Appréciez votre cheminement

« La qualité de notre Vie est directement proportionnelle à l’intensité de notre désir à constamment progresser. »

Avez-vous déjà remarqué que les objectifs que l’on veut tant atteindre sont souvent insatisfaisants? Que l’atteinte de ces destinations rêvées pâlie faiblement lorsqu’on la compare à l’appréciation du cheminement parcouru afin d’y parvenir?

Pourquoi avons-nous tendance à vouloir davantage dès l’obtention d’un désir, à allonger le tunnel de la Vie dès que l’on touche aux premiers rayonnements de la sortie?

Ces réflexes imagés représentent le besoin fondamental de l’être humain à progresser constamment. Rien n’est plus important pour développer le sentiment de bonheur tant recherché qu’un cheminement légèrement ardu et parsemé d’obstacles.

Encore faut-il l’apprécier!

Nous entendons souvent parler de la nécessité à « apprécier le moment présent» sous prétexte que c’est un cadeau que l’on développe à chaque instant. Nous ne pouvons changer le passé, ni prévenir le futur donc, aussi bien se concentrer sur l’élément temporel que nous pouvons contrôler. Que dis-je, où nous avons le plus grand pouvoir de décision.

Il est vrai, je l’accorde, que le présent, le moment que vous vivez dès maintenant et qui disparaîtra dans un simple clin d’œil, est l’instant qui importe le plus : tout s’y passe, se crée et se perd. Avant est Histoire et Après n’est qu’Opinion.

Cependant, j’aimerais attirer votre attention sur le fait que le présent doit être cultivé et bien utilisé pour être avantageux. C’est dans ce présent que l’on peut regretter amèrement quelques actions passées ou s’imaginer une conséquence désastreuse qui nous paralyse l’existence; deux possibilités qui ne génèrent que des émotions négatives. Le même instant devrait nous permettre, dans ces cas, de se pardonner ou de laisser l’éclair de génie qui transforme la situation nous traverser.

Bref, il serait avantageux d’utiliser le présent à nos fins au lieu d’y être malmené.

Mais, comment faire!?

On aurait davantage de plaisir à se rappeler que nous, en tant qu’être humain, sommes des « Êtres » justement, que notre principale caractéristique est d’être nous-mêmes. Une de nos plus grandes forces détermine notre présence sociale : le respect de notre identité. Malheureusement, il y a un mouvement de société qui nous tend vers l’Avoir et le Faire afin de justifier notre valeur. Avoir davantage et en Faire plus remplacent Partager et Contribuer. Il est primordial que l’on revienne à un niveau d’Être supérieur, que l’on se retrouve intérieurement pour nous permettre d’y consacrer les énergies nécessaires afin d’y cultiver le bonheur.

« La question se pose toujours », me direz-vous, « Comment faire? »

La solution consiste à générer un progrès constant.

La seule façon que l’on peut utiliser afin de maximiser le moment présent qui s’offre à nous est d’avancer d’un ou de plusieurs pas le long de notre cheminement, de s’ouvrir à de nouvelles possibilités, de finalement saisir les opportunités présentes.

Pensez-y quelques minutes…

À quel moment de votre Vie vous êtes-vous senti le plus épanoui? Est-ce parce que vous avez atteint un objectif élevé ou parce que vous avez parcouru une distance importante et surmonté des obstacles de taille?

C’est le cheminement qui compte. Ce sont les efforts que l’on investit dans l’atteinte de l’objectif qui nous rendent fier de nous et confiant de nos capacités. C’est la personne que l’on devient dans la réalisation de nos rêves qui nous procure ce sentiment de bonheur tant recherché.

L’Être dépassera n’importe quel Avoir et Faire en tout moment de la Vie.

L’appréciation du cheminement est essentielle pour nous permettre de reconnaître ce que l’on devient. C’est au travers des obstacles que l’on découvre nos forces et faiblesses. C’est le progrès, l’agrandissement de notre zone de confort, qui nous guide vers notre destination ultime.

Le véritable ennemi du bonheur est l’accumulation d’habitudes inconscientes. En fonctionnant tel un robot programmé, nous nous coupons du plaisir de choisir et, du même coup, de la satisfaction d’accomplir du nouveau. Nous laissons notre Vie passer sous silence sans comprendre que le bonheur s’y échappe en nous glissant entre les doigts.

De là, l’importance de « prendre sa Vie entre ses mains» et de se responsabiliser envers ses actions. Ainsi, nous sommes davantage conscients des bénéfices que nos décisions engendreront et nous posons les gestes adéquats afin de maximiser le moment présent. Ce petit instant qui nous appartient brièvement nous permet de repousser délibérément nos limites pour grandir et être davantage.

Il n’y a pas de moments ordinaires. Aucun d’entre eux n’est vide de sens. Profitez pleinement de celui-ci pour y découvrir votre propre personne dans toute sa splendeur.

EXERCICE

En quelques étapes, entamez le progrès nécessaire au sein d’une habitude inconsciente et « re »dévoilez une facette cachée de votre Vie.

