Le menuisier

Un menuisier était rendu à l’âge de la retraite. Il informe alors son employeur de son intention de quitter le monde de la construction afin de passer le reste de sa vie paisiblement avec son épouse. Son employeur fut très déçu de devoir laisser partir un si bon travailleur, et il lui demanda comme faveur personnelle de construire juste une toute dernière maison.

Le menuisier accepta, mais cette fois, il était facile de voir que son cœur n’était pas à l’ouvrage. Il accomplit un travail médiocre et utilisa des matériaux de qualité inférieure.

Quand le menuisier eut terminé la maison, son employeur arriva et en fit l’inspection, puis il présenta la clé de cette maison au menuisier en disant : « Cette maison est la tienne, c’est mon cadeau pour toi ». Le menuisier était si triste, quelle honte! Si seulement, il avait su qu’il construisait sa propre maison, il aurait tout fait si différemment.

Il en est de même pour nous, dans notre vie. Nous la construisons malheureusement trop souvent avec négligence et insouciance. Un moment donné, avec étonnement, nous réalisons que nous devons vivre dans la maison que l’on s’est construite. S’il nous était possible de recommencer, nous aurions fait différemment nous aussi, mais nous ne pouvons faire de retour en arrière.

Nous sommes les artisans de cette maison qu’est notre vie. Chaque jour nous enfonçons un clou, plaçons une planche, érigeons un mur. La vie est un projet de tous les instants… C’est par notre attitude et nos choix d’aujourd’hui que nous construisons la maison que nous allons habiter demain et pour le reste de notre vie… Alors pourquoi ne pas construire avec sagesse?

Auteur inconnu

Chuter et se relever

Je me promenais sur le chemin de la vie, qui, bien que comportant ses tournants difficiles, me stimulait à avancer par ses paysages lumineux et variés.

Lorsque j’évaluais mon parcours, j’étais portée à me considérer comme une courageuse et fière marcheuse. Puis, je me suis mise à avoir de drôles de réactions quand je croisais d’autres pèlerins : quiproquos, malentendus, paroles impulsives, interprétations biaisées. Tout cela me faisait perdre pied et me questionnait.

Pourquoi est-ce que je tombais de plus en plus souvent sur cette route que j’avais pourtant apprivoisée avec persévérance?

Comment faire pour supporter cette marcheuse qui, à présent, décevait et trompait les attentes?

À la moindre embûche, ses réactions étaient inattendues, désarmantes, voire même agressantes…

On dit que c’est dans l’épreuve que l’on peut reconnaître ses vrais amis. Dans une telle situation où les épreuves étaient subtiles et le plus souvent intérieures, j’ai dû me rendre à l’évidence : ma meilleure amie dans les circonstances, c’était MOI.

Cette partie de moi qui m’humiliait me rappelait des épisodes vécus avec mes enfants. Quand on aime vraiment, on supporte l’autre tout naturellement. Et à les regarder aujourd’hui, je ne pouvais douter que mon amour avait triomphé.

Dans cet état de cancer psychologique et d’autosabotage, j’avais besoin de beaucoup de support. J’avais besoin surtout de me rappeler que : JE SUIS AUTRE CHOSE QUE MES OMBRES.

Les aspects sombres de moi qui se manifestaient devenaient aussi visibles qu’un cancer de la peau et je pouvais sentir la confusion; autour de moi, on se demandait : où est passée sa lumière? Où est passée celle que l’on connaît?

Quel malaise! Quelle incompréhension! Quelle prison!

J’avais besoin plus que jamais de m’accueillir dans ce passage étroit. Est-ce ainsi que je m’étais sentie dans le col de l’utérus de ma mère? Quand on est engagé dans un tel passage, impossible de rester en place, encore moins de reculer! Une seule voie – la mienne – celle qui était tracée devant moi et où j’étais engagée. Allez! me disait ma petite voix : poursuis, tu comprendras plus tard. Tu es supportée…

À un moment où les chutes se multipliaient, une lumière apparut dans le tunnel, me permettant de distinguer la forme de l’ombre. Et cette forme étonnait au premier abord; elle avait la couleur de la CULPABILITÉ. J’ai découvert une forme subtile et profonde de ce cancer; c’était la culpabilité de m’être séparée de ma divinité intérieure en donnant raison à mon ego. L’ego dans sa conception de la réalité croit qu’il doit tout prendre en charge. Comme il se croit séparé, la charge est lourde, car il est seul.

Les embûches fréquentes de mon quotidien me démontraient de manière criante à quel point cette séparation de la Source peut être souffrante. Je comprenais maintenant sur quel chemin j’avais marché depuis que je suis en cheminement : c’était le chemin du retour à la maison… Heureusement! Plus on s’en rapproche et plus on sent la chaleur de l’amour.

