Un chemin à suivre… tout simplement

Avez-vous déjà été séduit visuellement par des routes qui se perdent à l’horizon, touché par le ciel et caressé par les nuages ou par des sentiers forestiers et champêtres s’ouvrant droit devant vous, invitant à la marche, à l’exploration savoir où ils aboutissent, d’aller les suivre jusqu’à leur point limite?

Ces images de chemins sont ancrées dans mon existence : à l’époque de l’enfance, ils attiraient mon désir d’explorer, d’aller voir plus loin ce qu’il pourrait y avoir après le prochain virage, après la petite colline qu’ils me faisaient grimper et ainsi m’éloigner de la maison familiale plus d’une fois.

Aux chemins de terre de mon enfance se sont ajoutés de nombreux chemins : des petits sentiers cachés jusqu’aux grandes bandes asphaltées qui coupent le paysage.

La fascination des chemins qui se perdent à l’horizon, qui m’invitent à les suivre, est restée vivante. Ma collection de photos et de cartes postales témoigne des traces qu’ils ont laissées en moi.

Comme en haut, ainsi en bas – Ce que tu vois à l’extérieur, tu le portes à l’intérieur de toi, disent les sages. Ai-je le chemin de ma vie tracé aussi droitement et clairement en dedans de moi? Un chemin qui ne se laisse pas détourner de son but qui est de simplement être le chemin? Est-ce ça suivre le chemin le moins fréquenté?

Si je me réfère aux expériences directes des multiples chemins suivis, j’ai appris que rendu à la courbe, à la ligne d’horizon ou au virage convoité, le chemin soudainement recommence pour se perdre à nouveau à l’horizon ou pour se dérober à mon regard derrière une autre courbe, au-delà d’une autre colline, me laissant ainsi curieuse quant à son aboutissement. Et quelles sont les traces que j’ai laissées à mon tour sur mes chemins dans mes relations, dans mon travail, dans mes occupations et rôles divers? Est-ce que je les ai parcourus à la Forrest Gump ou au pas de tortue, symbole de notre conscience terrestre et des cycles de vie?

Le changement de notre calendrier vers le troisième millénaire me fait réfléchir sur le sentier nouveau qui s’étend devant moi. Le Larousse m’indique à propos de sentier : « une voie que l’on suit pour atteindre un but ».

Suis-je un voyageur averti du nouveau millénaire? Quelle est la destination tracée devant moi? Quel est mon but dans ma vie personnelle, mon but comme citoyenne du pays, mon but comme habitante de la planète au début de ce moment historique? Est-ce que je me sens équipée par notre « sagesse » occidentale pour cette tâche? Où mène ce chemin dans la culture dans laquelle je vis?

Quelles sont mes références pour entamer ma route qui s’ouvre vers un millénaire? De quel bagage ai-je besoin pour m’aventurer sur ce chemin nouveau? Est-ce que l’héritage des deux mille ans passés me suffit pour entrer dans le troisième millénaire? Après tout, ce passage se fait seulement tous les mille ans… et on m’a enseigné à l’école comment faire pour changer de millénaire.

Le chiffre 2000 me suggère des espaces à remplir, des opportunités inconnues. Je prends conscience que je fais partie de celles qui préparent le sol pour y semer les graines pour les mille ans à venir. Quelle opportunité!

Pour me donner une direction, je me réfère aux sources qui ont une conscience holistique appliquée, c’est-à-dire auprès des êtres humains dont l’œuvre offre une vision et une pratique qui englobent la vie dans sa totalité au-delà des polarités apparentes. Depuis toujours, je m’inspire des chercheurs qui savent relier le monde de la matière et celui de l’esprit, qui ont bâti des ponts solides pour nous permettre de vivre la conscience des deux au quotidien. Des noms contemporains comme C.J. Jung, Chögyam Trungpa, Arnold Mindell, Hubert Reeves, Fritjof Capra, Arne Naess, Joanna Macy, Carlos Castaneda, le Dalaï Lama, Alexander Lowe, Alice Miller me viennent à l’esprit spontanément. Ils nous ont ouvert des fenêtres, ouvert des portes, créé des instituts, donné des enseignements, et, ce qui est le plus important après tout, montré par leur contribution active des chemins à suivre.

La liste des enseignements, des livres savants, des réflexions inspirantes qui nous accompagne au nouveau millénaire est plus que longue, elle est vieille de plusieurs millénaires. À mon avis, ce ne sont pas les théories sur ce qu’est une société « illuminée » [enlightened] qui nous font défaut. L’état du monde au tournant du millénaire nous indique que nous avons assez spéculé et théorétisé sur notre destination. Il est grand temps de passer à l’action.

Jean-Paul Sartre disait [je cite de mémoire] : L’important n’est pas tant ce que l’on a fait de moi, mais plutôt ce que je fais moi-même avec ce que l’on a fait de moi. Autrement dit : quelles sont les traces que la vie a laissées sur moi et quelles sont les traces que je laisse sur la vie à mon tour?

Carlos Casteneda nous suggère : « Tout chemin est seulement un chemin, et il n’y a pas offense envers soi-même ou les autres à le quitter si le cœur t’en dit. Regarde chaque chemin séparément et délibérément. Essaie-le autant de fois qu’il te paraît nécessaire. Puis demande-toi seul : ce chemin a-t-il un cœur? S’il en a, le chemin est bon; s’il n’en a pas, il n’est d’aucune utilité ».

Une chose est certaine : s’engager dans un nouveau chemin nécessite une connaissance solide du terrain sur lequel on pose son pied, une vision claire du but, du courage et de l’engagement pour poursuivre, et la conscience du cœur pour reconnaître la qualité des traces laissées.

Je nous souhaite la connaissance, la vision, le courage, l’engagement et la conscience du cœur dans nos chemins individuels qui forment la grande trace que nous allons laisser ensemble sur notre planète pour le prochain millénaire.

Les ET, IT, ID

Les extraterrestres qui viennent d’ailleurs, les intraterrestres qui habitent sous la croûte terrestre et les interdimensionnels qui peuplent les autres dimensions sont monnaie courante à Hollywood et dans les romans, mais les grands journaux et les revues sérieuses les boudent. Malgré les multiples demandes de divulgation, les gouvernements gardent le secret. Cheminement a voulu examiner la situation grâce aux articles qui suivent.

Le phénomène extraterrestre

La plupart des études gouvernementales du phénomène OVNI démentent l’existence d’objets volants non identifiés. Or, depuis la deuxième guerre mondiale, des millions de personnes sur la planète ont vu de tels engins, des milliers de personnes ont eu des rencontres directes avec des ET (extraterrestres), des milliers de photographies ont été prises dont de nombreuses sont demeurées « inexplicables ». Aussitôt qu’on commence à étudier le phénomène OVNI/ET, on se rend rapidement compte que les preuves sont amplement suffisantes et que nos gouvernements sont fermement décidés à étouffer l’affaire. Pourquoi tout ce mystère?

