Vers une médecine de l’âme

La rencontre d’un maître

Il me fait plaisir de vous présenter dans cet article un maître spirituel, le Dr Zhi Gang Sha, un scientifique et un grand sage réunis en une personne.

Qu’est-ce qu’un maître spirituel maîtrise au juste? De quelle nature est cette maîtrise spirituelle? Depuis quelques années déjà, les sciences pures et dures, notamment la physique, nous donnent une réponse : il maîtrise le champ de conscience unifié, c’est-à-dire le champ universel cosmique que la physique quantique appelle le champ quantique (Quantum Field).

Étant dans un cheminement de conscience depuis belle lurette comme beaucoup parmi vous, je cherchais à comprendre les différentes facettes de ce qu’on appelle la guérison : le plan physique, émotionnel, mental, spirituel. Dans les années 90, je participais à une étude clinique sur la guérison à distance (Remote Healing) organisée par des chercheurs d’un centre hospitalier à San Francisco. L’étude, qui se déroulait selon les normes très strictes d’expérience clinique, révélait clairement que les interventions à distance contribuaient d’une manière significative au bien-être des patients atteints de sida. À l’époque, aux yeux de certains scientifiques, cette étude était considérée une aventure « flyée ».

Aujourd’hui, dix ans plus tard, il est à la mode de se référer à la physique quantique, au champ unifié, au point zéro, à la non-localité et aux découvertes des cinq dernières années en neurosciences. Elles ont révolutionné notre perception de nous-mêmes, de nos forces insoupçonnées en tant qu’humains et notre conscience du cosmos. L’étude du phénomène de la guérison est enfin sortie de l’obscurité du placard où elle avait été reléguée. Les recherches scientifiques récentes invitent la médecine traditionnelle à faire le saut quantique dans une conception nouvelle de l’être humain et de ses forces de guérison : reconnaître l’interdépendance de tous avec tous, la signature d’une énergie universelle qui nous relie, du plus petit insecte, du grain de sable aux galaxies lointaines et autres univers.

Comment appartenons-nous à cette énergie universelle devant laquelle on pourrait se sentir infiniment petit et impuissant? Comment activer nos forces endormies d’autoguérison de manière simple? Ces questionnements m’ont guidée vers la lecture de Power Healing.

La rencontre personnelle avec Dr Sha et le début de ma formation avec lui, m’ont permis d’assembler les morceaux manquants du puzzle. De manière très simple et presque nonchalante, il communique les grandes sagesses millénaires des principes de santé et de guérison : soigner l’âme d’abord et la guérison des autres corps s’ensuivra. Power Healing donne préséance à l’âme sur l’esprit et à l’esprit sur la matière. Selon le Dr Sha, toute maladie est causée par des blocages de nature spirituelle. Bien que lui-même élevé dans la tradition bouddhiste, il n’adhère à aucune dénomination religieuse. Ses enseignements s’adressent à tout le monde, plaçant le Divin comme force universelle au-dessus des diverses croyances historiques.

La médecine de l’âme fait appel à la puissance de l’énergie de l’amour, de la compassion, de la lumière et du pardon. Avec Power Healing, Dr Sha unifie les principes de guérison connus dans un système puissant, simple et praticable. Soul Mind Body Medecinetm combine l’essence de la médecine occidentale et les secrets ancestraux de la médecine chinoise traditionnelle. Les quatre principes de toute guérison sont la puissance du corps, la puissance du son, la puissance de l’esprit et la puissance de l’âme.

Ses enseignements ont leurs fondements dans la médecine de l’espace intercellulaire du nom de Body-Space Medecinetm. Le principe est simple : les cellules actives irradient de l’énergie qui crée un champ de force. L’énergie d’un même type de tissu par exemple, forme un champ caractéristique autour de ce tissu. Chaque organe possède son champ d’une densité distincte des champs des autres organes. En physique, la théorie des champs dicte que l’énergie circule du champ d’intensité plus faible pour s’équilibrer. Dans le corps, les champs d’intensité élevée sont dus à l’hyperactivité cellulaire qui crée un trop-plein d’énergie. L’inflammation, les douleurs, les raideurs, les tumeurs sont des indicateurs des champs d’intensité élevée.

Les émotions fortes créent l’énergie excessive qui s’accumule et bloque l’espace entre les cellules. Par exemple, si vous avez tendance à vous fâcher, les cellules du foie vibrent plus fortement. Un champ de forte intensité se forme autour du foie qui inhibe les champs des autres organes : cette énergie excessive peut diminuer l’appétit ou provoquer des douleurs, l’indigestion ou des sensations de brûlures d’estomac, par exemple. Les champs de faible intensité contribuent à une réponse immunitaire affaiblie, à la fatigue, et au ralentissement d’activité organique.

Vu des yeux du maître, c’est toujours simple : l’énergie est soit bloquée ou elle circule librement, peu importe le nom que la médecine donne à la condition ou à la maladie. Que les causes soient la peur, la dépression ou l’anxiété, l’âme a toujours préséance sur l’esprit et l’esprit sur la matière. Le maître ne se perd pas dans les détails de l’anatomie émotionnelle. Le principe reste le même : la clé de toute guérison se trouve au niveau de l’évolution de l’âme. Vous voulez développer votre potentiel spirituel pour obtenir un doctorat en sciences de l’âme? Le Dr Sha nous le répète inlassablement : pour augmenter votre puissance, devenez serviteur de l’humanité! Pas besoin d’être Mère Teresa ou St-Augustin. Apprenez à concentrer votre mental sur les énergies de l’amour, de la compassion, du pardon et de la lumière, envers vous-mêmes et les autres.

« L’amour fait fondre les blocages, la compassion donne de la force, la lumière guérit et bénit, le pardon apporte la paix. »

Le message clé de Power Healing est : « Je suis capable de me guérir. Vous êtes capables de vous guérir. Ensemble, nous pouvons guérir le monde entier ».

Cheminement rencontre

PROFESSION : CARTOMANCIENNE

Rollande Thompson et ses trente-cinq ans de cartomancie.

Comme l’équipe de Cheminement avait choisi avec enthousiasme le thème des jeux divinatoires pour cette édition, nous avons décidé d’interviewer une des cartomanciennes les plus connues de l’Outaouais, Rollande Thompson. J’ai pris quelques heures pour jaser avec elle de sa longue carrière dans le domaine de la lecture des cartes, des lignes de la main et de la numérologie.

S’asseoir dans le bureau de consultation de Rollande est déjà une expérience en soi. On y retrouve un peu partout les signes de son métier : cristaux, bouddhas fleuris, signes astrologiques et de géométrie sacrée, boule de cristal, chapelets. Un croisement entre une foire ésotérique et une chapelle! L’accueil est chaleureux, même si je me sens un peu timide. Je me rends chez une vraie cartomancienne pour la première fois de ma vie…

Rollande décide de me mettre tout de suite dans le bain en me proposant une consultation gratuite. Comment refuser une telle aubaine? Je dois brasser et couper en quatre paquets. Rollande étend toutes les cartes du jeu en quatre longues lignes, faces vers le haut. Elle trouve la carte qui représente chacun des membres de ma famille et la mienne et commence à parler de notre vie, nos caractères, notre passé, notre avenir probable. Son enregistreuse accumule la précieuse information pour que je puisse l’entendre de nouveau avec ma famille. J’ai été particulièrement impressionnée par la précision de sa description de nos personnalités. J’ai ensuite pu lui poser quelques questions dont voici les plus intéressantes.      

Quand as-tu commencé à t’apercevoir que tu avais de la facilité en divination?

J’avais quatre ans quand j’ai dit à ma mère que la maison d’à côté brûlerait. L’incendie est arrivé le lendemain. Au même âge, j’ai su le jour avant que ma grand-mère mourrait, même si c’était une mort assez imprévue. Puis, à 5 ans, un garçon est venu visiter ma sœur et j’ai su tout de suite qu’il serait son futur mari. J’ai eu la vision que je serais une bouquetière toute en rose pour leur mariage et c’est ce qui est arrivé.

