La boutique du ciel

Il y a de nombreuses années, au hasard d’une promenade, j’ai remarqué un panneau qui disait : Le magasin d’approvisionnement du ciel.
Je me suis approché et, à ma grande surprise, les portes se sont ouvertes toutes grandes
.

Une fois que j’ai eu repris mes esprits, je me suis rendu compte que je me tenais debout à l’intérieur. Il y avait des anges à perte de vue Ils étaient partout. L’un deux m’a tendu un panier et m’a dit : « Mon enfant, magasine avec soin. ».

Ce magasin d’approvisionnement contenait tout ce dont un humain pouvait avoir besoin. Il était permis de revenir si l’on ne pouvait tout apporter du premier coup. Premièrement, je me suis procuré de la patience, et de l’amour… c’était dans la même rangée! Un peu plus loin, j’ai acquis de la compréhension – on a besoin de ça partout. Je me suis pris une boîte ou deux de sagesse, un sac ou deux de foi. J’ai évidemment ramassé de la charité – on a besoin de ça aussi. Je n’ai pu ignorer le Saint-Esprit – il était partout! J’ai également mis la main sur la force et du courage afin de terminer la course. Mon panier était presque plein lorsque je me suis souvenu que j’avais besoin de grâce d’état J’ai ensuite ajouté du salut dans mon panier – c’était gratuit! J’ai essayé d’en prendre assez pour toi et moi. Je me suis ensuite dirigé vers le comptoir pour payer ma facture d’approvisionnement. Je me sentais équipé pour réaliser les volontés du Maître. En remontant l’allée, j’ai vu de la prière et j’en ai mis dans mon panier, car je savais que j’allais pécher une fois sorti du magasin d’approvisionnement. La paix et la joie, les dernières marchandises sur la tablette, abondaient. Le chant et la louange se trouvant tout à côté, je me suis servi de ça également.

Ensuite, j’ai dit à l’ange : « C’est combien? ». Il a souri et dit : « Contente-toi d’apporter tout cela avec toi, partout où tu vas. ». Je suis revenu à la charge en disant : « Non mais, vraiment, je vous dois combien? ». « Mon enfant, a-t-il dit, « Dieu a payé ta facture il y a bien longtemps. ». »

Inconnu

L’intimité

… Est-ce possible?… Lorsque je me suis enfermé dans un monde d’illusions…

… Je t’aime. Cette parole magique qui déclenche l’illusion que celui ou celle qui la prononce devient le dieu capable de combler tous les besoins, de répondre à tous les désirs, de donner une identité, de confirmer la valeur… l’absence de cette parole ou de toute autre marque affective dans l’enfance est-elle responsable de ce grand vide qui habite l’humain?

… Quel lien y a-t-il entre ce vide générateur de souffrance et la difficulté de se lier intimement à un partenaire idéalisé depuis la tendre enfance?

— Pourquoi y a-t-il autant de confusion lorsque le moment de la passion illusoire doit céder la place à la réalité du quotidien?

— Quelle est cette pulsion qui élève les barrières défensives et les marques alors que la ferme intention et la promesse du début d’une relation est d’être vrai?

… Il n’y a pas de réponse magique à ces questions… pas de potion miracle pour accéder à l’intimité… un seul processus détient la clé. C’est Arnaud Desjardins, dans son livre « L’audace de vivre » qui le résume ainsi : « Vous ne pouvez pas aimer si vous ne vous aimez pas vous-même. Vous ne pouvez pas vous aimer vous-même si vous avez peur de vous-même. Vous ne pouvez pas éviter la peur de vous-même si vous vous fuyez. Et si vous vous fuyez, vous vous épuisez pour demeurer à la surface de l’existence. Comment voulez-vous atteindre la profondeur? ». La profondeur, c’est ça l’intimité… et ça commence par moi!

Concrètement, je dois accéder à mon identité et pour ce, je dois faire tomber les barrières que j’ai érigées une à une et qui ont pour nom : souffrances, drames, attachements, émotions, pensées, peurs…

… peur d’aimer, peur d’être envahi, peur de ne pas être correct, peur d’être abandonné ou rejeté.

