Photo 101 :  As-tu vu?

Quand nos passions sont réunies, ça donne généralement de la magie! Et bien, je vous présente les miennes : la photographie, la communication sous toutes ses formes et la croissance personnelle. Pour cet article, je vous propose donc un doux mélange de réflexions à saveur à la fois spirituelle et visuelle!

Tout d’abord, j’ai pensé vous faire une introduction « Photo 101 », les bases de la photographie. Au-delà de posséder un appareil photo et de prendre des ateliers, une mise au point s’impose, pourquoi ne ferions-nous pas quelques exercices, question de se dégourdir un peu? Commençons!

En lisant ce paragraphe, levez les yeux de cette revue, et regardez autour de vous (oui-oui maintenant). Qu’y a-t-il? Une table, une tasse de café, une pile de livres, des arbres, votre conjoint à côté de vous dans le lit? Prenez une profonde respiration par le nez et hop : Regardez à nouveau autour de vous. Qu’y a-t-il maintenant? Ah, il y a des textures de nœuds dans la table en bois, des miettes de pain à côté de votre tasse de café, des bouts de pages pliées dans un des livres et une tache d’encre sur l’autre, une fourmi travaillante qui monte sur l’écorce abîmée de l’arbre ou une lueur intéressante bleutée que la lampe de chevet émet à côté de vous…Ah?

Vous me direz peut-être que je fume du bon « stock » et à quoi ça sert de voir les miettes de pain à côté de la tasse de café, je vous l’accorde, l’exercice est anodin, mais, vous l’aurez compris, je parle ici de voir. Voir avec un grand « V ». Cette capacité exceptionnelle que nous avons et que nous oublions parfois, soit par le rythme rapide de notre société ou par nos tourments personnels. Souvent trop facile parfois de se placer en mode de « pilote automatique »… Donc, s’arrêter un peu, quelques secondes. Regarder rapidement en surface, on balaye des yeux. Puis lentement en détails, on s’arrête, soudainement on voit.

Plein de conditions externes, mais surtout internes, deviennent des filtres que nous installons devant nos yeux, la plupart du temps, inconsciemment. Aujourd’hui, je porte le filtre gris, car je suis en conflit avec le voisin d’en arrière. En ce moment, je porte le filtre noir, car je vis le décès d’un être cher. Ce matin, je portais le filtre brun, car j’ai oublié mon sac à « lunch » sur le comptoir en quittant pour le bureau. Tous ces filtres, à chaque seconde de notre vie, nous bloquent de voir ce qui nous entoure et d’être totalement présent. Demandons-nous, est-ce que mon esprit est assez dégagé ou libre pour voir en ce moment?  Suis-je grognon ou déprimé? Suis-je triste ou enragé? En amour ou débordant de gratitude? Ces émotions, toutes aussi importantes les unes que les autres, viennent teinter notre réalité du moment et notre vision du monde. Il n’y a pas de recette miracle, mais un truc intéressant est tout d’abord de s’en rendre compte. Pas si simple vous me direz. Être conscient. « Ah? Je suis triste ce matin, mon garçon s’est cassé un bras en jouant au soccer, mon filtre doit donc être teinté un peu… ». Quoi? Vivre dans le conscient, en permanence? Ouch! Vraiment?

Ce matin, je conduisais et je me suis prise à regarder dans le vide (oups) et à un moment donné, j’ai aperçu au loin, comme lorsqu’on arrive de Calgary et qu’on voit les Rocheuses pour la première fois en conduisant vers Banff, une chaîne de nuages blancs incroyables qui ressemblaient à des montagnes juste en face de moi. Wow! Incroyablement beaux. Je me suis sentie légère soudainement, absorbée par les nuages douillets et captivants, ils m’ont plongé dans le présent : Je suis dans le présent et consciente de l’être. Yeah! Je ressens mes pieds sur les pédales, je ressens mes doigts sur le volant, ma tête est calme, mon attention est sur la route avec un fond de nuages au loin, je suis dans mon corps, et je suis tranquillement plus calme. Je prends une grande respiration profonde par le nez. Je suis là. Et j’y suis parce que j’ai vu d’abord.

Un autre truc est de prendre un élément de référence stable ou qui ne bouge jamais dans son environnement. Regarder cet objet tous les jours, puis « évaluer » votre état du moment. Comme citoyenne dans la belle Capitale-Nationale, mon point de référence à chaque matin, en traversant le pont du Portage en direction d’Ottawa, je regarde la tour de la Paix du Parlement canadien, et je lui dis « Merci ». Oui, c’est un peu fou! C’est le Premier ministre qui serait content! Pourquoi merci? Je la remercie d’être simplement encore là, oui symboliquement, malgré mes états d’âme, mes chagrins ou mes joies. Dans cette constante inconstance, cette tour est là. Simplement. Chaque matin. Sous un ciel bleu ou gris. Chaque matin, je la vois pour un instant. Puis lorsque je suis capable de m’accorder quelques secondes pour voir quelque chose, je suis donc en mesure de « me » voir aussi. Je m’accorde donc ces secondes à moi-même. Comprendre où j’en suis. Apprécier le moment pour ce qu’il est. Me suivez-vous?

Voir est une façon particulièrement intéressante de se « grounder » dans le moment. D’être reconnaissant de ce qui nous entoure, nous pouvons aussi décrire ce que nous voyons en mots, ou en pensées. Je vois une pomme devant moi. Cette pomme est rouge. Cette pomme de forme arrondie est posée sur un banc de parc. Cette pomme qui a reçu des centaines d’heures d’ensoleillement dans un verger. Cette pomme qui a été cueillie, puis transportée chez un cultivateur. Cette pomme qui fut ensuite probablement triée, empaquetée et livrée dans mon marché. Cette pomme qui a donc reçu des dizaines d’heures de soins et qui a généré des revenus à son cultivateur, à son transporteur, à son marché. Cette pomme devant moi, comment ne pourrais-je pas apprécier sa forme, sa texture lisse et bientôt le goût, en ce moment bien précis? Lui donner le temps d’arrêt et l’attention qu’elle mérite en la regardant comme il faut…Je te vois.