  • Choisissez un domaine de votre Vie que vous voulez améliorer et déterminez-y une habitude néfaste que vous répétez inconsciemment. (exemple : « Ma Santé Physique = Aussitôt le souper terminé, je m’assoie devant la télé. »)
  • Déterminez comment cette habitude est 1) néfaste, 2) inconsciente. (exemple : « 1) Je perds une belle occasion pour bouger davantage. » « 2) C’est un réflexe ; aucune alternative me vient en tête ; il n’y a rien qui m’intéresse à regarder. »)
  • Constatez que cette habitude néfaste et inconsciente vous apporte une certaine satisfaction soit en vous assurant un confort, soit en vous procurant un moment de relaxation ou d’absence d’effort, ou autrement.
  • Demandez-vous si vous voulez garder cette menue satisfaction ou si vous préférez maximiser le potentiel de ce moment présent afin d’Être davantage pour vous et vos proches.
  • Élaborez deux actions que vous pouvez prendre dès maintenant afin de renverser la vapeur et de vous diriger vers de nouveaux objectifs plus satisfaisants.
  • Imaginez ce que vous allez ressentir lorsque ces deux actions seront accomplies. Imaginez ce que vous ressentiriez si vous ne les accomplissiez pas. Quelle situation vous semble plus attirante?
  • Maintenant que le choix est clair, prenez les actions nécessaires afin d’apprécier davantage cet instant… ainsi que votre Vie!

Ce texte entier se révèle en quelques mots : Appréciez votre cheminement. Personne ne peut changer le passé et vous ne pouvez pas prédire le futur. Le présent est TOUT ce que vous avez. Votre objectif devrait être de l’utiliser pleinement afin d’atteindre vos rêves récoltant le maximum de bonheur et de moments heureux qui vous coupent le souffle.

Tout comme ce texte : la version finale est très intéressante, bien sûr, sauf que le cheminement que j’ai dû accomplir, jumelé aux quelques prises de conscience qui ont fait surface, pour réussir à vous livrer ce message est tout simplement magnifique. Définitivement, je grandis avec vous.

Je vous souhaite un magnifique Temps des Fêtes. Prenez bien soin de Vous, Cher(ère) Ami(e)!

Contrôle du stress et connaissance de soi

Qu’est-ce que c’est que ça? De quelle potion magique ou méthode abracadabrante va-t-il nous parler celui-là? Eh bien, d’aucune. De quoi va-t-il nous parler alors, me direz-vous. C’est simple. Du Gros Bon Sens.

En tout premier lieu, soyons honnêtes avec nous-mêmes, il n’y a pas de recette miracle pour traiter le stress. Il n’y en a pas de potion magique. Il n’y a pas de méthode infaillible et universelle fonctionnant pour tout le monde sans regard sur qui vous vous êtes. Alors, de quoi vais-je vous entretenir? Je vous l’ai dit Du Gros Bon Sens. De la simplicité qui crève nos yeux. Bon, ceci étant dit, trêve de blabla, abordons le sujet.

Pour bien contrôler une chose, il faut bien la connaître, n’est-ce pas? Par exemple, pour bien conduire une automobile, il suffit d’apprendre à la connaître. Si on a bien fait nos leçons, on ne cherche pas de midi à quatorze heures pour comprendre que si je tourne la clé, le moteur démarre. Est-ce possible que pour nous, le principe soit similaire? Voyons voir.

Partons du principe que l’être humain possède quatre personnas, quatre facettes, qui forment un tout, c’est-à-dire soi. Ces quatre personnas étant la facette personnelle, professionnelle, familiale et sociale.

Maintenant, admettons que nous avons fait le tour des quatre facettes de notre moi avec toute l’honnêteté dont il est nécessaire. De plus, si nous pouvons constater d’évidence les liens qui unissent et interagissent entre ces quatre facettes, nous est-il possible d’affirmer avoir les outils indispensables à la connaissance de soi et en faire d’emblée une réalité? J’en suis convaincu.

Suite à cette démarche de la connaissance de soi, qui, notons-le, n’est pas facile admettant le fait que l’on se doit de voir et d’accepter toutes ses qualités et ses petits défauts, peut-on affirmer que le fait de mieux et bien se connaître nous donne la possibilité de pointer les différentes sources de stress qui nous accablent et de les mieux comprendre. Et finalement, si c’est mieux comprendre, est-ce mieux contrôler? Il me semble que la réponse est évidente.

Je ne vous ai pas donné de pilule (une maladie, une pilule, ben voyons), pas de recette magique, de potion, ou de ce que vous voulez bien imaginer. Je vous ai simplement parlé de Gros Bon Sens. Je ne vous ai pas dit que j’ai pondu la méthode miracle, loin de moi cette idée. En fait, ce que je vous dis, c’est qu’il est possible de mieux gérer votre stress par une meilleure connaissance de soi. Une méthode qui peut s’avérer longue et difficile pour certains et pour d’autres, non. Une façon de faire sans pilule, sans médication. Un principe qui ne crée pas de béquille et qui ne masque pas la vérité.

Selon certains, l’être humain est le seul être vivant doté de conscience. Est-ce pour cela qu’on doit se compliquer la vie?

Reiki – Un art de vivre

Être conscient des énergies qui nous entourent et choisir de canaliser le Reiki, la force universelle de vie, est l’un des plus beaux cadeaux que l’on puisse s’offrir. Le Reiki est bien plus qu’une énergie de guérison par l’imposition des mains, c’est un mode de vie. Cette décision que l’on prend de canaliser la force universelle de vie change tout. Nous pouvons dès lors cesser d’être imprégné par l’énergie moins positive de la conscience collective, celle des lieux que nous fréquentons et des personnes que nous côtoyons. Cette énergie collective nous épuise, nous stresse et nous empêche d’être au meilleur de nous-même. La pratique quotidienne du Reiki transforme nos vies de façon bénéfique. C’est un principe énergétique de base. Un courant d’énergie ne peut pas être en mode d’absorption s’il est en mode d’émission.