Ces peurs n’étaient pas là à la naissance. Je me souviens comme il était facile de me faire des petits amis, de m’exprimer lorsque j’étais jeune! Ce n’est qu’au contact de la répression provoquée par les murs de défense des parents et/ou éducateurs que ces peurs ont surgi, masquant ma vraie identité. Choisir de me vivre, c’est donc affronter mes peurs, devenir conscient de tout ce qui m’habite, apprivoiser ma vie intérieure… devenir intime avec moi. Et ça, c’est le prérequis à l’intimité avec l’autre!

L’intimité dans une relation est un processus : « Je reste moi, tu restes toi, nous nous rencontrons dans le « nous »». De là, la nécessité d’être deux personnes, vivantes, distinctes, proches, intimes d’elle-même, en mouvement et qui vont se permettre de se vivre et d’être différentes, et ce, dans le ici et maintenant. L’être humain qui a grandi dans une famille nourrissante lui fournissant le milieu favorable au développement d’une image positive de lui-même et l’accession à son identité, n’aura pas trop de misère à entrer dans ce processus d’intimité, Par contre, la personne issue d’un milieu dysfonctionnel où l’émotion de base est la peur non exprimée (niée par surcroît) et dont le résultat est un sentiment de honte toxique, ne peut pas développer cette estime de soi indispensable pour faire suffisamment confiance à un être différent, pour risquer de devenir vulnérable et partager la vérité sur ce qu’elle ressent, ce qu’elle fait – les bonnes comme les moins bonnes choses – et lorsque les deux partenaires d’une relation le font également, il y a alors liberté et énergie, il y a connexion intime.

… Pour y arriver, il vous faudra le courage pour surmonter les obstacles à l’intimité avec vous et avec un autre : les peurs, les relations non terminées, l’absence de l’identité (dépendance affective), et la peur de l’engagement.

La vitesse tue… la conscience!

Comme sont précieux les instants de ma vie au cours desquels l’esprit m’enseigne et ouvre ma conscience! Je venais d’allumer la chandelle posée sur le chandelier et je me dirigeais dans l’autre pièce pour le poser sur la table du salon. La chandelle a vacillé, trembloté et s’est finalement éteinte : j’avançais très vite, j’étais pressée. Puis mon esprit s’est ouvert : l’enseignement de l’esprit est entré tout doucement dans ma conscience. La chandelle représentait la flamme de ma divinité; mon pas rapide, la façon dont je menais ma vie et le résultat était évident. Je compris que je ne pouvais rester consciente du divin en moi, dans un rythme de vie rapide. La vitesse altérait ma flamme intérieure et finissait par me faire perdre le contact.

Pourquoi? Parce que la vitesse est incompatible avec le rythme divin; elle démontre que mon focus d’attention est à l’extérieur. Je cours après l’instant suivant, ensuite l’autre, puis l’autre après! Mon véhicule court, mais il n’y a personne à l’intérieur! Je suis absente, donc inconsciente. Je suis prise dans l’illusion que le meilleur est plus tard. Pourtant, il n’y a nulle part où aller, sinon dans cet instant présent, qui est tout ce qui existe maintenant! Comme l’ont exprimé si magnifiquement les auteurs de l’amour qui guérit : « Le ciel, c’est ici. Il n’y a pas d’ailleurs. Le ciel, c’est maintenant. Il n’y a pas d’autre temps. ».

Prenons l’exemple de maintenant : que suis-je en train de faire? Suis-je en train d’écrire un article, vite, parce que j’en ai eu l’intuition, mais je veux vite passer à autre chose? Ou suis-je en train d’écrire pour me rappeler ce que je sais… pour moi, pour m’offrir le cadeau de canaliser la connaissance?

Je vis ce moment sacré, en pleine conscience!

Quels avantages y a-t-il à être conscient? Vous êtes-vous déjà posé la question?

La conscience représente la liberté. Plus la conscience est ouverte, plus la personne expérimente de liberté. La conscience amène la connaissance de soi; la connaissance de soi amène à la maîtrise de soi et de sa vie pour enfin atteindre la réalisation de soi. La conscience nous donne accès à notre pouvoir divin. Savez-vous en quoi consiste votre pouvoir divin? C’et la capacité de changer notre perception à tout instant; c’est notre capacité de choisir l’amour au lieu de la peur, en toute situation; c’est notre capacité de créer par notre intention associée à notre ressenti. Ce magnifique pouvoir est applicable seulement dans l’instant présent! Cela signifie que si vous courez, vous êtes à l’extérieur, étant à l’extérieur, vous ne pouvez avoir conscience de vos pensées… n’ayant aucune conscience de vos pensées, vous ne pouvez intervenir pour les changer ou leur donner la direction désirée… donc vous n’utilisez pas votre pouvoir divin. Ces instants sont perdus… puisque vous n’êtes pas là.

