le fil de l’entretien. Il manquera de direction et de méthode précise, le propre du principe masculin.

Il est possible, de plus, que vous vous aperceviez que, dans le domaine personnel, un principe est dominant et dans un autre secteur, professionnel par exemple, l’autre principe est dominant. Il importe peu à quel moment ou dans quel domaine un principe est conducteur, l’important est de se rappeler que les deux doivent être complices, des partenaires dans votre vie.

Le grand avantage à avoir de bonnes relations entre vos deux principes est que cela vous aidera à vivre de bien meilleures relations avec les personnes des deux sexes. Vous pouvez donc vérifier votre capacité à laisser les deux principes bien s’entendre en vous, en étant attentifs à vos relations autant personnelles que professionnelles.

Les couleurs des chakras dans l’assiette

C’est la fin d’un avant-midi semblable à tant d’autres. Pleine d’une bonne lecture sur la vie des grands maîtres, en automate, j’entre dans la cuisine pour me concocter un petit dîner. Ce n’est pas la faim qui m’appelle au réfrigérateur, c’est l’heure.

Une petite voix intérieure me dit : « Toute vérité inscrite dans tes beaux livres se doit d’être inscrite dans la nature, faute de quoi, ce n’est pas une vérité »… Tout en lavant ma laitue, je trouve que ce sont de bien belles pensées, mais comment lire la nature? Je cherche ce qui pour moi est une vérité… Ça y est, j’ai trouvé! « Le véritable changement est celui qui vient de l’intérieur ». Il est bien connu que lorsqu’un changement nous est imposé, à la première occasion le naturel revient au galop. Où pourrais-je bien trouver cette vérité dans la nature?

Machinalement, je prends ma tomate qui est encore un peu verte à l’extérieur, ma hâte de me nourrir de mon jardin m’a fait la cueillir un peu prématurément. En la tranchant, je constate qu’elle est d’une belle couleur orangée à l’intérieur. Extraordinaire! Elle mature de l’intérieur tout comme le véritable changement.

Je sens une immense joie en moi comme si je venais de découvrir quelque chose de grand. Dès lors, mes repas en solitaire deviennent plus intéressants. En observant ma nourriture, je laisse monter tout discours intérieur pendant les repas. Je me surprends à penser que les fruits et légumes captent de l’énergie, qu’ils l’emmagasinent et que lorsqu’on s’en nourrit, ils nous la transmettent. Je sens monter en moi une grande gratitude envers eux.

Pourquoi ont-ils telle ou telle couleur? Et si cela m’informait de l’énergie dominante emmagasinée en eux? Qu’est-ce que la couleur? C’est de la lumière diffusée par la matière. D’où capte-t-elle la lumière qu’elle irradie? En ce qui concerne les plantes, probablement de notre mère la terre et de notre père le ciel. Le ciel… Quelles couleurs y a-t-il dans le ciel? Le soleil jaune et le beau bleu. Est-ce parce qu’elle capte ce bleu et ce jaune que l’herbe est verte? On sait bien que bleu et jaune donnent vert sur la palette de l’artiste. Il semble en être de même sur celle du créateur.

Et si les couleurs qui sont de la lumière nourrissaient mes corps énergétiques qui eux aussi sont lumière! Alors la couleur des fruits et légumes nous indiquerait quels chakras ils restaurent et par ricochet, les organes s’y reliant.

La solitude des repas ne me pèse plus, elle est devenue indispensable à ma recherche intérieure… Le rouge de ma pomme serait bon pour restaurer la couleur de mon premier chakra et renforcerait ainsi mes reins, mes surrénales et ma colonne vertébrale.

L’oranger de ma tomate agirait sur mon deuxième chakra et serait bon pour mes organes génitaux et mes glandes sexuelles. Que ferait le jaune de ma poire? Il irradierait mon troisième chakra et par le fait même serait bon pour mon estomac, mon foie, ma vésicule biliaire, mon pancréas et mon système nerveux.