Choisissons d’émettre cette énergie bénéfique de source inépuisable qu’est le Reiki. Participons à la création d’un monde meilleur, un monde d’entraide, de collaboration et d’amour. Ainsi, nous contribuons à la guérison de l’humanité. Un rappel à l’Amour, un retour à la Source… Merci à toi Reiki, énergie de guérison, énergie de Vie.

Lorsqu’on décide d’apprendre le Reiki, on peut se renseigner sur cet art de vivre en lisant des livres et en discutant avec ceux qui le pratique. Le Reiki s’active par l’entremise d’une initiation donc il faudra aussi trouver un maître Reiki. Nous sommes guidés vers celui ou celle qui correspond le mieux à nos besoins. C’est notre Soi Supérieur qui nous initie à travers le maître que nous choisissons. Le maître n’est que le canal. Il existe autant de façons d’enseigner le Reiki, qu’il y a de maîtres. Chacun a fait son trajet et vécu ses expériences uniques avec cette énergie guérisseuse. Un maître Reiki sera responsable de transmettre l’initiation. Il peut motiver et enseigner des techniques et montrer le chemin en partageant ses expériences personnelles. Par contre, c’est notre Volonté personnelle et la façon avec laquelle nous mettons les principes du Reiki en pratique qui permettent à cette énergie d’opérer la magie dans nos vies. En réalité le Reiki ne s’apprend pas dans un livre ou lors d’un cours, qu’il soit d’une durée d’un jour, de deux jours ou plus. Le Reiki s’apprend par la pratique. Plus on le pratique, plus on lui permet de nous guider. Plus il fait partie de notre vie, plus on le connaît. Plus on l’expérimente, plus on en bénéficie. Nous apprenons par la pratique que le Reiki est une énergie universelle et que c’est elle qui guérit. Nous sommes le canal de transmission.

Mon aventure avec le Reiki a débuté par la guérison d’une maladie qui me dirigeait vers la mort. Lorsqu’on m’a appris que ma condition s’aggravait rapidement et que les médicaments que je prenais n’avaient aucun effet sur moi, remplie de désespoir je me suis humblement remise à Dieu. Dieu a envoyé ses anges. Au début, je n’étais pas consciente de l’apport du Reiki. Celui-ci s’installa discrètement dans ma vie. Lors d’une conférence, une méditation de guérison fut proposée et on nous suggéra de remettre aux anges ce que nous avions à guérir. Je leur ai tout donné et, à partir de là, mes symptômes ont disparu. Plus tard, j’appris que le médium qui canalisait était un maître Reiki.

Même si ma guérison semble miraculeuse et soudaine, il y a eu plusieurs étapes à traverser.

  • Je me suis remise à Dieu en croyant qu’il m’accueillerait au paradis. Il décida plutôt de m’envoyer des anges qui m’ont guidée et encouragée à dire Oui à la Vie.
  • Je me suis ouverte à recevoir l’aide des anges et des personnes de mon entourage.
  • J’ai vu que j’avais besoin de réorienter ma vie et… je l’ai fait!
  • J’ai surmonté mes faiblesses et j’ai fait face à mes peurs. Plusieurs de celles-ci me confrontaient à mon côté ombre. J’ai compris la Source de ma maladie.

Puis, avec une profonde gratitude et un besoin ardent de partager, je me suis mise au service de Dieu.

Pour mon cheminement personnel, j’ai reçu une formation Reiki traditionnelle selon la méthode Usui Shiki Ryoho. Le Reiki, ayant transformé mon être et ma vie par ses bienfaits, fit en sorte que je désire le partager de plus en plus. Transmettre le Reiki aux autres pour favoriser leur guérison est un privilège, mais j’ai vite perçu que les bienfaits du Reiki se multiplieraient si ceux et celles dans le besoin étaient initiés. Une demande se créa pour les enseignements et les initiations. Je choisis d’être initiée au niveau maître afin de pouvoir partager l’essence du Reiki avec le plus de monde possible. Maintenant, j’enseigne le Reiki selon cette méthode et je le fais toujours en compagnie des anges. Mon rêve est que le Reiki existe au sein de chaque famille.

Voie du bonheur véritable

Quel est le but du grand voyage intérieur? Vivre mieux sa vie? C’est déjà un pas dans la bonne direction. Être plus heureux? C’est ce que nous voulons tous, sans trop savoir comment, car beaucoup des choses que nous faisons pour être heureux nous font souffrir davantage. Comme si, par ignorance, nous cherchions le bonheur… dans la direction opposée!

Des méthodes éprouvées

Dans la philosophie orientale, on dit que le but de la vie et de tous nos efforts pour atteindre le bonheur et la perfection, c’est la réalisation de la bouddhéité. Qu’est-ce exactement? « Celui qui possède une sagesse transcendante, omnisciente, est un Bouddha, et cet état est appelé bouddhéité », dit le Dalaï Lama. Et « puisque le but final est l’atteinte de cet état omniscient, ajoute-t-il, le pratiquant devra examiner avec soin les moyens et méthodes qui conduisent à cette réalisation ».

Les méthodes que nous exposent les maîtres authentiques, tels Lama Mipham, Yongey Mingyour Rinpoché ou le Dalaï Lama, ne sont pas des « trucs » nouveaux, des recettes à la mode du jour, aux résultats aléatoires, mais des moyens éprouvés depuis des millénaires, appuyés sur une connaissance précise des étapes qui mènent concrètement à ce but. Ces maîtres ont enseigné, avec une grande compassion pour la misère humaine, des moyens sûrs pour devenir des êtres d’exception et nous libérer de la souffrance. L’outil privilégié de ce cheminement, le cœur même du processus d’éveil est la méditation.