Les formes se précisaient davantage; le sentiment de culpabilité est si insupportable que pour ne pas le sentir, on finit par le projeter à l’extérieur et notre univers devient alors un monde hostile qui ne nous comprend pas et dont on doit se protéger. On accuse et on se sent accusé. Et subtilement, cette projection devient notre réalité. On porte des masques sans le savoir. En dessous, on est en prison, condamné par son propre juge intérieur.

Quel cauchemar! On a honte de soi, on se juge, la plupart du temps inconsciemment. Et qui dit jugement, dit condamnation, car le rôle du juge n’est-il pas de s’assurer que le coupable va expier! C’est là que j’ai trouvé les racines de l’autosabotage.

Il faut souvent aller loin dans cette avenue souffrante pour réaliser que la culpabilité inconsciente peut faire bien des ravages.

Accepter de se voir et de laisser voir les aspects de soi que l’on préférerait cacher fait décidément partie de la démarche d’oser être soi, sans masques.

S’aimer assez pour se donner le support nécessaire afin d’oser risquer le jugement et le rejet des autres peut mener à une belle découverte : PERSONNE NE NOUS JUGE QUAND ON CESSE DE SE JUGER SOI-MÊME.

Plus personne ne nous rejette, ne nous condamne si ce n’est nous-mêmes; et de savoir cela nous confère tout le pouvoir de transformer notre scénario distorsionné par les expériences pénibles et les croyances qui en ont résulté.

Savoir que la culpabilité n’est qu’une invention de l’ego nous ramène à la maison, là où règne l’amour et où tout est toujours pardonné d’avance…

Somme toute, au bout d’un tunnel, Il y a toujours de la Lumière!

La loi d’amour en expansion

Que l’on croie ou non en une loi, celle-ci joue quand même son rôle. Une loi, c’est une loi. Pensons à la loi de la gravité, qu’on la connaisse ou non, nous subissons l’attraction de la terre et sentons le poids de notre corps. Personne ne peut aller à l’encontre d’une loi cosmique ni même la changer. On ne peut que coopérer avec elle, s’en servir. Tout comme on peut se servir d’un poids pour faire un contrepoids. Donc, on se sert de la loi de la gravitation. C’est par un bon usage des lois cosmiques que l’homme peut développer et influencer son univers environnemental et il en est de même pour son univers interne. Toute lutte contre les lois métaphysiques reviendrait à lutter contre nous-même puisque nous faisons partie du cosmique.

Cherchons à comprendre les lois de la nature et utilisons-les pour obtenir le cheminement évolutif que nous désirons en tant que société. Nous vivons dans un univers où, rien ne se perd, tout se transforme. La plus petite de nos pensées est une onde qui voyage à l’infini. Pourquoi ne pas se servir de cette voyageuse? En imprimant au moyen de notre pensée une impulsion à cette dernière, nous pourrons employer d’une manière constructive la loi d’irradiation. Mais avant de se servir d’une loi, il est aidant de bien la connaître, car une loi ne peut être utilisée que dans la mesure où elle est parfaitement comprise. Par exemple, il nous serait impossible de résoudre un problème de physique s’il n’a pas dans un premier temps l’étude les lois qui s’y rapportent. Dans le domaine de la métaphysique, cela est encore plus vrai. Celui qui tente d’utiliser les lois sans les avoir pleinement comprises, joue à l’apprenti sorcier et risque de rencontrer le déséquilibre ainsi créé. La principale loi à connaître est la grande loi de l’AMOUR.

La loi de l’amour est favorable à l’homme puisqu’elle a contribué à lui donner la vie. Bien que cette loi soit impersonnelle, elle est juste. Impersonnelle parce qu’en tant que loi, elle est automatique et s’applique à tous. Elle est aveugle et ne peut donc faire l’objet d’aucune discrimination entre les individus qui en subissent les effets. Ainsi, la loi est la même pour tous et il n’y a aucun moyen de la contourner.

L’amour rayonne dans tout l’univers! Cela peut sembler curieux d’affirmer que notre monde est construit et repose sur l’amour. Je vous entends me dire : « Et les guerres, les haines et les luttes fratricides entre les hommes, peut-on les oublier si facilement? ». Bien que votre objection soit de taille, approfondissons le phénomène et penchons-nous sur la nature et les mobiles profonds de l’être humain.

