Oser être authentique – Un défi qui changera votre vie…

Quand on sent le besoin de porter un masque pour plaire aux autres, qu’on exécute des pirouettes à n’en plus finir pour se faire aimer de notre entourage, c’est le signe qu’on n’est pas suffisamment fidèle à soi-même. Tout ce que j’ai fait dans ma vie pour me faire aimer, vous ne le croiriez pas! Comme je ne m’aimais pas comme j’étais, je ne pouvais imaginer que quelqu’un d’autre puisse le faire. C’est normal. C’est pourtant derrière cette porte de l’authenticité que se cachait le plus grand obstacle à mon bonheur…

L’authenticité nous permet d’être enfin nous-mêmes en toutes situations. Quand je parle d’authenticité, je parle évidemment de transparence. Et avant d’être transparent vis-à-vis des autres, vous conviendrez qu’il faut d’abord l’être avec soi. Donc, cessons autant que possible (car ce n’est pas toujours le cas) de faire le caméléon et de changer de masque au fil des situations et des gens rencontrés durant une journée. Nous sommes nés avec un corps particulier, un caractère bien à nous, et des habitudes de vie qu’on nous a inculquées. C’est avec ces traits précis de notre personnalité que nous devons donc avancer dans la vie. Bien sûr, tout peut changer en cours de route et c’est même tout à fait souhaitable. On peut certes améliorer certaines choses en nous, modeler et améliorer notre caractère, changer notre physique même. Par contre, le rythme de notre évolution dépendra invariablement de notre degré d’acceptation de soi. Avec l’acceptation, les grands changements se produiront tout seuls, sans effort ni souffrance, sans thérapie interminable ni régime drastique. Si nous sommes tels que nous sommes aujourd’hui, c’est que c¹est ainsi que nous devons être.

L’être foncièrement heureux n’a plus aucune raison de porter de masque. Au travail, à la maison, dans ses relations interpersonnelles, il sera toujours le même. Ce n’est pas tout à fait ce que la société nous a montré, n’est-ce pas? Vous n’avez qu’à vous rappeler lorsque vous étiez plus jeune, tout ce que vous ne pouviez pas faire ou dire en présence de tel oncle ou telle tante. Vous en auriez long à dire, n’est-ce pas? L’enfant est transparent de par sa nature profonde et nous devrions être à son image, au risque de déplaire à certaines personnes. Bien sûr, cette transparence peut paraître utopique à certains, car on nous a toujours fait comprendre de ne pas dire certaines choses si on voulait être aimé.

Le mensonge appartient à l’ego. Au niveau de l’âme ou du cœur, il ne trouve jamais sa place. C’est pourquoi, plus nous évoluons, plus le mensonge, petit ou grand, peut disparaître de notre vie. D’ailleurs, des êtres imprégnés de sagesse ne se mentent jamais, ni à eux-mêmes ni entre eux. Ils savent se montrer tels qu’ils sont, sans juger l’autre selon leurs propres critères. Ils sont comme des enfants. Avez-vous remarqué comment les enfants en bas âge sont des modèles de transparence? Ils le sont aussi longtemps qu’ils ne deviennent pas pollués par les peurs des adultes. Un des secrets du bonheur consiste donc à oser montrer aux autres, comme à nous-mêmes, qu’une seule personnalité. Vous connaissez peut-être des gens qui, au bureau, sont doux et réservés, mais dès qu’ils franchissent le seuil de leur maison, peuvent devenir désagréables, voire violents, envers leur conjoint ou leurs enfants.

L’authenticité est l’une des qualités les plus prisées dans le monde. Ce que nous apprécions le plus chez les autres, c’est d’ailleurs ce que nous voudrions posséder nous-mêmes. Prenez par exemple les adolescents : ils tapissent parfois les murs de leur chambre d’affiches représentant leurs groupes de musique ou artistes préférés. Au lieu de les juger selon vos propres critères, demandez-leur ce qu’ils admirent le plus chez leurs idoles, et leurs réponses vous renseigneront sur leurs aspirations profondes, sur ce qu¹ils sont venus développer dans leur existence : la confiance en soi, le besoin d’affirmation, le désir d’exprimer ouvertement l’amour qu’ils n’osent pas extérioriser, etc. Leur désir viscéral d’authenticité les porte à exprimer parfois violemment ce qu’ils attendent de la société et la frustration qui s’installe en eux en s’apercevant que celle-ci ne le leur fournira pas. C’est peut-être pourquoi les vedettes faisant preuve d’une entière transparence sont les plus adulées par le public. Par exemple, vous êtes-vous déjà demandé pourquoi Céline Dion jouissait d’une telle popularité à travers la planète? Elle a certes une belle voix et un bon manager, mais ce qui la rend si populaire et attirante, c’est son authenticité. Elle donne l’impression, et c’est sûrement vrai, d’être la même femme sur scène que dans la vraie vie.