Une science contemplative

Lama Mipham, par exemple, propose une démarche méditative rigoureuse et effective qui s’appuie sur une véritable « science contemplative », selon l’expression de Matthieu Ricard. Cette science a été élaborée au prix d’efforts considérables par des êtres qui, au départ, étaient comme nous et qui, grâce à la méditation, ont atteint des niveaux de conscience exceptionnels. « Sans pratique contemplative, écrit Tarthang Tulku, on ne peut voir la nature de l’esprit. » Ni, d’ailleurs, la véritable nature de ce que nous appelons la « réalité ».

Comment peut-on atteindre quelque réalisation que ce soit tant que l’on nourrit des illusions sur la réalité? Avec un peu de réflexion, on constate, par exemple, que rien ni personne n’existe par soi-même de façon indépendante et autonome, mais que tous les phénomènes sont interdépendants et impermanents. Cette conception peut avoir des conséquences cruciales pour notre vie et notre quête de bonheur, mais elle ne peut être pleinement réalisée qu’à travers la méditation. Si elle n’est pas « réalisée », nos efforts pour progresser sur la voie de l’éveil demeurent stériles, car nous continuons de vivre dans la fiction du moi.

L’union du « calme profond » d’un esprit bien contrôlé et de la « vue claire et pénétrante » conduit à la concentration parfaite, clef de toute réalisation. Réaliser ne veut pas dire seulement « se rendre compte », « prendre conscience », sens premier de l’anglais to realize; réaliser, c’est aussi « accomplir », « rendre réel et effectif », ce qui est le sens premier de ce verbe en français. La réalisation n’est donc pas le fruit d’une simple réflexion intellectuelle, mais d’une contemplation directe de la nature ultime des phénomènes, de leur vacuité, c’est-à-dire, du fait qu’ils n’ont pas d’existence inhérente et qu’ils sont éphémères.

L’esprit indiscipliné et distrait est souvent comparé à un singe fou qui saute sans arrêt d’une branche à l’autre. Sans concentration, on n’arrivera jamais à rien sur cette voie. « Les enseignements du Dharma (la Voie de l’éveil) n’ont qu’un seul but, dit le Dalaï Lama : discipliner l’esprit. » Nous apprenons aussi, par la méditation, à maîtriser en nous la circulation des énergies qui, dans les conditions « normales », sont comparées à des chevaux sauvages et aveugles, conduits par un infirme (l’esprit ordinaire)!

Ne pas « saisir »

Il est grand temps de démystifier la méditation, qui n’a pas grand-chose à voir avec l’encens, la musique new-age et la posture du lotus. Quand on veut méditer, il est important de s’asseoir droit et de se détendre, d’être présent, simplement, d’observer la respiration, les sensations, les pensées, sans essayer de ne pas penser. C’est dans la nature du cerveau de penser. La concentration parfaite ne réprime pas l’activité mentale : l’esprit reste concentré sur son objet, sans se laisser emporter par les pensées, sans les « saisir ». Au début, bien sûr, quand on constate que l’on est distrait, on devra ramener patiemment l’esprit sur la posture ou la respiration, sans essayer de « faire le vide ».

Avec un peu de pratique, nous pourrons nous-mêmes corroborer assez rapidement les bienfaits et les fruits de la méditation et renforcer notre confiance dans ces merveilleux enseignements. Certains ouvrages sur la méditation éclairent aussi bien les premiers pas sur cette voie que les étapes plus avancées de la pratique, avec les pièges à éviter, les obstacles à surmonter et, comme dans Calme et Clair, les caractéristiques de la vue profonde. Ce livre peut accompagner et guider notre pratique pendant des années; c’est un outil précieux dont nous découvrons toute la profondeur et l’importance au fil de l’éveil qu’il aura favorisé.

L’ultime avoir

Comme, dans le bouddhisme, philosophie et pratique sont indissociables, les ouvrages comme ceux du Dalaï Lama ou de Lama Mipham nous dévoilent l’essence du bouddhisme, que la méditation de la vue permettra de vivre et de réaliser dans toute sa plénitude.

Tant que l’on pense que le bonheur se trouve à l’extérieur, dans la possession de diverses choses ou le contrôle d’autres personnes, nous avons peu de chances de le trouver; nous le poursuivrons toujours à l’extérieur et nous chercherons en dehors de nous des coupables pour nos malheurs. Nous n’avons rien contre le bonheur, certes, mais encore faut-il prendre un moyen qui peut nous le procurer. Les choses extérieures peuvent contribuer temporairement au bonheur, mais elles n’en sont pas la cause profonde. La cause principale du bonheur est dans « l’entraînement de l’esprit », dont la porte d’accès est la méditation. Rappelons-nous ces paroles très justes de Raôul Duguay, dans sa chanson Le Voyage : « Être au pouvoir de soi est l’ultime avoir ».

L’art-thérapie, lorsque les mots nous manquent…

Exprimer nos émotions, des idées ou encore des malaises indicibles en couleurs et en lignes peut sembler, au premier abord, une tâche impossible, voire simpliste. C’est ne pas comprendre le pouvoir d’évocation, de réminiscence et d’intégration intérieure que peut avoir sur nous la création visuelle. Lorsque l’on cherche à exprimer un état d’âme, un traumatisme, un besoin, une émotion – surtout une émotion difficile comme la colère, la violence, la jalousie – il arrive que les mots nous manquent. Et que les maux nous restent… C’est à ce moment que le langage visuel peut nous venir en aide, car il court-circuite le rationnel, permettant ainsi de dépasser des blocages et arriver à des prises de conscience initiatrices de transformations thérapeutiques parfois radicales.

