Vivre, tout un art!

Nous avons une tendance naturelle à l’activité; généralement, c’est une activité qui vise l’amélioration de ce que nous sommes ou de ce qui nous entoure : nous faisons de l’exercice physique, nous décorons nos maisons, aménageons notre terrain, suivons des cours ou participons à des ateliers pour augmenter notre savoir ou nos compétences. Nous rêvons tous d’un avenir meilleur pour nous et pour d’autres, mais cette vie idéale nous échappe aussitôt que nous croyons la saisir. Ce que nous savons intuitivement, loin au fond de nous, presque enterré sous les préoccupations quotidiennes, c’est que notre vie peut s’approcher de l’idéal dont nous rêvons : au milieu de la ville, quand nous rêvons de la campagne, au milieu de l’agitation quotidienne, quand nous rêvons de calme et de paix, au milieu des responsabilités quelquefois bien lourdes, quand nous rêvons de liberté. Comment est-ce possible?

Nous avons le pouvoir de transformer ce quotidien qui paraît terne ou chaotique, en transformant notre façon de le vivre. On pourrait appeler cela l’art de vivre. C’est un art supérieur, pour lequel les femmes sont particulièrement douées, ce qui n’exclut pas les hommes pour autant.

En effet, ce n’est pas tant ce que l’on fait qui importe, mais la façon dont nous le faisons. Comment procéder pour opérer cette transformation? L’harmonie, le calme que je cherche, il me faut le cultiver en moi tout d’abord. Cette démarche de l’intérieur fait alors des vagues qui se répercutent sur mon environnement immédiat, mon entourage personnel, puis de cercle en cercle à travers ceux que j’ai touchés, sur des personnes que je ne connais même pas, puis finalement sur toute la société. Ce changement que j’ai apporté se répercute bien au-delà de ma petite personne.

Voilà pourquoi Gandhi disait : « Vous devez être le changement que vous voulez voir dans ce monde ».

Quoi changer, comment faire vivre cette aspiration en moi? Il me faut écouter mon être intime, entendre ce qu’il a à me dire. Il a de bons conseils : « Sois plus patient envers cette personne », « Prends le temps d’écouter ton enfant », « Aie confiance », « Ne saute pas aux conclusions trop vite », « Ne le prend pas personnel », etc…

Il me faut créer les conditions favorables pour que cette écoute intérieure puisse se produire : me réserver du temps pour entendre ces conseils bienveillants, ce dialogue important avec mon être intime, le cœur de ma personne, ce noyau spirituel, qu’on nomme l’esprit.

Il me faut aussi lui donner « à manger », nourrir son appétit de beauté, d’harmonie et d’amour. L’art peut être un de ces moyens privilégiés pour renouer avec l’intérieur et aussi pour le nourrir. Platon affirmait, quatre siècles avant Jésus-Christ : « La musique est un moyen plus puissant que tout autre parce que le rythme et l’harmonie ont leur siège dans l’âme. Elle enrichit cette dernière, lui confère la grâce et l’illumine. ».

Écouter de la bonne musique, chanter dans une chorale ou seul chez soi, broder, peindre, dessiner, écrire ou lire des textes qui touchent mon cœur; ce n’est pas le résultat extérieur qui compte, c’est le processus, et le résultat est là, même si on ne le voit pas. Ce résultat, c’est le développement de mon être intérieur et la satisfaction d’avoir ajouté à la beauté, d’avoir pu réaliser mon désir d’harmonie.

La construction de mon être intérieur, voilà la mission de ma vie! En m’élevant (comme on élève un enfant), je suis heureux et j’en fais bénéficier tout mon entourage. Je participe à la création de ce monde meilleur que je souhaite pour moi, pour ma famille et mes amis. Je travaille activement à sa venue, par mes pensées bienveillantes envers moi-même et envers les autres. Et cette activité aura un retentissement sur toute la société et, qui sait, sur le monde…

L’art d’être heureux

Je suis persuadée que la véritable mission de l’être humain sur terre réside dans l’apprentissage de l’art d’être heureux.

Nous ne venons certes pas au monde avec les mêmes talents et privilèges. Nous pouvons néanmoins, à l’intérieur de nos limites, donner un sens à notre vie et faire de celle-ci un lieu d’amour : amour de soi et des autres, amour de la vie sous toutes ses formes.

Chaque étape de notre cheminement constitue un moment unique pour vivre le présent avec intensité, plongeant avec joie dans nos passions sans toutefois nous laisser dominer par elles.

L’apprentissage du bonheur est une opportunité d’échange avec les autres.

La thématique de « l’Être dans ses passions » me rejoint particulièrement. Grande passionnée qui mord dans la vie à pleines dents depuis ma découverte du merveilleux pouvoir de la pensée positive et de l’utilisation volontaire des forces du subconscient, ce sujet m’interpelle.

En début de cheminement, j’ai confondu pensée positive avec pensée magique. Une connaissance plus approfondie des Lois de la Création et des processus du cerveau humain m’a fait réaliser que la pensée positive ne relève pas de la magie. Elle est en effet naturelle et des plus efficaces lorsque bien comprise et bien utilisée. Je demeure une personne qui garde les pieds sur terre tout en ayant un regard vers le ciel.

Il n’existe pas qu’une seule voie pour atteindre le juste milieu entre la raison et la passion. Il y a autant de routes que d’individus. J’ai compris, en observant ma propre vie et celle des autres, que la meilleure façon d’être heureux, c’est de développer la capacité de choisir quand on veut être « passionnément raisonnable » ou « raisonnablement passionné ».

Si vous obligez une personne passionnée à entrer dans un moule ou un carcan défini à l’avance par la société, vous risquez d’éteindre sa flamme. Vous la condamnez à un mode de fonctionnement qui ne correspond certainement pas à ses besoins. Il n’y a pas si longtemps, à l’école, les enfants devaient rester assis de longues heures, à assimiler toutes sortes d’informations, sans possibilité de se dégourdir les jambes, de se retrouver au grand air. Fort heureusement, les programmes scolaires ont été réaménagés et tiennent maintenant compte de tous les aspects de l’être humain. Des classes spéciales ont même été mises en place pour donner une chance aux individus qui ont besoin d’un plus grand support pour avancer.