Alors que les autorités refusent encore d’admettre leur existence, les médias nous servent des romans, des revues, des jeux vidéo et des films parlant d’extraterrestres aux mille et un assaisonnements. Prépare-t-on notre jeunesse à accepter plus facilement ce que leurs parents ont encore de la difficulté à intégrer? Nouveau mystère…

Pour clarifier un peu la situation, j’ai pigé chez quelques auteurs se spécialisant dans le domaine pour voir quelles sont leurs conclusions sur le phénomène OVNI/ET. La première, l’américaine Ellen Crystall, PhD, a non seulement étudié ce domaine depuis 1971, mais elle a vu personnellement des ovnis des milliers de fois et a pris plus de 1 500 photos de ceux-ci. Parcourant bénévolement les États-Unis pour rencontrer d’autres témoins de tels phénomènes, elle est devenue une des sommités dans ce domaine. Voici un résumé de ses principales conclusions (Ellen Crystall, PhD, Silent Invasion, p. 164) :

  • Plus de 15 formes différentes d’OVNI ont été répertoriées jusqu’à ce jour : triangle, losange, rectangle, boomerang, octogone, (circulaire, ovoïde, soucoupe, cigare) ainsi que des formes hybrides possédant parfois des attachements et des appendices.
  • Ces ovnis imitent parfois les avions grâce à des lumières similaires. Cependant, leur vol est habituellement silencieux.
  • Le recouvrement extérieur des ovnis est invisible à l’œil humain à moins qu’il ne soit illuminé, En fermant toutes ses lumières, un ovni devient instantanément invisible, mais il est encore présent dans notre espace-temps.
  • Les ET semblent surveiller certaines personnes en particulier. Le gouvernement américain semble surveiller les mêmes personnes.
  • Des installations souterraines sont installées dans plusieurs endroits où on voit régulièrement des ovnis. Elles sont reliées entre elles par des extensions du système minier déjà en place. (Ces installations sont souvent reliées à des bases militaires, des manufactures ou des aéroports. NDR)
  • Le nombre d’ovnis est trop grand et leur activité trop évidente pour qu’ils passent inaperçus des autorités gouvernementales. Il est donc certain qu’une entente est en place entre des hautes instances du gouvernement et les ET afin que ces derniers puissent continuer leurs activités sans interférence et sans publicité.
  • Plusieurs personnes enlevées par les ET rapportent qu’ils travaillent avec d’autres humains à bord des ovnis. Il se peut donc que des humains à la solde des ET œuvrent aussi dans la société et possèdent même des positions de pouvoir.

Jacques Dumont, un auteur québécois très calé dans le domaine, nous offre lui aussi ses conclusions à la fin du livre OVNI, siècle de recherches (p. 279) :

  • Nous retrouvons les traces d’une activité extérieure à notre civilisation à travers toutes les époques qui ont marqué notre histoire, depuis la plus lointaine antiquité, Les différentes cultures confrontées à ces « ingérences » en firent une description qui intégrait les éléments de la culture immédiate.
  • La nucléarisation de notre civilisation coïncide avec une intensification de ces interventions, qui donna lieu à la naissance d’un phénomène populaire nouveau, auquel nous avons donné une appellation imagée : celle de soucoupe volante. Les performances extraordinaires de ces engins, ainsi que leurs intrusions nonchalantes dans des espaces aériens contrôlés, ont déclenché une véritable course aux renseignements.
  • Les données recueillies par les différentes agences de renseignements sur l’aspect physique et les performances de ces appareils, ont inspiré la construction par les puissances militaires d’engins discoïdes, destinés à égaler les caractéristiques de vol observées chez ces mystérieux objets. Il est probable qu’à la fin des années cinquante, divers prototypes firent leur apparition dans l’espace aérien des principaux pays industrialisés, ajoutant ainsi un élément de plus à la confusion déjà grandissante du public face à ces observations.

Les questions du genre « Qui sont-ils? Pourquoi sont-ils ici? Pourquoi restent-ils cachés? Pourquoi nos leaders mentent-ils à leur sujet? » flottent encore dans l’air et on ne peut que spéculer les réponses. Certains en font des « sauveurs de la planète », d’autres des « envahisseurs démoniaques ». Peut-être, comme les humains, sont-ils parfois « bons » et parfois « méchants », selon leur race, leur personnalité ou la situation du moment. S’ils restent si discrets, c’est tout simplement qu’ils ont peur que les humains s’éveillent et qu’ils réalisent que leur nature divine leur permet de se prendre en main eux-mêmes, sans l’aide paternelle ou la dictature féroce d’être venus d’ailleurs. Avant de connaître les extraterrestres, il serait temps d’apprendre à se connaître soi-même et d’explorer notre propre divinité créatrice!

« Peu importe « leur » but véritable, ce sont nos propres croyances et aspirations, la nature même de notre propre humanité, qui est ici manipulée.

Nous ne pouvons nous libérer de cette manipulation qu’en cherchant à comprendre le phénomène, ce qui implique nous comprendre nous-même. » (Michael Craft, Alien Impact, p. 299)

L’art de bien vivre les transformations

Que l’on soit enfant, adolescent ou adulte, des événements de la vie nous obligent à changer. Que ce soit la maladie, les deuils, les séparations, les problèmes scolaires ou au travail, les handicaps ou autre perte, nous réagissons. Nous vivons alors des moments de déni, de colère et de tristesse qui peuvent avoir un côté destructeur et augmenter notre souffrance. Cela prend parfois beaucoup de temps avant d’accepter que ces étapes de vie nous rendent plus humains, à l’écoute de soi et des autres, nous préparent pour la suite qui peut être merveilleuse une fois la porte franchie.

Lorsque nous sommes dans un de ces moments critiques, consulter un thérapeute pour faciliter le passage est important pour éviter que la souffrance ne s’installe trop longtemps. Certaines personnes arrivent en thérapie en disant qu’elles veulent revenir comme avant, mais ce ne serait certainement ni souhaitable ni vraiment possible. D’autres arrivent désespérées en pensant qu’elles ne s’en sortiront pas, elles n’ont plus de joie de vivre ni le goût de continuer la route parce que la souffrance est trop grande ou parce que plus rien ne les intéresse. Certains vivaient pour l’autre qui n’est plus là ou se désespèrent de voir qu’un de leurs proches n’est pas dans la norme. Ils réagissent en s’accrochant à des attitudes malsaines, développent des dépendances dont il est encore plus difficile de se sortir par la suite.

La thérapie par l’art permet aux personnes de s’ouvrir sur leurs souffrances sans nécessairement passer par la parole, vivre les émotions dans un lieu sécuritaire et accepter les étapes difficiles en étant accompagnées. De plus, le processus vécu lors de la thérapie permet de développer de nouveaux intérêts et habitudes saines lorsqu’une pratique s’établit.

