Apprendre à jouer ou jouer à apprendre

Si on se fie aux experts d’il y a quarante ans, nous sommes à l’ère des loisirs! Nous vivons la semaine de travail de trois jours et nous avons tout le temps voulu pour nous consacrer aux passe-temps et à la vie douce. Vous vivez cela vous? Ah! Les prédictions d’experts, ça vaut ce que leur cerveau peut analyser avec les données scientifiques de l’époque. Rien à voir avec l’expertise des enfants pour qui le jeu est un mode de vie intégré depuis des millénaires. Selon les peuplades du Grand Nord canadien, ce qui est valable pour l’enfant l’est aussi pour l’adulte. En appliquant ce simple principe, il en découle que sans une dose de jeu créateur, l’adulte tout comme l’enfant se portent mal. On apprend mal, on vit mal, on aime mal et ce qui est plus triste, on cesse de créer. Dans une société où la peur et la paranoïa sont omniprésentes, on étouffe les pulsions créatrices libres au profit de la performance, la productivité et la fiscalité. Apprendre à intégrer le « jeu » dans toutes les facettes de sa vie que ce soit spirituel, physique, relationnel, professionnel, sportif ou aventurier ne peut qu’apporter des bénéfices appréciables autant personnels que sociaux Car selon la théorie du fonctionnement des essaims, la danse d’une seule abeille peut communiquer la location précise des ressources à la ruche entière. C’est dire que si chacun de nous garde sa créativité allumée par le jeu libre, les avantages sont vivement ressentis par tout l’entourage. De façon exponentielle, s’allumer, allume encore et encore autour de soi.

L’hyper communication amène un épuisement mental, émotionnel et physique. Ce rythme accéléré gruge la paix et la connexion spirituelle créatrice libre. La vie va vite. On ne prend plus temps de jouer simplement. Le pied enfoncé sur l’accélérateur, on ne regarde plus, on ne s’émerveille plus. L’enfant, qu’il soit grand ou petit, est perdu dans le flot des « bébelles » qui se démodent aussitôt sorties de leur boîte. Le jeu simple est pourtant omniprésent : jouer à faire la vaisselle, jouer à tondre la pelouse, jouer à être grand… En retrouvant la simplicité de jouer avec la boîte de carton de nos souvenirs d’enfance, il est possible de contrer les effets néfastes de la surexposition aux médias et à la technologie.

Jouer à être grand
Pour l’enfant, tout est jeu et pour lui, tout jeu est source d’apprentissage de la vie. Le plaisir domine. Faire bonne impression ne le préoccupe guère. Pas de comptes à rendre à personne. Explorer et essayer tout ce qui lui tombe sous la main est son mode de vie Son travail est de jouer, il ne porte pas de jugement, il est entièrement concentré sur l’expression d’une partie de lui-même. Quand on sait que vivre est apprendre l’amour, il en découle que l’élément jeu sans obligations, juste pour voir, rire et essayer, dégage la porte d’accès au créateur, à l’amour. L’enfant aime jouer, il aime la vie, il s’abandonne au maître de jeu dans le rire et la légèreté. Sans l’amour, pour lui, le jeu n’est plus. À quoi sert-il de jouer si l’orgueil domine ou que le plaisir est absent? L’essence même du jeu est divine et se vit dans l’instant présent. Mais comment entendre la voix de l’esprit si on est trop occupé à craindre l’échec?

L’âme créatrice se nourrit à la connexion avec le créateur. Être, c’est créer sa vie par ses choix et ses pensées. Observez et écoutez les enfants… Pour eux, apprendre est une série de jeux, sanctionnés ou non. L’enfant s’émerveille de tout. Le bouton sur votre nez est aussi intéressant que les couleurs brillantes de sa nouvelle boîte de crayons-feutres ou votre porte-clefs. La joie intense que lui procurent ses sens est un monde d’images vivantes. Il exprime toutes les facettes de lui-même dans son œuvre créatrice. Il joue à la vie intensément sans se soucier du temps qu’il fait ou même de son état de santé. Peu importe où il se retrouve, ce regard neuf et enjoué, sur les gestes et conventions que les adultes banalisent, l’attire. Il n’y a pas de tâches, juste des jeux. Partout, où il pose son regard, est prétexte à jouer. Jouer le rend heureux.

Choisir la performance au détriment du jeu ferme la porte à l’inspiration. Sans son ouverture aérante, la vie souffre et l’enfant-créateur meurt. Redonner valeur au jeu qui invente et crée des solutions sans effort, c’est se réapproprier un soi divin caché derrière des montagnes de conformismes et de responsabilités adultes. Les muses de la créativité aiment la vacuité. Jouer crée le vide qui permet de refaire le plein. Jouer est un verbe d’action. Aimer est un état. Jouer, c’est faire l’amour avec la vie.

Tout se met en place

Selon une vision astrologique année 2009, pour voir un peu plus loin que la peur.

