Découvrir l’essentiel de la vie

Il y a des instants incontournables dans la vie, des moments où tout semble basculer. En observant attentivement et avec un recul ces périodes de vide ou de changement, nous réalisons qu’elles furent à l’aube d’une nouvelle page de notre existence. Quand apparaît l’aurore suivie du lever du soleil, le doute fait place à la grâce de la sérénité.

Il n’est pas bon ni mauvais d’être cérébral. On est ainsi fait et on peut en tirer le meilleur parti. L’intellect est un outil fort précieux qui ne doit toutefois pas nous dominer. Une fois l’analyse et l’étude complétées sur un sujet précis, il faut apprendre à se discipliner et recevoir par l’intuition. Tout un art que je ne maîtrise pas encore, mais que je m’applique à pratiquer au mieux de ma connaissance. C’est un long cheminement qui dure toute la vie. N’est-ce pas là le but ultime de notre présence ici-bas?

Le voyage de l’incarnation représente une expérience fabuleuse qui vient avec son lot de joies et d’épreuves. Tôt ou tard, l’être humain se demande pourquoi il est sur terre et vers quoi il se dirige. Chaque personne trouve ses réponses alors que chaque réponse peut engendrer une nouvelle question. Il faut parfois rencontrer la souffrance pour mieux se connaître, mieux se comprendre et mieux s’orienter dans la vie.

Mes trois ponts vitaux vers l’essentiel : les gens, la nature incluant les animaux et quelques objets matériels

La célèbre phrase « L’enfer c’est les Autres » tirée de la pièce Huis Clos (1944) du philosophe français Jean-Paul Sartre est bien connue de tous. Interrogé sur le sens de son propos, Sartre explique : Mais « l’enfer c’est les Autres » a toujours été mal compris. On a cru que je voulais dire par là que nos rapports avec les autres étaient toujours empoisonnés, que c’étaient toujours des rapports infernaux. Or c’est autre chose que je veux dire. Je veux dire que si les rapports avec autrui sont tordus, viciés, alors l’autre ne peut-être que l’enfer. Pourquoi? Parce que les autres sont au fond ce qu’il y a de plus important en nous-mêmes pour notre propre connaissance de nous-mêmes. Cette mise au point faite par l’auteur lui-même replace les pendules à l’heure. L’enfer vient souvent de soi et pas des autres.

En octobre 2003, Jacques Salomé, psychosociologue et écrivain, publiait « Heureux qui communique » dans lequel il souligne l’importance de la communication et des relations humaines. L’histoire de la littérature et l’histoire tout court nous permet de comprendre que l’homme est un être essentiellement relationnel qui a besoin des autres pour exister.

Au fil du temps, j’ai saisi que l’essentiel réside à proximité de nous, dans notre quotidien. Comment s’épanouir sans entrer en communication avec les autres? Comment être heureux sans apprendre à donner et à recevoir du bonheur autour de soi? Où trouver cet essentiel si ce n’est au contact de ces personnes qu’on a le privilège de côtoyer, de ces animaux qui nous guident par leur sagesse et de cet environnement que l’on se crée à notre image. Ma vie est tissée de fils d’amour et d’amitié qui ont plus de valeur à mes yeux que tous les biens matériels aussi luxueux soient-ils.

Dans la solitude et le recueillement, l’ermite arrive aussi au nirvana par un autre chemin. Cette approche mystique n’est pas à la portée de tous. Celui qui s’isole n’est pas toujours sur la voie de la sainteté. La fuite de nos pairs, de la saine confrontation et du compromis démontre souvent un mal de vivre qui pousse au retrait. C’est au contraire à la rencontre des autres qu’on croise l’image de Dieu à travers nos échanges constructifs.

Il en faut du temps pour comprendre et encore davantage pour apprendre à apprécier cet essentiel que le Petit Prince disait invisible pour les yeux. Réussir à aimer du plus profond de son cœur, vivre la rencontre des gens et des quadrupèdes sans préjugés ni attentes conduit à savourer l’existence de son vrai moi. On se dépouille alors des soucis anodins pour entrer dans une lumière chaude et réconfortante. On arrête de courir après l’inaccessible étoile pour ouvrir son âme à chaque être vivant, peu importe son rang social, son âge, sa couleur ou son espèce.

Des Êtres, parfois des choses, marquent notre chemin et j’ai éprouvé une joie intense à les revisiter en écrivant ce livre. En portant mon regard sur l’essentiel, j’ai retrouvé ces gens, ces animaux et cet environnement qui m’ont façonnée et qui m’ont inspirée. Sans eux, je ne serais pas devenue celle que je suis, sans eux la vie n’aurait pas la même saveur. Je parle d’eux avec simplicité avec l’espoir de susciter en vous la curiosité de découvrir vos propres trésors de vie, ceux qui peuvent vous aider à comprendre le mystère de l’amour et le privilège de la communication. Je fais enfin le vœu qu’après avoir lu sur eux et vu leur photographie, vous aimiez aussi ces personnes, ces animaux et ces objets que j’ai le bonheur de connaître.

Se laisser toucher… le cœur

Durant notre enfance, nous avons reçu des interdits culturels qui se sont inscrits dans notre histoire. Ils font partie de notre imaginaire corporel et constituent des barrières, des paramètres, des interdits qui nous empêchent d’entrer en contact, de partager la tendresse, de nous laisser toucher… le corps, de nous laisser toucher… le cœur.

Pourtant, « la peau est ce qu’il y a de plus profond en nous », disait Paul Valéry.

Aujourd’hui, l’Occident réagit à ce carcan. Pendant des siècles, il a surtout développé l’aspect visuel du toucher, qui est plus masculin. Maintenant, il s’ouvre à des techniques d’inspiration orientale, qui sont plus audiotactiles et favorisent l’approche globale, la pensée analogique et l’intuition, en mettant l’accent sur le toucher, le mouvement coordonné à la respiration.

À travers cette approche, le toucher de la peau vise à guérir l’âme. Il est générateur non seulement d’une grande variété de plaisirs, mais aussi de sentiments parmi les plus profonds. Christian Bobin affirme : « les mains sur la peau touchent l’âme à vif ».

« C’est par la peau principalement que nous sommes devenus des êtres aimants », explique Harlow. Ou encore : « la caresse recrée l’être qu’elle caresse », déclare Jean-Paul Sartre.