Quelle merveille! Il serait possible de se régénérer par la couleur… Le vert de ma laitue trouverait sa résonance à mon quatrième chakra et serait favorable pour mon cœur, ma glande thymus et mon système circulatoire. Je peux associer le bleu du raisin au cinquième chakraet à mon appareil respiratoire, ma glande thyroïde et le canal alimentaire.

Le violet de l’aubergine me donne enfin la couleur que je cherchais pour le sixième chakra, celui qui est relié à la partie inférieure de mon cerveau, le corps pituitaire et mon système nerveux.

Et que dire du chou-fleur qui m’apporte le blanc du septième chakra irradiant la partie supérieure de mon cerveau et ma pinéale.

Le créateur dans sa grande sagesse a étiqueté les aliments en marquant la pelure de ceux-ci d’une couleur correspondante à nos chakras. Quelle sagesse, la couleur est un langage universel.

Essayez! Mangez en silence, mastiquez bien vos aliments, gardez votre attention sur eux et laissez monter leur enseignement. Ne jugez pas vos pensées, vous mettriez fin à l’expérience.

Bon appétit!

Être conscient ne veut pas dire penser

L’état d’éveil normal est un état d’ignorance du potentiel cosmique et infini de l’être humain.

On invente, on analyse, on observe, cela dure depuis des millénaires. Et l’individu n’est pas plus heureux, pas plus en santé pour autant. Sa vie est remplie de problèmes et d’obstacles et, par ricochet, la société en est une de problèmes, d’erreurs, de violence, de guerres, de maladies et de problèmes de toutes sortes.

Être pleinement conscient ou pleinement éveillé, c’est faire l’expérience de la conscience pure. La conscience pure réside au niveau transcendantal, pas au niveau superficiel de l’esprit conscient.

Établis-toi dans l’Être, engage-toi dans l’action. Voilà l’éternel et le vrai principe de l’action. Et lorsque plusieurs individus s’établissent dans l’Être ensemble, ceci a pour effet de créer une société libre de problèmes.

Quand la conscience est éveillée à elle-même et à rien d’autre, quand la conscience est pleinement développée, la vie est vécue dans la béatitude, en harmonie avec le potentiel total de la loi naturelle. Les désirs se réalisent spontanément, étant alignés directement avec la source de toute pensée et de toute la création. Une influence de cohérence et d’harmonie est alors créée dans la société. C’est l’état d’invincibilité.

La nature essentielle de la plante, c’est le vide non manifesté, le « nothingness », « pur abstraction », qui contient toutes les mémoires manifestées de la plante manifestée, tels la tige, les feuilles, les branches, les fleurs et les fruits. Si on veut savourer les fruits, il faut d’abord arroser la racine. « Water the root to enjoy the fruit. »

Être conscient des détails, des point relatifs de la vie a son importance, mais mettre la priorité sur des points de création plutôt que sur la création même épuise l’esprit et est une perte de temps par rapport au but de la vie, qui est de développer le potentiel cosmique de l’individu.

Quelqu’un qui arrive au sommet de la montagne a une vue élargie et complète de tout l’horizon devant lui. Il voit le tout, l’infini horizon. Ce qui prédomine, c’est le tout. Chaque point de cet horizon diversifié est là aussi, mais ce qui est prédominant dans sa conscience, c’est l’horizon infini.

Mettre l’emphase sur être conscient à partir de l’état de veille n’est pas le fondement de la vie. Être conscient veut dire être illuminé. Être totalement conscient veut plutôt dire penser et agir à partir de la conscience pure et illimitée, la conscience d’unité, qui est le 7e état de conscience.

L’essentiel pour être conscient, c’est faire l’expérience de l’Être qui est la source de la pensée, de l’océan qui est la source de toutes les vagues.

Être conscient veut dire être établi dans la conscience pure et transcendantale, là où la conscience est éveillée à elle-même et à rien d’autre.

Être créatif ne veut pas non plus dire inventer ou imaginer, mais plutôt irradier la béatitude intérieure qui est la nature même de la vie.

Le dépassement selon la célèbre théorie des tontons à calotte…

On a tous une vision personnelle du dépassement. Laissez-moi vous présenter la mienne à l’aide d’un exemple que j’aime bien, celui du conducteur typique du dimanche après-midi que nous appellerons ici le tonton à calotte.