C’est de plus en plus évident que les hautes instances financières sont très ébranlées et en mode dégringolade. Si on regarde cette situation d’un point de vue astrologique, on peut voir que nous voici à l’aube d’un long processus de transformation radicale. Laissez-moi vous raconter. Pluton, dans la mythologie grecque, c’est le dieu des enfers! L’astrologie voit donc son action, comme extrêmement puissante. Pluton, c’est l’énergie qui mène à une transformation radicale. Le changement visé est si important qu’on l’appelle une mort. Le but de cette mort est la renaissance et le renouvellement qui va s’en suivre. Dans ma vision holistique du cosmos, Pluton – jusqu’à très récemment la planète la plus éloignée dans notre système solaire – agit en dernier ressort. Son action intervient quand c’est devenu absolument nécessaire, que c’est une question de survie à long terme. Et quand Pluton entre en Capricorne, il va agir concrètement sur la terre, le pouvoir, le matériel, l’argent : les spécialités du Capricorne. Le cycle de Pluton est de 248 ans. Il faut donc retourner dans les années 1760 – 1778 pour avoir une idée de son action en Capricorne.

Il y a eu plusieurs changements de régimes politiques, de l’autorité qui mène le monde et dans plusieurs pays à part ça. Vus d’aujourd’hui, les renversements politiques des années 1760 et suivantes ont fait du bien, elles ont réparti plus équitablement le pouvoir. Le travail de Pluton, c’est de transmuter ce qui est devenu abusif. Est-ce si étonnant que ce soit les pouvoirs financiers qui sont ébranlés maintenant. Tout le monde le dit : l’argent mène le monde! Si on regarde à très court terme, on peut seulement dire qu’on entrevoit une crise économique. Si on regarde ce qui grandit, on pourra sentir le grand remaniement qui se prépare à travers cette crise. Soyez confiants! Même si l’action de Pluton est inexorable, tout vient par étapes et à son heure. Et comme dans toutes les situations touchant groupes et sociétés, rééquilibrer prend beaucoup de temps. Pluton va demeurer en Capricorne jusqu’en 2024. La position des autres planètes, à ce moment-ci, montre qu’à travers tous ces soubresauts, la conscience continue de grandir. Gardez le focus! En 2011, Uranus va entrer en Bélier – à tous les 84 ans : très grand signe de renouveau. De plus, nous y arrivons, à cette ère du Verseau, plus créative sur le plan des idées et des systèmes.

Est-ce un petit clin d’œil cosmique? Le 20 janvier, date d’accession au pouvoir d’Obama – espoir de changement actuel – Le Soleil entre en Verseau! Rappelez-vous aussi, comment la pensée est toute puissante. Visualisez la transformation de notre monde, la renaissance qui va suivre sans imaginer drames et catastrophes! Elles ne sont pas nécessaires. Soyez de cet esprit de renouveau : améliorez un petit quelque chose chaque jour en vous ou autour de vous. Et surtout! Prenez le temps d’arrêter, de respirer et de ressentir de la gratitude pour ce que vous êtes, pour ce que vous vivez, pour ce que vous avez. En février, commencera l’année du Buffle. Force, courage, créativité feront toute la différence…

Bonne année à tous!

Auteur inconnu

Le masculin, le principe d’évolution planétaire

Qui est l’homme? Qu’est-ce que le yang dans le monde aujourd’hui et quel est son apport à la créativité? Au-delà de sa génitalité, l’homme est foncièrement son sexe. Biologiquement, il est dans sa nature de pénétrer son monde afin de lui apporter non seulement sa semence au sens large, en vue de la reproduction de la vie, mais aussi d’y susciter une jouissance mutuelle de l’apport mâle et du réceptacle-réponse.

N’est-ce pas la raison d’être de tout homme d’ensemencer son monde afin de le rendre plus merveilleux?

Mais voilà le problème : à cause de vieilles programmations du passé ou après une ou plusieurs blessures, l’homme a peur de se faire castrer. L’homme se sent inapproprié. Il est habité par la crainte de ne pas être assez ou celle d’être trop. Sa jouissance s’en trouve par conséquent diluée. Ainsi, il se tient à l’écart, caché derrière un masque de fausse performance afin de ne pas être mis à nu. Il angoisse d’être ridiculisé, embarrassé dans sa vulnérabilité. Sa plus grande douleur serait de constater qu’il n’a pas l’impact désiré sur son environnement.

Eh oui, la réponse de son monde n’est pas toujours à la hauteur de ses attentes. Une réponse mitigée de son univers peut facilement diminuer la vitalité de sa pénétration. L’excitation recherchée n’est pas au rendez-vous. Ainsi, la perte d’impact vient affaiblir son énergie vitale et sa jouissance. Par conséquent, l’homme se retrouve avec une vigueur insuffisante pour apporter une réaction jouissive de son environnement. Autrement dit, métaphoriquement l’homme bande mou et son univers risque de s’en apercevoir, c’est cela qui l’inquiète.

À la suite de tous les bouleversements des rôles versus l’identité masculine, il est fréquent de voir à mon bureau des hommes fragilisés dans leur être profond. Ils ne sont plus les conquérants qui explorent de nouveaux territoires et qui reviennent à la maison avec l’admiration attendue. L’homme souffre. Il cherche sa raison d’être découlant de son sexe et les balises, qui étaient là traditionnellement pour lui indiquer comment être, ont été remplacées par de nouvelles qui lui ont été imposées.

Il y a deux côtés à cette médaille du point de vue de la créativité : cette situation émerge une créativité yang moins vibrante de vie et l’autre, une occasion de faire émerger du monde intérieur de l’homme des nouvelles formes, des nouvelles façons de faire basées, non seulement sur sa partie yang, mais aussi de son côté yin.