Après ces petits moments de conscience et de gratitude, je vous le confirme, vous serez certifié photographe dans mon cours de « Photo 101 ». Photographe du présent. Photographe reconnaissant. Photographe qui voit vraiment. Puis éventuellement, la technique suivra. Simplement!

Trouver son chemin…

Il arrive un moment dans la vie où nous nous trouvons dans une forêt épaisse; nous avons perdu notre chemin.

Quelle direction allons-nous prendre? À quel carrefour sommes-nous? De quel endroit arrivons-nous? De la naissance à la mort, la vie nous apporte des joies, des peines, des occasions et des leçons particulières pour nous permettre de nous transformer.

Que vous l’appeliez roue de la vie, roue du karma, la voie, le grand mandala, l’horloge de la destinée, le cycle des saisons, nul n’échappe à la loi de la nature, personne ne peut nous libérer de ce processus de transformation où le passé se fond dans le présent et en retour le présent fusionne avec le futur. Pour tous, il est nécessaire de connaître les stades de cette métamorphose; pour les femmes, c’est essentiel parce qu’elles vivent ces différentes saisons de l’âme, en premier lieu dans leur corps.

Parcourons donc ensemble les 4 directions de la vie, l’est, le sud, l’ouest et le nord. Chaque direction doit être honorée, parce qu’en empruntant chacune d’elles, nous découvrons sa valeur en nous laissant pénétrer de ses enseignements.

Imaginons que la durée idéale du parcours de la vie d’une personne sera de 84 ans, le cycle de révolution d’Uranus, la planète de l’individualité.

De la naissance à la 21e année, nous empruntons la voie de l’est qui correspond à l’élément air dans la nature, au mental. Durant l’enfance et l’adolescence nous voyageons à l’est. Temps d’apprentissage scolaire où nous apprenons à nous exprimer avec des mots justes et à échanger des idées avec les autres, temps de la découverte de l’autre et du tissage de liens entre amis.

De 21 à 42 ans, nous nous déplaçons vers le sud qui correspond à l’élément feu de notre vie, nos passions et notre intuition. Nous affrontons le monde avec beaucoup d’enthousiasme et de confiance. Nous sommes alors habités d’une expression créatrice, alliée à une énergie presque inépuisable et à une incessante activité. Nous sommes orientés vers l’avenir que nous envisageons toujours avec beaucoup d’espoir.

Entre 42 et 63 ans, nos pas se dirigent vers l’ouest qui correspond à l’élément eau, c’est-à-dire nos sentiments et nos émotions. Nous affrontons alors la crise de la quarantaine, la nuit obscure de l’âme. La grande sensibilité et la grande vulnérabilité que nous vivons durant cette période nous amènent à être inconstants et instables. Nous ne voulons ni reculer, ni avancer, ni aller vers le haut, ni vers le bas, ni changer de place. Nous circulons, nous glissons, nous tombons, nous nous relevons. Des frémissements, des frissons, des tremblements, des spasmes nous traversent le corps. Nous ne pouvons plus suivre la cadence de ce ballet mascarade qui nous oblige à revêtir différents masques. Nous tournons en rond! Durant cette période qui est la plus cruciale de la vie, parce qu’elle nous permet d’entreprendre le processus de l’individuation, c’est-à-dire de devenir réellement soi-même, des forces psychiques sont souvent en action. Il en résulte des angoisses sans fondement et une certaine hypersensibilité. Nous devons respecter notre besoin de solitude, de calme et de paix avant d’entreprendre la prochaine étape.

De 63 à 84 ans, si nous avons pris soin de notre corps et de notre âme durant la période précédente, nous atteignons le nord qui correspond à l’élément terre, la maturité, l’ici et maintenant. Nous devenons réceptifs à l’énergie cosmique. Nous circulons alors avec lenteur, économisant nos forces, en harmonie avec la terre et ses créatures, en particulier les femmes, ces gardiennes de la connaissance ancestrale. Cette période de la vie représente un lieu secret et sacré où nous pouvons transmettre la sagesse que nous avons acquise à travers les jeux de notre langage, le feu de nos passions, la force de nos émotions et la guérison de notre corps.

Mais le parcours de toutes les personnes suit-il toujours cet itinéraire? Non, évidemment! Certains cheminements conduisent à des voies sinueuses, où la route est dangereuse, étroite, glissante, tortueuse, parfois impraticable, aboutissant à des impasses. Durant leur traversée, d’autres personnes accueillent les embranchements qui mènent à des panneaux de signalisation, d’interdiction, d’obstacles, d’obligation ou de localisation. D’autres parcours exposent à des signaux lumineux, fixes, clignotants, des arrêts, des sens interdits, des sens uniques, des déviations, une circulation bloquée, intense, difficile, dangereuse.

Certaines personnes conduisent leur vie comme leur voiture. Elles tiennent le volant de façon ferme, tiennent leur droite, respectent les limitations de vitesse, observent les signaux, roulent en file, cèdent le passage, n’empruntent jamais de route secondaire, leur cheminement est agréable bordée d’arbres, ensoleillé, pittoresque, sans virages.

Même si nous empruntons différents chemins, notre destination est toujours la même. Celle du personnage du fou dans le tarot. La mort, le détachement suprême, la fusion avec la divinité.