Pourquoi l’art direz-vous, car souvent on pense que l’art ne sert à rien! Au contraire, les images, les sons, l’écriture, le mouvement du corps et la danse sont des outils de centration sur soi. Les sensations qu’ils procurent lorsqu’on revient à la source sans jugement, servent d’exutoire aux tensions, apportent une liberté qui aide à se sentir bien et s’accepter tels que nous sommes. Par exemple, les couleurs, les textures et les formes qui sont observées ou créées dans le contexte d’une thérapie ramènent des souvenirs, des expériences désagréables et agréables, des émotions qui cherchent à s’exprimer et lorsqu’elles le sont, un espace est libéré pour que d’autres expériences prennent place. Il ne s’agit pas de performer, mais plutôt de se retrouver et de réapprendre à s’aimer.

Pour qu’une réelle transformation prenne place, il est nécessaire de prendre du temps pour regarder, écouter ce qui est ressenti, comprendre ce qui se passe à l’intérieur de soi, demeurer sensible à ce que nous sommes sans les jugements sociaux apportés par l’éducation. Être en contact avec soi n’est-il pas en fait de vivre sans les frontières imposées de l’extérieur. Pour ce faire, il est parfois essentiel de remettre en question les valeurs reçues pour choisir celles que l’on veut conserver et ainsi arriver à un état de bien-être optimal. Réapprendre à jouer comme un enfant avant qu’il se soit fait dire qu’il chante mal ou qu’il n’est pas bon en dessin ou qu’il ne sait pas danser. Retrouver le goût de jouer pour le simple plaisir de découvrir de nouvelles couleurs, des sons et des pas de danse qui donnent le goût d’être vivant, d’apprécier tout ce que la vie a de bon à offrir.

Lorsqu’on parle de transformation, on parle de croissance et d’une compréhension du monde qui amène un mieux-être. Une image me vient à l’esprit : celle de la chenille qui devient chrysalide et qui se transforme ensuite en papillon. Je vous invite à dessiner ces trois stades et à inventer pour vous la transformation qui se vit lors de ce processus.

Imaginer les sons à l’intérieur du cocon jusqu’au battement des ailes du papillon, la transformation du corps en inventant les mouvements, les sensations et les émotions associées à se promener sur une branche d’arbre sous la forme de la chenille, vivre ensuite des mouvementas restreints et faire les efforts pour sortir du cocon avant de vous retrouver en pleine liberté, les ailes déployées en plein soleil. N’est-ce pas là un exemple de transformation réussi que nous offre la nature dans toute sa splendeur?

Avant de consulter une thérapeute par les arts, je vous invite à vous informer sur sa formation, car ce n’est pas encore un titre réservé et certains s’y improvisent sans avoir reçu les connaissances essentielles qui permettent de bien connaître le cheminement thérapeutique des clients.

L’expérience prénatale et la personnalité de nos enfants

Les enfants élevés dans une même famille, issus des mêmes parents, ont souvent de grandes différences de personnalité dès leur sortie du ventre maternel et qui se précisent au fur et à mesure qu’ils grandissent. Au-delà des variations du climat familial qui affectent chaque enfant, la psychologie pré et périnatale offre des pistes pouvant expliquer certaines de ces différences de fond. Nous verrons que les couples qui conçoivent un enfant peuvent faire beaucoup pour favoriser le développement optimal de leur enfant.

Les études récentes démontrent que la santé physique du bébé et de l’adulte qu’il deviendra dépend non seulement des facteurs génétiques présents à sa conception, mais de son environnement utérin. L’alimentation de la mère et son niveau de stress durant la grossesse sont des facteurs importants. Sur le plan de la personnalité, le cheminement du bébé serait comparable à son développement physique. Si on en croit les revécus d’expériences prénatales, dont certaines ont été corroborées par la mère ou les proches, le bébé serait non seulement conscient, mais capable de réagir et d’emmagasiner dans son inconscient toutes les expériences qu’il vit dès sa conception.

Les gènes physiques présents à la conception deviennent le « plan d’architecte » selon lequel le corps du bébé, et de l’adulte, se formera, si le milieu physique, la santé et l’alimentation de la mère le permettent. Sur le plan psychologique, c’est un peu comme si les « gènes de la personnalité » étaient activés au moment de la conception. Ces « gènes de la personnalité » sont formés de l’ensemble énergétique vécu par les parents au moment de la fécondation : ce qu’est chaque parent dans son être profond, ainsi que tous les sentiments, désirs et pensées qui accompagnent l’acte sexuel. Cet ensemble devient le « tableau de fond » de la personnalité de l’enfant à naître.

Les parents peuvent donc aider leur enfant avant même sa conception en se préparant physiquement, psychologiquement et spirituellement à le concevoir. Au-delà de cette préparation, le lâcher prise sur le résultat est ensuite essentiel. Ce « tableau de fond » de la conception peut être différent d’une conception, d’un enfant à l’autre. Dans certains cas, les parents ont consciemment un grand désir d’avoir un enfant et dans d’autres cas, l’enfant peut être conçu dans des conditions moins favorables, du moins en apparence. Cependant, toute conception humaine sans exception se passe à l’intérieur de l’enveloppe de ce qu’on pourrait appeler l’explosion du désir de la force de vie, qui permet qu’une vie humaine débute. Sur le plan spirituel, toute conception est désirée. Même l’enfant conçu dans la colère ou la violence a tout le potentiel pour devenir un être lumineux, tout autant que l’enfant conçu dans l’amour.

Sur le plan psychologique, la dynamique de la personnalité du bébé, ayant déjà sa base dans le « tableau de fond » de la conception, se dessine ensuite selon les couleurs de la vie de sa mère, de ses préoccupations, de ses activités et de ses attitudes de vie. Le père a une influence moins directe, mais très significative. La manière dont la mère, et ensuite le père, gère son désir de l’enfant durant la grossesse continue d’influencer la personnalité émergente du bébé. La base de l’estime de soi de l’enfant se construit : par exemple, « je suis accepté, désiré et désirable », ou bien « je dérange et on préfère que je disparaisse ».

D’ailleurs, si la conception et la grossesse surviennent à un moment problématique, l’amour des parents pour leur bébé durant la grossesse peut transformer le « tableau de fond sombre » en « œuvre d’art ». Le lien d’amour entre les parents et le bébé durant la grossesse permet de dire, d’exprimer ce qui se passe et de transformer les expériences difficiles. Les difficultés affrontées peuvent s’apprivoiser, se comprendre. Parler, rencontrer le bébé avant sa naissance peut faire une grande différence pour les parents et l’enfant.

Les parents qui désirent être soutenus dans leur travail d’éducation prénatale et de sécurisation du bébé, peuvent par exemple suivre la démarche proposée par la préparation affective à la naissance. Cette approche aide les parents à sécuriser leur bébé par le toucher affectif durant la grossesse et au moment de sa naissance. Le père y joue un rôle très actif de soutien de la mère et du bébé lors de l’accouchement.