C’est notre conscience qui donne vie à tout!

J’aime beaucoup cette phrase, elle me ramène toujours au présent : « Où cours-tu si vite? Ne sais-tu pas que le ciel est en toi… ». Si nous voulons vivre au ciel, il est disponible en nous, maintenant, dans tous les états d’être divins que nous choisissons d’expérimenter, tels que la paix, la joie, la sécurité, la liberté, l’appréciation, l’amour, etc. En réalité, nous vivons toujours exactement ce que nous choisissons!

Ralentir, pour être à l’écoute de soi, du divin!

Ralentir… pour exercer notre pouvoir divin et créer notre réalité!

Ralentir… pour ouvrir notre conscience à tous les cadeaux du moment!

Ralentir… pour savourez notre vie au rythme de notre cœur!

Il en est ainsi!

Risque… d’épidémie

Attention aux symptômes de la paix intérieure! Le cœur de plusieurs a déjà été exposé à la paix intérieure et il se peut que le virus se propage comme une épidémie dans leur entourage.

Ceci pourrait causer un grave préjudice à ce qui, jusqu’à maintenant, a été une condition relativement stable de conflits humains à l’échelle planétaire. Voici les symptômes les plus connus de cette condition de paix intérieure :

  1. Une tendance à penser et à agir spontanément plutôt que de se référer aux peurs issues du passé.
  2. Une perte d’intérêt marquée pour la critique et le jugement des autres.
  3. Une habileté croissante à jouir du moment présent.
  4. Un désintéressement complet face à l’idée de se taper sur la tête pour ses erreurs (oups!).
  5. Le sentiment d’être solidaire des autres et connecté avec la nature.
  6. Le refus systématique d’interpréter négativement les actions des autres.
  7. Une très grande susceptibilité à l’amour offert par les autres et une tendance incontrôlable à le propager.
  8. L’apathie presque totale face aux conflits et aux querelles.
  9. De fréquents épisodes d’appréciation incontrôlés de soi-même et des autres.
  10. Une tendance à laisser les choses suivre leur cours plutôt que d’essayer de tout contrôler.
  11. De fréquentes attaques de sourire.
  12. La perte de l’habilité de s’inquiéter et de vivre dans l’angoisse (très sérieux!).

Si tu rencontres des gens qui présentent ces symptômes, sache que tu risques la contagion en demeurant dans leur entourage. Si tu as toi-même quelques-uns de ces symptômes, sois sur tes gardes puisqu’il n’y a pas de traitement connu et que, si tu ne fais pas attention, ta condition pourrait continuer de progresser malgré toi.

Si tu as plus de six symptômes, il se peut que ton état de paix intérieure soit tellement avancé que le processus soit irréversible et que tu sois une menace de contamination du bonheur pour tes proches : profites-en donc pleinement!

Réharmonisation par le son et l’image

La musique détient un pouvoir qui provoque une réaction d’ordre émotionnel. Elle peut ainsi communiquer directement avec les sentiments le plus profondément enfouis dans la mémoire et l’imaginaire.

Le corps est souvent comparé à un instrument de musique. Fragile et sensible, il peut être désaccordé par une émotion découlant d’un événement perturbant. On remarquera alors une fatigue plus accentuée, son esprit s’assombrira et s’il ne retrouve pas l’harmonie, la maladie s’installera doucement.

La visualisation guidée et de la musique vibratoire sont d’excellents outils pour atteindre un bien-être intérieur. On peut se servir de cette alliance comme thérapie de l’âme. Avec le bol tibétain, on peut augmenter notre taux vibratoire pour sortir du mental et ouvrir les portes de l’inconscient. Le son de cet instrument de musique prépare notre conscience à rencontrer les personnages blessés qui sont en nous et qui influencent notre vie d’aujourd’hui. Ces personnages sont parfois reliés à d’autres vies. Ainsi, grâce à la musique, on peut faciliter la communication télépathique et se transporter par l’image intérieure exactement à la période où l’émotion s’est cristallisée.