À la cinquantaine, nous arrivons à un carrefour; l’heure de la prise de conscience a sonné, Souvent nous n’avons pas encore accouché de nous-mêmes. Nous vivons les ténèbres en plein midi. La vie a perdu son insouciance et son éternité. Comment affronter cette noirceur?

Comment retrouver son chemin?
Encore une fois, les approches sont multiples. Mais il est un sentier que tous nous devons emprunter, la voie de la maturité, de l’individuation, l’itinéraire vers le nord, la sagesse de la grande mère de l’univers. Le but ultime du passage de la noirceur à la lumière est de nous guérir et de nous faire évoluer.

En Grèce, la religion ancienne, permettait de faire des rituels où les disciples de la grande déesse empruntaient de longs couloirs sombres qui symbolisaient ce passage.

Déchiffrer les secrets de la mort pendant que nous sommes en vie
L’épreuve du milieu de la vie débute toujours par la désintégration de quelque chose. Que ce soit la perte d’une relation, d’un travail, de notre santé, cet éclatement survient pour nous faire comprendre que ces vieux attachements et ces vieilles habitudes ne sont plus utiles à notre développement. Cette cassure peut aussi se produire au niveau psychologique, lorsque des circonstances nous forcent à réévaluer notre système de croyances qu’il soit spirituel, philosophique ou intellectuel. Nous nous sentons alors désorientés, fragmentés, incapables de nous concentrer et de prendre des décisions.

La seconde étape de ce processus de transformation se nomme purification. Nous laissons aller nos concepts, nous purifions nos émotions et nous acceptons notre douleur. La souffrance devient notre compagne et nous plongeons parfois dans la dépression. Nous ne pouvons retrouver le fil d’Ariane pour sortir du labyrinthe. C’est un temps pour pleur et pour ouvrir nos cœurs à la peine des autres.

Le dernier stade nous conduit à la renaissance. Nous retrouvons le nord que nous avions perdu, nous réclamons notre pouvoir de créer et de transmettre. En transformant nos démons intérieurs, en accueillant notre ombre, nous permettons à la lampe de psyché d’éclairer notre futur.

Ce qui nous est demandé à cette étape est de récolter la graine de la sérénité, de la semer dans un sol fertile et de l’arroser de nos pensées positives et de nos émotions chaleureuses afin de lui permettre de germer et de créer un futur merveilleux. Dans cette graine se trouve toute la sagesse acquise jusqu’à maintenant, notre karma, nos habitudes inconscientes et nos engagements pour un cycle nouveau et éternel.

À la dernière étape de la vie, nous devons examiner nos rêves et nos désirs. Ce que nous voulons faire pour nous-mêmes et pour les autres personnes qui se présentent dans notre vie, que nous accueillons maintenant avec compassion, et pour sauver la planète.

De notre cheminement de l’ombre vers la lumière, rien d’important ne pourra être accompli, si ce n’est à partir de notre centre.

La PNL, pour comprendre la différence

Le cerveau fonctionne un peu comme un ordinateur.  Nos sens (visuel, auditif, kinesthésiques, senti, émotions) sont des capteurs d’information que le cerveau utilise pour se faire une idée du monde.  La réalité est identique pour chacun, mais chaque personne s’en fait une représentation à partir du sens avec lequel est le plus à l’aise et habile et ce sont ces informations et ces perceptions qu’elle va transmettre pour décrire comment elle perçoit le monde autour d’elle.  Et dès ce moment, elle nous parle d’elle.

Une personne davantage visuelle remarquera les couleurs, les formes, l’apparence.  Elle aimera prendre des photos.  Elle dira « votre visage m’est familier ».  Une autre, davantage auditive, sera sensible aux sons, aux bruits, aux conversations.  Ce qu’elle entend dire des gens, des choses, des événements est plus important.  Elle dire « votre nom me dit quelque chose ».  Quelqu’un de plus kinesthésique sera frappé par les odeurs, les goûts, les sensations ou aimera l’activité.  Cette personne a besoin de prendre contact avec le monde.  Elle dire « j’ai l’impression de vous avoir déjà rencontré » ou « cette rencontre me laisse une drôle d’impression ».

On est souvent embarrassé et incommodé par la différence dans la communication et on aura tendance à la juger plutôt qu’à la comprendre.  Alors, quels sont les avantages de reconnaître les différences?

Laissez-moi vous raconter cette anecdote, très éclairante pour ma fille et moi à l’époque où elle vivait encore à la maison.  J’arrive chez moi après le travail et ma fille est assise devant l’appareil de télé à écouter une émission.  Juste au-dessus, sur l’étagère murale, il y a un hibiscus que quelqu’un vient de m’offrir avec une immense fleur orange dont on ne peut manifestement manquer de remarquer la présence.  Je m’adresse alors à elle : « Comment trouves-tu la fleur, n’est-elle pas assez belle? ».  Elle me répond avec tout le sérieux du monde : « Quelle fleur? ».  Un peu abasourdie par sa réponse, je lui pointe du doigt la fleur à mes côtés.  « Oh, dit-elle, il y a une fleur! »  Je me dirige alors vers la cuisine pour préparer le souper et je l’entends maugréer de l’autre côté du mur « Est-ce qu’il va enfin finir, comme c’est fatigant ».  « Qu’est-ce qui est fatigant, dis-moi? »  « Mais cet annonceur de balle molle, tu ne l’entends pas, il n’arrête pas d’annoncer les joueurs qui s’avancent au bâton. »  J’en reste bouche-bée.  Elle entend la voix de l’annonceur qui lui provient du parc à deux coins de rue de chez nous (alors que moi je n’entends rien) tout en écoutant son émission préférée, mais elle n’a rien vu de la fleur!!!