Ça aussi, c’est une autre loi : « la pulsion unique » la source originelle d’amour. Toutes les relations humaines peuvent se résumer en une offre ou une demande d’amour. À l’image de la pulsion unique en expansion, nous souhaitons étendre notre « moi » ce qui parfois nous conduit à désirer fusionner avec l’autre, ne faire plus qu’un avec lui (pensons aux amours fusionnels). Lorsque l’autre ne partage pas ce désir de fusion, nous avons le début d’un conflit. Voilà qui explique l’origine des discordes qui engendrent les guerres…

L’amour provoque une élévation du niveau de conscience pouvant même conduire jusqu’à l’état de conscience cosmique, l’illumination. Nous avons l’impression de ne faire plus qu’un avec tout l’univers. L’amour fait partie de notre recherche d’harmonie : je t’aime parce que je suis en paix lorsque je suis avec toi. Je me sens accepté de toi, en toute sécurité, je cherche à m’identifier à différents aspects de toi et apaiser ainsi ma pulsion d’amour qui cherche à prendre de l’expansion et étendre mon « moi ».

En ce sens, la haine n’existe pas fondamentalement : c’est l’amour à l’envers! Je te déteste parce que ne me rassemblant pas, mon « moi » ne peut s’étendre jusqu’à toi.

Il en ressort, qu’aimer les autres passe nécessairement par l’amour de soi. « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » a dit le Christ. Si une personne n’aime pas son « moi », elle n’aura aucun désir de l’étendre. L’amour sera pour elle un sentiment inconnu. Cet amour de soi n’a rien d’un sentiment égoïste. Il exige un grand travail sur soi-même afin d’accepter sa personnalité avec ses qualités et ses défauts.

En mettant en pratique cette grande loi « Tu aimeras ton prochain comme toi-même ». Nous apprenons à évoluer dans l’amour de soi et de l’autre. N’ayons pas peur de prendre soin de nous et de nous accueillir dans ce que nous vivons, dans ce que nous sommes… Nous accueillons ainsi l’amour universel qui coule en chacun de nous.

Le courage de vivre sa passion

Être travailleur autonome et avoir son bureau à la maison nécessite parfois une bonne dose d’amour de soi ainsi que du courage. En effet, quand le beau-frère ou le voisin vient vous rendre visite et qu’il vous demande comment vous vous sentez depuis que vous ne travaillez plus, cela invite à la réflexion voire à prendre une longue respiration avant de commenter. Ici le test des trois passoires revêt tout son sens! Est-ce vrai? Est-ce aimable? Est-ce nécessaire? Évidemment, comme tout part de soi, une telle boutade peut être un test en lui-même pour savoir où on en est dans son cheminement. Se donne-t-on vraiment le droit?

Pour bien des gens, demeurer dans le confort de leur foyer et éviter les bouchons de circulation le matin, cela équivaut à se retirer et à être paresseux. Pourtant, c’est une qualité de vie qu’un individu peut s’autoriser. On ne devient pas travailleur autonome pour éviter des inconvénients, mais bien pour réaliser et actualiser son plein potentiel humain. Il suffit de se donner le droit de vivre le meilleur et de prendre les moyens pour y arriver.

Pour bon nombre de gens, figurer sur la liste d’un employeur et recevoir son chèque de paye tous les deux jeudis fait partie du quotidien. Le sens à leur vie se résume à se payer une petite douceur le vendredi soir, un bon gueuleton le samedi soir et une semaine ou deux de vacances sous le soleil. Puis, ils repartent la roue pour cinquante semaines. Un sort qui peut convenir à bien des gens, oui, mais pas à tous! Et si la vie avait autre chose à offrir? L’uniformité ne fait pas partie de ce monde. D’autres se sont créé un beau rêve différent.

La vie a doté chacun d’une mission à accomplir selon ses talents. Et ce n’est certes pas tous qui sont destinés à évoluer dans un milieu de travail usinier ou commercial. Il existe aujourd’hui une infinité de choix de carrière toutes les plus utiles les unes que les autres. Il n’y a rien de mal à être employé(e) et à s’acquitter de ses tâches avec amour, entendons-nous. Mais développer une passion et tenter d’en vivre est des plus honorables également. Et pourquoi pas?…

Le problème de l’employé se pose surtout quand le patron décide de mettre la clé de l’usine dans la porte avec la dernière subvention gouvernementale en poche. Qu’arrive-t-il quand un individu qui a toujours vécu sous l’aile d’un paternel doit prendre sa vie en mains? L’âge dit-on, est un obstacle pour se repositionner? Mais est-ce une croyance ou une réalité?