Quant à Confucius, il conseille : « faites les gestes, et les sentiments entreront dans le cœur ». Mais les gestes dont il parle ne sont pas seulement physiques. Car le toucher est complexe : il est actif, « je touche », passif, « je suis touché », et actif et passif simultanément, « je me laisse toucher ».

Se laisser toucher suppose un grand abandon. Souvent nos peurs ou notre esprit rationnel s’interposent. Ils refusent de s’ouvrir parce qu’ils savent que « le toucher est un acte de transformation du monde », comme le définissait Gaston Bachelard. Alors, si je me laisse toucher, c’est d’abord parce que j’ai confiance que celui qui agit sur moi le fera pour mon bien.

Se laisser toucher n’est donc pas une attitude dépourvue de risques. L’univers personnel des gens qui ont osé se laisser toucher par une force plus grande qu’eux-mêmes a souvent basculé. Paul de Tarse en est un exemple édifiant : du jour au lendemain, le tyran s’est transformé en un ardent serviteur du message christique.

Par conséquent, la seule vibration à laquelle il est prudent de s’ouvrir est celle de l’amour véritable. « Tant qu’on ne saura pas aimer véritablement, l’essence de la vie nous échappera », explique le grand enseignant en spiritualité, Harold Klemp, dans son livre « Le cœur d’or ».

Toutefois, le problème réside dans notre difficulté de savoir reconnaître l’amour véritable de celui qui ne l’est pas. Quand les liens que nous créons avec autrui, ou avec la nature, ne visent qu’à obtenir des avantages personnels, nous portons le masque de l’amour, nous n’aimons pas vraiment. La formule : « pouvoir prend et l’amour donne » est une méthode simple qui nous aide à reconnaître la qualité d’amour qui nous anime.

Par ailleurs, nos réactions aux désagréments de la vie sont un puissant révélateur de la qualité d’amour qui nous habite. Bruno en est un bon exemple. Il se fâchait chaque fois qu’un incident se produisait dans sa vie. Il disait être victime de la mauvaise intention d’autrui ou de quelque force maléfique.

Pendant des années, il resta dans cette attitude ombrageuse, jusqu’au jour où il eut l’idée de regarder la situation d’un autre point de vue. Il se demanda quelle aide, quels conseils la vie cherchait à lui apporter à travers les inconvénients qu’il rencontrait sur son chemin. Grâce à cette nouvelle perspective, il développa progressivement l’habitude de chercher le message caché dans ses mésaventures, en ne regardant que le bon côté des événements. Il comprit à la longue que les embûches placées sur sa route donnaient l’occasion de grandir spirituellement. Depuis lors, même s’il ne comprend pas toujours le message que lui transmet une épreuve, il est certain que celle-ci est envoyée pour son plus grand bien. Cette attitude à elle seule témoigne de la qualité de son amour.

C’est sa façon à lui de se laisser toucher… le cœur.

Marie-Claude

Et si on parlait du bonheur et de la joie de vivre?

Pour commencer, mes amis, on va regarder ce que le dictionnaire pense des mots importants de notre titre :
« Bonheur » : État de complète satisfaction, plénitude.
« Plénitude » : Totalité, intégralité.
« Joie » : 1. Sentiment de bonheur intense, de plénitude, limité dans sa durée, éprouvé par une personne dont une aspiration ou un désir est satisfait. 2. État de satisfaction qui se manifeste par la gaieté et de la bonne humeur. 3. Ce qui provoque chez quelqu’un un sentiment de vif bonheur, de vif plaisir.
« Vivre » : 1. Être vivant. 2. Passer sa vie d’une certaine façon. 3. Avoir, se procurer les moyens de se nourrir, de subsister. 4. Exister durablement.
« Heureux » : Qui jouit du bonheur, qui est satisfait de son sort. Porté à l’optimisme, gai de nature.

Voilà qui mène à la réflexion, n’est-ce pas? Après avoir refermé le petit Larousse 1989, je vous dirai que ces définitions provoquent chez moi plus d’interrogations qu’elles génèrent de réponses. D’abord, est-ce que le bonheur doit vraiment être défini par la totale et permanente satisfaction de nos désirs? Si oui, alors j’entends déjà plusieurs personnes me dire que certains ne sont pas très exigeants et que d’autres le sont beaucoup trop.

Ensuite, sous le mot « joie », on trouve : « limité dans sa durée ». Pardon? Moi qui croyais qu’il était possible de vivre heureux toute sa vie! Mais voilà que sous le mot « heureux », on trouve : « qui est porté à l’optimisme ». HA! Est-ce que ça veut dire que les optimistes et les gens plus souvent de bonne humeur sont plus portés à être heureux dans la vie que les gens pessimistes et dépressifs? Et si oui, est-ce que le bonheur est un état naturel chez certains alors que chez d’autres, c’est plus difficile? Ou encore est-ce que le bonheur est une question d’attitude?

Bon, je sais qu’ici, vous allez me dire que ça fait beaucoup de questions et peu de réponses. Mais je me défendrai en vous disant qu’il fallait bien se la poser, la question, et définir nos paramètres. C’est bien joli de parler de bonheur et de joie de vivre, mais ne vous attendez pas de ma part à ce que je vous donne des recettes toutes faites sur le bonheur en vous disant que le bonheur est dans l’activité physique, la religion, la spiritualité ou encore la méditation. Non, non, non! Si le bonheur est la satisfaction de vos besoins, alors définissez vos besoins. S’il est dans l’attitude, essayons de changer d’attitude. Une chose est certaine, le bonheur et la joie de vivre ne se trouvent pas dans le savon X qui lave plus blanc que blanc! Vous avez remarqué qu’aujourd’hui, tout le monde voudrait bien nous rendre heureux, oui, oui, nous rendre heureux, en nous vendant le dernier gadget sur le marché, le dernier jouet à la mode pour les enfants, la dernière crème antirides ou l’adoration de tel ou tel Dieu (je parle ici du problème élevé des sectes dans la région. À vous de définir la différence entre une « secte » et une « religion »…).

Ne vous y perdez pas, même s’il y a matière à la déroute. Il est certain que la méditation, la réflexion, la prière, la relaxation sont toutes des activités qui peuvent aider à se centrer et à réfléchir par nous-mêmes. On peut donc mieux faire le ménage dans nos désirs, nos priorités, nos besoins, etc. Je crois surtout que le bonheur est différent pour chaque personne, justement parce que chaque personne a des besoins et désirs différents. Par conséquent, nous avons tous des recettes de bonheur différentes.