Osons donc faire preuve de transparence en tout, montrer aux autres notre vrai visage, et cela, que ça leur plaise ou pas. Au début, il est normal d’être maladroit à cet exercice. Par contre, soyez assurés que même si certains prétendus amis se permettent de vous juger, les véritables, eux, commenceront à vous apprécier davantage et à votre juste valeur. Tout au long de mon cheminement, j’ai rencontré nombre de personnes à la réputation plus qu’enviable, mais qui agissaient à l’opposé de ce qu’elles prêchaient – remarquez que je l’ai peut-être fait moi aussi… La plupart d’entre eux ont fini par se retrouver seuls sur leur île de plus en plus déserte, ou ils ont succombé au piège du pouvoir et de l’argent. Aujourd’hui, je ne les juge plus, car je sais qu’ils sont de grands maîtres en devenir. Ils ont été happés par les tentacules de l’ego et se sont donné comme défi de gérer le pouvoir sans s’y perdre. Tout un défi! Qu’ils réussissent ou non, cela n’a pas de réelle importance. S’ils ratent leur sortie, ils reprendront peut-être un jour où ils étaient rendus… Si vous voulez répandre autour de vous des perles que vous avez acquises par vos expériences de vie, n’essayez pas de le faire uniquement par la parole. Souvent, le seul fait de se contenter d’« être » est suffisant pour transmettre vraiment ce que nous voudrions enseigner.

Pour approfondir : Livre disque Les sept portes du bonheur

Le cadeau de ma mère

Le travail que l’on fait sur soi, pour essayer de comprendre ce que l’on vit et guérir nos blessures intérieures, finit toujours par porter ses fruits. J’en reçus la preuve au moment du décès de ma mère. Au cours des deux derniers mois de sa vie, j’ai vécu auprès d’elle des moments d’une infinie douceur qui effacèrent les quarante années de conflits que nous avions vécues.

Très jeune, je voyais ma mère comme une personne austère et contrôlante, qui exigeait que je lui obéisse et qui ne m’écoutait jamais. Je ne me souviens pas qu’elle m’ait serré dans ses bras ou qu’elle m’ait dit qu’elle m’aimait. Ce manque de communication me poussa à être incapable de lui parler de mes sentiments réels, j’étais en conflit permanent avec elle.

À vingt-sept ans, mon corps se rebella à son tour, face à toutes ces émotions refoulées. J’entrepris alors une recherche personnelle pour comprendre l’origine de cette maladie.

Pendant des années, mon cheminement évolutif se poursuivit à l’intérieur de plusieurs formations et consultations, dont la psychothérapie et la métamédecine. Je découvrais des pistes intéressantes pouvant expliquer mon conflit face à ma mère, pistes qui remontaient à l’événement le plus traumatisant de ma vie : ma naissance. Mais lorsque je questionnais maman, je n’obtenais jamais de réponses corroborant mes découvertes.

Ma mère me consultait de temps à autre, en tant que chiropraticien. Comme elle ne se sentait pas bien depuis plusieurs mois, mon père me demanda de la voir à mon bureau. En posant mes mains sur elle, je perçus que son corps était très mal en point et lui conseillai de se rendre de toute urgence à l’hôpital pour des examens.

On lui fit une chirurgie abdominale exploratrice le jour même pour découvrir qu’il était trop tard pour intervenir. Le cancer avait rongé ses intestins et s’était propagé aux autres organes. Elle refusa la chimiothérapie et choisit de mourir à la maison, entourée des siens.

Nous étions en état de choc, mon père, mon frère, mes sœurs. Voyant à quel point la famille était ébranlée, je proposai de nous réunir et de partager nos sentiments, afin de nous épauler mutuellement à travers cette épreuve. Tout en nous relayant au chevet de maman, nous avons donc pris le temps de nous asseoir régulièrement ensemble pour échanger sur ce que nous vivions individuellement.

Petit à petit, en parlant ouvertement de la mort, nous sommes arrivés à l’apprivoiser, à libérer nos émotions douloureuses et à diminuer notre sentiment de perte. Ces échanges contribuèrent aussi à resserrer les liens entre nous, à créer un véritable clan familial.

Pour ma part, ces deux mois passés au chevet de maman m’ont permis d’amorcer, pour la première fois de ma vie, un dialogue très intime avec elle. Elle me révéla enfin la vérité au sujet de ma naissance. Elle me raconta que je m’étais présenté plus vite que prévu et que le médecin n’était pas encore à l’hôpital. Voyant cela, les infirmières paniquèrent et lui refermèrent les jambes en lui demandant de me retenir jusqu’à ce que le médecin soit sur place. Maman m’a donc retenu la tête coincée dans son vagin pendant une vingtaine de minutes, avant de sombrer dans l’inconscience à l’arrivée du médecin.