À partir de ce moment-là, on a commencé à s’amuser de nos différences plutôt qu’à les juger.  J’ai compris pourquoi étant davantage auditive, elle trouvait pénible le bruit que je faisais avec les portes d’armoire le matin en préparant mon petit déjeuner et elle a compris pourquoi, en bonne visuelle, je remarquais tout ce qui traînait dans la maison alors qu’elle n’y voyait rien.  À partir de ce moment-là, nos rapports ont pris un autre tournant.  On peut observer ici que ce qui est important ou évident pour l’un ne l’est pas pour forcément pour l’autre et cela n’a rien à voir avec une question de mauvaise volonté.  C’est simplement une affaire de préférence établie à partir de nos sens.  Si je reconnais les préférences de l’autre, il devient beaucoup plus facile et efficace de donner l’information à l’autre de la façon qui lui sied le mieux.

Conséquemment, j’ai plus de chance de plaire à ma fille en lui achetant un disque laser à sa fête qu’une peinture.

On peut imaginer la valeur unique pour un enseignant de reconnaître ces préférences chez un élève.  Un professeur davantage visuel qui passe son temps à écrire l’information au tableau et à donner l’information sous forme d’images ne comprendra pas pourquoi, après un certain temps, il perd l’attention des enfants auditifs et ne comprendra pas non plus l’agitation des enfants kinesthésiques qui ont besoin d’expérimenter pour apprendre.  Cet enseignant pourra croire à tort que l’enfant n’est pas intelligent ou pas intéressé et c’est ce que l’enfant finira par croire lui-même, alors que la méthode d’enseignement ne le rejoint tout simplement pas dans son mode préférentiel d’apprentissage.

J’aimerais vous partager une autre anecdote pour les parents qui aimeraient encore mieux rejoindre leurs enfants.  Une dame me confiait qu’elle désirait depuis longtemps passer une heure seule en compagnie de son fils.  Mais aussitôt qu’elle venait pour lui parler de façon un peu plus proche, celui-ci s’éloignait pour aller faire autre chose et elle se désespérait de ne jamais pouvoir avoir ce moment d’intimité avec lui.

Un jour qu’il était assis à la cuisine en train de faire un peu de construction, elle l’a observé de l’autre côté de la table et résistant cette fois-ci à l’envie de lui parler, pour éviter qu’il ne s’enfuie, elle décida d’aller chercher un tricot et de s’installer à l’autre bout de la table avec lui.  Que croyez-vous qu’il s’est passé?  Son fils est resté à la table avec elle à travailler pendant une heure.  A-t-elle atteint son objectif?  Étaient-ils en rapport?  Oui, sans l’ombre d’un doute. Mais il a fallu qu’elle ait la flexibilité de faire autrement pour rejoindre son fils alors qu’il aurait été beaucoup plus naturel et facile de parler.

Tout est question de but et de ce que l’on est prêt à faire pour l’atteindre.  La PNL nous rend davantage attentif aux différences et aux moyens à prendre pour maximiser le rapport entre les êtres et faciliter la communication.

En adaptant vos attitudes, et avec les connaissances appropriées, vous pouvez atteindre des résultats inespérés en très peu de temps, que ce soit dans votre milieu familial ou professionnel,.  Mais il faut y mettre un peu d’effort.  L’excellence dans la communication, cela s’apprend.  La satisfaction et les résultats que vous en retirerez à tous les niveaux de votre vie dépasseront de beaucoup l’investissement en temps et en argent que vous y mettrez.  Prenez soin de vos communications en 1998, elles vous le rendront bien.

Bonne année 1998.

La vitesse tue… la conscience!

Comme sont précieux les instants de ma vie au cours desquels l’esprit m’enseigne et ouvre ma conscience! Je venais d’allumer la chandelle posée sur le chandelier et je me dirigeais dans l’autre pièce pour le poser sur la table du salon. La chandelle a vacillé, trembloté et s’est finalement éteinte : j’avançais très vite, j’étais pressée. Puis mon esprit s’est ouvert : l’enseignement de l’esprit est entré tout doucement dans ma conscience. La chandelle représentait la flamme de ma divinité; mon pas rapide, la façon dont je menais ma vie et le résultat était évident. Je compris que je ne pouvais rester consciente du divin en moi, dans un rythme de vie rapide. La vitesse altérait ma flamme intérieure et finissait par me faire perdre le contact.

Pourquoi? Parce que la vitesse est incompatible avec le rythme divin; elle démontre que mon focus d’attention est à l’extérieur. Je cours après l’instant suivant, ensuite l’autre, puis l’autre après! Mon véhicule court, mais il n’y a personne à l’intérieur! Je suis absente, donc inconsciente. Je suis prise dans l’illusion que le meilleur est plus tard. Pourtant, il n’y a nulle part où aller, sinon dans cet instant présent, qui est tout ce qui existe maintenant! Comme l’ont exprimé si magnifiquement les auteurs de l’amour qui guérit : « Le ciel, c’est ici. Il n’y a pas d’ailleurs. Le ciel, c’est maintenant. Il n’y a pas d’autre temps. ».

Prenons l’exemple de maintenant : que suis-je en train de faire? Suis-je en train d’écrire un article, vite, parce que j’en ai eu l’intuition, mais je veux vite passer à autre chose? Ou suis-je en train d’écrire pour me rappeler ce que je sais… pour moi, pour m’offrir le cadeau de canaliser la connaissance?

Je vis ce moment sacré, en pleine conscience!

Quels avantages y a-t-il à être conscient? Vous êtes-vous déjà posé la question?