Parce qu’il est à la recherche de l’impact sur son monde, la situation invite le mâle à se retourner vers son monde intérieur et à se libérer ainsi de sa dépendance au regard des autres. Lorsque certains clients arrivent à mon bureau en crise identitaire, je les invite à faire un voyage en eux-mêmes, à reconnaître leurs ressources. Ils y découvrent la beauté de leur écologie unique à propos de leur spiritualité, leur identité, leurs croyances et leurs valeurs, leurs capacités et leurs comportements authentiques. Ce qui a pour conséquence une expression beaucoup plus excitante dans leur environnement qui en bénéficie tout autant que l’expression masculine.

La beauté de cette crise identitaire de l’homme d’aujourd’hui, est qu’elle incite celui-ci à retourner en lui-même, dans son environnement intérieur pour y apporter premièrement l’impact tant recherché. Autrement dit, change ton moi et le monde changera!

La quête du héros, l’exploration des nouvelles terres, la mission, l’impact peuvent toujours être de mise aujourd’hui en ciblant d’abord la qualité d’être ou l’introduction du monde du dedans et qui conduit inévitablement à la jouissance d’être mâle. C’est le lit sur lequel repose une créativité masculine vivante et une expression du délice d’être vers l’univers extérieur. Parce que sa vitalité est revenue, l’homme sait que ce qu’il introduit dans son monde est bon et authentique. Peu importe les applaudissements, c’est la reconnaissance intérieure qui prévaut sur l’extérieur. Comme homme, si mon expression correspond à la vie qui est en moi et que je reconnais celle-ci comme une expression authentique de mon être et de sa beauté, je sentirai toute sa vigueur et éventuellement je trouverai le réceptacle adéquat pour le plaisir mutuel.

Bien entendu, tout cela est métaphorique, mais il dépeint bien la réalité masculine d’aujourd’hui. Jean Monbourquette, dans son livre « La violence des hommes », parle du besoin du petit garçon d’être reconnu par ses pairs. Il est vrai que dans le développement du jeune mâle vers sa stature d’homme, la reconnaissance extérieure est importante, mais elle peut être compensée ou complétée plus tard par une reconnaissance intérieure. Bien entendu, cela demande un cheminement qui peut être encadré par de l’aide en coaching de vie ou thérapeutique. Heureusement, malgré ses balbutiements, des services pour les problématiques masculines commencent à émerger un peu partout. Étouffé par son image de performance, l’homme n’a pas tendance à aller chercher de l’aide quoique l’évolution dans le monde masculin fasse tranquillement son œuvre.

Il sera intéressant de voir quelle forme la créativité prendra sous un apport masculin transformé, plus intérieur et plus jouissif. Le monde deviendra autre. N’est-ce pas la conséquence d’une véritable créativité, qu’elle soit masculine ou féminine ou les deux?

Rêver d’un Éden

Parcourir la vie avec enthousiasme, rencontrer le nouveau dans l’émerveillement, étirer sa créativité avec intention, se régaler du chant des cigales, célébrer la beauté du matin qui s’éveille… On peut définir la passion d’une myriade de façons, mais c’est dans sa manifestation qu’elle se conjugue le mieux.

Il est aisé d’identifier les personnes passionnées, quelle que soit la nature de leurs intérêts. Elles exsudent une énergie vibrante, elles sont intenses, parfois même volubiles, elles ont les yeux lumineux et s’expriment avec une sorte d’urgence dans la voix. Elles sont centrées sur leur sujet et tout peut être une occasion d’en parler. Intéressées par tout ce qui les en rapproche, il arrive qu’elles semblent indifférentes ou ennuyées par ce qui les en éloignent.

Mais, quoique les passionnés démontrent des traits semblables, il reste que la grande différence entre eux réside dans la compréhension qu’elles ont de cette puissante énergie qui les habite et les pousse à agir. En fait, l’homme a toujours éprouvé le besoin de donner un sens à sa vie, de poursuivre des rêves qui reflètent son désir de croître et de se dépasser. Beaucoup plus qu’un engagement émotionnel et intellectuel à quelqu’un ou à quelque chose, la passion est une sorte d’acte de dévotion, un don de notre énergie créative et de notre enthousiasme à une activité ou à une cause qui nous touche personnellement.

Dans ce contexte, la personne qui est aux commandes de sa passion, plutôt que d’en être à la remorque, l’investit volontairementdans la création d’une vie actualisée et dans la poursuite de la joie, de la liberté, de l’évolution, de l’amour et de la créativité.

Mais, pour nous engager dans cette voie, nous avons besoin d’une forme d’optimisme doublée d’une confiance en quelque chose de plus grand que nous. L’espoir que demain sera meilleur qu’aujourd’hui devrait nous stimuler à faire de notre mieux, à devenir plus que ce qu’on imagine pouvoir être. Les recherches sur les gens qui vivent longtemps démontrent qu’ils ont en commun un sens d’espoir, d’ordre et de contrôle sur leur vie.

La joie aussi joue un rôle important dans notre espérance de vie, car elle s’exprime comme vibration d’allégresse qui exalte toutes nos cellules, le jus de la vie qui anime notre corps. Elle apparaît quand il n’y a pas de conflits internes et que notre attention est pleinement engagée dans la création de notre vie, conscients de chaque moment comme d’une grâce. C’est une perception intuitive que tout est en place et que notre univers se déploie comme il se doit, merveilleusement.