Mon cerveau de nouveau-né a interprété ces événements à sa façon : maman me retient parce qu’elle a honte de moi. J’ai donc eu une peur viscérale. Maman me confirma ce jour-là que je ne m’étais pas trompé. Cela me rassura en me prouvant que j’avais suivi le bon chemin et que toutes ces années de recherche intérieure et de thérapies diverses n’avaient pas été inutiles.

La veille de sa mort, j’étais au chevet de maman. Elle reposait sur le côté, me tournant le dos, tandis que j’étais assis près de son lit. Le moment me semblait propice pour lui ouvrir mon cœur, et boucler la boucle avec elle avant qu’il soit trop tard. Je lui dressai le bilan de notre vie passée ensemble, prenant le temps de lui expliquer tout ce qu’elle m’avait offert. Je lui mentionnai les parties d’elle que j’avais aimées et celles que j’avais détestées sur le moment, mais que je percevais différemment aujourd’hui.

Par exemple, en jouant le rôle d’une mère contrôlante, elle m’avait incité à devenir autonome. Son manque de tendresse à mon égard m’avait forcé à aller vers les autres. Son attitude rigide et ses non-dits m’avaient stimulé à développer la communication avec les gens, et ainsi de suite. Je lui étais infiniment reconnaissant, car je réalisais que sans elle, je ne serais pas devenu l’homme que je suis aujourd’hui.

Je lui partageais mes sentiments, sans aucune attente, mais elle m’offrit en retour un cadeau inestimable. Dans un ultime effort, elle tourna la tête vers moi et prononça pour la première fois, ces mots merveilleux que je croyais ne jamais entendre de sa bouche : « Yves, je t’aime! ». Pleurant de gratitude, je la pris alors dans mes bras et la remerciai sincèrement.

Je la bordai tendrement ce soir-là et le lendemain matin, je sus en la voyant, qu’elle ne passerait pas la journée. J’en avisai mon père. Constatant qu’elle respirait difficilement, je la pris dans mes bras et lui soufflai doucement à l’oreille : « Maman, il est temps de partir. ». Elle cessa de respirer à l’instant même. Tout était désormais accompli entre elle et moi. Malgré mon chagrin, je me sentais paisible intérieurement. Je ressentais une immense gratitude face à ma mère qui m’avait offert le privilège de mourir dans mes bras. Je la gardai tout contre moi un moment, la remerciant encore une fois pour tout ce qu’elle m’avait apporté dans cette vie, puis je cédai la place à mon père afin qu’il puisse lui faire ses adieux à son tour.

Les derniers instants de ma mère ainsi que son décès furent la partie la plus apaisante de ma relation avec elle. Quarante années d’incompréhension fit place à une ouverture du cœur incroyable. Cela a permis de rééquilibrer le mouvement naturel mère-enfant, faussé dès le départ par une perception basé sur la survie. Cette expérience fut très enrichissante dans ma vie. Je suis conscient que ce moment de grâce, vécu avec ma mère dans les derniers instants de sa vie, n’est pas le fruit du hasard, mais la conséquence directe du travail intérieur que j’ai effectué pendant des années.

La parabole du hibou évangélique : chemin d’intériorité

Dans mes jeunes années de formation, j’ai découvert un livre au titre étrange : « Le Hibou évangélique », écrit par Jean-Luc Hétu. Sur la pochette du livre, on retrouvait l’équivalent du symbole des magasins Couche-Tard : un hibou avec un œil fermé et l’autre œil ouvert. Dans la publicité d’aujourd’hui, le symbole veut nous parler d’un service disponible presque jour et nuit.

Les yeux et les oreilles

Le premier trait intéressant à noter pour le hibou, c’est qu’on le découvre comme une sentinelle solitaire dans sa tour de garde. Il est aux aguets. On dit qu’il possède un champ de vision de 180 degrés, de telle sorte qu’une légère rotation de la tête lui assure une vision complète de 360 degrés, sans même qu’il ait à bouger son corps. On peut déjà retenir que, contrairement aux girouettes qui s’agitent sans cesse pour entrer et rester en contact avec leur environnement, le hibou reste le corps immobile et en même temps l’esprit vif.

Mais la trouvaille de la nature, c’est qu’on voit souvent le hibou, comme dans la publicité de Couche-Tard, un œil fermé pendant que l’autre est ouvert. Branché sur l’extérieur qui ne représente toujours que la moitié de la réalité, l’autre œil, pourrait-on dire, se trouve branché sur les réalités intérieures. Et en langage biblique, on pourrait inventer une nouvelle béatitude : Heureux qui comme le hibou garde un œil ouvert sur chacune de ces réalités.