Chantal, 52 ans, a perdu son travail il y a huit mois. À qui veut l’entendre, elle répète que nul ne veut embaucher une femme de son âge. Pourtant Marie, 53 ans, inscrite auprès des trois agences de placement de personnel doit refuser des suppléances parce qu’elle est très en demande et justement en raison de sa maturité, sa fiabilité et de son expérience. Chantal se refuse de se déplacer d’employeur en employeur pour gagner sa vie. Elle cherche la stabilité. Marie atteste qu’elle la vise aussi, mais qu’elle se donne le temps de magasiner avant afin de trouver l’endroit qui lui conviendra le mieux. Tout est dans l’attitude et la perception. Nous sommes créateurs de notre réalité, quand nos résultats ne donnent pas ce que nous souhaitons, il convient alors de changer quelque chose dans notre formule sinon nous atteindrons toujours les mêmes résultats.

Quitter la conscience sociale pour devenir travailleur autonome n’est pas toujours le chemin le plus facile. Si vous sortez des normes, il se trouvera toujours quelqu’un pour vous ramener dans le rang. Mais la passion et un rêve bien mijotés viendront à bout de la pire résistance. Nous sommes à l’heure des choix. Notre société a besoin de disposer de thérapeutes, de passionnés pour l’aider à passer cette transition dans un monde différent où le pouvoir ne s’applique plus de la même façon. Nous le sentons autour de nous, tout s’écroule. Les anciennes structures décisionnelles s’empêtrent et revêtent un nouveau visage.

Quoique l’on puisse dire ou croire, le travail sera toujours une valeur importante dans l’existence humaine, mais pour des motifs différents : parce qu’en tant qu’âme, nous aimons donner de nous-mêmes et dans la joie. Khalil Gibran a écrit : « Travailler avec amour est comme tisser un vêtement pour son bien-aimé avec le fil de son cœur ». Ce n’est nullement ce que nous faisons comme travail qui importe, c’est davantage comment nous le faisons qui importe, dans quelle énergie? Le fruit de notre labeur ne véhiculera pas la même charge énergétique.

Vivez la vie à laquelle vous êtes vraiment destinés!

Je n’oublierai jamais le jour où je me suis décidée à changer ma vie. J’étais fatiguée d’être constamment malheureuse et de sentir que mon existence ne comptait pas. Je me souviens combien j’étais confuse, effrayée et si solitaire. À cette époque, j’étais en convalescence à la suite d’un accident et j’étais alitée jour après jour en me demandant ce qui s’était vraiment passé pour en arriver là.

Je me demandais pourquoi ma vie était devenue une source de frustrations. Plus le temps passait et plus cette question m’obsédait et je tentais de répondre à de simples mais profondes interrogations existentielles : « Suis-je heureuse, suis-je véritablement heureuse ou suis-je simplement en train d’effectuer un passage à vide au travers des années de mon existence? ». Puis, je me suis demandé : « Si j’étais morte dans cet accident d’automobile, est-ce que j’aurais pu honnêtement me dire que j’ai vécu l’existence à laquelle j’étais vraiment destinée? », Instantanément, j’ai pris conscience de la réponse. À ce moment précis où mes yeux étaient pleins de larmes, j’ai décidé de changer ma vie et je me suis promis que plus jamais je ne me contenterais de moins que ce que je pourrais devenir en acceptant de vivre pleinement. J’ai choisi de croire que nous sommes tous des gens ordinaires qui possèdent des chances et des opportunités égales dans la vie. La différence entre les gens réside dans le fait que certaines personnes ont décidé de quitter leurs zones habituelles de confort pour réclamer à juste titre la vie pour laquelle elles sont nées alors que d’autres abdiquent, paralysées par la peur de franchir une nouvelle étape. J’ai réalisé que le pouvoir de changer notre existence réside au plus profond de nous-même.

En découvrant nos convictions profondes, en demeurant fidèles à nos valeurs, et en prenant conscience de nos forces, nos pouvons atteindre tous les buts que nous désirons atteindre. Ce qui compte vraiment, ce n’est pas la situation dans laquelle vous vous retrouvez maintenant, mais comment vous allez décider de vivre le restant de votre vie à partir d’aujourd’hui.

Consciente du cheminement que j’ai parcouru depuis tout ce temps, je sais que nous devons prendre certains risques même si nous en sommes effrayés. C’est normal d’avoir des craintes, mais ne laissons pas nos peurs prendre le contrôle de notre existence et nous stopper face au type de vie que nous désirons vivre.

Une des raisons pour laquelle peu d’entre nous réussissent à atteindre ce qu’ils désirent vraiment dans la vie réside dans le fait qu’ils ne focalisent pas sur les résultats à atteindre. Il faut nous concentrer sur l’objet de nos désirs et non sur notre frayeur. Il nous faut visualiser nos rêves, établir nos buts à atteindre et demeurer concentrés sur ces buts afin de réussir à franchir de nouvelles étapes. C’est seulement en appliquant ces principes que nous pouvons atteindre un niveau plus élevé dans la vie.