Mais, comment vibrer à la joie sans la liberté qui nous permet d’apprécier la vie dans toutes ses dimensions? Véritable moteur de notre quête d’autonomie et de maîtrise de soi, il requiert toutefois le courage nécessaire pour les intégrer dans notre réalité. Selon le psychologue américain Rollo May, le courage, qui partage la même racine que le mot cœur, n’est pas seulement une vertu ou une valeur comme la fidélité ou l’intégrité, mais une fondation sur laquelle elles reposent. Essentiel à notre être, le courage alimente notre besoin d’évoluer et de développer son estime de soi. Proportionnelle à l’investissement de notre volonté, notre estime augmente quand nous posons des gestes évolutifs qui nous rapprochent de nos rêves et diminue significativement avec une attitude destructive ou réactive qui reflète un manque d’amour dans notre vie.

En effet, l’amour nous ouvre au partage et au don de soi. Affublé d’un grand « A », l’amour est un état, un comportement, une attitude qui peut nous libérer de la dépendance affective et de la crainte de ne pas être aimé par les autres. Différent de l’amour romantique, il assouplit les frontières de l’ego, facilite l’émergence du soi et transforme notre rapport avec la vie. Profitant d’abord à la personne qui aime, aimer est un geste prodigieux qui lui insuffle la puissance et la vitalité nécessaires à créer le monde dont elle rêve.

La conquête d’une vie créative et passionnée interpelle donc notre vision actuelle de la réalité et notre faculté d’imaginer et d’accomplir. C’est un chemin pavé d’efforts dont chaque succès nous rapproche de notre vraie nature, de l’être que nous avons le pouvoir de devenir.

Nous sommes poussés à réaliser nos plus hautes aspirations, parmi lesquelles se trouve le rêve d’un éden. Disponible à tous, mais différent pour chacun, ce paradis terrestre n’est pas un endroit caché quelque part. Il est la concrétisation d’une résonance de joie, d’un état d’esprit, d’une expansion de notre conscience. Or, si chacun mettait sa passion au service de ce rêve antique, nous rejoindrions l’esprit de milliers d’entrepreneurs du futur, ces rêveurs qui agissent.

La poursuite d’une vie passionnée débute en nous et s’exprime à travers nos actions. En donnant inconditionnellement le meilleur de nous, nous alimentons et optimisons cette énergie créative. Sachant que notre planète n’a jamais eu autant besoin de gens créatifs, nous pouvons décider aujourd’hui de faire un saut évolutionnaire et de créer le futur dont nous rêvons. Collectif, ce rêve ne peut s’actualiser sans notre participation. Et une passion pour la vie. Notre avenir commun en dépend.

L’horticulture au service de votre âme

Cela peut paraître prétentieux, mais je crois sincèrement que l’horticulture ou le jardinage peut vous permettre de vous découvrir, de vous écouter, de prendre contact avec ce qui nous unit tous : la terre.

Qui ne rêve pas d’un jardin plein de couleurs, d’un jardin qu’on peut dorloter, soigner? D’un jardin qui saura égayer notre quotidien.

Qu’est-ce qui vous empêche de réaliser un tel rêve? Peut-être l’une des raisons suivantes, parmi tant d’autres : je manque d’espace, je n’ai pas le pouce vert, je n’ai pas le temps, je ne sais pas quoi faire, j’ai peur de faire des gaffes.

Je me permets de vous suggérer quelques éléments de solution.

Pour fleurir son environnement, il suffit d’un pot, d’un peu de terreau et d’une plante à votre goût.

Placer le tout sur votre balcon, au bas des marches, sur le patio ou à l’entrée du garage. Cela ne prend pas beaucoup d’espace et déjà votre environnement est changé.

Vous avez peu de temps : faites quelque chose de simple, choisissez des plantes résistantes à la sécheresse et ne nécessitant que peu de soins. Limitez l’envergure de vos projets. Ayez recours au paillis pour limiter la pousse des herbes indésirables (les mauvaises herbes), maintenir l’humidité et vous laisser du temps pour vaquer à d’autres loisirs.

Vous ne savez que faire? Est-ce vraiment la raison de votre hésitation ou plutôt le fait que vous ne vous fassiez confiance? Défiez-vous! Donnez-vous le droit à l’erreur, cela en vaut la peine. De toutes façons, les erreurs possibles sont corrigibles, vous pouvez toujours déterrer vos plants et les changer de place. Lors de vos visites au centre de jardin, n’hésitez pas à poser des questions au personnel sur place, il devrait être en mesure de vous conseiller adéquatement. Comme d’autres choses, la culture des plantes, ça s’apprend et c’est beaucoup plus facile que vous ne le croyez, il suffit de passer à l’action.

Vous avez maintenant des éléments de solutions pour vous inciter à la pratique de l’horticulture ou du jardinage. Le fait de vous adonner à la culture des plantes vous donnera l’occasion de vivre votre « ici et maintenant », de laisser libre cours à votre créativité, et d’extériorise votre senti.

L’horticulture vous donne la flexibilité d’expression grâce aux choix de couleurs, de textures, de formes, de volumes. De plus, chaque jour, vous verrez votre œuvre se transformer.

L’entretien de votre création (arrosage, désherbage, taille, etc.) vous donnera l’occasion de vous évader du quotidien, de prendre contact avec la terre et avec toute la paix et la beauté qui s’y rattachent.

Merci de m’avoir lu et bon jardinage!

Enrichir sa vie érotique par son imagination

Les fantasmes, l’imagination joue un rôle important dans la sexualité. Elle enrichit notre vie amoureuse, érotique et sexuelle, elle contribue à éveiller et à maintenir le désir, à mettre du piquant dans le quotidien de sa vie sexuelle ou à compenser certaines frustrations.