La société a imposé un modèle d’équilibre et de perfection pendant des décennies. Il fallait dompter et refouler la passion. Une masse de gens a suivi la voie de la raison, ne se gênant pas pour montrer du doigt les personnes plus marginales. Heureusement, les temps changent. L’être humain réussit à briser les chaînes des préjugés et des balises préétablies pour exercer enfin son libre arbitre quant à ses choix de vie. Tant sur le plan personnel que professionnel, les cadres étroits et injustifiés craquent. La passion peut aujourd’hui s’exprimer. La raison a également sa place, mais elle relève de la conscience individuelle. Il n’est plus question de juger les autres pour leurs imperfections et de définir la vertu au nom de la raison.

La vie représente un merveilleux privilège, une occasion unique de devenir un être conscient et apte à vivre le bonheur. La passion de la vie est la plus fabuleuse qui soit. Elle nous permet d’explorer avec curiosité nos talents, de visiter nos ressources et d’aller à la rencontre de surprenantes découvertes.

Si je ne confonds plus la pensée positive avec la pensée magique, je découvre encore davantage la magie de la vie elle-même. Cette magie, on la crée en nous, en goûtant avec passion à tout ce qui se présente sur notre route. Tant de ressources en nous n’attendent que notre bon vouloir pour se développer en rendant notre vie passionnante. Il n’y a pas d’âge pour faire l’apprentissage du bonheur. Nous ne sommes jamais trop jeunes, ni trop vieux pour choisir cette voie.

Le Dalaï Lama a toujours été, pour moi, un phare dans l’existence que je traverse avec passion, courage et lucidité. Je le cite en souhaitant à tous ceux et celles qui me liront un merveilleux cheminement de vie et la réalisation de soi.

« La sensation d’être heureux ou malheureux dépend rarement de notre état dans l’absolu, mais de notre perception de la situation, de notre capacité à nous satisfaire de ce que nous avons. » – Dalaï Lama

Mieux se connaître pour vivre en bonne santé

Quand on vit un traumatisme, que ce soit un problème de santé physique ou un problème émotionnel, on cherche toujours à mieux comprendre. Pourquoi ça m’arrive à moi?

Ayant eu l’occasion d’approfondir mes recherches et surtout ayant eu des clients qui m’ont fait confiance, je me rends compte combien l’étude de l’iris (iridologie) peut nous aider à mieux nous connaître et à identifier nos comportements.

Bien comprendre à quel type de constitution une personne appartient donne une compréhension immédiate du genre de maladie congénitale qu’une personne peut développer pendant sa vie. La constitution peut également nous aider à prévenir, à établir un programme et à traiter les conditions dont souffre une personne.

Cependant, l’analyse de l’iris ne se limite pas à identifier les faiblesses génétiques. Avec son type de constitution, la personne hérite d’un bagage de questions, de conflits et d’événements non résolus des générations antérieures. Ceci peut être soit un obstacle, soit un stimulus à redoubler les efforts et atteindre des sommets nouveaux. Il faut considérer les tendances comme des indicateurs dont nous ne pouvons pas nous passer. Ils sont des signes indispensables sur le chemin de la guérison. Ils nous dirigent vers les affaires inachevées des générations antérieures.

Pour mieux comprendre ce que signifie « type de constitution », voici un exemple apporté par Harri Wolf, cofondateur de l’association nationale sur la recherche en iridologie : « même si par hasard deux joueurs d’une même équipe décidaient d’utiliser une même stratégie durant un jeu, ces deux participants pourraient jouer une partie complètement différente selon leur participation, leur force physique, leur endurance et leur présence d’esprit ».

Voilà pourquoi je suis convaincue qu’il est important de mieux se connaître afin de bien participer au jeu de la vie.

L’intuition a-t-elle un sexe? – Le point sur le mythe entourant l’intuition féminine

L’intuition n’a pas de sexe.  Elle n’est pas le propre des femmes. Elle n’est pas féminine.

Les hommes possèdent aussi un 6e sens. Pour démystifier la réalité de l’intuition, il est essentiel de la dissocier du sexe.

Bien que l’intuition soit plus souvent attribuée aux femmes, il existe des cas éloquents d’intuition chez les individus de sexe masculin. Parmi les nombreux exemples, celui de Jonas Salk, médecin et inventeur du vaccin contre la polio, est particulièrement poétique. Il affirme que l’intuition est comme « une vague qui laisse des trésors sur la place qu’il a hâte de cueillir chaque matin ». Dans le monde des affaires, les personnes les plus intuitives sont assurément les négociateurs sur le parquet de la bourse. Pris dans le feu de l’action, ils n’ont pas le temps de réfléchir et de rationaliser leurs décisions. N’ayant parfois qu’une fraction de seconde pour réagir, ils se servent de leurs instincts.

Si l’intuition n’a pas de sexe, pourquoi l’attribue-t-on aux femmes le plus souvent?

En fait, les femmes ne sont pas les seules à avoir utilisé cette source d’information par le passé. Les nations aborigènes, amérindiennes et les cultures ancestrales puisaient leur sagesse et leurs connaissances dans leur rapport très intime avec la nature. Cette dernière leur révélait son intelligence, ses propriétés thérapeutiques et ses lois à travers l’intuition. En revanche, ce sont les femmes qui ont préservé l’héritage ancestral de l’intuition au fur et à mesure que cette culture disparaissait (voir encadré). Exclues, jusqu’à tout récemment, d’une collaboration dans la science matérialiste du monde moderne, elles sont restées branchées sur leur savoir intérieur. En adoptant la pensée occidentale et plaçant la science mécaniste au centre de sa compréhension du monde, l’occidental moderne s’est éloigné de sa source interne de connaissance. Il faut savoir que ce sont les préjugés de la science, et non l’expérimentation empirique, qui ont mystifié et qualifié de magiques et de surnaturelles les connaissances traditionnelles. Bien qu’elle s’en défende encore, cette science moderne s’est mise au service de l’industrie et du monde mécanique. Elle a restreint notre perception du monde à une réalité visible et pragmatique. Mais depuis quelques décennies, les progrès de la connaissance sur la matière ont été tels que certains scientifiques sont maintenant en quête de nouveaux champs d’exploration.