On peut, grâce à certains instruments de musique créer un son pour décristalliser l’émotion et réharmoniser le champ d’énergie de l’être humain. Le didgeridoo est souvent favorisé dans l’exercice du déblocage émotif. Et pour ce qui est de l’harmonisation, on peut choisir le violon, la cornemuse ou une chanson qui fait vibrer notre cœur. Il s’agit alors d’imaginer que le personnage blessé reçoit une belle boule d’amour offerte par quelqu’un qui nous aime. Cette boule vient alors illuminer le personnage et cicatriser la blessure émotive.

On a souvent l’impression d’assister à tout un cinéma que notre imaginaire nous envoie, mais le résultat de cette pratique est tellement efficace que les sceptiques ne peuvent que remarquer de grands changements dans leur vie actuelle.

Alors soyons notre propre médecin de l’âme et laissons-nous bercer par la musique qui fait vibrer notre cœur et imaginons-nous heureux!

Bon cinéma!

Vairaagya, le non-attachement

Nous pouvons aisément comprendre que la joie et la tristesse sont des émotions de nature transitoire. Tout ce qui existe subit l’influence d’une fluctuation constante, leur existence étant momentanée. Il demeure donc essentiel de méditer sur le non-attachement. Le Vairaagya n’implique pas l’abandon de nos relations, ni de notre travail, non plus de se réfugier dans la forêt ou dans un monastère. Il ne s’agit que de saisir que la nature de l’univers est transitoire et, par conséquent, nous désirons réaliser que notre être véritable réside derrière le sens du Je et de l’attachement, et que lui seul nous offre de la stabilité. En effet, dans son essence, notre être intérieur ne change pas.

Les quatre niveaux du non-attachement :

  1. Devenir conscient du fait que notre mental est malléable, qu’il transporte des idées et concepts, des mémoires (bonnes et mauvaises, et leurs effets) ainsi que du potentiel qui repose en nous.
  2. Après quelque temps, la pratique de la méditation nous transforme, nous devenons plus sensibles et conscients. L’ignorance et ses manifestations deviennent plus évidentes. Ce fait est inévitable.
  3. Si nous persévérons, nous réalisons un fait puissant : le monde entier réside dans notre esprit. De là, nous débutons une pratique personnelle, en acceptant que chaque individu a une leçon à apprendre qui lui est propre, une voie à suivre. Nous travaillons dès lors sur nous-mêmes, sur notre propre état de conscience, plutôt que de travailler sur celui des autres. Nous saisissons que nous pouvons faire une différence, si nous vivons avec plus de conscience, avec un état de conscience plus équilibré. Ainsi, nous devenons une source d’inspiration pour notre famille et nos proches, et nous parvenons simultanément à apprécier notre vie, avec satisfaction.
  4. Et si l’on persévère sur la voie du non-attachement, nous atteignons un état de maîtrise, de sagesse. Le contentement séjourne à ce niveau. La joie demeure, en fait, elle augmente, car elle est inspirée d’une clarté et d’un équilibre intérieur.

Néanmoins, il ne faut pas faire l’erreur d’associer le non-attachement à l’austérité, à un état de froideur ou d’insensibilité. Lorsque nous progressons et que nous atteignons une maîtrise croissante, nous voyons que nous n’avons renoncé qu’à l’indésirable, nous nous sommes libérés de besoins ou de désirs imaginaires.

L’état de non-attachement n’est pas de l’indifférence, nous ne le dirons jamais assez souvent. Certains rejettent parfois l’objectif de cette philosophie, la qualifiant d’inhumaine ou d’égoïste car ils imaginent qu’il s’agit d’une voie qui rejette tout, ayant un objectif égoïste : sa propre libération.

Il est important de comprendre que le résultat de cette pratique est l’approfondissement suprême d’un amour et d’une compassion véritables.

Quelle est la façon la plus facile d’obtenir le non-attachement? Il ne faut qu’entamer une pratique régulière de la méditation. Cette vie introspective mène à la force intérieure, à l’éveil de la conscience.