Et si le bonheur était créatif? Je sais, vous ne voyez pas du tout où j’essaie d’en venir. Simplement, la recherche du bonheur nous pousse à nous améliorer en essayant de comprendre notre vie, d’atténuer nos souffrances, ou en essayant de changer les choses, et de comprendre les autres. Par toutes ces recherches, nous apprenons beaucoup de la vie, de nos erreurs, de nos semblables, de nous-mêmes. Ne sommes-nous pas sur terre pour apprendre?

Ok, Ok! On revient au bonheur! Entre l’amour, la carrière, la santé, les enfants, la maison, la décoration, le ménage, la voiture, le chien, la famille et les amis! Ouf! Trouvons le temps d’être heureux, grâce à l’affection donnée et reçue par nos proches, aux caresses et aux câlins. Les sourires aussi sont gratuits et en génèrent d’autres en retour. Essayez-le, vous verrez bien. Je vous donne le devoir suivant : pour une journée complète, ayez le grand sourire dans le visage, toute la journée; souriez à tout le monde. Vous m’en donnerez des nouvelles. Est-ce que vous aurez vraiment passé une meilleure journée ou, tout simplement, l’analyse de votre journée sera-t-elle meilleure?

En terminant, je vous dirai que selon moi, le bonheur est dans la « communication active », dans la compréhension des autres et de nous-mêmes. Dans l’actualisation et la réalisation de soi. Dans l’expression de nos sentiments affectueux et cordiaux. Dans l’entraide et le partage. Si on se donnait tous un petit coup de pouce? Un sourire, une poignée de main, un moment d’écoute, une tape dans le dos. C’est gratuit et ça peut changer la journée de quelqu’un. Oui, je sais, je suis vague, et c’est voulu! Je voulais, par cet article, vous faire réagir et réfléchir. Je vous demande maintenant de m’envoyer vos réactions et pensées sur le sujet. En attendant, soyez sages mes amis, et faires vos devoirs! (rire)

Dominic

Notre corps est pensant et cherche à vivre sa propre intégrité

Une maladie que l’on guérit sans introspection, sans recherche, sans changement de mode de vie, n’est pas une guérison, c’est simplement la disparition de symptômes.

Tôt ou tard, ça se développe différemment. Nous sommes réellement un tout et nous devons nous percevoir dans une globalité. Chacune de nos cellules contient la conscience de tout ce que nous avons vécu ainsi que celle de l’univers en entier puisque l’être humain fait partie intégrante du monde naturel qui l’entoure, le façonne et l’influence. Heureusement, de plus en plus de gens maintenant sont en quête du sens de leur vie.

Instinctivement, ils savent qu’ils ont un rôle important, lequel est relié aux autres, à ce qui se passe sur notre planète, dans notre environnement, etc. Le défi est infiniment grand et en même temps infiniment petit. Le processus de découverte n’est pas simple; c’est vrai par ailleurs, on peut y prendre plaisir et en obtenir énormément de satisfaction, se sentant ancré dans notre vie.

Il ne s’agit pas de partir en conquérant, à la recherche de tous les problèmes de notre société. Il s’agit de nettoyer et de transformer notre propre jardin intérieur. C’est-à-dire nos croyances erronées et d’identifier et transformer les masques protecteurs qui se sont installés pour pallier à nos manques et souffrances intérieurs. Reconnaître nos habitudes de vie non aidantes, nos attitudes et comportements non féconds et procéder graduellement aux changements en développant une vision plus globale sans toutefois, rechercher la perfection.

La maladie est une opportunité, un appel à la conscientisation, une communication de notre être, nous permettant de faire une halte afin de vérifier si la destination que l’on poursuit est en lien avec nos valeurs et notre propre quête.

C’est important de se poser des questions et de laisser la sagesse en nous s’exprimer. Quel temps est-ce que je me donne pour aller à l’intérieur de moi et entrer en contact avec mon être profond? Nous ne sommes pas seulement un corps, nous sommes un esprit et une âme. Quelle place est-ce que je laisse à cette guidance intérieure?

Ai-je un travail ou des intérêts qui me stimulent? Quelle est la perception de mon moi, des gens que je côtoie? Suis-je régulièrement dans le jugement? Quelle est la dernière fois où j’ai donné avec bonté et chaleur à quelqu’un qui me demandait?

Est-ce que, quand je dis oui, c’est un vrai oui empreint d’amour? Ou bien, un oui, par peur de perdre l’amitié de l’autre ou pour inscrire un dû dans mon livre de compte caché?

Est-ce que j’ai la critique facile? Est-ce que je contrôle régulièrement tout ce qui m’entoure? Est-ce que je donne de l’amour autour de moi? Est-ce que je me sens libre de vivre ma vie comme je l’entends et est-ce que je laisse les autres, vivre la leur, librement? Est-ce que j’entretiens de la colère, de l’animosité avec une ancienne relation ou avec mon passé?

Observez-vous, sans jugement. C’est le meilleur moyen que je connaisse pour apprendre à identifier ce qui n’est pas bénéfique. S’il vous plait, donnez-vous le temps. Soyez accueillant et tendre à votre égard. De plus en plus, l’humain a besoin dans cette société hyperactive de considération et de tendresse. Vous pouvez mettre en œuvre ces dons envers vous-même.

Nous sommes semblables et en même temps tellement différents. Il n’y a pas de recettes toutes faites, il y a vos recettes. À vous, de vous découvrir.

Tout cela demande d’être à l’écoute et de combattre nos peurs, notre scepticisme et de s’impliquer sur la voie de notre cœur en collaboration avec la raison naturellement. C’est une nouvelle relation à développer en restant conscient que nous comme cocréateurs de notre santé et de notre vie.

Rappelons-nous les paroles de Louis Pasteur appuyant les travaux de Claude Bernard : « Bernard a raison, le germe n’est rien, le terrain est tout ».

Auteur inconnu

Un vent de changement s’installe

Le monde dans lequel nous vivons est en perpétuel changement depuis le début des temps. Les cultures se font et se défont. Certaines espèces disparaissent alors que de nouvelles font leur apparition. Les mentalités et les valeurs changent de sorte que le visage du monde se modifie. L’humanité va de l’avant, dans une évolution qui se fait de plus en plus rapidement, évoluant non pas vers une catastrophe écologique ou une impasse économique, mais plutôt vers une conscientisation de l’être et une ouverture accrue du cœur.