Aujourd’hui, j’ai le privilège de pouvoir partager mon vécu avec les autres et de les encourager à franchir le portail des rêves qui se situent à la limite de leur imagination. Je vous lance le défi de suivre votre cœur et d’enfin vivre la vie que vous avez toujours souhaité vivre. La vie est un voyage et ce voyage ne s’arrête jamais, elle est en constante évolution, c’est un processus de croissance. Si vous décidez d’avancer, souvenez-vous de vivre chaque moment pleinement et d’enfin apprécier votre voyage!

L’aménagement intérieur, actualisation d’un cheminement

Très jeune j’étais fascinée par les différents intérieurs des gens et surprise de constater combien chacune des résidences que je visitais ressemblait à ses occupants.

Je ne suis plus étonnée maintenant de constater que la décision d’un changement dans une résidence coïncide avec quelque étape de transformation dans la vie des personnes :

  • Retour d’un long voyage à l’étranger pour le travail;
  • Changement de carrière;
  • Démarrage d’une entreprise à domicile;
  • Fin de carrière et début de retraite;
  • Déménagement;
  • Cohabitation avec un nouveau conjoint;
  • Partage d’une nouvelle maison;
  • Naissance d’un bébé;
  • Adoption d’un enfant;
  • Rétablissement suite à une rupture ou un deuil;
  • Bilan de santé : maladie grave ou chronique.

Ces événements marquent un début, un renouveau après un passage.

Si mes vêtements et les couleurs que je porte parlent de qui je suis et de comment je me sens, que dire du lieu où j’habite?

Au-delà de mes vêtements, je m’extensionne un peu plus encore d’une coquille dont je m’entoure : appartement, condo, maison jardin, unifamiliale ou à revenus, chalet, etc…

Mon intérieur me ressemble-t-il? Est-il vraiment mon prolongement? Est-ce que je m’y reconnais? Y suis-je confortable pour mes activités et mon style de vie?

À certains moments de notre vie, changer les couleurs, modifier l’espace, déplacer le mobilier, créer une nouvelle atmosphère peut devenir un besoin. La rénovation intérieure correspond à une étape importante dans ma vie que je suis en train de rénover. L’aménagement intérieur est en relation avec mon cheminement intérieur.

Lorsque je me sens prête à effectuer un changement dans une de mes pièces, je concrétise dans la dimension physique une guérison, une transformation ou un renouveau intérieur qui s’est déjà manifesté sur un plan subtil. Le changement peut être majeur comme déplacer des murs, transformer une cuisine ou ajouter une pièce et aussi mineur que déplacer des objets et les repositionner autrement ou simplement acheter de nouveaux tableaux plus représentatifs de mes aspirations, des objets qui me parlent ou encore des plantes pour apporter plus de vie.

Tout ça parle d’une transformation, d’un mouvement intérieur.

Je transpose à l’extérieur, dans mon environnement immédiat, ce que je suis à l’intérieur, ce que je vis! J’incorpore dans la matière ma transformation, mes émotions, mon vécu.

Je matérialise des formes, des couleurs, des espaces qui reflètent mon changement intérieur.

Je m’amuse à observer dans quelle partie de ma maison je suis tentée d’apporter des changements.

À chacun des étages et à chacune des pièces de la maison s’attache une signification symbolique. Sans doute pourrais-je y juxtaposer des correspondances à ma vie personnelle.

Les étages

Le sous-sol et le grenier
Les objets que j’y entasse font partie de mon passé. Que représentent-ils? Réveillent-ils une mémoire heureuse ou est-il temps de les laisser aller?

Le rez-de-chaussée
Lieu d’ébauche des projets qui se réaliseront dans les faits.

L’étage supérieur
Lieu de conceptualisation des projets.

L’escalier
L’ascension, lieu de passage à un état de plus grande conscience, il est bon de placer un cristal au-dessus de la première marche pour aider l’énergie à se projeter vers le haut et l’aider à circuler.

Les pièces importantes

L’entrée
Lieu d’accueil, lieu d’ouverture. Suis-je prêt à recevoir l’abondance de la vie? J’affirme que mes portes intérieures sont ouvertes pour accueillir des expériences heureuses et des relations saines avec moi d’abord puis avec ma famille, mes amis et mon entourage.

La cuisine
Lieu de transformation, lieu d’alchimie. La nourriture symbolise la santé. Une bonne santé donne une belle qualité de vie. Garder notre cuisine propre et en ordre, faire fonctionner régulièrement le four et chacun des ronds de la cuisinière aide à maintenir la circulation de l’énergie vitale qui nourrit notre santé intérieure et notre prospérité.