Dès lors, le moment présent est saisi dans toute sa plénitude. Loin d’engendrer de l’indifférence, notre amour pour ceux qui nous entourent est inclus dans notre objectif.

Manifester la plus belle version de soi

Au fil du temps et des cultures, beaucoup de personnes ont perdu ou laissé leur pouvoir divin sacré à l’extérieur d’elles-mêmes et souhaitent maintenant se donner le droit de le retrouver. Par le cheminement pour retrouver notre sacré, nous reprenons notre pouvoir pour créer notre vie en conscience, pour purifier, libérer, guérir et ramener l’harmonie par le don de l’amour (PAR le DON), et ainsi manifester la version la plus belle et la plus élevée de soi.

Retrouver son sacré, c’est s’accueillir totalement en être humain-divin, debout, centré et aligné dans le chemin du cœur. C’est retrouver l’essentiel (essence-ciel) de l’être, laisser cette lumière sacrée habiter totalement notre corps, et choisir de rayonner et manifester cet amour-lumière de l’intérieur vers l’extérieur, pour soi et vers les autres, bien enraciné les deux pieds sur terre.

Choisir de retrouver son sacré, c’est un cheminement pour se révéler à soi-même, pour permettre au sacré de redevenir le maître d’œuvre, et choisir de manifester un état véritable d’amour, de paix, de joie, de santé, de gratitude, etc. Lorsque le sacré émerge, nous pouvons enlever les masques et costumes de personnalités que nous avons portés au fil de la vie. Et lorsque nous nous libérons des programmes et secrets humains individuels, générationnels et karmiques que nous portons, nous pouvons devenir trans-parents et nous ouvrir aux secrets de la vie. Ce qui reste est notre essence sacrée.

Dans la vie quotidienne, retrouver son sacré se vit dans l’expérience de l’instant présent, dans l’état de conscience que le divin sacré est l’essence même de chaque cellule, de tous nos pleins et vides, de tout ce qui est et ce qui n’est pas, dans l’état d’accueil et d’amour inconditionnel que nous avons pour nous-mêmes et la vie, et lorsque nous choisissons que l’essence du sacré devient le pilier, la fondation première sur laquelle nous bâtissons le monde de paix où nous voulons vivre. C’est aussi d’utiliser nos connaissances, dons, forces, talents et compétences au service du cœur, en gardant les deux pieds sur terre.

C’est couler avec la vie et prendre le temps de respirer en amenant son attention consciente au niveau du cœur, afin d’installer graduellement un état de cohérence cardiaque et de faciliter la synchronisation des communications neurophysico-biochimiques des circuits cœur-cerveau-corps. Respirer est une clé puissante pour créer un état de calme et de cohérence qui favorise l’unité de notre expérience d’être humain-divin, l’harmonie émotionnelle et l’état de santé global du corps.

Retrouver son sacré, c’est aussi une porte d’éveil qui s’ouvre lorsque de nos multiples expériences de vie, nous osons nous détacher des formes-pensées qui ont modelé notre expérience de la réalité, et nous rappeler que notre identité véritable n’est pas celle d’un nom ou d’un métier/profession, mais plutôt de notre essence spirituelle incarnée sur terre pour vivre une expérience humaine.

Retrouver son sacré, c’est être fidèle et intègre à soi-même, c’est-à-dire en choisissant ce qui éveille le ressenti de la joie en nous, et que nous choisissons d’écouter la voix de notre cœur et de suivre cette voie. C’est aussi apprendre à cesser de nourrir ce qui alimente la disharmonie et nourrir ce qui fait grandir nos forces d’amour, une relation aimante avec notre corps et notre vie, des relations pures en commençant par la relation à soi-même, la reconnaissance, la confiance et l’estime de soi. C’est un choix par lequel, au nom de la lumière que nous sommes, nous choisissons de reprendre totalement et définitivement notre pouvoir d’amour et de le manifester concrètement dans la sagesse et l’unité d’amour-lumière infinie.