La conscience représente la liberté. Plus la conscience est ouverte, plus la personne expérimente de liberté. La conscience amène la connaissance de soi; la connaissance de soi amène à la maîtrise de soi et de sa vie pour enfin atteindre la réalisation de soi. La conscience nous donne accès à notre pouvoir divin. Savez-vous en quoi consiste votre pouvoir divin? C’et la capacité de changer notre perception à tout instant; c’est notre capacité de choisir l’amour au lieu de la peur, en toute situation; c’est notre capacité de créer par notre intention associée à notre ressenti. Ce magnifique pouvoir est applicable seulement dans l’instant présent! Cela signifie que si vous courez, vous êtes à l’extérieur, étant à l’extérieur, vous ne pouvez avoir conscience de vos pensées… n’ayant aucune conscience de vos pensées, vous ne pouvez intervenir pour les changer ou leur donner la direction désirée… donc vous n’utilisez pas votre pouvoir divin. Ces instants sont perdus… puisque vous n’êtes pas là.

C’est notre conscience qui donne vie à tout!

J’aime beaucoup cette phrase, elle me ramène toujours au présent : « Où cours-tu si vite? Ne sais-tu pas que le ciel est en toi… ». Si nous voulons vivre au ciel, il est disponible en nous, maintenant, dans tous les états d’être divins que nous choisissons d’expérimenter, tels que la paix, la joie, la sécurité, la liberté, l’appréciation, l’amour, etc. En réalité, nous vivons toujours exactement ce que nous choisissons!

Ralentir, pour être à l’écoute de soi, du divin!

Ralentir… pour exercer notre pouvoir divin et créer notre réalité!

Ralentir… pour ouvrir notre conscience à tous les cadeaux du moment!

Ralentir… pour savourez notre vie au rythme de notre cœur!

Il en est ainsi!

Se lier aux arbres

Connaître les arbres. Être en contact avec la nature. Jouir davantage de la vie. Protéger l’environnement. Aimer nos arbres. Être créatif.

Je rêve d’un vaste continent d’arbres et d’anciennes forêts primitives où les érables sont si opulents qu’il faudrait une chaîne de personnes pur en faire le tour, où les pruches du Canada se tiennent aussi noblement que des rois et où les pins blancs s’imposent comme des grands géants. Cette forêt est sombre et fraîche, mais toutefois pénétrée de rayons de soleil qui illuminent le merveilleux tapis qui la recouvre. Je rêve de retrouver l’Outaouais et la vallée d’Ottawa comme ils existaient jadis.

Aujourd’hui, les anciennes forêts ont fait place à des fermes et des villes. Le bois fût utilisé pour nos maisons, nos bateaux et notre papier. Mais il y a toujours espoir! Le parc de la Gatineau est vigoureux et protégé. Nous contemplons aussi de merveilleux arbres le long des chemins. Nous avons la chance d’avoir l’Arboretum, près du lac Dow à Ottawa où nous pouvons marcher et identifier plus de 2 000 différentes espèces d’arbres et leurs variantes, un endroit propice pour partager un pique-nique entre amis.

Notre maison est entourée de merveilleux chênes d’environ 200 ans, ainsi qu’un énorme érable noir. Ils sont littéralement les gardiens de notre espace. Ils enveloppent notre demeure de beauté et ils nous offrent l’ombre désirée. Chaque arbre apporte un cadeau spécial. Les chênes sont forts et l’érable noir me parle de courage. Chacun d’eux m’inspire. J’admire leur forme, le contour des feuilles et la texture de l’écorce. Même en hiver, dépouillés de leurs feuilles, leur présence me touche. Je reconnais en eux le cycle de la vie. Au printemps, j’anticipe la floraison et les premières feuilles. Leur éveillement reflète la mienne. L’été nous amène de riches nuances de vert, des couleurs fraîches et une danse de lumière au coucher du soleil.

L’an dernier, les écureuils et les ratons-laveurs se sont régalés d’un festin de glands. Ceux-ci s’amusaient à secouer les branches et faire tomber une pluie de glands sur nos têtes.

Ce sont les arbres de mes rêves, tout comme les poèmes qui enjolivent notre vie. Aussi souvent qu’il m’est possible, j’essaie de les écouter et les sentir. Lors de moments de silence, on dirait qu’ils chuchotent, qu’ils me charment de leur magie. J’entends beaucoup plus que la chanson des feuilles, mais j’entends le silence, la beauté et le calme. Ils deviennent ainsi mes compagnons de voyage, partageant notre planète. Ils sont mes amis.

Mieux connaître nos arbres est important si nous désirons participer plus activement à une approche écologique, protégeant notre héritage naturel. Identifier les arbres qui nous entourent est une bonne façon de débuter. Il existe plusieurs bons guides pour nous aider, entre autres, « Les arbres du Canada » par Farrar.

Le rôle des arbres dans l’histoire humaine m’intéresse beaucoup. Lorsque, par exemple, nos civilisations fleurissaient alors qu’elles étaient entourées de forêts abondantes pour finalement tomber à cause de la pénurie de bois pour le carburant, pour bâtir des bateaux et pour fabriquer des armes. Par le fait même, ces civilisations ont perdu leur base d’agriculture. Les terrains jadis fertiles, ne pouvaient plus retenir la terre, une fois les forêts dénudées.

Il existe aussi des légendes et des mythes merveilleux sur les arbres que l’on retrouve dans plusieurs cultures dans le monde, incluant les aborigènes de l’Amérique du Nord. Un peu partout, les arbres sont reliés à des événements sacrés : l’éveillement de Bouddha sous l’arbre de Bodhi. Dans la bible, Moïse rencontre Dieu devant le buisson ardent. J’aimerais connaître davantage l’utilisation moderne multiple de nos arbres, allant de la nourriture à la médecine et aux vêtements. Certains ingénieurs et architectes ont même étudié la structure incroyablement forte des arbres et leur adaptation pour le dessin de structures d’édifices.