La salle à manger
Lieu de partage et de convivialité où je nourris mon corps, mon cœur et mon esprit. Il est vital de vivre des expériences qui nourrissent mon âme chaque jour. Quand je prends plaisir à l’expérience nourrissante de partager un repas dans un endroit plaisant et serein, je deviens plus conscient de la qualité de l’énergie vitale de ma nourriture.

Le salon ou séjour
Symbole de mon moi social et public. C’est l’endroit pour montrer qui je suis et ce que j’aime. Est-ce que je suis aussi bienveillant et amical pour moi que pour mes amis? Est-ce que je m’honore avec amour et respect comme je le fais avec mes invités? Quand j’affirme que je m’aime inconditionnellement comme je suis maintenant, je renforce mon habileté à m’aimer et à aimer les autres.

La chambre à coucher
Oasis d’intimité et de régénération. Le premier endroit où j’ouvre les yeux le matin et le dernier où je les ferme le soir. Je mérite une chambre confortable et sensuelle pour me sentir magnifiquement bien chaque matin et chaque nuit.

La salle de bain
Lieu d’évacuation et de purification de mon corps.

Mon travail intérieur consiste ici à l’écoulement et au nettoyage des forces de ma vie. Suis-je drainé de quelque façon émotionnellement, mentalement, spirituellement? Je nourris mon énergie vitale et ne laisse personne me dévitaliser.

Le bureau à domicile
Lieu de mon pouvoir personnel, mon empire personnel d’où je conduis mon succès vers l’extérieur. Si j’ai un travail public, mon bureau devrait se situer à l’avant de la maison, près de la porte d’entrée. Pour un travail plus contemplatif ou méditatif, mon bureau devrait se situer à l’arrière de la maison, un endroit plus calme. Est-ce que je crois en moi? Est-ce que j’entretiens la vision du succès? Ai-je clairement défini mes buts? Je médite sur la façon d’aligner mes buts personnels et mes buts professionnels.

L’ordre et l’harmonie dans nos pièces reflètent l’ordre et l’harmonie de notre intérieur.

J’observe autour de moi dans ma maison si ce que je conserve fait partie de ce que je vis intérieurement.

C’est un privilège de pouvoir transposer, dans la réalité physique, la représentation de changements intérieurs. N’est-ce pas une pleine participation au projet de création et au maintien de la vie en nous et autour de nous?

La belle affaire!

Oser être soi… Tu parles d’une affaire! J’ai essayé… J’sais pas comment. J’ose pas. Par où commencer? C’est pas simple!

Oser voir et entendre

Avant de souhaiter être soi-même, on passe normalement par des événements ou des étapes de vie qui nous font d’abord prendre conscience d’un certain malaise intérieur. On est inconfortable, ça ressemble un peu comme si on portait un vêtement de la mauvaise grandeur, trop petit ou trop grand. Parfois on devient anxieux, angoissé.

Ces tensions sont des messages que notre corps nous envoie. C’est un signal d’alarme. Il tente de nous faire reprendre contact avec notre être intérieur, notre noyau fondamental. Ne pas être soi finit par ternir l’image que l’on a de soi-même, on se déçoit et se dévalorise. En fait, cela signifie que nous nous rejetons nous-même. Une personne ou un événement nous a porté à croire, faussement, que nous avions avantage à ne pas se montrer tel que nous sommes.

Une personne dotée d’une faible estime d’elle-même aura beaucoup de difficulté à se respecter elle-même et, par conséquent, à respecter ses besoins, ses objectifs et ses rêves bien sûr. Parce qu’elle doute d’elle-même, elle donnera priorité aux autres et se reniera en ne se réservant que des miettes du banquet de la vie.

Si vous n’êtes pas vous-même, La vraie…, le vrai… Qui êtes-vous alors? Vivez-vous par procuration?

Oser l’authenticité

En utilisant comme synonyme à l’authenticité le mot « intégrité », cela donne une perspective plus large encore; il signifie « état d’une chose qui a toutes ses parties… qui est demeurée intacte ».

Ainsi, un individu intègre aura un comportement en accord avec ses valeurs, ses convictions et les croyances qu’il proclame. La clé première, c’est d’arrêter de se jouer la comédie…  Et ce n’est pas évident, je vous l’accorde.

L’être humain fait tellement de choses pour être considéré, approuvé et aimé. La première étant de se renier lui-même et d’adopter des masques comme celui du bon gars ou de la femme forte pour s’attirer l’attention de ses proches, pour remplir le vide affectif de son enfance ou pour cacher les blessures du passé et camoufler sa vulnérabilité.