Bon nombre d’entre eux commencent à s’intéresser aux grandes questions concernant la vie et ses mystères. Et voilà qu’émerge une nouvelle génération de chercheurs qui s’interrogent sur la réalité de l’intuition, la nature de la conscience, les mécanismes de la télépathie.

L’auteur Dan Brown, dans son succès populaire le Code Da Vinci, met en relief l’acharnement avec lequel la religion catholique s’est opposée à l’héritage ancestral issu de la foi païenne. L’origine de cette rivalité tient dans des croyances perçues comme opposées bien qu’elles soient, en réalité, complémentaires. La foi chrétienne honore une puissance céleste, patriarcale dans son essence, intangible et source d’une sagesse parfois difficile à saisir. Alors que la foi païenne, matriarcale et intimement liée aux forces de la nature, honorait la terre, mère de la création et source de vie. La femme est demeurée l’icône de ces croyances et a subi l’oppression et la persécution de l’Église catholique en raison de la méfiance qu’elles suscitaient.
L’acharnement a été tel qu’il subsiste encore aujourd’hui dans l’inconscient masculin une crainte et une incompréhension profonde de la nature féminine. On constate que la rivalité entre le féminin et le masculin ne date pas d’hier et tient ses origines dans l’affrontement entre le culte aux divinités terrestres et celui voué aux divinités célestes.

Les prémisses de la connaissance sur l’intuition
Si l’intuition n’est pas une faculté exclusivement féminine, d’où vient-t-elle alors? Elle fait partie du système de perception de toute personne au même titre que la vue, l’ouïe, l’odorat, le toucher et le goût. Si on y réfléchit bien, on constate que chacun de nos sens révèle une facette différente de la réalité. Par exemple, nos yeux perçoivent la lumière – les ombres, les reliefs, les couleurs. L’information visuelle résulte de l’interprétation des rayons lumineux sur la surface des choses. Le toucher, quant à lui, nous dévoile un autre type d’information. Il permet d’ajouter une dimension tactile et tangible à la réalité. Sans lui, la vision ne reste qu’une interprétation des effets de la lumière. L’évolution de notre système de perception s’observe très bien chez les nourrissons. Vers l’âge de deux ans, lorsqu’ils voient quelque chose qui les attire, ils s’en approchent pour la découvrir. Ils la saisissent et la mettent dans leur bouche. Cette exploration leur permet d’apprendre à distinguer les choses les unes des autres. Ainsi, chacun de nos sens capture un aspect bien défini de notre environnement et c’est cette collaboration qui nous donne notre compréhension du monde.

De ce point de vue, on peut se demander quelle est la nature de l’information révélée par l’intuition? La réponse : la conscience. La conscience de quoi? Celle du lien qui existe entre toutes choses. Utiliser notre intuition, c’est un peu comme suivre un fil dans une toile d’araignée. Peu importe notre point d’entrée, chaque fil nous mène toujours au centre, là où se trouve notre réponse. Par exemple, pour obtenir une réponse intuitive à une question, vous pouvez décider de choisir que l’objet qui se trouve sous vos yeux est l’amorce de la réponse que vous cherchez. Avec votre imagination, laissez l’objet évoquer des idées, des histoires. Et suivez le fil de votre imagination (sans la censurer!) jusqu’à ce que vous sentiez que vous avez atteint le centre. Vous saurez que vous avez votre réponse lorsque vous sentirez en vous une sorte d’éclair, de déclic, un « Eurêka! ». S’installeront alors une certitude et une certaine excitation qui vous confirmeront que vous avez trouvé la meilleure réponse pour vous.

La conscience de l’intuition est aussi liée à notre destin. Imaginez un instant que vous êtes une cellule dans un organisme vivant. Vous, comme chacune des autres cellules, jouez un rôle spécifique et unique qui contribue à l’équilibre de l’ensemble. Lorsque nous étendons ainsi notre perspective vers l’unité, nous commençons à percevoir les manifestations d’un univers « à l’écoute » de nos pensées et y répondant. Par exemple, j’ouvre un livre au hasard et trouve spécifiquement la réponse à l’une des questions qui me préoccupaient. Je quitte mon emploi et le jour même, on m’offre le poste de mes rêves. Je pense à une amie quelques secondes avant qu’elle me téléphone. Ce phénomène, d’abord observé par le psychanalyste Carl Jung, se nomme la synchronicité des événements ou, ce qu’il nommait aussi, les coïncidences chargées de sens. Et ce sens, attaché à chaque situation, c’est l’intuition qui nous le révèle.

La conscience qu’apporte l’intuition ne peut avoir de sexe. Elle crée des liens qui nous unissent et non qui nous distinguent. Comme un oiseau qui observe le monde du haut du ciel, notre perspective s’élargit jusqu’au point où elle englobe tout. Le cosmonaute Edgar Mitchell a spontanément saisi la nature de la conscience en observant la terre à partir de la lune. Il a dit : « Dans un seul instant, j’ai compris que cet univers est intelligent. Il avance dans une direction et nous avons un rôle à jouer dans cette évolution. […] La conscience représente l’élément fondamental et la matière-énergie est le produit de cette conscience. Si nous changeons notre façon de percevoir qui nous sommes, et que nous nous percevons comme des êtres créatifs et éternels qui créent l’expérience physique, alors nous commençons à créer et à voir le monde dans lequel nous vivons de façon très différente.