Chacun de vous avez une influence sur ceux et celles qui évoluent autour de vous. En vous éveillant, vous devenez une étincelle qui embrasera les autres et qui influencera la conscience collective. Les changements individuels précèdent toujours les changements collectifs. Chacun de vous contribue à la beauté de cette transformation mondiale en vous transformant vous-même. Plus vous portez votre attention sur ce qu’il y a de positif, moins vous laissez de place à la négativité. N’oubliez jamais que vous pouvez changer la vie de quelqu’un simplement en lui offrant un sourire ou des paroles réconfortantes au moment où il en a le plus besoin.

Nous sommes actuellement plongés dans une ère de changement et ce changement de mentalité génère parfois beaucoup de résistance. La plus grande résistance que vous rencontrerez sera celle qui vient de votre intérieur, de votre fermeture d’esprit et qui vous garde prisonnier de vos fausses croyances. Ne résistez pas au changement, c’est l’essence même de la vie. Accueillez avec amour les alternatives qui s’offrent à vous dans un processus d’éveil, d’illumination et d’évolution. Utilisez simplement votre discernement en vous centrant sur votre cœur et suivez cette voix. Ne jugez pas ceux qui empruntent une voie différente de la vôtre, car chacun chemine à sa façon et à son rythme.

L’humain actuel n’est pas le dernier maillon de la chaîne évolutive et il sera dépassé. Ce processus est déjà commencé. Ce prochain bond évolutif laissera derrière lui les humains « animaux » alors que les humains conscients seront projetés vers l’avant. Tous les bonds évolutifs se sont vécus de cette façon alors que de nouveaux êtres naissent et certains restent derrière ou disparaissent. Tous les habitants de notre planète doivent se préparer à mourir à leur ancienne réalité et mentalité. Ceux qui en prendront conscience survivront alors que les autres seront emportés par la maladie ou tout autre désastre naturel. L’humanité est à l’aube d’un grand bouleversement et les changements physiques de la terre ne sont rien en comparaison de la refonte des consciences humaines.

Il y a toujours eu depuis le début des temps des emprises qui ont pour but de contrôler l’humanité. L’acquisition du pouvoir et de richesse naturelle est un vice de l’être humain qui l’a conduit à de multiples guerres et massacres désolants. Nous n’avons qu’à penser à l’emprise de l’Église catholique. Cependant, une emprise est toujours vouée à s’écrouler de par la corruption qui s’installe à l’intérieur même de cette emprise. L’emprise pharmaceutique n’y fera pas exception. Nul besoin de se battre contre elle. Elle s’écroulera d’elle-même!

Il y a également toujours eu de la corruption dans chaque système (politique, économique, médical, etc.) et cela ne changera pas, car l’être humain aura toujours le désir du pouvoir et de l’argent. Cependant, c’est chacun d’entre vous qui l’entretenez en vous précipitant chez le médecin dès qu’un bobo survient au lieu de vous arrêter et de faire une introspection de vous-même. Beaucoup de gens se plaignent du système médical, des vaccins, des médicaments et dès qu’ils deviennent malades, ils se précipitent chez le médecin. C’est une aberration totale, mais c’est la nature humaine de rechercher la facilité et de rester passif. Ce n’est qu’une question de choix. Les tibétains et les cultures spirituelles se soignent eux-mêmes et vivent beaucoup plus vieux que nous, Ils ne se plaignent pas du système médical. Au contraire, ils s’en réjouissent, car ils savent qu’il est là lorsqu’ils en auront besoin, mais qu’ils doivent d’abord et avant tout compter sur eux-mêmes. Vous devriez connaître votre corps mieux que n’importe quel professionnel de la santé que vous rencontrerez. Alors, pourquoi ne vous faites-vous pas confiance? Parce que vous n’avez pas de diplôme? Les diplômes ne veulent rien dire, ils sont là seulement pour l’ego de celui qui le possède.

Apprenez à écouter votre corps, à l’étudier, à l’analyser, à le soigner, à le purifier et à le remercier. Il existe tellement de méthodes alternatives pour guérir que les gens n’explorent pas parce que les médias n’en parlent pas ou en parlent en mal. La santé n’est pas un sujet qui suscite beaucoup de cote d’écoute comparativement aux émissions de télé-réalité. Les gens préfèrent s’intégrer dans la vie des autres au lieu de s’ingérer dans la leur.

Ce vent de changement qui est en train de s’installer demande que vous soyez disponible à l’appel de l’amour, disponible aux autres, disponible pour tout reconsidérer, à commencer par la façon dont vous vous comportez chaque jour. Un être humain qui s’aime ne va jamais consommer de drogues, de cigarettes ou de produits toxiques, car il sait pertinemment qu’il se détruit en agissant de la sorte.

Vous êtes tous porteur d’un message important, car c’est à travers chacun de vous qu’il faut guérir l’humanité. Comme dit le proverbe : « Changez-vous vous-même et vous changerez le monde ». C’est à travers la conscience collective et la prise de conscience de chacun d’entre vous que vous guérirez l’infection dont souffre l’humanité.

Sur cette vie terrestre, nous partons tous du même point commun qu’est notre naissance et finissons également au même point qu’est notre mort physique. Le cheminement entre les deux est unique à chacun et se nomme l’expérience. Je vous ai fait part du mien en espérant rendre le vôtre le plus agréable possible.

Comme disait Platon 400 ans avec Jésus Christ : « On ne peut guérir un organe sans guérir le tout. On ne doit pas soigner le corps séparément de l’âme, et, pour que l’esprit et le corps retrouvent la santé, il faut commencer par soigner l’âme. C’est une erreur fondamentale des médecins d’aujourd’hui de séparer dès l’abord, l’âme et le corps ».

Être soi-même comme l’eau coule de source

Si l’on m’avait demandé, au début de mon cheminement intérieur, ce que je cherchais, je crois que j’aurais répondu : « Être moi-même ». Être moi-même, simplement être moi-même, s’est avéré un programme beaucoup plus vaste que ce que je pouvais imaginer au départ.

Apprendre à accepter mon corps, à l’habiter, à l’honorer.

Découvrir l’héritage familial qui a fait de moi ce que je suis, l’étoffe dont je suis tissée.

Connaître mes désirs inconscients, mes motivations profondes qui créent ma vie telle qu’elle est, pour le meilleur et pour le pire.

Connaître mes pensées secrètes, mes espoirs et mes désespoirs, mes attentes et mes déceptions, mes forces et mes faiblesses.

Faire la connaissance de mes alliés et de mes fidèles adversaires.