Dans mes temps de loisir, j’aime dessiner ou peindre une scène avec des arbres. Il n’est nullement nécessaire d’être un grand artiste pour prendre un pinceau, ni d’être poète pour écrire quelques vers. Photographier les arbres est une autre bonne excuse pour prendre le temps de bien les voir. Au fil des saisons, une abondante variation de textures, de formes, de structures et de couleurs s’offre à nous comme sujets idéaux. J’aime photographier différents angles, incluant les profils des fleurs, des bourgeons, des feuilles et des écorces ainsi que les vues d’ensemble de la structure de l’arbre. L’utilisation d’une simple caméra automatique peut très bien accomplir le travail. On peut toutefois s’aventurer dans l’achat d’équipement plus sophistiqué, spécialement créé pour la photographie de la nature.

Pour prendre de bonnes photos, il vaut mieux prendre le temps d’étudier et composer avec notre sujet attentivement.

Faut-il mentionner que les moments les plus précieux sont lorsque nous prenons simplement le temps d’être en nature et avec la nature?

Un peu de temps en forêt ou dans un parc me permet de me ressourcer. Je m’assois en silence et, dans un moment très profond, je laisse les arbres m’imprégner et me nourrir de leur force et grâce.

La gestion du stress, un passeport pour votre santé

Saviez-vous que la fatigue peut affaiblir le fonctionnement de votre cerveau et nuire à votre santé? Un cerveau fatigué peut laisser passer des émotions « dites » négatives qui provoquent de vraies tempêtes chimiques dans votre corps. À long terme, cela peut conduire à un épuisement professionnel (burnout) ou même provoquer des maladies physiques.

Le stress provoque des dérèglements physiques
Selon le corps médical, il y a 7 maladies sur 10 qui sont reliées au stress. En situation de stress, vos glandes surrénales sécrètent de fortes doses d’adrénaline. Si cette énergie ne trouve pas d’échappatoire, elle se loge dans vos organes et dans vos muscles nuisant à leurs bons fonctionnements, les systèmes nerveux, cardio-vasculaire et digestif sont perturbés et l’irrigation de vos reins devient beaucoup plus difficile.

Identifier les situations à risques élevés
Si votre situation produit de l’angoisse, de l’anxiété, de l’hostilité, de la peur ou du ressentiment, les effets seront tout aussi dévastateurs sur votre santé que le tabac, l’alcool ou la drogue. Méfiez-vous particulièrement des situations émotives qui ont tendance à se prolonger dans le temps.

Apprenez à reconnaître et à accueillir vos émotions
Certaines émotions provoquent un manque d’air, des vertiges, une fatigue rapide, des pincements, des symptômes qui ressemblent étrangement à de l’angine de poitrine. L’insomnie ou un besoin exagéré de dormir est un indice que vous tardez peut-être à reconnaître et à accueillir vos émotions.

Exprimer ce que vous ressentez sans chercher à performer
Si vous croyez que le fait d’exprimer ce que vous ressentez a une connotation négative, sachez que lorsqu’une situation difficile se présente, d’ordre affectif ou professionnel, la pire attitude à adopter, c’est de tout refouler en dedans. Exprimer ce que vous ressentez sans chercher à performer. Vous pouvez vous pratiquer seul ou avec une autre personne. Même en écrivant, cela peut vous aider à amorcer un dénouement heureux.

Apprenez à vous détendre et à gérer votre niveau de stress
Quel que soit votre point de départ, il est toujours possible d’améliorer votre situation. Vous pouvez réapprendre à vous détendre pour vous régénérer sur les plans physique, mental et émotionnel. Vous pouvez réussir à réduire votre niveau de stress et apprendre à gérer vos émotions. Alors, il devient possible de retrouver, à nouveau, un sentiment de paix et de liberté.

Risque… d’épidémie

Attention aux symptômes de la paix intérieure! Le cœur de plusieurs a déjà été exposé à la paix intérieure et il se peut que le virus se propage comme une épidémie dans leur entourage.

Ceci pourrait causer un grave préjudice à ce qui, jusqu’à maintenant, a été une condition relativement stable de conflits humains à l’échelle planétaire. Voici les symptômes les plus connus de cette condition de paix intérieure :

  1. Une tendance à penser et à agir spontanément plutôt que de se référer aux peurs issues du passé.
  2. Une perte d’intérêt marquée pour la critique et le jugement des autres.
  3. Une habileté croissante à jouir du moment présent.
  4. Un désintéressement complet face à l’idée de se taper sur la tête pour ses erreurs (oups!).
  5. Le sentiment d’être solidaire des autres et connecté avec la nature.
  6. Le refus systématique d’interpréter négativement les actions des autres.
  7. Une très grande susceptibilité à l’amour offert par les autres et une tendance incontrôlable à le propager.
  8. L’apathie presque totale face aux conflits et aux querelles.
  9. De fréquents épisodes d’appréciation incontrôlés de soi-même et des autres.
  10. Une tendance à laisser les choses suivre leur cours plutôt que d’essayer de tout contrôler.
  11. De fréquentes attaques de sourire.
  12. La perte de l’habilité de s’inquiéter et de vivre dans l’angoisse (très sérieux!).

Si tu rencontres des gens qui présentent ces symptômes, sache que tu risques la contagion en demeurant dans leur entourage. Si tu as toi-même quelques-uns de ces symptômes, sois sur tes gardes puisqu’il n’y a pas de traitement connu et que, si tu ne fais pas attention, ta condition pourrait continuer de progresser malgré toi.