À cette vigilance intérieure, Jésus et toute la Bible nous convoquent sans cesse : « Vérifie si la lumière qui est au-dedans de toi est ténèbres… » (Luc, 11,35).

Le silence et la parole

Le hibou sait aussi crier. Il n’est pas jacasseur comme la pie. Il n’est pas non plus muet comme la carpe, restant coi lorsqu’il faudrait faire entendre une parole claire. On aime ceux qui savent se taire autant qu’ils savent parler. Cette double capacité rend authentiques et signifiants leurs silences autant que leurs paroles. Le hibou connaît cette sagesse évangélique : Il y a un temps pour se taire et un temps pour parler » (Qo, 3,7).

Un temps pour la guerre

Le hibou est programmé pour livrer une guerre inlassable aux destructeurs de l’environnement, aux rongeurs de récoltes, à ceux qui s’engraissent aux dépens d’autrui. Il ne peut découvrir un rongeur à l’œuvre, sans le localiser et intervenir au bon moment pour le neutraliser. De par sa nature, on pourrait conclure que le hibou est un défenseur de la vie blessée. Hibou, tu es un grand livre, où on peut apprendre ce que chacun de nous serait appelé à devenir.

La hauteur et le ras du sol

Le hibou se tient le plus souvent sur les plus hautes branches, mais il sait se faire rapidement proche de la vie menacée au sol : œufs de caille ou de perdrix, jeunes pousses de blé ou d’avoine convoitées par le mulot qui approche, poussins menacés par la belette qui s’enhardira tantôt dans le poulailler…

Et dans la même perspective, on peut aussi évoquer cet homme qui s’appelle Jésus, dans les Évangiles, rendu loin dans son cheminement intérieur – lui qui sonde la hauteur et la profondeur du mystère de Dieu – mais qui sait en même temps se faire proche et s’attabler avec les gens broyés par les préjugés et les autres oppressions des rongeurs sociaux (Mc 2, 15-16).

Hibou, mon frère, vienne le jour où je te ressemblerai davantage!

À la croisée des chemins

À l’image de l’annonce de l’éditeur de la revue Cheminement, Denis Manseau, qui nous communiquait que la revue était arrivée à la croisée des chemins, il m’est arrivé à un moment dans ma vie où je suis, moi aussi, arrivé à la croisée des chemins.

Après 40 ans sur le marché du travail, je voyais arriver la journée enchante­resse du 7 juillet 2016, date à laquelle mon statut changerait à tout jamais. J’ai décidé de réfléchir sérieusement à la question de mon départ à la retraite en m’engageant dans une démarche de réflexion, d’intériorisation et de grands silences d’une durée de 18 jours. Je me suis inscrit auprès de l’organisme Le Chemin des Sanctuaires : Montréal/Sainte-Anne-de-Beaupré qui propo­sait de vivre une expérience de communication avec soi et avec les autres au moyen d’une très longue marche de 400 km. Ce chemin trouve son origine dans celui des pèlerins du Moyen Âge qui traversaient à pied la France et l’Espagne pour se rendre à Saint-Jacques-de-Compostelle.

L’expression « à la croisée des chemins » fait référence à une étape de choix, à un moment où on doit prendre une décision. Et ce n’est pas toujours facile à vivre. Ainsi, la revue Cheminement a pris la grande décision de se séparer du papier. De mon côté, la grande question était de savoir quand serait le bon moment d’entreprendre la métamorphose et de passer d’état de chenille à celui de papillon : rester au travail plus longtemps pour se mériter un plus gros revenu de pension ou non? Choix déchirant quand on se voit rampant au sol au lieu de voltiger librement dans les airs.

J’ai donc vécu physiquement « la croisée des chemins » de campagne, la croisée de rues de villes, d’avenues et de boulevards, des centaines de fois, à Montréal, à Saint-Ours, à Odanak, au Cap-de-la-Madeleine, à Champlain, à Brise-Culotte, à Sainte-Anne-de-la-Pérade, à Cap-Santé, à Donnacona, à Québec, à Chute-Montmorency, à Sault à la Puce et à Saint-Anne-de-Beaupré, entre autres.

Je crois que le Québec est arrivé à la croisée des chemins lors de son adolescence et qu’il a fait sa révolution tranquille en jetant le bébé avec l’eau du bain. Exit la religion et l’oppression. Actuellement, notre jeunesse fait face à un grand vide de sens, puisque la première cause de décès de notre jeunesse, donc de notre avenir, est le suicide. Mais faisons-nous la distinction entre la religion et la spiritualité?