Les couleurs, utilisées en conjonction avec le ressenti, expriment souvent l’émotion pure, non traduite par les mots. Pensez à certaines expressions populaires telles qu’avoir les bleus, voir rouge; les couleurs semblent toutes indiquées pour concrétiser les émotions vécues. Il en est de même pour les traits; voyez ce que véhiculent pour vous les lignes brisées, zigzagantes, horizontales, verticales ou courbes. Prenez un crayon et laissez-vous illustrer la joie, la colère, la tristesse, l’angoisse, l’amour. Découvrez votre langage pictural à l’aide d’un simple crayon à mine ou d’un stylo. Qu’arriveriez-vous à dire si vous y ajoutiez la couleur?

La relation art-thérapeutique est tripartite, sa dynamique provenant à la fois du client, de l’art-thérapeute et de l’image créée. Le client est influencé par son image au fur et à mesure qu’il la crée; il la modifie dans un dialogue visuel intime et intense. L’interprétation et l’émotion de l’art-thérapeute face à cette image passe au second plan, car les images créées par le client lui appartiennent et lui seul sait les décoder. L’art-thérapeute joue un rôle de soutien, de témoin et de reflet du cheminement intérieur de son client à travers ses créations.

L’art-thérapie s’adresse aux individus de tous âges, aux couples, aux familles et aux groupes et toutes les problématiques peuvent en bénéficier. Au Québec, le titre Art-thérapeute professionnel du Québec (ATPQ) est réservé aux personnes ayant complété une maîtrise universitaire (M.A.) en art-thérapie ou une formation universitaire équivalente et reconnue par l’association des art-thérapeutes du Québec.

Bien que cette approche semble nouvelle, elle est bien ancrée dans l’histoire de la psychologie depuis au moins 55 ans. La profession s’est développée parallèlement aux États-Unis et en Angleterre et a maintenant acquis ses lettres de noblesse sur plusieurs continents. L’UNICEF a publié un livre intitulé Dessine-moi la paix, fruit du travail de « debriefing » d’enfants victimes de la guerre en ex-Yougoslavie.

Freud et Jung travaillaient avec les rêves et les émotions de leurs patients, les encourageant à voir et à décrire les images qui se présentaient à eux. S’ils leur avaient demandé de concrétiser en couleurs et en lignes ces images, ils seraient restés branchés plus directement avec l’inconscient de leurs patients, ce qu’ils recherchaient. Jung a utilisé le dessin, surtout les mandalas, pour explorer et étudier son propre inconscient. Quelques années plus tard, ce sont deux femmes aux États-Unis qui ont exploré plus à fond les possibilités du langage visuel concrétisé et qui ont créé les fondements de l’art-thérapie.

On trouve maintenant des art-thérapeutes dans les hôpitaux, dans les cliniques psychiatriques ou médicales, les CLSC, les centres gériatriques, les écoles ainsi que les résidences pour jeunes en difficultés, les organismes communautaires, etc.

En tant que professionnel en santé mentale, l’art-thérapeute doit fournir l’espace thérapeutique sécuritaire essentiel pour que son client se sente accueilli dans sa démarche et développe sa confiance en lui à l’aide de sa créativité et de son expression visuelle et verbale.

La maîtrise de l’attention et du changement

La saison d’été m’a donné l’occasion de rêver sur le sable chaud de plages des provinces maritimes, me laisser caresser par les douces brises du mois de juillet, enfin de me retirer pour quelques semaines de la vie d’un citadin occupé, pressé et prendre du temps pour moi-même. C’est durant cette belle saison estivale qu’il m’est plus facile de faire le vide intérieur, visualiser et former de nouvelles pensées créatrices afin de créer des changements futurs souhaités. Suite à mes voyages de camping, à mes rencontres imprévues ou encore mes lectures stimulant l’imagination, septembre, la saison propice au renouvellement de soi, nous invite au changement. Avec ses changements cycliques, l’automne se donne un revêtement multicolore, des températures plus froides, des vents nordiques et voilà que Dame Nature devient un exemple exceptionnel de changements, de renouvellement et d’adaptation au cycle saisonnier. Par l’observation et l’appréciation des cycles annuels de notre Mère-Terre, je deviens plus conscient des changements possibles dans mon cheminement et ceux auxquels j’ai le défi de m’adapter (gérer le temps, mon budget, ma santé, mes énergies, mes revenus, et mes sorties).

Qui suis-je vraiment? Si je place l’attention sur l’entité spirituelle dont je suis, j’ouvre une nouvelle porte ou une plus grande porte au changement. Comment introduire un ou des changements souhaitables dans ma vie? Quel pouvoir est-ce que je possède sur l’état de ma vie intérieure et extérieure? Étant essentiellement un être divin, dont l’attention et mon savoir-être relève de l’éternité du moment présent de l’âme, je possède la capacité de me réinventer; si j’ose imaginer, prévisionner ma vie actuelle comme une séquence programmable d’opportunités de renouvellement, de dépassement et de réalisation de soi, tout m’est possible. J’entre dans l’ominiprésence, l’omniscience et l’omnipuissance de l’amour divin. Par ce processus, la conscience s’ouvre au changement, l’attention se focalise dans le moment présent de ma vie, l’attitude devient positive, souple et adaptable. Je deviens plus conscient de mes choix d’initiative et des circonstances du changement qui est en harmonie avec mon évolution humaine et spirituelle.