Si tu as plus de six symptômes, il se peut que ton état de paix intérieure soit tellement avancé que le processus soit irréversible et que tu sois une menace de contamination du bonheur pour tes proches : profites-en donc pleinement!

Réharmonisation par le son et l’image

La musique détient un pouvoir qui provoque une réaction d’ordre émotionnel. Elle peut ainsi communiquer directement avec les sentiments le plus profondément enfouis dans la mémoire et l’imaginaire.

Le corps est souvent comparé à un instrument de musique. Fragile et sensible, il peut être désaccordé par une émotion découlant d’un événement perturbant. On remarquera alors une fatigue plus accentuée, son esprit s’assombrira et s’il ne retrouve pas l’harmonie, la maladie s’installera doucement.

La visualisation guidée et de la musique vibratoire sont d’excellents outils pour atteindre un bien-être intérieur. On peut se servir de cette alliance comme thérapie de l’âme. Avec le bol tibétain, on peut augmenter notre taux vibratoire pour sortir du mental et ouvrir les portes de l’inconscient. Le son de cet instrument de musique prépare notre conscience à rencontrer les personnages blessés qui sont en nous et qui influencent notre vie d’aujourd’hui. Ces personnages sont parfois reliés à d’autres vies. Ainsi, grâce à la musique, on peut faciliter la communication télépathique et se transporter par l’image intérieure exactement à la période où l’émotion s’est cristallisée.

On peut, grâce à certains instruments de musique créer un son pour décristalliser l’émotion et réharmoniser le champ d’énergie de l’être humain. Le didgeridoo est souvent favorisé dans l’exercice du déblocage émotif. Et pour ce qui est de l’harmonisation, on peut choisir le violon, la cornemuse ou une chanson qui fait vibrer notre cœur. Il s’agit alors d’imaginer que le personnage blessé reçoit une belle boule d’amour offerte par quelqu’un qui nous aime. Cette boule vient alors illuminer le personnage et cicatriser la blessure émotive.

On a souvent l’impression d’assister à tout un cinéma que notre imaginaire nous envoie, mais le résultat de cette pratique est tellement efficace que les sceptiques ne peuvent que remarquer de grands changements dans leur vie actuelle.

Alors soyons notre propre médecin de l’âme et laissons-nous bercer par la musique qui fait vibrer notre cœur et imaginons-nous heureux!

Bon cinéma!

Vairaagya, le non-attachement

Nous pouvons aisément comprendre que la joie et la tristesse sont des émotions de nature transitoire. Tout ce qui existe subit l’influence d’une fluctuation constante, leur existence étant momentanée. Il demeure donc essentiel de méditer sur le non-attachement. Le Vairaagya n’implique pas l’abandon de nos relations, ni de notre travail, non plus de se réfugier dans la forêt ou dans un monastère. Il ne s’agit que de saisir que la nature de l’univers est transitoire et, par conséquent, nous désirons réaliser que notre être véritable réside derrière le sens du Je et de l’attachement, et que lui seul nous offre de la stabilité. En effet, dans son essence, notre être intérieur ne change pas.

Les quatre niveaux du non-attachement :

  1. Devenir conscient du fait que notre mental est malléable, qu’il transporte des idées et concepts, des mémoires (bonnes et mauvaises, et leurs effets) ainsi que du potentiel qui repose en nous.
  2. Après quelque temps, la pratique de la méditation nous transforme, nous devenons plus sensibles et conscients. L’ignorance et ses manifestations deviennent plus évidentes. Ce fait est inévitable.
  3. Si nous persévérons, nous réalisons un fait puissant : le monde entier réside dans notre esprit. De là, nous débutons une pratique personnelle, en acceptant que chaque individu a une leçon à apprendre qui lui est propre, une voie à suivre. Nous travaillons dès lors sur nous-mêmes, sur notre propre état de conscience, plutôt que de travailler sur celui des autres. Nous saisissons que nous pouvons faire une différence, si nous vivons avec plus de conscience, avec un état de conscience plus équilibré. Ainsi, nous devenons une source d’inspiration pour notre famille et nos proches, et nous parvenons simultanément à apprécier notre vie, avec satisfaction.
  4. Et si l’on persévère sur la voie du non-attachement, nous atteignons un état de maîtrise, de sagesse. Le contentement séjourne à ce niveau. La joie demeure, en fait, elle augmente, car elle est inspirée d’une clarté et d’un équilibre intérieur.

Néanmoins, il ne faut pas faire l’erreur d’associer le non-attachement à l’austérité, à un état de froideur ou d’insensibilité. Lorsque nous progressons et que nous atteignons une maîtrise croissante, nous voyons que nous n’avons renoncé qu’à l’indésirable, nous nous sommes libérés de besoins ou de désirs imaginaires.

L’état de non-attachement n’est pas de l’indifférence, nous ne le dirons jamais assez souvent. Certains rejettent parfois l’objectif de cette philosophie, la qualifiant d’inhumaine ou d’égoïste car ils imaginent qu’il s’agit d’une voie qui rejette tout, ayant un objectif égoïste : sa propre libération.

Il est important de comprendre que le résultat de cette pratique est l’approfondissement suprême d’un amour et d’une compassion véritables.

Quelle est la façon la plus facile d’obtenir le non-attachement? Il ne faut qu’entamer une pratique régulière de la méditation. Cette vie introspective mène à la force intérieure, à l’éveil de la conscience.

Dès lors, le moment présent est saisi dans toute sa plénitude. Loin d’engendrer de l’indifférence, notre amour pour ceux qui nous entourent est inclus dans notre objectif.

Enraciner le corps dans le Divin!