D’autre part, un phénomène est en croissance fulgurante : les mar­cheurs vers Compostelle. En 1972, seulement 300 personnes arrivaient à Compostelle. En 2016, c’étaient plus de 300 000! En m’inscrivant aux études doctorales à l’Université du Québec en Outaouais, j’ai voulu démontrer que les Québécois, au prorata, sont ceux qui vont en plus grand nombre vivre l’expérience de pèlerinage spirituel sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle (et sur la multitude de nouveaux chemins de ce type ici même au Québec). Et je crois que cela est en partie dû à l’important héritage spirituel des personnes des Premières Nations dont nous sommes partiellement descendants. 

J’ai éventuellement marché sur tout le territoire du Québec, d’ouest en est, de Gatineau à Percé et de Kingston à Montréal, ce qui fait que j’ai eu le bonheur de longer les 1 600 kilomètres de notre majestueux fleuve Magtogoek (« le chemin qui marche » en langue Micmac), ensuite renommé Saint-Laurent. 

En 2018, j’ai marché de Paris à Compostelle afin de célébrer ma nouvelle liberté de retraité et rendre grâce à la vie en parcourant un chemin de gratitude. Je tenais à vivre ce dépassement de soi, également pour honorer le fait que je suis cons­cient de faire partie des personnes les plus privilégiées de notre planète bleue, des personnes qui, comme moi, sont en santé, physiquement, financièrement et qui jouissent de LIBERTÉ. Longue vie au Cheminement, source de mieux-être, sous toutes ses formes. Et que nos routes se croisent!

Communiqué important

Dernière édition de la revue Cheminement!

Cher lectorat,

Je signe mon dernier éditorial dans cette édition Hiver 2019-2020 qui arrive à point pour la nouvelle décennie. Cette édition est donc la dernière version papier de la revue Cheminement. 

La suite des choses se fera différemment. Dans une perspective à court terme, nos communications se feront principalement par le biais de notre INFOlettre mensuelle « ensemble vers le meilleur » et de nos communications dans les médias sociaux. Déjà, des milliers de visiteurs de partout dans le monde consultent le site Web de Cheminement chaque mois. Plus de 600 articles traitant de mieux-être et de santé globale y sont actuellement répertoriés. Ceux-ci proviennent d’une collaboration avec plus de 170 auteurs. Cette richesse d’information ne représente que 7 des 22,5 années de publication et de diffusion de la revue Cheminement en Outaouais.  

Au cours des prochains mois, avec l’appui de nos commanditaires et de nos bénévoles, nous planifions ajouter sur le site Web tous les articles qui auront été publiés au cours des 22,5 dernières années en y insérant la référence des auteurs. Ce riche répertoire d’articles et de conseils mieux-être restera accessible à la grande francophonie dans le monde et pourra être consulté en tout temps. Cette richesse d’information qui aura été diffusée au cours des années restera intacte. Et, comme le dit si bien l’adage : les paroles s’envolent, mais les écrits restent. 

Donc, cher lectorat, je vous encourage fortement à vous inscrire immé­diatement à notre INFOlettre mensuelle et à nous suivre sur la page Facebook de Cheminement si vous souhaitez ne rien manquer de nos communications futures. L’inscription est simple : trois champs d’information à remplir dans le formulaire qui se trouve sur la page d’accueil du site Web de Cheminement à www.cheminement.com. C’est gratuit, et votre information personnelle ne sera pas partagée.

Cette longue aventure qu’a été la création des 118 éditions de la revue aura été une expérience riche en échanges et en collaborations. Mon intention au cours de ces années a toujours été animée par ce souhait profond de contribuer au meilleur de notre parcours évolutif. 

Mon pacte avec l’Univers était de produire un véhicule d’information (une revue) accessible qui contribuerait à l’éveil de la conscience humaine pour le bénéfice du plus grand nombre. Toute une communauté vibrante de gens en Outaouais a été au rendez-vous dès le départ. Je remercie de tout cœur ces nombreuses personnes qui ont pris part à cette belle réalisation et aventure évolutive qui restera inscrite et préservée sur le site Web Cheminement.com. Le travail a été bien fait. Ensemble, nous avons accompli cette mission. Mille fois bravo! L’information qui s’y trouve pourra désormais continuer de rayonner tout en ayant une certaine influence bienveillante sur la francophonie du monde entier. 

L’entrée dans cette nouvelle décennie que je qualifie « du voir et du faire autrement » n’est que la suite du parcours collectif que nous avions jadis planifié de suivre ensemble. 

Pour la suite des choses, que le meilleur soit!

Deux bébés discutent

Bébé 1 Et toi, tu crois à la vie après l’accouchement?

Bébé 2 Bien sûr. C’est évident que la vie après l’accouchement existe. Nous sommes ici pour devenir forts et nous préparer pour ce qui nous attend après.

Bébé 1 Pffff… tout ça, c’est insensé. Il n’y a rien après l’accouchement! À quoi ressemblerait une vie hors du ventre?