Reconnaître les élans de mon cœur… et ses replis stratégiques.

Aimer la nuit comme le jour, l’ombre comme la lumière.

Intégrer le oui infini du féminin et le non impétueux du masculin. Ne pas craindre de mettre les pieds dans la vase, mais résister à s’y complaire. Porter l’épée pour briser les chaînes qui nous tiennent prisonniers sans toutefois couper les têtes.

Accepter les forces opposées. Sans chercher la bataille, ne pas se défiler. Sans s’accrocher à la paix à tout prix, savoir la goûter quand elle s’installe.

Accueillir la mort et se laisser aller puis s’ouvrir au nouveau qui émerge.

Honorer Celui en qui tous les opposés s’unissent et ne font plus qu’un. Le laisser répondre à la question « Qui suis-je? » L’écouter dans le silence, lui offrir son cœur, sa vie et, tranquille, laisser Ses mains nous façonner, comme d’un minuscule pépin, Il fait le pommier qui embaume de ses fleurs et nourrit de ses fruits.

Être soi-même… Qui peut nous l’enseigner? Personne et, en même temps, les maîtres sont partout si l’on ouvre les yeux.

Être soi-même comme l’eau ruisselle et suit son cours en chantant. Comme le feu brille et brûle, comme la terre est accueillante, fertile et généreuse, comme le vent souffle et fait danser les branches.

Être soi-même comme la montagne est haute et fière.

Comme le pigeon roucoule et comme le chien aboie.

Être soi-même en se sachant unique et relié à tout ce qui vit. Plus petit que l’ombre d’un grain de sable et plus vaste que le ciel.

Être soi-même dans les petits gestes comme dans les grandes choses.

Être soi-même comme on respire, comme le cœur bat, sans y penser.

Être soi-même comme l’enfant se laisse tomber dans les bras de sa mère, sûr d’être attrapé à temps.

Être soi-même comme l’arbre laisse tomber ses feuilles à l’automne et reverdit, tout neuf, au printemps.

Être soi-même comme on s’éveille d’un long hiver, comme on ouvre son cœur et ses mains, tremblant, vibrant, vivant.

Au fil de ma recherche, j’ai réalisé que cette invitation, c’est la vie qui nous la fait à tout moment. Elle n’attend de nous rien de plus, mais surtout rien de moins : Être soi-même unifié et libre.

Katia Daudelin

Directrice de l’Arc-en-ciel, centre de réalisation de soi

Coanimatrice de La Quête de liberté, un séminaire de 8 jours utilisant le pouvoir transformateur des rêves, des mythes et des archétypes. Tél. : 514 335-0948 www.larcenciel.org

Ma naissance, mon premier changement… Mes références de changements encodées!

En intervention psychique, nous croyons davantage à l’évolution qu’au changement radical. À l’image de la tomate qui rougit du centre vers sa surface, le véritable changement est la conséquence d’un mouvement venant de l’intérieur vers l’extérieur. Nous sommes la résultante de notre maturation et de notre évolution. Certes, il y a ces tomates qui ont subi une transformation forcée; bien que rouges en dehors, elles sont vertes en dedans et sans saveur tels ces changements imposés par notre environnement, notre santé, notre médecin, notre patron ou notre conjoint. Après un certain temps, ils avortent ou minent notre volonté et notre énergie.

Nous avons à l’intérieur de nous des références de changements encodées dans notre psyché. Notre première référence au changement est notre naissance. Tout comme la gestation précède celle-ci, un travail intérieur doit précéder tout véritable changement. Nous avons passé du milieu intérieur vers l’extérieur; de l’oxygène liquide à l’oxygène de l’air, de la circulation sanguine de notre mère à la mise en fonction de notre propre circulation sanguine. Cette première expérience de vie est notre référence de base encodée pour tout grand changement. Elle peut être aidante ou nuisible.

Voyons différentes naissances et leurs influences sur le changement. Le prématuré se lancera prématurément dans presque toutes les circonstances de sa vie puisque les événements s’offriront à lui prématurément. L’époque des mères et des fœtus chloroformés font que plusieurs personnes ne seront pas tout à fait conscientes des changements tant qu’elles ne seront pas devant les faits accomplis. Que dire des cordons ombilicaux autour du cou sinon qu’ils seront la cause du manque d’air lors de changements importants. Ceux qui frôlent la mort à la naissance risquent de tout perdre à chaque grand changement tandis que ceux qui sont nés sans assistance n’auront personne autour d’eux pour les aider. Les fœtus en gestation dans la matrice d’une mère anxieuse ou triste devront porter continuellement en sourdine ces états d’âme.

Que dire de cet ingénieur contractuel qui n’a jamais d’argent à la fin de l’année, et ce, malgré son salaire honorable, sinon qu’il subit encore l’encodage du temps où il était nourrisson avec une bouteille de Coca Cola à suce comme biberon. Parlons de cette femme ayant un mari et trois grands gars, mais se retrouvant toujours seule dans les grandes circonstances de sa vie sinon qu’ils sont les séquelles de sa naissance d’une mère ayant accouché seule. Et la liste est longue… En résumé, notre disposition aux changements est sous l’influence de ce que nous avons encodé de la gestation, le changement est en lien avec la naissance et l’après changement « la renaissance » suit les patterns de nos trois premiers mois de vie.

Un intervenant psychique, comme son nom l’indique, intervient dans la psyché de la personne là où sont les mémoires encodées, les patterns, les complexes, la culpabilité, l’enfant intérieur, les liens au karma, les reliquats de vies antérieures, l’inconscient familial, de race, de région, de pays, de l’espèce, du genre… Il sera le pont entre votre psyché et vous. Rappelez-vous que le conscient auquel vous vous identifiez n’est que 10 % de la psyché individuelle. L’intervention psychique est basée sur le principe qu’il existe à l’intérieur de votre psyché différents niveaux d’inconscience voilant la source et la réponse à vos problèmes, vos malaises, vos manques et maladies. La psyché étant l’univers de l’âme, il n’est pas surprenant d’y rencontrer le langage de cette dernière, à savoir le langage symbolique. Grâce à l’utilisation de ce même mode d’expression, la nuit par le rêve, il est fréquent que la psyché tente d’informer le conscient, d’évacuer des tensions, de compenser des désirs, de faire des bilans.