Comment les gens réagissaient-ils autour de toi?

La plupart n’aimaient pas beaucoup ça. Mes parents ne voulaient pas que je parle de telles choses. Je me souviens qu’un jour, quand j’avais 9 ans, j’ai dit à mon enseignante, qui était une religieuse, qu’elle avait un compagnon. Elle s’est fâchée et a crié que non, mais j’ai su, bien des années après, que c’était vrai. J’ai aussi deviné des choses plus heureuses. Par exemple, j’ai rencontré mon mari à 16 ans et j’ai su tout de suite que je le marierais et c’est ce qui est arrivé quand j’ai eu 17 ans.

Comment as-tu commencé ta carrière de cartomancienne?

J’étais une mère de famille bien occupée, mais j’ai décidé, un jour, de prendre un cours de tarot avec ma sœur au collège Algonquin. Le prof m’a dit presque tout de suite que j’avais un don et m’a fortement encouragée à continuer. Ça fait maintenant 35 ans que je tire aux cartes pour les autres, dans toutes les provinces canadiennes, en France, au Japon, en Arabie et aux États-Unis.

Reçois-tu surtout des femmes ou des hommes?

Il y a trente-cinq ans, j’avais un rapport de 1’homme  pour 70 femmes. Mais maintenant, le rapport est plutôt un tiers d’hommes pour deux tiers de femmes. J’ai beaucoup d’hommes qui viennent pour parler de placements ou d’achat de nouveaux commerces.

Les personnes qui viennent te voir pour affaires ont-elles de bons résultats?

Je n’entends pas toujours parler des résultats, mais parfois, j’ai des preuves que ça fonctionne. Récemment, une femme est venue me voir pour se faire tirer aux cartes. Elle m’a apporté une enveloppe de la part son mari à qui j’avais récemment fait des recommandations d’affaire. J’y ai trouvé un cadeau de mille deux cents dollars!

As-tu vu des choses qui ont été difficiles à dire?

Oui. C’est souvent relié aux affaires de cœur. Je me souviens de la fois où j’ai dit à une cliente que non seulement son mari la trompait, mais qu’il avait même une deuxième famille avec une autre femme et des enfants de lui. Évidemment, la femme a cru que j’étais folle. Trois ans plus tard, le gars est mort et la dame a rencontré la deuxième femme de son mari et ses autres enfants au salon funéraire. Elle est venue me dire que j’avais eu raison!

Une dernière question, quelle a été une de tes plus grandes surprises?

Ça, c’est facile. Un jour, un homme est venu se faire tirer aux cartes. Je lui ai dit qu’il devait absolument aller s’acheter un billet pour un tirage, car il gagnerait sûrement quelque chose. Il a fait ce que je lui ai dit et il a gagné le premier prix : une maison toute meublée avec deux automobiles! Ce genre de chose ne m’est arrivé que trois fois dans ma carrière.

J’ai adoré ma visite chez Rollande et j’ai bien l’impression que j’irai la revoir. Elle m’invite à venir lui dire un petit bonjour à sa table du « Psychic Show » en avril à Ottawa et à la fête du travail à Nepean. Si vous n’êtes jamais allés à ce genre de foire psychique, je vous le conseille. Vous en verrez de toutes les couleurs et de toutes les saveurs.

(Rollande habite à Gatineau (Aylmer). On peut la consulter par courriel rollandetarot@videotron.ca, par téléphone 819 684-5125, ou en consultation personnelle à la maison. En tapant son nom sur le site www.tarot.canada.ca, vous trouverez de plus amples informations.)

La nouvelle énergie

Depuis des décennies, chacun de nous avons pris conscience de la spiritualité telle qu’elle est, non celle qui nous a été inculquée par nos prédécesseurs, les religions ou autres autorités… Nous avons donc choisi de travailler sur nous-mêmes en changeant des programmations, des fausses croyances et des patterns qui ne nous convenaient plus.

Pendant plusieurs années, nous avons assisté à des conférences et ateliers, nous avons lu des centaines de livres qui nous donnaient des recettes de personnes que l’on admirait beaucoup pour leur philisophie et la compréhension des choses. Nous étions convaincus que tout ce que nous lisions était possible… pour l’auteur, mais nous,… oui nous, quel était notre potentiel face à toutes ces belles théories?

Malgré tout, nous avons continué à faire du CHEMINEMENT considérant que c’était pour la vie et que ce cheminement n’était qu’un cheminement qui n’était pas un but en soi, il faisait partie de notre quotidien.

Nous en sommes venus à croire qu’en fin de compte, toutes ces belles histoires nous amènent à nous questionner, à faire une certaine évolution, à nous sentir mieux ou pire. J’entends souvent des personnes qui me disent : « c’était bien plus facile quand je n’étais pas conscient… ». De plus, nous avons accumulé des centaines d’outils pour aller de mieux en mieux et à chaque fois que nous vivons quelque chose, nous nous accrochons à nos outils pour faire un autre bond vers l’ÉVOLUTION.

Tout cela a été formidable et a aidé la plupart d’entre nous, MAIS, où en sommes-nous?

Depuis les années 80, (bientôt 30 ans), nous avons collectivement fait TOUT ce qu’il fallait faire pour nettoyer, brûler, changer nos vieilles énergies. Nous avons évolué dans de l’inconnu que nous avons apprivoisé…

Où en sommes-nous? Eh bien, nous sommes arrivés à ce que nous espérons depuis toujours, la raison de notre incarnation en cette époque merveilleuse du CHANGEMENT. Et de plus, 2009 est l’année du CHANGEMENT.

Mais quel est ce changement?

Il correspond à un choix que nous devons faire : « le choix de changer et passer le pas de la porte de la nouvelle énergie ou de tout simplement rester dans l’énergie que nous connaissons, que je nomme la vieille énergie ».

La nouvelle énergie est tout simplement différente de celles que nous avons connues. Ce n’est nullement nécessaire de faire le pas et de choisir la nouvelle énergie. D’ailleurs, beaucoup de personnes choisissent consciemment ou non de rester dans l’ancienne énergie et c’est tout à fait correct, c’est leur choix. L’ancienne énergie correspond à ce tourbillon dans lequel nous gravitons depuis le début de l’ère du poisson. Ce fut l’ère de la souffrance, de l’oubli de soi, de la peur sous toutes ses formes et bien sûr, l’ère des inventions. Que l’on choisisse de demeurer dans cette énergie, ça se comprend puisque tout ce que nous connaissons provient de cette époque, même notre cheminement.

Celles et ceux qui choisissent de faire le pas et d’y entrer vraiment, se lancent dans une expérience tout à fait nouvelle. Une expérience où il n’y a aucune référence, une expérience qui est l’inconnu pur. Chaque personne le vit à sa manière, sans pouvoir se comparer avec l’expérience de l’autre… Chaque expérience est unique tout comme chacun de nous. Cette unicité, nous le savons depuis toujours, mais nous nous sommes toujours conformés à ce que la société, les autorités, les religions, nos parents, nos amis et les autres désiraient. Dans cette nouvelle expérience, seule notre intuition peut nous conduire. Oui, nous sommes seuls dans cette nouvelle énergie. Seuls pour choisir uniquement LE MEILLEUR dans notre vie. Par le fait même, nous découvrons une nouvelle façon de rentrer en relation avec les autres, une manière tellement plus riche que toutes celles que nous avons connues. La seule chose dont on peut être certain, c’est que cette nouvelle énergie est MERVEILLEUSE sur tous les points.