C’est aussi apprendre à accueillir les messages de sagesse de notre corps qui nous renseigne de façon physique et symbolique sur ce qui a besoin d’être harmonisé et notre état de santé véritable. La maladie, c’est un langage que le corps peut utiliser lorsque qu’une disharmonie, un blocage ou une résistance est cristallisée dans notre corps, empêchant l’énergie de circuler librement et nos systèmes de bien fonctionner. Qu’elle soit d’origine personnelle, transgénérationnelle, génétique ou karmique, la maladie indique que quelque chose est mal intégré dans notre cheminement d’unité humain-divin. Notre capacité d’accueil de ce que le « mal-a-dit » favorise l’harmonisation de la santé par l’éclairage de la conscience, le choix d’actions cohérentes et la purification des formes-pensées, afin que notre expérience humaine puisse retrouver ses voies de liberté dans notre expérience du divin sacré.

Retrouver son sacré, c’est vibrer un état de gratitude que nous ressentons à l’intérieur et rayonnons à l’extérieur par un sourire, une présence centrée dans le cœur, un état de joie, de compassion, une prière pour remercier la terre des bénédictions qu’elle nous offre en abondance, la conscience d’offrir des soins en traitant chaque personne comme un être divin sacré, une parole ou un geste qui rappelle que notre valeur vient de ce que nous sommes, que nous sommes des êtres d’amour aimés à l’infini et que nous n’avons rien à faire pour être aimés, un silence de sagesse et de respect du chemin de chacun, un accompagnement qui enseigne l’amour par l’exemple, un ressenti du cœur d’être à la bonne place au bon moment et d’y être présent dans un état de profonde sérénité…

Il y aurait mille regards possibles pour éclairer les multiples facettes sous lesquelles nous pouvons retrouver le sacré dans notre vie. Voici simplement quelques outils et pistes de réflexions pour éclairer ce que « Retrouver son sacré » signifie pour vous.

Respiration pour se centrer, favoriser la cohérence cardiaque et l’état d’harmonie

  • Respirez profondément jusque dans le bas du ventre et expirez lentement (3 fois)
  • Respirez normalement et tout doucement, amenez l’attention au niveau du cœur
  • Conservez votre conscience au niveau du cœur, comme si c’était le centre de la respiration et respirez avec les intentions suivantes : Inspirer amour – expirer harmonie (3 fois), inspirer amour – expirer pardon (3 fois), inspirer amour – expirer merci (3 fois), inspirer amour – expirer bénédictions (3 fois).

Méditation dans l’espace sacré du cœur

  • Commencez avec la respiration pour favoriser la cohérence cardiaque et l’état d’harmonie
  • Respirez calmement et laissez doucement l’état d’amour émerger/grandir en vous
  • Par le pouvoir de l’intention et la concentration, amenez votre attention dans l’espace sacré du cœur
  • Respirez calmement et autorisez-vous à y entendre et ressentir la voix et la voie du cœur
  • Ramenez doucement votre conscience à votre cœur physique, puis à tout votre corps et ouvrez vos yeux, ici et maintenant, parfaitement calme et détendu
  • Si vous le désirez, notez la guidance ou l’intuition qui vous a été révélée par votre essence sacrée

Connecter le sacré et les expériences de la vie quotidienne

Affirmation

Je choisis d’être en paix et même si je ne sais pas comment, je commande d’être dans mon cœur au point zéro. Je commande à mon mental de se déposer au point zéro et de se redresser, se centrer et s’aligner au service du cœur divin sacré. Qu’il en soit ainsi. Merci.

Choix de vie

Que ferait mon divin sacré s’il était à ma place? Permettez-vous d’accueillir les réponses sous formes de mot, image, sensation, odeur, goût, intuition, ressenti du cœur. Prenez le temps de dire merci à votre divin sacré de vous avoir éclairé.

État personnel

Dans quel état désirez-vous être? Quel état le divin sacré en vous souhaiterait-il pour votre plus grand bien? Acceptez de vous révéler à vous-mêmes, d’accueillir ce qui est vulnérable et sensible en vous et de les laisser nous montrer le chemin vers la source sacrée intérieure. Laissez-la rayonner de l’intérieur vers l’extérieur.