Aussi, le jour de la naissance est une autre étape très importante pour la personnalité du bébé. La naissance est parfois traumatisante, car elle est souvent une expérience de grand stress et peut être vécue dans une grande solitude si personne n’est conscient de l’expérience physique et affective du bébé. Par contre, une naissance durant laquelle la mère et le bébé sont bien accompagnés et entourés a des conséquences positives, sécurisantes, pour la vie de l’enfant. La mère en retire aussi une plus grande confiance en elle-même comme femme et comme mère.

Évidemment, ce n’est pas tout. La personnalité continue de se construire après la naissance du bébé. Beaucoup de blessures prénatales guérissent lors d’une éducation remplie d’amour et d’expériences positives que la vie offre à l’enfant. Si votre enfant est plus vieux et que vous soupçonnez qu’il lui reste des blessures non guéries qui datent de son expérience prénatale, parlez-lui franchement de ce qui s’est passé. Laissez-le exprimer sa peine, la peur qu’il a vécue. La souffrance exprimée, partagée et reçue par quelqu’un qui nous aime, grandit et enrichit la personne concernée.

Les livres de la vie

Ça sert à quoi, une vie? C’est une importante question! Une question à laquelle il vaut la peine de répondre! Une question qui nous hantera tous. Et ce, durant toutes nos vies! Ça sert à quoi, une vie? Quelle est notre raison d’être? Pourquoi sommes-nous sur terre? Bien des experts s’affairent à nous donner toutes sortes de raisons sans pourtant nous satisfaire complètement… à ceux et celles d’entre nous qui sont encore catholiques, leur curé dira : le but de notre vie est de servir le Seigneur. Si par contre, c’est la chanson qui nous inspire, les poètes s’empresseront de nous dire : l’important, c’est la rose. Et à ceux et celles qui préfèrent leur vérité un peu plus exotique, divers gurus de tout emblée vont annoncer : le sens de la vie est de contempler le sens de la vie. À ceux qui ne croient qu’à la science, les spécialistes en laboratoire nous diront que notre histoire n’est au fond qu’une question d’évolution en nous affirmant que le but de notre existence est de reproduire la race humaine. Mais tout ça, ça ne nous donne pas satisfaction. Au risque de tourner en rond, on se repose la question avec un peu plus de précision : c’est bien beau tout ça, mais elle sert à quoi, ma vie? C’est la question que je me suis, moi aussi, posée. Maintes fois dans ma vie.

Mais ça sert à quoi, une vie? C’est la question que je me suis posé à la mort de mon père. Elle sert à quoi, ma vie? Et il m’a répondu, mon père! C’est vrai! Contrairement à ce que bien des gens peuvent vous avoir dit : la ligne n’était pas occupée! Mon père qui est au ciel, il m’a répondu! Vous aussi, vous pouvez l’essayer : sortez votre cellulaire imaginaire et composez avec moi : 1 800 JE-SUIS-1!, Allez-y, n’hésitez pas! C’est même un numéro sans frais. Demandez votre question : ça sert à quoi, ma vie?

Et c’est ainsi qu’est née l’idée de base de cette chronique. Vous avez certainement entendu parler de divers bouquins tous intitulés « Le livre de la vie ». Comme on sait par expérience, tous ces livres prétendent, eux aussi, nous révéler le sens de l’existence. Mais malgré le fait qu’ils soient tous bien impressionnants, tous ces livres importants, ce sont plutôt les divers livres de la vie que chacun de nous contient en lui qui importe le plus.

Cette chronique affirme et démontre le fait que chacun de nous, si humble soit-il, contient en lui (ou elle) un « Évangile ».

Au plaisir de vous lire!

Cheminement rencontre

L’entrevue exclusive de Cheminement…
Masaru Emoto

Né au Japon en 1943, Dr Emoto est un docteur en médecine alternative et un chercheur de renommée internationale. Son best-seller, Messages from Water, a été traduit en 23 langues. Ses livres, ses DVDs et son apparition dans un film qui fait présentement le tour du monde, What the Bleep Do We Know? lui ont permis de publiciser ses théories révolutionnaires sur l’eau. L’article de Michel Dandurand, que vous venez sûrement de lire dans cette édition, nous donne un aperçu des points importants qu’Emoto a pu prouver grâce à ses recherches. Cependant, pour comprendre les résultats qu’il a obtenus, il ne faut pas lire Emoto, ou l’écouter, mais plutôt en faire une aventure visuelle. En effet, ses livres et son site (www.hado.net) nous offrent un bouquet de merveilleuses photos de cristaux d’eau.

Comme ses recherches sont bien compilées dans ses multiples livres et son site, je vous encourage à fouiller pour découvrir ses théories de base. J’ai voulu, grâce à cette entrevue, pousser plus loin, me faire le porte-parole de ceux et celles qui connaissent bien Emoto, pour lui poser des questions fondamentales sur sa compréhension de l’univers et de l’humain. Denis Manseau, l’éditeur de Cheminement, et moi-même l’avons donc rencontré juste avant la conférence qu’il donnait à Ottawa, lors de sa tournée nord-américaine. Nous tenons à remercier sincèrement sa traductrice, Kimiko Miyazawa, dont le secours fut inestimable lors de cette rencontre exceptionnelle. Mado Sauvé

Cheminement : Avec votre nouvelle compréhension au sujet de l’eau, comment pouvez-vous expliquer l’interaction entre l’humain et son environnement?

Emoto : Notre univers est tout simplement un miroir de nous-mêmes. Nous sommes faits de vibrations et celles-ci entrent en résonance avec notre entourage. Par la loi des similitudes, notre entourage est donc directement transformé à notre image. L’eau retient des informations pendant des siècles, peut-être même depuis que l’humain existe. Nous ne comprenons pas encore très bien comment ces vibrations accumulées dans l’eau nous affectent vraiment. Nous ne comprenons même pas encore réellement ce qu’est l’eau!

Cheminement : (je fais alors le dessin d’une molécule d’eau : H – O – H et Emoto commence à rire) :  Penser que l’eau ressemble à ce dessin est ridicule! Nous ne comprenons même pas encore ce que sont vraiment ces atomes d’hydrogène et d’oxygène.
À quoi l’eau ressemble-t-elle donc, selon vous?

Emoto : Quand je regarde l’univers, je cherche le créateur. Comprendre qui est le créateur, c’est comprendre d’où vient l’eau. Dans toutes les religions, on parle du début de la création comme émanant du son ou de la lumière. Il s’agit ici de deux vibrations. Pour que ces vibrations se propagent dans la matière, le médium est l’eau. On trouve de l’eau dans tout ce qui existe sur notre planète, même dans les pierres ou les diamants. C’est donc en partie grâce à l’eau que tout a été créé.

Plus le taux d’eau est grand, plus l’être meurt vite. Un diamant peut durer des milliards d’années, alors qu’un humain survit environ 100 ans. Cependant, plus une chose renferme d’eau, plus elle est flexible. Les bébés sont faits de 80 % d’eau alors que les adultes en ont 70 %. Ce pourcentage descend tranquillement avec l’âge. À mesure que le corps devient moins aqueux, moins flexible, on apprend moins, on vieillit et le changement devient difficile. Savez-vous, en passant, qu’on a récemment prouvé qu’un tube d’eau passe en plein centre de la molécule d’ADN dans chacune de nos milliards de cellules? La lecture et la transformation du code génétique passe donc aussi par l’eau.