Pour arriver à percevoir quelque chose, il faut d’abord accepter que cette chose existe. L’intuition est directement liée à notre capacité d’étendre notre perception au-delà de ce qui est tangible. Dorénavant, la décision de s’ouvrir à cette réalité appartient de façon égale aux hommes et aux femmes. Il faut en finir avec ce mythe de l’intuition féminine porteur de préjugés et de pouvoirs mystérieux. La capacité de rétablir la communication avec l’intuition et de se remettre à l’écoute dépend d’un acte conscient de chacun. Il en va peut-être de même de notre survie de porter attention au lien qui nous unit à cette nature nourricière et protectrice. Si nous tendons l’oreille, elle peut assurément encore nous révéler son intelligence universelle. Les solutions créatives aux problèmes modernes apparaîtront lorsque nous adopterons une perspective holistique, c’est-à-dire qui englobe et tient compte des liens qui nous unifient. Cette prise de contact se fait au cœur de chaque individu et n’a pas de sexe. L’intuition est au centre de ce qui nous rassemble et non de ce qui nous distingue.

Être en mouvement

Pour une vie équilibrée, pour être bien dans son corps et le maintenir en santé, il est important d’être en mouvement et certains principes devraient être respectés lorsque l’on fait de l’exercice physique. La force n’est pas le seul but visé. Les éléments permettant au corps physique d’être en équilibre sont une posture juste, de la souplesse, de la force, un bon tonus, un bon contrôle musculaire, des articulations stables et mobiles, ainsi qu’un bon système cardiovasculaire.

Posture
Pour adopter une bonne posture, on doit respecter l’alignement horizontal et vertical des structures telles que les épaules, les hanches et la colonne.

En position debout, placez le dos droit tout en respectant les courbes de la colonne vertébrale et amenez doucement les omoplates vers l’arrière. Évitez d’avoir le dos voûté ou de prendre une attitude trop droite et rigide. Répartissez votre poids de façon égale sur les deux pieds, sur la partie avant du pied et le talon. Gardez les genoux assez droits mais souples.

En position assise, assurez-vous d’être assis sur les ischions (les os du bassin que l’on palpe à travers les fessiers qui sont parfois douloureux suite aux premières randonnées de vélo), ceci permettra d’avoir le dos droit. Respectez les courbes de la colonne et prenez soin d’appuyer votre dos au dossier.

Travaillez dans une position confortable et évitez les gestes qui imposent des stress et des tensions à vos articulations et à vos tissus. Par exemple, si vous ramassez un objet, pliez toujours les genoux et lorsque vous transportez des charges, évitez les mouvements violents. Lorsque vous travaillez à l’ordinateur, une souris placée très loin devant vous ou un écran positionné de biais par rapport au clavier provoquera également des tensions.

En position couchée sur le dos, placez un oreiller sous la tête et la nuque et un autre oreiller sous les genoux permettra de relâcher le dos.

En position couchée sur le côté, l’oreiller doit être assez épais pour garder la tête alignée avec la colonne vertébrale. Prenez soin de le placer dans le creux formé de la tête et de l’épaule. Il est également recommandé d’en mettre un autre entre les genoux afin que les hanches et le dos soient droits.

Souplesse
La souplesse aidera la fluidité dans le mouvement. Pour améliorer la souplesse musculaire, des étirements devraient être faits en douceur et sans douleur. Vouloir aller trop loin empêchera de maintenir un alignement normal et provoquera du stress aux tissus. Restez au moins une minute dans la position tout en respirant. La tension devrait diminuer graduellement et vous pourrez aller un peu plus loin dans l’amplitude de mouvement.

Force, contrôle musculaire et stabilité articulaire
On entend par force, la capacité du muscle à lever une certaine charge. Le contrôle musculaire est la capacité du système nerveux d’envoyer un message aux muscles afin qu’ils se contractent correctement, au bon moment. Ceci est un élément important dans la stabilité articulaire. Celle-ci nécessite également une intégrité des surfaces osseuses et des ligaments de l’articulation.

Vous pouvez être fort sans toutefois avoir une bonne stabilité articulaire et un bon contrôle musculaire, cela cause des blessures et de la douleur. Par exemple, si nous levons un bras dans les airs et que les muscles du dos, de l’omoplate et de l’épaule ne travaillent pas adéquatement, l’épaule bougera avec une mauvaise biomécanique. Imaginez lorsqu’on utilise un cric pour soulever une voiture, si celui-ci n’est pas stable au sol, la voiture bougera.

Pour entraîner le contrôle musculaire, vous devez débuter par des mouvements lents, avec une faible charge, parfois même sans poids extérieur. Il est recommandé de faire le mouvement que vous voulez réentraîner à tous les jours, en petites quantités (5-10 répétitions), parfaitement et souvent durant la journée afin qu’il devienne automatique. Lorsqu’il est bien contrôlé, vous pouvez augmenter la charge graduellement en vous assurant de l’exécuter lentement sans se donner d’élan et sans bouger toutes les parties du corps. Maintenez toujours une respiration régulière.

Voici un exercice pour améliorer la stabilité lombaire, il s’agit d’entraîner notre corset naturel. Celui-ci est formé des abdominaux transverses (la couche la plus profonde d’abdominaux), des multifides (muscles du dos), du diaphragme (muscle de la respiration) et du plancher pelvien.

Pour ce faire, durant l’expiration, faites semblant de cesser d’uriner et entrez doucement le nombril (de façon à peine visible), inspirez normalement tout en maintenant la contraction. Répétez l’exercice et augmentez graduellement la durée du maintien de la contraction tout en continuant de respirer. Il est plus facile de débuter l’exercice en position allongée sur le dos, progressez en position assise et ensuite, en position debout. Pensez-y lorsque vous soulevez une charge. Plus vous répéterez l’exercice souvent, plus l’automatisme s’améliorera. Cet exercice est encore plus important si vous souffrez de douleurs lombaires chroniques ou épisodiques.