Une libido vacillante et des fantasmes peu développés vont souvent de pairs. En effet, comment peut-on s’intéresser à quelque chose, si on n’y pense jamais! Il est possible de faire changer les choses avec une dose de plaisir et de créativité. C’est à travers le fantasme que le désir se précise.

Les fantasmes sexuels sont des images mentales conscientes plus ou moins réalistes, dont le contenu peut varier à l’infini avec une connotation sexuelle ou romantique ayant comme fonction de procurer une excitation sexuelle. Ils peuvent survenir de façon spontanée ou volontaire. C’est la partie la plus intime de soi.

Les fantasmes vont stimuler une zone intrapsychique reliée à de multiples terminaisons nerveuses. Le corps se laisse prendre au jeu, il réagit à cette stimulation intrapsychique, ce qui permet d’augmenter le désir, l’excitation sexuelle ou de faciliter l’orgasme – un peu comme l’anticipation d’un dessert succulent qui nous fait saliver longtemps d’avance.

Nous possédons tous un esprit créatif, on doit y consacrer un peu de temps et d’énergie pour qu’il soit plus présent. Il y a 4 000 idées qui nous traversent l’esprit dans une journée allant d’un simple flash à une rêverie élaborée, 1 à 5 % sont de nature sexuelle.

Les fantasmes puisent à même l’information emmagasinée au fil des ans – rencontres, livres, films, etc.- pour nous permettre d’élaborer nos propres scénarios. Dans l’imaginaire, tout est permis.

Si vos fantasmes sont peu développés ou encore que vous ayez de la difficulté à vous détacher du réel, vous pouvez commencer par des suggestions qui n’ont rien de sexuel. Concentrez votre attention sur des éléments plus concrets de votre vie quotidienne et discernez les détails au maximum. Il faut mettre ses peurs, ses complexes et ses préjugés de côté. Vous vous mettez à décrire une scène agréable, une scène de vacances, par exemple, en mettant tous vos sens à contribution : ce que vous voyez, sentez, touchez, entendez et goûtez.Par la suite, on procède un peu comme un réalisateur de cinéma. Qui sont les personnages principaux? Est-ce que je connais le-la partenaire ou est-ce un inconnu? Sommes-nous acteurs ou spectateurs? Ensuite, on plante le décor (les lieux, les meubles, les couleurs, etc.), le moment de la journée et/ou de la saison. Comment suis-je habillé et coiffé? Est-ce que je veux que la scène prenne une tournure romantique ou sexuelle? Est-ce qu’il y a du mouvement (comme dans un film) ou est statique (comme des photos)?

Vous avez besoin d’un coup de pouce en terme de scénario, il existe de très bons livres sur le marché qui peuvent vous aider. Les femmes préféreront les scénarios romantiques, de séduction et de tendresse tandis que les hommes s’attarderont plus à un contenu d’activité sexuelle.

Quels que soient les scénarios, il faut évidemment s’accorder le droit de s’abandonner au plaisir et d’entrer dans le jeu. Plus on activera la partie imaginative de notre cerveau dans la vie quotidienne, plus elle s’activera facilement lors des activités sexuelles. Donc, ne restez pas trop souvent devant la télévision, faites plutôt des activités qui exercent la mémoire et favorise l’imagination et le plaisir.

Maître guérisseur!

Notre société actuelle vit avec la croyance que nous sommes « toute puissance ». Nous croyons détenir une suprématie sur tout ce qui nous entoure incluant notre environnement et pouvoir exploiter ces ressources comme bon nous semble.

Ce n’est évidemment pas l’opinion de tous, mais disons que dans l’ensemble, le portrait général est peu radieux. Malheureusement (ou peut-être heureusement), tous ces abus que nous avons infligés à notre planète par ignorance ou par recherche de pouvoir viennent aujourd’hui nous bousculer et nous obliger à changer notre regard et nos habitudes.

Sommes-nous vraiment conscients de l’interrelation qui existe entre notre environnement et nous? Réalisons-nous seulement à quel point la détérioration de nos forêts, l’épuisement des ressources naturelles, la détérioration de la qualité de nos réserves d’eau, le développement urbain, la dénaturation des aliments que nous consommons et la pollution de l’air que nous respirons nous conduisent vers la détérioration de nos propres vies? Je me souviens avoir été profondément touchée la première fois que j’ai lu ce proverbe cri qui disait :

« Lorsque le dernier arbre sera abattu, lorsque la dernière rivière sera souillée, lorsque le dernier poisson sera capturé, seulement alors réaliserons-nous que l’argent ne se mange pas. »

Nul désir pour moi de verser dans le défaitisme ou la moralisation, bien au contraire, j’aimerais prendre ce moment pour faire revivre dans vos cellules cette union indispensable à la terre et son impact sur notre vie quotidienne.

Projetons-nous quelques instants pour nous rappeler l’état de bien-être que nous éprouvons après une journée en forêt. Cette grande légèreté, cette joie simple, cette paix d’esprit qui envahit chacune de nos cellules sous l’influence de l’effort physique qu’a fourni notre corps, de l’air que nous avons respiré, de la beauté que nous avons côtoyée, des sons harmonieux de l’eau et des oiseaux que la nature nous a si généreusement offerts. Nous avons pris le temps de nous unir à notre environnement, de nous en imprégner et nous en sommes ressortis réénergisés.