Tout changement devient un événement spécial à coordonner de l’intérieur ou de l’extérieur de soi vers un plus grand épanouissement personnel. Si je choisis une croissance mieux adaptée aux conditions de mon existence (être, avoir et faire), je récupère mon pouvoir et les forces nécessaires pour accomplir les changements désirés en sachant parvenir à un équilibre entre l’état d’être au présent, la confiance d’avoir les ressources nécessaires et les habiletés de faire de son mieux pour l’accomplissement éventuel des projets à réaliser.

Tout changement se précise en prenant conscience de notre capacité de diriger l’attention sur les meilleurs choix possibles et de savoir discerner les différentes options qui nous viennent de l’intérieur. Placer l’attention au moment présent est facile. Il s’agit de focaliser la conscience du moment présent sur un état à l’intérieur de soi ou sur un objet à l’extérieur de soi. L’image d’un guide, d’un être de lumière (ange) ou encore une personne décédée que l’on aimait beaucoup en qui on a vraiment confiance sont des points de repère intérieurs à visualiser afin de consolider la maîtrise de l’attention sur un point d’ancrage intérieur. Certaines personnes utilisent une flamme de chandelle à fixer avec les yeux ou un point noir sur une page blanche ou même d’être à l’écoute d’une musique dont les vibrations élèvent la conscience comme source extérieure d’ancrage. Pour certains, les dimensions visuelles et auditives combinées augmentent leur contact avec le divin. Pour réussir à perfectionner son pouvoir d’attention, l’assouplir et le projeter dans le temps avec plus d’aisance, il est souhaitable de recréer en soi un état d’amour divin. Fusionner avec cette source d’amour, avoir pleinement confiance dans cette source inépuisable d’amour et passer à l’action en choisissant de faire seulement quelque chose avec amour pour recréer un changement permanent en soi qui influencera de façon positive tous nos liens avec la vie.

Placer l’attention sur l’amour de soi et l’amour de la vie, attire vers soi toutes les circonstances et opportunités de changements souhaités, car nous sommes tous des dynamos vibratoires d’amour, visant à parfaire l’harmonie avec toutes les vibrations de l’univers en accord avec une intention claire. Ensuite de la source d’amour, l’abondance que l’on a choisi de recevoir, nous est donnée aussi longtemps que nous acceptons de nous détacher des résultats finaux du changement souhaité et d’être à l’écoute intérieure et extérieure des différentes étapes que l’on traverse dans la maîtrise de l’attention, du changement et de l’amour divin.

Tout ce processus se réalise dans l’omniprésence de l’amour divin. Il s’agit d’avoir confiance, être à l’écoute, faire comme si tout est déjà réalisé ici et maintenant, reconnaître et accueillir ce qui nous vient, ce qui est. Cela nous est toujours donné dans un esprit de partage afin de l’offrir en cadeau à la vie. Je vous souhaite de faire l’expérience de la maîtrise de l’attention dirigée et du changement choisi et manifesté dans un esprit d’amour et de partage. Vous pourriez en découvrir de nombreux avantages dès maintenant. Votre retour aux activités quotidiennes risque de se transformer en occasions de renouvellement, de dépassement et de réalisations. Je vous souhaite de bons changements!

Une musique de silence

Quelques jours s’étaient écoulés. J’avais amadoué ce nouvel univers où le ciel me saluait en plein matin de rosée, où les fleurs frémissaient de leurs pétales.

J’avais apprivoisé les oiseaux, tous ces yeux qui me regardaient et ces grands arbres où la vie bat à grands coups, qui vous prennent de vertige tant on ne peut les maîtriser.

Au bord de chaque nuit, assise dans l’immense cathédrale au ciel d’encre, je réussissais à cueillir des étoiles. Et personne ne pouvait lézarder cette harmonie au fond de ma tranquille vallée.

Mais un midi, j’avais engagé mes pas au bord de la rivière, là où le soleil n’invente que des pierreries d’or, lorsque soudain je parvins à entendre une musique de silence jouée sur des instruments dont les ondes marquent l’entrée du grand Temple. De nulle part, elle me jette cette vérité en plein visage :

Le temps n’a pas de temps sinon celui que l’on veut bien lui donner.

Et doucement, elle me parle de cet autre monde, celui du dedans où je pouvais puiser toujours toute énergie tout amour permettant de hisser bien haut le drapeau de l’espérance.

Elle m’invita ensuite à aller vers d’autres ailleurs, là où les gens ne connaissent ni l’eau, ni le soleil presque, là où jamais des cris d’oiseaux ne disent le lever du jour.

« Va, me dit-elle, il faut partir, même s’il te reste tant à apprendre du silence, du jour et de la nuit, du tout.
Tu seras l’eau, l’oiseau et le soleil qui manquent.
Va… ce n’est jamais derrière qu’est demain! »

Texte anonyme laissé dans un ermitage de Champboisé

Extrait de « Silence que dis-tu? » de Josée Latulippe et Gilbert Plouffe, 2000, Novalis

S’ouvrir à l’amour de soi, à la vie

Dieu est amour, Dieu est la vie, découvrir Dieu à travers nous, par nous et en nous.