Système cardiovasculaire
L’apport d’oxygène parvenant à nos cellules afin de les nourrir passe par un bon système cardiovasculaire et un bon patron respiratoire. Pour les gens sédentaires, faire une marche quotidienne de 15 à 30 minutes est une façon simple, agréable et peu coûteuse de faire de l’exercice.

Pour améliorer votre capacité cardio-respiratoire, travailler entre 65 % et 80 % de votre fréquence cardiaque maximale. Pour la calculer :

Fréquence cardiaque maximale = 220 – votre âge

Fréquence cardiaque à atteindre et ne pas dépasser durant l’activité = fréquence cardiaque maximale X 0.8

Assurez-vous de respirer en gonflant le ventre et les côtes.

Peu importe le type d’activité que vous pratiquez (yoga, tai chi, pilates, course à pied, bicyclette, natation, aquaforme…) buvez beaucoup d’eau, amusez-vous et ayez du plaisir!

L’interprétation des rêves

Les rêves nocturnes font partie de notre vie depuis la nuit des temps, et s’ils ont traversé autant de milliers d’années, c’est qu’ils ont sûrement une certaine importance bien qu’il y ait des gens qui disent ne jamais rêver. Eh bien, ça n’existe pas des gens qui ne rêvent pas. Il faut plutôt dire que ces personnes ne se rappellent pas de leurs rêves, car tout le monde rêve. Des recherches en laboratoire l’ont prouvé. D’ailleurs, lorsqu’on empêche une personne de rêver, il s’ensuit des troubles de comportement, voire de santé. On peut alors dire que les rêves jouent un rôle d’équilibre de la psyché humaine. Les rêves sont en quelque sorte une soupape de sécurité qui permettent au rêveur de libérer le trop-plein. Mais ça ne s’arrête pas là.

Les rêves se manifestent généralement à la toute première étape du sommeil qu’on appelle aussi le sommeil paradoxal. Le cerveau émet alors des ondes alpha. C’est l’étape du sommeil la plus rapprochée de l’état d’éveil. Puis, le dormeur s’enfonce dans un sommeil de plus en plus profond. Il passe de la phase -1-, puis descend en -2-, et en -3- jusqu’au stade -4-, le sommeil profond, l’étape du sommeil où le dormeur récupère le plus. Et il remonte (si on peut dire ainsi) jusqu’à l’étape -1-. Un cycle (1-2-3-4-3-2-1) peut varier de 10 minutes à plus d’une heure. Ça dépend du degré de fatigue physique, mentale ou émotive de la personne. On peut donc conclure qu’il y a plusieurs cycles dans une nuit de sommeil de 7 ou 8 heures et que le dormeur passera plusieurs fois par la phase -1-, l’étape des rêves. Les rêves qu’on fait dans les premières heures du sommeil sont généralement de très courte durée, le corps cherchant à retourner le plus tôt possible en sommeil profond afin de récupérer davantage. On se souvient plus facilement des rêves qui se manifestent le matin lorsque le corps s’est reposé. Ceci-sous-entend que lorsque le réveille-matin vous tire du sommeil et que vous n’avez pas souvenir d’un rêve, c’est parce que vous vous trouvez alors dans un autre stade de sommeil que la phase -1-. Votre corps a besoin de continuer sa récupération.

À part l’état de profonde fatigue du dormeur, il y a d’autres raisons qui expliquent qu’un individu ne se souvienne pas de ses rêves et très souvent, c’est parce qu’il ne veut tout simplement pas s’en rappeler. Il ne croit pas à leur importance, aux multiples fonctions du rêve. Il existe certaines personnes qui se sentent menacées par l’absence de contrôle qui est propre au sommeil alors qu’on est sourd, aveugle, paralysé, soit prisonnier de son corps. Ce n’est pas un défaut, c’est un mécanisme de défense. Autre raison : ce que le dormeur consomme. L’alcool et les médicaments ont une influence sur la chimie du cerveau et par conséquent sur les cycles du sommeil. Puis il y a le fait que l’individu n’a pas besoin de se rappeler de ses rêves. Son cheminement personnel lui donne une pause. À certaines étapes de la vie, l’esprit et le corps demandent un temps de répit, ce qui est très sain en soi. Il y a donc plusieurs raisons qui expliquent qu’on ne se souvienne pas de ses rêves.

Il existe divers outils qui permettent à un individu de s’entraîner à rêver et le plus simple de tous (qui se veut en même temps le plus accessible) est de s’allouer un temps de repos en milieu d’après-midi, un petit somme d’une demi-heure sur le divan, comme on dit. Le cerveau sait d’avance que le corps dispose de peu de temps pour récupérer. Il demeurera alors en sommeil léger. D’ailleurs, la plupart d’entre nous avons déjà expérimenté la situation suivante : on est étendu sur le divan ou dans un lit, tout habillé. On sait que l’on rêve et en même temps on peut entendre ce qui se passe dans la maison. C’est là une preuve que la phase -1- est la plus rapprochée de l’état d’éveil. Le rêve qui se manifeste alors est de la catégorie des rêves réels.

Il existe effectivement de nombreuses catégories de rêves. À part les rêves réels qui se confondent avec l’état d’éveil, il y a les rêves lucides, où le rêveur a l’impression d’être à l’extérieur de son corps. C’est la même sensation que celle obtenue lors des régressions dans les vies antérieures. Toutefois, les gens ont tendance à associer ce type de rêve à l’état de décorporation que l’on connaît lors des voyages hors-corps. Ce n’est pas le cas puisque la conscience est toujours à l’état d’éveil et que l’esprit du rêveur est toujours à son poste. Puis, il y a la catégorie de rêves prémonitoires qui sont des messages en provenance de l’au-delà. Ils annoncent un événement heureux ou malheureux qui va se produire.