Le présent

Imaginez une salle remplie de bagages. Par le pouvoir de l’intention, déposez les bagages du passé dans une partie de la salle, ceux du futur dans une autre partie et regarder ce qui reste qui appartient au présent. Si nécessaire et que cela est une action juste de votre cœur divin sacré, déposez ce qui n’est plus nécessaire dans un bac à recyclage, remettez les valises de bagages qui ne vous appartiennent pas au Guide qui est assis dans la section « valises à redonner ». Il les acceptera si vous les lui donnez avec l’intention « pardon, amour inconditionnel, gratitude et bénédictions ». Regardez enfin ce qu’il vous reste pour vivre l’instant présent. Si nécessaire, permettez-vous d’ouvrir la porte à de nouveaux choix pour vivre l’expérience que vous avez choisie, et peut-être pour vivre l’expérience de la paix…

Retrouver son sacré, c’est intégrer la vie spirituelle et humaine. C’est retrouver le pouvoir de l’amour divin sacré et choisir de le manifester ici et maintenant, les deux pieds sur Terre. C’est rentrer à la maison et être soi pour vivre l’expérience de la paix véritable.

Avance dit le colibri

J’ai marché longtemps dans la ville cherchant le silence qui chante en mon cœur. J’ai fait le tour de ma ville en passant sous terre, à travers les parcs et les rues, à pied en voiture et à vélo. Rentrant épuisé dans mon carré d’appartement sans avoir réussi à taire ces bruits en dedans comme en dehors. Je n’ai trouvé que des mots empoussiérés d’un passé semblable à maintenant.

Je me suis servi un grand verre d’eau de ville et m’installai sur mon balcon. Des tonnes de véhicules passent sous moi en inondant l’air d’une invisible sueur nauséabonde. Un colibri s’immobilisa au-dessus de ma platebande de géraniums et tout en cherchant le nectar dans les fleurs, il se mit à me parler en des mots que mon cœur reçoit. J’ai fermé les yeux pour mieux voir son message. Du rouge comme le sang, du jaune comme le soleil, du bleu comme le ciel et du blanc comme les étoiles. Tel était la toile qui se dessinait en mon esprit à la vitesse des ailes de ce gentil esprit. J’ouvris les yeux pour voir mon ami suspendu dans les airs à la hauteur de mon cœur. Mes paupières se refermèrent, éblouies par la vision qu’il projetait en mon être. J’ai laissé la rivière de mon âme couler à flot sur mon visage et là le soleil est entré en moi et j’ai vu…

« Prends ta vie et pars vers l’eau vive là où tout est verdoyant de santé. Respire à pleins poumons et tourne tes yeux vers la lumière en haut de la montagne. Écoute les oiseaux rentrer au nid avant la tombée de la nuit et refais-toi une beauté à l’image de ta mère la nature. »

Mon corps a tressailli de joie inspirée par ce message. Je me suis levé et fait mon baluchon. Je téléphonai à mon corps mental pour lui dire que je prenais des vacances le temps d’apaiser le feu infernal d’avoir tout à faire sans mot dire. La nuit venait de tomber et c’est grand-mère la lune qui me guida vers la campagne de mon enfance là où les odeurs du foin humecté par la rosée du soir avaient toujours su ravir mon âme. J’avançai dans la nuit sous le rythme du tambour de mon cœur qui tel un vaillant guerrier de lumière, entraînait mes pas vers la liberté d’être ce que je suis.

Diable, que tu es fou de t’étourdir ainsi alors que le Soleil et la Lune te convient à découvrir que tout est possible entre le jour et la nuit, entre l’inspire et l’expire et entre toi et moi.

C’est ainsi que j’ai pris des vacances ad vitam aeternam de la vie de là-bas pour enfin avancer dans le temps et créer la vie que j’ai secrètement rêvé en mon cœur depuis toujours.

L’abondance se manifeste à chaque pas m’apportant ce dont j’ai besoin ainsi je partage allégrement. J’ai le « temps » de sourire et de rire avec ceux que j’aime et même avec ceux que je ne connaissais pas il y a une minute à peine. Mon travail de vacancier consiste à créer le Grand Œuvre de la paix et de l’harmonie. C’est irrésistible tellement la beauté, la bonté et la vérité se dévoilent à tout instant. Enfin j’avance!

J’ai cessé de penser à la liberté pour commencer à respirer son parfum jusqu’à en devenir ivre d’amour. La plus belle récompense, c’est l’état de vacuité, la lumière de la liberté, et le courant de vie qui anime tout mon être.

À cet instant, tous mes liens se sont dissous dans l’océan de la Vie!

Si je pouvais revivre ma vie

J’aurais moins parlé, mais écouté davantage.