Que s’est-il passé pendant ces quelques heures?
Les arbres ont émané leur parfum et leur essence pour favoriser notre propre guérison, ils ont transformé l’air que nous respirons en le rendant encore plus pur et plus vibrant. Ils ont intensifié notre relation à la terre et permis de nous sentir unis à tout ce qui vit. Pendant ce temps, le soleil favorisait la guérison de nos cellules en stimulant la production de plusieurs vitamines dont la vitamine D essentielle à notre corps, il venait raviver notre feu intérieur et stimuler notre élan vital. Le petit ruisseau que nous avons longé, lui aussi jouait son rôle essentiel. Il produisait des ions négatifs pour intensifier la qualité de l’air que nous respirions, il permettait à toute la faune environnante de vivre et de créer la vie. Il permettait de maintenir un taux d’humidité dans l’air et permettait à la vie de circuler.

À l’heure du dîner, qu’avons-nous mangé? Étions-nous conscients de la relation qui existe entre nous et les aliments mangés, leur impact sur notre santé? Comment peut-on croire qu’en ingérant des aliments dénaturés, qui ont poussé dans des sols déséquilibrés et appauvris, fertilisés chimiquement, que ceux-ci puissent nous procurer les nutriments essentiels pour que notre corps puisse se mouvoir aisément et légèrement et nous fournir la vitalité dont nous avons besoin pour fonctionner dans la vie quotidienne?

Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi tant de gens sont portés vers les aliments riches en sucres et les stimulants de toutes sortes? Le corps cherche désespérément à répondre à un besoin énergétique qu’il ne trouve plus dans son alimentation. Par contre, en consommant ces stimulants, il ne nourrit pas son organisme et au contraire, l’entraîne dans un épuisement et une surconsommation entraînant les maladies dégénératives et tous les déséquilibres métaboliques qu’on connaît aujourd’hui.

La qualité des aliments dépend directement des sols dans lesquels ils poussent, des conditions de culture et de récoltes, des transformations qu’ils subissent ou non avant de se rendre jusque dans nos assiettes. Prendre soin de la terre, c’est aussi prendre soin de ce qui se retrouvera tôt ou tard dans notre estomac.

L’air que nous avons respiré pendant cette balade, était rempli de « prana » offert généreusement par les arbres et venait oxygéner chacune de nos cellules, favorisant le transport des nutriments vers nos organes. Il venait ainsi modifier notre rythme vibratoire et amener un moment de calme et de paix nous permettant de nous ouvrir à l’univers plus subtil qui nous entoure et auquel souvent nous ne portons aucune attention. Cet espace intérieur, c’est l’espace où nous pouvons accueillir l’inspiration et la créativité. Quel bonheur de se retrouver dans ces espaces, vous ne trouvez pas?

Ce qui est important aujourd’hui c’est de devenir conscient de cette relation qui existe entre la nature et nous, une relation d’interdépendance qui peut modifier notre vie bien au-delà de ce que nous pouvons imaginer, nous propulser dans des états de paix, de plénitude, de santé à tous les niveaux et, en prime, créer un sentiment d’union avec la vie. C’est en se faisant du bien qu’on peut sauver et transformer notre planète.

Utiliser son cerveau avec « tact » par l’ancrage

L’ancrage, c’est une technique par le toucher qui vous permet de retrouver vos bonnes ressources d’une façon écologique et rapide, en dissociant et réassociant un nouvel état. L’intégration des ancres est le nom de l’exercice qui utilise l’ancrage, c’est-à-dire un moyen de relier une émotion à un toucher.

Quand et comment utiliser cette technique?
Vous pouvez utiliser l’intégration des ancres, soit pour transposer d’une situation à une autre une stratégie gagnante, soit pour retrouver un état ou une émotion utile pour un moment donné, comme : la confiance en soi, l’aisance, la détente, la créativité, l’audace, la bonne humeur, etc.

Parce qu’il est un moyen simple, rapide et efficace, vous pouvez vous en servir à n’importe quel moment, lorsque le besoin s’en fait sentir, soit : avant, pendant ou après une conférence, une entrevue, un examen ou un rendez-vous galant ou toute autre situation de la vie courante où vous sentez le besoin de retrouver rapidement vos moyens. Les résultats sont si instantanés que vous pouvez faire ces exercices aux toilettes du travail, d’un café ou d’un resto ou encore à votre poste de travail… à vous de juger l’endroit le plus propice. Bien que ces techniques fonctionnent rapidement, elles ne sont pas un moyen indiqué pour faire une thérapie en profondeur, c’est-à-dire pour régler un problème de fond. Les résultats vous étonneront quand même.

Comment ça marche?
Sans plus vous faire attendre, je vous donne les étapes qui vous serviront de guide pour effectuer l’exercice. Soyez patient et indulgent avec vous-même lorsque vous les essayez pour la première fois. Allez-y une étape à la fois. Peut-être est-ce nécessaire pour vous de tester ces exercices dans le confort de votre salon ou d’un endroit connu lors des premiers essais. Écoutez vos besoins et, bonne découverte!