La catégorie des rêves compensatoires a tendance à déranger. C’est le genre de rêve où le dormeur se permet des choses qu’il ne ferait jamais à l’état d’éveil. Un exemple : le dormeur se trouve dans une situation où il a des relations sexuelles avec une autre personne que son épouse alors que cette pensée ne lui a jamais traversé l’esprit. Au moment du réveil, il se sent bouleversé, il se sent coupable. Et pourtant, il ne devrait pas. Les rêves compensatoires méritent une attention très particulière, car ils ont pour but de libérer, et ces rêves à caractère sexuel indiquent généralement que le rêveur ne réussit pas à canaliser son énergie sexuelle, au même titre que toute autre source d’énergie. Alors, de grâce, cessez de vous sentir coupable. Il s’agit d’un mécanisme d’évacuation normal que le corps utilise pour faire le vide.

On pourrait aussi parler de la catégorie des cauchemars, des rêves d’archétypes, des rêves récurrents, etc., mais il faudrait encore plus d’espace. Disons qu’on va s’en tenir à de l’information générale pour le moment. Si vous cherchez à mieux comprendre la signification de vos rêves, ayez toujours un crayon et du papier près de votre lit. L’idéal serait d’avoir une petite enregistreuse. Transcrivez tout dans un cahier. Vous comprendrez alors, avec le temps, pourquoi tel ou tel symbole revient souvent de même que les émotions qui se rattachent à chacun de vos symboles. Et dans cette quête de compréhension, évitez les formules toutes faites de certains auteurs parce que votre propre schéma de symboles change avec les années. Faites-vous confiance, et, bonne nuit, beaux rêves.

Connais-tu ta raison d’être?

Les gens à qui je demande la raison pour laquelle ils font de la croissance personnelle me répondent fréquemment qu’ils se cherchent. Malgré leur succès en affaires, l’acquisition de plusieurs biens matériels, une vie familiale et amoureuse satisfaisantes, la grande majorité de ces gens sont de plus en plus conscients qu’il leur manque quelque chose. Ils cherchent ce quelque chose.

Parce qu’ils ne savent pas ce qu’ils cherchent, ils cherchent parfois très longtemps. Pourtant, ce qu’ils cherchent est tout près, à l’intérieur d’eux : Dieu.

La raison d’être de chacun d’entre nous sur la planète Terre est de redevenir conscients de qui nous sommes véritablement. Nous sommes Dieu, c’est-à-dire cette énergie créatrice qui a décidé de vivre l’expérience de Dieu incarné dans la matière.

Malheureusement, durant les milliers d’années qui ont été nécessaires pour que cette descente dans la matière soit complète, une grande partie des êtres ont oublié qu’ils étaient Dieu manifesté dans la matière. Ils ont fini par croire que Dieu était incompatible avec leur nature humaine. Ils ont ainsi fait de Dieu quelque chose ou quelqu’un situé à l’extérieur d’eux-mêmes. La plupart ont commencé à croire qu’ils étaient soit leur corps mental, leur corps émotionnel ou leur corps physique. Ils se sont identifiés à ce qui leur semblait le plus rapproché d’eux.

Et toi, qui crois-tu être?

Nous avons tous choisi un certain plan de vie avant de naître. Quel que soit le tien, tu l’as choisi en fonction du besoin, ressenti profondément en toi, de redécouvrir ta véritable raison d’être, donc ta nature véritable.

Quelle que soit la route choisie, tu ne peux être heureux si tu oublies ta raison d’être. Voilà pourquoi si peu de personnes sont véritablement heureuses sur cette planète. Elles se font accroire qu’elles le sont, mais ce bonheur est éphémère et illusoire parce que c’est un bonheur matériel. Cela n’a rien à voir avec le bonheur spirituel que tout un chacun désire au plus profond d’eux.

Et toi, te considères-tu une personne heureuse? Ton bonheur est-il réel ou illusoire? Tout dépend de la source de ce bonheur!

Voici quelques exemples de bonheur illusoire, parce que d’ordre matériel :

  • Avoir un beau corps.
  • Manger un bon repas ou un bon dessert.
  • Se faire dire par quelqu’un d’autre : « Je t’aime ».
  • Recevoir un compliment.
  • Savoir que ceux que l’on aime sont heureux.
  • Obtenir un diplôme.
  • Avoir raison.
  • Gagner de l’argent.
  • Faire un travail parfait, sans erreurs.
  • Faire un voyage.
  • Se marier.

Ces exemples, qui touchent les plans physique, émotionnel et mental, sont d’ordre matériel. Comme tout ce qui est matériel a un début et une fin, ce genre de bonheur est donc toujours à renouveler puisqu’il ne dure pas longtemps.

Prenons comme exemple, faire de l’argent. Celui qui n’obtient du bonheur qu’en faisant de l’argent devra toujours en faire plus pour être heureux. Tout comme une drogue, ça lui en prend toujours plus pour arriver au même niveau de satisfaction. Ceci amène l’humain à s’enliser dans un cercle vicieux difficile à briser. Par contre, celui qui veut utiliser l’argent pour atteindre le bonheur spirituel voit l’argent comme une énergie divine. Comme ce qui est spirituel est éternel, il sait que l’argent sera toujours présent dans sa vie pour se procurer ce dont il a besoin. Il est conscient que l’argent est un moyen d’échange parmi d’autres existant sur cette planète. L’argent n’est pas une fin en soi, mais bien un moyen pour que l’humain se reconnaisse comme Dieu incarné dans la matière.

Un autre exemple de bonheur éphémère : se croire heureux quand quelqu’un nous dit « Je t’aime ». Une personne qui a besoin de cela pour se croire aimable ou pour se sentir spéciale ne peut être véritablement heureuse, car elle devient dépendante des autres pour combler son besoin. Elle donne ainsi tout son pouvoir aux autres, elle est à la merci des humeurs des autres. C’est aussi toujours à recommencer. La personne qui voit, entend et ressent Dieu quand elle se fait dire « Je t’aime », entend ces mots d’une façon différente de celle qui n’est pas consciente de sa nature divine. Elle sait que l’autre vient de dire : « J’aime ce que je perçois de toi, car cela me rappelle la beauté divine en moi ». Au lieu d’être heureuse temporairement, cette personne est heureuse pour l’autre qui vient de dire inconsciemment : « Je m’aime pour ce que je suis ».