« C’est l’UNICITÉ dans l’UNIVERSALITÉ… »

2009 est une année charnière entre l’ère du Poisson et l’ère du Verseau. C’est l’occasion unique de faire le CHOIX. Faire ce choix ne veut pas dire de tout quitter pour aller vivre une expérience quelconque ailleurs ou avec d’autres personnes… NON!

Faire le CHOIX de vivre et d’ÊTRE heureux, veut dire, juste faire le choix, décider, OSER enfin ÊTRE. J’entends le mental dire : Mais comment? Il n’y a plus de Comment, Pourquoi, Quand, Qui, Quoi, etc. Tout ça correspond à l’ancienne énergie. Dans la nouvelle énergie, il suffit de faire le choix et de laisser venir le MEILLEUR vers soi et surtout de s’ouvrir pour accueillir les merveilleuses choses qui se présentent à nous.

Actuellement, plusieurs personnes vivent des inconforts ou maladies physiques ou des expériences qui leur rappellent des choses vécues auparavant. Généralement, ces personnes ont choisi de vivre la nouvelle énergie, mais tout en restant dans l’ancienne. Il n’y a pas de demi-mesure, nous choisissons la nouvelle énergie à 100 % ou nous demeurons dans l’ancienne énergie.

Donc, cela signifie : arrêter de travailler sur telle ou telle chose, juste ÊTRE. ÊTRE ne correspond pas à la passivité, au contraire, ÊTRE, c’est très actif, c’est être dans l’action en suivant son intuition (non son imagination). Suivre son Cœur, non son Intellect. C’est également mettre de côté TOUT ce que l’on a appris depuis notre conception et ne repartir qu’avec les connaissances qui nous conviennent et qui représentent pour chacun, LE MEILLEUR.

Si des mémoires de l’ancienne énergie se manifestent, on a tout simplement à prendre conscience qu’elles appartienennt à l’ancienne énergie et la retourner là d’où elle vient. D’ailleurs, il y aura toujours quelqu’un qui s’en chargera dans l’ancienne énergie. En quelque sorte, c’est MOURIR à ce que nous sommes pour RENAÎTRE à ce que nous voulons vraiment ÊTRE.

« Aujourd’hui, c’est le premier jour du reste de ma vie! »

Merci de m’avoir lu, ce texte est ma vérité, si elle vous convient tant mieux, si non, tant mieux. L’important, c’est que vous ayez votre propre vérité et que vous vous respectiez dans cette vérité qui évolue à chaque instant…

Choisir le bonheur

La vie est mouvement. L’absence de mouvement, c’est la mort.

Pour être heureux, il est important de se sentir en mouvement et d’être en mouvement.

Mouvement physique d’abord. À tous mes clients dépressifs, je donne la recommandation suivante : aller marcher dans la nature à tous les jours, ne serait-ce qu’un quart d’heure à la fois. Chaque fois que nous marchons, notre système produit des endorphines. Les endorphines sont un euphorisant naturel, elles nous mettent de bonne humeur. Des recherches récentes ont démontré qu’une heure de marche était l’équivalent d’une Prozac (pilule antidépressive).

Se mettre en marche physiquement aide aussi à se mettre en marche psychologiquement. Si le mouvement physique aide à notre bonheur, le mouvement psychologique y aide encore plus. La créativité nous rend heureux, nous fait sentir vivant. L’origine du mot créativité (creare vitæ : créer de la vie) le dit. La créativité, c’est le contraire de la rigidité, de l’absence de mouvement. La flexibilité, c’est la capacité de s’adapter aux événements, d’être souple et cette flexibilité nous aide beaucoup plus à être heureux que le fait de tenir rigidement à nos idées. Je me souviens d’une cliente, une dame de soixante ans, malheureuse parce que sa fille unique venait de divorcer, ce qui était contre ses principes. Elle ne parlait plus à sa fille, ni par le fait même, à son unique petite-fille qu’elle aimait beaucoup. J’essayais de la persuader qu’elle avait le droit de tenir à ses opinions, mais qu’elle devait aussi permettre aux autres de vivre de façon différente. Combien souvent nous refusons d’être souple et d’accepter les autres tels qu’ils sont. Je disais à cette dame : « Vous avez le choix entre avoir raison et être heureuse. Lequel est le plus important? ».

Le mouvement psychologique est parallèle au mouvement physique. Lorsque nous sommes rigides dans notre pensée, nous devenons souvent rigides dans notre corps et lorsque nous maintenons la souplesse de notre corps, il nous est plus facile d’avoir l’esprit ouvert.

Sur le plan psychologique, bouger, c’est devenir actif pour obtenir ce que je veux. Si je me sens seul, je peux devenir une victime passive et me dire que personne ne me téléphone, que personne ne m’aime, que personne ne s’occupe de moi. Je peux aussi devenir pro-active pour atteindre mon but, prendre le téléphone et appeler quelqu’un ou me joindre à un groupe de bénévolat pour aider quelqu’un d’autre qui est seul avec son problème. L’activité psychologique est, elle aussi, une grande source de bonheur. Dès que j’entreprends une action pour résoudre un problème, je me sens plus calme et j’ai moins tendance à me voir dépassé par le problème. La formule magique « De combien de façons puis-je…? » a bien souvent aidé mes étudiants et mes clients à se mettre en mouvement. Il y a bien vingt ans, nous avions décidé, mon conjoint, mes enfants et moi, de partir visiter Walt Disney l’hiver suivant. Un ami de mon fils, alors âgé de 12 ans, qui avait entendu parler du projet me dit : « J’aimerais bien y aller! ». Je lui réponds : « Écoute, je veux bien t’amener, mais ça va te coûter sept cents dollars ». Le petit garçon, plein d’espoir, partit consulter sa maman. Il faisait partie d’une famille monoparentale pas très riche. Le lendemain, il revint me voir découragé : «Ma mère fait dire que l’argent ça ne pousse pas dans les arbres! ». Je lui réponds : « Ta mère a raison, Toi, est-ce que tu as envie de venir? Oui, alors pose-toi la question : De combien de façons puis-je ramasser l’argent pour aller faire ce voyage? »

Nous nous sommes assis, mon fils, son ami et moi et nous avons fait un brain-storming, une liste de plus de cent façons dont ils pourraient ramasser de l’argent dans la prochaine année. Cadeaux de Noël, cadeaux de fête, gazon, récolte de bouteilles, vente de cartes créées par eux sur l’ordinateur, toute la parenté alertée, aucun effort ne fut négligé. Et c’est un petit garçon tout heureux et fier de lui-même muni de son argent que sa maman est venue reconduire à l’aéroport. Ce petit garçon est maintenant ingénieur et quand il a voulu aller à l’université, il s’est tout simplement demandé : « De combien de façons puis-je trouver de l’argent pour faire les études que je veux? ».

Bouger, c’est cesser d’être victime de son environnement, de son éducation, de ses habitudes, c’est se mettre en marche pour créer son bonheur. Et, comme je le répète si souvent, le bonheur n’est pas au bout du chemin, le bonheur, c’est aussi d’être en cheminement. Bouger sur le plan physique, bouger, être en action sur le plan psychologique, bouger aussi sur le plan spirituel. Bouger sur le plan spirituel, c’est savoir que je suis sur la terre en apprentissage. En apprentissage pour devenir une personne plus aimante, plus compatissante, plus sereine, plus joyeuse.

Sur le plan spirituel, ce n’est plus la vitesse du mouvement qui compte, c’est la direction, le sens. L’action sans réflexion sur la direction où vous voulez aller est perte de temps. Prenez le temps d’être conscient. Même sur le plan physique, si on veut aller trop vite, on se blesse et on prend du retard sur son entraînement. Il ne s’agit pas d’aller vite, mais d’aller dans la bonne direction. La direction de l’amour et de la paix. Le mouvement spirituel est une quête de sens, non pas le sens que la vie pourrait voir, mais le sens que nous voulons donner à notre vie, l’accomplissement que nous voulons atteindre, la joie et le bonheur que nous pouvons créer pour nous et pour les autres.