Bébé 2 Eh bien, il y a beaucoup d’histoires à propos de « l’autre côté »… On dit que, là-bas, il y a beaucoup de lumière, beaucoup de joie et d’émotions, des milliers de choses à vivre… Par exemple, il paraît que là-bas on va manger avec notre bouche.

Bébé 1 Mais c’est n’importe quoi! Nous avons notre cordon ombilical et c’est ça qui nous nourrit. Tout le monde le sait. On ne se nourrit pas par la bouche! Et, bien sûr, il n’y a jamais eu de revenant de cette autre vie… donc, tout ça, ce sont des histoires de personnes naïves. La vie se termine tout simplement à l’accouchement. C’est comme ça, il faut l’accepter.

Bébé 2 Et bien, permets-moi de penser autrement. C’est sûr, je ne sais pas exactement à quoi cette vie après l’accouchement va ressembler, et je ne pourrais rien te prouver. Mais j’aime croire que, dans la vie qui vient, nous verrons notre maman et elle prendra soin de nous.

Bébé 1 « Maman »? Tu veux dire que tu crois en « maman »??? Ah! Et où se trouve-t-elle?

Bébé 2 Mais partout, tu vois bien! Elle est partout, autour de nous! Nous sommes faits d’elle et c’est grâce à elle que nous vivons. Sans elle, nous ne serions pas là.

Bébé 1 C’est absurde! Je n’ai jamais vu aucune maman donc c’est évident qu’elle n’existe pas.

Bébé 2 Je ne suis pas d’accord, ça c’est ton point de vue. Car, parfois lorsque tout devient calme, on peut entendre quand elle chante. On peut sentir quand elle caresse notre monde. Je suis certain que notre Vraie vie va commencer après l’accouchement…

Auteur inconnu

Les 5 Étapes Pour Réussir Sa Vie

« L’hiver, c’est la saison du recueillement de la terre, son temps de méditation, de préparation. » – Lionel Boisseau

L’hiver est à nos portes avec ses longues douceurs et multiples opportunités de festoyer. Souvent prise à la légère, cette période de l’année en est une excellente à l’introspection et à la préparation. Ces trois mois que l’on utilise pour s’encabaner sont propices à une quête intérieure afin d’élaborer une nouvelle approche pour le prochain printemps. Voici, en cinq étapes simples, le cheminement que j’entreprends à chaque hiver pour bien me préparer à la saison des semences et que je vous recommande.

Nettoyez
Avant d’entreprendre tout nouveau projet, ou même d’améliorer une situation qui perdure depuis longtemps, il est nécessaire de nettoyer : environnement, situation, relations, pensées, émotions. L’idée est de (re)partir sur une base claire et nette afin d’éviter beaucoup de dérapages.

Nettoyez en profondeur, pas seulement en surface. Posez-vous les vraies questions, celles auxquelles vous ne voulez habituellement pas répondre. Soyez honnête avec vous-même et le plus authentique possible. Croyez-moi, vous vous remercierez plus tard.

Nettoyez de l’intérieur vers l’extérieur. Rien ne changera, ni ne s’améliorera, tant que vous n’évoluerez pas.

Vous avez créé ce que vous voulez changer alors, la responsabilité de nettoyer vous revient!

Tonifiez
Suite au nettoyage, ce que vous décidez de conserver devrait être très positif. Maintenant, vous vous devez de le tonifier, de le ressusciter, de le stimuler afin d’en retirer le maximum.

Tonifiez vos pensées de façon à ce qu’elles soient impeccables (ou presque!).

Ressuscitez vos relations pour qu’elles vous nourrissent et vous supportent.

Stimulez votre environnement afin d’y retrouver de l’Amour, du calme et des vibrations positives.

Pour récolter du positif, il est primordial de se nourrir, de s’entourer et de cultiver le positif!

Préservez
Un temple équilibré se fera assurément attaquer. Avec un surplus de positif bien gonflé, l’attention des envieux est attirée et, par Amour incongru, ils tenteront de vous diminuer à une moindre version de vous-même. Doute? Rivalité? Jalousie? Qu’importe, montez vigoureusement la garde afin de préserver le positif si durement gagné!

Défendez vos idées, vos points de vue, vos opinions et vos positions.

Protégez vos émotions contre les tentatives externes de manipulation.

Offrez-vous l’audace du Bonheur de croire en vous avec courage et défiez celui qui voudra vous en départir.

Vous méritez amplement de jouir d’une Vie positive et réjouissante, profitez-en et protégez ce privilège à tout prix!

Retouchez
Personne n’est parfait alors, ne tentez pas de l’être. L’erreur est humaine et les opportunités d’apprendre pullulent au sein de nos moins bons coups. Acceptez vos faux pas et maladresses, retouchez votre comportement et continuez votre chemin.