À défaut de consulter un intervenant psychique, faites de vos rêves le pont entre votre conscient et votre psyché. Le soir en vous couchant, demandez à votre psyché d’introduire dans votre monde onirique des symboles représentant ce qui nuit ou fait entrave au changement désiré en lien avec votre naissance. Au réveil, vous pourrez les transformer. Vous serez ainsi tel un jardinier qui désherbe le jardin psychique de symboles nuisibles. D’autres nuits, vous demandez à votre psyché des symboles nouveaux aidant à corriger les séquelles de votre naissance encodées dans votre psyché. Vous ensemencerez ainsi votre psyché de nouveaux symboles réparateurs. La détente est à la psyché ce que le soleil est à la plante. La manière de prendre soin de ses jeunes pousses psychiques est, lors de relaxations profondes, de visualiser, sentir et ressentir ces nouveaux symboles. Progressivement, vous serez témoin de changement s’opérant dans votre quotidien.

Voilà un cheminement psychique, en lien avec la puissance du monde symbolique. Vous corrigerez ainsi des patterns nuisibles encodés lors de votre premier changement, votre naissance, et contribuerez à votre véritable évolution intérieure. Devenez le témoin des manifestations de votre évolution spirituelle dans votre quotidien. Que les symboles de la nuit éclairent vos changements!

Choisir le bonheur

Le bonheur, c’est savoir ce que l’on veut et le vouloir passionnément. F. Marceau

Les gens heureux sont des gens actifs. Ils ont des projets, des buts, des idéaux. Ils ont une vision de ce qu’ils veulent accomplir et consacrent du temps à réaliser concrètement cette vision aussi humble et quotidienne qu’elle soit.

Combien de personnes âgées avons-nous vu lutter contre la mort parce qu’elles avaient tel projet à finir ou parce qu’elles ne voulaient pas mourir avant d’avoir vu leur futur petit-enfant, une telle se marier, etc. Non seulement nos projets nous tiennent en vie, mais ils sont liés de façon très proche à notre bonheur. C’est pourquoi il est important de se créer des buts personnels, professionnels, sociaux et spirituels.

Je me souviens d’un emploi de jeunesse. Nous enveloppions des paquets pour la distribution. Un emploi assez ennuyeux et répétitif en soi. Nous étions jumelés par équipe de deux. L’autre équipe accomplissait son travail d’un air blasé en se traînant les pieds et trouvait la vie « plate ». Moi et mon associé cherchions des moyens d’aller plus vite, de faire le moins de mouvements inutiles possible en plaçant les choses différemment, en changeant une séquence, en répartissant les mouvements autrement. Nous nous minutions et nous criions victoire chaque fois que nous améliorions notre temps. Nous étions stimulés, heureux, rieurs et en éveil. Nous avons réussi à doubler notre production, ce qui était en soi peu important puisque nous étions payés à l’heure, mais je n’ai jamais oublié l’excitation d’affronter un défi avec un cœur léger et un engagement total.

Il est important de se fixer des buts, d’avoir une vision de ce qu’on veut être, faire et avoir. Il est aussi important de mettre cette vision en action, de la maintenir réelle et présente par des petits gestes. La différence entre une vision et une illusion, c’est l’action. Les grands rêves qui ne sont pas accompagnés d’actions dans la même direction ne sont que des histoires que l’on se raconte pour passer le temps. C’est Mireille et Fernand Dansereau qui me donnèrent un jour ce conseil : « Fais chaque jour quelque chose pour ton amour ». Si par exemple, tu désires aller en Italie, apprends un mot d’italien ou, lis un article sur le sujet ou, mets quelques sous de côté spécialement pour le voyage. Ce n’est pas obligé d’être beaucoup, ce qui est important, c’est que cette action va maintenir ton rêve vivant et lui donner une réalité qui l’amènera à s’accomplir. En bougeant vers ton objectif, tu rends ton objectif important.

Les gens heureux sont en action. Ils savent qu’ils font une différence, si petite soit-elle. Chacun de nos gestes, chacune de nos pensées ont des conséquences sur nous-même et sur les autres.

J’aime beaucoup cette histoire du petit garçon qui remettait à l’eau les étoiles de mer échouées par la marée. Un plus vieux lui dit : « À quoi ça sert? Il y en a des milliers comme celle-là et ton geste ne compte pas ». Le petit réfléchit un peu et continue doucement son travail en disant : « Pour celle-là, ça compte ».

Ce que nous faisons et ce que nous pensons est important. Parfois le contenu ne l’est pas, mais l’esprit avec lequel nous le faisons est super important. Gandhi disait : « Ce que nous faisons n’est pas important, mais il est important que nous le fassions ». Chaque geste, chaque pensée d’amour a un effet transformateur.

Durant la tempête de verglas, en panne d’électricité, je décide donc d’aller déjeuner chez Burger King. Il y a foule, tout le monde étant dans la même situation, et le serveur est débordé. Quand il me sert, il a l’air exténué, mais radieux. Je lui dis : « Vous devez être fatigué avec tout ce monde! ». Il me répond avec un grand sourire : « Non, en servant à manger à ceux qui n’ont pas d’électricité, j’ai l’impression de faire ma part et d’aider. Je n’ai jamais autant aimé travailler ».

Ce sentiment de participer à une cause qui nous dépasse et nous transcende augmente notre énergie et notre plaisir à faire quoi que ce soit. Tous nous désirons et aimons sentir que nous aidons, que nous sommes utiles. Quand nous perdons notre connexion à cette vision, notre tâche se fait plus lourde et perd tout son sens. Nous devenons des robots accomplissant des gestes obligés, répétitifs et banals. Nous perdons notre sens.

Trois maçons posent de briques. Lorsqu’on leur demande ce qu’ils font, le premier dit : « Vous voyez bien, je mets une brique puis du mortier, une brique puis du mortier, une brique puis du mortier ». Le second dit : « Je gagne de l’argent pour nous nourrir moi, ma femme et mes enfants ». Le troisième dit : « Je participe à construire une belle maison dans laquelle des gens seront bien et en sécurité ». Lorsque je demande aux participants lequel des trois est le plus heureux d’après eux, je n’ai jamais entendu personne répondre : « le premier ».

Beaucoup d’entre nous s’empêchent d’agir parce qu’ils ont peur. Peur de se tromper, peur de ne pas savoir, d’échouer, d’être jugé. Le fait même d’avoir une vision de soi en train de réussir quelque chose nous donne de l’énergie pour passer à travers nos peurs et dépasser nos limites. Nos rêves, nos passions nous donnent des ailes et le courage de passer à travers les obstacles. Il s’agit de centrer son attention, de focusser non pas sur les obstacles, mais sur une vision très claire de ce que l’on veut accomplir. Nourrir sa vision avec des gestes, mais aussi avec des images, des écrits, des visualisations qui l’énergisent et la précisent. Il n’y a pas de réalisation sans cette vision, sans action et sans acceptation des risques inhérents à toute entreprise.