Pour être pleinement satisfaisant, le mouvement doit avoir tout son sens, tout son sens d’accomplissement et de réalisation de soi. Sur tous les plans, la stagnation, l’immobilisme est une source de maladies et de problèmes, le mouvement est une source de joie, de bien-être, de santé et de bonheur.

Petits conseils :

  • Marchez dans la nature, ne serait-ce que cinq minutes par jour.
  • Bougez autant que votre santé vous le permet.
  • Contemplez le mouvement de la vie : les feuilles qui bougent au vent, les oiseaux, les vagues, sentez que vous aussi vous participez à ce mouvement.
  • Acceptez la phase où vous en êtes maintenant dans le cycle de la vie et le genre d’action qui correspond à cette phase.
  • Prenez le temps de donner un sens, une direction à votre action, elle en deviendra plus joyeuse, vous aurez un but.
  • Lorsque vous vous sentez immobilisés, ouvrez les options en vous demandant « De combien de façons puis-je…? » plutôt que de rester paralysés par les obstacles. Là où une porte se ferme parfois s’ouvre une fenêtre.
  • Et souvenez-vous : une porte qu’on ouvre souvent ne rouille pas.

À la recherche de soi

Des émotions difficiles à vivre peuvent nous envahir et nous écraser. Ces émotions peuvent avoir une cause apparente. Il peut s’agir par exemple de la perte d’une personne aimée, d’un travail valorisant ou encore d’une trahison amoureuse. Elles peuvent aussi provenir de l’enfance et avoir été causées par exemple par un échec scolaire, de la violence subie, l’impression de déplaire, la séparation des parents ou d’autres événements dont on a perdu la trace consciente. Quoiqu’il en soit, ce qui est important, c’est de prendre conscience de ce malaise et de s’en occuper pour retrouver notre énergie vitale et notre joie de vivre.

Chaque humain rencontre des moments de souffrance qu’il cherche à soulager du mieux qu’il peut. Il est plus facile de fuir que de prendre le temps nécessaire de regarder ce qui se passe. La personne qui accepte de confronter sa souffrance fait preuve d’un grand courage qui l’aidera par la suite à mieux se développer et à ne pas répéter les erreurs du passé. Faire appel aux compétences d’un thérapeute n’est pas une marque de faiblesse, mais bien une stratégie du mieux-être.

Le cheminement vers soi n’est pas simple, car des défenses se sont mises en place avec le temps pour ne pas donner accès à la souffrance qui s’est accumulée faute d’avoir pu être exprimée. Ce cheminement doit se faire en douceur, dans un contexte sécuritaire et accueillant. À prime abord, l’atelier d’art-thérapie comme lieu pour prendre soin de soi peut paraître surprenant. Les matériaux qui sont à la vue et à la portée donnent plutôt l’impression de se retrouver à la maternelle. Pour plusieurs, cela donne le goût de redevenir un enfant et de s’amuser. C’est une façon toute simple de retrouver l’enfant intérieur et de lui redonner la place qu’il a besoin de prendre. Jouer, créer, faire des essais et des erreurs sans conséquence, trouver des solutions novatrices à des problèmes de formes et de couleurs, avoir du plaisir à découvrir la magie de la transformation des couleurs.

Certains entrent d’emblée dans des souvenirs pénibles qui peuvent tout de suite être explorés, exprimés et reprendre une place moins envahissante dans le présent. D’autres se demandent ce qu’ils viennent faire là, car ils n’ont jamais été attirés par l’art ou pensent que la thérapeute va découvrir des secrets qu’ils ne veulent pas dévoiler. Il est alors important de prendre un temps pour s’apprivoiser, se connaître, pour faire confiance. En fait, la création devient un moyen de communication qui aide à diminuer l’anxiété et les défenses, à aborder la souffrance sans la confronter directement et à prendre conscience de ses forces et de ses acquis. Imaginez juste les découvertes sur vous qui peuvent être faites lors d’un travail avec des photos de votre enfance!

En route vers l’illimité : mettre à jour notre base de données…

J’ai lu un jour ceci dans le bouquin très avant-gardiste de Gitta Mallatz intitulé Dialogues avec l’ange ceci :

L’homme préhistorique était à peine conscient.

L’homme d’aujourd’hui n’est qu’à moitié conscient.

L’homme de demain sera pleinement conscient de sa nature humaine et divine.

Et un peu plus loin, dans un chapitre traitant du nouveau, l’auteur rajoute :

Ce qu’on a reçu jusqu’ici n’est qu’une base, une préparation. L’enseignement de lumière ne peut venir qu’après. Le nouveau est au-delà des connaissances de base. Qu’est-ce que le nouveau? C’est le jamais encore vécu. Le jamais encore pensé. Le jamais encore nommé.

Lorsque j’ai lu ces passages, mon cœur s’est rempli de joie devant tout le merveilleux chemin qu’il me restait encore à faire. J’y ai trouvé une très grande motivation à persévérer dans ma démarche vers le nouveau et l’illimité. En effet, si on se maintient trop longtemps dans le connu, dans l’ancien, c’est comme si on se contentait de la base de données originelle de notre ordinateur, c’est comme si on n’osait jamais faire de mise à jour de nos logiciels de peur de ne plus savoir comment s’en servir. Puis, on a rajouté à cette base originelle les connaissances qu’on nous a apprises de gré ou de force, des croyances qu’on nous a inculquées à coup de dogmes et qu’on a juré être la pure vérité venue tout droit d’en haut, des lois supposément universelles auxquelles il ne fallait pas déroger.

Comme la masse des gens y est encore bien installée comme dans un nid douillet, les aventuriers de l’inconnu qui, comme nous, osent s’aventurer dans des sentiers non battus sont très vite débusqués et étiquetés de fous ou de visionnaires déconnectés de la réalité – évidemment, la réalité connue, acceptée et approuvée par la majorité. Mais si ces explorateurs de l’illimité, ces enfants d’un monde nouveau, avaient découvert un peu de vérité nouvelle. Si on prêtait l’oreille aux idées avant-gardistes qu’ils apportent, même et surtout celles qui peuvent nous paraître saugrenues et irréalistes, si on étudiait sérieusement ce qu’ils rapportent au lieu de tout rejeter du revers de la main comme le font les éternels sceptiques de ce monde?

Toutefois, je suis d’accord qu’il peut se glisser quelques hurluberlus dans le lot, mais, heureusement, ils ne font pas légion et ils sont facilement reconnaissables par l’incohérence de leurs propos. Je parle de s’attarder plutôt à ces gens qui savent cueillir des perles rares dans des endroits inconnus de la plupart des gens et qui sont des précurseurs du nouveau. Ne renions jamais ce que nous avons appris dans le passé, mais, de temps en temps, offrons-nous des pauses pour séparer le bon grain de l’ivraie. L’ancien est toujours une préparation au nouveau, mais encore faut-il lui faire de la place.

Toute destruction amène automatiquement une nouvelle création, explique d’ailleurs la sagesse hindoue.

Trop de gens se campent dans la sécurité de ce qu’ils ont appris il y a des décennies et ne jurent désormais que par cela. Ils se réfèrent inlassablement au passé, ressortant, surtout lorsqu’ils sont à bout d’arguments, des citations anciennes ou des phrases tirées de livres sacrés – qui ont pourtant été écrits par des hommes comme vous et moi, ne l’oublions pas, et peut-être même dans des buts très précis qui en feraient rougir plus d’un… Les anciennes croyances limitatives sont comparables à des ancres bien cramponnées au fond de la mer qui gardent le navire sur place et l’empêchent de poursuivre sa route. L’attachement inconditionnel au passé rend difficile, voire impossible, toute navigation en eau nouvelle.