Il faut une certaine dose de courage pour revenir à soi-même. Il est sans doute plus facile de parvenir au succès matériel et social en renonçant à ce que l’on est, mais vient un moment dans la vie où notre âme crie très fort pour trouver sa voie. Souvent, ce sont des événements marquants, telle une crise ou une maladie qui vont nous obliger à défaire les nœuds qui nous empêchent d’avancer et de réussir selon notre vrai moi. Ces « crises-cadeaux » vont nous permettre de faire face au passé, d’accueillir (peut-être) les leçons de vie et nous ramener à notre vraie nature.

Êtes-vous intègre?

Voulez-vous passer un test très rapide pour savoir si vous osez être vous-même?

C’est simple, répondez à cette question : Est-ce que ce que je pense, ce que je souhaite, ce que je dis et ce que je fais concorde? Lors de mes ateliers, j’utilise une expression très québécoise pour imager ceci : est-ce que les bottines vont avec les babines?

Si vous souhaitez pousser l’exercice d’authenticité un peu plus loin. Y a-t-il une cohésion entre : ce que vous dites et ce que vous faites? Ce que vous dites vouloir et ce que vous voulez vraiment? Ce que vous dites et ce que vous croyez?

Oser accepter toutes vos facettes

Il y a un moment dans la vie où il faut accepter que l’on ne sera jamais parfait aux yeux des autres, jamais à la hauteur de leurs attentes. Acceptez que certaines personnes vont vous aimer et d’autres pas, peu importe ce que vous ferez. La Fontaine dans une de ses fables dit : « …est bien fou du cerveau, qui prétend contenter tout le monde et son père ».

Alors, comme vous ne pourrez contenter tous et chacun, pourquoi ne pas commencer par vous plaire d’abord, en acceptant toutes les facettes de votre personnalité, tous vos talents, en acceptant d’aller à la découverte de votre vrai moi.

Il est parfois bon de se rappeler notre complexité d’humain : chacun de nous est à la fois bon et méchant, généreux et avide, emporté et sage, en quête de vérité et en proie à l’erreur.

Être intègre, c’est accepter cette dualité, cette complexité. Et de tenter aussi de trouver des moyens pour balancer ces polarités par des exercices d’intégration vers un équilibre. Carl Jung le disait ainsi : « Vaut mieux être complet que parfait ».

Être intègre, c’est s’aimer assez soi-même pour accepter son histoire de vie, faire la paix avec elle et faire en sorte qu’elle ne nous étouffe plus, mais qu’elle devienne un stimulateur pour se réaliser pleinement. Un sage a dit : « Marche face au soleil sans craindre la brûlure du bonheur et laisse ton ombre lutter contre les ténèbres dans ton dos ».

Oser le succès

Voici la définition que je favorise depuis longtemps, « le succès, c’est d’être fidèle à soi-même ». À quelle distance du succès êtes-vous?

Pour ma part, ces quelques lignes ont marqué mon cheminement personnel : Vis ta vie… Aime comme si tu n`avais jamais été blessé… Travaille comme si tu n`avais pas besoin d`argent… Danse comme si personne ne te regardait… Chante comme si personne ne t`entendait…

Oser être soi… Tu parles de la belle affaire à faire!

Bien dans son poids

Dans notre société qui véhicule toutes sortes de « règles » au sujet du poids et de la silhouette idéale, il n’est pas toujours facile d’être « bien dans son poids ».

Qu’on ait un surpoids ou non, il semble, d’après ces barèmes, qu’on devrait toujours avoir quelque chose à changer, à transformer, qui ne soit pas acceptable chez soi, par exemple : être plus maigre, avoir le ventre plus plat, les seins plus fermes…

Même la personne qui présente la silhouette idéale, pour plusieurs, semble toujours avoir des traits ou des caractéristiques à retoucher, à remodeler.

La société dans laquelle on vit est intolérante envers toutes sortes de caractéristiques humaines. De nos jours, nous reconnaissons certaines de ces intolérances, comme le sexisme et le racisme, et y réagissons de plus en plus, quoiqu’il y ait encore beaucoup de travail à faire à ces niveaux.

Mais qu’en est-il des personnes qui ont un surpoids?

C’est comme s’il y avait un consensus silencieux de non-acceptation du surpoids et même un rejet autorisé des personnes qui présentent des rondeurs.

« Les enfants sont de plus en plus gros » disent les diverses études. Plusieurs causes (alimentation, manque d’exercices, etc.) sont identifiées pour expliquer cet état de fait. J’aimerais cependant ressortir un aspect peu entendu dans le discours habituel. Peut-être nos enfants ont-ils le message depuis leur plus jeune âge de leur entourage familial, scolaire, de la société, qu’ils ne sont jamais assez bien pour nos attentes d’adultes, pas assez performants, pas assez disciplinés, pas assez encadrés, … Trop d’enfants peut-être?