Une autre condition pour que notre vision nous apporte du bonheur est de se battre « pour » et non se battre « contre ». Lorsque je me bats contre quelque chose, par exemple « contre la violence », je vis souvent de la frustration, de la colère et des défaites parce que la violence continue malgré mes efforts et je deviens moi-même agressive face à ceux qui sont violents. Mais si je me bats « pour », chaque petit progrès est une victoire. Par exemple, si je me bats pour la tolérance, pour l’aide aux victimes de violence, pour la compassion et le changement de la société, chaque geste que je fais me rapproche de mon idéal, me donne la joie et un sentiment de victoire, Il est donc important de bien clarifier et de bien cibler ses visions.

Soyez visionnaire (oui, oui, vous, pas un autre), soyez créateur, permettez-vous de faire ce qui vous plaît, consacrez-vous à des causes qui vous tiennent à cœur, voyez-vous comme un être en cheminement perpétuel et vous serez en bonne voie sur le chemin du bonheur.

Je vous soumets donc mes petits conseils pour développer la troisième condition du bonheur : avoir une vision réaliste.

  1. Ayez des buts, des projets sur le plan de l’être, du faire, de l’avoir.
  2. Bougez physiquement et psychologiquement pour atteindre ces objectifs.
  3. « Faites chaque jour quelque chose pour votre amour ». Cultivez vos rêves en agissant pour les réaliser.
  4. Prenez des risques, mettez-vous au défi, dépassez vos peurs, expérimentez, apprenez sans cesse.
  5. Prenez conscience que vous travaillez à un idéal qui vous dépasse et vous transcende.
  6. Osez faire ce qui vous plaît et prenez du temps pour réaliser vos rêves.
  7. Soyez créateur dans tous les domaines. Ne vous laissez pas dévorer par la routine.
  8. Ayez des « passions », nourrissez-les et osez agir face à ces passions (recherchez votre passion et non votre pension).
  9. Faites-vous confiance et passez à l’action.
  10. Battez-vous pour ce que vous voulez réaliser et non contre ceux qui n’adhèrent pas à votre idéal.

Les livres de la vie

« Ça sert à quoi, une vie? Quelle est notre raison d’être? Pourquoi sommes-nous sur terre? C’est une importante question à laquelle il vaut la peine de répondre! Bien des experts s’affairent à nous donner toutes sortes de raisons sans pourtant nous satisfaire complètement… Mais malgré le fait qu’ils soient tous bien impressionnants, tous ces livres importants, ce qui m’importe le plus, ce sont plutôt les divers livres de la vie que chacun de nous contient en lui. » Pour ceux et celles qui n’étaient pas à notre antenne à la parution du dernier Cheminement, ce sont les mots par lesquels j’introduisais la thématique de cette chronique.

« Les livres de la vie » vous invite, vous, lecteurs et lectrices, à participer à un concours bien spécial : résumer en quelques mots (de 500 à 1 500, pour être plus précis) le sens de votre vie individuelle. En plus de lancer cette invitation à vous tous, j’ai aussi invité quelques amis en particulier à contribuer leur version : « Leur livre de la vie ». J’attends leurs réponses et j’espère que nous verrons bientôt ce que ça donnera!

Entre-temps, je vais commencer par partager avec vous le sens de ma vie à moi… Permettez-moi de débuter par souligner que j’ai toujours été préoccupé par cette fameuse question : elle sert à quoi ma vie? En ce qui me concerne, ma vie à moi, elle a servi (et continue de servir) à souligner le fait que – malgré les apparences – nous habitons tous plusieurs dimensions à la fois. C’est d’ailleurs le thème d’un livre que je m’affaire présentement à terminer. Il s’intitule « Kundalini Karma ». Son sous-titre : les aventures érotiques d’un mystique bien ordinaire…

Hé oui, j’ai bien dit des aventures érotiques… Si vous vous demandez qu’est-ce que l’érotisme peut bien avoir à faire avec la spiritualité, je dois m’empresser de préciser que, pour moi, la vie, l’érotisme, les dimensions parallèles et la spiritualité, c’est la même chose.

Voilà donc l’essence de mon « évangile » à moi : nous sommes sur terre pour jouir de la vie terrestre. Et l’expérience de cette vie terrestre, on en aborde la découverte au moyen de notre premier plexus : celui que les textes védiques appellent la racine, c’est-à-dire notre sexe. Ce n’est pas par hasard non plus que la psychanalyse appelle l’éros la pulsion de vie.

Tout cela pour préciser que lorsque je parle d’érotisme, je parle de spiritualité vécue à tous les niveaux de notre existence. Ce vécu, il s’exprime par la voie d’une énergie vitale qu’on appelle : esprit, âme, élan vital, etc. Moi, je préfère le terme Kundalini parce qu’il nous permet de contourner bien des idées préconçues d’origine chrétienne. J’aime aussi le terme Kundalini parce qu’il a des connotations sexuelles qui affirment que notre énergie vitale est… vitale. C’est-à-dire qu’elle s’exprime à tous les niveaux de notre être, qu’elle peut nous pogner par les tripes et nous faire sentir sa présence lors de toutes sortes de contacts. Même des contacts viscéraux et apparemment « non spirituels » tels des échanges érotiques anonymes et passagers. En d’autres mots, notre énergie kundalini est toujours là, toujours présente, toujours prête à surgir, toujours vitale.

Dans mon cas, ma vie à moi a été, pendant bien des années, une bataille quasi constante entre mes pulsions vitales (ma kundalini) et ce que je croyais être ma spiritualité. Comme tout bon petit catholique, j’avais accepté le grand mensonge : que le sexe et la spiritualité étaient deux pulsions opposées, qu’il fallait résister à l’un pour accéder à l’autre.

Heureusement pour moi, il fut un moment où cette charade pseudo-spirituelle a enfin été mise en évidence… Ma libération a commencé en 1969 lorsque j’ai découvert « la métaphysique ». (Les enseignements particuliers auxquels je fais ici allusion étaient offerts par un organisme qui s’appelait la Société bartonienne de métaphysique. Cette société fut très importante pour moi, car elle domina mon existence jusqu’à sa disparition en 1984.)