Comment nous enraciner dans notre corps pour vivre notre essence? Quelles sont les avantages? Pourquoi nous libérer de nos blocages pour élever notre conscience? Je ne sais pas pour vous, et parfois pour moi, quand les blocages inconscients deviennent conscients, ça peut être difficile, un peu comme une sensation d’être dans une machine à laver! Reconnaissez-vous la sensation?

Pendant plusieurs années, j’ai voyagé de par le monde à la recherche de réponses. Réponses à des questions telles que : Pourquoi sommes-nous sur terre? Pourquoi est-ce que je ressens si fortement que la vie est autre chose que le 9 h à 17 h? Qu’est-ce qui fait vibrer l’être humain? Quel est le plein potentiel humain? J’ai lu des centaines de livres, vécu dans des monastères Bouddhistes et côtoyé plusieurs traditions et cultures; toutes plus enrichissantes les unes que les autres. Malheureusement, peu de temps après avoir pris la résolution de mettre en application ce que j’avais appris auprès de tous ces sages ou dans les livres, j’oubliais. Je n’arrivais pas à continuer, comme si mes « programmes par défaut » revenaient au galop! Familier?

Pourtant, j’ai toujours ressenti que la « recherche » en valait la peine (ou la chandelle)! Quelle peine et quelle chandelle? Pendant longtemps, il me semblait que méditer m’apportait énormément pendant le temps que durait la méditation. Mais quand je revenais dans mon corps, la vie retrouvait son voile gris. Je ne savais pas comment intégrer mes connaissances et mes expériences dans ma vie de tous les jours. Je trouvais cela très souffrant car l’état d’expansion et la sensation de faire partie du Tout que j’ai vécus en méditation ou parfois dans un moment spontané dans ma vie, s’effaçaient éventuellement, plus ou moins rapidement.

J’ai donc modifié ma recherche, changé mon questionnement. D’aussi loin que je puisse me rappeler, la question qui surgissait continuellement en moi se résumait à : « Qu’est que l’illumination (ou l’ascension)?  ». J’ai commencé à m’interroger sur le corps, la vie humaine et sur le lien entre l’humain et le divin. Comment vivre le divin dans un corps humain? Je ne pouvais pas me douter de ce que la vie allait m’enseigner à travers ce qui semble à priori un simple changement d’angle sur un même thème. Ce changement d’angle s’est avéré une toute nouvelle expérience de vie!

J’avais déjà entendu dire que si nous voulons nous sentir bien, nous n’avions qu’à penser à donner un cadeau à quelqu’un et un sentiment de bien-être nous envahira et d’autres « trucs » comme celui-là! La pensée positive à tout prix! Il y a juste un problème, je ne peux pas penser à de belles choses à longueur de journée et être branchée sur le moment présent! Je voulais sincèrement me libérer de ce qui me bloquait et vivre naturellement un sentiment de sérénité, de paix intérieure, de joie de vivre et d’abondance…

J’ai toujours eu l’impression que toute la joie, la sagesse et l’amour étaient en-dedans de moi (et en chacun de nous) et que je n’y avais pas accès pour quelque raison que ce soit. J’ai toujours cru que chacun d’entre nous est un diamant à la naissance, un être extraordinaire d’ouverture, d’amour, de joie. Quand nous regardons un bébé, notre cœur s’ouvre, la joie nous envahit, nous sommes dans le moment présent! Dans l’essence de notre Être! Qu’est-ce qui fait que nous n’y avons pas accès à chaque moment? Qu’est-ce qui fait que nos souffrances émotionnelles prennent le dessus et que nous réagissons à partir de nos vieux « patterns » et non pas à partir de notre essence! Comme si l’être humain portait en même temps toute la beauté du monde et toute la souffrance du monde. Mais comment nous sortir de cette souffrance, comment la guérir pour que notre état inné d’amour et d’ouverture puisse se révéler et ce dans tous les aspects de notre vie?

La dimension émotionnelle de l’être humain peut paraître complexe. Je cherchais midi à quatorze heures à comprendre et à analyser. Pour finalement découvrir que c’est simple. Simple ne veut pas nécessairement dire facile. Nous sommes tellement conditionnés à ne pas ressentir nos émotions pleinement. Nous avons l’habitude de les cacher, les enfouir, les disperser en mangeant, en parlant, en faisant de l’exercice à l’extrême, en regardant la télévision ou en blâmant les autres, la vie ou nous-mêmes!

Nous n’avons pas appris à laisser les émotions nous traverser. Petit, nous nous sommes fait dire « Tu n’as pas de raison de pleurer! » « Tu n’as pas à avoir peur! » « Bien voyons, il n’y pas de quoi te choquer! ». Nous avons appris à ne pas faire confiance à nos émotions et, par le fait même, nous n’écoutons pas ce que notre corps nous dit. Nous ne lui faisons pas confiance! Une émotion est seulement de l’énergie qui veut passer à travers nous (énergie en motion)! Une sage a dit « C’est en restant dans le cœur de l’émotion que tu trouveras la sérénité tant recherchée. ».

Comment vivre dans un corps humain pour découvrir notre essence? La magie se produit quand nous laissons les émotions nous traverser. Une fois que l’émotion nous a traversé en étant ressentie pleinement, elle passe tout simplement! Et elle nous guérit sur son passage. Je ne parle pas ici de l’exprimer ou de la disperser, mais bien de la ressentir! De s’asseoir et de rester dans l’émotion! Non seulement l’émotion passe, ce qui reste une fois l’émotion passée, c’est notre essence! Nous pouvons Être facilement et naturellement au lieu de réagir à partir d’émotions refoulées. Nous pouvons être l’Être libre que nous sommes vraiment! Vivre dans le Tout en vivant dans notre corps, vivre dans toutes nos dimensions sur la terre! S’enraciner à la VIE sous toutes ses formes!