Accordez-vous le droit à l’erreur et pardonnez-vous souvent.

Tirez rapidement la leçon des échecs, adaptez vos actions en conséquence et félicitez-vous de faire preuve d’ouverture et de bienveillance.

Rien ne sert de vous condamner à tout jamais pour une faute. Retouchez librement, retrouvez le cap et avancez !

Hydratez
Il est très important, pour le corps physique, d’être constamment hydraté afin de pouvoir faire preuve de flexibilité. Idem pour l’Esprit et l’Âme.

Nourrissez-les de nouvelles idées, de positivisme débordant, de relations enrichissantes, de couchers de soleil, etc.

Câlinez-les au point d’y retrouver votre flexibilité, bonté et tolérance d’enfant.

En cas de doute, faites preuve d’une telle souplesse, tel un ruisseau s’adaptant à son environnement en épousant les moindres courbes du relief terrestre, que l’idée même de crisper à vos anciens points de repère vous échappe tout simplement!

Bien sûr, ces cinq étapes ne demandent qu’à être répétées en abondance toute l’année durant mais, c’est pendant un hiver casanier que vous pourrez les pratiquer, les appliquer et les maîtriser.

Je vous souhaite donc un hiver blanc et préparatoire à un prochain printemps propice à la semence de vos plus grands moments. Prenez bien soin de vous!

Verdissons le centre-ville de Gatineau dès 2020

Enjeu

Le climat détermine de plusieurs manières la façon dont nous conce­vons, construisons et vivons dans nos villes. Avec les changements en cours, nous devons repenser nos habitudes urbaines, autant sur le plan personnel que sur le plan de l’aménagement de notre territoire.

Chaleur extrême, inondations, vents violents, pluies diluviennes et perte de la biodiversité en sont quelques exemples… Ces événements peuvent survenir à n’importe quel moment, et les zones urbaines et leurs résidents y sont particulièrement vulnérables. Le défi des changements climatiques présente toutefois une occasion d’améliorer la santé, la sécurité et la qualité de nos milieux de vie. Depuis 2017, le Conseil régional de l’environnement et du dévelop­pement durable de l’Outaouais (CREDDO) accompagne les communautés et les municipalités de la région dans l’adaptation aux changements climatiques en leur proposant des projets de verdissement urbain qui assureront la qualité de vie des générations actuelles et à venir.

Développé en 2017, le Programme Airouvert a pour objectif d’augmenter la qualité des milieux de vie et la durabilité des centres urbains au moyen du verdissement. Les projets réalisés en partenariat avec les communautés et ses acteurs locaux se distinguent par leur approche participative. Avec ces derniers, nous identifions les besoins et les problématiques liées aux changements climatiques et à la qualité de vie afin d’y trouver des solutions grâce aux arbres.

L’actualité du programme Airouvert

Pétition pour le verdissement de l’Île de Hull grâce à la plantation de près de 2 000 arbres

La communauté du centre-ville de Gatineau est fragilisée par de nombreuses problématiques écologiques, dont la plus importante est l’augmen­tation des îlots de chaleur. Cette problématique affecte le patrimoine et la santé de centaines de milliers de personnes chaque année au centre-ville, qu’ils y vivent, qu’ils y travaillent ou qu’ils ne soient que de passage. 

La solution? Une étude de faisabilité que le CREDDO a réalisée en 2018 en collaboration avec la Ville de Gatineau et l’Institut des sciences de la forêt tempérée (ISFORT). Cette solution s’est avérée être la plus efficace et la moins coûteuse en ce qui a trait à l’adaptation pour le secteur concerné. En sachant que les arbres procurent de nombreux bénéfices comme l’embellissement des quartiers, le rafraîchissement de l’air et la captation de CO2, il ne reste qu’à passer à l’acte.

En signant cette pétition, vous signifiez votre intérêt envers le verdissement du centre-ville et vous confirmez qu’il y a urgence d’agir.

Lien pour signer la pétition

https://www.change.org/p/creddo-pour-le-verdissement-du-centre-ville-de-gatineau-dès-2020?

Les arbres comme solution

Plusieurs solutions sont mises de l’avant en vue de s’adapter à ces changements. L’arbre reste la meilleure technologie pour y arriver avec un excellent rapport avantages-coûts!

Effectivement, l’arbre en milieu urbain procure de nombreux services écologiques, sociaux, esthétiques et économiques.