Cheminement : Présentement, quel et le projet qui vous tient le plus à cœur?

Emoto : Il faut changer drastiquement notre façon de vivre si nous voulons pouvoir survivre en tant qu’espèce. Comme les enfants sont plus flexibles, plus aptes à changer rapidement, c’est à eux que je désire m’adresser. Mon projet le plus cher est de publier des livres pour enfants avec les explications de mes découvertes sur la pensée humaine et sa capacité à transformer l’eau, et donc toute la planète. Ces livres seront écrits en plusieurs langues et distribués gratuitement à 650 millions d’enfants sur la planète. J’ai présenté ce projet récemment aux Nations Unies et je ramasse maintenant des fonds pour y arriver.

Cheminement : Certains penseurs, comme Aurobindo et Eckart Tolle, pensent que nous sommes à la veille de l’émergence d’une nouvelle espèce humaine qui fonctionnera totalement différemment. Qu’en pensez-vous?

Emoto : Il faut, je crois, un environnement favorable à cette émergence. Pour changer l’environnement, il faut changer la société et l’humain qui l’a créée. Vous connaissez l’équation d’Einstein : E = mc2? Évidemment le « E » représente l’énergie, le « M » la masse et le « C2 », la vitesse de la lumière au carré. Je vous suggère de la voir différemment : Energy = Man x Consciousness2 (Énergie = Humain = Conscience2).

Quand on pense que l’humain moyen se sert de 3 % de son cerveau et que seulement 3 % de son ADN est actif, cela ne donne pas beaucoup d’énergie. Pourtant, c’est cette énergie issue de l’humain qui influence présentement toute la planète. Imaginez maintenant qu’on se serve du 97 % de cette conscience qui stagne depuis des milliers d’années. Si on place 100 % de cette conscience et qu’on la met au carré, cela fait assez d’énergie pour changer radicalement notre environnement et d’une façon extrêmement rapide. Pour cela, je compte sur les enfants! Ils savent intuitivement qu’en changeant leur vie, ils vont changer la planète. Tout ce dont nous avons besoin, c’est d’être dans l’action!

Voulez-vous une belle preuve de cela? Nous avons récemment réalisé en prenant des photos de cristaux que ceux-ci émettaient de la lumière. Ce phénomène se produisait uniquement avec certaines personnes. Avec ces individus, les cristaux se mettaient à briller. Nous avons compris que la conscience humaine est capable d’extraire de la lumière des cristaux, d’en libérer de l’énergie.

N’oubliez pas que notre corps est fait d’eau et tout ce qu’on retrouve dans la nature également. Ceci veut dire que si nous changeons notre conscience, nous pouvons transformer notre corps et le monde qui nous entoure. Une telle vérité peut être difficile à comprendre mentalement. Pour bien l’intégrer, nous devons examiner autour de nous pour sentir comment la nature évolue. Ce que nous y voyons est le miroir de ce qui se passe à l’intérieur de nous-même.

Cheminement : Si vous aviez un dernier message à nous offrir, que serait-il?

Emoto (qui répond alors lui-même en anglais) : « WE ARE ALL WATER! ». (Nous sommes tous faits d’eau!)

Les livres de la vie

La poursuite du bonheur

Ça sert à quoi, une vie? Quelle est notre raison d’être? Pourquoi sommes-nous sur terre? Bien des philosophes et des experts de toute sorte ont essayé de répondre à ces questions sans pourtant nous satisfaire. Cette chronique vous propose d’explorer ces questions essentielles en vous offrant diverses expériences transformatrices racontées par divers individus qui se sont tous posé cette question : Elle sert à quoi ma vie?

Merci au lecteur Gilles Caron d’avoir répondu à l’appel lors de la dernière chronique.

Je pourrais parler de bonheur, mais le bonheur, c’est pour les autres. D’ailleurs, il existe seulement aussi longtemps qu’on ne le connaît pas à plein temps.

Je pourrais parler de passion, mais je me contenterai de dire que le bonheur n’existe pas sans elle. Je pourrais aussi ajouter que si vous ne connaissez ni ne vivez vos passions, vous avez tout un défi en avant de vous.

Je pourrais parler d‘objectifs de vie, mais je me limiterai à oser vous dire que si vous ne vivez pas vos passions, vos objectifs ne valent pas grand-chose…

Alors, fermez vos yeux… mais non… parce que vous ne pourrez pas continuer à lire… mais vous savez ce que je veux dire… Simplement imaginez que votre vie est simplement le cheminement de la réalisation de vos rêves et de vos passions et que le reste n’a qu’une importance secondaire. Imaginez les moments de bonheur qui feraient partie de votre existence…

Mais évidemment, on dira que les passions, c’est pour les autres parce que vous devez gagner votre pain, vous occuper des enfants, vous occuper de vos souffrances et des gens qui souffrent autour de vous. Mais se pourrait-il que ceci ne soit que de belles excuses pour éviter le bonheur…

Parce que le bonheur, ça fait peur! Ça demande des efforts! Ça demande de prendre le temps de comprendre ce qu’on aime et de trouver comment faire sa vie de ça! Alors, c’est pour les autres, pour les chanceux qui ont le temps, eux!

Mais vous vous demandez peut-être qu’est-ce que tout ça a à voir avec « Les livres de la vie ». Je me risque à répondre que je ne connais personne dont le livre de la vie n’est pas une quête de bonheur. Par contre, il semble que peu de gens aient le courage de vraiment entreprendre la merveilleuse aventure sur le sentier qui y mène.

Parce que l’inconnu fait peur, parce que les risques semblent énormes. Imaginez que votre cheminement vous amène à remettre en question votre travail, certaines de vos habitudes, certains de vos amis… C’est insécurisant! Imaginez qu’ensuite, votre travail soit une aventure de plaisir et de croissance chaque jour, que vos habitudes néfastes soient disparues, que votre vie soit devenue l’exaltation du moment présent et de la gratitude envers l’univers qui vous entoure. Pensez-vous vraiment que c’est pour les autres? Pensez-vous vraiment que notre présence sur cette terre soit pour autre chose que d’aller au bout de soi-même?

Un petit secret. Il y a une espèce de magie à tendre vers nos rêves et nos passions. Plus on lâche prise, plus on se laisse couler dans ce que nous sommes vraiment, plus la vie elle-même se met de notre côté et nous aide. Et nos grandes peurs s’évanouissent et la vie prend soin d’elle-même.

D’ailleurs connaissez-vous des personnes qui ont bâti des fortunes sans au préalable être passionnées et avoir un rêve? Il y a cette espèce de bonus qui fait que la santé financière accompagne celui (ou celle) qui poursuit la grande aventure de ses passions.