Les étapes d’une recette gagnante : l’intégration des ancres

  1. Installez-vous et entez de vous rappeler d’une situation où vous étiez particulièrement en état de ressources, de créativité et de confiance.
    Tentez de vous remémorer comment tous vos sens vivaient cette expérience : comment vous vous sentiez, vous vous voyiez (ex. : les lieux, vos vêtements, etc.) et ce que vous entendiez.
  2. Ancrez cette expérience en touchant votre cuisse droite (ou une autre partie du corps). Assurez-vous d’être complètement dans l’expérience avant d’ancrer ce sentiment sur une partie de votre corps.
  3. Ensuite, remémorez-vous une situation dans laquelle vous vous sentiez bloqué ou inefficace. Tentez de vous rappeler de la situation. Ancrez cette expérience en touchant votre cuisse gauche (ou la partie de votre corps opposée à celle que vous avez choisie à l’étape 2). Ne restez pas trop longtemps dans cet état.
  4. Maintenant, avec vos deux mains, touchez simultanément les deux genoux (les 2 ancrages, les 2 parties du corps que vous avez choisies). Vos ressources (ou expérience agréable) se joindront alors à votre expérience inefficace (ou désagréable) pour former une nouvelle façon de se comporter face à cette situation, qui était vécue comme problématique dans le passé.

Vous pouvez vérifier l’efficacité de l’exercice en vous projetant dans le futur, en vous imaginant comment vous réagiriez dans la même situation. Si le scénario se déroule positivement, l’exercice est un succès. Sinon, refaites les étapes une deuxième, troisième, quatrième fois si nécessaire. Assurez-vous de revenir au présent après avoir vérifié les résultats. Vous pouvez aussi utiliser cet exercice lorsque vous désirez rectifier une stratégie qui s’avère inefficace Vous n’avez qu’à refaire les mêmes étapes (1-2-3-4). Votre stratégie efficace sera alors l’équivalent de la bonne ressource, tandis que la stratégie inefficace représentera l’état désagréable. Par exemple, si une personne a de la difficulté à faire des présentations devant un groupe, elle ancre cette stratégie problématique en touchant sa cuisse gauche. Puis, elle pense à une situation semblable dans laquelle elle s’est sentie en pleine possession de ses ressources et l’ancre en touchant sa cuisse droite. Le résultat est le même qu’expliqué ci-haut : après avoir touché simultanément ses deux cuisses en laissant se joindre les deux expériences, la personne retrouve ses bonnes ressources dans la situation qui était auparavant un problème.

Pourquoi ça fonctionne?
On dit souvent que notre état présent est décalé ou qu’il n’a pas rapport avec ce que nous sommes devenus. Cela s’explique par le fait qu’une mémoire du passé s’est « réveillée », c’est-à-dire qu’elle a été activée, lorsque nous avons vu, entendu, senti ou touché (ou avons été touché par) un élément particulier qui est relié de près ou de loin à ce que nous vivons dans le présent.

« Notre cerveau n’a rien oublié de son passé, surtout au niveau émotionnel. » C’est dire que nous pouvons revivre en totalité, consciemment ou non, une scène du passé autant au niveau émotionnel qu’au niveau des réactions physiologiques qui y sont associées. C’est pourquoi vous pouvez ancrer une mémoire, un souvenir ou événement agréable (et désagréable) en vous touchant. L’ancrage est en fait une association que notre cerveau aura fait, au niveau des neurones, entre une émotion et une partie du corps. Ce genre d’associations se fait constamment tout au long de notre vie, néanmoins elles sont souvent inconscientes. En utilisant consciemment l’intégration des ancres, c’est comme si on reprenait notre pouvoir de choisir ce que nous voulons vivre et quand nous voulons le vivre.

Ainsi, « la manière dont nous avons associé nos ressources à des émotions détermine les résultats que nous obtiendrons ».

En collaboration avec Stéphanie Ouellette

L’enracinement chez nos enfants

Les enfants d’aujourd’hui nous envoient un appel au secours. Ils nous témoignent de l’importance du mal-être qui existe actuellement en eux. Que ce soit par les récents événements de tuerie dans les écoles, les nombreux problèmes de comportement ou la vague de Ritalin qui sévit dans nos institutions scolaires, ils nous disent que tout n’est pas pour le mieux dans le meilleur des mondes. Cet appel au secours veut nous inciter à lâcher nos peurs et à nous reconnecter à la terre-mère en d’autres mots à nous enraciner.

L’enracinement est une nécessité vitale pour notre équilibre. Il nous amène à sortir de notre mental pour nous reconnecter avec notre corps et nos émotions. Sans enracinement, l’enfant ne peut pas se sentir en sécurité, il perd la connexion avec son centre et laisse l’ego et les peurs diriger sa vie.

En fait, lorsqu’il est déraciné, l’enfant perd la dimension du cerveau de centrage et c’est son système limbique qui est affecté. Qu’est-ce que le système limbique? C’est lui qui rassemble la mémoire et les passions. On le nomme également le cerveau relationnel ou le cerveau de l’imaginaire. Le système limbique assure l’intégration du mécanisme de centrage c’est-à-dire la coordination entre le haut et le bas du corps. Il gère les réponses au stress et en conséquence génère une énergie de lutte ou fuite intense.

Lorsqu’il est continuellement perturbé, le système limbique génère une énergie de lutte tellement intense qu’elle affaiblit l’organisme et démantèle le système immunitaire. En résumé, un enfant manquant d’enracinement vivra des déséquilibres aux niveaux suivants :

  • Physique : chutes (perte d’équilibre), accidents, hyperactivité, difficultés d’apprentissage et de concentration, allergies et problèmes de santé.
  • Émotionnel : difficultés relationnelles, violence, cris et crises.

Quoi faire pour aider nos enfants à s’enraciner?