Dans la nature, quand un animal n’est pas assez performant, pas assez fort pour prendre sa place, pas assez imposant, il prend du poids pour devenir plus visible, plus impressionnant, plus à la hauteur… nous les humains, faisons aussi partie de la Nature.

Peut-être est-ce la réponse de nos enfants et de beaucoup d’adultes face à un monde de plus en plus intransigeant, qui ne fait pas assez de place à l’individu unique, aux différences de chacun, à l’acceptation de soi et des autres.

Les mots épanouissement, cheminement, progrès ne veulent pas dire perfection, surtout quand on réalise que ces « critères de perfection » sont dictés par des règles extérieures à soi et ne reflètent pas souvent nos valeurs profondes.

S’accepter et s’aimer dans ce que l’on est, être bien avec soi tout en s’épanouissant, c’est possible et c’est ce que je nous souhaite à tous, enfants, grands et petits, en ce début d’année 2004.

Ce qui m’inspire

La nature. Encore. Toujours.

C’est mon contact avec le temps qui passe, qui change de couleur avec les saisons.

Créer, c’est une façon de me sentir en vie. C’est prendre le temps de regarder, de ressentir. De te montrer ce que j’ai vu. C’est faire ce que j’ai à faire. Donner ce que j’ai reçu. Créer, c’est prendre mon temps. C’est aussi rêver d’un espace. Dans mon appartement de banlieue, je rêve d’un atelier près d’un ruisseau.

Créer, c’est pour arriver à partager ce silence heureux et tranquille que je ressens devant les couleurs d’automne, les mésanges qui traversent l’hiver avec nous, les étincelles de lumière sur la neige, les trilles blancs qui ouvrent au printemps, le bruissement du ruisseau bordé de fougères, la brume sur un lac un matin d’été.

C’est comme dans les moments importants de la vie C’est grand et c’est simple. Et les superlatifs semblent inutiles.

En ce moment, je préfère les couleurs aux mots, Je prends ce que j’ai sous la main. Il me faut trouver des façons de créer plus abordables, à ma portée, à la portée de tous,

Des bouts de planches, des restants de peinture, et ce que la nature m’offre selon la saison. Imprimer les couleurs des feuilles avant qu’elles tombent, graver les feuilles cuivrées sur le sol de novembre, attendre que la neige se dépose sur les branches de pin pour saisir le contraste… croire aux pousses du printemps et à sa lumière, et oublier encore les teintes de l’été trop vite passé.

Dessiner, imprimer, coller, assembler, sculpter. Des couleurs et des formes.

Chercher, expérimenter. Être à l’écoute, attentif et disponible à ce qui vient, se faire confiance pour voir. Pour voir ce que ça va donner.

Continuer, simplement, pour le plaisir de créer, de voir l’image se former. Pour voir si tu verras ce que j’ai vu.

Qu’est-ce que ça vaut?
Qui peut le dire?

C’est un chemin parmi tant d’autres, ni mieux ni pire.

Marielle

Inspiration du moment

« Hier… Aujourd’hui… Demain… »

Hier est un tremplin, un vent qui nous pousse vers aujourd’hui, et demain l’avenir nous attire sans cesse vers quelque chose de mieux, nous rapproche de Dieu.

Mais à bien y penser, ce rapprochement, ce contact précieux se vit toujours aujourd’hui. Car hier et demain n’existent pas, il n’y a qu’aujourd’hui, l’instant présent, le seul qui est important, qui est tout le temps.

Donc, nos expériences passées ne valent plus? Et nos projets n’ont plus d’importance? Au contraire, nos expériences passées nous ont faits tels que nous sommes aujourd’hui. Elles sont donc l’élan qui nous a conduit jusqu’ici. Et demain, nos projets, nos buts, nos idéaux, nous invitent à poursuivre le chemin vers demain, un peu plus haut, un peu plus loin, guidés par cette lueur qu’on appelle le meilleur.

Mais c’est aujourd’hui que tout se vit. Ainsi reconnaissant pour mes hier, je suis rempli d’espoir sans cesse renouvelé en l’avenir. Et aujourd’hui, je vis, j’aime et je suis pleinement un enfant de la vie, de cette vie radieuse qui me pousse et qui m’attire au-delà de moi, vers quelque chose de plus grand, vers ce que je suis vraiment.

Dans cette lumière, je peux dire comme tant d’autres : « Heureux de mes hier, je vis chaque jour comme si c’était le dernier et je fais des plans pour l’éternité… Car au-delà de la matière – espace – temps, l’éternel est toujours présent. »

Soyez heureux MAINTENANT.

Auteur inconnu