Le hic, c’est qu’il n’y a pas de recette magique que l’on peut simplement suivre. On peut s’inspirer de l’expérience des grands, et on devrait le faire. Mais nous devons trouver notre propre voie, notre propre cheminement, et c’est ce qui rend l’aventure si extraordinaire.

Enfin, pourquoi se casser la tête avec toutes ces histoires? Je suis bien dans ma petite vie. Tiens, je vais allumer la télé et oublier tout ça! Ou peut-être que dirais-tu de prendre un crayon, un papier et faire la liste de ce que tu aimes, tes rêves, tes projets…?

Est-ce que tu continues avec moi? D’abord, as-tu fait ta liste?… Je savais!

Notre vie est la construction de notre biographie. Il n’est pas important qu’on la publie. Il est surtout important qu’elle serve au mieux-être de ceux qui nous entourent. C’est là que l’on retrouve la magie : c’est en donnant que l’on reçoit et que le bonheur s’en mêle. En d’autres mots, c’est par la générosité que l’on connaît le succès et la prospérité, et que le bonheur s’en mêle.

Mais attention, ça ne commence pas là! Ça commence par avoir le courage de bien cerner tes rêves et de décider de les poursuivre! Je le sais – je me répète! Mais ce n’est qu’en se mettant à la poursuite de nos rêves que l’on devient authentique, que ça prend un sens, que nos objectifs réels prennent forme, et que le bonheur s’en mêle! Et ça ne commence pas là non plus! Ça commence par le courage de décider simplement de cesser de vivre sa vie à s’occuper de choses qui ne correspondent pas à ce que nous sommes. Et la joie et la libération qui accompagnent ce geste font partie des plus beaux moments de la vie. Et c’est à partir de là que l’on peut encore mieux identifier nos passions et nos rêves. Mais ça fait peur, c’est comme lâcher prise sur l’inutile – AYOYE!

Bon, assez de paroles sages! Le modèle qui guide mon livre de vie est, comme un bon marin, de faire le point, chaque jour, avec toutes les coordonnées disponibles, pour m’assurer de bien garder le cap, même au travers des tempêtes. À partir des objectifs fixés ou de la liste mentionnée plus haut – (celle que tu n’as pas encore complétée!!!) – réserve-toi un moment chaque jour pour prendre conscience de ton état d’être – évalue comment bien tu as rencontré tes objectifs d’hier – absorbe les leçons apprises – précise ta vision de vie – définis tes objectifs pour le prochain jour – sois reconnaissant envers les êtres et les événements – établis un objectif de santé. En accomplissant cette démarche chaque jour, tu tiendras toujours le cap et progressera très rapidement vers la réalisation de tes rêves. Et le bonheur va s’en mêler!

Mais ce sont 100 000 mots qui seraient nécessaires pour bien exprimer le fond de cette approche. En attendant, quel est ton rêve le plus profond qui pourrait devenir le centre de ta vie – tout de suite? Tu vas pas allumer la télé!

Vers une médecine de l’âme

La rencontre d’un maître

Il me fait plaisir de vous présenter dans cet article un maître spirituel, le Dr Zhi Gang Sha, un scientifique et un grand sage réunis en une personne.

Qu’est-ce qu’un maître spirituel maîtrise au juste? De quelle nature est cette maîtrise spirituelle? Depuis quelques années déjà, les sciences pures et dures, notamment la physique, nous donnent une réponse : il maîtrise le champ de conscience unifié, c’est-à-dire le champ universel cosmique que la physique quantique appelle le champ quantique (Quantum Field).

Étant dans un cheminement de conscience depuis belle lurette comme beaucoup parmi vous, je cherchais à comprendre les différentes facettes de ce qu’on appelle la guérison : le plan physique, émotionnel, mental, spirituel. Dans les années 90, je participais à une étude clinique sur la guérison à distance (Remote Healing) organisée par des chercheurs d’un centre hospitalier à San Francisco. L’étude, qui se déroulait selon les normes très strictes d’expérience clinique, révélait clairement que les interventions à distance contribuaient d’une manière significative au bien-être des patients atteints de sida. À l’époque, aux yeux de certains scientifiques, cette étude était considérée une aventure « flyée ».

Aujourd’hui, dix ans plus tard, il est à la mode de se référer à la physique quantique, au champ unifié, au point zéro, à la non-localité et aux découvertes des cinq dernières années en neurosciences. Elles ont révolutionné notre perception de nous-mêmes, de nos forces insoupçonnées en tant qu’humains et notre conscience du cosmos. L’étude du phénomène de la guérison est enfin sortie de l’obscurité du placard où elle avait été reléguée. Les recherches scientifiques récentes invitent la médecine traditionnelle à faire le saut quantique dans une conception nouvelle de l’être humain et de ses forces de guérison : reconnaître l’interdépendance de tous avec tous, la signature d’une énergie universelle qui nous relie, du plus petit insecte, du grain de sable aux galaxies lointaines et autres univers.

Comment appartenons-nous à cette énergie universelle devant laquelle on pourrait se sentir infiniment petit et impuissant? Comment activer nos forces endormies d’autoguérison de manière simple? Ces questionnements m’ont guidée vers la lecture de Power Healing.

La rencontre personnelle avec Dr Sha et le début de ma formation avec lui, m’ont permis d’assembler les morceaux manquants du puzzle. De manière très simple et presque nonchalante, il communique les grandes sagesses millénaires des principes de santé et de guérison : soigner l’âme d’abord et la guérison des autres corps s’ensuivra. Power Healing donne préséance à l’âme sur l’esprit et à l’esprit sur la matière. Selon le Dr Sha, toute maladie est causée par des blocages de nature spirituelle. Bien que lui-même élevé dans la tradition bouddhiste, il n’adhère à aucune dénomination religieuse. Ses enseignements s’adressent à tout le monde, plaçant le Divin comme force universelle au-dessus des diverses croyances historiques.

La médecine de l’âme fait appel à la puissance de l’énergie de l’amour, de la compassion, de la lumière et du pardon. Avec Power Healing, Dr Sha unifie les principes de guérison connus dans un système puissant, simple et praticable. Soul Mind Body Medecinetm combine l’essence de la médecine occidentale et les secrets ancestraux de la médecine chinoise traditionnelle. Les quatre principes de toute guérison sont la puissance du corps, la puissance du son, la puissance de l’esprit et la puissance de l’âme.

Ses enseignements ont leurs fondements dans la médecine de l’espace intercellulaire du nom de Body-Space Medecinetm. Le principe est simple : les cellules actives irradient de l’énergie qui crée un champ de force. L’énergie d’un même type de tissu par exemple, forme un champ caractéristique autour de ce tissu. Chaque organe possède son champ d’une densité distincte des champs des autres organes. En physique, la théorie des champs dicte que l’énergie circule du champ d’intensité plus faible pour s’équilibrer. Dans le corps, les champs d’intensité élevée sont dus à l’hyperactivité cellulaire qui crée un trop-plein d’énergie. L’inflammation, les douleurs, les raideurs, les tumeurs sont des indicateurs des champs d’intensité élevée.