S’ouvrir à l’amour de soi est le premier pas vers l’amour inconditionnel, l’amour universel. Pour apprendre à s’aimer, nous devons nous ouvrir à la connaissance de soi. Se connaître et offrir l’amour, quel grand et beau défi, c’est le sens de notre présence sur terre. Se connaître, c’est se rapprocher de Dieu, car nous sommes une part de Lui. Se connaître, c’est explorer mon univers matière et énergie. Qu’est-ce que j’ai déposé en mon corps? Qu’est-ce que j’ai vécu qui a engendré souffrances, limites…? Quels sont les sentiments qui m’habitent le plus? Trahison, rejet, abandon, humiliation, ne pas me sentir à la hauteur… Quelles sont les peurs que j’ai nourries et que je continue de nourrir? Comment me libérer de ces peurs? Tout ça, fait partie de vos mémoires cellulaires, mais en ces mémoires se trouvent aussi la sagesse, la vérité et la vie. Comment se fait-il que nous n’arrivions pas à sentir les mémoires divines ou à les entendre? Vous pouvez trouver réponses à tous ces questionnements, si vous choisissez le chemin de la conscience. Vous y trouverez vos mémoires permanentes, les mémoires d’éternité, en ces mémoires se trouvent la vérité de la vie.

Il y a l’amour et il y a les peurs. Que choisissez-vous? Les peurs sont illusoires et en même temps réelles, car nous y avons cru, nous les avons nourries, et maintenant elles font partie de nous. Pour déprogrammer ces peurs, nous devons commencer à passer à l’action. Lorsque nous passons à l’action, nous nous apercevons qu’elles perdent du pouvoir, à chaque fois que je fais un pas. Exemple : j’ai peur d’aller marcher seul, et bien je vais marcher seul, c’est aussi simple que ça. Par contre, si nous n’y arrivons pas de cette façon, là vous devez avoir l’humilité de reconnaître d’aller chercher de l’aide pour vous en libérer, si vous désirez vivre une vie plus libre de vous-mêmes.

Il est temps de libérer vos corps, il y a toute une énergie montante d’amour à la terre et si nous nous connectons à cette énergie d’amour, elle nous soutient à l’épuration de nos peurs. L’initiation à l’amour universel propulse l’être qui le choisit, à débuter un processus d’autoguérison. L’amour guérit en mettant en éveil tout ce qui n’est point amour en soi, pour en prendre conscience, et voir comment nous avons créé cet acte de non-amour pour ne plus le répéter, et de là débute notre chemin vers l’amour de soi. Acceptez de voir, tout ce que vous avez créé en votre univers, en votre corps, par vos pensées, paroles et actions. Tout au long de notre vie, nous avons posé, des actes d’amour et des actes de non-amour. Nous nous sommes nourris plus souvent des actes de non-amour, en se jugeant soi-même, se sentant coupable, et ce sont ces mouvements de jugement qui nous ont emprisonnés, ce n’est pas l’action en soi, mais comment nous avons perçu l’action. Mais comment pouvons-nous nous en sortir de ce sentiment de culpabilité? Ça devient une prison insupportable. Nous pouvons nous en sortir, si nous choisissons la voie de l’amour, qui nous donne le courage de nous responsabiliser devant une action posée, soit dans la vengeance, l’envie, la jalousie, la peur… au lieu de nous culpabiliser. Nous commençons par admettre que cette action n’était point juste, à voir pourquoi nous l’avons posée de cette façon, voir la cause en nous et nous transformer… C’est la guérison vers un mieux-être qui débute… Seul, nous-mêmes avons le pouvoir de nous transformer, personne d’autre, et personne n’est responsable de notre malheur, tristesse, colère.

Alors commencez à découvrir votre histoire de vie, en débutant un cheminement. Prenez le temps de vous connaître, de connaître votre corps et d’y découvrir toute la sagesse qu’il porte. Il porte la vérité, et dans la vérité, vous trouverez votre liberté. Nous sommes issus et conçus par Dieu, et Dieu s’exprime à travers le corps, le corps qu’Il nous a confié. Osez traverser tout ce qui vous empêche d’entendre votre sagesse, osez libérer votre corps, là où se trouve toutes les réponses de votre vie, toute la splendeur de la vie.

La spiritualité : ma passion, mon souffle de vie

C’est par l’entremise de la croissance personnelle que ma spiritualité s’est renouvelée! En effet, en apprenant à mieux connaître mon petit « je », j’ai graduellement ressenti qu’il y avait un plus grand en moi qui ne demandait qu’à se laisser découvrir.

Au fil de ma quête d’absolu, j’ai compris que la spiritualité n’aurait de sens pour moi que si elle servait à améliorer qui je suis et qu’elle était vécue librement contrairement à lorsque j’étais enfant où vivre ma spiritualité impliquait l’appartenance à une religion et l’observance des commandements, ceci devant m’assurer une place au paradis. Je suis arrivée à la réalisation que la spiritualité était davantage une façon de voir la Vie et de la vivre, de comprendre la place que j’y occupais et le rôle que j’avais à y jouer.

Ce rôle consiste à spiritualiser notre corps, à en faire un espace sacré pour ensuite pouvoir spiritualiser notre environnement rapproché et, par extension, l’ensemble de la planète. La planète entière est appelée à devenir un espace sacré où seules les âmes ayant appris à aimer, donc les humains devenus des êtres de lumière, pourront continuer d’y séjourner.

Et comment nous spiritualiser et spiritualiser notre planète? Voici quelques exemples :

  • en refusant de laisser la peur, la frustration et la colère polluer notre espace intérieur;
  • en refusant de garder rancune envers une personne qui nous a fait volontairement du tort;
  • en cessant toutes médisances, calomnies et bavardages inutiles;
  • en offrant toujours le meilleur de soi, même quand on considère être mal payé pour nos services. Souvenons-nous que si notre compte de banque du plan matériel n’est pas toujours aussi garni que l’on souhaiterait, toutes bonnes actions posées sans attentes rapportent des dividendes importants qui sont déposés directement dans notre compte de banque spirituel. Rien, absolument rien ne passe inaperçu. Tout est su et inscrit dans le Grand Livre. Ceci n’est pas une métaphore ni une allégorie. C’est bien réel.