Retrouvons-le donc, par un bel après-midi d’été au volant de son automobile, la calotte enfoncée jusqu’aux oreilles, roulant lentement mais sûrement et sifflotant de bonheur. Comme il n’est pas pressé, il s’installe bien confortablement sur la voie de droite de l’autoroute, prenant bien soin de ne pas dépasser la limite permise par la loi. Il se déplace ainsi en toute sécurité, prenant le temps de regarder le paysage défilant lentement autour de lui. Au début, il trouve ça très agréable de suivre docilement les autres promeneurs du dimanche comme lui. Mais après un certain temps, il commence sérieusement à s’ennuyer et la monotonie le gagne. « Suivre c’est bien beau, se dit-il, mais un petit défi ne me ferait pas de mal. » Il remarque alors que, depuis quelques minutes, des conducteurs plus que téméraires le dépassent à vive allure sur la voie de gauche prévue à cet effet. « Mais ils sont fous à lier, lui susurre subtilement à l’oreille son prudent petit ange lumineux, ils vont se tuer, ma parole ! » Tandis que de l’autre côté, son ange noir réplique avec insistance : « Regarde ces délinquants comme ils sont chanceux. Tu les envies n’est-ce pas? Est-ce que ça ne te tenterait pas, toi aussi, de faire comme eux, de prendre des risques et de rajouter un peu de piquant dans ta vie? ». Notre tonton à calotte ne succombe pas tout de suite. Suivre le troupeau est si sécurisant pour lui. C’est d’ailleurs ce qu’il fait à longueur de journée depuis des décennies. Ne pouvant résister plus longtemps à l’appel du petit garnement en lui qui crie à l’aventure, il fait tourner sa calotte de 180 degrés et, palette pointant vers l’arrière, il s’élance avec fugue sur la voie de gauche, dépassant avec frénésie les autres tontons qu’il suivait depuis des heures. Sa hardiesse le remplit d’une joie vivifiante, allumant l’étincelle dans ses yeux. Il retrouve peu à peu la fougue de ses vingt ans et n’en revient pas de constater l’émergence soudaine de sa délinquance qui, à sa grande surprise, n’était pas morte, mais simplement endormie… Il ne se reconnaît plus!

Pendant ce temps, l’enfant qui s’est éveillé à l’improviste en lui s’amuse follement, vous pouvez me croire. Il s’éclate au volant de sa vieille bagnole devenue pour l’occasion un bolide de course supersonique. Ce faisant, il dépasse ses peurs, transcende ses limitations, passe outre ses anciennes croyances qui le gardaient jadis dans le droit et plat chemin. Il ose enfin se dépasser! Cette escapade sur la voie de gauche se poursuit durant de longues minutes, des minutes inoubliables pour notre tonton. Après quoi, rassasié, repu de son aventure et rempli à ras bord de toute l’énergie qu’elle lui a apportée, il retourne sur la voie de droite, essoufflé certes, mais heureux d’avoir enfin laissé son enfant intérieur exprimer son urgent besoin de dépassement. Plus tard, sait-on jamais, reverrons-nous notre tonton à calotte faire une autre escapade sur la gauche, question de se revigorer un peu, sachant – et c’est là la grande différence – qu’il pourra toujours venir se reposer sur la voie de la facilité et de la sécurité, mais cette fois sans culpabilité.

Si je vous ai raconté cette histoire un peu loufoque, c’est pour vous faire comprendre qu’il ne faut jamais craindre de se placer dans des situations où nous savons que nous aurons à nous dépasser, car ce sont elles qui ont le plus de chance de nous garder alertes et d’entretenir notre jeunesse de cœur. C’est également la meilleure façon d’attirer l’abondance à tout point de vue dans notre vie, de se sentir valorisé et de pouvoir enfin se réaliser au maximum.

L’arbre de vie (visualisation)

Représente-toi comme une semence qui est mise en terre. Perçois cet aspect si fêle, si gracile te donnant à penser que la vie ne tient qu’à peu de choses. Tu es là, en terre, en attente de l’explosion de vie.