Puisque le système limbique gère les émotions et l’imaginaire, il est utile de le nourrir grâce à des relations saines, un plus grand contact avec les adultes proches et la nature, une saine gestion des émotions et des activités d’expression artistique et personnelle. C’est ainsi que profiter de l’automne pour aller en famille prendre une balade dans la nature pourrait grandement favoriser l’enracinement de vos enfants et le vôtre.

La terre, mère nourricière qui nous offre son abondance avec ses couleurs et qui vibre de beauté avec ces paysages spectaculaires, le temps de récoltes… tout cela nous rappelle le respect, la gratitude et l’amour.

Bien sûr, le plus beau cadeau à faire à nos enfants, c’est d’apprendre à s’enraciner soi-même de façon à montrer l’exemple. Dans notre quotidien, ce n’est pas toujours chose facile. Voici quelques suggestions pour débuter votre propre enracinement et inviter vos enfants à se joindre à vous afin de partager cet état de grâce avec eux.

  • Sortez au moins 15 minutes chaque jour et reprenez contact avec la nature. Prenez de grandes respirations et faites de l’exercice. Profitez-en pour reprendre contact avec votre enfant intérieur!
  • Encouragez la créativité dans votre demeure. Pratiquez des activités et jeux qui font travailler l’imaginaire et limitez autant que possible l’accès aux médias tels que la télévision, les jeux xbox ou nintendo. Ceux-ci influencent l’imaginaire et ne sont d’aucun support pour le développement de leur créativité.
  • Pratiquez-vous à communiquer vos émotions. Prévoyez une soirée par semaine où vous soulignez les forces de vos enfants, dites-leur ce que vous appréciez chez eux et, sans mots, lancez-vous le défi de leur faire ressentirque vous les aimez.

Bien plus qu’une simple question de bien-être, l’enracinement est l’ingrédient essentiel pour un départ solide dans la vie, pour grandir avec force, pour développer sa confiance en soi et se bâtir une assurance que la vie est bonne, quoi qu’il arrive.

Féminin pluriel

Comment pourrions-nous limiter le féminin à une seule définition? Tellement de richesses et de visions sont contenues dans les archétypes du féminin. Ils habitent l’homme autant que la femme, car le féminin à mes yeux n’a pas de sexe au sens littéral du terme sans pour autant nier son origine chez la femme telle qu’elle est représentée dans les grands mythes ou dans les arcanes du Tarot. Ici comme dans diverses représentations, ses visages sont multiples et le féminin habite chacun de nous, en équilibre ou dans des proportions plus ou moins harmonieuses. Nous pourrions en dire autant du masculin.

L’essentiel n’est-il pas de prendre conscience de ce féminin qui nous habite et non seulement d’en être conscient, mais de lui laisser la place qui lui revient, sans honte, avec joie et plaisir.

Il y a un féminin passif et un féminin actif, un féminin qui reçoit, qui accueille, qui protège, qui aime, qui consent à donner sans retour, qui sème l’amour discrètement, qui se révolte, qui souffre, qui partage et se passionne pour la vie dans sa totalité.

L’avenir, en partie, est entre les mains du féminin. Que ferons-nous du féminin? Nous permettrons-nous d’y faire confiance, de le laisser s’exprimer dans ses formes infinies, à travers l’art, le politique, le social, les sciences et bien sûr à travers la spiritualité? Quel espace sommes-nous prêts à lui donner? Comment souhaitons-nous le célébrer? Peut-il se manifester sans guerre? Peut-être. Mais non sans combat, car il doit retrouver ses lettres de noblesse autant dans le fait d’entretenir un foyer, soigner des enfants, découvrir une nouvelle équation en physique ou dans les rituels au sein des diverses expressions religieuses. Il fut un temps où le féminin était représenté par le ciel et le père ou le masculin par la terre puis ce fut l’inverse. Souhaitons que le féminin soit sur la terre comme au ciel!

Je ressens une certaine tristesse en constatant le trop grand nombre d’hommes qui refoulent en leur profondeur le féminin et le trop grand nombre de femmes qui troquent le féminin pour un masculin disproportionné, dans le but de conquérir un pouvoir et une puissance qui répondent aux valeurs déformées de nos sociétés.

Respecter le féminin et le laisser vivre librement dépasse les images conformistes de la publicité. S’il doit passer par les soins du bébé, la sensibilité, la douceur, il doit aussi se manifester dans les luttes pour l’équité et la justice, la vision juste des choses, loin de la haine et des rancœurs. Le féminin est une arme à manier avec dextérité, souplesse et discernement.

La peur, chez les hommes, empêche trop souvent la manifestation des émotions et les remises en question, les luttes aveugles ou acharnées empêchent chez les femmes, dans une haine du masculin, l’essor du féminin. Je ne prétends pas ici que les luttes ou les revendications soient à bannir, mais à équilibrer.

Le féminin désire l’harmonie, l’équilibre, ce retour à la terre comme matrice de vie, cette relation féconde à l’eau, dans la joie, la danse ou le chant, dans le secret ou dans de grandes manifestations. Le féminin, c’est l’origine, la connaissance, la juste part des choses, l’imaginaire et la créativité, cette force intérieure trop souvent contenue, le don de soi, la sensualité, la part de mystère et la réalisation de soi.

Comment ne pas souhaiter que chaque femme et chaque homme puisse vivre le féminin jusqu’à l’extase? Je vous le souhaite amoureusement.