Les émotions fortes créent l’énergie excessive qui s’accumule et bloque l’espace entre les cellules. Par exemple, si vous avez tendance à vous fâcher, les cellules du foie vibrent plus fortement. Un champ de forte intensité se forme autour du foie qui inhibe les champs des autres organes : cette énergie excessive peut diminuer l’appétit ou provoquer des douleurs, l’indigestion ou des sensations de brûlures d’estomac, par exemple. Les champs de faible intensité contribuent à une réponse immunitaire affaiblie, à la fatigue, et au ralentissement d’activité organique.

Vu des yeux du maître, c’est toujours simple : l’énergie est soit bloquée ou elle circule librement, peu importe le nom que la médecine donne à la condition ou à la maladie. Que les causes soient la peur, la dépression ou l’anxiété, l’âme a toujours préséance sur l’esprit et l’esprit sur la matière. Le maître ne se perd pas dans les détails de l’anatomie émotionnelle. Le principe reste le même : la clé de toute guérison se trouve au niveau de l’évolution de l’âme. Vous voulez développer votre potentiel spirituel pour obtenir un doctorat en sciences de l’âme? Le Dr Sha nous le répète inlassablement : pour augmenter votre puissance, devenez serviteur de l’humanité! Pas besoin d’être Mère Teresa ou St-Augustin. Apprenez à concentrer votre mental sur les énergies de l’amour, de la compassion, du pardon et de la lumière, envers vous-mêmes et les autres.

« L’amour fait fondre les blocages, la compassion donne de la force, la lumière guérit et bénit, le pardon apporte la paix. »

Le message clé de Power Healing est : « Je suis capable de me guérir. Vous êtes capables de vous guérir. Ensemble, nous pouvons guérir le monde entier ».

Cheminement rencontre

PROFESSION : CARTOMANCIENNE

Rollande Thompson et ses trente-cinq ans de cartomancie.

Comme l’équipe de Cheminement avait choisi avec enthousiasme le thème des jeux divinatoires pour cette édition, nous avons décidé d’interviewer une des cartomanciennes les plus connues de l’Outaouais, Rollande Thompson. J’ai pris quelques heures pour jaser avec elle de sa longue carrière dans le domaine de la lecture des cartes, des lignes de la main et de la numérologie.

S’asseoir dans le bureau de consultation de Rollande est déjà une expérience en soi. On y retrouve un peu partout les signes de son métier : cristaux, bouddhas fleuris, signes astrologiques et de géométrie sacrée, boule de cristal, chapelets. Un croisement entre une foire ésotérique et une chapelle! L’accueil est chaleureux, même si je me sens un peu timide. Je me rends chez une vraie cartomancienne pour la première fois de ma vie…

Rollande décide de me mettre tout de suite dans le bain en me proposant une consultation gratuite. Comment refuser une telle aubaine? Je dois brasser et couper en quatre paquets. Rollande étend toutes les cartes du jeu en quatre longues lignes, faces vers le haut. Elle trouve la carte qui représente chacun des membres de ma famille et la mienne et commence à parler de notre vie, nos caractères, notre passé, notre avenir probable. Son enregistreuse accumule la précieuse information pour que je puisse l’entendre de nouveau avec ma famille. J’ai été particulièrement impressionnée par la précision de sa description de nos personnalités. J’ai ensuite pu lui poser quelques questions dont voici les plus intéressantes.      

Quand as-tu commencé à t’apercevoir que tu avais de la facilité en divination?

J’avais quatre ans quand j’ai dit à ma mère que la maison d’à côté brûlerait. L’incendie est arrivé le lendemain. Au même âge, j’ai su le jour avant que ma grand-mère mourrait, même si c’était une mort assez imprévue. Puis, à 5 ans, un garçon est venu visiter ma sœur et j’ai su tout de suite qu’il serait son futur mari. J’ai eu la vision que je serais une bouquetière toute en rose pour leur mariage et c’est ce qui est arrivé.

Comment les gens réagissaient-ils autour de toi?

La plupart n’aimaient pas beaucoup ça. Mes parents ne voulaient pas que je parle de telles choses. Je me souviens qu’un jour, quand j’avais 9 ans, j’ai dit à mon enseignante, qui était une religieuse, qu’elle avait un compagnon. Elle s’est fâchée et a crié que non, mais j’ai su, bien des années après, que c’était vrai. J’ai aussi deviné des choses plus heureuses. Par exemple, j’ai rencontré mon mari à 16 ans et j’ai su tout de suite que je le marierais et c’est ce qui est arrivé quand j’ai eu 17 ans.

Comment as-tu commencé ta carrière de cartomancienne?

J’étais une mère de famille bien occupée, mais j’ai décidé, un jour, de prendre un cours de tarot avec ma sœur au collège Algonquin. Le prof m’a dit presque tout de suite que j’avais un don et m’a fortement encouragée à continuer. Ça fait maintenant 35 ans que je tire aux cartes pour les autres, dans toutes les provinces canadiennes, en France, au Japon, en Arabie et aux États-Unis.

Reçois-tu surtout des femmes ou des hommes?

Il y a trente-cinq ans, j’avais un rapport de 1’homme  pour 70 femmes. Mais maintenant, le rapport est plutôt un tiers d’hommes pour deux tiers de femmes. J’ai beaucoup d’hommes qui viennent pour parler de placements ou d’achat de nouveaux commerces.

Les personnes qui viennent te voir pour affaires ont-elles de bons résultats?

Je n’entends pas toujours parler des résultats, mais parfois, j’ai des preuves que ça fonctionne. Récemment, une femme est venue me voir pour se faire tirer aux cartes. Elle m’a apporté une enveloppe de la part son mari à qui j’avais récemment fait des recommandations d’affaire. J’y ai trouvé un cadeau de mille deux cents dollars!

As-tu vu des choses qui ont été difficiles à dire?

Oui. C’est souvent relié aux affaires de cœur. Je me souviens de la fois où j’ai dit à une cliente que non seulement son mari la trompait, mais qu’il avait même une deuxième famille avec une autre femme et des enfants de lui. Évidemment, la femme a cru que j’étais folle. Trois ans plus tard, le gars est mort et la dame a rencontré la deuxième femme de son mari et ses autres enfants au salon funéraire. Elle est venue me dire que j’avais eu raison!

Une dernière question, quelle a été une de tes plus grandes surprises?

Ça, c’est facile. Un jour, un homme est venu se faire tirer aux cartes. Je lui ai dit qu’il devait absolument aller s’acheter un billet pour un tirage, car il gagnerait sûrement quelque chose. Il a fait ce que je lui ai dit et il a gagné le premier prix : une maison toute meublée avec deux automobiles! Ce genre de chose ne m’est arrivé que trois fois dans ma carrière.