Pour accéder à l’illimité, il faut avoir le courage de lever l’ancre et de se laisser entraîner par le courant en toute confiance et en pleine conscience. Le seul effort à fournir consistera à se maintenir le plus possible au centre du cours d’eau et à éviter la tentation de rebrousser chemin, ce qui nous obligerait à ramer à contre-courant. C’est tout ce qui compte. Il est un fait indéniable que notre présent est enrichi des enseignements du passé et de tout ce qui a été vécu, mais si on s’y attarde trop, on risque de perdre de vue la forêt qui se cache derrière l’arbre sur lequel on a le nez rivé.

Dites donc merci au passé, aujourd’hui même, pour tout ce qu’il vous a appris, mais ne vous y complaisez plus outre mesure, sinon vous sombrerez dans le JE SAIS, le plus terrible écueil qui guette les chercheurs de vérité, même les plus sages d’entre eux. Car aussitôt qu’on croit savoir, on arrête d’écouter les autres, on s’immobilise et on s’isole sur notre île de sagesse. On jette alors l’ancre et on s’installe à demeure dans le calme plat de la sécurité du connu. Mais, vous savez, après un certain temps et à force de ne plus bouger, la coque de notre navire s’effrite lentement et se met à pourrir et le bateau jadis magnifique commence à couler sans que personne ne s’en aperçoive, et cela, juste parce qu’un jour il a arrêté sa course. Il est dorénavant trop tard pour réagir. Levez donc dès maintenant les amarres et sachez quitter, ne serait-ce que momentanément, votre port d’attache avant que votre havre de paix ne vous avilisse trop.

Quête spirituelle ou psychothérapie?

Commençons d’abord par définir ce qu’est une quête spirituelle.  Bien que chacun ait sa propre définition, pour la plupart elle équivaut à chercher quelque chose d’abstrait.  Je m’explique.  Si on questionne des personnes qui font une telle démarche, on obtient habituellement comme réponse : je cherche Dieu, l’illumination, l’éveil, le Nirvana, la conscience cosmique, la réalisation du soi, etc.  Or, ces réponses ne sont que des mots, des concepts, et n’évoquent rien de vraiment concret.

Maintenant, si on demande aux personnes ce qu’elles attendent d’une psychothérapie, la plupart affirmeront qu’elles veulent se sentir bien dans leur peau, mieux se connaître, vivre des relations plus saines, moins souffrir, etc.  En d’autres mots, elles aspirent à faire l’expérience de plus de bonheur et de paix dans leur vie.

La psychothérapie semble donc être une démarche plus concrète qu’une quête spirituelle.  Après tout, se sentir mieux dans sa peau – tête, corps et cœur -, plus heureux et plus en paix, n’est-ce pas ce que tout le monde recherche vraiment?

Permettez-moi de partager avec vous en quelques mots mon cheminement.  Pendant longtemps, j’ai mené une quête spirituelle, mais en ne sachant pas réellement ce que je cherchais.  Je lisais beaucoup sur le sujet, je rencontrais des sages, je pratiquais la méditation et le yoga, ce qui en soi n’a pas été néfaste.  En fait, ces rencontres et ces lectures m’ont quand même bien servi.  Il m’arrive encore de m’asseoir en méditation, mais ce n’est plus pour les mêmes raisons.  Lorsque par curiosité, j’ai entrepris une psychothérapie, j’ai mis au jour des vérités cachées qui m’habitaient.  J’ai touché des blessures au tréfonds de mon être dont jamais je n’aurais soupçonné l’existence.  Plus j’avançais dans ma démarche psychothérapeutique, plus je découvrais à quel point j’avais appris à survivre.  J’étais devenu un survivant.

Depuis, je n’ai à vrai dire jamais cessé ma quête spirituelle, mais je dois avouer qu’elle est devenue plus concrète, plus globale.  J’apprends de plus en plus à vivre et non à survivre.

J’ai voulu vous parler brièvement de mon histoire, car j’ai connu et je connais encore trop de gens qui croient suivre une quête spirituelle, alors que ce qu’ils font – dans la plupart des cas, mais pas tous – n’est rien d’autre que de fuir.  Ils ne recherchent rien de concret.  En suivant l’enseignement de leurs gourous ou maîtres, ils ont l’impression de pratiquer une quête spirituelle, alors qu’en réalité ils ne savent pas exactement ce qu’ils recherchent.  Souvent, certains espèrent – inconsciemment – retrouver l’amour et la reconnaissance qui leur ont tant manqué dans leur enfance.  Pour d’autres, c’est de combler un vide dont ils ne sont également pas conscients.  Ne vous méprenez pas, je n’ai rien contre les gourous ou maîtres authentiques.  Plusieurs d’entre eux sont des êtres hors du commun et d’une aide indéniable.  Toutefois, suivre les enseignements d’un maître ne fera pas nécessairement diminuer une névrose, à moins que ce dernier suggère ou préconise un travail d’ordre psychothérapeutique.

À vous donc de choisir.  La quête spirituelle et la psychothérapie sont d’un ordre différent, mais pas nécessairement incompatible.  Au contraire.  La psychothérapie peut venir en aide à une quête spirituelle authentique, laquelle deviendra plus pratique, concrète et complète.

Le grand défi de l’authenticité…

L’authenticité est une porte essentielle pour accéder au bonheur. À la maison, ça va; avec les amis, c’est déjà plus difficile. Mais au travail, alors là, c’est une toute autre paire de manche, car c’est souvent à cet endroit que l’on sera le plus enclin à porter des masques pour plaire aux autres, pour satisfaire aux attentes du patron, pour faire bonne impression devant le client, etc. Mais en a-t-on toujours envie? Et où se trouve l’équilibre dans tout ça?

Quand on sent le besoin de porter un masque pour plaire aux autres, qu’on exécute des pirouettes à n’en plus finir pour se faire aimer de notre entourage – incluant le patron et les clients -, c’est le signe qu’on n’est pas suffisamment fidèle à soi-même. Tout ce qu’on peut faire dans la vie pour se faire aimer vient du simple fait qu’on ne s’aime pas suffisamment et qu’on croit que c’est les autres qui doivent le faire pour nous. C’est normal, on est tous humain…

L’authenticité nous permet d’être enfin nous-mêmes en toutes situations. Quand je parle d’authenticité, je parle évidemment de transparence. Et avant d’être transparent vis-à-vis des autres, vous conviendrez qu’il faut d’abord l’être avec soi. Donc, cessons autant que possible (car ce ne l’est pas toujours) de faire le caméléon et de changer de masque au fil des situations et des gens rencontrés durant une journée, au bureau comme chez soi. Nous sommes nés avec un corps particulier, un caractère bien à nous, et des habitudes de vie qu’on nous a inculquées. C’est avec ces traits précis de notre personnalité que nous devons donc avancer dans la vie. Bien sûr, tout peut changer en cours de route et c’est même tout à fait souhaitable. On peut certes améliorer certaines choses en nous, modeler et améliorer notre caractère, changer notre physique même. Par contre, le rythme de notre évolution dépendra invariablement de notre degré d’acceptation de soi. Au fil de celle-ci, les grands changements se produiront tout seuls, sans effort ni souffrance, sans thérapie interminable ni régime drastique.

Si nous sommes tels que nous sommes aujourd’hui, c’est que c’est ainsi que nous devons être.

L’être foncièrement heureux n’a plus aucune raison de porter de masque. Au travail, à la maison, dans ses relations interpersonnelles, il sera toujours le même. Ce n’est pas tout à fait ce que la société nous a montré, n’est-ce pas? Vous n’avez qu’à vous rappeler lorsque vous étiez plus jeune, tout ce que vous ne pouviez pas faire ou dire en présence de tel ou tel oncle ou tante. Vous en auriez long à dire, n’est-ce pas? L’enfant est transparent de par sa nature profonde, et nous devrions être à son image, au risque de déplaire à certaines personnes. Bien sûr, cette transparence peut paraître utopique à certains, car on nous a toujours fait comprendre de ne pas dire certaines choses si on voulait être aimé.