DURABLE
Durée de vie de 20 ans à 150 ans s’il est bien choisi

EFFICACE
Peut séquestrer jusqu’à 250 kg de CO2

COMPACT
Nécessite seulement 9 m2 d’espace au sol

ESTHÉTIQUE
Apporte un plus-value à un quartier

Ils améliorent notre qualité de vie

Les arbres améliorent la qualité de vie des quartiers tout en embellissant l’espace, purifiant l’air, offrant un refuge à la biodiversité, réduisant les coûts énergétiques et favorisant le bien-être physique et mental. Il s’agit d’une solution d’investissement à long terme aux retombées mesurables.

www.creddo.ca/programmeairouvert  | www.creddo.ca

La rentrée vers la nouvelle décennie

Quelle belle période et beaux mois d’été nous avons eus! J’ai l’impression qu’au cours des derniers mois, un voile collectif de perception s’est levé. Sur le plan personnel, j’ai senti qu’une nouvelle énergie subtile aidait l’observation du soi et qu’une nouvelle conscience me donnait une plus grande facilité à me reconnaître de façon objective. J’ai mieux vu ce qui était essentiel, significatif et déterminant dans ma vie pour la
suite des choses…

La rentrée automnale est un moment marquant pour la plupart de nous. C’est le retour d’une période active pour ce qui est de l’expression de soi, de qui nous sommes, de ce qui nous forme et de ce qui trace notre chemin vers l’avenir. À l’aube d’une toute nouvelle décennie, la rentrée de 2019 est un moment précieux pour définir nos aspirations et nos intentions. Bien clarifier nos intentions nous aidera grandement à continuer d’observer et d’apprécier chacun de nos mouvements vers l’avant. Chaque geste au quotidien s’exécutera avec la conscience que nous introduisons réellement du nouveau dans nos vies vers la manifestation de la meilleure version de nous-mêmes.

D’ailleurs, cette nouvelle conscience du nouveau soi est ce dont le monde a le plus besoin actuellement si nous voulons bien préparer la nouvelle décennie 2020 qui, nous le savons, sera déterminante. Déterminante dans le besoin de faire de nouveaux choix individuels et collectifs si nous voulons renverser le cours actuel de notre planète
en péril et d’un monde en grand besoin de changement de paradigmes. Bienvenue à la décennie du voir et du faire autrement!

Ce qui m’inspire en ce moment est le sentiment que le mouvement évolutif de la vie vers l’avant nous appuie vers un éveil de conscience intérieure qui nourrit la paix et l’unité. 

M’animent également les partages des auteurs et des intervenants qui sont toujours là pour nous inspirer et nous offrir leurs expertises tout en maintenant le lien précieux entre nous.

Et, dans l’actualité, des personnages de grande influence comme Marianne Williamson, qui participe à la course à la présidence des États-Unis, m’inspire tout autant. Sa popularité timide mais grandissante permet de diffuser des vérités et des visions nouvelles qui reposent sur l’amour. Elle est éloquente, et son discours est inspirant. Un nouveau discours et une nouvelle vision de la politique sont en émergence.

Je demeure accro et inspiré par les visions de l’auteur, visionnaire, historien et professeur Yuval Noah Harari qui articule si bien l’histoire de l’Homo sapiens. Ses ouvrages et son discours décrivent, entre autres, la vitesse exponentielle de notre évolution actuelle qui rend impossible la prévision du futur. Ses explications mettent en contexte l’importance des choix individuels que nous faisons en ce moment, lesquels définiront bel et bien notre futur. J’insère quelques liens ci-dessous pour votre plaisir.

Bonne rentrée et bonne aventure vers le meilleur! 

__________________________
Marianne Williamson, www.marianne2020.com
Yuval Noah Harari, www.ynharari.com

Un jour à la fois…

Le pendule vient de basculer vers l’intensification, laquelle incite à poser un geste concret pour la protection de notre environnement. La nature vient de parler haut et fort. Ce n’est plus quelque part ailleurs, c’est maintenant dans notre cour. L’époque dominée par les climato-sceptiques est maintenant révolue. Il fallait le voir et le vivre pour le croire. Une petite fin du monde est devant nous. Beaucoup de ce qui était ne sera jamais plus comme avant. La nature a parlé ici… et pourtant, depuis si longtemps, on nous a parlé de ses souffrances. Mais bon, c’est un peu comme l’écoute des symptômes de notre propre corps : notre sensibilité et notre écoute sont défaillantes. Pourquoi donc?

Dorénavant, place aux visionnaires, aux rêveurs, aux tisseurs du renouveau qui habitent en chacun de nous. La saison est fertile pour agir et semer une graine. Pourquoi ne pas en profiter pour ajouter à votre geste délicatesse et sensibilité pour l’amour de l’humanité et de la nature, pour une reconstruction harmonieuse et durable ou simplement pour que le meilleur soit possible. 

Comme pour la rivière qui coule, notre chemin collectif continue d’évoluer sur ce précieux joyau qu’est notre demeure, notre très chère Terre-Mère.

Un bel été à tous, un jour à la fois…