J’ai adoré ma visite chez Rollande et j’ai bien l’impression que j’irai la revoir. Elle m’invite à venir lui dire un petit bonjour à sa table du « Psychic Show » en avril à Ottawa et à la fête du travail à Nepean. Si vous n’êtes jamais allés à ce genre de foire psychique, je vous le conseille. Vous en verrez de toutes les couleurs et de toutes les saveurs.

(Rollande habite à Gatineau (Aylmer). On peut la consulter par courriel rollandetarot@videotron.ca, par téléphone 819 684-5125, ou en consultation personnelle à la maison. En tapant son nom sur le site www.tarot.canada.ca, vous trouverez de plus amples informations.)

La nouvelle énergie

Depuis des décennies, chacun de nous avons pris conscience de la spiritualité telle qu’elle est, non celle qui nous a été inculquée par nos prédécesseurs, les religions ou autres autorités… Nous avons donc choisi de travailler sur nous-mêmes en changeant des programmations, des fausses croyances et des patterns qui ne nous convenaient plus.

Pendant plusieurs années, nous avons assisté à des conférences et ateliers, nous avons lu des centaines de livres qui nous donnaient des recettes de personnes que l’on admirait beaucoup pour leur philisophie et la compréhension des choses. Nous étions convaincus que tout ce que nous lisions était possible… pour l’auteur, mais nous,… oui nous, quel était notre potentiel face à toutes ces belles théories?

Malgré tout, nous avons continué à faire du CHEMINEMENT considérant que c’était pour la vie et que ce cheminement n’était qu’un cheminement qui n’était pas un but en soi, il faisait partie de notre quotidien.

Nous en sommes venus à croire qu’en fin de compte, toutes ces belles histoires nous amènent à nous questionner, à faire une certaine évolution, à nous sentir mieux ou pire. J’entends souvent des personnes qui me disent : « c’était bien plus facile quand je n’étais pas conscient… ». De plus, nous avons accumulé des centaines d’outils pour aller de mieux en mieux et à chaque fois que nous vivons quelque chose, nous nous accrochons à nos outils pour faire un autre bond vers l’ÉVOLUTION.

Tout cela a été formidable et a aidé la plupart d’entre nous, MAIS, où en sommes-nous?

Depuis les années 80, (bientôt 30 ans), nous avons collectivement fait TOUT ce qu’il fallait faire pour nettoyer, brûler, changer nos vieilles énergies. Nous avons évolué dans de l’inconnu que nous avons apprivoisé…

Où en sommes-nous? Eh bien, nous sommes arrivés à ce que nous espérons depuis toujours, la raison de notre incarnation en cette époque merveilleuse du CHANGEMENT. Et de plus, 2009 est l’année du CHANGEMENT.

Mais quel est ce changement?

Il correspond à un choix que nous devons faire : « le choix de changer et passer le pas de la porte de la nouvelle énergie ou de tout simplement rester dans l’énergie que nous connaissons, que je nomme la vieille énergie ».

La nouvelle énergie est tout simplement différente de celles que nous avons connues. Ce n’est nullement nécessaire de faire le pas et de choisir la nouvelle énergie. D’ailleurs, beaucoup de personnes choisissent consciemment ou non de rester dans l’ancienne énergie et c’est tout à fait correct, c’est leur choix. L’ancienne énergie correspond à ce tourbillon dans lequel nous gravitons depuis le début de l’ère du poisson. Ce fut l’ère de la souffrance, de l’oubli de soi, de la peur sous toutes ses formes et bien sûr, l’ère des inventions. Que l’on choisisse de demeurer dans cette énergie, ça se comprend puisque tout ce que nous connaissons provient de cette époque, même notre cheminement.

Celles et ceux qui choisissent de faire le pas et d’y entrer vraiment, se lancent dans une expérience tout à fait nouvelle. Une expérience où il n’y a aucune référence, une expérience qui est l’inconnu pur. Chaque personne le vit à sa manière, sans pouvoir se comparer avec l’expérience de l’autre… Chaque expérience est unique tout comme chacun de nous. Cette unicité, nous le savons depuis toujours, mais nous nous sommes toujours conformés à ce que la société, les autorités, les religions, nos parents, nos amis et les autres désiraient. Dans cette nouvelle expérience, seule notre intuition peut nous conduire. Oui, nous sommes seuls dans cette nouvelle énergie. Seuls pour choisir uniquement LE MEILLEUR dans notre vie. Par le fait même, nous découvrons une nouvelle façon de rentrer en relation avec les autres, une manière tellement plus riche que toutes celles que nous avons connues. La seule chose dont on peut être certain, c’est que cette nouvelle énergie est MERVEILLEUSE sur tous les points.

« C’est l’UNICITÉ dans l’UNIVERSALITÉ… »

2009 est une année charnière entre l’ère du Poisson et l’ère du Verseau. C’est l’occasion unique de faire le CHOIX. Faire ce choix ne veut pas dire de tout quitter pour aller vivre une expérience quelconque ailleurs ou avec d’autres personnes… NON!

Faire le CHOIX de vivre et d’ÊTRE heureux, veut dire, juste faire le choix, décider, OSER enfin ÊTRE. J’entends le mental dire : Mais comment? Il n’y a plus de Comment, Pourquoi, Quand, Qui, Quoi, etc. Tout ça correspond à l’ancienne énergie. Dans la nouvelle énergie, il suffit de faire le choix et de laisser venir le MEILLEUR vers soi et surtout de s’ouvrir pour accueillir les merveilleuses choses qui se présentent à nous.

Actuellement, plusieurs personnes vivent des inconforts ou maladies physiques ou des expériences qui leur rappellent des choses vécues auparavant. Généralement, ces personnes ont choisi de vivre la nouvelle énergie, mais tout en restant dans l’ancienne. Il n’y a pas de demi-mesure, nous choisissons la nouvelle énergie à 100 % ou nous demeurons dans l’ancienne énergie.

Donc, cela signifie : arrêter de travailler sur telle ou telle chose, juste ÊTRE. ÊTRE ne correspond pas à la passivité, au contraire, ÊTRE, c’est très actif, c’est être dans l’action en suivant son intuition (non son imagination). Suivre son Cœur, non son Intellect. C’est également mettre de côté TOUT ce que l’on a appris depuis notre conception et ne repartir qu’avec les connaissances qui nous conviennent et qui représentent pour chacun, LE MEILLEUR.

Si des mémoires de l’ancienne énergie se manifestent, on a tout simplement à prendre conscience qu’elles appartienennt à l’ancienne énergie et la retourner là d’où elle vient. D’ailleurs, il y aura toujours quelqu’un qui s’en chargera dans l’ancienne énergie. En quelque sorte, c’est MOURIR à ce que nous sommes pour RENAÎTRE à ce que nous voulons vraiment ÊTRE.

« Aujourd’hui, c’est le premier jour du reste de ma vie! »

Merci de m’avoir lu, ce texte est ma vérité, si elle vous convient tant mieux, si non, tant mieux. L’important, c’est que vous ayez votre propre vérité et que vous vous respectiez dans cette vérité qui évolue à chaque instant…