Ces deux exemples ainsi que les exemples de bonheur matériel mentionnés plus haut doivent être utilisés pour reprendre contact avec Dieu. Voir Dieu partout dans le monde matériel, et utiliser le plan matériel pour s’identifier au plan spirituel : Voilà le vrai bonheur!

Nous voulons tous arriver un jour à être bien dans notre peau, donc à nous sentir bien dans la matière. Ce bien-être est possible quand, après avoir reconnu qui nous sommes véritablement, nous continuons à vouloir ces choses matérielles, tout en ne dépendant pas d’elles pour notre bonheur. Elles ne doivent être présentes que pour nous aider à voir Dieu partout, c’est-à-dire à reconnaître la présence de cette grande force créatrice qui ne peut créer que paix, harmonie, amour, abondance et santé.

Quand tu ne ressens pas d’harmonie dans un certain domaine, peu importe lequel, c’est tout simplement parce que tu as oublié Dieu. En oubliant Dieu, tu te sens donc séparé de l’ensemble de la création. Tu as des peurs. Tu te sens seul face aux problèmes extérieurs.  L’harmonie ne veut pas nécessairement dire ne jamais rencontrer d’obstacle d’ordre matériel. Plutôt, c’est de savoir que quelque soit l’obstacle matériel rencontré, il existe toujours une solution en soi et que l’on peut dépasser cet obstacle dans la facilité et la paix d’esprit, en se souvenant du grand pouvoir créateur de Dieu en soi. Voilà ce que je veux dire par réapprendre à être Dieu en utilisant la matière. Dieu se manifeste sans cesse autour de toi et en toi!  Voilà ta seule raison d’être!

Pourquoi la recherche intérieure?

De plus en plus de personnes sont à la recherche d’un mieux-être, se questionnent et cherchent à comprendre le sens profond de la vie. Mais les réponses sont loin d’être évidentes. La paix et la sérénité expérimentées parfois lors d’une pratique particulière nous échappent dans le quotidien, l’amour inconditionnel disparaît sous la frustration, la colère et la peur, la joie disparaît sous la déprime, l’énergie s’en va pour nous laisser fatigués. Nous perdons espoir. Pourtant l’intégration des plus belles valeurs spirituelles dans la vie quotidienne est possible si l’on respecte trois conditions.

Poussées par ce désir de mieux se comprendre et mieux comprendre le sens de notre existence, les personnes de bonne volonté s’engagent dans une recherche intérieure qualifiée souvent de spirituelle, puisqu’elle concerne non plus ce monde physique, mais le monde plus intérieur de l’être.

Les approches foisonnent maintenant, et elles présentent toutes un intérêt particulier. Pourtant, malgré des années de lectures ou de pratiques, il semble souvent que l’on piétine. En effet, malgré tous nos efforts à appliquer les principes et techniques spirituels que l’on a découverts, on a bien de la difficulté à mettre tout ce que l’on a appris en pratique.

La difficulté réside moins dans la discipline ou l’enseignement lui-même, que dans sa mise en pratique dans le quotidien. C’est là, en effet, que se trouve le test de l’authenticité de la démarche intérieure. Or la qualité de notre vie (relation, créativité, dynamisme, santé, etc.) ne dépend pas des circonstances extérieures, comme on a été conditionné à le penser. Elle dépend du niveau de conscience avec lequel on appréhende la réalité. Dans la mesure où on maîtrise les mécanismes de la conscience, on maîtrise sa vie.

Et maîtriser la conscience, ce n’est pas disparaître dans le nirvana. C’est maîtriser les trois mondes physique, émotionnel et mental afin d’y apporter paix, joie, lumière, créativité, beauté et liberté, autant pour soi que pour tous ceux qui nous entourent.

Lors de plus de vingt ans d’accompagnement de personne en démarche intérieure, nous avons pu observer les mécanismes de la conscience en action. Cette maîtrise de la conscience s’acquiert tout comme, par exemple, la maîtrise d’un instrument de musique, avec méthode et persévérance. Elle s’obtient par un travail sur trois niveaux :

Premièrement, par un travail de réflexion, d’observation et d’acquisition d’une connaissance approfondie des mécanismes de la conscience et en particulier du mental humain. Sans cela, pratiquer une discipline spirituelle, c’est vouloir apprendre à conduire une auto sans savoir à quoi servent le frein et l’accélérateur.

Deuxièmement, par un travail de libération des mémoires issues du passé, ancrées dans l’inconscient, qui dirigent notre vie tant qu’elles ne sont pas désamorcées.

Troisièmement, par un travail d’ouverture au supra-conscient, qui se matérialise dans une activité concrète de création, de service et de contribution.

Une approche complète devrait inclure l’ensemble de ces trois aspects pour permettre un réel épanouissement de l’individu. Souvent, les difficultés rencontrées sur le chemin proviennent du manque d’intégration de ces trois aspects dans la démarche.

Par exemple, travailler uniquement au niveau du supra-conscient amène l’esprit à planer dans un monde céleste, déconnecté de la réalité quotidienne. Cela n’apporte que bien peu de maîtrise.

D’un autre côté, si l’on explore seulement le domaine des connaissances philosophiques, ésotériques ou spirituelles, la réalité quotidienne devient vite pénible à vivre quand surgissent des mécanismes émotionnels non maîtrisés de l’inconscient.