La spiritualité devient donc vivante lorsque l’être humain ouvre sa conscience à la présence divine en soi et aligne sa pensée sur des intentions bienveillantes génératrices d’équilibre. Dès lors, notre vie est vouée à créer davantage d’harmonie en soi-même d’abord et autour de soi ensuite. Par le fait même, la spiritualité se révèle un mode de vie supporté par la conscience de la présence divine en chacun et en toutes choses. Dès que nous alignons nos pensées sur l’omniprésence de l’Esprit de Dieu en tout, certains gestes, certaines paroles deviennent caduques, et ce, par choix. Ne correspondant plus à l’harmonie que nous désirons créer et dans laquelle nous aspirons à vivre, ceux-ci se révèlent contre-productifs.

Mon cheminement m’a démontré que la spiritualité est une disposition de celui qui tourne son esprit vers Dieu dans la conscience d’être issu de cette Réalité, d’y être éternellement relié et d’en être constamment nourri. Pour y parvenir, nous avons besoin d’être au courant des jeux de l’ego pour aller au-delà de l’illusion qu’il engendre voulant que nous sommes séparés les uns des autres, qu’il y a soi et les autres. La séparation n’existe pas, car l’amour Dieu unit et rassemble. À preuve, vous avez sûrement vécu l’expérience de revoir un ami après plusieurs années d’éloignement et, qu’au moment des retrouvailles, c’était comme si vous vous étiez vus la veille. Ni le temps ni la distance n’avaient eu d’impact sur la qualité de l’amour qui vous unissait.

Existe-t-il une façon de savoir que l’on est véritablement relié à Dieu? Comment savoir que « ça » existe? Bien que la réponse à ces questions soit simple, son assimilation ne l’est pas.

C’est par notre capacité d’aimer de manière inconditionnelle d’abord et de manière universelle ensuite que nous finissons par ressentir notre filiation divine, notre lien avec Dieu. Cette capacité s’active lorsque nous choisissons d’aimer, et pas avant. Ce choix se révèle donc absolument essentiel, un tournant majeur dans la façon de vivre notre vie. Dès lors, nous n’attendons plus d’être aimés avant d’aimer.

L’amour étant le sentiment avec la plus haute vibration que nous puissions éprouver en tant qu’être humain, il s’avère le baromètre par lequel il est possible d’estimer où nous en sommes sur la voie de notre Réalisation. Et il ne s’agit pas ici de l’attachement émotionnel que nous éprouvons pour nos proches. Le genre d’amour dont il est question ici transcende les liens familiaux et conjugaux. Plus notre capacité d’aimer s’améliore, plus nous ressentons le lien nous unissant non seulement à Dieu, mais à toutes ses créations, ceci incluant chacun de nous. C’est l’amour universel dont Jésus a été le meilleur exemple pour notre époque.

Jeune enfant, j’ai lu une biographie de Mère Teresa dans laquelle il était noté qu’elle passait des heures à prier (et souvent au détriment du temps qu’elle aurait pris pour manger!), prières qui lui donnaient la force, disait-elle, de poursuivre son œuvre auprès des plus démunis. À cette époque de ma vie, je n’ai pas réellement compris ce pouvoir de la prière et de quelle façon elle constitue une nourriture aussi vitale pour notre âme que la nourriture matérielle l’est pour le corps. Aujourd’hui, je peux affirmer que ma forme de spiritualité est devenue une nourriture sans laquelle je ne serais guère mieux qu’une morte vivante. Elle me donne la force de poursuivre ma route évolutive. Je ne suis pas une Mère Teresa, mais je fais mon gros possible pour être la meilleure Mère Odette (!) quotidiennement.

Le bonheur

Et si nous prenions le temps de réfléchir un peu sur la vie avant qu’elle ne s’envole…

La vérité, c’est qu’il n’y a pas de meilleur moment pour être heureux que le moment présent. Si vous n’êtes pas heureux maintenant, quand le serez-vous? La vie sera toujours pleine de défis à relever et de projets à terminer. Il est préférable de l’admettre et de décider d’être heureux de toute façon. Un jour, Alfred D. Souza a dit : Pendant longtemps, j’ai pensé que ma vie allait enfin commencer. La VRAIE vie! Mais il y avait toujours un obstacle sur le chemin, quelque chose qu’il fallait résoudre en premier, un thème non terminé, un temps à passer, une dette à payer. Et alors, là, la vie allait commencer! Jusqu’à ce que je me rende compte que les obstacles étaient justement MA VIE! Cette perspective m’a aidé à comprendre qu’il n’y a pas de chemin qui mène au bonheur. Le bonheur EST le chemin. Ainsi, amasse chaque moment que tu as, et, plus encore, partage ce moment avec quelqu’un de spécial, suffisamment spécial pour partager ton temps, et rappelle-toi que le temps n’attend pas. Alors arrête d’attendre de terminer l’école, qu’on augmente ton salaire, de perdre dix livres, de te marier, d’avoir des enfants, que tes enfants partent de la maison ou, simplement, que ce soit vendredi soir, ou dimanche matin, qu’arrive le printemps, l’été, l’automne ou l’hiver, ou encore de mourir… pour décider qu’il n’y a pas de meilleur moment que maintenant pour être heureux. Le bonheur est une trajectoire et non une destination.

Auteur inconnu