Un des secrets du bonheur consiste donc à oser montrer aux autres, comme à nous-mêmes, qu’une seule personnalité.

Vous connaissez peut-être des gens qui, au bureau, sont doux et réservés, mais dès qu’ils franchissent le seuil de leur maison, peuvent devenir désagréables, voire violents, envers leur conjoint ou leurs enfants. L’authenticité est pourtant l’une des qualités les plus prisées dans le monde. Ce que nous apprécions le plus chez les autres, c’est d’ailleurs ce que nous voudrions posséder nous-mêmes. Osons donc faire preuve de transparence en tout, montrer aux autres notre vrai visage, et cela, que ça leur plaise ou pas. Au début, il est normal d’être maladroit à cet exercice. Par contre, soyez assurés que même si certains prétendus amis se permettent de vous juger, les véritables, eux, commenceront à vous apprécier davantage et à votre juste valeur.

 Les meilleurs patrons sont ceux qui savent utiliser à bon escient les qualités intérieures de leurs employés au lieu d’essayer de les changer.

Tout au long de mon cheminement, j’ai rencontré nombre de personnes à la réputation plus qu’enviable, mais qui agissaient à l’opposé de ce qu’elles prêchaient – remarquez que je l’ai peut-être fait moi aussi… La plupart d’entre eux ont fini par se retrouver seuls sur leur île de plus en plus déserte, ou ils ont succombé au piège du pouvoir et de l’argent. Aujourd’hui, je ne les juge plus, car je sais qu’ils sont de grands maîtres en devenir. Ils ont été happés par les tentacules de l’ego et se sont donné comme défi de gérer le pouvoir sans s’y perdre. Tout un défi! Qu’ils réussissent ou non, cela n’a pas de réelle importance. S’ils ratent leur sortie, ils reprendront peut-être un jour où ils étaient rendus… Si vous voulez répandre autour de vous des perles que vous avez acquises par vos expériences de vie, n’essayez pas de le faire uniquement par la parole.

Souvent, le seul fait de se contenter d’« être » est suffisant pour transmettre vraiment ce que nous voudrions enseigner. Et le bureau est l’endroit idéal pour commencer…

L’appel à la vie

Il est de ces expériences qui deviennent des points tournants dans une vie.  Pourtant, des expériences marquantes, j’en ai vécu beaucoup, mais cette dernière a eu un impact profond.  J’aimerais la partager avec vous.

Il y a quelques mois, j’ai demandé à l’univers un outil, un moyen, pour intégrer mon corps à ma réalité spirituelle.  Je sentais que mon corps me ralentissait dans mon évolution, car j’en étais à peine consciente.  Mon corps était là, mais je n’y vivais pas.  Il servait simplement de récipient à ma recherche intérieure, un conduit physique auquel je portais peu attention.  Douloureux et lent, pénible!

Quelques jours plus tard, en potassant des livres, mon regard a été attiré par un titre : « Au cœur de notre corps – se libérer de nos cuirasses » de Marie Lise Labonté (Éditions de l’homme).  Les premiers mots de la préface commencent ainsi : « Nous avons, dans la profondeur de notre corps, un cœur, un centre, un lieu où repose notre essence, notre être.  Le cœur de notre corps n’est pas notre cœur physique, il est le noyau… ».  J’ai ramené le livre à la maison et l’ai dévoré d’une traite.

La promesse : retrouver le cœur de notre corps et entrer en contact avec notre vie et notre créativité par la méthode de libération des cuirasses (MLC).  Wow!  La prémisse m’a rejointe profondément dans mon désir de vivre mon corps autrement.

Conquise et fascinée, j’ai acheté un autre de ses livres : « Mouvements d’éveil corporel » qui vient avec un DVD de certains des mouvements.  Je me sentais attirée comme un papillon à la lumière.  J’ai cherché plus loin et trouvé une praticienne de la méthode, Brigitte Drapeau.  J’ai suivi une première session avec elle, puis une seconde en cours présentement.

La méthode, d’une incroyable douceur, pouvait-elle vraiment avoir l’impact promis?  Je n’en suis encore qu’au début, pourtant je ressens une appréciation sans bornes pour cette méthode douce et simple qui, avec des outils comme des balles mousse, des balles de tennis et un bâton recouvert de mousse, parvient à rejoindre les profondeurs de l’être.  Ma vie se transforme.  Mon corps se détend et s’ouvre.  Mon corps se rappelle à la vie.  L’impact est palpable.

La méthode, si douce pour le corps, ravive des mémoires enfouies profondément dans les muscles, les articulations et les fascias.  On m’avait déjà dit que le corps entrepose en lui toute notre expérience de vie.  Je n’avais pas cru que c’était vrai.  Maintenant, je vis cette réalité avec une grande intensité.  Les émotions, parfois presque insoutenables, s’expriment et se libèrent avec les mouvements d’ouverture, d’étirement et d’harmonisation.  Chaque mouvement apporte avec lui son bagage d’émotions oubliées ou mal vécues et, avec douceur et amour, leur donne vie et les laisse se dire dans la détente du corps.  Il en reste une souplesse plus grande et un grand plaisir.

Je remarque des changements dans ma vie de tous les jours.  Subtils, au début, les changements se font plus importants.  À mesure que je me dirige vers le cœur de mon corps, jour après jour, mon attitude change.  Je suis plus ouverte et réceptive.  Je m’exprime plus facilement.  Mon corps se détend là où auparavant je n’avais même pas perçu de tensions et de rigidité.  Des plans, longtemps remis à plus tard, se mettent en place et commencent à s’actualiser.  J’ai finalement changé les meubles de mon salon et de mon bureau, mais surtout, je me remets à écrire après plusieurs mois sans inspiration… et ça me fait chanter le cœur.

Tout ça avec quelques balles et un bâton, me direz-vous?  Oui, tout ça.  Alors, quand j’ai vu la thématique de ce mois-ci pour le Cheminement – Notre corps nous parle.  Comment être à l’écoute des signaux de notre corps? – j’ai voulu parler, comme d’un cadeau à partager, de cette expérience que je vis présentement avec les mouvements d’éveil corporel.

Je ressens l’appréciation profonde de mon corps qui finalement reçoit l’attention qui lui est dû et dont il a tellement besoin.  Je ressens surtout la nouvelle communication qui s’établit entre mon conscient et mon inconscient.  Un mariage au-delà des mots, dans les profondeurs de mon être, qui me guide vers la vie et, qui sait, vers le cœur de mon corps.  Un corps libéré, harmonisé, heureux.

L’approche globale du corps!

Cheminer dans la vie de… Marie Lise Labonté

Entrevue réalisée pour la revue Cheminement par Manon Duguay

En 1976, âgée de 25 ans et souffrant depuis quatre ans d’arthrite rhumatoïde incurable très douloureuse, elle a épuisé toutes les avenues de la médecine traditionnelle sans trouver le chemin de la guérison.

MLL : J’ai fait un cheminement pour comprendre pourquoi j’avais cette maladie.  Je comprenais intellectuellement, mais mon corps continuait d’être de plus en plus malade.  Je n’avais rien changé à ma vie.  J’attendais que le ciel fasse quelque chose pour moi.  Je disais aux médecins « Prenez mon corps » et aux psychologues « Prenez ma tête ».  J’étais en chaise roulante.  Je souffrais.  Je m’isolais.  J’avais une vie réduite au maximum.  Je ne pouvais plus faire l’amour.  À cause de mes hanches, je ne pouvais plus ouvrir les jambes.  À 25 ans, c’est difficile.  Ça été l’élément déclencheur.