J’aurais invité des amis à venir souper même si le tapis était taché et le divan défraîchi.

J’aurais grignoté du maïs soufflé au salon et ne me serais pas souciée de la saleté quand quelqu’un voulait faire un feu dans le foyer.

J’aurais pris le temps d’écouter mon grand-père évoquer sa jeunesse.

Je n’aurais jamais insisté pour que les fenêtres de la voiture soient fermées par un beau jour d’été tout simplement parce que mes cheveux venaient tout juste d’être coiffés.

J’aurais fait brûler ma chandelle sculptée en forme de rose au lieu de la laisser fondre d’elle-même parce qu’entreposée pendant trop longtemps dans l’armoire.

Je me serais assise dans l’herbe avec mes enfants sans me soucier des taches de gazon.

J’aurais moins ri et pleuré en regardant la télé, mais davantage ri et pleuré en regardant la vie.

Je serais restée au lit lorsque malade plutôt que de prétendre que la terre cesserait de tourner si je ne travaillais pas cette journée-là.

Je n’aurais jamais rien acheté pour la simple raison que c’était pratique, ou encore à l’épreuve des taches ou parce que garanti pour durer toute la vie.

Au lieu de souhaiter la fin de mes neuf mois de grossesse, j’en aurais savouré chacun des instants en réalisant que la merveille grandissant en dedans de moi était la seule chance de ma vie d’aider Dieu à faire un miracle.

Lorsque mes enfants m’embrassaient avec fougue, je n’aurais jamais dit : « Plus tard. Maintenant va te laver les mains avant de souper. ».

Il y aurait eu plus de « Je t’aime »…, plus de « Je suis désolée »…, mais surtout, si on me donnait une autre chance de revivre ma vie, j’en saisirais chaque minute…, la regarderais et la verrais vraiment…, la vivrais… et ne la redonnerais jamais.

À la mémoire de Erma Bombeck qui a perdu son combat contre le cancer.

Je m’aime, je m’aime pas

Ça dépend des jours direz-vous, c’est vrai. Mais comment s’aimer à plein temps?

Au début de l’éveil spirituel, plusieurs livres disaient : « Aimez-vous d’abord… La clé du bonheur est l’amour de soi… Pour évoluer, aimez-vous » … Mais personne ne donnait la recette, à savoir comment apprendre à s’aimer.

Pour moi, m’aimer a d’abord voulu dire travailler à améliorer toutes les facettes de moi que je n’aimais pas, tâche pénible et souffrante; je voulais être pure, bonne et sans tache pour pouvoir m’aimer.

Puis un beau jour, un homme d’un certain âge m’a dit : « Nourris tes qualités et tes défauts vont crever! » Quel merveilleux conseil!

Dans ma quête d’amour de soi, j’en étais venue à oublier qui j’étais vraiment, mes qualités d’âme, mes qualités de cœur. J’en ai donc fait une liste que j’ai longtemps trimballée avec moi dans mon portefeuille et que je relisais souvent, très souvent. Cet exercice a eu comme résultat de m’amener à m’accepter et à m’apprécier pour ce que je suis et non ce que je fais.

Un peu plus tard mes lectures m’ont fourni une autre recette : pour être amour, demander à l’amour divin de s’animer en soi! À chaque matin en me réveillant, je me dis : « Je laisse l’amour divin s’animer en moi » … je répète cette phrase jusqu’à ce que je ressente cette énergie d’amour m’envahir, c’est comme un baume sur les cicatrices passées; ça déclenche une grande paix intérieure, une confiance profonde, un lâcher-prise sur la façon dont je pense que ma vie devrait se dérouler.

Avec le temps, j’ai extrapolé cet exercice et lorsque je dois faire face à une nouvelle situation ou si je dois discuter avec quelqu’un, je me dis : « Je laisse l’amour divin penser pour moi, parler à travers moi, agir à travers moi… ».

C’est magique! De vivre ainsi me permet d’utiliser mon vrai potentiel beaucoup plus souvent et sans efforts conscients. Et plus j’utilise mon vrai potentiel, plus j’aime qui je suis et ce que je fais.

Aujourd’hui, je n’ai plus besoin de me forcer à m’aimer, car ressentant de plus en plus cette énergie d’amour en moi, j’aime… simplement.

Une âme en croissance