Peu importe les détails, toujours est-il que mon évolution spirituelle fut soudainement accélérée par la découverte de ce groupe de métaphysiciens. Quel plaisir de découvrir un groupe de « maniaques » qui, comme moi, s’étaient sentis isolés dans leur cheminement spirituel… Quel soulagement d’apprendre que nous n’étions pas seuls à combattre nos fantômes! Nous étions en fait toute une génération à remettre en question les préceptes d’un catholicisme archaïque, d’un christianisme périmé, d’une spiritualité erronée.

C’est au sein de cette métaphysique dite bartonnienne que je commençai à explorer le monde des phénomènes psychiques. Je découvris, entre autres l’importance des rêves spirituels, du visionnement d’auras et de la projection astrale. On y mentionnait aussi le yoga et l’énergie kundalini.

Vu mon cheminement particulier, l’approche kundalini me plut dès le départ. Enfin une spiritualité émancipée, une spiritualité qui expliquait que l’énergie vitale se manifeste sous plusieurs formes en commençant par l’érotisme et la sexualité. Allais-je enfin pouvoir réconcilier mes deux pôles opposés? Ma réponse à cette époque? Oui et non.

Oui, j’allais enfin pouvoir commencer à réconcilier mes pôles opposés… parce que la kundalini présentait l’énergie dans un contexte inclusif : on admettait la présence d’une énergie universelle qui, en soit, n’est ni « bonne » ou « mauvaise », elle existe.

Mais malheureusement, cette introduction au kundalini allait aussi me désappointer parce qu’elle était enseignée par des individus qui, comme moi, étaient encore sous le joug d’un christianisme erroné. Nos enseignements étaient inclusifs, mais notre comportement affirmait le contraire. Consciemment, on acceptait toute énergie comme étant neutre, mais émotivement on continuait de penser que nos besoins physiques étaient inférieurs et moins spirituels.

Heureusement, cette situation allait changer de façon dramatique en 1973. Nous allions vivre une série d’événements uniques qui allaient complètement transformer notre vécu et radicalement changer notre perspective. Ces événements furent si dramatiques qu’ils continuent d’influencer ma vie à moi, et ce, même 30 ans plus tard. J’ai aussi découvert depuis que plusieurs autres individus (et même des organisations) ont vécu une transformation semblable durant ces mêmes années.

C’est de ces événements bizarres que j’ai l’intention de vous parler lors de notre prochaine chronique. Je parlerai aussi du fait que le cheminement amorcé à cette époque fut accéléré de façon considérable pour moi lors de deux autres événements psychiques majeurs. Un de ces événements eut lieu en 1981 à la tombe de Tutanhkamen, l’autre est survenu lors d’un massage érotique en 1995. Tous deux m’ont offert des preuves irréfutables que l’énergie kundalini existe et qu’elle est puissante, transformatrice et… merveilleuse.

Au plaisir de communiquer de nouveau avec vous lors du prochain Cheminement. Entre-temps, n’oubliez pas de nous écrire et de partager avec nous votre cheminement, votre livre de la vie.

Au plaisir de vous lire!

Notre clan : nos racines spirituelles!

Lorsque l’on pense au cheminement spirituel, l’on pense à l’âme, l’esprit, les anges, la méditation, la prière, la contemplation, l’intériorisation, le sacrifice, le moment présent, l’amour, la compassion, la sagesse, la vérité, l’illusion, le détachement, le sacré, l’énergie… et j’en passe.

Mais avez-vous déjà songé à votre clan… oui, oui, les membres de votre famille… comme faisant partie intrinsèque de ce parcours, dit spirituel???

Ayant cheminé plus de 20 ans, ayant voulu « décrocher » de la terre, ayant cru à mon avancement (comme j’en ris maintenant), ayant sombré dans la dépression, ayant découvert et réintégré mon corps… me voici à l’aube de la cinquantaine plus proche que jamais de mes cellules, de la terre, de ma famille, du quotidien… et en même temps, plus incarnée que jamais dans ma spiritualité.

Et une de mes grandes découvertes : que sans mon clan je ne pourrais RIEN faire ou être. Je m’explique. Saviez-vous que l’arbre présente autant de branches que de racines? Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas. En ce qui nous concerne, nos racines, ce sont ces personnes qui nous ont précédés sur des générations et qui, peu importe leurs expériences terrestres, ont transmis malgré tout la Vie, puisque vous y êtes. Cette quintessence, cette force de vie, nous passons des années à vouloir la comprendre, la contempler, en saisir la profondeur, la subtilité, la beauté… Étrangement, même si elle nous fut transmise au travers d’êtres si imparfaits que nos parents, il n’en demeure pas moins que sans eux nous ne pourrions méditer, prier, rire, pleurer, espérer, souffrir, s’observer.

Lorsque vous pensez à vos parents, grimacez-vous? Avez-vous placé un océan de colère et de rancœur entre eux et vous, en souvenir des abus, incestes, violences, absence, dépression… dont vous vous croyez victimes? Portez-vous tant de jugements à leur égard que vous vous privez d’une nourriture dont votre cœur se languit?

Lorsque j’ai découvert l’approche des constellations familiales, telles que développées par Bert Hellinger au début des années 80 en Allemagne, j’ai compris dans toutes mes cellules l’importance de mes parents. J’ai posé des gestes pour faire tomber le mur que j’entretenais à leur égard, tout en demeurant bien consciente de leurs défauts; disons que j’ai pu prendre la vie qu’ils m’avaient donnée et leur laisser leurs fardeaux pour marcher sur mon chemin, riche de toutes leurs expériences. Et à partir de ce moment, ma vie a pris un nouvel essor. Je pouvais puiser dans toutes mes racines pour grandir et devenir l’arbre adulte que je chérissais d’être, et ce, à tous les niveaux.

Voilà donc pourquoi je vous disais que votre clan est à la base de votre spiritualité, de vos réalisations, de votre liberté, de votre joie de vivre, de votre autonomie. Lorsque je leur gardais rancœur, je demeurais liée à eux de manière qui me brimais moi. Maintenant que j’ai vu, senti et compris d’où nous venions tous, que j’ai ouvert mon cœur à tous mes ancêtres, étonnamment je me sens plus forte, plus centrée, plus soutenue, plus stable, plus ouverte, plus courageuse, plus libre d’ouvrir mes ailes et voler vers mon destin sans devoir reproduire leurs malheurs.