Je suis descendue dans une forme de tunnel noir.  J’ai lu le livre de Thérèse Bertherat (NDLF : sur l’anti-gymnastique), mais je ne faisais rien.  J’ai essayé quelques-uns des petits mouvements suggérés avec des balles de tennis.  La maladie était toujours là, mais c’était mieux que mes antidouleurs.  C’est comme ça que j’ai commencé.

Puis j’ai pris la décision d’aller travailler avec elle à Paris.  C’était mon étoile, mon phare, dans la noirceur que je vivais.  Je n’avais pas d’argent.  J’ai tout vendu et quelqu’un m’a prêté des sous.  J’ai réussi à partir.  C’était une question de vie ou de mort.

MD : Vous avez ensuite découvert d’autres techniques dont le rolfing.

MLL : Oui, le Mézière.  Je travaillais sur moi.  Je suivais des cours.  J’écrivais mon journal.  Je n’avais pas encore faire la synthèse.  J’étais dans mon processus de guérison et je découvrais tous les éléments, dont la mémoire du corps, au fur et à mesure.  C’était assez surprenant.  Je savais que j’écrirais un livre.  C’était trop fort.

MD : Est-ce à ce moment-là que vous avez compris le pouvoir de l’intérieur relié aux mouvements du corps?

MLL : Oui.  Tout à fait.  J’avais une base en anatomie.  Je faisais les liens, Reich, les cuirasses.  Je rencontrais d’autres praticiens.  Je posais des questions.  J’ai commencé à bâtir ma propre compréhension toujours à travers l’expérience de mon corps.  C’est toute une époque, quand j’y repense.  Au bout d’un an, je suis revenue au Québec; j’ai commencé à donner des cours.  J’avais reçu beaucoup, il fallait que je redonne.

Et je poursuivais mes recherches.  Je suis allée étudier à New York pour devenir psychothérapeute.  J’ai fait une formation Rebirth.  J’ai aussi étudié avec le docteur Simonton.

MD : La visualisation est venue par lui?

MLL : Oui, j’en faisais déjà.  Mais avec lui, j’ai compris intellectuellement la technique que je vivais naturellement.  Il fallait que je donne une base psychologique à ma guérison pour pouvoir transmettre mes connaissances.  C’est là que j’ai bâti ma méthode et commencé à écrire mon livre.

« Mouvements d’anti-gymnastique » est l’approche du corps que j’avais donnée à ma méthode.  On travaillait aussi les croyances, l’esprit et l’on touchait une dimension de l’âme pour retrouver sa nature profonde.  J’aurais voulu appeler la méthode « Approche globale du corps » parce que le corps était la base.

MD : Et on est au début des années 80.

MLL : Exactement.  Je me souviens que mon éditeur, Québec Amérique, à l’époque, n’appréciait guère les mots du genre « âme ».  À la fin de mon livre, je disais que je m’étais réconciliée avec mon âme.  Il n’aimait pas ça.  Il me disait « Es-tu certaine de vouloir écrire ça?  Comment peux-tu parler de ton âme ».

En 1980, j’ai ouvert mon premier centre à Montréal.  J’ai commencé à avoir une clientèle de gens très malades.  En 1982, j’ai commencé à former des gens.  Je donnais aussi des conférences.  De plus en plus, il y avait un impact.

MD : En 1986, vous avez eu une expérience d’éveil qui a transformé votre vie.  Quelle était cette expérience?

MLL : Ça s’est passé au moment où je donnais une conférence sur l’autoguérison.  Maintenant, je pourrais dire que j’ai eu comme une descente de la grâce, une énergie qui m’a frappée.  J’avais l’impression que mon cerveau s’ouvrait comme une noix de coco et j’entendais à l’intérieur de moi une voix qui voulait dire autre chose sur la guérison que ce que je disais.  Et je savais que cette voix disait vrai.  C’était un effort surhumain de me refermer et poursuivre ma conférence.  Après, je sentais que je n’étais plus seule.  Qu’il y avait quelque chose de beaucoup plus vaste qui m’habitait.  Ça n’a pas été facile à vivre.

La période de recherche pour comprendre ce qui se passait a duré deux ans.  J’ai cessé de donner des conférences.  Mes nuits étaient habitées.  J’y recevais des informations sur la formation que je donne maintenant au niveau de la visualisation et j’écrivais le matin.  J’ai compris que je vivais un phénomène incroyable.

MD : Vous avez intégré les mondes parallèles de la psychologie, avec votre méthode et celui du chanelling.  Qu’avez-vous appris sur l’intégration de ces énergies contradictoires?

MLL : C’est difficile de vivre comme ça sans vivre l’inflation.  L’inflation, c’est de se prendre pour l’entité.  Plusieurs perdent le fil, car la personnalité s’approprie la réalité.  En 2000, je suis retournée à mon travail de psychothérapeute, un peu abandonné pour me consacrer à l’enseignement de la guérison spirituelle angélique.  J’ai senti le besoin de faire moins de channeling.  Mon corps et mon cœur commençaient à être fatigués.  J’avais besoin de reprendre mon œuvre au niveau de la méthode de libération de cuirasses, de la MLC®.

MD : Les livres que vous avez écrits depuis l’an 2000 ont un ton différent, moins psy et plus émotions.  Avez-vous été influencée par la canalisation des anges dans vos nouveaux écrits, tel votre dernier livre « Parlez-moi d’amour vrai »?

MLL : Oui.  Certainement.  Je suis habitée et l’énergie passe quand même à travers mes vibrations, mes cellules, mon inconscient.  J’ai été inspirée dans mon œuvre, à partir de cette expérience.  Je perçois une plus grande union intérieure entre les univers très vastes d’amour inconditionnel que j’ai côtoyés jusqu’à l’intégration avec le point de vue psychologique et dans toute mon approche.

MD : Vous aviez la chance d’avoir des outils de psychothérapie et un esprit rationnel pour synthétiser le tout.

MLL : Un esprit analytique aussi.  Ce qui m’a beaucoup aidé, c’est toute la vision de Carl Jung qui, lui, a été profondément inspiré par ‘âme, la vie, et qui a amené un aspect spirituel à la psychologie freudienne, il a ouvert une porte.  Il a fait sa thèse de doctorat sur la médiumnité.  La dimension du moi, du soi, m’inspirait.  J’ai relié tout ça à travers moi, pas seulement intellectuellement.

MD : Vous avez dit : « Ma voie de guérison, c’est le chemin d’une vie, l’histoire d’une vocation ».  Pouvez-vous élaborer là-dessus?

MLL : À partir du moment où je me suis autoguérie, j’ai su que ma vie serait de partager cette expérience avec les autres.  J’ai fait des choix, par exemple de ne pas avoir d’enfant.  C’est mon inspiration de vie, de pouvoir partager ce chemin de connaissances profondes, de son intériorité, d’une union profonde avec soi-même, et de partager l’amour.  C’est le but de ma vie.

MD : Est-ce qu’on a le choix d’accepter ou non un tel choix de vie?

MLL : J’aurais pu refuser, mais je ne crois pas que j’aurais été heureuse.  Je serais peut-être retombée malade.  Si on ne suit pas le chemin de son âme, ça commence à aller mal, enfin, c’est ma perception.  Dans mon travail avec les gens, je leur dis : « Retrouvez vraiment le chemin qui vous appartient, pas celui que la famille a demandé, que la société demande ».  Suivre sa voix, réunir en soi : âme, corps et esprit.  En soi.  Pas parce qu’on vous le demande, mais parce que c’est qui vous êtes vraiment.

Ça m’amène à répondre à votre question sur le shopping de thérapie.  Dans tout travail, il y a une implication.  Plusieurs préfèrent surfer, sans jamais s’impliquer profondément.  L’engagement avec soi-même est important, c’est-à-dire choisir de découvrir ce qui nous habite plutôt que d’être porté vers l’autre, vers l’extérieur.  Même si quelqu’un est dans la souffrance, il y a aussi un chemin de facilité.  Ça a l’air un peu terrible à dire.