Que te faut-il pour germer? Que te faut-il en ton existence pour parvenir à cette éclosion? Quel état d’âme aimerais-tu retrouver pour te positionner totalement en ta vie?

Accepte de laisser venir à toi des images te permettant de germer ou de laisser germer des projets, tes projets et buts dans ta vie.

Vois la graine se fendre et perçois ce tendre germe qui monte vers la surface pour enfin voir la lumière du jour.

À chacune de tes inspirations, deviens conscient de ce germe si fragile qui grossit et qui prend forme tout naturellement en la vie. Parmi tant de semences en cette terre, tu es une semence qui a le droit de grandir et de croître librement.

Perçois ce germe que tu es devenant un arbrisseau. Des branches se forment, des bourgeons apparaissent prêts à éclore sous les chauds rayons d’un soleil majestueux. Prends le temps d’accueillir ce moment, ton moment d’expansion à la vie, ta vie.

D’un germe si petit et qui aurait pu sembler être sec et stérile, la vie a pris forme. De ce moment magique qu’est la vie, vois éclore les bourgeons qui deviennent des feuilles.

Vois la beauté et la force de la vie en toi. Tu parviens à laisser circuler tant de mouvements et d’énergie en toi. Tu as créé cette expansion qu’il ne te faut pas freiner.

L’arbre ne se pose pas la question à savoir s’il grandira! Il grandira, c’est une question de mouvements et d’un cycle naturel de la vie. L’arbre a sa place, toi également et tu détiens de plus la conscience.

Dans ce mouvement de conscience, vois ta raison d’être, tes droits à la vie et la naissance de ton bien-être.

Tu deviens un arbre majestueux, d’une force telle que seul l’ancrage de tes racines te permet de t’élever toujours plus haut. Quel moment merveilleux d’être là à contempler cette œuvre, le grand œuvre du Divin. Ressens cette vie, cette force et ces énergies de vie circulant en toi. Il y a tout en toi pour favoriser la réussite. Tu es devenu l’arbre de vie et c’était ton droit!

Tu existes et ceci est!

Visualise les chauds rayons du soleil qui te stimulent te donnant encore plus de force et de vitalité. Inspire lentement et ressens le calme en toi. Expire doucement, tout se relâche et tu contactes davantage de sérénité en cet instant.

Il y a toi, majestueux arbre de vie, le soleil, la vie, les oiseaux qui chantent la vie, ta vie!

Toi l’arbre, ancré solidement sur les rebords d’un lac, ainsi a commencé la vie et ainsi continue ta vie!

Ressens cette sérénité qui t’habite et qui rayonne de ton intérieur dirigé vers tout ton environnement. Jouis amplement de cet état d’âme. Tout est énergie en toi, sur toi et tout autour de toi.

Inspire… Expire…

C’est le cycle normal de la vie, mais cette fois, fais-le totalement consciemment.

Aujourd’hui, tu es devenu ce merveilleux arbre de vie, et c’est à toi que tu le dois.

Dis-toi tout simplement merci!

Éveil de soi – Témoignage

J’aimerais vous raconter une grande expérience de guérison que j’ai vécue cet hiver, par le biais de ma « Liste de sagesse », dans laquelle je partage les brins de sagesse qui viennent me chercher au plus profond de mon être lors de mes lectures et mes méditations quotidiennes.

Depuis le début de mon parcours de guérison, j’ai cheminé à travers des douzaines de techniques différentes, chacune avec leurs points forts et leurs points faibles, mais toujours, semblait-il, j’en arrivais au même point névralgique : une incapacité quasi insurmontable à laisser aller la souffrance. À chaque fois que j’en arrivais à ce point, je blâmais la technique de guérison même – comme si c’était sa faute que je ne voulais pas lâcher prise! Et je partais à la recherche d’une nouvelle technique plus puissante, plus apte à me forcer à guérir… Évidemment, après quelques mois à suivre une nouvelle technique, le même « problème » se présentait à nouveau.