Travailler seulement au niveau inconscient, comme peuvent le faire certaines thérapies, est utile, mais insuffisant. Souvent, après quelques succès, on tourne en rond. Il manque deux aspects fondamentaux. Tout d’abord la clarté du but et du travail à faire. Ensuite et surtout, il manque la puissance de l’être intérieur pour effectuer et soutenir un travail en profondeur de dégagement du passé, qui apportera paix et liberté.

Le but d’une démarche spirituelle n’est donc pas simplement une accumulation de connaissance, ni un nettoyage thérapeutique ni une recherche de transcendance, mais une intégration simultanée des trois approches. Il est possible de vivre le quotidien dans un état de conscience tel que notre joie, notre paix intérieure, notre énergie, notre créativité et notre bonheur deviennent indépendants des circonstances extérieures. Notre tâche d’évolution n’est pas de nier la matière en s’enfuyant dans un voyage hors de ce monde, ni d’en être prisonnier comme dans l’approche matérialiste. Notre tâche est d’apprendre à maîtriser les trois mondes, physique, émotionnel et mental, afin d’y apporter concrètement toute la beauté et la puissance de notre être intérieur. Notre vie quotidienne devient alors une occasion passionnante de créer concrètement un monde de paix, de joie et de liberté pour nous et pour tous. Ce n’est pas une utopie, cela se travaille et s’acquiert si l’on prend soin de bien comprendre le but du travail et de l’intégrer aux trois niveaux de la conscience.

Lâcher prise

Lâcher prise ne signifie pas arrêter de se soucier des autres, mais refuser d’agir à leur place.

Lâcher prise, ce n’est pas de me détacher, mais c’est de me rendre compte que je ne peux diriger quelqu’un d’autre.

Lâcher prise, ce n’est pas enseigner à autrui, mais c’est lui permettre d’apprendre les conséquences de ses actes.

Lâcher prise, c’est admettre son impuissance, ce qui signifie que le résultat ne dépend pas de moi.

Lâcher prise, ce n’est pas essayer de changer ou de blâmer quelqu’un d’autre, je peux seulement me changer moi-même.

Lâcher prise, ce n’est pas s’occuper de quelqu’un, mais s’intéresser à quelqu’un.

Lâcher prise, ce n’est pas décider pour autrui, mais c’est d’être un soutien.

Lâcher prise, ce n’est pas juger, mais permettre à un autre d’être un être humain.

Lâcher prise, ce n’est pas essayer de déterminer tout ce qui va arriver, mais c’est permettre aux autres d’influer sur ce qui va leur arriver.

Lâcher prise, ce n’est pas être protecteur, mais permettre à un autre d’affronter la réalité.

Lâcher prise, ce n’est pas renier, mais c’est accepter.

Lâcher prise, ce n’est pas harceler, gronder ou argumenter, mais c’est chercher mes propres défauts et les corriger.

Lâcher prise, ce n’est pas adapter toutes choses à mes désirs, mais c’est prendre chaque jour comme il vient.

Lâcher prise, ce n’est pas diriger et critiquer autrui, mais essayer de devenir ce que je rêve d’être.

Lâcher prise, ce n’est pas regarder le passé, mais grandir et vivre pour l’avenir.

Lâcher prise, c’est craindre moins et aimer davantage!

Auteur inconnu

Journées nuageuses dans l’astral

Il fait froid, la pluie nous transite depuis une semaine. Aujourd’hui, le ciel est encore gonflé de cette substance aqueuse et grise. La déprime nous assombrit et on rêve à des jours ensoleillés et meilleurs.

Pourtant, la lumière est bien là infiltrant la couche nuageuse et nourrissant la terre.

Puis, un matin un reflet doré chatouille les persiennes, glisse le long d’une lamelle et se heurte sur le cristal posé sur la commode, soudain, dans un coin sombre de la chambre, naît un minuscule arc-en-ciel. La joie remplit déjà notre cœur, nous nous empressons d’ouvrir les fenêtres et les portes, les enfants se précipitent à l’extérieur pieds nus dans l’herbe perlée du matin.

Nous sommes à la merci des caprices de Mère Nature et profitons du moindre cadeau qu’elle daigne bien nous faire. Mais sommes-nous réellement l’otage de la nature? Se pourrait-il que nous y soyons pour quelque chose?

Dans l’invisible, là où se côtoient les créations les plus belles et les plus horribles, là où s’accumule le sombre nuage de nos illusions, les énergies, qui se nourrissent de nos pensées, donnent forme dans les matrices du mirage, à nos désirs : la richesse qui, par enchantement éliminera tous nos problèmes, l’argent qui nous rendra heureux, le poste tant convoité qui fera de nous quelqu’un et qui nourrira notre ego, la voiture neuve, harmonisée à notre nouveau statut social, dont nos voisins et amis admireront la couleur et la forme, la maison sur la Côte… Nous nourrissons ainsi ce nuage, qui lui nous le retourne à l’image de nos pensées.

Et, le nuage s’épaissit…, la lumière de l’âme passe de moins en moins.

Notre cœur se rabougrit, notre tête s’embrouille, le « burnout » nous guette et bientôt, nous avons l’impression d’être suspendu par un fil au-dessus du vide.

Pourtant, la magie divine et omniprésente, nous habite, et pour un peu de bonne volonté, nous pourrions éclaircir ces journées nuageuses de l’astral et remplir nos vies de soleil. L’amour, juste l’amour! Dans ce mot, tout est dit.

Nous sortons à l’extérieur de notre personnalité, nous nous libérons de l’emprise de l’ego et faisons les choses par amour. Nos cœurs s’ouvrent, nous retrouvons l’émerveillement de l’enfant et le fil d’argent, qui nous relie au corps de lumière, s’illumine, nos pensées s’éclaircissent et le nuage gris de nos illusions s’évapore sous le rayonnement de l’âme Nous resplendissons dans la plénitude de l’être dans lequel nous vivons.

Par la divine magie de l’amour, nous retrouvons la santé et la joie de vivre et comme des enfants, nous pouvons courir pieds nus dans les chemins perlés de la vie.

Avec amour!