MD : Se laisser aller vers la maladie?

MLL : Ou se laisser aller à rester enfermé dans son ressentiment, dans sa colère, de ne pas aller plu loin, de se maintenir dans des prisons, dans des attachements.  C’est ce qu’on connaît.  C’est une forme de sécurité.  Le reste, c’est l’inconnu.  Les gens ont peur de se découvrir dans le meilleur d’eux-mêmes.  J’utilise ici le terme de notre ami Guy Corneau.  Dans la partie intacte de soi.  C’est une explication de se consacrer à son monde intérieur.

MD : Vous avez parlé de la vision du développement spirituel de l’être par le corps.  Comment êtes-vous arrivée à cette conclusion?

MLL : Depuis le début de mon processus d’autoguérison, j’ai compris que le corps est important, qu’il est le reflet de notre inconscient.  Il est vraiment le temple de notre âme.  J’avais fait ce lien profond entre le corps, l’âme et l’esprit.  C’est-à-dire que notre corps et l’énergie de vie qui nous habite sont spirituels, et que si nous ne retrouvons pas cette dimension profonde de notre être dans l’action de notre quotidien, c’est comme vivre une forme d’errance.  Les valeurs matérielles extérieures personnelles, professionnelles, peuvent être très attirantes pour un temps, mais ensuite on se demande quel est le sens de notre vie.

MD : Vous parlez d’un ancrage intérieur.  Quels sont les outils pour arriver à ancrer?

MLL : C’est d’être à l’écoute, et pas seulement de ses désirs, ça c’est en surface.  Il s’agit d’aller au-delà de nos conditionnements.  Quand ça ne va pas dans notre vie, il faut arrêter d’accuser les autres, d’accuser la vie.  Il s’agit de devenir responsable en soi de ce qui ne va pas.  Se demander ce qu’il y a derrière cette insatisfaction à vivre.

MD : Est-ce se demander ce que l’on veut vraiment?

MLL : Oui, à l’intérieur.  Qui habite ma maison?  Mes voisins, mes parents, mes enfants?  Ou est-ce moi qui habite ma maison?

MD : Comment choisir la bonne nourriture quand il y a 300 différents trucs offerts?

MLL : Il s’agit d’écouter la voix intérieure.  Notre instinct est toujours là.  On a nié qui on est, même notre réflexe de survie, on ne sait plus qui on est.  On n’est plus habitué d’écouter la réponse en soi.  Pour entendre, il faut se détendre, aller vers l’hémisphère droit du cerveau.  Et être patient, les gens veulent des trucs miraculeux, instantanés.  Ça c’est impossible, même les miracles s’intègrent.

MD : Il y a des décisions qui viennent naturellement comme se dire : « Non ce n’est pas ce que je veux dans la vie ».  Est-ce la peur de l’inconnu qui fait résister au changement?

MLL : C’est sûr.  C’est la peur de changer.  Ça a l’air simple, mais ce ne l’est pas.  Permettre aux résultats de venir, laisser la guérison se manifester sans idées préconçues.  C’est ça apprendre à vivre, l’excitation face à l’inconnu.  Faire confiance au moment présent.  Une seconde après l’autre.

MD : Parlons-nous d’amener le paradis sur terre?

MLL :  Oui, C’est-à-dire le paradis.  De se permettre de vivre le paradis.

MD : Êtes-vous au paradis?

MLL : Oui.  Je peux dire que je suis au paradis.  C’est-à-dire, si je n’ai pas mon paradis, je le sens immédiatement.  Alors, là je me dis qu’est-ce qu’il y a entre moi et le paradis?  Parce que le paradis peut être vécu à chaque seconde.

Merci!

Manon Duguay

Les capsules de Marie Lise Labonté – en réponse à « Qu’est-ce qui nourrit… »

Le corps

Pour moi, vivre en harmonie avec son corps, c’est de devenir ami avec son corps, de ne pas le mettre à côté de soi, mais de l’habiter.  Pour ça, il faut donner du bien-être à son corps, le corps adore le bien-être.  C’est de suivre la piste du bien-être dans son corps.

Je pense à donner une détente à son corps.  On dit que c’est une bonne machine, mais le corps a une intelligence à lui, il est autonome, il a une intelligence cellulaire, une intelligence divine qui l’habite, une intelligence vitale et c’est de permettre à ces intelligences de nous guider.  De se mettre sous son corps et pas au-dessus.  Pour moi, c’est ça vivre en harmonie avec son corps, et l’habiter.

L’âme

On pourrait demander à quelqu’un qu’est-ce qui vous inspire?  Est-ce que l’écoute d’une musique X vous inspire?  Est-ce le contact avec la nature?  Chaque personne pourrait répondre à cette question.  Moi, ce qui m’inspire, c’est quand je regarde telle couleur ou que je fais telle chose.  Suivre le chemin de son inspiration.  Je ne parle pas de respiration.  Qu’est-ce qui m’élève?  Pour certains, c’est de marcher dehors, ça c’est la nourriture de l’âme.  C’est très personnel, ça.  De suivre, d’écouter notre inspiration.  De se donner un temps, s’il y a lieu chaque jour, ou si c’est trop exigeant, par semaine.  D’avoir vécu un temps d’inspiration.  Là, on s’assure de nourrir son âme.

L’esprit

Notre mental est beaucoup envahi par différentes pensées parasites, qui font que si on tente de fixer notre attention sur quelque chose, on est tout de suite interpellé par toutes sortes de pensées.  Donc, pour moi, je dirais que nourrir son mental, c’est de lui donner de bonnes images.  Par exemple, un outil que j’utilise et que j’ai beaucoup utilisé auprès de gens malades, c’est « Relaxation endroit de rêve », c’est une visualisation où je me nourris d’images positives.  Ça ne veut pas dire que j’essaie de mettre le bouchon sur des images qui seraient plus négatives, mais d’amener, de se permettre, de se nourrir d’images positives, d’images de bien-être.  Ça calme, nourrit le mental, et permet d’ouvrir un dialogue avec son monde intérieur, plutôt que d’essayer de faire taire le mental, mais amener des images de relaxation.  Remplacer, sans nier.  Calmer le mental par des images.  Il y en a pour qui c’est de s’imaginer sur le bord de la mer, d’autres en montagne.  Ça ne veut pas dire qu’on va se déplacer sur le bord de la mer, mais juste de nourrir son mental.  De se permettre de rêver.

Le cœur

Ma réponse est simple, c’est de se permettre d’aimer.  Souvent notre cœur, on le met sur la glace, on a été blessé par telle relation, blessé par un ami, un ennemi, notre patron.  On ferme notre cœur.  Pendant tout ce temps-là, on le met sur la glace.  Notre cœur a besoin d’aimer, notre corps aussi a besoin d’aimer.  Pour moi, c’est de pratiquer consciemment l’amour, d’ouvrir son cœur, de prendre le risque.  Choisir consciemment.  L’enlever de la glace, le sortir du frigo ou du congélateur.  De lui permettre de se réchauffer, et il y a juste l’amour qui réchauffe.

Quels sont les outils pour réchauffer le cœur? C’est, quotidiennement, en se levant le matin, se poser la question : Est-ce que mon cœur est ouvert?  Est-ce que je commence ma journée enfermée?  Évidemment, ça demande de lâcher prise que d’ouvrir son cœur.  Lâcher pise sur le ressentiment, la haine, la colère, la victimisation, et c’est un outil que j’ai hâte de pratiquer.  Ça ne veut pas dire que le cœur est ouvert 24 heures sur 24.  On l’ouvre, on le referme, on le « réouvre ».  Il y a tellement de raisons pour fermer son cœur.  C’et sans fin.  On est aussi bien de l’ouvrir.