Un jour, en pleine méditation à ce sujet, tentant de parler avec mon enfant intérieur pour le convaincre de laisser aller son amertume et son attachement envers la souffrance, le dialogue est devenu tellement agité que ce petit être blessé en moi a hurlé : « Je REFUSE de lâcher prise car si je fais ça, ça veut dire que toute ma souffrance a été pour rien! Je REFUSE d’oublier, je REFUSE de laisser aller le blâme que je porte envers ceux qui m’ont blessée. Ils ne méritent PAS que je leur pardonne leurs erreurs!!! ». Et, croyez-moi ou non, je l’ai vu, par mon troisième œil, se plier les bras autour du cœur et me tirer la langue! J’étais hors de moi!!! Véritable petit monstre celle-là!!! Comment allais-je réussir à lui montrer que toute cette souffrance était inutile???

C’est à ce moment que j’ai commencé la « Liste de sagesse », espérant qu’en me concentrant sur des lectures supplémentaires, je trouverais la phrase clé qui allait désarmer cette petite fille, si belle, si frustrée. J’ai plongé tête première dans des écrits sur le pardon, et lentement mais sûrement, ma pensée au sujet de ce dont j’avais besoin pour guérir s’est transformée. J’ai compris une chose incroyable : le pardon n’existe pas!

La plus grande impasse à devenir un être qui crée sa vie de façon consciente, c’est l’acceptation intégrale du fait que personne ne nous fait souffrir autant que nous-même, c’est-à-dire, nous sommes tous pleinement responsable de notre souffrance. Souffrance et inconscience vont main dans la main, tous deux consistent à chercher à l’extérieur de nous la cause de ce qui se passe à l’intérieur de nous. Penser que l’on doit pardonner les autres est donc une projection de notre propre croyance envers le fait qu’on ne peut guérir à moins de se pardonner. Et c’est envers cette croyance que la petite Julie se révoltait, car elle savait déjà que sa libération impliquait que moi, la grande Julie, je me libère de cette croyance de la nécessité du pardon, intérieur ou extérieur.

La seule chose que nous avons besoin de nous pardonner, c’est d’avoir oublié notre statut d’artiste, de créateur. Personne ne peut véritablement nous blesser à moins que le portrait que nous nous sommes faits de nous-mêmes le permette. Et voilà où se trouve la beauté cachée des miroirs que les autres nous offrent : ils nous montrent les failles de notre propre portrait! Loin d’avoir à être pardonnés, il faudrait plutôt les célébrer, eux et leur subconscient critique! Et notre propre subconscient? C’est une véritable fête qu’il faudrait lui préparer – une fête de remerciement et non de pardon – car qui a donné à notre conscience les informations de base pour construire ce portrait?

J’en étais arrivée là dans mon élan de compréhension. J’étais bien fière de moi car je ressentais déjà un changement en moi. Mon enfant, la petite Julie, était moins frustrée et plus apte à me laisser célébrer la vie et moi, la grande Julie, je célébrais! Je croyais avoir trouvé la clé qui résoudrait mon « impasse de souffrance ». Or, il manquait encore un élément important : la clé ne pouvait tourner car la serrure était tellement rouillée qu’elle avait figé. Et c’est suite à cette constatation que je suis tombée sur une citation qui a tout changé :

« Oublier est le secret des existences fortes et créatrices » Honoré de Balzac, 1799-1850.

En l’envoyant sur la « Liste de sagesse », je l’ai moi-même pleinement reçu. J’ai compris au plus profond de mon être que le pardon n’existe pas, qu’il n’y a rien à pardonner, et que la véritable force de l’humain est sa capacité de changer de portrait quand il veut – c’est-à-dire, oublier ce qui était afin de créer ICI et MAINTENANT ce qui sera. Du jour au lendemain, j’ai senti le poids de la résistance partir de mon être, me libérant de ces archétypes typiques de l’Ère du Poisson que je traînais comme des boulets le long de mes épaules et de mon dos : Victime, Sauveur, Martyr…

Et depuis lors, la petite et la grande Julie en moi célèbrent la vie à tous les jours, sachant que quand le portrait ne convient plus à notre bonheur, c’est le temps de s’amuser à le détruire et à en créer un autre! Nous sommes tous, après tout, des créateurs de vie, non?